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Pensées sur les épîtres de Jean et de Jude

 

 

Leslie M. Grant

 

 

Calendrier « The lord is near », 1983, 1993, 1997, 2011, 2012, 2013,

 

 

1 Jean 1v5-7 ; 3v1-2 ; 3v2 ; 3v16-17 ; 4v8-10 ; 4v15-16 ; 4v17(1) ; 4v17(2) ; 4v19 ; 5v4-5 ; 5v7-8 ; 5v11 ; 5v11-12 ; 5v18-19 ;

2 Jean v9-11

3 Jean 2

Jude 3

 

 

1         1 Jean 1:5-7

Et c’est ici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons, savoir que Dieu est lumière et qu’il n’y a en lui aucunes ténèbres. Si nous disons que nous avons communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons et nous ne pratiquons pas la vérité ; mais si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la lumière, nous avons communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché.

9 avril 2013

« Dans la lumière », c’est la sphère où marche le croyant, et tout croyant marche là.

On a fait remarquer avec raison que ce qui est en question ici, c’est nous marchons, non pas comment nous marchons. Notez qu’il ne nous est pas seulement dit que « Dieu est lumière » (verset 5), mais que « lui-même est dans la lumière » (verset 7). Bien que Sa nature soit éternellement « lumière », dans l’Ancien Testament, cependant, Il demeurait « dans l’obscurité profonde » (1 Rois 8:12), parce qu’Il n’avait pas été révélé dans toute la bénédiction de Sa nature, comme Il l’est maintenant dans la Personne de Son Fils. Mais maintenant tout croyant marche dans la lumière de cette manifestation merveilleuse : c’est la seule place de bénédiction pour quiconque aujourd’hui. De plus, cela lie tous les croyants ensemble, car ils sont tous de la même famille, ayant en commun la même nature.

Cependant, nous devons tenir compte du fait que cette lumière est vérité et justice absolues, et ceux qui sont dans la lumière ne peuvent nier qu’ils ont péché. Comment alors peuvent-ils avoir une place là ? La réponse à cette question est donnée immédiatement : « le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché ». C’est seulement dans la lumière que ce sang précieux s’applique d’une telle façon merveilleuse, car la lumière expose les choses dans leur état, et ce n’est que lorsque le péché est mis au jour qu’il est jugé correctement et ôté : les exigences de la lumière sont pleinement satisfaites par ce sang précieux, et tout obstacle à la communion est ôté.

 

 

2         1 Jean 3:1-2

Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu ; c’est pourquoi le monde ne nous connaît pas, parce qu’il ne l’a pas connu. Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; nous savons que quand il sera manifesté, nous lui serons faits semblables, car nous le verrons comme il est.

9 janvier 1983 ; 6 février 2011 ; 16 avril 2013

Le cœur du Père, envers ceux qui ont été rachetés par le précieux sang de Christ, est libre de couler dans sa plénitude inexprimable. En retour, le cœur de celui qui le reçoit exulte dans un pur délice, dans la contemplation de cet amour. Réalité précieuse et vivante ! Mais l’attention de l’enfant de Dieu doit être attirée vers cela par la Parole de Dieu. Le mot qui nous éveille, « Voyez », a pour but d’allumer l’intérêt sincère de l’âme pour cette merveilleuse manifestation d’amour du cœur du Père, si essentielle pour le bien de tous Ses enfants. Savoir que nous sommes aimés en perfection, éternellement, et avec une sagesse infinie, est une réponse tellement merveilleuse aux exercices présents d’épreuves et de conflit sur la terre.

Mais ce n’est pas seulement sur cet amour qu’il est insisté ici, mais sur sa qualité : « de quel amour ». La philanthropie peut se qualifier d’amour parce qu’elle donne sans compter, et qu’elle fait peut-être sortir quelqu’un hors de circonstances de misère et de pauvreté pour l’amener dans un état de prospérité et de confort. Dans un certain sens on peut appeler cela de l’amour, mais cela n’atteint pas, et de loin, à l’amour du Père. Il y a ici un amour qui, non seulement sauve des ennemis d’un état de péché, de rébellion et de ruine, mais les revêt, les nourrit, et les enrichit ; mais qui ne se satisfait rien de moins que de les amener dans Sa propre maison pour toujours comme Ses propres enfants. L’amour vrai, pur, trouve ses délices à avoir près de lui les objets de cet amour. Et Il reconnaît publiquement ceux-là comme étant Ses enfants, trouvant du plaisir à les nommer ainsi. Méditons bien sur la noble dignité et la douceur de cette relation sainte et bien établie, et marchons en accord avec elle.

