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QUI EST CELLE-CI QUI MONTE DU DÉSERT ?

 

Cantique des Cantiques 3:6 ; 8:5

Paul Fuzier

Les sous-titres ont été ajoutés par Bibliquest ; ME 1945 p. 29

Table des matières :

1     L’épouse, agréable

2     … monte du désert

3     Ressources : s’appuyer sur le Bien-Aimé

 

 

1                        L’épouse, agréable

Qui est celle-ci ? La fiancée, l’épouse terrestre sans doute, mais nous pouvons appliquer à l’épouse céleste ce qui nous est dit dans les deux passages cités en tête de ces lignes.

Elle monte du désert. Le chemin monte, c’est un chemin difficile au travers d’un monde hostile, « dans une terre aride et altérée, sans eau ». Mais elle monte « comme des colonnes de fumée ». Sous l’économie lévitique, le sacrificateur devait faire fumer sur l’autel, l’holocauste, l’offrande de gâteau, le sacrifice de prospérités et même la graisse du sacrifice pour le péché et pour le délit. Les colonnes de fumée qui s’élevaient de l’autel étaient une odeur agréable pour l’Éternel, indication du fait que le sacrifice de son Bien-Aimé l’a parfaitement satisfait et glorifié. L’épouse monte du désert « comme des colonnes de fumée » ; elle est le fruit de l’œuvre et du sacrifice de Christ à la croix, elle est rendue agréable dans le Bien-Aimé. En vertu de l’œuvre accomplie au Calvaire, elle monte du désert comme celle que Christ va se présenter à Lui-même revêtue de ses perfections, comme celle qu’Il présentera à Dieu son Père pour la joie de son propre cœur. Déjà, Il la voit monter du désert telle qu’Il la désire. Elle est « parfumée de myrrhe et d’encens, et de toutes sortes de poudres des marchands ». — La myrrhe : les souffrances de Christ ; l’encens : son intercession et ses perfections ; les poudres des marchands : sans doute, les produits précieux qui entraient dans la composition de l’encens des drogues odoriférantes, encens qui devait être brûlé continuellement sur l’autel d’or, devant le voile, et qui était toujours allumé par du feu pris sur l’autel de l’holocauste — image d’un Christ ressuscité, glorifié dans le ciel même où Il est notre Intercesseur. L’Épouse est non seulement le fruit de l’œuvre de Christ, mais aussi elle est maintenant associée à Lui dans la position qu’Il occupe dans le sanctuaire. Celui que nous voyons couronné de gloire et d’honneur, c’est Celui qui a été fait un peu moindre que les anges, c’est Celui qui a souffert, c’est l’Homme Christ Jésus ; et sa position à la droite de Dieu détermine aussi la nôtre : nous sommes maintenant assis dans les lieux célestes en Christ.

 

2                        … monte du désert

Nous réalisons plus que jamais dans les jours actuels que l’Épouse monte du désert ! Du désert aride où tant de fois nous avons douté de la puissance de Dieu — où nous avons dit si souvent, comme Israël : « Dieu pourrait-il dresser une table dans le désert ? » (Ps. 78:19). Malgré notre manque de foi, Il n’a abandonné aucun des siens, Il s’est occupé de nous comme jadis de son peuple terrestre pendant son voyage de quarante années (Néh. 9:19-21). L’Épouse monte du désert ! Le chemin est pénible, il est parsemé de difficultés. Nous l’avons réalisé encore pendant l’année écoulée où bien des épreuves douloureuses ont atteint un grand nombre de rachetés. Il y a eu des séparations, des souffrances, des deuils ; des brèches ont été creusées... Dieu nous a parlé par ces circonstances. Avons-nous écouté ? Il a trouvé bon de retirer des frères pieux, éléments utiles pour l’Assemblée qui a été ainsi éprouvée, privée de bénédictions spirituelles comme Israël l’était autrefois de bénédictions matérielles. En vérité, c’est le désert, nous l’avons expérimenté. L’Épouse monte du désert ! D’un lieu où il n’y a rien pour elle. Mais sous cet aspect, sans doute avions-nous mal réalisé que ce monde est un désert pour le croyant. Aussi, un Dieu qui nous aime a « fermé notre chemin » avec des épines : les épreuves qu’Il a trouvé bon de nous dispenser ne sont-elles pas les conséquences de nos infidélités multipliées ? Comme les épines, elles déchirent et meurtrissent notre chair. Mais c’est en grâce qu’Il a agi, Il voulait fermer notre chemin, un chemin qui nous éloignait de Lui. C’est ensuite qu’Il nous mène au désert. Mais c’est pour parler à notre cœur ! Il veut nous présenter la personne excellente du Bien-Aimé, de Celui qui attache du prix à nos affections. Le cœur est le chemin de la conscience. Lorsque, le cœur touché, la conscience remuée, dans la vallée d’Acor, nous aurons confessé nos infidélités et rejeté nos idoles, ce lieu même sera pour nous une porte d’espérance et nous pourrons chanter de joie comme aux jours de la fraîcheur du premier amour, savourant à nouveau la communion retrouvée (Osée 2:6, 14, 15).

 

3                        Ressources : s’appuyer sur le Bien-Aimé

L’Épouse monte du désert ! Mais dans ce chemin difficile, une ressource demeure : elle s’appuie sur son Bien Aimé ! Ne perdons pas courage si tant de manquements se font jour, s’il y a tant de sujets de tristesse pour des cœurs exercés. L’Épouse ne monte pas seule, elle a un bras sur lequel elle peut s’appuyer, et ce bras c’est celui de son Bien-Aimé ! Elle monte ainsi avec Lui, se reposant sur Lui, comme une épouse s’appuie sur le bras de son époux, trouvant là, force, sécurité, amour et tendresse. Celui qui s’est livré Lui-même pour son Assemblée exerce maintenant à son égard un ministère sacerdotal. Il est le parfait et fidèle Souverain sacrificateur prêt à nous apporter le secours au moment opportun. C’est encore le désert, mais le désert c’est le lieu où l’on apprend ce qu’est la grâce, ce que sont les ressources divines, ce qu’est le cœur du Bien-Aimé !

Si le Seigneur n’est pas encore venu nous prendre, une étape nouvelle est devant nous, avec tous ses dangers, toutes les préoccupations qui peuvent remplir nos cœurs si facilement portés à douter de la fidélité de Dieu à ses promesses. Si nous sommes incrédules, lui demeure fidèle ! Déjà paraît le sommet du chemin qui monte, nous allons atteindre le but. Christ va se présenter son Assemblée à Lui-même, glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable. Il a aimé l’Assemblée ! Cette Épouse qui est l’objet de son amour pour le temps et l’éternité monte du désert « comme des colonnes de fumée, parfumée de myrrhe et d’encens et de toutes sortes de poudres des marchands ». L’ennemi ne peut toucher à la perfection de l’œuvre de Christ et à la position dans laquelle Il nous a placés en vertu de cette œuvre. Christ voit son Épouse revêtue de toute la beauté dont Il l’a parée, et c’est ainsi qu’Il la considère tandis qu’elle monte du désert. Mais Il sait qu’elle a besoin de son bras, et son bras est toujours là sur lequel elle peut s’appuyer. Elle monte du désert s’appuyant sur son Bien-Aimé !

Que ces pensées nous encouragent si, au début de cette nouvelle étape du chemin, menant deuil à cause de la ruine du témoignage confié à l’Assemblée, nous sommes préoccupés par la route qui reste à parcourir.