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Table des matières abrégée :

1     Mystères

 

 

Table des matières détaillée :

1     Mystères

1.1      Les mystères au sens du Nouveau Testament

1.2      Mystères ayant trait au mal et à son développement.

1.3      Mystère relatif au gouvernement de Dieu.

1.4      Mystères prononcés par ceux qui parlaient en langues dans l’assemblée.

1.5      Mystères qui constituent l’ensemble des secrets de Dieu.

1.6      Mystères ayant trait à la Personne et aux gloires de Christ :

1.6.1      Mystère de Dieu.

1.6.2      Mystère de la volonté de Dieu.

1.6.3      Sagesse de Dieu en mystère.

1.7      Mystères concernant Christ et l’Assemblée :

1.7.1      Mystère du corps de Christ

1.7.2      Mystère de l’Épouse.

1.7.3      Mystère des sept étoiles.

1.8      Mystères relatifs à la marche du croyant ici-bas :

1.8.1      Mystère de la foi.

1.8.2      Mystère de la piété.

1.9      Mystères du royaume (Matt. 13:11 ; Marc 4:11).

1.10    Mystère de la Venue du Seigneur (1 Cor. 15:51 à 58).

 

 

1        Mystères

ME 1967 p.175, 201

1.1      Les mystères au sens du Nouveau Testament

Plusieurs passages des Écritures nous occupent de « mystères ». Ce terme évoque surtout pour nous le « mystère caché dès les siècles en Dieu » d’Éphésiens 3:9, c’est-à-dire l’Assemblée, mais il est aussi employé à propos d’autres sujets que celui-là. D’une façon générale, l’Esprit de Dieu entend par « mystère » ce qui demeure incompréhensible à notre entendement et ne peut être connu que dans la mesure et au moment où Dieu se plaît à nous le révéler ; que l’accomplissement en soit actuel ou encore à venir. Présentement, les « mystères » ne sont pas tous accomplis (cf. Apoc. 10:7), mais ils nous ont tous été révélés, à l’exception cependant d’un seul : le mystère de l’union de la divinité et de l’humanité, le mystère de la Personne du Fils (cf. Matt. 11:27). Il est à noter toutefois que le mot « mystère » n’est pas employé dans ce dernier passage, bien qu’il y ait là pour nous un insondable mystère. Que Dieu nous garde de chercher à sonder ce qu’Il n’a pas trouvé bon de nous révéler, d’essayer de « regarder dans l’arche » ! (cf. 1 Sam. 6:19).

Nous considérerons brièvement, dans les pages qui vont suivre, les différents « mystères » dont il est question dans la Parole. À peu d’exceptions près, les passages qui nous en occupent se trouvent dans les écrits de l’apôtre Paul, ce qui n’est pas pour nous surprendre, puisqu’il a été un fidèle « administrateur des mystères de Dieu » (cf. 1 Cor. 4:1, 2). Pour faciliter l’exposé, il paraît souhaitable de grouper ces différents « mystères » en diverses catégories :

1. les mystères ayant trait au mal et à son développement,

2. le mystère relatif au gouvernement de Dieu,

3. les mystères prononcés par ceux qui parlaient en langues dans l’assemblée,

4. les mystères qui constituent l’ensemble des secrets de Dieu,

5. les mystères ayant trait à la Personne et aux gloires de Christ,

6. les mystères concernant Christ et l’Assemblée,

7. les mystères relatifs à la marche du croyant ici-bas,

8. les mystères du royaume,

9. le mystère de la venue du Seigneur.

Il nous semble préférable de commencer par les mystères compris dans les quatre premiers groupes, sans beaucoup nous y arrêter d’ailleurs, afin de n’avoir plus à nous occuper ensuite que de ceux dans la considération desquels nous trouverons, plus spécialement que dans les premiers, nourriture et rafraîchissement pour nos âmes.

 

1.2      Mystères ayant trait au mal et à son développement.

Dans cette classe peuvent être rangés « le mystère d’iniquité » et « le mystère de la femme et de la bête qui la porte » (2 Thess. 2:7; Apoc. 17:7). Le mystère d’iniquité opérait déjà du temps de l’apôtre, à plus forte raison aujourd’hui, et il opérera jusqu’à la fin, c’est-à-dire jusqu’à l’enlèvement des saints ayant part à la première résurrection, la résurrection d’entre les morts. Viendra ensuite l’apostasie de la chrétienté : la « grande maison » ne comprendra plus que les professants sans vie, à quelque dénomination chrétienne qu’ils se soient précédemment rattachés, et l’union du monde chrétien, après avoir été si longtemps vainement recherchée, sera alors réalisée : ce sera Babylone, la Babylone orgueilleuse, riche et puissante dont nous parlent les chapitres 17 et 18 de l’Apocalypse. La corruption idolâtre de la religion chrétienne, qui atteindra son apogée à ce moment-là, est figurée par « la grande prostituée » du chapitre 17, sur le front de laquelle est écrit un nom : « Mystère, Babylone la grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre » (v. 1 à 7). Quel mystère en effet, que celle qui a la prétention d’être l’Église de Christ et la seule Église soit véritablement l’origine de toute la corruption qui s’est développée dans la chrétienté pour arriver à maturité lorsque l’apostasie — reniement complet et public du christianisme — et la manifestation de « l’homme de péché » feront suite au « mystère d’iniquité » (cf. 2 Thess. 2:1 à 12).

