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Mort au péché, à la loi, au monde

 

 

Auteur Inconnu — Réponse à des questions posées à l’éditeur du Bible Treasury

 

Les titres et sous-titres ont été ajoutés par Bibliquest
Bible Treasury, vol. N7, p. 96 (1908)

 

Table des matières

1     Morts avec Christ

2     Mort au péché

3     Mort à la loi

4     Mort au monde

 

 

 

Question: Quelle est la différence entre mort au péché (Rom. 6), mort à la loi (Rom. 7), et crucifié au monde (Gal. 6) ?

 

Réponse:

1                        Morts avec Christ

Il n’y a pas seulement la vérité bénie que le Seigneur Jésus « a été livré pour nos fautes » (Rom. 4:25) et qu’il est « mort pour nos péchés » (1 Cor. 15:3) : Il y a aussi une autre vérité, fort peu comprise par les croyants en général, que dans la mort de Christ, moi aussi je suis mort ; c’est ce qui est confessé extérieurement dans mon baptême (Rom. 6:4, 5, 8 ; Col. 2:11-13), et je suis ainsi passé d’une condition où « le péché régnait par la mort » (Rom. 5:21) dans une autre condition où « le péché ne dominera pas sur » moi (Rom. 6:14) ; et je ne suis plus « sous la loi mais sous la grâce » (Rom. 6:14) : la grâce règne maintenant ― et non plus le péché ―  « par la justice pour la vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur » (Rom. 5:21).

Comme il a été souvent remarqué les premiers chapitres des Romains 1 à 5:11 traitent de notre culpabilité, les péchés que nous avons commis et pour lesquels il n’y a pas de rémission sans que du sang soit versé. Mais à partir du chapitre 5:12 nous avons ce qu’implique un état de péché universel qui a été introduit par la désobéissance d’un seul, Adam (Rom. 5:19). Nous étions « par nature » des enfants de colère (Éph. 2:3), mais maintenant nous ne sommes plus en Adam mais nous sommes dans le Christ Jésus, et pour de tels il n’y a aucune condamnation (Rom. 8:1). Car la loi de l’Esprit de vie dans le Christ Jésus nous a affranchi de la loi du péché et de la mort (Rom. 8:2), en sorte que nous marchions et que nous servions en nouveauté de vie et d’esprit (Rom. 6:4).

 

2                        Mort au péché

Ce mauvais principe qui est en nous (la loi du péché et de la mort ; Rom. 8:2), et qui est appelé ici et ailleurs le péché, c’est là la racine qui produit les mauvais fruits (les péchés), et c’est à lui que le chrétien est mort (Rom. 6:2). Ce mauvais principe n’est pas mort, — car si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes (1 Jean 1:8), — et il n’est jamais pardonné. Mais il a été jugé et condamné dans la mort de Christ (Rom. 8:3), et je suis appelé à ne plus reconnaître son autorité ni sa domination, mais à me reconnaître comme « mort au péché mais comme vivant à Dieu dans le Christ Jésus » (Rom. 6:11) dans la puissance d’une vie nouvelle, une vie de résurrection.

 

3                        Mort à la loi

Il en est ainsi de même avec la loi. Elle n’est pas abrogée car elle est encore en vigueur contre les iniques et les désobéissants (1 Tim. 1:9), mais sa juridiction ne s’étend plus aux hommes qui sont morts ; or le chrétien est « mort à la loi par le corps du Christ » (Rom. 7:4). « Mais maintenant nous avons été déliés de la loi, étant morts [ou : voyant que nous sommes mort] dans [ou : vis-à-vis de] ce en quoi nous étions tenus » (Rom. 7:6). « Car moi, par [la] loi, je suis mort à [la] loi, afin que je vive à Dieu. Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi : — et ce que je vis maintenant dans [la] chair, je le vis dans [la] foi, la [foi] au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Gal. 2:19-20)

 

4                        Mort au monde

« Le monde m’est crucifié et moi au monde » (Gal. 6:14). Le monde est crucifié, — le chrétien ne le recherche plus ; ses charmes ont disparu. Il a crucifié le Seigneur de gloire (1 Cor. 2:8). Comment pourrait-il être encore pour moi un objet que je recherche ? « Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui » (1 Jean 1:15). Et moi, je suis crucifié au monde. Le chrétien ne fait plus partie de ceux que le monde considère comme siens (Jean 15:19) ; l’enfant de Dieu est méprisé et haï du monde, et il devrait être content qu’il en soit ainsi à cause du maître. Sommes-nous contents d’être estimés comme rien, et d’être un spectacle pour le monde ? (1 Cor. 4:9)

Puissions-nous rechercher la grâce d’être véritablement de ceux qui suivent Celui qui a été « le méprisé et rejeté » de la terre, mais qui a été « exalté » par le Père, et qui a été reçu et élevé dans la gloire (Actes 2:33 ; Marc 16:19). Il sera glorifié dans ceux qui auront cru dans le jour de gloire qui vient pour cette terre (2 Thes. 2:10), quand les fils de Dieu, maintenant dans l’opprobre, seront manifestés dans la même gloire avec Christ (Col. 3:4).