 

 

3         1 Jean 3:2

Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; nous savons que quand il sera manifesté, nous lui serons faits semblables, car nous le verrons comme il est.

7 novembre 1997

Seuls ceux qui ont reçu le Seigneur Jésus dans leur cœur par la foi peuvent avoir la joie extraordinaire de savoir qu’ils sont des enfants de Dieu. Étant nés de Dieu, ils ont la même vie que Dieu, la même vie qui a été vue dans le Seigneur Jésus pendant toute Sa vie sur la terre. En Christ, cette vie a été vue dans sa perfection absolue. Il n’en est pas de même en nous car, tout en ayant la vie nouvelle qui est éternelle, nous avons encore la vie corrompue que nous avons reçue d’Adam, que nous n’aurons plus quand nous quitterons ce monde. Les deux sont complètement distinctes, mais il peut nous arriver trop facilement de nous embrouiller en ne les gardant pas séparées. Dans la Parole, la vieille nature est appelée « la chair », et la nouvelle nature, « l’esprit ». Mais nous ne faisons pas de l’introspection pour savoir à quoi ressemble l’esprit, car nous verrons trop de ce qui est de la chair ; mais nous regardons à Christ, en qui la véritable nature spirituelle est manifeste d’une manière si belle.

Mais nous n’aurons pas toujours ces deux natures. « Ce que nous serons n’a pas encore été manifesté », car maintenant c’est encore le temps de l’épreuve de notre foi, et nous attendons patiemment le jour merveilleux de la manifestation. Il viendra certainement, et alors, « nous lui serons faits semblables », la vieille nature ayant complètement disparu, et la nouvelle nature brillant clairement parce qu’elle reflétera le Seigneur Jésus.

Cette transformation qui nous rendra semblables à Lui est absolument indispensable puisque « nous le verrons comme il est », non pas comme Il était, mais glorifié au-dessus de tous les cieux, dans le royaume où le péché ne pourra jamais entrer. Quelle joie indicible, vraiment, d’être comme Lui ! Toute notre ancienne condition pécheresse, toutes nos faiblesses et nos défaillances seront complètement bannies, et nous serons comme Lui, aussi bien moralement que corporellement. Que Sa venue sera une grande joie !

 

 

4         1 Jean 3:16-17

Par ceci nous avons connu l’amour, c’est que lui a laissé sa vie pour nous ; et nous, nous devons laisser nos vies pour les frères. Mais celui qui a les biens de ce monde, et qui voit son frère dans le besoin, et qui lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ?

7 mai 2013

Considérons de près que la mort en sacrifice du Seigneur Jésus est vue ici comme étant en faveur de ceux qui ont été rachetés par elle, et uniquement pour ceux qui ont fait l’expérience de ses résultats bénis. Il est tout à fait vrai que Sa vie sur la terre était vécue dans un humble service pour les Siens ; et cela n’a pas cessé jusqu’à ce qu’Il donne Sa vie en sacrifice suprême dans Sa mort sur la croix. C’est une bénédiction incalculable pour tout enfant de Dieu.

Le sacrifice du Seigneur n’avait pas le simple but d’aider l’humanité en général à accéder à un plus haut degré de liberté et d’auto-détermination. Il y a des gens, aujourd’hui, qui osent dire cela, comme si la mort du Seigneur pouvait être comparée à celle d’hommes qui ont été des champions pour des causes humanitaires, pour les droits civils ou autre chose, et qui sont morts dans leurs efforts pour améliorer le monde. Le Seigneur Jésus n’a rien tenté de semblable. Il est venu dans le but de S’offrir en sacrifice pour la rémission de nos péchés.

Toutefois, le fait que le Seigneur Jésus ait mis Sa vie pour nous est aussi un exemple pour nous ; aussi, « nous devons laisser nos vies pour les frères ». Si la mort devait en résulter, acceptons-la, mais nos vies devraient être consacrées à un service, dans l’humilité, pour le bien des enfants de Dieu. Cela implique de vivre pour eux, pas seulement de mourir pour eux s’il le fallait.

 

 

5         1 Jean 4:8-10

Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous, c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui ; en ceci est l’amour, non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce qui lui nous aima et qu’il envoya son Fils pour être la propitiation pour nos péchés.

