[ Page principale | Nouveautés | La Bible | la Foi - l'Évangile | Plan des sujets | Études AT | Études NT | Index auteurs + ouvrages + sujets | Centres d'intérêt ]

 

« Vous avez de la tribulation dans le monde,

 

mais ayez bon courage… » — Jean 16:33

 

Psaumes 73 à 79

 

 

Paul Fuzier

 

Table des matières :

1     Encouragements par le début du 3ème livre des Psaumes

2     Psaume 73

3     Psaume 74

4     Psaumes 75 et 76

5     Psaume 77

6     Psaume 78

7     Psaume 79

 

Les sous-titres ont été ajoutés par Bibliquest. ME1942 p. 47

1                        Encouragements par le début du 3ème livre des Psaumes

Au moment de commencer une nouvelle étape du voyage, si le Seigneur nous laisse quelque temps encore, nous aimerions considérer pour l’encouragement de tous ceux qui, au milieu de la tribulation, attendent son retour, les premiers psaumes du troisième livre. Après avoir lu cette portion des Écritures, chacun de nous pourra dire comme David : « Je chanterai à l’Éternel, parce qu’Il m’a fait du bien » (Ps. 13:5). C’était pourtant un jour d’angoisse, durant lequel le roi méprisé et rejeté demande par quatre fois : « Jusques à quand ? » (v. 1 et 2). Mais, dans son affliction, David connaissait la ressource de la foi : « Je me suis confié en ta bonté » (v. 5). Cette ressource est toujours à notre disposition.

Le troisième livre des psaumes concerne l’ensemble du peuple, représenté devant Dieu par un résidu pieux, « ceux qui sont purs de cœur » (Ps. 73:1). C’est surtout de la détresse de ces fidèles qu’il est question dans ce livre, tandis que dans les deux premiers, il est plutôt parlé prophétiquement des souffrances de Christ, dont celles de David étaient un type.

 

2                        Psaume 73

Le premier verset du Ps. 73 semble donner le caractère de tout l’ensemble du livre. Le premier mot est déjà très remarquable. Voilà tant de sujets de tristesse pour ce pauvre résidu persécuté, tant d’incertitudes, tant de choses qui s’écroulent les unes après les autres... Sur quoi s’appuyer ? Comme une réponse ce mot a retenti : certainement ! Il reste pour la foi une certitude absolue : « Certainement Dieu est bon ». Tout laisserait croire à ceux qui sont ainsi éprouvés qu’ils sont abandonnés. Non, Dieu est bon et c’est envers les siens, « ceux qui sont purs de cœur », que sa bonté s’exerce continuellement. L’assurance de cette invariable bonté est bien de nature à réconforter tous ceux qui sont dans la détresse !

Pourtant, ce Dieu bon et fidèle permet que le méchant prospère et que, sur son peuple, le châtiment revienne chaque matin. La foi va-t-elle chanceler, les pieds vont-ils manquer, les pas glisser selon les expressions du verset 2 ? Non, l’âme est conduite jusque dans le sanctuaire de Dieu pour que la foi soit affermie. C’est de Lui que le fidèle va s’approcher et, au milieu de ses tribulations, pouvant dire : « Je suis toujours avec toi », il réalisera qu’il y a en Lui joie et plaisirs sur la terre.

 

3                        Psaume 74

Que l’âme ait déjà goûté la paix du sanctuaire, qu’elle y ait appris à se connaître et à connaître Dieu, ne met cependant pas un terme à l’épreuve. Tout au contraire, elle semble accrue et le Psaume 74 est un appel particulièrement pressant, adressé à Dieu du milieu de la fournaise. Le résidu rappelle toutes les délivrances passées, pour s’écrier à la fin : « Lève-toi, ô Dieu, plaide ta cause ». Pourquoi ce Dieu puissant qui est intervenu souvent en faveur des siens, semble-t-il les délaisser maintenant ? La cause de son peuple n’est-elle pas la sienne ? Quoi qu’il en soit, c’est avec confiance que le fidèle attend le jour de la délivrance et, assuré qu’il se lèvera enfin, il demande : « Jusques à quand ? ». Le sanctuaire est détruit, « l’ennemi a tout saccagé dans le lieu saint... ils ont mis le feu à ton sanctuaire, ils ont profané par terre la demeure de ton nom... ils ont brûlé tous les lieux assignés pour le service de Dieu dans le pays ». Le résidu est là, en butte à tous ces outrages et à tout le débordement du mal, « sans signes », n’ayant « plus de prophète ». Grande est sa détresse !

 

4                        Psaumes 75 et 76

Mais, Celui qui a dit : « une femme oubliera-t-elle son nourrisson ? Même celle-là oublieront... mais moi je ne t’oublierai pas » (Ésaïe 49:14-15) pourrait-Il oublier son alliance ? Déjà dans les Ps. 75 et 76 le jour de la délivrance est entrevu. Pour rassembler son peuple, Christ va paraître dans toute sa puissance et la gloire de son triomphe. Les résultats de sa victoire seront manifestés. Il jugera les méchants et honorera les justes : « Il abaisse l’un et élève l’autre ». La maison de l’Éternel sera rebâtie dans la ville du grand Roi et la louange montera vers Lui, durant le règne, dans le sanctuaire retrouvé, tandis qu’il y aura abondance de bénédiction sur le peuple pleinement restauré.

