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Pensées sur les épîtres de Pierre

 

 

Leslie M. Grant

 

 

Calendrier « The lord is near », 1984, 1985, 1987, 1991, 1992, 1993, 1994, 1997, 1998, 2001, 2009, 2012, 2016,

 

 

1 Pierre 2v1-3 ; 2v9-10 ; 2v21-24 ; 2v24 ; 2v24-25 ; 3v1 ; 3v1-2 ; 3v8 ; 4v17 ; 5v4 ;

2 Pierre 1v10 ; 2v7-8 ; 3v7 ;

 

 

1         1 Pierre 2:1-3

Rejetant donc toute malice et toute fraude, et l’hypocrisie et l’envie, et toutes médisances, désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait intellectuel, afin que vous croissiez par lui à salut.

9 août 1984

Puisque la Parole de Dieu est le solide fondement de toute bénédiction éternelle pour nous, il s’ensuit assurément que nous devrions rejeter avec joie tout ce qui lui est contraire. Et en vérité, ces maux, énumérés ci-dessus, nous empêcheront grandement de jouir de la Parole. La malice -  la méchanceté - peut ne pas se voir à la surface, mais ses sentiments durs et amers contre quelqu’un d’autre annuleront tout désir réel pour la Parole. La fraude peut ne pas être un mensonge, mais pourtant c’est agir, ou parler, de manière à donner une fausse impression ; et c’est ainsi un mensonge déguisé. L’hypocrisie, c’est prétendre ce qu’on n’est pas, et généralement en relation avec les choses spirituelles. L’envie peut aussi ne pas être exprimée, et cependant ne pas rester longtemps cachée. Toutes ces choses auront très probablement comme suite ce qui est mentionné en dernier : les médisances. Apprenons à avoir horreur d’un tel mal, et à nous tourner vers ce qui est un bien positif.

Les enfants nouveau-nés ne vont pas perdre leur temps sur des choses négatives : ils désirent uniquement ce qui est positivement une nourriture : le lait. Nous devrions avoir un désir aussi fervent pour le pur lait intellectuel de la Parole. Il ne s’agit absolument pas que nous devions rester de petits enfants ; mais même quand nous sommes capables de profiter de la nourriture solide de la Parole, nous devrions avoir un désir non moins fervent pour le lait de la Parole, les choses simples et élémentaires. Si nous apprenons aussi beaucoup de vérités profondes, c’est une bonne chose ; mais le lait reste nécessaire en même temps que la nourriture solide ; et nous le désirerons encore dans la mesure même où nous avons goûté que le Seigneur est bon.

 

 

2         1 Pierre 2:9-10

Vous êtes une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, mais qui maintenant êtes le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde.

24 avril 2012

En heureux contraste avec le rejet rebelle que les fils d’Israël avaient réservé à leur véritable Messie, les bien-aimés de Dieu aujourd’hui sont appelés « une race élue ».

Voilà la véritable élection de Dieu, pour ceux qui ont été choisis par Celui dont la connaissance avait devant les yeux toutes les circonstances, bien avant la création. Vérité précieuse et merveilleuse ! - bien plus élevée que le fait qu’Israël ait été le peuple terrestre choisi par Dieu.

« Une sacrificature royale », c’est la contrepartie de la « sainte sacrificature » du verset 5, cette dernière étant tournée vers Dieu, la première, vers les hommes, car c’est un caractère royal de porter le témoignage de Dieu devant les hommes. (Nous lisons en effet, en Jean 18:37 : « Jésus répondit ...moi je suis roi ...je suis venu dans le monde, afin de rendre témoignage à la vérité »). Combien est précieuse une telle dignité conférée à des pécheurs sauvés par grâce !

« Une nation sainte » est en contraste avec Israël dans la chair, dans sa désobéissance impie. Elle parle d’une sanctification essentielle pour la gloire de Dieu, d’une mise à part pour Lui.