19 mai 2013

Qu’elle est tristement fausse, la notion de l’amour de Dieu qui parle de la vie sainte et si belle du Seigneur Jésus comme d’un dévouement pour l’humanité allant jusqu’au sacrifice de soi-même, et qui passe complètement à côté de Sa mort sur la croix comme étant le grand sacrifice propitiatoire nécessaire pour expier les péchés.

On ne trouve pas d’amour pour Dieu dans le cœur de l’homme, mais bien dans le cœur de Dieu envers l’homme : le cœur de Dieu est une source vivante d’amour. Et le fait que Dieu envoya Son Fils pour porter le poids terrible de notre culpabilité – la culpabilité d’hommes rebelles – dans Son angoisse et Sa mort sur la croix, est la preuve d’un amour infiniment plus élevé que quoi que ce soit que l’homme dans sa nature appelle de l’amour.

En contemplant ces deux grands faits – l’incarnation du Seigneur Jésus, et Sa mort en sacrifice - nos pensées sur l’amour seront formées correctement. La propitiation est ce qui satisfait complètement Dieu relativement au fait d’ôter les péchés. Par ce moyen, l’amour de Son cœur, qui s’est déjà exprimé dans la propitiation, est libre de couler sans entraves et avec bonheur envers Ses enfants. L’amour a trouvé un moyen de surmonter tout ce qui empêchait son cours abondant. Et cet amour bien réel, pur et sans égoïsme est ce qui éveille en retour dans nos cœurs une affection spontanée, franche et réelle. « Nous l’aimons parce que lui nous a aimés le premier ».

 

 

6         1 Jean 4:15-16

Et nous avons connu et cru l’amour que Dieu a pour nous. Dieu est amour, et celui qui demeure dans l’amour, demeure en Dieu et Dieu en lui.

15 mai 1983 ; 4 décembre 2011 ; 11 juin 2013

Il n’y a rien ici de vague et d’incertain, mais une connaissance vivante de l’amour de Dieu. C’est là le vrai christianisme. « Nous avons connu et cru ». Remarquez aussi que ce n’est pas là simplement s’occuper de l’amour comme d’une chose subjective – ce qui a été un piège pour beaucoup. Pour connaître l’amour et en jouir de la bonne manière, il faut que ce soit objectivement. Les sentiments ne sont pas du tout une base de raisonnement. Il ne s’agit pas de savoir si je ressens que je suis aimé : mais de le savoir et de le croire, parce que c’est un fait réel. C’est entièrement indépendant de mes sentiments : en conséquence je dois m’engager absolument à le croire. Et cela n’est que raisonnable et juste. Les preuves de cet amour, dans l’incarnation du Seigneur Jésus et dans Son sacrifice sans égal en notre faveur, sont tellement fortes et indiscutables que seule une rébellion obstinée oserait en douter. « Dieu est amour » : c’est Sa nature même : en conséquence, Il aime.

Ce n’est pas l’ardeur de ma réponse qui détermine si je L’aime ou non. Il agit ainsi parce que c’est Sa nature, indépendamment de quoi que ce soit en moi qui attire un tel amour. C’est pourquoi je le crois, car il est vrai. Et, le croyant, je demeure dans l’amour, je demeure en Dieu, et Dieu en moi. C’est demeurer en Lui en permanence, parce que l’amour du Dieu éternel est un amour permanent. Et cela procure la seule base stable pour que de nos cœurs, en retour, coule cet amour envers Dieu et envers les autres. Et ce dernier est précieux aussi, mais seulement quand il a sa source dans le premier : l’amour envers Dieu.

 

 

7         1 Jean 4:17 (1)

En ceci est consommé l’amour avec nous, afin que nous ayons toute assurance au jour du jugement, c’est que, comme il est, lui, nous sommes, nous aussi, dans ce monde.

2 mai 1983 ; 11 décembre 2011 ; 18 juin 2013

Dieu désire certainement que nous soyons consommés – rendus parfaits – dans l’amour. Mais comment cela s’accomplit-il ? C’est en connaissant et en croyant l’amour que Dieu a pour nous, c’est-à-dire en reconnaissant pleinement le fait que l’amour de Dieu pour nous est lui-même perfection.