 

5                        Psaume 77

Espérance glorieuse !... Mais ce n’est encore qu’une espérance et, bien que « l’attente des justes soit une joie » (Proverbes 10:28), c’est toujours, c’est encore pour le résidu le jour de l’affliction et des larmes. Malgré tout ce qu’il sait et a pu exprimer, le connaissant comme fruit de l’expérience, dans les Ps. 73 à 76, il passe par les exercices qui nous sont dépeints dans le psaume suivant. « Je suis inquiet », dit-il et il pose toutes ces questions : « Le Seigneur rejettera-t-il pour toujours ? et ne montrera-t-il plus sa faveur ? Sa bonté a-t-elle cessé pour toujours ? Sa parole a-t-elle pris fin de génération en génération ? Dieu a-t-il oublié d’user de grâce ? A-t-il enfermé ses miséricordes dans la colère ? » Telles sont les craintes du cœur naturel, si facilement porté à douter de la fidélité et de la bonté de Dieu, si aisément conduit au découragement lorsque l’épreuve se prolonge quelque peu. Et cela, bien que l’âme connaisse de précieuses vérités, jouisse d’une espérance, ait fait tant d’expériences de la puissance et de l’amour de Celui qui ne change pas ! c’est bien là « notre infirmité »...

Le fidèle est amené à faire taire les pensées de son propre cœur et à considérer les desseins de la grâce de Dieu à l’égard des siens — desseins qu’Il accomplira malgré les apparences contraires et au travers de toute la puissance de l’ennemi. Les voies de Dieu — que nous ne comprenons pas plus que le balancement des nuages (Job 37:16) — sont dirigées du « lieu saint ». Quelle paix cela procure à nos cœurs si souvent troublés ! Au milieu de l’agitation des nations, n’oublions pas ce verset du livre des Proverbes : « Il a beaucoup de pensées dans le cœur d’un homme ; mais le conseil de l’Éternel. C’est là ce qui s’accomplit » (19:21).

Si les voies de Dieu sont mystérieuses et insondables, si « ses traces ne sont pas connues », il est ajouté pourtant tout aussitôt : « Tu as conduit ton peuple comme un troupeau, par la main de Moïse et d’Aaron ». De quels soins ce peuple a été l’objet, conduit au travers de la Mer Rouge — « dans la mer » — puis durant son long voyage au désert !

 

6                        Psaume 78

« Tu les entretins quarante ans dans le désert, ils ne manquèrent de rien » (Néhémie 9:21). Ils ne manquèrent de rien parce que l’Éternel était leur Berger ! (Ps. 23:1). Le Ps. 78 retrace cette histoire : toutes les voies de Dieu envers son peuple, « ses actes et ses œuvres merveilleuses », sa miséricorde et son long support. Oui, « Il fit partir son peuple comme des brebis et les mena comme un troupeau dans le désert et Il les conduisit sains et saufs » (Ps. 78:52-53). Il est le même hier, aujourd’hui, éternellement.

 

7                        Psaume 79

Aussi, ceux qui lui appartiennent, « le troupeau de sa pâture », se confiant en Lui, peuvent « raconter sa louange de génération en génération » (Ps. 79:13).

Ces psaumes ne sont-ils pas, dans l’application que nous pouvons en faire à nos circonstances, pour l’encouragement des croyants dans le jour actuel ? Que de détresses pour tous — soit que l’épreuve nous atteigne directement, soit que nous souffrions en sympathie selon 1 Cor. 12:26, que d’incertitudes... Dieu pourrait-il abandonner les siens ? Bien que parfois les apparences soient contraires, en pleine assurance de foi répétons : « Certainement Dieu est bon ». Pénétrons jusque dans le sanctuaire, lieu de repos et de paix, pour nous approcher de la Personne qui le remplit : notre foi sera nourrie et fortifiée et, au travers de la souffrance, nous réaliserons qu’en Lui il y a des joies ici-bas. Ensemble, dans l’épreuve, redisons « Jusques à quand ? ». Confiance de la foi ainsi exprimée, car déjà nous aussi, nous entrevoyons et saluons le jour de la délivrance ! En attendant, si les voies de Dieu restent mystérieuses, rappelons-nous que « Sa voie est dans le lieu saint » et que Celui qui nous conduit au travers du désert est un Berger fidèle, Médiateur et Sacrificateur, vrai Moïse et vrai Aaron !

« Vous avez de la tribulation dans le monde » — comme Il le sait bien, n’est-ce pas ? — mais Il aime nous redire : « Ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde ». Ayez bon courage ! Que ces mots résonnent sans cesse à nos oreilles tout au long de cette nouvelle étape du pèlerinage — et puis,

Comptons mieux sur Sa tendresse,

Son cœur ne saurait changer ;

De ses brebis en détresse

Il est toujours le Berger.