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Pensées sur l’épître aux Hébreux

 

Leslie M. Grant

 

Tiré du calendrier « The Lord is near » 1983, 1988, 1991, 1993, 1997, 1999, 2000, 2003, 2011, 2012, 2016

 

 

Hébreux 1v3 ; 1v5 ; 1v8-9 ; 2v9 ; 2v12 ; 2v14-15 ; 2v17 ; 4v13 ; 4v14 ; 5v7 ; 6v7-8 ; 6v17 ; 7v26 ; 9v13 ; 9v13-14 ; 9v24 ; 9v25 ; 9v27-28 ; 10v5-7 ; 10v19-22 ; 10v19-22(2) ; 10v25 ; 11v3 ; 11v5 ; 11v5(2) ; 11v7 ; 11v8 ; 11v17-19 ; 11v27 ; 12v3-4 ; 12v26, 28-29 ; 13v7-8 ; 13v20-21 ; 13v20-21(2) ;

 

 

1         Hébreux 1:3

Le Fils (de Dieu) ... qui, étant le resplendissement de sa gloire et l’empreinte de sa substance, et soutenant toutes choses par la parole de sa puissance, ayant fait par lui-même la purification des péchés, s’est assis à la droite de la majesté dans les hauts lieux.

28 février 1988 et 7 août 2016

Dans des termes forts et sans équivoque, ce chapitre présente la magnificence de la grandeur de la gloire de Dieu, telle qu’elle est manifestée dans Son Fils. Dans l’épître aux Hébreux, ce n’est pas sur la grâce et l’humilité de Son œuvre qu’il est particulièrement insisté, mais sur la majesté et la grandeur de celle-ci. C’est une œuvre digne de Celui qui a une si grande dignité. La gloire infinie de cette Personne donne une valeur infinie à Son œuvre.

Jésus Christ, le Fils de Dieu, est Lui-même le resplendissement de la gloire de Dieu, la lumière même brillant de cette gloire, comme la lumière du soleil révèle la merveille du rayonnement et de la chaleur de cet astre. Il ne fait pas que refléter cette lumière : Il est la brillance même de cette lumière. Il ne fait pas qu’exprimer quelque chose au sujet de Dieu : Il est l’expression de la substance de Dieu. Il est impossible de trop exalter la grandeur de la majesté qui est la Sienne. Il n’est pas seulement le Créateur de toutes choses : Il soutient « toutes choses par la parole de sa puissance ». Sans l’action constante de Sa propre puissance, rien dans l’univers ne pourrait être maintenu en existence comme c’est le cas.

Ce grand Créateur et Soutien de l’univers a accompli par Lui-même, et seul, l’œuvre puissante de la purification des péchés, dans l’offrande sans égale de Lui-même en sacrifice sur la croix du Calvaire. Nul autre n’aurait été capable d’accomplir cela. Il en aura la gloire pendant l’éternité, et des multitudes de cœurs y répondront avec joie, dans l’adoration et la louange devant Lui. Qu’il est juste qu’Il soit exalté « à la droite de la majesté dans les hauts lieux » après avoir remporté une victoire complète sur tout le pouvoir de Satan et du mal, et étant maintenant l’Objet de l’adoration de Ses bien-aimés rachetés — toute la création, à la fin, se courbant à Ses pieds !

 

 

2         Hébreux 1:5

Car auquel des anges a-t-il jamais dit : « Tu es mon Fils, moi je t’ai aujourd’hui engendré » ? Et encore : « Moi je lui serai pour père, et lui me sera pour fils » ?