Le développement de l’iniquité au sein de l’Église professante, pourtant responsable d’obéir à la volonté divine, constitue bien un mystère. Quels sont ceux qui ont conscience d’une telle iniquité et de son développement, en dehors des croyants qui, instruits par la Parole et l’Esprit de Dieu, ont la révélation de ce mystère comme aussi du « mystère de la femme et de la bête qui la porte » ? La « Bête » est une figure de l’Empire romain qui reparaîtra sous une dernière forme quand « la bête… montera de l’abîme », c’est-à-dire quand cet Empire recevra puissance et autorité de Satan lui-même. Que celle qui était responsable de présenter Christ à ce monde, d’y être en témoignage pour Dieu, se laisse « porter » par une puissance qui reçoit son autorité du diable, quel mystère ! Ce mystère, Dieu a voulu nous le révéler : « Je te dirai, moi, le mystère.. .» (Apoc. 17:7). Et n’est-ce pas en vue d’un but pratique : « Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez pas à ses péchés, et que vous ne receviez pas de ses plaies… » (18:4) ? Se retirer de Babylone avant qu’elle ne soit jugée « en un seul jour… en une seule heure » (ib. 8 à 10), c’est ce à quoi nous sommes invités déjà maintenant ; bien que nous n’ayons pas à sortir de la « grande maison », nous n’en sommes pas moins exhortés à nous « retirer de l’iniquité » — c’est une responsabilité individuelle — afin de « poursuivre la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur » (2 Tim. 2:19 à 22). C’est ainsi que se trouve rassemblé le peuple de Dieu —« mon peuple » — dans la séparation de tout mal, ne « participant pas aux péchés » de cet ensemble qui va être manifesté, après l’enlèvement de la vraie Église, comme « Babylone la grande » et qui déjà en revêt de si nombreux caractères.

 

1.3      Mystère relatif au gouvernement de Dieu.

C’est le gouvernement de Dieu à l’égard de son peuple terrestre qui nous est spécialement présenté — parmi tant d’actes de son gouvernement — comme un mystère : « Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère-ci, afin que vous ne soyez pas sages à vos propres yeux : c’est qu’un endurcissement partiel est arrivé à Israël jusqu’à ce que la plénitude des nations soit entrée ; et ainsi tout Israël sera sauvé… » (Rom. 11:25, 26).

Ce passage de l’Écriture nous révèle un mystère qui correspond à l’accomplissement du propos de Dieu à l’égard de son peuple Israël, propos déjà annoncé par le prophète Ésaïe (6:9, 10), puis confirmé par le Seigneur lui-même alors qu’Il était ici-bas, rejeté par son peuple (cf. Marc 4:12 ; 3:20 à 35). « Un endurcissement partiel est arrivé à Israël », de sorte qu’Israël est mis de côté en tant que témoignage de Dieu ; il devait en être ainsi afin que l’évangile puisse être prêché aux nations, désormais responsables de maintenir le témoignage de Dieu dans ce monde : elles sont vues dans la figure de « l’olivier sauvage » maintenant « devenu coparticipant de la racine et de la graisse de l’olivier » (Rom. 11:17). C’est ainsi que la « réjection » d’Israël est « la réconciliation du monde » (ib. 15). Mais quand « la plénitude des nations sera entrée », c’est-à-dire quand sera complet le nombre de ceux qui doivent faire partie de l’Église, Dieu reprendra ses relations avec Israël, non plus incrédule mais croyant (ib. 25 et 23), le résidu croyant devant constituer un tout, le vrai Israël peuple terrestre de Dieu ; c’est dans ce sens qu’il est écrit : « tout Israël sera sauvé » (ib. 26 — cf. Rom. 9:27).