La connaissance de cet amour sans réserve, qui ne peut changer, donne de l’assurance même quant au jour du jugement. Dieu, dans Son amour pur, a donné Son Fils pour qu’Il supporte, de manière pleine et absolue, le jugement qui m’était destiné. Le jour du jugement n’est alors plus une occasion de crainte quelconque : l’amour de Dieu est trop grand pour me permettre de conserver un instant la pensée que le jugement pourrait peut-être m’atteindre. Son amour a œuvré de telle façon qu’il est le même envers moi qu’envers Son propre Fils : « comme il est, lui, nous sommes, nous aussi, dans ce monde ». Quelle affirmation extraordinaire avec des mots si clairs et simples !

Christ n’est-Il pas maintenant complètement à l’abri du jugement ? Dans Sa grâce Il a porté cela sur la croix du Calvaire, le châtiment entier et sans allègement contre le péché étant placé sur Lui, le Sacrifice volontaire. L’œuvre étant maintenant terminée, Il est couronné de gloire et d’honneur, exalté à toujours, ayant aboli la mort en triomphant sur elle. Et quant au jugement, le croyant, même maintenant « dans ce monde », est comme Il est, Lui, au-delà de toute possibilité de jugement, accepté en justice et en joie devant la face du Père – une place présente et permanente de bénédiction sans mélange.

La certitude, pour un enfant, de l’amour sincère et permanent de ses parents lui donne confiance. Il n’y a pas d’élément de crainte dans cette relation filiale. Combien plus l’amour parfait de Dieu chasse la crainte. Et cela est rendu parfaitement réel dans l’amour.

 

 

8         1 Jean 4:17 (2)

Comme il est, lui, nous sommes, nous aussi, dans ce monde.

17 août 1993

Il y a ici une vérité extrêmement profonde et extraordinaire, exprimée dans le langage le plus simple. Dieu désirerait que tous les croyants la prennent à cœur avec reconnaissance. Et cependant, en général, il semble que les croyants pensent que le verset ne puisse pas signifier ce qu’il dit, et beaucoup se débattent dans un état d’incertitude et de doute.

Si le verset avait été : Comme Il était, ainsi nous devrions essayer d’être dans ce monde, nous le comprendrions sans difficulté. Mais quand nous pensons au Seigneur Jésus comme Il est, nous Le considérons comme étant ressuscité d’entre les morts, assis à la place de la plus haute dignité au-dessus de tous les cieux, accepté par le Père en raison de la perfection de Son œuvre sur la croix. De plus, il ne nous est pas du tout demandé d’essayer d’être « comme Il est », pas plus que d’être comme Il était, mais il nous est dit que nous sommes comme Il est pendant que nous sommes encore dans le monde.

Cela n’a rien à voir avec notre expérience ou nos sentiments, mais c’est un fait absolu établi par Dieu. Pourquoi cela ? Parce que Dieu voit Christ, Son Fils bien-aimé, comme représentant dans Sa Personne tous ceux qui ont mis leur confiance en Lui. Il a été notre Représentant lorsqu’Il a pris notre place en supportant le jugement de Dieu sur la croix. C’était de la grâce pure et infinie. Nous n’avons pas expérimenté cette mort terrible, mais Lui l’a connue en notre faveur. Maintenant Dieu, en récompense, Lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom, et une place dans la gloire, qu’Il fait Ses délices de partager avec ceux qui se confient en Lui comme leur Sauveur personnel. Il est maintenant notre Représentant devant Dieu dans le ciel. Dieu Le voit à une place de gloire merveilleuse, et Il voit tout croyant à cette même place.

Cela est vrai pendant que nous sommes dans ce monde, bien que nous n’en fassions pas l’expérience comme nous le ferons dans un jour à venir. Nous le croyons, parce que Dieu, dans Sa grâce, nous l’a déclaré. Nous n’avons, en conséquence, pas de crainte du jugement, parce que notre jugement a été porté par Lui sur la croix, et de même qu’Il est, maintenant, complètement au-delà du jugement, le croyant l’est aussi.

Quelle raison de profonde reconnaissance.

 

 

9         1 Jean 4:19

Nous, nous l’aimons parce que lui nous a aimés le premier.

29 mai 1983 et 18 décembre 2011

Ceci est une réaction spontanée, vitale. Aucun effort humain quelconque n’est impliqué en cela, aucune pression sur moi-même, aucun effort pour éveiller mes émotions de manière artificielle. L’amour doit être quelque chose de spontané, ou ce n’est pas du tout de l’amour. « Je vous adjure, filles de Jérusalem, par les gazelles ou par les biches des champs, n’éveillez pas, ne réveillez pas mon amour jusqu’à ce qu’il le veuille » (Cantique des cantiques 2:7). La gazelle est l’image même de la sensibilité et de la timidité, alors que la biche, grimpant d’un pied ferme jusqu’aux hauteurs dépassant le niveau commun, s’élève au-dessus de l’atteinte du danger. L’amour ne peut pas être produit dans nos cœurs par un processus d’incitation : il n’y aura pas de résultat, car notre cœur n’est pas du tout un réservoir d’amour ; nous devons regarder ailleurs : « Nous l’aimons parce que lui nous a aimés le premier ».

