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Que dit l’ÉCRITURE ? (Rom. 4:3)

 

 

Réponse à 150 questions touchant divers sujets bibliques ou de la vie chrétienne, posées par les lecteurs du périodique «le Salut de Dieu» entre 1873 et 1917 (par W.J.Lowe puis Élie Périer)

 

 

 «Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi» Jean 5:39

 

«Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne œuvre» 2 Timothée 3:16, 17

 

«Et ils reçurent la parole avec toute bonne volonté, examinant chaque jour les Écritures pour voir si les choses étaient ainsi» Actes 17:11

 

 

138.

1) Comment concilier l’amour de Dieu envers les hommes avec la déplorable condition de pécheurs dans laquelle ils naissent ?

2)Pourquoi Dieu a-t-il permis à la race humaine de se propager après la chute d’Adam, ou encore après le déluge, en prévoyant la position misérable que le péché lui avait faite ?

3) Le premier Adam ayant, par sa chute, exposé toute sa descendance à la mort éternelle et aux peines de l’existence terrestre, comment se fait-il que la venue de Christ ne soit pas plus féconde en bienfaits, en réhabilitant l’humanité entière pour l’éternité et en diminuant les tribulations de la vie présente ?

 

En ce qui concerne la première question, la conciliation nous parait indiquée dans ce verset : «Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle» (Jean 3:16).

La réponse à la seconde question se trouve aussi dans les paroles de l’Écriture sainte (Éphésiens 2:7) : «Afin qu’il montrât dans les siècles à venir, les immenses richesses de sa grâce dans sa bonté envers nous dans le Christ Jésus». Ce «nous» se rapporte précisément à ceux qui sont dans la position misérable produite par le péché ; des êtres morts dans leurs fautes et dans leurs péchés, esclaves du diable et de leurs convoitises et enfants de colère. Envers ceux-là Dieu est riche en miséricorde, il les a aimés d’un grand amour, il les a vivifiés avec Christ, il les a ressuscités, il les a fait asseoir dans les lieux célestes dans le Christ ; bientôt ils y seront en effet ; je le demande, si Dieu n’avait pas permis à la race humaine de se propager, un tel déploiement de grâce, de miséricorde et d’amour eut-il pu se manifester ?

Quant aux maux de la vie, peuvent-ils ne pas exister, le péché étant là. Ils sont pour les incrédules une preuve permanente du juste jugement de Dieu sur le mal et un appel constant à chercher la délivrance. S’ils n’existaient pas, l’homme n’oublierait-il pas Dieu, bien plus encore qu’il ne le fait ? Et pour le croyant nous savons selon la première épître de Pierre qu’elles opèrent, en mesure surabondante, un poids éternel de gloire (2 Corinthiens 4:17). Elles sont un moyen de le détacher du monde et une sainte discipline de la part de Dieu. De toutes manières, Dieu, dans son amour et par cet amour, triomphe du mal que l’Ennemi a introduit. L’apparente victoire de Satan ne fait que donner l’occasion à Dieu de déployer les richesses de sa puissance, de sa sagesse et de sa miséricorde.

Envisageons maintenant la troisième question. Il faut tout d’abord préciser que l’obstacle à la bénédiction et au déploiement des effets de la grâce n’est pas en Dieu. Il a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique ! Pouvait-il faire plus ? Il «veut que tous les hommes soient sauvés» (1 Timothée 2:4), «ne voulant pas qu’aucun périsse» (2 Pierre 3:9).

Le véritable obstacle est la volonté de l’homme. Dieu vous présente Christ, vous empêche-t-il, empêche-t-il un seul homme de l’accepter ? N’êtes-vous pas condamné avec justice, si, lorsque la lumière vient, vous fermez vos yeux et préférez vos mauvaises oeuvres ? Sans doute c’est la grâce qui appelle, c’est par grâce que l’on croit, mais qui est exclu de la grâce ? Voudrait-on que Dieu force à croire ? Mais c’est aujourd’hui le jour de grâce, La grâce n’est pas l’exercice de l’autorité ; elle appelle, elle ne force pas. La question semble supposer qu’un petit nombre seul a part aux bénédictions qui résultent de la venue de Christ dans ce monde. Rien ne l’affirme. Nous voyons que face à une question semblable, le Seigneur ramène l’âme à sa responsabilité personnelle (Luc 13:23, 24) : «Seigneur ceux qui doivent être sauvés sont-ils en petit nombre ?» La réponse : «Luttez pour entrer par la porte étroite».

D’autre part, un passage tel que celui de Romains 5:20 : «où le péché abondait, la grâce a surabondé» nous montre que l’efficacité merveilleuse de l’oeuvre de Christ dépasse de beaucoup la mesure et l’étendue du mal. Gardons-nous aussi de limiter à ce que nous voyons les résultats de l’oeuvre de Christ ; La grande foule que personne ne pouvait dénombrer d’Apocalypse 7 et celle nombreuse d’Apocalypse 19, nous mettent en garde contre cela.

N’oublions pas, quelles que soient les multiples difficultés par lesquelles le monde et la chair et Satan entravent les âmes dans la voie du salut, que la puissance du Dieu Sauveur est infiniment au-dessus de tout. C’est lui qui, par cette puissance à laquelle rien ne résiste, délivre du pouvoir des ténèbres et transporte dans le royaume du Fils de son amour. Nul ne sera condamné, parce qu’en venant dans ce monde il avait une nature pécheresse, mais parce qu’il aura refusé la grâce qui venait l’en délivrer. Et si des questions se posent encore quant à ceux qui n’ont pas entendu l’évangile, souvenons-nous que nous avons affaire avec un Dieu souverainement juste et bon, et que nous ne connaissons que le bord de ses voies.

Il faut bien veiller à ne pas nous laisser entraîner au-delà de ce que Dieu a bien voulu nous révéler et rester avant tout soumis à la Parole. Comment connaîtrons-nous ses desseins, à moins qu’il ne nous les dévoile ? Comment pourrions-nous concilier avec notre intelligence bornée ce qui assurément se concilie en Lui ? Ce qu’il nous révèle, nous le savons avec la plus entière certitude, mais ce n’est jamais révélé pour satisfaire une vaine curiosité.