[ Page principale | Nouveautés | La Bible | la Foi - l'Évangile | Plan des sujets | Études AT | Études NT | Index auteurs + ouvrages + sujets | Centres d'intérêt ]

 

Colossiens 3:22 à 4:1 - Relations maîtres-esclaves

 

Choix et exercice d’un métier

Arend Remmers

Extrait de méditations sur les Colossiens. Traduit de l’allemand

1      Les esclaves dans la Parole de Dieu

2      Métiers actuels

3      Choix d’un métier

4      Servir le Seigneur Christ  dans le métier

5       Épanouissement ?

6      Normalité

7       Récompense et motivations

8      Maîtres, chefs ou patrons. Problèmes de salaires

9      Conclusion

 

1         Les esclaves dans la Parole de Dieu

Passons au troisième groupe : maîtres-esclaves. Nous avons déjà remarqué que cette distinction n’est pas voulue de Dieu, ce qui a conduit à un boycott dans les pays où l’esclavage a été longtemps pratiqué. Mais Dieu ne reconnaît pas la révolte, Il dit : « apprenez de moi ». Ces serviteurs, qui la plupart du temps étaient esclaves, n’ayant aucun droit, ne gagnant rien, formaient le niveau le plus bas de la condition humaine. Ils étaient considérés comme des objets. Selon le droit romain, les esclaves n’étaient pas des hommes, mais devant Dieu, ils n’étaient pas des objets.

 

Il est parlé à de multiples reprises des esclaves dans la parole de Dieu et pas sous une forme méprisante. Si nous considérons le passage de Philippiens 2, où il est question de l’obéissance du Seigneur, il est remarquable de souligner qu’il est dit que le Seigneur a pris une forme d’esclave. Nous voyons ici quelle mesure, quels critères Dieu utilise pour mesurer, apprécier les relations dans lesquelles nous nous trouvons. À ces gens, si bas dans l’échelle sociale, Paul leur dit : « si vous n’êtes rien pour le monde, devant Dieu, vous êtes des affranchis, vous servez le Seigneur, Christ ».

 

Dans ce passage concernant les esclaves, le mot Seigneur revient quatre fois. Se soumettre était sûrement encore plus pénible que pour les autres groupes, mais c’est justement à eux que le Seigneur est présenté quatre fois sur les sept du paragraphe : verset 22 en simplicité de cœur, craignant le Seigneur, quoi que vous fassiez, faites-le comme pour le Seigneur, verset 24 sachant que du Seigneur vous recevrez la récompense, vous servez le Seigneur, Christ.

 

2         Métiers actuels

Quatre fois, le Seigneur est placé devant eux ; et nous, nous sommes dans une situation bien moins pénible, nous parlons bien de pauvreté et de misère en Europe, mais cela n’a rien de comparable, chacun de nous se trouve dans une position bien meilleure que ces esclaves et pourtant on dit parfois, et quelqu’un pourrait le penser : « je trouve tellement peu de sens et de satisfaction dans mon travail, c’est si pénible que c’est un véritable esclavage ! » Pense que tu sers le Seigneur Christ.

 

3         Choix d’un métier

C’est aussi une influence du monde que de penser que chacun a le droit de développer pleinement sa personnalité. Autrefois, on ne parlait pas de métier de rêve, de ne pas avoir pu réaliser ce que l’on aurait aimé faire ; quand le père était tailleur, le fils le devenait automatiquement, s’il était boulanger, le fils reprenait le métier d’office et si quelqu’un avait une ferme, le fils n’avait pas le choix, il continuait l’exploitation ; il n’avait que peu d’exceptions. Mais aujourd’hui, on dit que chacun doit être libre de pouvoir s’épanouir pleinement. C’est une chose impossible, la plupart de ceux qui sont ici de plus de 40 ou 50 ans n’ont pas pu réaliser ce qu’ils auraient souhaité, on ne le leur demandait d’ailleurs pas ! Et si aujourd’hui, vous avez ce but devant vous et que vous n’arrivez pas à le réaliser, ne soyez pas déçus, vous n’êtes pas les seuls.