Dieu ne voulait pas nous laisser ignorer « ce mystère-ci », mystère qui demeure impénétrable pour l’incrédule : l’histoire d’Israël, sa condition présente — confirmation pour nous croyants, s’il en était besoin, de la vérité de l’Écriture — demeure un mystère pour les hommes de ce monde. — Mais si Dieu a endurci le cœur du peuple ce n’est pas avant de l’avoir averti, ce n’est pas sans avoir usé de beaucoup de patience envers lui et c’est parce que d’abord Israël s’est endurci qu’ensuite, dans son gouvernement, Dieu l’a endurci. Il en fut de même jadis pour le Pharaon ; nous trouvons à plusieurs reprises cette expression : « Le cœur du Pharaon s’endurcit », ou : « Le Pharaon s’endurcit » (Ex. 7:13, 22 ; 8:15, 19, 32 ; 9:7, 35), tandis que nous lisons ensuite : « Et l’Éternel endurcit le cœur du Pharaon » (9:12 ; 10:20, 27 ; 11:10 ; 14:8), ou encore : « J’ai endurci son cœur et le cœur de ses serviteurs » (10:1), « J’endurcirai le cœur du Pharaon » (14:4), ce que d’ailleurs l’Éternel avait à l’avance déclaré à Moïse car Il connaît la fin d’une chose avant son commencement (cf. 4:21 ; 7:3).

De tout cela nous pouvons dégager un enseignement moral utile à chacun : il est toujours très sérieux de refuser d’écouter les avertissements que Dieu nous adresse et d’endurcir notre cœur ! Nous risquons d’avoir à connaître, comme le Pharaon ou comme le peuple d’Israël, l’exercice du jugement gouvernemental de Dieu et si Lui-même endurcit notre cœur qu’en sera-t-il de nous ? Pour l’incrédule, ce peut être le sort terrible du Pharaon : « Le Pharaon, roi d’Égypte, n’est qu’un bruit ; il a laissé passer le temps ! » (Jér. 46:17). Avoir laissé passer le temps de la patience de Dieu, être à jamais perdu ! Pour le croyant, la question de son salut éternel n’est certes pas mise en cause, mais quelles souffrances dans le temps actuel et quelle perte au jour de la manifestation et de la rétribution devant le tribunal de Christ ! (cf. 2 Cor. 5:9, 10).

 

1.4      Mystères prononcés par ceux qui parlaient en langues dans l’assemblée.

L’apôtre fait observer aux Corinthiens que « les langues sont pour signe, non à ceux qui croient, mais aux incrédules » (1 Cor. 14:22). Dans ces premiers temps de l’histoire de l’Église où le don des langues s’exerçait pour la prédication de l’évangile — les envoyés du Seigneur pouvaient être ainsi reconnus comme parlant de sa part et le don s’exerçait en vue de l’utilité : les auditeurs entendaient l’évangile chacun dans sa propre langue — plusieurs, probablement pour se faire valoir, parlaient en langues dans l’assemblée bien que leur auditoire ne fût pas à même de les comprendre. Ils ne parlaient donc pas aux hommes mais à Dieu ; personne ne les comprenait, en esprit ils prononçaient des « mystères » : ce qu’ils disaient était peut-être excellent en soi mais n’était d’aucun profit pour l’assemblée, à moins que quelqu’un n’interprétât (ib. 5). Or, et l’apôtre insiste sur ce point, toute action dans l’assemblée doit être en vue de l’édification. Pour qu’il en soit ainsi, il faut en premier lieu (la condition est nécessaire mais pas suffisante) que chacun sache ce qui est dit (ib. 15 à 17).

Là encore nous avons un enseignement utile à retenir : un frère qui agit dans l’assemblée doit, selon l’enseignement même de l’Écriture, s’exprimer de façon à être compris de tous. Il doit donc, d’abord, parler distinctement et d’une voix assez forte pour être entendu, ensuite présenter, dans la dépendance de l’Esprit Saint, avec simplicité et clarté, ce qui pourra être aisément saisi par l’auditoire, de façon qu’il y ait une réelle édification. Il n’y a dans l’assemblée aucune place pour des discours confus et touffus, pour des exposés subtils et compliqués tendant à piquer la curiosité beaucoup plus qu’à nourrir l’âme, pour ce qui est le fruit de l’imagination de quelqu’un qui se recherche lui-même au lieu de chercher à édifier l’assemblée !

 

1.5      Mystères qui constituent l’ensemble des secrets de Dieu.

Dans le chapitre 13 de sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre nous dit quel doit être le mobile de l’exercice des dons : c’est l’amour ; si ce n’est pas ce mobile qui les fait agir, leur exercice sera sans grand fruit. L’apôtre prend quelques exemples pour mettre en relief ce qu’il désire enseigner dans ce chapitre : « si j’ai la prophétie », écrit-il au verset 2, c’est-à-dire la révélation des événements à venir, « et que je connaisse tous les mystères », c’est-à-dire tous les secrets de Dieu, « et toute connaissance », connaissance des Écritures, « et que j’aie toute la foi de manière à transporter des montagnes », une pleine et entière confiance en la toute-puissance de Dieu (cf. Matt. 21:21, 22), « mais que je n’aie pas l’amour, je ne suis rien ».