« Un peuple acquis » a le sens de Lui être attachés, c’est-à-dire, pratiquement, des esclaves plutôt que des gens à gages, comme les Juifs sous la loi se considéraient. Mais nous, nous sommes entièrement la propriété de notre Maître ;

Bien entendu, toute cette bénédiction positive et éternelle a un but en vue, et son résultat présent, c’est que les croyants puissent « annoncer les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ». Ce n’est pas simplement déclarer ces vertus, mais les faire voir, toutes les caractéristiques de la vie des croyants étant impliquées en cela. Sa merveilleuse lumière devrait briller de toute sa clarté dans notre vie entière.

 

 

3         1 Pierre 2:21-24

Car aussi Christ ... a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces, « lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude ; qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas ... qui lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois,

4 mai 1997

Les souffrances du Seigneur Jésus ne peuvent pas ne pas affecter profondément le cœur de l’enfant de Dieu qui les considère. Si nous souffrons un peu dans notre vie, cela nous préparera à estimer plus justement les souffrances que le Seigneur a supportées, qui sont bien au-delà de quoi que ce soit que nous ne pourrions jamais expérimenter.

Si nous sommes très affectés lorsque nous souffrons tant soit peu, cela devrait certainement nous pousser à ressentir de la sympathie pour les souffrances infiniment plus grandes du Seigneur de gloire béni !

Il a souffert pour nous. Et cela, non seulement sur la croix, mais lorsqu’Il est venu en grâce et en humilité, et a été méprisé et rejeté des hommes, souffrant sans répondre la haine et la persécution amères de Ses propres créatures. En cela Il est un exemple pour nous. Bien qu’Il ait été cruellement persécuté, pas un mot de revanche ne franchit ses lèvres. Il s’en remettait entièrement à Dieu qui juge justement. Sur la terre Il n’a pas été défendu. En tout cela Il est le merveilleux modèle pour nous, afin que nous suivions Ses traces.

Mais nous ne pouvons pas Le suivre dans ce qui est dit au verset 24, où Il est vu comme Celui qui porte les péchés. Lui seul pouvait « porter nos péchés en son corps sur le bois ». Il n’y avait personne qui puisse partager de telles souffrances. Avant d’être mis sur la croix, et pendant les trois heures qui suivirent, Il fut l’objet de la haine amère et des accusations de l’humanité. Mais à midi, le soleil fut complètement obscurci et demeura tel pendant encore trois heures. Personne, alors, ne put être témoin de l’agonie atroce que le Seigneur Jésus supporta seul dans les ténèbres, et personne ne put comprendre l’horreur de ce qu’Il exprimait lorsqu’Il dit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Car là Il supportait le jugement terrible de Dieu à notre place. Seigneur merveilleux !

 

 

4         1 Pierre 2:24

Christ ...qui lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts aux péchés, nous vivions à la justice : « par la meurtrissure duquel vous avez été guéris ».

20 septembre 1998 et 8 novembre 2009

Le verset précédant celui-ci parle du Seigneur Jésus souffrant à cause de la cruauté des hommes, mais ce verset-ci parle des souffrances infiniment plus grandes qu’Il a endurées quand Il a été abandonné de Dieu. Bien qu’Il ait profondément ressenti les souffrances physiques que les hommes ont osé Lui infliger, ces souffrances n’étaient absolument pas comparables avec l’agonie d’être jugé par Dieu pour nos péchés. Ce n’est pas Son corps qui a porté nos péchés, mais Il a porté nos péchés en son propre corps.  Ce n’était pas simplement de la souffrance physique, mais une souffrance qu’Il ressentait dans les profondeurs de Son âme. En Ésaïe 53:10, il nous est dit, en parlant de Dieu : « Il l’a soumis à la souffrance. S’il livre son âme en sacrifice pour le péché ... » - c’est son âme, non pas son corps. L’âme est le centre des émotions de la personne, comme cela est illustré par les paroles du Seigneur au Jardin de Gethsémané : « Mon âme est saisie de tristesse jusqu’à la mort » (Matthieu 26:38). Dans le tréfonds de Son âme Il ressentait l’agonie suprême d’être abandonné de Dieu – le seul moyen pour nous délivrer de notre culpabilité.

