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Que dit l’ÉCRITURE ? (Rom. 4:3)

 

 

Réponse à 150 questions touchant divers sujets bibliques ou de la vie chrétienne, posées par les lecteurs du périodique «le Salut de Dieu» entre 1873 et 1917 (par W.J.Lowe puis Élie Périer)

 

 

 «Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi» Jean 5:39

 

«Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne œuvre» 2 Timothée 3:16, 17

 

«Et ils reçurent la parole avec toute bonne volonté, examinant chaque jour les Écritures pour voir si les choses étaient ainsi» Actes 17:11

 

Sommaire

 

105.        Jacq. 5:16. Confession des péchés

106.        Jacq. 5:16. Confession publique des péchés

 

105.     Comment faut-il comprendre la confession des péchés (Jacques 5:16) ?

Le passage ne parle aucunement de confesser ses fautes à quelqu’un qui aurait une place spéciale comme pasteur, évêque ou «conducteur» parmi les fidèles. Il s’agit de frères en Christ, et de ce qu’ils doivent faire l’un envers l’autre, afin de pouvoir prier l’un pour l’autre. (Voyez versets 12, 13, 19). On a tordu ce passage en y introduisant ce qui ne s’y trouve pas : c’est de cette manière qu’on annule le commandement de Dieu par la tradition humaine (comparez Marc 7:8). Voir aussi question 106.

106.     Comment faut-il comprendre la confession dont il est parlé à la fin de l’épître de Jacques (chap. 5:16) ? Est-elle publique ? ou faite à des amis ?

Nous voyons que la confession est en vue de la prière. Il ne s’agit pas d’une confession publique, car le verset 14 parle seulement d’appeler «les anciens de l’assemblée» et la fin du verset 16, pour montrer l’efficacité de la prière, mentionne un «juste», en citant comme exemple Élie le prophète. Une confession publique donnerait lieu à du scandale, surtout s’il était question d’entrer dans les détails des fautes ; mais pour qu’une confession ait quelque valeur, il ne s’agit pas simplement de se reconnaître pécheur «comme tout le monde». Ce sont les détails de notre péché qui nous humilient ; et le coeur est tellement rusé qu’il cherche facilement dans le fait général que «tous sont pécheurs» un abri pour se couvrir ou un prétexte pour abandonner l’idée d’une confession détaillée.

Le chapitre 19 du livre des Nombres nous montre les difficultés que l’on rencontre en s’occupant du mal, et quelle est la délicatesse des procédés ordonnés de Dieu pour la purification. Celui qui en était chargé par nécessité, était souillé en s’acquittant de son devoir ; il devait laver ses vêtements et restait impur «jusqu’au soir». On ne peut même pas entendre parler du mal sans en recevoir une impression fâcheuse, délétère, une souillure dans l’âme exigeant une purification personnelle dans la présence de Dieu.

Quant à la confession, s’il s’agit d’un tort fait à un autre, le devoir de le reconnaître devant la personne offensée s’impose à tout coeur droit. Si le tort a été fait à plusieurs, on doit chercher à le confesser à tous ceux que l’on a fait souffrir. Mais il faut aussi que la chose soit réglée avec Dieu, comme le Psaume 51 nous le fait voir.

Un péché secret peut exiger une confession du même ordre, non pas certes en public, mais peut-être devant un seul, ou devant deux ou trois des «anciens de l’assemblée» surtout si c’est un cas où la main de Dieu s’est fait sentir par une affliction extérieure, — maladie du corps en général, — qui est connue de tous ceux qui s’intéressent au malade. C’est le cas prévu en Jacques 5, et en 1 Jean 5:16 ; seulement dans le dernier passage, il peut être question d’un état déjà ancien, ou bien de la négligence des avertissements précédents. Nous en voyons un exemple dans l’état du peuple d’Israël du temps de Josias et de ses fils, lorsque le temps de la patience divine touchait à son terme (Ézéchiel 7:3, 4 ; comparez aussi Ésaïe 22:14). On voit ici des exemples de péchés que le pardon divin ne pouvait plus atteindre. Ils étaient «à la mort». C’est ce qu’un homme spirituel est appelé à discerner dans des cas particuliers, en sorte que son intercession pour un frère coupable se règle d’après les principes du gouvernement de Dieu. Dans d’autres cas l’intercession peut être libre et à coeur ouvert en faveur du malade, et «s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné».

«Confessez donc vos fautes l’un à l’autre» implique évidemment une confiance réciproque, qui ne peut exister que là où la grâce règne. Alors aussi le péché ne domine pas sur nous (Romains 6:14).