 

4         Servir le Seigneur Christ  dans le métier

Ne pas pouvoir accomplir ses rêves pour quelqu’un qui n’a rien d’autre que cette vie sur la terre, je peux bien m’imaginer qu’il considère cela comme catastrophique ; si je n’ai pour buts et mobiles que le cadre de cette vie et ne peux faire ce que je souhaite, c’est terriblement frustrant, mais n’oublions pas, pour nous, croyants, notre vie, c’est Christ, elle est dans la gloire et quand nous serons enlevés de cette terre, notre vie ne se termine pas, elle va seulement s’épanouir. C’est pourquoi, pendant ce court laps de temps passé sur la terre, si ton travail, ton métier ne correspond pas exactement à ce que tu souhaites, n’en sois pas malheureux ; même si cela ne correspond qu’à 50% ou ne répond pas du tout à ton attente, tu es de toute façon dans une situation meilleure que ces esclaves. L’apôtre vous dit aujourd’hui : « vous servez le Seigneur Christ ».

 

N’oublions pas cela ! Nous vivons dans un monde matérialiste où ne comptent que les choses visibles de cette terre. Prenons garde à ne pas être entrainés par ces choses, notre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Sur cette terre, nous pouvons tout faire pour le Seigneur. C’est un encouragement extraordinaire. Nous pouvons faire notre travail, quel qu’il soit, même si cela est devenu si pénible que l’on en peut plus ; on ne devrait pas en arriver là, mais penser : « Seigneur, je veux le faire pour toi ».

 

5         Épanouissement ?

Notre travail n’est pas l’épanouissement de notre vie sur la terre. Si un croyant pense cela, alors, il est en opposition avec ce que nous avons vu l’autre soir ; il a ses pensées aux choses de la terre. Si je recherche dans mon travail l’épanouissement de ma vie et tends constamment à cela jusqu’à ce que j’ai trouvé ce qui me plait, mes pensées sont aux choses de la terre et il nous a été dit de ne pas rechercher ces choses, mais de regarder en haut où le Seigneur Jésus est assis à la droite de Dieu. J’insiste là-dessus parce que je pense que nous sommes tellement inondés et influencés par ces pensées que nous ne voyons plus clairement d’où viennent ces idées, nous considérons que c’est normal, mais cela ne l’est pas pour un enfant de Dieu.

 

6         Normalité

Ce qui est « normal » pour un croyant, nous le trouvons ici en Col. 3 et 4 : penser aux choses qui sont en haut, dépouiller ce qui est du vieil homme, revêtir le nouvel homme et montrer au monde que l’on vit cela. Alors, il est possible pour la femme d’être soumise, pour l’homme d’aimer sa femme comme le Seigneur le demande (et nous savons que nous le faisons bien trop peu), chacun, là où il est placé ; Paul dit ailleurs « que chacun reste dans l’état où il se trouve, si tu as été appelé comme esclave, sers comme esclave, tu es l’affranchi du Seigneur ».

 

7         Récompense et motivations

Le verset 24 indique le résultat : vous recevrez du Seigneur la récompense de l’héritage. Si l’on ne gagne pas grand chose sur la terre, on a la promesse de l’appréciation du Seigneur ; les esclaves ne recevaient rien du tout, ils pouvaient être heureux de recevoir la nourriture. Le Seigneur prend connaissance de l’esprit dans lequel nous accomplissons notre travail et il y aura une récompense pour cela.

Cette récompense de l’héritage, c’est la part que le chrétien aura dans le règne millénaire. On peut avoir été méconnu sur la terre, avoir été tout en bas de l’échelle sociale, si l’on a accompli son travail pour le Seigneur, Il le récompensera. Un frère disait : il se pourrait bien que celui qui sera le plus honoré dans le royaume, ait été inconnu de tous ici sur la terre, parce que le Seigneur n’honore pas nos prestations extérieures, mesurables, mais Il tient compte de la fidélité avec laquelle nous l’avons servi, à l’endroit où Il nous a placés, avec les dons et facultés qu’Il nous a donnés. Vous servez le Seigneur Christ, Il vous récompensera.