1 août 1993

Comme il est clair, par cette déclaration de Dieu le Père, que le Seigneur Jésus est au-dessus de toutes les créatures ! Le premier chapitre de l’épître aux Hébreux établit le fait que, dans Sa Personne, Il est bien au-dessus des anges, avant que, au chapitre 2:9, il soit dit qu’Il a été fait « un peu moindre que les anges à cause de la passion de la mort ». L’ordre dans lequel le Père parle est aussi de la plus grande importance. Il ne dit pas d’abord : « moi je t’ai aujourd’hui engendré », et ensuite : « Tu es mon Fils », comme si le Seigneur Jésus était devenu Fils lorsqu’Il a été engendré. Car ce ne serait pas exact. La première affirmation est sublime dans sa dignité solitaire et majestueuse : « Tu es mon Fils ». Comme Fils, cette Personne bénie était avec le Père dès l’éternité passée, « toujours en joie devant lui » (Proverbes 8:30). C’était une communion pure et précieuse de la Personne du Fils avec la Personne du Père, dans une joie et une unité sans faille. Contempler cela devrait réjouir profondément le cœur de tous les enfants de Dieu.

Ensuite est introduite la question du temps : « je t’ai aujourd’hui engendré ». Cela se rapporte évidemment au jour de l’incarnation du Seigneur lorsque, comme l’Homme Christ Jésus, Il a été engendré de Dieu. Une annonce claire a été faite ce jour-là, apportée à des bergers par des anges. Il n’était pas permis d’avoir aucun doute quant à la réalité de ce grand évènement. Des imposteurs ont souvent prétendu être Christ, mais cela ne leur avait jamais été attribué au moment de leur naissance. C’est seulement après qu’ils aient développé leur caractère mauvais qu’ils ont ces prétentions.

La seconde citation montre la relation dans laquelle le Père reconnaissait le Fils pendant toute Sa vie sur la terre : Christ Se réclamant de Dieu comme Son Père, et le Père Le reconnaissant pleinement comme Son Fils.

 

 

3         Hébreux 1:8-9

Mais quant au Fils : « Ton trône, ô Dieu, est aux siècles des siècles ; c’est un sceptre de droiture que le sceptre de ton règne ; tu as aimé la justice et haï l’iniquité ; c’est pourquoi Dieu, ton Dieu, t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes compagnons.

24 août 2003

Ces versets sont le couronnement des nombreuses gloires du Seigneur Jésus présentées dans les versets précédents. Puisque les choses précédentes qui sont dites de Lui sont vraies, y compris le fait qu’il a été dit aux anges de Dieu de L’adorer, en conséquence il est absolument vrai qu’Il est Dieu. Dieu Lui-même s’adresse à Lui comme Dieu, en disant : « Ton trône, ô Dieu, est aux siècles des siècles », c’est-à-dire, éternel.

Cette citation est tirée du Psaume 45, et il est très probable que les Israélites, en lisant ce psaume, ne discernaient pas que Dieu s’adressait à Son Fils comme Dieu, mais l’épître aux Hébreux rend cela merveilleusement clair.

Il y a cependant un paradoxe des plus intéressants impliqué dans ces deux versets. Bien que la parole soit adressée au Fils comme « Dieu », il est ajouté, à cause de l’amour du Fils pour la justice et de sa haine pour l’iniquité : « C’est pourquoi Dieu, ton Dieu, t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes compagnons ». Si Christ est Dieu, comment Dieu, alors, peut-Il être appelé Son Dieu ? La réponse est absolument merveilleuse. Christ est non seulement Dieu, Il est aussi un véritable Homme, et en tant que tel Il reconnaît Dieu comme Son Dieu. Ainsi, lorsque nous lisons l’expression « Le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ », il est prévu que nous comprenions que, parce que Christ est Homme, Dieu est Son Dieu ; et parce qu’Il est Dieu, alors Dieu est Son Père. Bien que ce ne soit pas très facile à comprendre, c’est la vérité révélée de Dieu, dans laquelle les croyants peuvent trouver une joie infinie.

 

 

4         Hébreux 2:9

Mais nous voyons Jésus, qui a été fait un peu moindre que les anges à cause de la passion de la mort, couronné de gloire et d’honneur.

30 janvier 1991

Si, pour ceux qui sont fatigués et perturbés par le désordre confus de la vie en ville, c’est un merveilleux soulagement de sortir pour contempler la calme splendeur des montagnes, comme il est encore plus merveilleux de lever les yeux à la droite du trône de Dieu, pour voir Jésus maintenant couronné de gloire et d’honneur. Celui qui, autrefois, a souffert pour nos péchés l’agonie de la croix du Calvaire, a reçu la plus haute place dans l’univers, et Il maîtrise avec calme et en perfection toutes les circonstances terribles qui remplissent le cœur des hommes de crainte et d’appréhension.