Dieu nous a révélé tous les mystères dont il est question dans l’Écriture sauf, nous l’avons remarqué, celui de la Personne du Fils tout à la fois Dieu et homme. Cette révélation pourrait nous conduire à nous enorgueillir, comme aussi d’ailleurs le fait (si nous en étions capables) de distribuer « tous nos biens » ou de ne pas reculer dans un chemin devant nous conduire à « livrer notre corps » ; mais si tout cela est connu ou accompli sans que nous « ayons l’amour », nous ne sommes rien, cela ne nous profite de rien (cf. 1 Cor. 13:3).

Soyons donc reconnaissants pour tout ce que Dieu a trouvé bon de nous révéler par sa Parole et son Esprit, mais que « la connaissance de tous les mystères » ne soit pas pour nous la connaissance qui « enfle », qu’elle demeure sans cesse liée à l’amour et au service de l’amour qui « édifie ». Qu’elle nous soit utile pour manifester un amour vrai, dans l’obéissance à la Parole, l’amour qui « se réjouit avec la vérité » (1 Cor. 13:6).

Nous en arrivons maintenant aux mystères concernant Christ Lui-même, sa Personne, ses gloires, son Assemblée.

 

1.6      Mystères ayant trait à la Personne et aux gloires de Christ :

mystère de Dieu (Col. 2:2 ; Apoc.10:7),

mystère de la volonté de Dieu (Éph. 1:9),

sagesse de Dieu en mystère (1 Cor. 2:7).

 

1.6.1       Mystère de Dieu.

Ce mystère comprend l’ensemble des conseils de Dieu pour la gloire de son Fils, conseils non encore pleinement accomplis (cf. Apoc. 10:7) et qui ne le seront que lorsque Christ sera établi comme Centre de toutes choses. Quand Dieu aura « réuni en un toutes choses dans le Christ… » (Éph. 1:10), « le mystère de Dieu aussi sera terminé » (Apoc. 10:7) et le mal à jamais ôté. En attendant, et c’est bien un mystère pour lequel il nous faut l’enseignement et la révélation des Écritures, le méchant prospère avec une apparence d’impunité ; de sorte que beaucoup raisonnent comme le faisait autrefois Asaph avant d’entrer dans les sanctuaires de Dieu (cf. Ps. 73). Le « mystère de Dieu » n’est pas encore terminé !

L’apôtre désirait que les Colossiens — et nous avec eux — connaissent leur union avec Christ, Chef du corps, de l’Assemblée, et également connaissent Christ comme Celui qui est le Centre des conseils de Dieu. C’est le « mystère de Dieu, dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance ». Ces « trésors » sont « cachés » à l’homme, car pour en jouir il faut connaître Dieu pleinement révélé en Christ, et l’homme ne veut pas de Christ ! Ce que l’homme appelle « sagesse » ou « connaissance » est tout autre chose que ces « trésors » cachés dans le « mystère de Dieu ».

Les Colossiens, comme aussi les Laodicéens, se glorifiaient de leur sagesse, mais cette sagesse avait pour effet de les détacher de Christ, ce n’était donc pas la sagesse selon Dieu. Semblable danger nous guette, conséquence sans doute, pour une part au moins, du large développement des études : il est un certain « intellectualisme religieux » qui conduit généralement, pour ne pas dire toujours, à faire perdre de vue l’essentiel, Christ Lui-même, et à nous occuper des spéculations de l’esprit humain, d’autant plus porté à se glorifier qu’il s’exerce sur les choses de Dieu. On risque ainsi d’être amené à considérer avec une condescendance plus ou moins marquée le défaut d’instruction, et même la simplicité de croyants humbles et modestes, mais souvent beaucoup plus spirituels ; on cherche à sortir des « sentiers battus » ; on s’emploie à réaliser, par principe, un « non-conformisme » qui n’est, dans la plupart des cas, que désobéissance à la Parole ; on se livre finalement aux dangereuses séductions de la philosophie chrétienne — à l’égard de laquelle l’apôtre nous met en garde (Col. 2:4, 8) — et à des jeux de l’esprit qui ont pour résultat certain de nous éloigner de Christ et de « la simplicité quant au Christ » (cf. 2 Cor. 11:3) et qui sont une profanation des choses saintes ! Combien nous avons besoin d’être conscients de semblables dangers et convaincus de la nécessité de veiller ! Le secret pour être gardé de ce piège de l’ennemi c’est d’entrer d’une manière toujours plus profonde dans « la connaissance du mystère de Dieu, dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance ». C’est dans cette connaissance que sont « cachés » tous ces « trésors », nulle part ailleurs ! Puissions-nous tenir ferme le Chef et croître dans la connaissance du « mystère de Dieu » !