 

Le monde regarde à la récompense, c’est un mobile qui fait agir l’homme. Paul l’utilise ici. Si nous sommes disponibles pour le Seigneur, Il nous donnera des occasions où nous pourrons témoigner pour Lui, mais si nous sommes insatisfaits de la position où nous nous trouvons, cela ne sera pas le cas ; si nous considérons le travail comme une interruption ennuyeuse des loisirs ou si nous voyons le travail comme un mal nécessaire qui nous empêche de servir le Seigneur, alors nous n’avons RIEN compris du service pour le Seigneur. Celui qui pense que ses activités professionnelles de huit heures par jour l’empêchent de servir le Seigneur, montre qu’il n’a rien compris, c’est là que le service commence.

 

Le Seigneur ne parle pas d’évangélistes, la plupart ne le sont pas, ni de docteurs ou pasteurs, la plupart n’ont pas ce don et ceux qui l’ont reçu, nous pouvons être certains que le Seigneur les jugera selon un critère élevé. Ne pensons pas que nous pouvons servir le Seigneur seulement pendant nos loisirs, les esclaves n’en avaient pas.

 

8         Maîtres, chefs ou patrons. Problèmes de salaires

Au verset 1 du chapitre 4, les maitres ne sont pas oubliés et c’est une recommandation que chaque chef doit bien retenir : donner ce qui est juste et équitable. Chacun a tendance à faire ses comptes quand il s’agit de payer ses gens, du moins presque tous. Penser de son salarié : il est chrétien, il doit donc être humble et de l’autre côté, c’est un employeur chrétien, il sera généreux, n’est pas juste.

 

Il y a quelques années, un jeune frère de mes amis a commencé à travailler pour un frère sans avoir convenu du salaire. Il pensait : il appréciera mon travail, je laisse cela au Seigneur. Ce jeune homme avait une très haute opinion de lui-même (malheureusement c’est la pensée que nous avons tous) et espérait être rétribué convenablement, tandis que l’employeur, pas du tout un mauvais chef, pensait : c’est un débutant, je ne le connais pas, pendant la période d’essai, il commencera avec un salaire modeste. Le désaccord était déjà là parce qu’ils n’avaient pas abordé ce point auparavant.

 

C’est pourquoi, quand il s’agit de problèmes financiers, en particulier de salaire entre employeurs et employés croyants, la règle n’est pas la grâce ou l’amour fraternel, mais ce qui est juste et équitable. Nous devons bien retenir cela. Nous ne pouvons pas penser attendre d’un frère plus que d’un autre employeur, et le chef chrétien qui est plus généreux, c’est tout à la gloire de Dieu, grâce Lui soit rendue, mais moi, je ne dois pas m’attendre qu’il fasse plus qu’un autre employeur. L’ordre de Dieu est ce qui est juste, conforme au travail fourni. Ce qui est équitable (en allemand « billig ») vient du mot anglais « bill of right », qui signifie loi, donc conforme à la loi, aux règles en vigueur. Voilà donc la règle toute simple dans le domaine financier pour le croyant. Si maintenant l’employé fait plus de zèle ou l’employeur rémunère mieux, c’est la grâce, mais nous ne devons pas y compter et bâtir notre relation là-dessus, mais ce qui est juste et équitable ; ainsi les contestations seront évitées.

 

« Vous avez un maître dans les cieux », un jour nous devrons rendre compte devant le tribunal de Christ comment nous auront traité nos frères et sœurs. Dans Jacques 5 verset 4 nous lisons que le salaire des ouvriers n’avait pas été payé. Le Seigneur dit lui-même dans la parabole de l’économe injuste (Luc 16) : si vous n’êtes pas fidèles dans ce qui est petit, comment voulez-vous administrer les vraies richesses ?

 

9         Conclusion

Nous devons être fidèles dans ce que le Seigneur appelle ce qui est petit, ces choses matérielles qui sont de peu d’importance pour un croyant, mais si nous ne sommes pas fidèles là, le Seigneur ne peut pas nous confier les choses spirituelles. Vous voyez que le service pour le Seigneur et le travail journalier sont liés étroitement, il n’est pas possible d’être bon dans un domaine et mauvais dans l’autre, ces deux domaines dépendent l’un de l’autre.

 

Toutes ces exhortations nous sont données pour régler les relations entre nous ici sur la terre, et je le souligne encore une fois, il est remarquable de voir qu’elles sont rattachées à ce verset « pensez aux choses qui sont en haut » Si nous les détachons du contexte, nous ne pourrons pas répondre à ces exhortations, surtout pas les dernières.