 

 

5         Hébreux 2:12

J’annoncerai ton nom à mes frères, au milieu de l’assemblée je chanterai tes louanges.

2 janvier 1983 et 10 juillet 2011

Cette citation précieuse du Psaume 22:22, sortant de la bouche du Seigneur Jésus, est liée de manière très belle avec Son message à Marie de Magdala : « Va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu » (Jean 20:17). Il ne dit pas notre Père, car il y a toujours une distinction infinie entre le Maître et Ses frères par grâce, mais il y a cependant une unité établie et précieuse. C’est Lui, le premier, qui chante des louanges à Dieu, avec la joie infinie d’une rédemption accomplie ; mais c’est le saint privilège de Ses rachetés, de se joindre à Lui dans ce chant triomphal.

Il est Lui-même « au milieu de l’assemblée » de Ses rachetés, non pas simplement pour leur bénédiction, mais pour la gloire de Dieu. Cette occasion d’apporter à Dieu cette louange spontanée et joyeuse est la raison première du rassemblement de l’assemblée du Dieu vivant. Gardons-nous de la laisser s’amoindrir et perdre ce caractère. En fait, cet esprit de louanges devrait être ressenti même quand nous sommes réunis pour la prière, pour rechercher la grâce de la bénédiction de Dieu, ou pour le ministère de l’enseignement de la Parole de Dieu aux croyants. Mais le souvenir du Seigneur Jésus dans la fraction du pain, l’expression centrale de la communion dans le corps de Christ, a exclusivement pour but d’apporter louanges, reconnaissance et adoration à notre Dieu et Père, par Jésus Christ notre Seigneur. Se souvenir de Lui fidèlement, avec la conscience réelle de Sa présence au milieu des Siens, aura certainement ce résultat.

 

 

6         Hébreux 2:14-15

Puis donc que les enfants ont eu part au sang et à la chair, lui aussi semblablement y a participé, afin que, par la mort, il rendît impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable ; et qu’il délivrât tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient pendant toute leur vie assujettis à la servitude.

21 novembre 1993

Les enfants dont il est parlé ici sont ceux que Dieu a donnés à Christ, c’est-à-dire les croyants. Ce sont des êtres humains, participants de la chair. C’est pourquoi il était nécessaire, si le Fils de Dieu devait les délivrer de l’esclavage du péché et de la mort, qu’Il ait part Lui-même au sang et à la chair : Il devait avoir un corps humain. Sans cela, il aurait été impossible qu’Il meure. Dieu soit béni de ce que la puissance divine a réalisé cette incarnation, et de ce que la grâce divine a accompli cette mort, ce grand sacrifice.

Cette mort a, d’une part, expié nos péchés, et d’autre part, a vaincu toute la puissance du diable, de celui qui a « le pouvoir de la mort ». Cela ne signifie pas que le diable ait le pouvoir de tuer n’importe qui comme il le veut, mais plutôt que son pouvoir d’incitation a entraîné l’homme dans le péché qui conduit à la mort. Christ a annulé ce pouvoir pour tous les croyants, parce que Sa mort fait pleinement propitiation pour le péché. Quand le péché a été jugé, le diable n’a alors aucun pouvoir, car le péché est sa seule arme pour attaquer.

En conséquence, la mort de Christ a complètement libéré ceux qui, pendant toute leur vie, étaient sous l’esclavage. Les croyants d’avant la mort de Christ à la croix ne connaissaient pas le pouvoir d’émancipation de la croix, mais par la crainte de la mort ils étaient sous l’esclavage. Ils en sont maintenant délivrés, en vertu de l’œuvre merveilleuse de Christ qui S’est sacrifié Lui-même.

Comme nous devrions donc être reconnaissants et nous réjouir, à la fois de l’incarnation de notre Seigneur bien-aimé, et de Son sacrifice !