C’est ainsi que nous pourrons nous affermir dans la foi et, avec simplicité et pureté, « annoncer le mystère du Christ » (Col. 4:3).

 

1.6.2       Mystère de la volonté de Dieu.

Dieu a voulu non seulement nous placer dans une position et une relation nouvelles mais encore nous faire connaître « le mystère de sa volonté », « savoir de réunir en un toutes choses dans le Christ, les choses qui sont dans les cieux, et les choses qui sont sur la terre… » (Éph. 1:9, 10). Lorsque les diverses dispensations auront pris fin, Christ aura l’administration universelle de toutes choses dans les cieux et sur la terre ; c’est là le propos de Dieu de toute éternité, « le mystère de sa volonté selon son bon plaisir », mystère que dans sa grâce Il a voulu nous révéler.

Dieu n’a pas voulu que Satan et l’homme aient le dernier mot dans cette création « assujettie à la vanité » et dans la « servitude de la corruption » (cf. Rom. 8:20, 21) : c’est Christ qui mettra un terme à l’histoire de cette terre par son règne glorieux, l’action de Satan après le règne étant seulement pour montrer que le cœur de l’homme est resté le même bien qu’il ait connu mille ans de justice et de paix, et la puissance de l’ennemi étant aussitôt et définitivement brisée. Dieu placera toutes choses entre les mains de son Fils, l’Homme Christ Jésus, pour en assurer le gouvernement à sa gloire, et nous Lui serons associés dans son règne !

Selon le « bon plaisir de sa volonté », Dieu a voulu faire de nous ses enfants. Davantage encore, Il a voulu nous « faire connaître le mystère de sa volonté » : Il donnera à Christ la suprématie sur toutes choses. Enfin, selon « le conseil de sa volonté » Il a voulu nous associer à Christ dans cette position glorieuse (cf. Éph. 1:5, 9 et 11).

 

1.6.3       Sagesse de Dieu en mystère.

« Aucun des chefs de ce siècle » n’a connu « la sagesse de Dieu en mystère, la sagesse cachée, laquelle Dieu avait préordonnée avant les siècles pour notre gloire », « car s’ils l’eussent connue, ils n’eussent pas crucifié le Seigneur de gloire » (1 Cor. 2:7, 8). En effet, s’ils avaient pu discerner toute la gloire et la sagesse de Dieu en Christ, ils ne l’eussent pas crucifié !

L’Ancien Testament ne nous dévoile pas les conseils de Dieu relativement à la gloire céleste, conseils qui sont « la sagesse de Dieu en mystère » ; ils nous sont révélés dans le Nouveau Testament. La comparaison d’Ésaïe 64:4 et de 1 Corinthiens 2:9 (qui cite ce verset d’Ésaïe 64:4) nous le montre clairement. Ésaïe 64 : « Et jamais on n’a entendu, jamais on n’a ouï de l’oreille, jamais l’œil n’a vu hors toi, ô Dieu, ce que Dieu a préparé pour celui qui s’attend à lui » ; 1 Corinthiens 2 : « mais selon qu’il est écrit : « Ce que l’œil n’a pas vu, et que l’oreille n’a pas entendu, et qui n’est pas monté au cœur de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment » — mais Dieu nous l’a révélée par son Esprit… »

Il y a pour le chrétien davantage que « Jésus Christ crucifié » (1 Cor. 2:2), il y a — et cela parce qu’Il a été crucifié, puis ressuscité d’entre les morts — un « mystère », une « sagesse de Dieu en mystère » maintenant révélés à ceux qui en ont fini avec leur état ancien, les « parfaits », ou hommes faits, du verset 6. La sagesse de Dieu a trouvé en Christ le moyen de réaliser son propos d’éternité : en finir avec l’homme et introduire dans sa présence sainte un homme nouveau ayant part à sa gloire. C’est ce que, dès les temps éternels, Il a « préparé pour ceux qui l’aiment ».

 

1.7      Mystères concernant Christ et l’Assemblée :

mystère du corps de Christ (Éph. 3:3, 4, 9 ; 6:19 ; Col. 1:26, 27 ; Rom. 16:25),

mystère de l’Épouse (Éph. 5:32),

mystère des sept étoiles (Apoc. 1:20).

Ces différents mystères constituent « le mystère » par excellence. Les passages qui nous en occupent nous sont si familiers que nous nous bornerons à un rappel sommaire des vérités qu’ils nous présentent.

