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Que dit l’ÉCRITURE ? (Rom. 4:3)

 

 

Réponse à 150 questions touchant divers sujets bibliques ou de la vie chrétienne, posées par les lecteurs du périodique «le Salut de Dieu» entre 1873 et 1917 (par W.J.Lowe puis Élie Périer)

 

 

 «Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi» Jean 5:39

 

«Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne œuvre» 2 Timothée 3:16, 17

 

«Et ils reçurent la parole avec toute bonne volonté, examinant chaque jour les Écritures pour voir si les choses étaient ainsi» Actes 17:11

 

Sommaire

 

90.          1 Tim. 2:4 ; Act. 28:26-27. La volonté de Dieu quant au salut et notre responsabilité

91.          1 Tim. 3:1 ; 1 Cor. 14:1, 3, 39. Aspirer à la surveillance, désirer des dons.

92.          1 Tim. 6:12-13. La belle confession

 

90.       Quelle est la portée des passages tels que Actes 28:26-27, en présence de la déclaration que «notre Dieu Sauveur veut que tous les hommes soient sauvés» (1 Timothée 2:4) ? Qu’en est-il de notre responsabilité ?

Le passage de l’épître à Timothée et d’autres semblables, tels que Hébreux 10:10 ; 2 Pierre 3:9 ; Jean 3:16, nous communiquent la pensée de Dieu quant au salut, la raison pour laquelle il a envoyé son Fils bien-aimé afin de porter nos péchés sur la croix. Les versets 9, 10 d’Ésaïe 6, cités dans les Actes, sont la sentence d’aveuglement judiciaire prononcée sur la nation juive puisqu’elle rejetait définitivement le Messie. Avec cela s’accorde aussi, comme principe moral, la fin du premier chapitre des Proverbes.

L’homme est déchu : sa volonté est toujours mauvaise. Dieu vient le chercher en grâce. Dès lors sa responsabilité n’est pas seulement celle de la créature envers le Créateur, mais encore celle d’écouter le Dieu de toute grâce. Le fait est que l’homme a méprisé la grâce de Dieu et rejeté son Fils ; la lumière est entrée dans le monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière ; c’est là la raison du jugement. «Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui» (Jean 3:18, 19, 36).

91.       1) Nous lisons dans 1 Timothée 3 : «Si quelqu’un aspire à la surveillance, il désire une oeuvre bonne». Que faut-il entendre par là ? Est-ce qu’un chrétien, possédant toutes les qualités requises ici, n’est pas surveillant par le seul fait qu’il les possède ? Alors, pourquoi aspirer et désirer ? Ou bien s’agit-il de désirer ces qualités si l’on aspire à être surveillant ?

2) Dans 1 Corinthiens 14, il est dit de désirer «avec ardeur les dons spirituels, mais surtout de prophétiser», parce que «celui qui prophétise parle aux hommes pour l’édification, et l’exhortation, et la consolation» (vers. 1, 3, 39). La pensée est-elle bien que l’on avait à désirer que Dieu donnât à l’assemblée des dons, surtout celui de prophétiser pour l’édification, Puisqu’il est dit au chapitre 1, verset 7, qu’ils ne manquaient d’aucun don de grâce ? De plus, si l’on désire ces choses, doit-on les demander à Dieu ? Le verset 12 n’est-il pas en opposition avec ce que les Corinthiens recherchaient surtout, c’est-à-dire des dons brillants comme les langues, et cela pour leur propre satisfaction, et non pour l’édification de l’assemblée ?

Il y avait dans l’Église des dons et des charges ou fonctions. Les «dons» désignent quelquefois les hommes donnés par le Seigneur pour un service ou ministère dans l’Église ; service qui n’était pas limité à une église locale, mais qui était pour l’Église entière. Nous les trouvons indiqués dans l’épître aux Éphésiens, au chapitre 4. Ce sont les apôtres, les prophètes, les évangélistes, les pasteurs et docteurs. Nous les retrouvons en partie en 1 Corinthiens 12:22 : «Dieu a placé les uns dans l’assemblée : — d’abord des apôtres, en second lieu des prophètes, en troisième lieu des docteurs». Les évangélistes qui sortent dans le monde pour y proclamer la bonne nouvelle et amener les âmes au Sauveur ne sont pas nommés ici, vu qu’il s’agit de l’action au sein de l’assemblée.

Mais par «dons» il faut entendre aussi ce qui est donné aux personnes en question pour accomplir leur service : c’est-à-dire la qualification qui convient, et que l’Esprit saint opère dans l’âme, et c’est l’énergie produite par l’Esprit en vue des effets extérieurs. Les dons dans ces deux cas sont nommés «dons de grâce» ou charismes. Les uns étaient pour l’édification, l’exhortation, l’instruction et l’encouragement des saints ; les autres étaient des dons de puissance, miracles, signes, guérisons, langues.

