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Le livre de Daniel

Brève histoire générale du monde

 

Arend Remmers

 

Table des matières :

1      Actualité du livre de Daniel

2      Les soixante-dix semaines d’années

3      Les quatre empires universels

 Tiré de « Vue d’ensemble de l’Ancien Testament »

 

1         Actualité du livre de Daniel

Daniel donne une vue d’ensemble prophétique sur les temps des nations, c’est-à-dire des quatre empires universels : babylonien, médo-perse, grec et romain. À la fin, après l’échec complet de l’exercice de la puissance par ces empires, le peuple d’Israël sera reçu à nouveau par Dieu, et Christ régnera comme roi sur tout.

Le livre de Daniel revêt un intérêt particulier pour nous chrétiens parce que les temps dans lesquels nous vivons actuellement y sont décrits.

 

2         Les soixante-dix semaines d’années

Les versets 24 à 27 de Daniel 9 donnent des indications précises concernant l’époque de l’apparition du Messie. Après « soixante-dix semaines », c’est-à-dire après des périodes comptant chacune sept années (= « semaines d’années », comp. Lév. 25:8), il en sera fini avec les péchés, la justice éternelle sera introduite et le saint des saints sera oint. Les soixante-dix semaines d’années se divisent en trois périodes : sept semaines (= quarante-neuf années), soixante-deux semaines (= quatre cent trente-quatre années) et une semaine (= sept années), à savoir un total de quatre cent quatre-vingt-dix ans.

Le point de départ de ces quatre cent quatre-vingt-dix ans se situe lors du commandement de rebâtir la ville de Jérusalem. Cet ordre fut donné en 445 av. J.C., la vingtième année du roi Artaxerxès (Néh. 2) (*). Puis le prophète parle de sept semaines, c’est-à-dire quarante-neuf ans ; pendant ce laps de temps, malgré de grandes menaces venant de l’extérieur et de l’intérieur, Jérusalem fut rebâtie. C’est en partie le sujet du livre de Néhémie. Les soixante-deux semaines ou quatre cent trente-quatre années évoquées ensuite conduisent jusqu’au Messie. Toutefois après les soixante-neuf semaines, à savoir après quatre cent quatre-vingt-trois ans, le Messie serait retranché et n’aurait rien.

 

(*) Selon une tradition plus ancienne, le commandement d’Artaxerxès fut donné en 455 av. J.C. Si l’on soustrait 483 ans, on arrive à l’an 28 apr. J.C.

 

Cela ne peut se rapporter qu’à la mort et à l’ascension du Seigneur Jésus. En considérant ces 483  ans comme des années prophétiques de 360 jours (douze fois trente jours), on obtient 173 880 jours qui, en raison des années bissextiles, donnent 476 années de calendrier et mènent jusqu’en 31/32 apr. J.C.

La dernière semaine d’années n’est pas encore accomplie. Il s’agit des sept ans qui précéderont l’instauration du Millénium. Entre la fin des soixante-neuf semaines d’années et le début de la soixante-dixième s’intercale la période actuelle de la grâce, au cours de laquelle le « calendrier d’Israël » n’est en quelque sorte pas en vigueur. La dernière semaine d’années de Daniel commencera après l’enlèvement des croyants. Selon Daniel 9:27, elle sera une fois encore partagée en deux. La seconde moitié de trois ans et demi est mentionnée plusieurs fois dans l’Apocalypse, soit comme « un temps, et des temps, et la moitié d’un temps » (Apoc. 12:14 ; comp. Dan. 7:25), quarante-deux mois (Apoc. 11:2 ; 13:5) ou encore comme mille deux cent soixante jours (Apoc. 11:3 ; 12:6). En partant du principe selon lequel il s’agit toujours de la même période de trois ans et demi, on admet que ces « années prophétiques » comportent douze fois trente jours.

 

3         Les quatre empires universels

Selon Daniel 2 et 7, le Dieu des cieux considère l’histoire du monde d’un autre point de vue que l’homme. Pour Dieu, son peuple Israël représente le peuple le plus important de la terre (Deut. 32:8, 9), et le pays de Palestine est le nombril, c’est-à-dire le centre de la terre (Ézéch. 38:12). Pendant le temps du rejet d’Israël en tant que peuple, Dieu voit l’histoire du monde comme la succession de quatre grands empires universels : Babylone, la Perse, la Grèce et Rome. En Daniel 2, ces royaumes apparaissent au roi Nebucadnetsar sous la forme d’une imposante statue humaine, composée de quatre parties, mais qui finalement est anéantie par une pierre, sans intervention humaine. Dans le chapitre 7, Dieu donne une autre vision au prophète ; les royaumes sont alors présentés comme des bêtes féroces, sauvages, sans intelligence, qui à la fin subissent leur jugement.

 

Daniel 2

Daniel 7

Explication

1. La tête d’or

Le lion aux ailes d’aigle

Babylone (Dan. 2:37, 38)

2. Poitrine et bras d’argent

L’ours

La Perse (Dan. 5:28 ; 6:1)

3. Ventre et cuisses d’airain

Le léopard

La Grèce (Dan. 8:20, 21)

4. Jambes de fer, pieds de fer et d’argile

La bête avec dix cornes

L’empire romain (comp. Apoc. 13:1 ; 17:3, 7, 12)

 

Rome, le quatrième empire, était en place lorsque Christ vint sur la terre (voir Luc 2:1). Cette puissance disparut au Moyen Age, mais, selon Apocalypse 17:8b, elle renaîtra au temps de la fin (« Elle [la bête] était, et... elle n’est pas, et... elle sera présente »), et sera anéantie avec les autres nations par Christ avant l’instauration du Millénium (Dan. 2:44, 45 ; 7:11-14 ; Apoc. 13 ; 19:19-21).