 

 

7         Hébreux 2:17

C’est pourquoi il dut, en toutes choses, être rendu semblable à ses frères, afin qu’il fût un miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur dans les choses qui concernent Dieu, pour faire propitiation pour les péchés du peuple.

3 juin 1983

Tandis que le chapitre premier de cette épître montre d’abord la gloire de la divinité du Seigneur Jésus, qui est vitale pour qu’Il soit le Grand Souverain Sacrificateur de Dieu, dans le verset ci-dessus, il est insisté, pour nous, sur la réalité absolue et bénie de Son humanité. C’est évidemment une humanité d’une perfection et d’une pureté sans tache, dans laquelle l’élément étranger du péché ne peut avoir aucune place ; et cependant, une humanité réelle, en esprit, âme et corps. C’est seulement ainsi qu’Il pouvait être un Souverain Sacrificateur, un Médiateur entre Dieu et les hommes. Ayant pris leur condition physique de faiblesse et de dépendance, Il est pleinement qualifié, par expérience, pour avoir du support et de la miséricorde pour leurs besoins, et pour agir avec fidélité pour eux, en conformité avec une telle relation.

Mais cela demande nécessairement, en premier lieu, qu’il soit répondu à la question des péchés des Siens. Parce qu’Il est véritablement un Homme et un fidèle Sacrificateur, Il a fait « propitiation pour les péchés du peuple ». Il est à la fois le Sacrificateur, le Sacrifice, et l’Autel.

 

 

8         Hébreux 4:13

Et il n’y a aucune créature qui soit cachée devant lui, mais toutes choses sont nues et découvertes aux yeux de celui à qui nous avons affaire.

14 juin 1983

Alors que l’auteur de l’épître parle ici de la Parole de Dieu, il dit cependant « aux yeux de Celui ... ». Cela ne met-il pas en relief que la Parole de Dieu, c’est pratiquement Dieu Lui-même ? Elle parle de Lui comme rien d’autre sur la terre ne le pourrait. « Tu as exalté ta parole au-dessus de tout ton nom » (Psaume 138:2). Il ne s’agit pas, bien sûr, de la Bible en tant qu’objet, mais de la pensée et de la volonté de Dieu telles qu’elles sont révélées dans la Bible. Si les hommes affirment honorer le nom de Dieu, Sa Parole doit avoir la place la plus élevée dans leur vie. En fait, elle est le seul moyen sûr pour connaître Dieu. Et elle nous amène dans la lumière même de Sa face, parfaitement éclairée par une lumière et une sagesse infinies. Cela ne peut être apprécié avec joie que par la foi ; l’incrédulité est terrifiée devant un regard aussi pénétrant, et elle cherche à éviter le regard de Dieu en fermant elle-même les yeux !

La dernière expression de ce verset, cependant, ne nous laisse pas d’échappatoire : les yeux « de celui à qui nous avons affaire ». Fermer nos yeux ou nos oreilles maintenant n’empêchera pas que nous ayons affaire avec Lui. Il ne se retirera pas de la scène pour laisser la place à l’amour de l’homme pour les ténèbres. Comme il est infiniment mieux de faire bon accueil à Son regard maintenant, que d’attendre le Grand Trône Blanc où ce regard mettra au jour toutes les choses cachées des ténèbres — et d’en avoir un remords éternel !

 

 

9         Hébreux 4:14

Ayant donc un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, tenons ferme notre confession.

11 juillet 1983

De la même manière que Aaron, le grand jour des propitiations, traversait tout le tabernacle, le Seigneur Jésus a traversé les cieux, jusqu’au trône de Dieu, le lieu suprême de Son exaltation. Il a triomphé dans tous les domaines en vertu de Son sacrifice béni. Il est notre Grand Souverain Sacrificateur, sur Lequel la foi repose pour que soit établie une relation éternelle avec Dieu. Il ne peut manquer : comme il serait insensé, en conséquence, de renoncer à annoncer Son nom. Un fondement aussi ferme et inébranlable appelle en retour que nous retenions fermement notre confession.