 

1.7.1       Mystère du corps de Christ

Il a été donné à l’apôtre Paul « de mettre en lumière devant tous quelle est l’administration du mystère caché dès les siècles en Dieu » (Éph. 3:9). Ce mystère lui a été donné à connaître « par révélation » (ib. 3) et non par l’intermédiaire d’instruments humains (cf. Gal. 1:1, 11, 12). Il venait déjà d’en parler « en peu de mots » dans les deux premiers chapitres de son Épître aux Éphésiens, plus particulièrement dans les versets 11 à 22 du chapitre 2 et surtout dans les trois derniers, ce qui permettait aux croyants d’Éphèse de « comprendre quelle était son intelligence dans le mystère du Christ » (Éph. 3:3, 4). Toute distinction se trouvait abolie entre Juifs et Gentils, le « mur mitoyen de clôture » était détruit et les deux étaient réconciliés « en un seul corps à Dieu par la croix » (cf. Éph. 2:13 à 18). De telle sorte que maintenant les nations deviennent cohéritières — d’un même corps avec les Juifs — coparticipantes de sa promesse (c’est-à-dire le Saint Esprit — cf. 2:18) dans le Christ Jésus (3:6).

Dans le chapitre 3 de cette Épître aux Éphésiens — comme aussi d’ailleurs en Colossiens 4:3, passage cité plus haut à propos du « mystère de Dieu » — l’apôtre parle du « mystère du Christ » (v. 4) : c’est la révélation de la gloire de Christ, Chef du corps, de l’assemblée. L’Assemblée lui est inséparablement unie : l’ensemble, Christ et l’Assemblée, est appelé « le Christ » (1 Cor. 12:12). — Dans le chapitre 6, l’apôtre emploie l’expression « mystère de l’évangile » (v. 19) : ce « mystère » a trait à la Personne que l’Évangile nous fait connaître comme Sauveur et Seigneur et l’Évangile que Paul annonçait c’était le propos de Dieu relatif à Christ et à l’Assemblée, « caché dès les siècles en Dieu » et maintenant révélé.

Dans l’Épître aux Colossiens, où l’apôtre parle aussi du « mystère qui avait été caché dès les siècles et les générations » (1:26), il nous est dit que ce mystère « a été maintenant manifesté à ses saints » ; dans les Éphésiens, « maintenant révélé à ses saints apôtres et prophètes par l’Esprit » ; dans les Romains, « donné à connaître à toutes les nations » (Col. 1:26 ; Éph. 3:5 ; Rom. 16:26).

Ce mystère, écrit Paul aux Colossiens, a été « maintenant manifesté à ses saints, auxquels Dieu a voulu donner à connaître quelles sont les richesses de la gloire de ce mystère parmi les nations, c’est-à-dire Christ en vous l’espérance de la gloire » (1:26, 27). Juifs et nations ne forment plus maintenant qu’un seul corps, mais les Juifs attendaient un Messie qui devait être manifesté en gloire sur la terre pour y établir le royaume (cf. Luc 24:21 ; Actes 1:6). Les prophètes avaient annoncé à Israël le Messie et la gloire avec Lui ; or, pouvaient dire ceux auxquels l’évangile était annoncé, bien que le Messie soit venu nous n’avons pas la gloire. C’était là pour eux un mystère. C’est pourquoi l’apôtre leur écrit ceci : Christ demeure en nous — d’une manière invisible sans doute, précieuse réalité pour la foi cependant ; nous avons donc ainsi, non pas encore la gloire mais « l’espérance de la gloire ». Telle est la portée de « la gloire de ce mystère » : « Christ en vous l’espérance de la gloire ».

Rappelons ici que le « mystère » a deux caractères différents dans les Éphésiens et dans les Colossiens : dans les Éphésiens, c’est nous en Christ, Juifs et Gentils unis en un seul corps, par le Saint Esprit, avec Christ Tête glorifiée dans le ciel ; dans les Colossiens, les croyants sont vus sur la terre, ressuscités avec Christ, ayant à marcher comme tels ici-bas. Aussi quand l’apôtre parle du « mystère » dans l’Épître aux Colossiens il le présente en relation avec la marche des croyants, c’est « Christ en vous ». Dans les Éphésiens, nous sommes « en Christ » devant Dieu ; dans les Colossiens, Christ est « en nous » devant le monde. Les deux choses sont étroitement liées (cf. Conférences de Genève, 1912, p. 64).

Dans l’Épître aux Romains, l’apôtre désire surtout montrer comment les relations de l’homme avec Dieu, interrompues après l’entrée du péché dans le monde, ont pu être rétablies sur le pied de la justice ; ce n’est qu’incidemment qu’il présente le croyant comme étant « en Christ », « un seul corps en Christ » (8:1 ; 12:5). Mais il ne peut clore cet Évangile sans introduire le sujet des conseils de Dieu ; c’est ainsi qu’il parle du « mystère à l’égard duquel le silence a été gardé dès les temps éternels » (16:25). La révélation des conseils de Dieu est contenue dans l’évangile ; l’apôtre emploie l’expression « mon évangile », évangile qui a pour point de départ Christ dans la gloire et présente la précieuse vérité de l’union des croyants, en un seul corps, avec un Christ glorifié dans le ciel.