Recevoir l’amour de Dieu, c’est la seule source d’amour pour Dieu et envers les autres. Croyons simplement que Son amour est ce qu’il est réellement, et cela produira une réponse heureuse et spontanée, sans faux-semblant et sans affectation. La loi dit : « Tu aimerais le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force, et de toute ta pensée » (Luc 10:27). Mais tous les efforts de l’homme pour agir ainsi n’ont pour résultat que défaite complète : c’est contre sa nature. À quoi cela sert-il de pomper de toutes ses forces pour tirer de l’eau d’un puits qui ne donne que du gaz empoisonné ? Oublions un tel puits semblable à notre cœur corrompu, et tournons-nous vers la source vivante et courante du cœur de Dieu : et sans effort, sans aucune intervention humaine, notre cœur sera rempli de Son amour.

 

 

10    1 Jean 5:4-5

Tout ce qui est né de Dieu est victorieux du monde ; et c’est ici la victoire qui a vaincu le monde, savoir notre foi. Qui est celui qui est victorieux du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?

10 juin 1983

Celui qui est né de Dieu possède l’énergie bénie de la foi qui peut surmonter toutes les barrières du monde. Il n’est pas abattu par les obstacles qu’un monde, incrédule de vision et de sens, élève avec l’intention arrêtée de décourager la foi. Tout croyant est, en principe, un vainqueur, parce qu’il en a la source en lui-même. Soyons donc aussi des vainqueurs en pratique. Puisque nous possédons la foi, usons-en donc constamment pour vaincre le monde avec ses innombrables tentations. Si l’incrédulité proteste, disant que les difficultés du chemin de la foi sont trop grandes, la foi répond simplement : Je crois Dieu.

Cette foi n’est pas une chose mystérieuse et vague, que seuls quelques croyants particuliers sont capables de saisir. Elle est tout à fait simple et réelle ; elle saisit les faits tels qu’ils sont réellement ; elle croit la vérité parce qu’elle est la vérité ; elle croit la Parole de Dieu révélée, essentiellement en ce qui concerne le Fils de Dieu, qui est la véritable pierre de touche de toute vérité. Il n’y a pas là de raisonnements spécieux, mais des faits clairs que la foi dans le Dieu Vivant reçoit avec joie. Et celui qui croit en Jésus comme étant le Fils de Dieu est vainqueur du monde. La gloire de Déité éternelle du Seigneur Jésus est pleinement contenue dans ce nom béni de Fils de Dieu. La victoire a une relation vitale avec la Personne de Christ, basée sur le fait de ce qu’Il est, et de ce qu’Il a vaincu le monde (Jean 16:33).

 

 

11    1 Jean 5:7-8

Car il y en a trois qui rendent témoignage : l’Esprit, et l’eau, et le sang. Et les trois sont d’accord pour un même témoignage.

1 juillet 1983

Il y a un accord parfait, dans ce triple témoignage, au fait que tout croyant possède la vie éternelle en Christ, le Fils de Dieu. En premier lieu, l’Esprit de Dieu, qui demeure dans le croyant et qui fait de la vérité de Dieu une réalité dans le cœur, est Lui-même un témoin que le croyant a la vie éternelle. Car, « si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, celui-là n’est pas de lui » (Romains 8:9). Deuxièmement, la Parole de Dieu elle-même (« l’eau de la parole », « l’eau de la vie ») rend un témoignage simple et clair ; et le croyant, en s’appuyant sur cette Parole, comme quelqu’un s’abreuve à la fraîcheur de son ministère de vie, trouve un témoin assuré et ferme à cette possession présente de la vie éternelle. Et troisièmement, le sang de Christ qui a été versé sur la croix témoigne d’une rédemption parfaitement accomplie, une propitiation parfaite ayant été faite pour les péchés, de sorte que la vie éternelle, plutôt que la mort, est le résultat présent pour celui qui croit au Fils de Dieu.