Et bien qu’Il soit maintenant exalté — et quelle joie de savoir qu’Il est dans la gloire ! — cependant Il a pleinement vécu les circonstances de la terre, les peines, les épreuves, le chagrin. Il comprend, par expérience, toutes les peines et les épreuves de Ses rachetés : Il a été « tenté en toutes choses » (verset 15) — non pas des choses venant de Lui-même, mais de l’extérieur. Car Il était sans péché, et les influences délétères du mal ne trouvaient pas place dans Son corps saint — ni malaise, ni maladie, ni infirmité d’aucune sorte. Mais Il allait et venait, entouré de telles choses. Il a ressenti les peines et Il a porté les maladies, dans ce sens qu’Il ressentait la plus profonde sympathie pour ceux qui en étaient ainsi affligés. Compassion bénie, en vérité ! Et Son cœur demeure aussi plein de tendresse et de sympathie qu’au temps de ce merveilleux chemin de grâce. En Lui il y avait résistance parfaite à toute tentation, et par Sa miséricorde et Sa grâce nous sommes rendus capables d’y résister aussi.

 

 

10    Hébreux 5:7

Qui, durant les jours de sa chair, ayant offert, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété.

7 août 1983

Que cette déclaration morale au sujet de la Personne du Seigneur Jésus est précieuse, montrant qu’Il est Celui qui est parfaitement qualifié pour une sacrificature éternelle.

Ce verset est particulièrement émouvant, en ce qu’il montre que le Seigneur Jésus était d’une manière réelle (sinon officielle) le Souverain Sacrificateur de Dieu, car Il a offert des prières et des supplications, ce qui est une véritable activité sacerdotale. En fait, le passage d’Hébreux 7:27 parle aussi de Son sacrifice sur la croix comme d’un acte sacerdotal : « Il s’est offert Lui-même ». Ce n’était pas un acte requis à cause d’une position officielle, mais l’expression du bon plaisir de Sa propre nature, entièrement d’amour et de grâce.

Mais de plus, tout Son chemin terrestre n’était-il pas celui d’une préparation et d’une preuve divines relatives à Ses titres pour exercer une sacrificature éternelle ? Sa capacité à prendre la place la plus basse dans la souffrance, en dépendant fidèlement du Dieu vivant, même jusqu’à la mort, a prouvé de façon merveilleuse qu’Il était digne de l’élévation suprême — digne de recevoir, au-delà de l’atteinte de la mort, une sacrificature immuable.

Il a ainsi été sauvé en dehors de la mort, non pas épargné de mourir, mais sauvé en résurrection, au-delà de cet état où, dans son dévouement sans aucun égoïsme, il était descendu volontairement. Ses prières ont été entendues à cause de Sa piété et de Son dévouement sans faille envers Dieu, et Il a été ressuscité d’entre les morts avec justice. Personne d’autre n’aurait pu remplir de telles qualifications bénies : Il est le Sacrificateur dont nous avons besoin, Lui qui ne manquera jamais d’intercéder auprès de Dieu.

 

 

11    Hébreux 6:7-8

Car la terre qui boit la pluie qui vient souvent sur elle, et qui produit des herbes utiles pour ceux pour qui elle est aussi labourée, reçoit de Dieu de la bénédiction ; mais si elle porte des épines et des chardons, elle est réprouvée et près de la malédiction, et sa fin est d’être brûlée.

22 août 1983

De même que ces deux genres de terre sont fondamentalement différents, la ligne de démarcation entre le vrai croyant et celui qui n’est qu’un chrétien de nom est absolue.

Pour « boire la pluie », la terre doit être meuble et poreuse. Lorsque la charrue a fait son travail de labourage, la semence répandue profitera des pluies bénéfiques et portera du fruit. De la même manière, le travail de réveil de l’Esprit de Dieu prépare, par une véritable repentance, ce qui est alors appelé un bon terrain, et l’eau fraîche de la Parole de Dieu est reçue dans l’âme, portant du fruit et recevant de la bénédiction de la part de Dieu.