 

1.7.2       Mystère de l’Épouse.

Quel mystère que celui de l’union de Christ et de l’Épouse ! L’apôtre applique à cette union Genèse 2:24 : « C’est pourquoi l’homme laissera son père et sa mère, et sera joint à sa femme ; et les deux seront une seule chair » (Éph. 5:31). Et afin de faire comprendre que ce « mystère » concerne l’union de Christ et de son Épouse, et non celle du mari et de la femme, il ajoute : « Ce mystère est grand ; mais moi je parle relativement à Christ et à l’assemblée » (ib. 32).

 

1.7.3       Mystère des sept étoiles.

« Le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma droite, et les sept lampes d’or : les sept étoiles sont les anges des sept assemblées, et les sept lampes sont sept assemblées » (Apoc. 1:20).

Celui qui est le Chef du corps, de l’assemblée tient « dans sa droite », c’est-à-dire sous son autorité, « l’ange » de chaque assemblée. « L’ange » désigne ici une ou plusieurs personnes, représentant devant le Seigneur l’état de l’assemblée et se trouvant étroitement liées à la responsabilité de cet état. En d’autres termes : la partie spirituellement responsable de l’état de l’assemblée. Il y a là un « mystère », dans lequel seule la foi peut pénétrer : c’est Christ qui tient sous son autorité les représentants moraux des assemblées, c’est Lui qui a la direction et le pouvoir d’administration de l’assemblée.

 

1.8      Mystères relatifs à la marche du croyant ici-bas :

mystère de la foi et mystère de la piété (1 Tim. 3:9 et 16).

 

1.8.1       Mystère de la foi.

La foi est ici l’ensemble des enseignements que Dieu nous donne pour que, les mettant en pratique, nous puissions marcher d’une manière qui lui plaise. C’est par conséquent un « mystère » pour l’esprit de l’homme, incapable de comprendre une marche soumise à de telles directions. Ce « mystère de la foi » doit être gardé « dans une conscience pure », c’est-à-dire non seulement saisi par l’intelligence spirituelle mais encore reçu de telle manière que l’enseignement divin pénètre le cœur et exerce profondément la conscience afin qu’il produise tous ses effets sanctifiants dans la marche. La connaissance ne doit pas être seulement une affaire d’intelligence, elle est liée à une conscience exercée devant Dieu et doit agir en elle de façon à la maintenir dans un état de pureté.

 

1.8.2       Mystère de la piété.

Une lecture superficielle de la Parole nous conduirait à penser qu’il n’y a guère de lien entre les versets 15 et 16 de 1 Tim. 3, alors que tout au contraire la relation entre les deux est très étroite. L’apôtre écrit à Timothée « afin qu’il sache comment il faut se conduire dans la maison de Dieu qui est l’assemblée du Dieu vivant, la colonne et le soutien de la vérité ». Pour qu’une telle conduite soit réalisée, la vie de chaque croyant doit être une vie de piété et c’est pourquoi l’apôtre nous dit aussitôt quel est le « mystère », ou le secret de la piété. L’ordre est inverse de celui que l’on considère généralement comme normal : certes, le croyant trouve de précieuses ressources dans l’assemblée mais ce n’est pas là le point de départ. Le point de départ, c’est la vie individuelle, nourrie de Christ, la vie de piété. Que chacun la réalise avec fidélité, il y aura vie et prospérité dans l’assemblée, l’ordre y sera maintenu et vu. Et une assemblée en ordre et en paix — Dieu veuille que ce soit le lot de chaque assemblée locale ! — permettra des réunions heureuses et bénies, au cours desquelles la présence du Seigneur sera goûtée et l’Esprit Saint agira sans rien qui le contriste ; chacun en éprouvera l’onction et la puissance, il y aura une réelle édification pour tous. Mais, répétons-le, le point de départ c’est une vie de piété vécue par chaque croyant individuellement. Cela réduit à néant les propos mis en avant pour essayer d’excuser telle ou telle défaillance : l’état de l’assemblée est si mauvais qu’il n’y a rien de surprenant à nos manquements individuels ! Nos manquements individuels sont la conséquence du déclin de la piété et ils sont à l’origine de l’état de faiblesse des assemblées, avec toutes les conséquences qui en découlent.