« Par la meurtrissure duquel vous avez été guéris » ne se rapporte donc pas au fouet cruel aux pointes de métal dont le Seigneur a été frappé. Mais c’est plutôt le symbole des meurtrissures infiniment plus douloureuses qui lui ont été infligées par un Dieu de sainteté parfaite, comme étant le seul moyen de nous guérir de la corruption haïssable du péché.

Nous qui avons un tel Sauveur, ne répondrons-nous pas par une adoration reconnaissante et le ferme désir de « vivre à la justice », pour ne plus nous plaire à nous-mêmes, mais à Celui qui est notre Seigneur et notre Dieu ?

 

 

5         1 Pierre 2:24-25

Christ ...qui lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts aux péchés, nous vivions à la justice : « par la meurtrissure duquel vous avez été guéris » ; car vous étiez errants comme des brebis, mais maintenant vous êtes retournés au berger et au surveillant de vos âmes.

23 septembre 2001 et 3 janvier 2016

Ce n’est pas le corps du Seigneur Jésus qui a porté nos péchés. C’est le Seigneur Lui-même qui « a porté nos péchés en son corps sur le bois ». Ésaïe 53:10 est très clair : il nous est dit : « Mais il plus à l’Éternel de le meurtrir ; il l’a soumis à la souffrance. S’il (le Serviteur, Christ) livre son âme en sacrifice pour le péché ... ». L’âme est le centre des sentiments et des émotions les plus profonds de l’individu. Les souffrances que le Seigneur a endurées dans Son âme ne pouvaient être vues de personne, et elles étaient plus profondes que nous ne pourrions l’imaginer. Porter nos péchés était un sacrifice complet, un sacrifice qui a expié tous les péchés de tous les croyants, en perfection absolue.

Bien que le Seigneur Jésus soit mort pour les péchés de toute l’humanité, comme étant la propitiation de Dieu, cependant Il n’a pas porté les péchés de tous, mais seulement « de plusieurs » (Hébreux 9:28), c’est-à-dire, de tous ceux qui Le reçoivent.

S’Il a porté nos péchés, alors pourquoi auriez-nous encore quoi que ce soit à faire avec le péché ? Sa mort, judiciairement, signifiait la fin de nos péchés, et les croyants, en conséquence, sont vus par Dieu comme étant morts au péché, et comme en étant si parfaitement libérés qu’ils sont rendus capables de vivre « à la justice ».

« Par la meurtrissure duquel vous avez été guéris » ne s’applique pas aux meurtrissures que Lui ont infligées Ses persécuteurs, mais aux meurtrissures du terrible jugement de Dieu pendant les trois heures de ténèbres de la croix. C’est une guérison spirituelle parfaite, et puisque nous bénéficions d’une telle guérison, il n’est certainement que juste et convenable que nous, qui Lui appartenons, vivions journellement dans une heureuse soumission à Sa volonté et une joyeuse obéissance à Sa Parole.

 

 

6         1 Pierre 3:1

Pareillement, vous, femmes, soyez soumises à votre propre mari, afin que, si même il y en a qui n’obéissent pas à la parole, ils soient gagnés, sans la parole, par la conduite de leur femme.

3 septembre 1998

Il y a actuellement, dans les cours de justice, d’innombrables cas de femmes battues et maltraitées, et de femmes combattant vigoureusement pour leurs droits. Rendre la pareille en se battant atteindra-t-il les buts que les femmes ont devant elles ? Bien entendu, nous sommes attristés d’entendre parler de ces cas, mais la femme, pour commencer, a-t-elle été sage dans le choix d’un mari ? Peut-être qu’il avait l’air très gentil et que cela l’a trompée. Mais une chrétienne ne devrait pas être trompée, mais être guidée par le Seigneur pour se marier.

