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Exposé de l'Évangile de Luc

 

par William Kelly

 

Édition anglaise par Whitfield, 1914

La traduction complète n'est pas prévue, mais seulement d'extraits importants ou particulièrement intéressants.

 Luc 24:44-49

Ce n'était pas nouveau pour le Seigneur d'annoncer Sa mort et Sa résurrection. Il l'avait indiqué déjà avant la transfiguration, et de plus en plus clairement dans la suite ; mais ils n'avaient guère tenu compte d'une vérité dont ils n'avaient pas ressenti le besoin pour eux-mêmes et dont ils ne pouvaient pas voir la gloire morale pour Dieu. Ce n'était évidemment pas une surprise pour Jésus, et on ne pouvait pas dire en vérité que la loi, les psaumes et les prophètes n'en avaient pas parlé, car c'est de cette vérité de Sa mort et de Sa résurrection que dépendent tous les types dans leur ensemble, et elles sont la base des accusations les plus sévères des prophètes et des psalmistes. Mais maintenant, le Christ souffrant était ressuscité d'entre les morts, et la repentance et la rémission des péchés devaient être prêchées en Son nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. Quelle grâce merveilleuse! Les nations L'avaient mis à mort à l'instigation de Jérusalem, mais Dieu est actif dans Son amour au-dessus de tout le mal de l'homme et de Son propre peuple.

Il vaut la peine de remarquer que la repentance est prêchée avec la rémission des péchés, et on ne peut pas en exagérer l'importance, sans pour autant aller jusqu'à en faire un mauvais usage dépréciant l'oeuvre de la grâce de Dieu par Jésus Christ notre Seigneur. Certes beaucoup en font un mauvais usage, et plus même, la comprennent de travers. Or la repentance demeure une nécessité pour toute âme qui recherche un Sauveur à cause de ses péchés. Lui a achevé l'oeuvre par laquelle le croyant obtient la rémission des péchés ; mais on n'est pas en présence de la foi des élus de Dieu (Tite 1:1) quand l'âme méconnait son état de péché, et quand le Saint Esprit ne produit pas le jugement de soi-même par la Parole de Dieu appliquée à la conscience. Lorsqu'il n'y a pas une telle reconnaissance et une telle horreur de soi-même, la foi n'est qu'intellectuelle, et elle nous abandonne à la douleur au moment où nous avons le plus besoin d'une base solide pour la paix avec Dieu. D'un autre côté, la repentance n'est pas une préparation à la foi, mais elle l'accompagne, et elle n'est réelle que lorsque la foi est de Dieu. En outre, la repentance s'accentue à mesure que la foi voit plus clair.

Il est aussi bon de noter que la promesse du Père est distincte de la repentance et de la rémission des péchés, ainsi que de l'ouverture de l'intelligence pour comprendre les Écritures. Les disciples avaient déjà tout cela, mais il leur fallait encore attendre la promesse du Père. Tant que la descente du Saint Esprit n'avait pas eu lieu, ils n'étaient pas revêtus de la puissance d'en-haut. C'est alors que le Saint Esprit envoyé du ciel a opéré de manières diverses et variées pour la gloire du Seigneur.

Luc 24:50-53

Ils étaient souvent allés à ce lieu [Béthanie] peu éloigné de Jérusalem. C'est là qu'était la famille qu'Il aimait, et c'est là qu'Il conduisit Ses disciples pour Ses derniers moments sur la terre, et c'est de là qu'en élevant les mains en acte de bénédiction, il fut séparé d'eux et élevé dans le ciel — l'Homme ressuscité, le Seigneur du ciel. Quel contraste avec le premier homme, celui qui est tombé et toute la terre à cause de lui, transmettant la malédiction à ses misérables descendants! Ici ce n'est pas le premier Adam, mais le dernier Adam; et «tel qu'est le céleste, tels aussi sont les célestes» (1 Cor. 15:48). Remplis de paix et de joie, que pouvaient-ils faire d'autre que de louer et bénir Dieu continuellement, Lui dont la volonté avait été accomplie dans le second Homme (certes à un prix infini), et qui les avait rendus parfaits afin d'être sanctifiés par l'offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes (Héb. 10:10,14). Ils étaient et ils sont rendus parfaits à perpétuité: il ne fallait pas un résultat moindre que celui-là pour satisfaire l'estimation de Dieu du sacrifice de Son Fils. Or assurément, la promesse du Père, une fois accomplie, n'allait pas diminuer ni réduire la joie et la louange. Car Il n'est pas seulement une puissance pour le témoignage, mais aussi pour l'âme, Lui qui nous donne le plein goût de la communion, et qui fait monter la louange vers notre Dieu et Père en esprit et en vérité. Mais c'est le récit du livre des Actes (de Luc) qui en est le témoignage.