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J’ÉLÈVE MES YEUX VERS LES MONTAGNES...  — Ps. 121:1

 

 

Paul Fuzier

Les sous-titres ont été ajoutés par Bibliquest ; ME 1984 p. 3-5

Table des matières :

1     Faire le point à la fin d’une année

2     Usage des écrits d’édification

3     Rassemblement des croyants au nom du Seigneur

4     Montagnes de l’Écriture (puissance immuable de Dieu et de sa grâce)

 

 

1                    Faire le point à la fin d’une année

Une année de plus vient de s’écouler. Nous nous reportons vers notre passé, le mot ÉBEN-ÉZER (Dieu nous a secourus jusqu’ici) revient dans nos pensées, nos coeurs, nos consciences. Les faux pas n’ont pas manqué, et pourtant, tant de Grâce, tant de grâces ! Qu’il soit permis à quelqu’un dont la course semble près d’être terminée d’attirer l’attention sur deux sujets que le Seigneur lui a mis au coeur.

 

2                    Usage des écrits d’édification

L’un est le ministère écrit, précieux et abondant, que nous ont légué nos conducteurs du 19° siècle et qui a déjà enrichi les générations contemporaines du grand Réveil — le Cri de minuit et ses prolongements. Nous prions pour qu’y puisent à leur tour de plus jeunes croyants, tant que le Seigneur ne sera pas venu. Mais que ces nouvelles générations n’oublient jamais que «la lampe aux pieds des saints» et «la lumière dans leur sentier» ne sont pas des choses qui s’apprennent passivement. Les écrits donnés naguère sont d’une très grande importance, Dieu les a donnés une fois pour toutes, ils sont irremplaçables, mais ils nous ramènent toujours à la source dont il nous faut boire, la Parole de Dieu. Laissons-lui toute sa place, comme «la Parole vivante». Notre intelligence renouvelée ferait-elle défaut ? Manquerions-nous de prier pour que nous lisions avec profit ces écrits non inspirés mais mis à notre disposition pour entretenir notre vie ? Ne serions-nous plus de ceux «qui craignent l’Éternel» et auxquels «Il enseigne le chemin à choisir» ? (Ps. 25:8, 9, 12) ? Gardons-nous en même temps de faire des écrits dont nous parlons un code d’applications formalistes, qui nous voilerait la pure et seule Lumière.

 

3                    Rassemblement des croyants au nom du Seigneur

D’autre part, craignons tout ce qui a été ajouté à la simplicité du rassemblement des deux ou trois en Son Nom, et aux ressources et moyens infinis qui y sont attachés : la présence du Seigneur, l’action et l’onction du Saint Esprit, la Parole, la prière. Tant d’organisations parallèles, tant de rassemblements qui, pour aussi bons que soient leurs objectifs, n’en sont pas moins fondés sur d’autres principes que l’unité du corps de Christ, autant de dangers qui risquent de conduire les saints sur le chemin organisé, structuré et planifié, de la «secte». Ne perdons jamais de vue ce qu’est l’Assemblée, ce que c’est que se réunir au nom du Seigneur, justement pour rendre témoignage à sa réalité.

Aussi, «j’élève mes yeux vers les montagnes...». Elles sont le symbole de la puissance immuable de Dieu et de sa grâce — d’elles provient le secours.

 

4                    Montagnes de l’Écriture (puissance immuable de Dieu et de sa grâce)

C’est vers la «montagne de Dieu» que l’Éternel appelle Moïse (Ex. 19:3 et 24:12 à 18) et que le Seigneur appelle les siens (Marc 3:13, 14). Dure à gravir, tellement pesants sont les fardeaux qui nous retiennent dans cette ascension.

 

De là-haut, nous contemplons le pays (NEBO : Deut. 34:1 à 4) et le peuple dans son entier (PÉOR : Nomb. 23:28 et 24:2).

 

C’est ÉBAL où Christ a subi la malédiction de Dieu à notre place ; et c’est GARIZIM (Deut. 27:12, 13), d’où procèdent toutes les bénédictions, celles dont nous sommes bénis en haut, dans les lieux célestes.

 

MORIJA... là où Dieu n’a pas épargné son propre Fils, là aussi où la grâce a rencontré le jugement, sûr fondement de l’habitation de Dieu sur la terre (Gen. 22:2, 2 Sam. 24:16 et 2 Chr. 3:1). Et la loi de cette maison de l’Éternel, c’est justement la «cime de la montagne» (Ézéch. 43:12), un lieu étroit et élevé — tout le contraire, moralement, des bas-fonds où tout se mélange, parce qu’il y a de la place et du large.

En SION, montagne de la grâce royale (Ps. 2:6), se découvre à nos regards un avenir de bénédictions pour Israël et les nations.

Là-haut, sur la «sainte montagne» (2 Pi. 1:17, 18) nous considérons Christ dans sa gloire, dans sa beauté, et admirons le chemin qu’ont tracé les pieds de «Celui qui apporte de bonnes nouvelles et annonce le salut» (Ésaïe 52:7).

Restons sur la montagne pour ne «voir que Jésus seul» (Marc 9:8), le plus loin possible des clameurs du monde, des discordes et des cris (Ex. 32:17 à 19) ; tout près, le plus près possible des nuées, là où nous serons ravis à la rencontre du Seigneur en l’air — dans la position morale la plus apte pour l’attendre.

Aussi, j’élève mes yeux vers les montagnes... et «j’attends, j’attends» ! (Ésaïe 18:2 et 7).

Élevons nos yeux, ensemble... et attendons, attendons ensemble... !