Une chrétienne que nous avons bien connue avait été avertie de ne pas épouser un certain jeune homme, mais elle passa outre parce qu’elle disait que c’était un chrétien. Peu de temps après, elle s’aperçut que ce n’était pas du tout un croyant. Il lui rendit la vie absolument misérable. Elle se débattit pendant un certain temps, puis prit à cœur le verset ci-dessus, et décida de montrer à son mari toute la gentillesse possible en retour de son attitude amère. Elle lui disait : Tu ne peux pas me faire de mal : je me cache derrière le Seigneur Jésus.

Cela dura des années, jusqu’au jour où le mari fut complètement brisé, plein de remords pour la manière dont il avait traité sa femme, et il fut alors sauvé en mettant sa confiance dans le Seigneur Jésus comme son Sauveur ! Elle nous dit que, depuis ce moment-là et pendant deux semaines, leurs cœurs à tous deux étaient tellement pleins de reconnaissance que c’était comme le ciel sur la terre. Mais au bout de deux semaines le Seigneur prit cet homme au ciel.

Est-ce qu’elle regrettera jamais de ne pas s’être battue en retour ? Non ! Elle a plutôt des raisons de se réjouir toujours d’avoir obéi au Seigneur.

(même illustration du passage que 4 décembre 1984)

 

 

7         1 Pierre 3:1-2

Pareillement, vous, femmes, soyez soumises à votre propre mari, afin que, si même il y en a qui n’obéissent pas à la parole, ils soient gagnés, sans la parole, par la conduite de leur femme, ayant observé la pureté de votre conduite dans la crainte.

4 décembre 1984

Agnès avait été sauvée par la grâce de Dieu, mais, comme elle le disait elle-même, elle était attirée par les attentions d’un jeune homme nommé Fred, qui se disait chrétien, mais qui montrait peu d’intérêt pour les choses de Dieu. Malgré les avertissements de ses amis et de sa parenté, elle l’épousa. Il montra ensuite clairement qu’il n’était pas du tout un croyant, et pendant des années leur vie ne fut que détresse et brisement de cœur.

Mais le Seigneur eut pitié d’Agnès, et après que son cœur ait été profondément labouré, elle fut amenée à trouver son bonheur pur et profond dans le Seigneur Jésus, et à puiser constamment dans Sa Parole force et réconfort. Les pensées de ressentiment qu’elle avait envers Fred se muèrent en un souci affectueux pour son âme. Mais cela ne fit qu’exciter ce dernier à lui montrer une inimitié amère, et elle souffrit pendant quelques années de sa persécution continuelle et de ses sarcasmes. Mais elle se conforma à l’enseignement du verset ci-dessus, en continuant à obéir à Fred et à le servir gaiement, et en lui disant qu’elle était protégée dans le Seigneur contre ses attaques.

Ce ne fut que deux semaines avant la mort de Fred que le Seigneur le brisa dans la plus profonde repentance, pour qu’il reçoive Christ comme son Sauveur. Il exprima à Agnès, en larmes, son chagrin pour la manière dont il l’avait traitée. Elle dit ensuite que ces deux dernières semaines de la vie de son mari furent comme le ciel sur la terre. Grâce vraiment merveilleuse qui fit succéder à ces années de misère, une fin de joie inexprimable ! Car elle avait obéi à ce passage de prix de l’Écriture.

(même illustration du passage que 3 septembre 1998)

 

 

8         1 Pierre 3:8

Enfin, soyez tous d’un même sentiment, sympathisants, fraternels, compatissants, humbles.

18 septembre 1993

Nous nous vantons peut-être d’avoir notre propre jugement, et pensons que nous avons raison dans notre fière indépendance, mais cela est à la fois une insulte à Dieu qui nous a créés, et du mépris pour les autres, qu’Il a créés. Les croyants doivent juger une telle attitude, et s’efforcer d’être « d’un même sentiment ».

Sympathiser va avec cela, car nous reconnaissons que les autres ont des besoins tout aussi réels que les nôtres, et des sentiments tout aussi délicats que nous. Au lieu de ne penser qu’à nos propres affaires, pensons aux circonstances des autres et soyons-y aussi sensibles qu’aux nôtres. Mais cela nous touche encore plus profondément quand il nous est enjoint d’être « fraternels », ce qui implique un véritable exercice pour la bénédiction de nos frères, un désir positif de les voir jouir de la grâce de Dieu et d’en être enrichis.

