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POUR MIEUX COMPRENDRE quelques termes bibliques

 

Pierre ROSSEL

1980-1988

 

(45) RÉMISSION

La rémission des péchés n’est pas autre chose que le pardon des péchés. Cette expression, dans le Nouveau Testament, a presque toujours trait au pardon de Dieu, de Celui qui «pardonne abondamment» (És. 55:7).

Comment donc Dieu qui est saint peut-il accorder son pardon à l’homme qui est pécheur ? Il le peut en vertu de sa grâce, du Fils de son amour, du sang répandu à la croix du Calvaire.

1. En vertu de sa grâce : «le Bien-aimé, en qui nous avons ... la rémission des fautes selon les richesses de sa grâce » (Éph. 1:7).

2. En vertu du Fils de son amour : «en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés» (Col. 1:14).

3. En vertu du sang de sa croix : «sans effusion de sang il n’y a pas de rémission», est-il écrit (Héb. 9:22). Le Seigneur Jésus a dit à ses disciples lors de l’institution de la cène : «Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui est versé pour plusieurs en rémission de péchés» (Matt. 26:28).

Comment, d’autre part, la rémission des péchés peut-elle être obtenue ? — Par la foi et par la repentance.

1. Par la foi : «Tous les prophètes lui rendent témoignage, que, par son nom, quiconque croit en lui reçoit la rémission des péchés» (Actes 10:43).

2. Par la repentance : Jean le Baptiseur déjà prêchait «le baptême de repentance en rémission de péchés» (Marc 1:4). Zacharie, son père, avait béni le Très-Haut en prophétisant que Jean irait un jour «devant la face du Seigneur pour préparer ses voies, pour donner la connaissance du salut à son peuple, dans la rémission de leurs péchés, par les entrailles de miséricorde de notre Dieu» (Luc 1:77).

Plus tard, l’apôtre Pierre, après la venue du Saint Esprit sur la terre, a conjuré et exhorté le peuple : «Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, en rémission des péchés» (Actes 2:38).

L’apôtre Pierre dit encore devant le sanhédrin : «C’est lui que Dieu a exalté par sa droite prince et sauveur, afin de donner la repentance... et la rémission des péchés» (Actes 5:31).

Dans son apologie devant le roi Agrippa l’apôtre Paul rappelle qu’il a été envoyé vers le peuple et les nations «pour qu’ils reçoivent la rémission des péchés» et qu’il leur a annoncé «de se repentir et de se tourner vers Dieu, en faisant des oeuvres convenables à la repentance» (Actes 26:18, 20).

Le Seigneur Jésus, au jour de la résurrection, à l’issue d’un premier rassemblement autour de lui-même, a envoyé ses disciples dans le service qui allait leur être confié. Puis il a soufflé en eux en disant : «Recevez l’Esprit Saint. À quiconque vous remettrez les péchés, ils sont remis ; et à quiconque vous les retiendrez, ils sont retenus» (Jean 20:22, 23). Il leur a communiqué une vie nouvelle, la vie de l’Esprit. Dès lors, ceux qui la possèdent ont la capacité de discerner qui a réellement la vie de Dieu. Ils peuvent affirmer au croyant que ses péchés sont remis, pardonnés, et certifier à celui qui n’a pas la foi, que ses péchés ne sont pas pardonnés, qu’ils lui sont retenus (S.P.).

Le témoignage de l’Esprit Saint enfin donne à l’âme toute assurance à l’égard de la rémission de ses péchés : «Je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités. Or, là où il y a rémission de ces choses, il n’y a plus d’offrande pour le péché» (Héb. 10:17, 18). Le sacrifice de Christ, qui ôte le péché pour toujours de devant les yeux de Dieu, a été offert. Il est parfait, il n’y a plus lieu d’en offrir un autre. La rémission des péchés est définitive.