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Que dit l’ÉCRITURE ? (Rom. 4:3)

 

 

Réponse à 150 questions touchant divers sujets bibliques ou de la vie chrétienne, posées par les lecteurs du périodique «le Salut de Dieu» entre 1873 et 1917 (par W.J.Lowe puis Élie Périer)

 

 

 «Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi» Jean 5:39

 

«Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne œuvre» 2 Timothée 3:16, 17

 

«Et ils reçurent la parole avec toute bonne volonté, examinant chaque jour les Écritures pour voir si les choses étaient ainsi» Actes 17:11

 

Sommaire

 

82.          Éphés. 4:8. Signification et comparaison avec 1 Pier. 3:19-21

107.        1 Pier. 3:19-20. Christ prêchant aux esprits en prison

 

82.       Quelle est la signification d’Éphésiens 4:8 ? Y a-t-il quelque rapprochement à faire avec 1 Pierre 3:19-21 ? Et comment faut-il comprendre ce dernier passage ?

Disons d’abord qu’il n’y a aucun rapprochement à faire entre les deux passages. Le premier, cité du Psaume 68, nous présente l’effet pour nous de l’ascension de notre Seigneur Jésus Christ et sa session à la droite de Dieu.

Christ, dans sa mort, a vaincu Satan ; il l’a rendu impuissant (Hébreux 2:14) ; il a emmené captif l’adversaire. Dans la personne de Christ, l’homme est placé au-dessus de tout : toute autorité lui a été donnée dans les cieux et sur la terre, tout pouvoir de juger aussi, parce qu’il est fils de l’homme (Matthieu 28:18 ; Jean 5:27). Nous ne voyons pas encore la manifestation de cette autorité, car le Seigneur diffère le jugement pendant ce «jour de grâce» ; mais, en attendant, il fait valoir son pouvoir dans l’église et distribue les dons nécessaires pour l’édification du corps de Christ. Par la rédemption, Christ a anéanti la puissance de Satan sur les hommes ; et, il a envoyé le Saint Esprit pour unir les croyants à lui-même dans la gloire, en attendant le jour de la manifestation publique de sa puissance.

Quant à 1 Pierre 3:19, beaucoup de personnes se méprennent sur le sens de ce passage, faute de remarquer l’allusion évidente qui y est faite à Genèse 6:3 : «Mon Esprit ne contestera pas à toujours avec l’homme, puisque lui n’est que chair». Le moment où l’Esprit de Christ prêchait était celui auquel ceux à qui il s’adressait étaient «désobéissants», c’est-à-dire le moment où Noé construisait l’arche : ils n’ont pas écouté le témoignage rendu alors, et à cause de leur désobéissance ils ont été gardés en prison depuis lors en attendant le jugement. Ils n’étaient pas encore en prison quand l’Esprit de Christ leur annonçait le jugement et quel était le moyen de l’éviter, savoir de cesser de mal faire, et de se tourner vers Dieu ? Dans le passage de la Genèse, «l’Esprit» et «la chair» sont en contraste, et c’est précisément sur cela que Pierre insiste. Il s’agit du témoignage pratique de tout chrétien dans ce monde, témoignage dont l’oeuvre de Noé est un exemple frappant : Noé, en construisant l’arche selon le commandement de Dieu, rendait témoignage contre le monde et annonçait le jugement qui allait venir (Hébreux 11:7). L’arche devait le mettre à l’abri de ce jugement, et le sauver à travers les eaux. Ces «eaux» sont une figure de la mort et du jugement. Or Christ est notre «arche». En lui et par lui nous sommes délivrés du jugement qui va frapper ce monde, mais, par sa mort, Christ nous a déjà délivrés. De même que l’arche passait à travers les eaux, portant Noé en sûreté jusqu’à une nouvelle terre, ainsi le croyant, associé à Christ dans sa mort, est amené moralement dans une sphère nouvelle où il a affaire à Dieu : il est «vivant à Dieu». Le baptême chrétien exprime cela.

Christ est ressuscité d’entre les morts, en sorte que, par sa résurrection, le chrétien a «une bonne conscience» ; il est en règle avec Dieu, ses péchés sont pardonnés ; et il est appelé à rendre témoignage, par une vie sainte, contre le monde qui l’entoure, «qui gît dans le méchant» et qui est sous le jugement.

 

 

107.     Quand Christ est-il allé prêcher aux esprits qui sont en prison ? (1 Pierre 3:19, 20).

Notez premièrement qu’il est dit qu’il y est allé par l’Esprit. Nous pouvons comparer avec ces paroles un autre passage de la même épître qui parle de l’Esprit de Christ qui était dans les prophètes (chap. 1:10, 11). Dans le chapitre 3, il s’agit évidemment de l’Esprit de Christ qui était en Noé, et qui contestait avec l’homme incrédule et désobéissant pendant que Noé construisait l’arche. Il n’est question dans le passage que des hommes de ce temps ; de sorte qu’on ne peut pas en tirer une application à tous ceux qui sont morts dans l’incrédulité dans tous les temps. Dans le chap. 6 de la Genèse, au verset 3, nous lisons : «Et l’Éternel dit : Mon Esprit ne contestera pas à toujours avec l’homme, puisque lui n’est que chair ; mais ses jours seront cent vingt ans». Durant ce temps, «la patience de Dieu attendait», et Noé, son serviteur, était un «prédicateur de justice» (2 Pierre 2:5). Ayant été averti du déluge qui allait mettre fin à l’ancien monde, il «craignit et bâtit une arche pour la conservation de sa maison» (Hébreux 11:7). «Par cette arche il condamna le monde» qui ne prêtait attention ni à ses paroles, ni à son oeuvre. Les habitants du monde d’alors étaient «désobéissants», et depuis, ils ont été gardés en prison en attendant le jugement.

Remarquons encore que quand il est question de ceux qui vivaient autrefois, les Écritures parlent des «esprits» soit «des justes» (Hébreux 12:23), soit des méchants. La chair, ou «la poussière», retourne à la terre d’où elle a été tirée, et «l’esprit» retourne à Dieu qui l’a donné (Écclésiaste 12:7). La mort est bien les gages du péché, mais l’histoire d’un homme ne se termine pas avec la mort de son corps. Après la mort vient le jugement. «Il est réservé aux hommes de mourir une fois, — et après cela le jugement» (Hébreux 9:27). Les désobéissants, tout comme «les anges qui ont péché» sont «gardés dans des chaînes d’obscurité pour le jugement», «pour être punis» (2 Pierre 2:4, 9). Ce jugement aura lieu devant le grand trône blanc, devant lequel paraîtront «les morts» (Apocalypse 20:11, 12). Le contraste entre la chair et l’Esprit dont il est question au verset 18 de notre passage, en parlant de Christ, contraste qui rappelle clairement le verset 3 du chap. 6 de la Genèse, conduit naturellement l’apôtre à rappeler les circonstances où se trouvait Noé, et au milieu desquelles il rendait son témoignage contre un monde impie et désobéissant. Sa position ressemblait bien à celle des Juifs fidèles, au milieu de la nation qui avait rejeté et crucifié le Messie. En même temps, le baptême chrétien qui est «pour la mort», et qui se rapporte à la mort de Christ, crucifié en chair mais vivifié par l’Esprit, indique la position qui incombe à tous les croyants dans un monde où Christ n’a pas trouvé de place et où la parole de la grâce est rejetée par le grand nombre. Mais, de même que l’arche a été sauvée à travers les eaux, il y a aussi un salut assuré au croyant.