Si cela nous semble trop difficile, l’apôtre ne retire ou n’affaiblit pourtant pas ce qu’il dit, mais il nous pousse aussi à être compatissants – ce qui est si différent de la dureté naturelle qui nous caractérise malheureusement trop souvent. Pour cela, nous devons être sérieusement exercés dans nos âmes devant Dieu.

Être compatissants est une attitude envers les autres, alors que, être humble concerne mon attitude vis-à-vis de moi-même. C’est l’opposé d’être gonflé de sa propre importance. Ce n’est pas le fait de penser du mal de moi-même, mais plutôt de ne pas penser du tout à moi, de ne pas prendre à cœur de me défendre ou de m’exalter moi-même, ni même de me rabaisser, mais simplement de m’oublier moi-même. Cela ne sera pas difficile si le Seigneur Jésus est véritablement l’objet de mon cœur.

 

 

9         1 Pierre 4:17

Car le temps est venu de commencer le jugement par la maison de Dieu ; mais s’il commence premièrement par nous, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de Dieu ?

18 novembre 1992

Notre Dieu est parfaitement juste, parfaitement impartial. Il est vrai qu’Il a donné des privilèges remarquables aux croyants aujourd’hui, des privilèges bien supérieurs à ceux des incrédules. Mais les privilèges entraînent les responsabilités correspondantes. Du fait que les incrédules ne sont pas aussi bénis que les croyants, ils n’ont pas le même degré de responsabilité. C’est pourquoi le jugement commence par la maison de Dieu : nous devons répondre de la manière dont nous avons employé nos nombreuses bénédictions. Dieu soit béni de ce que cela n’affecte pas la question de notre acceptation éternelle par Dieu en Jésus Christ. Cette question a été réglée par l’œuvre du Seigneur Jésus quand Il S’est sacrifié Lui-même sur la croix.

Mais si nous agissons mal ici-bas, nous recevrons ce qui correspond au mal que nous avons fait. Dieu amènera des circonstances qui nous causeront de la peine et du tourment, quelquefois par de la persécution ou d’autres afflictions. Ce n’est pas un jugement qui s’applique à nous-mêmes personnellement, mais à nos voies, et il est sage pour nous de prendre cela à cœur.

Le plus haut point de ce jugement interviendra au ciel, après la venue du Seigneur Jésus pour les Siens. « Car il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ » (2 Corinthiens 5:10). Avant que nous ayons une part avec le Seigneur Jésus pour juger le monde, nous aurons appris à porter sur nos voies le même jugement que Lui. Nous serons heureux de voir brûler tout ce qui n’avait pas de valeur ; et d’autre part, ce qui a été fidèlement fait pour le Seigneur recevra une récompense. La pensée de ce grand événement à venir devrait nous donner un réel désir de L’honorer et de Lui plaire de tout notre cœur.

 

 

10    1 Pierre 5:4

Et quand le souverain pasteur sera manifesté, vous recevrez la couronne inflétrissable de gloire.

18 décembre 1985

Cette précieuse récompense est promise aux anciens qui donnent, de tout leur cœur, des soins fidèles et sans égoïsme au troupeau de Dieu. Ils ont appris quelque chose du cœur du Souverain Pasteur et sont heureux de servir en Lui avec une humble soumission, et avec un réel souci pour le plus grand bien des brebis. Ils ne sont pas désignés officiellement, et ils n’ont de cela ni le désir ni le besoin, car leurs qualités spirituelles seront facilement reconnues par les brebis, qui apprécient la sagesse qu’ils ont acquise par l’expérience et dont elles bénéficient.