Mais là où la pluie venant du ciel n’est pas absorbée, la terre aride produit des ronces et des épines — de vaines tentatives de fructification. Ainsi un cœur qui n’a pas été touché par l’œuvre bénie de la repentance, et n’a donc pas bu la pure Parole de Dieu, peut, pour un temps, faire montre de christianisme, mais ne produira à la fin que des choses mauvaises plutôt que bonnes. Les épines seront brûlées, car on ne les laissera pas là, causer du mal et du dommage. Mais celui qui les a produites, qui, en fait, a choisi le mal plutôt que le bien qu’il avait connu, souffrira le même jugement terrible de la part de Dieu. Quel avertissement pour ceux qui se prétendraient être des chrétiens, mais qui n’ont jamais jugé leurs propres péchés devant Dieu !

 

 

12    Hébreux 6:17

Et Dieu, voulant en cela montrer plus abondamment aux héritiers de la promesse l’immutabilité de son conseil, est intervenu par un serment, afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il était impossible que Dieu mentît, nous ayons une ferme consolation, nous qui nous sommes enfuis pour saisir l’espérance proposée.

5 septembre 1983

Le conseil de Dieu est immuable. Son serment n’ajoute réellement rien à Sa Parole, mais la confirme. Mais cela montre d’une manière très belle l’abondance de bonté et de bonne volonté du cœur de Dieu, pour donner une pleine assurance encourageante aux héritiers de la promesse. Sa Parole est immuable, et Son serment l’est également : il est impossible que Dieu mente. Mais Il ajoute Son serment pour la « ferme consolation » du croyant, qui dans son besoin pressant, s’est « enfui » vers Celui en qui seul il y a espérance.

L’espérance placée devant nous est céleste, en contraste avec les espérances juives terrestres. C’est « une ancre de l’âme, sûre et ferme, et qui entre jusqu’au dedans du voile ». Cette espérance ne laisse aucune place au doute, mais implique plutôt une certitude absolue en anticipation. Quelle ancre pour l’âme ! La stabilité, la constance, la fermeté seront nôtres dans la mesure où nos âmes s’attachent fermement à la réalité de cette espérance.

Une illustration frappante de ce verset était connue au temps des bateaux à voiles. Lorsque l’entrée du port était étroite, un petit bateau, appelé le précurseur, prenait les ancres du plus grand vaisseau dans le port, et les y jetait. Le vaisseau, enroulant alors ses câbles d’ancrage, était ainsi tiré en droite ligne dans le port. Christ est le Précurseur, déjà entré dans la gloire. Parce que nous Lui sommes lié de manière vitale, nous sommes entraînés sans erreur vers cette destination bénie.

 

 

13    Hébreux 7:26

Car un tel souverain sacrificateur nous convenait, saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et élevé plus haut que les cieux.

12 septembre 1983 et 18 mars 2012

Aaron et ses fils n’étaient pas du tout capables de répondre à nos véritables besoins : leurs qualifications n’atteignaient pas, et de loin, à ce qui était exigé. Le souverain sacrificateur, pour qu’il nous convienne parfaitement, doit avoir des caractères infiniment plus élevés. Il doit d’abord, dans son caractère, être saint, aimer le bien et haïr le mal de manière constante. En deuxième lieu, sa conduite doit être sans faute, il doit avoir un intérêt constant pour les besoins et le bien-être des autres. Troisièmement, dans ses relations, il doit être sans tache, n’étant en aucune manière souillé par des occasions de corruption. Et, quatrièmement, il ne doit avoir aucune communion avec les pécheurs, toute sa marche doit montrer clairement une séparation nette entre Lui-même et ceux qui sont dans une voie de péché. Toutes ces choses sont vues avec beauté et en perfection dans notre Seigneur bien-aimé tout au long de Son cheminement sur la terre. Et il n’y en a pas un autre dans toute l’histoire, qui L’approche, même de loin : Il est seul dans Sa dignité unique et bénie.