Le but de l’apôtre en écrivant sa première Épître à Timothée étant celui qui est défini au verset 15 du chapitre 3, nous comprenons pourquoi il écrit aussitôt le contenu du verset 16 et pourquoi aussi il est question de la piété tout au long de l’Épître (1:9 ; 2:2 ; 3:16 ; 4:7, 8 ; 5:4 ; 6:5, 6, 11). Pour pouvoir se développer et se manifester, la vie de Dieu a besoin d’un aliment : Christ ; elle a une source cachée, secrète à laquelle elle puise. On en voit seulement les effets mais il y a un secret, un « mystère » dont le croyant a la clef. En dehors de la foi en ce mystère, il n’est pas de vraie et enrichissante piété.

La piété est une chose incompréhensible, profondément mystérieuse pour les hommes de ce monde ; et cela parce qu’elle a une source secrète, cachée à tous les yeux : on peut en voir les différentes manifestations, certaines d’entre elles tout au moins, mais il est impossible de discerner ce qui est à leur origine. Le croyant seul a la connaissance d’un tel « mystère », d’un tel secret, qui n’a de valeur et de puissance que parce qu’il réside dans la connaissance d’une Personne « inconnaissable » et cependant donnée à connaître : Christ, pleine et parfaite révélation de Dieu à l’homme, « Dieu manifesté en chair ». Le grand et insondable mystère de la Personne du Fils, vrai Dieu et vrai homme, Dieu et homme tout à la fois, mystère que nous ne sonderons jamais, est étroitement lié au « mystère de la piété ». Le « mystère de la piété » n’est pas un ensemble de doctrines, c’est la connaissance d’une Personne à laquelle sont liées les affections du cœur renouvelé. La piété ne peut être produite en dehors de cette connaissance de « Dieu manifesté en chair… » (1 Tim. 3:16). Tel est le « secret », le seul secret d’une vie de piété, qui conduira à la réalisation pratique de ce qu’est effectivement l’assemblée : « la colonne et le soutien de la vérité » (ib. 15).

 

1.9      Mystères du royaume (Matt. 13:11 ; Marc 4:11).

« À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des cieux », ou « le mystère du royaume de Dieu ». En raison de l’incrédulité de son peuple, le Seigneur parlait aux foules en paraboles, accomplissant ainsi la prophétie d’Ésaïe 6:9, 10, « et en particulier il interprétait tout à ses disciples » (cf. Matt. 13:10 à 17, 34, 35 ; Marc 4:10 à 12, 33, 34). Si le Messie, roi d’Israël, avait été reçu par son peuple, le royaume aurait été établi et il n’y aurait pas eu de « mystères du royaume des cieux ». Mais Christ a été rejeté et crucifié ; ressuscité, Il a pris place dans le ciel comme Homme glorifié et dès lors le royaume a revêtu une forme mystérieuse, présentée par le Seigneur dans les paraboles de Matthieu 13, Marc 4 et Luc 8. Les hommes peuvent-ils comprendre que les croyants s’attachent à un Seigneur invisible et lui témoignent soumission et obéissance ? C’est pour eux un mystère !

Le royaume de Dieu n’est pas un autre royaume que le royaume des cieux : c’est le même royaume, mais envisagé au point de vue moral. Nous sommes exhortés à en manifester les caractères : « Car le royaume de Dieu n’est pas manger et boire, mais justice, et paix, et joie dans l’Esprit Saint. Car celui qui en cela sert le Christ est agréable à Dieu et approuvé des hommes » (Rom. 14:17, 18).

 

1.10  Mystère de la Venue du Seigneur (1 Cor. 15:51 à 58).

Le « mystère » ici c’est que les saints ne passeront pas tous par la mort, il est maintenant révélé. C’était là une chose entièrement nouvelle car sous l’économie précédente (exception faite d’Énoch et d’Élie) tous les justes ont dû passer par la mort. Les morts en Christ ressusciteront lorsque le Seigneur reviendra — l’apôtre développe ce sujet dans la partie précédente du chapitre et dans le chapitre 4 de sa première Épître aux Thessaloniciens — mais des saints seront alors vivants sur la terre. Ils seront « changés » et il faut qu’ils le soient, car « la chair et le sang » (c’est-à-dire l’état de l’homme après la chute, la nature pécheresse de l’homme) « ne peuvent pas hériter du royaume de Dieu » (1 Cor. 15:49, 50). Mystère pour l’incrédule ! Dieu soit béni de nous l’avoir révélé !

Rendons grâces à Celui qui a voulu nous donner à connaître ces différents « mystères » ! Puissions-nous, conduits par son Esprit, pénétrer davantage dans cette précieuse connaissance, n’oubliant pas que la connaissance doit exercer la conscience et que la responsabilité y est toujours attachée ! « Car à quiconque il aura été beaucoup donné, il sera beaucoup redemandé ; et à celui à qui il aura été beaucoup confié, il sera plus redemandé » (Luc 12:48).