Cependant, le travail de ces bergers sera fait dans la peine, car les brebis peuvent devenir volontaires ou s’écarter, et quelquefois éparpillées et divisées ; et « un frère offensé est plus difficile à gagner qu’une ville forte » (Proverbes 18:19). L’ancien fidèle sera profondément affecté par cela, son cœur ayant pitié de chaque brebis errante, et il aura beaucoup de souci pour l’unité de l’assemblée des saints. Il n’attachera aucune importance à sa propre réputation, comparée aux besoins des âmes précieuses.

Il se peut qu’il voie les résultats de son propre travail se flétrir devant ses yeux, et qu’il en ait le cœur déchiré. En fait, tout, ici-bas, perdra son lustre ; mais « la couronne inflétrissable de gloire » lui montrera que son travail n’a pas été fait en vain, mais qu’il aura eu de la valeur en produisant des résultats éternels.

 

Et ce principe est vrai pour tous les enfants de Dieu. Les qualités morales spirituelles des anciens sont exactement justes et bonnes pour tous les croyants. Et un service semblable, fait pour le Seigneur, recevra sa pleine récompense. Ne nous laissons pas décourager par des résultats qui semblent se déliter, mais être encouragés par la pensée de la couronne inflétrissable de gloire.

 

 

 

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11    2 Pierre 1:10

C’est pourquoi, frères, étudiez-vous d’autant plus à affermir votre appel et votre élection, car en faisant ces choses vous ne faillirez jamais.

5 novembre 1991

Il peut y avoir un appel qui n’ait pas d’effet : « Il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus » (Matthieu 22:14), c’est-à-dire que le message de l’évangile est envoyé loin, adressé à tous, mais qu’il n’y en a que peu qui y répondent. D’autre part, il y a un appel qui est vital et réel, et qui donne à celui qui le reçoit un héritage éternel dans le Christ Jésus (Hébreux 3:1).

Toute personne, individuellement, devrait donc s’assurer absolument qu’il a part à cet appel. Il peut faire cela en prenant à cœur la pure vérité de la Parole de Dieu qui s’applique directement à son cas. Si quelqu’un a un doute quelconque, qu’il trouve l’assurance – et cela directement de la part de Dieu et non pas de l’homme – et qu’il croie ce que Dieu dit Lui-même.

Cela est vrai aussi en ce qui concerne l’élection. Il est certain que les croyants ont été « élus en lui avant la fondation du monde » (Éphésiens 1:4), et ce n’est que ceux que Dieu a élus qui seront sauvés. Mais il nous est impossible de savoir si nous sommes élus avant d’avoir reçu Christ comme Sauveur. Si quelqu’un a reçu Christ, peut-il savoir absolument qu’il est élu ? - Oui, en vérité. Il peut le savoir sans aucun doute. Pour cette raison, il nous est aussi enjoint d’affermir notre élection.

Lorsque C. H. Spurgeon (l’évangéliste) demanda à une dame ce qu’elle pensait de l’élection, elle répondit : - Si je savais qu’il n’y ait que deux personnes qui doivent être élues, je m’assurerais que je suis l’une d’elles. Il ne nous est pas dit de nous faire du souci pour savoir si, oui ou non, nous sommes élus, mais de nous assurer que nous le sommes. Et il est certain qu’on trouve cela uniquement en recevant la Parole de Dieu telle qu’elle l’est en vérité, la Parole de Dieu et non pas de l’homme. Croyez, et ayez entièrement confiance dans ce que Dieu dit : c’est la certitude absolue.

 

 

12    2 Pierre 2:7-8

S’il a délivré le juste Lot, accablé par la conduite débauchée de ces hommes pervers (car ce juste qui habitait parmi eux, les voyant et les entendant, tourmentait de jour en jour son âme juste à cause de leurs actions iniques).

12 octobre 1987

Un croyant qui est au mauvais endroit peut se rendre la vie profondément misérable. Lot avait jeté les yeux sur les circonstances matérielles les meilleures qu’il puisse trouver. Cette attitude égoïste aura toujours une fin trompeuse. Les impies dans Sodome paraissaient sans aucun doute être prospères ; mais c’est, pour un croyant, une erreur fatale que d’envier les méchants. Il est évident que c’était pour cette raison – leur prospérité – qu’il avait choisi d’habiter au milieu d’eux. Connut-il la prospérité dans les richesses matérielles ? - Peut-être que oui. Est-ce que cela lui apporta un réel bonheur ? - Loin de là !