Mais il y a une cinquième qualification : Il doit être « élevé plus haut que les cieux ». Un niveau de sacerdoce seulement terrestre ne conviendrait pas. Il faut qu’Il lui soit donné une position plus élevée qu’à tout autre — plus élevée que celle des anges — toutes choses étant soumises à Son autorité suprême, afin qu’Il puisse faire usage de toutes choses dans la création, pour la bénédiction de ceux pour le bien desquels Il est désigné comme Souverain Sacrificateur. De quels soins merveilleux les Siens ne sont-ils pas l’objet !

 

 

14    Hébreux 9:13

Car si le sang de boucs et de taureaux, — et la cendre d’une génisse avec laquelle on fait aspersion sur ceux qui sont souillés, — sanctifie pour la pureté de la chair, combien plus le sang du Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour que vous serviez le Dieu vivant !

18 septembre 1983

Ces sacrifices et ces ordonnances formels ne produisaient qu’un résultat formel. « La pureté de la chair » n’était qu’une mise à part extérieure, publique, d’avec le péché pour lequel un sacrifice était offert. Le fait lui-même qu’un sacrifice soit offert était la condamnation publique du péché ; et le coupable s’associait par-là, publiquement, à la répudiation du péché. Mais il n’y avait pas, dans ce sacrifice, de valeur vitale et éternelle.

Mais un sacrifice d’un tel caractère essentiel et éternel comme celui du Seigneur de gloire doit nécessairement avoir des résultats essentiels et éternels. Cela est indiqué de manière frappante par l’expression « par l’Esprit éternel ». Son sacrifice n’était pas désigné de manière conventionnelle, mais par l’énergie de bonne volonté et divine de l’Esprit de Dieu. Nous ne devons pas non plus limiter nos pensées en pensant au sang de Christ comme se rapportant simplement au sang matériel qui a été versé, mais considérer plutôt sa signification profonde et précieuse. C’est le signe de Sa vie donnée en sacrifice, offerte à Dieu, et Dieu éprouve dans Son cœur un délice inexprimable dans la valeur infinie de ce sacrifice. Pierre peut bien parler du « sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pierre 1:19). Comme un tel sacrifice purifie pleinement la conscience des œuvres mortes, pour susciter l’adoration de l’âme envers le Dieu vivant !

 

 

15    Hébreux 9:13-14

Car si le sang de boucs et de taureaux, — et la cendre d’une génisse avec laquelle on fait aspersion sur ceux qui sont souillés, — sanctifie pour la pureté de la chair, combien plus le sang du Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour que vous serviez le Dieu vivant !

8 novembre 2012

L’épître aux Hébreux (hébreu : celui qui passe) ne mentionne pas d’auteur, mais commence par Dieu et montre que la révélation du Nouveau Testament, d’une part est en accord avec celle de l’Ancien Testament, et cependant fait un grand contraste avec elle. On voit véritablement que les prophéties, les types, et les personnes symboliques ont un accomplissement magnifique lorsque Dieu parle maintenant depuis le ciel dans la Personne de Son Fils, le Créateur de toutes choses et Celui qui les maintient toutes. La Déité éternelle de Christ et Sa véritable humanité sont déclarées clairement et avec soin, et Il remplace toutes les révélations partielles de la pensée de Dieu dans l’Ancien Testament.

La grande œuvre de rédemption de Christ est vue dans sa valeur éternelle devant Dieu. Christ est considéré comme étant entré dans le ciel même, établissant un héritage céleste et éternel pour chacune des âmes rachetées, ce qui fait contraste avec l’espérance terrestre d’Israël. Il est le Grand Souverain Sacrificateur, qui a traversé les cieux, par Lequel nous nous approchons de Dieu et L’adorons, et qui soutient Ses rachetés, sympathisant avec eux dans tous leurs besoins actuels. Ainsi, le croyant est vu comme étant sur la terre mais possédant une espérance céleste, et en conséquence, au sens réel, comme celui qui passe à travers un monde hostile. Toute religion de caractère terrestre (même le Judaïsme, établi antérieurement par Dieu) est vue comme un camp opposé à la gloire de cette révélation céleste. Le croyant est alors appelé à sortir vers le Seigneur Jésus, « hors du camp » (Hébreux 13:13).