Qui peut détruire un triple témoignage comme celui-là, béni, ferme, vrai ? Dieu va-t-Il renvoyer de tels témoins, et accepter à leur place le témoignage des œuvres de l’homme, de l’expérience de l’homme, des sentiments de l’homme ? Certainement pas. Car ceux-là sont Ses propres témoins, fiables, inattaquables ; et Il les présente dans l’intention de donner une assurance de foi claire, fondée, absolue, à tous ceux qui croient sincèrement au nom du Fils de Dieu. Ne pas accepter Son témoignage, c’est Le faire menteur. Qu’aucun croyant ne se débatte donc dans cet état de doute ; mais qu’il prenne Dieu au mot.

 

 

12    1 Jean 5:11

Et c’est ici le témoignage : que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils.

25 juillet 1993

Si la Parole de Dieu ne nous le déclarait pas expressément, comment pourrions-nous jamais imaginer qu’une telle chose soit vraie ? Nous pourrions envisager que ce serait un acte de grâce de Dieu s’Il nous donnait la vie éternelle dans l’avenir, après que nous aurons quitté ce monde. Mais dire, et appuyer cela par un témoignage ferme et précis, que Dieu nous a déjà donné – aux croyants – la vie éternelle, peut bien susciter un émerveillement dans le cœur et l’esprit. Comment cela peut-il être vrai ? Qu’est-ce qui le prouve ? De quel témoignage est-il parlé ?

Comment les croyants peuvent-ils dire qu’ils ont la vie éternelle quand, pendant des siècles, ils sont morts tout à fait comme les autres gens ? Leurs corps sont encore sujets à la décadence et à la mort.

Mais Dieu l’a déclaré de manière positive et absolue : nous avons la vie éternelle. Cependant, cette vie n’est pas dans notre nature charnelle et pécheresse : elle est dans le Fils de Dieu. Dans Sa grâce merveilleuse Il a communiqué à chaque croyant une vie nouvelle, qui n’est pas pécheresse, pas temporelle, pas corrompue, mais pure et éternelle. Bien que la mort puisse prendre notre corps, elle ne peut pas toucher à la vie nouvelle et éternelle qui se prolonge, dans l’âme et l’esprit du croyant, au-delà de la mort naturelle.

La vie éternelle est donc « le don de grâce de Dieu » (Romains 6:23) : une fois qu’Il l’a donnée, Il ne l’ôtera jamais. Ce qui en est le témoignage, ce n’est pas simplement mes sentiments, mais la fidèle et vivante Parole de Dieu. Quel autre témoignage pourrions-nous encore désirer quand nous avons celui-là ? Et cependant, dans Son immense bonté, Dieu nous donne encore un autre témoignage, que nous trouvons en Romains 8:16 : « L’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu ». L’Esprit de Dieu, qui demeure dans le cœur des croyants, nous donne un témoignage vital et précieux, en faisant de la Parole de Dieu une réalité dans nos cœurs. Nous sommes des enfants de Dieu parce que nous avons la même nature que Dieu Lui-même. Grâce merveilleuse.

 

 

13    1 Jean 5:11-12

Et c’est ici le témoignage : que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils ! Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.

13 décembre 1993

La vie est un mystère extraordinaire qui a dérouté les scientifiques depuis qu’ils ont commencé à se poser des questions pour savoir ce qu’elle est. Ils ont analysé chacune des parties d’une graine, puis rassemblé et rapproché toutes ces parties, certains qu’il ne manquait rien de tout ce qui pouvait être observé. La graine qui en est résultée semblait en tous points semblable à la graine originale, mais elle n’a pas germé ni poussé. Elle n’avait pas la vie, que la graine originale avait.

Quand un être humain meurt, le corps est encore présent, sans qu’il lui manque aucune partie, et cependant toutes les caractéristiques de la personne ont disparu. Qu’est-il arrivé à son intellect, à sa personnalité, à son ambition, à son appétit, à ses sentiments, et plus encore ? Où est l’énergie qui animait son corps autrefois ? La vie s’en est allée, et la science est incapable de la ramener. Et elle ne peut pas non plus inventer une autre vie pour la remplacer.

Nous ne comprenons pas ce qu’est la vie, et néanmoins nous sommes reconnaissants de l’avoir, et les gens en font usage, que ce soit un bon ou un mauvais usage. Personne n’aime l’idée de perdre sa vie.