Quant aux charges ou fonctions, dont il n’est point parlé dans les épîtres aux Éphésiens et aux Corinthiens, il y avait les «surveillants» ou évêques, appelés aussi «anciens» (Actes 20:17, 28), et les «serviteurs» ou diacres. Nous trouvons ces deux charges mentionnées dans Philippiens 1:1. Les uns et les autres remplissaient leurs fonctions dans les assemblées locales : les anciens s’occupant de l’assemblée au point de vue spirituel, les diacres de l’administration des choses temporelles. Venons-en maintenant aux questions posées.

1) Citons d’abord quelques lignes tirées des Etudes sur la Parole (J.N. D). : «L’apôtre suppose, chez quelqu’un, le désir d’entreprendre cette oeuvre de surveillant. C’était une bonne oeuvre. Soigner les âmes, et avoir l’oeil ouvert en amour sur la marche des fidèles ; veiller sur ceux-ci afin qu’ils répondent à l’amour du Sauveur et ne perdent aucun des privilèges chrétiens ; faire cela en maintenant cet ordre heureux et cette unité précieuse qui se réalisaient au milieu de l’Église dans ce temps-là, et garder le troupeau du Seigneur contre les loups ravisseurs qui cherchaient à l’envahir, c’était bien une oeuvre précieuse ; on comprend que celui qui, de la part du Seigneur, avait à coeur le bien des âmes, pouvait avoir le désir de s’y dévouer». Ce désir tendait donc vers une oeuvre bonne en elle-même, nécessaire pour le bien des fidèles et qui avait pour fin la gloire de Dieu. Mais être surveillant entraînait une grave responsabilité et demandait, pour que la charge fût bien remplie, des qualités morales en même temps qu’une conduite qui, ne laissant aucune prise à l’ennemi ni au monde, donnât du poids et de l’autorité au surveillant. L’apôtre trace pour Timothée le tableau de ces qualités, et Timothée devait veiller à ce que les surveillants les possèdent. Mais il n’est pas dit que tout chrétien chez qui elles se trouvaient, fût par là-même surveillant. Dans ces premiers temps, les apôtres ou leurs délégués établissaient les anciens. De là, pour ces délégués, l’utilité de connaître ce qui devait caractériser les anciens. Nous savons que de nos jours nous n’avons aucune autorité pour établir quiconque dans une charge. Nous avons, dans un temps de ruine, à nous attendre uniquement au Seigneur qui donnera, selon sa grâce, ce qui convient à ceux qui se rassemblent autour de Lui. Si l’on aspirait à la surveillance, il fallait non pas désirer les qualités, mais les avoir. On ne se préparait pas à cela comme à une charge humaine. En vivant près de Dieu, dévoué au Seigneur, on pouvait désirer servir l’assemblée, et si le Seigneur le jugeait bon, il y mettait son sceau en appelant effectivement à remplir cette charge. En toute chose, ce qui plaît au Seigneur et rend propre au service, c’est l’abnégation de soi et le dévouement entier à Christ.

2) Quant à 1 Corinthiens, il semble bien clair que l’apôtre exhorte à demander pour l’assemblée des dons spirituels, bien qu’ils n’en fussent pas dépourvus. Mais il n’y a point là de contradiction. Nous pouvons désirer avoir une toujours plus grande abondance de ce que Dieu veut bien nous communiquer. Mais il faut que ce soit en vue de sa gloire, et non pour nous faire valoir. Et si nous sommes exhortés à désirer, comment se traduira notre désir ? N’est-ce pas en demandant à Celui qui peut y répondre ? Toute exhortation dans la Parole à posséder une chose devient un sujet de prière pour l’obtenir, puisque nous ne pouvons rien de nous-mêmes, et que «tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait descendent du Père des lumières». Mais il est certain qu’entre tous ces dons de grâce, ceux qui étaient destinés directement au bien et à l’édification de l’assemblée devaient occuper la première et la plus grande place. Et pour nous qui n’avons plus les dons de puissance, quelle grâce de pouvoir désirer et demander ceux qui édifient, encouragent et consolent !

92.       Quelle est «la belle confession» (1 Timothée 6:12-13) ?

Celle du Seigneur Jésus Christ se trouve racontée tout au long, Jean 18:33-38. C’était une vérité que Pilate ne comprenait pas, mais qui montrait pourquoi Jésus, «le roi des Juifs», ne voulait pas revendiquer ses droits sur la terre ou chercher à se soustraire à la mort : «Mon royaume n’est pas de ce monde». Timothée l’avait accepté de fait en confessant appartenir corps et âme au Seigneur Jésus. Il pouvait ainsi être gardé de la mondanité sous toutes ses formes, et en ayant Christ pour modèle, il devait s’encourager à saisir «ce qui est vraiment la vie». — Remarquons encore que la confession de Jésus devant Pilate était justement la chose qui entraînait infailliblement l’arrêt de mort. Les Juifs disaient : «Quiconque se fait roi, s’oppose à César». Mais Jésus ne pensait qu’à Dieu et à sa vérité, et ne reculait pas devant les conséquences de la proclamation de cette vérité, du moment qu’il convenait de la faire pour la gloire de Dieu