Pendant qu’il vivait là, Lot était tourmenté dans son âme en voyant et en entendant le genre de vie débauché de ses habitants. Aujourd’hui, des milliers de gens vivent, de manière irresponsable et sans principes, dans le même bourbier de corruption, ayant choisi de se laisser aller à toute sorte de mal, en défiant Dieu et tous les principes moraux. L’enfant de Dieu ne peut avoir aucune communion avec cela. Le simple fait de voir et d’entendre de telles choses ne peut que lui être préjudiciable, même s’il ne s’engage pas réellement dans le mal. Annoncer l’évangile avec fidélité à de telles âmes est une autre chose, que Dieu peut certainement bénir.

Dieu soit béni de ce qu’Il sauva Lot en le faisant sortir de Sodome, car c’était un homme juste – un croyant. Mais Lot perdit tout ce qu’il possédait dans la destruction de la ville. Lui, en même temps que seulement ses deux filles, durent être comme arrachés hors de la ville par les anges. Le croyant est sauvé pour l’éternité, mais qu’aura-t-il à montrer quant à sa vie dans ce monde ? Quels éloges peut-il s’attendre à recevoir du Seigneur quant à son témoignage devant un monde incrédule ? Les œuvres qui n’ont pas été faites pour le Seigneur seront brûlées, exactement comme le furent les richesses de Lot. Qu’il est bien mieux d’entendre les paroles du Seigneur : « Bien, bon et fidèle serviteur ».

 

 

13    2 Pierre 3:7

Mais les cieux et la terre de maintenant sont réservés par sa parole pour le feu, gardés pour le jour du jugement et de la destruction des hommes impies.

23 juin 1994

Le feu est l’un des constituants de notre univers le plus évident. Le soleil, et les étoiles innombrables dans le ciel, sont tous des boules de feu. Notre propre planète, la terre, est plus feu que quoi que ce soit d’autre, car sa croûte n’a que 50 kilomètres d’épaisseur, et elle se fend souvent par des éruptions volcaniques. Les scientifiques nous disent aussi que, si les constituants de notre atmosphère se modifiaient, même relativement peu, il pourrait en résulter une conflagration qui engloutirait le monde entier.

Il serait donc insensé, pour un homme, d’oser mettre en doute la déclaration claire de la Parole de Dieu, disant que « les éléments embrasés seront dissous, et la terre et les œuvres qui sont en elle seront brûlées entièrement » (2 Pierre 3:10).

Le feu est un symbole de la sainteté de Dieu brûlant en jugement, comme le dit Hébreux 12:29 : « Notre Dieu est un feu consumant ». Mais nous devons nous souvenir que, bien que le feu soit un avertissement du jugement de Dieu, d’autre part cependant, le feu fournit la chaleur nécessaire pour le confort des hommes. C’est donc un ami merveilleux, mais un ennemi terrible. La chaleur du soleil est particulièrement bienvenue pour celui qui a été exposé au froid mordant de l’hiver, mais pour quelqu’un qui est en train de mourir de soif dans le désert, le même soleil lui cause des souffrances terribles.

 Quelle leçon pour l’humanité ! Si notre misère nous pousse vers le Seigneur Lui-même pour trouver du soulagement, nous trouverons qu’Il est vraiment un Ami fidèle, et la chaleur de Son amour sera un réconfort merveilleux. Mais si nous sommes dans un état tel que ne mettons pas notre confiance dans le Seigneur Jésus pour qu’Il réponde aux besoins de nos âmes, nous aurons tout de même affaire à Lui, mais nous nous rendrons compte que la chaleur même de Sa nature nous deviendra intolérable. Le croyant connaîtra par l’expérience combien notre Sauveur béni est plein de bonté, mais l’incrédule résistera à Son grand amour.