Si la vie naturelle est un si grand mystère, combien plus grand est le mystère de la vie spirituelle, éternelle. Nous n’étions absolument pour rien pour nous donner la vie naturelle à nous-mêmes, et nous ne sommes certainement pour rien dans le fait que la vie spirituelle nous soit communiquée. « Le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle » (Romains 6:23). C’est l’action souveraine de Dieu en grâce envers ceux qui étaient morts dans leurs péchés. « Car comme le Père réveille les morts et les vivifie, de même aussi le Fils vivifie ceux qu’il veut » (Jean 5:21). Rendons grâces à Dieu pour une telle vie, qui est Son don pour tout vrai croyant.

 

 

14    1 Jean 5:18-19

Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche pas, mais celui qui est né de Dieu se conserve lui-même, et le méchant ne le touche pas. Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier gît dans le méchant.

6 juillet 1983

Le croyant, vu comme étant né de Dieu, ne pèche pas : la nouvelle nature a horreur du péché et s’en détourne complètement. Par la puissance de cette nature il se garde lui-même, et le pouvoir du méchant est par là vaincu : Satan n’a pas de prise. Dans la logique de sa nouvelle nature, il y a protection absolue contre les séductions du méchant.

Cependant, on s’aperçoit rapidement que le verset 18 n’est pas donné dans le but de semer le doute dans le cœur de quelque croyant que ce soit, car le verset 19 ajoute :

« Nous sommes de Dieu ». Quelle assurance bénie, en vérité ! Mais la deuxième affirmation est tout aussi certaine : le monde entier a été rendu captif par les tromperies rusées du méchant. Il git passivement sous sa coupe, se laissant aller, sans énergie pour en changer. Quel contraste clair et frappant fait alors la position des enfants de Dieu avec celle du monde ! Qu’il est bon pour nous de le savoir, et de bien le savoir !

Et nous ne devons pas non plus négliger le fait terrible que c’est le monde entier qui est ainsi captif sous le pouvoir maléfique de Satan. Mise à l’épreuve vraiment sérieuse pour la foi individuelle ! Dieu a-t-Il perdu le contrôle ! Jamais ! Mais Il a permis à Satan ce pouvoir dominateur pour le temps présent, afin que la foi, en contraste, puisse briller d’autant plus clairement. Si les multitudes font le mal, la foi refuse de considérer cela comme une excuse pour mal agir. La faiblesse et l’incrédulité donnent comme argument que la grande majorité ne peut pas avoir tort, et se laissent aller à se complaire paresseusement sous le pouvoir du méchant. La foi surmonte tout cela, et compte sur le Dieu Vivant.

 

 

 

COURTE ESQUISSE DE 2 JEAN

15    2 Jean 9-11

Quiconque vous mène en avant et ne demeure pas dans la doctrine du Christ, n’a pas Dieu. Celui qui demeure dans la doctrine, celui-là a le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez pas, car celui qui le salue participe à ses mauvaises œuvres.

31 janvier 2012

La deuxième épître de Jean est la seule épître de l’Écriture qui soit adressée à une femme. La première épître a posé les principes de la vérité et de l’amour révélés dans la Personne du Fils de Dieu. Cette deuxième épître, maintenant, insiste sur la vérité, qu’il est nécessaire de garder fidèlement, même par une femme au cœur tendre et affectueux.

Au temps où l’apôtre Jean écrivait, beaucoup de séducteurs allaient çà et là, et les foyers étaient la cible principale de Satan, qui cherchait en particulier à faire appel à la nature courtoise et obligeante de la femme. Bien que Jean ait eu l’intention de rendre visite prochainement « à la dame élue et à ses enfants », cependant Dieu le poussa à leur écrire sans tarder. Il fallait que cette femme pieuse soit protégée contre une telle méchanceté insidieuse. De tels séducteurs dangereux se sont multipliés aujourd’hui : ceux qui ne confessent pas Jésus Christ venu en chair. La divinité éternelle du Fils et Son humanité réelle et pure sont des sujets fondamentaux. Si quelqu’un « mène en avant » dans ces choses, prétendant détenir une vérité et une connaissance plus avancées que ce qui est révélé dans la Personne de Christ, un tel homme « n’a pas Dieu ». Aujourd’hui, ceux-là sont nombreux – les Témoins de Jéhovah, les Mormons, et beaucoup d’autres, cherchent à pénétrer dans les foyers avec leurs doctrines subtiles et empoisonnées.

La « dame élue » devait, non seulement refuser l’entrée de sa maison à ces gens-là, mais elle ne devait pas même les saluer. Car cela l’aurait associée à leurs œuvres mauvaises. Elle ne devait pas montrer de l’amour en face du mal ; car l’amour doit être « dans la vérité ». Ayons, nous aussi, sérieusement en horreur un tel mal, nous en détournant radicalement, dans un dévouement fidèle envers Celui qui est « le Fils du Père, dans la vérité et dans l’amour » (2 Jean 3).

 

 

COURTE ESQUISSE DE 3 JEAN

16    3 Jean 2

Bien-aimé, je souhaite qu’à tous égards tu prospères et que tu sois en bonne santé, comme ton âme prospère.

14 février 2012

L’apôtre a de nouveau beaucoup à dire sur la vérité et sur l’amour, mais il insiste sur l’amour qui doit nécessairement accompagner la vérité. Car un autre genre de mal avait surgi : celui d’un homme, dans l’assemblée, qui prétendait apparemment agir pour la vérité et qui pourtant poussait les autres dehors – refusant même l’apôtre Jean. Si l’amour pour les enfants de Dieu est bafoué de cette manière, aucune prétention concernant « la vérité » n’a alors de sens. La vérité et l’amour doivent aller de pair, comme étant complémentaires l’un de l’autre, car ils sont dans la nature même de Dieu.

Gaïus, à qui l’apôtre Jean écrit, est lui-même loué parce que son âme prospère, et Jean exprime le souhait que sa santé prospère de la même manière. Il se peut qu’il n’ait pas eu suffisamment de force physique pour supporter beaucoup de controverse ; mais il est hautement loué pour sa marche dans la vérité, et pour ses soins et son amour fidèles envers ceux qui étaient « sortis pour le nom », c’est-à-dire pour l’œuvre du Seigneur.

Dans cette épître, les « étrangers » qui sont mentionnés sont tout à fait différents des « séducteurs » dans la deuxième épître. Il s’agit ici de frères, auparavant inconnus de Gaïus, et qui se dévouaient sans compter pour l’œuvre du Seigneur, n’acceptant rien de ceux des nations – c’est-à-dire, bien entendu, de ceux qui n’étaient pas sauvés. Autant il fallait refuser absolument les séducteurs, autant il fallait recevoir chaleureusement les serviteurs de Christ.

Cultivons cette chaleur d’affection selon la piété, en bon équilibre avec la vérité, en prêtant attention au message de cette épître. Là encore, l’apôtre écrivait, bien qu’il ait eu l’intention de rendre bientôt visite à Gaïus.

 

 

COURTE ESQUISSE DE JUDE

17    Jude 3

Je me suis trouvé dans la nécessité de vous écrire afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été une fois enseignée aux saints.

28 février 2012

Jude (son nom signifie louange), bien qu’il ait eu un grand désir d’écrire, n’avait pas du tout l’intention d’écrire comme il le fit. Sans aucun doute, cela aurait été une chose beaucoup plus agréable et précieuse d’écrire au sujet du « commun salut ». Mais Dieu, qui lui avait mis à cœur d’écrire, avait décidé Lui-même que le message de Jude devait être une exhortation extrêmement sérieuse : les croyants devaient combattre « pour la foi ». On a dit de cette épître qu’elle annonçait la décadence et la mort du christianisme dans le monde. Elle traite de l’apostasie, d’un abandon délibéré de la grâce de Dieu tournée en luxure par le moyen d’hommes méchants s’introduisant furtivement dans le cercle de la profession chrétienne.

Le langage de l’épître est fort et prophétique. Il se sert du récit d’épisodes du passé, de révolte contre l’autorité en grâce de Dieu, pour illustrer l’état qui prévaudrait dans la chrétienté aux derniers jours. Bien que le peuple d’Israël ait reçu la bénédiction d’être délivré de l’Égypte, cependant beaucoup périrent à cause de leur incrédulité. Même des anges, grandement bénis de Dieu, furent abaissés dans une obscurité éternelle à cause de leur rébellion. Sodome et Gomorrhe, Caïn, Balaam, Coré, servent tous d’avertissements solennels à l’égard du juste jugement de Dieu.

Si tout cela semble très sombre et négatif, cependant les dernières paroles de Jude : « Mais vous, bien-aimés ... » encouragent, de façon précieuse et positive, à une foi qui met sa confiance dans le Dieu Vivant ; et la louange demeure l’attitude qui convient à l’enfant de Dieu, là où le nom du Dieu souverain a été déshonoré.