L’épître aux Hébreux a une grande valeur à cause de la clarté de ses lignes de démarcation en ce qui concerne la foi, la marche, et l’adoration du chrétien.

 

 

16    Hébreux 9:24

Car le Christ n’est pas entré dans des lieux saints faits de main, copies des vrais, mais dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu.

21 février 1999

Le souverain sacrificateur d’Israël entrait dans les lieux saints de la maison terrestre de Dieu une fois par an, pour asperger du sang devant et sur le propitiatoire. Son service n’était jamais terminé.

Mais Christ a achevé sur la croix du Calvaire la grande œuvre d’une rédemption éternelle, et en vertu de Son sang versé là une fois pour toutes, Il est maintenant entré dans le ciel même, paraissant « pour nous devant la face de Dieu ». Quelle valeur Dieu attache-t-Il au sang versé sur la croix ? — Il l’appelle « le précieux sang de Christ » (1 Pierre 1:19). Il a une valeur unique, comme satisfaisant la sainteté de Dieu concernant la propitiation faite pour les péchés, de sorte que les croyants sont parfaitement acceptés par Dieu, exactement comme le Seigneur Jésus est accepté dans Sa présence.

Mais la perfection de la grande œuvre du Seigneur Jésus en rédemption est fondée sur la perfection infiniment grande de Sa Personne. Celui qui est mort et ressuscité est maintenant notre Grand Souverain Sacrificateur, qui nous représente et qui intercède pour nous dans le ciel devant le Dieu éternel.

 

 

17    Hébreux 9:25

Ni, non plus, afin de s’offrir lui-même plusieurs fois, ainsi que le souverain sacrificateur entre dans les lieux saints chaque année avec un sang autre que le sien (puisque dans ce cas il aurait fallu qu’il souffrît plusieurs fois depuis la fondation du monde) ; mais maintenant, en la consommation des siècles, il a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice.

25 septembre 1983

Même un lecteur superficiel de l’épître aux Hébreux ne pourrait manquer de remarquer l’insistance de l’apôtre sur le fait que le sacrifice de Christ est suffisant et définitif, en contraste avec les sacrifices répétés de l’Ancien Testament, et spécialement le sacrifice pour le péché du grand Jour des expiations. Si le sacrifice de Christ était simplement comparable à ceux-là, il faudrait qu’Il s’offre de façon répétée, et sans espoir d’en finir ! Mais comme l’épître l’a si pleinement illustré, du fait qu’Il est infini dans Sa Personne, Son sacrifice a donc une valeur infinie, qui n’est pas limitée par la grandeur du péché de l’homme, ni par une question de temps, c’est-à-dire, par la question de savoir si les péchés ont été commis avant ou après le sacrifice de Christ : la valeur de ce sacrifice suffit à tout. C’est le fondement parfait pour que le péché soit complètement ôté de dessous le ciel, comme cela sera connu dans l’état éternel. Et par ce sacrifice, les péchés des croyants sont ôtés aujourd’hui par la foi dans ce sacrifice béni : la foi, par-là, anticipe l’éternité.

Cela a eu lieu « en la consommation des siècles », à la fin de la période probatoire de l’Ancien Testament, qui avait fait la preuve que l’homme est pécheur, impuissant, sans espoir. Ainsi le Grand Créateur Lui-même est devenu le Sauveur, dans une œuvre immense, infiniment parfaite et complète.

 

 

18    Hébreux 9:27-28

Et comme il est réservé aux hommes de mourir une fois, — et après cela le jugement, ainsi le Christ aussi, ayant été offert une fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra une seconde fois, sans péché, à salut à ceux qui l’attendent.

30 septembre 1983

Il est réservé à l’homme de mourir une seule fois, et cela à cause du péché, mais ensuite il est convoqué en jugement pour rendre compte de ses péchés. C’est pour cette raison, et à cause de Son grand amour, que Christ est mort autrefois, s’offrant Lui-même pour expier les péchés, afin que le jugement soit évité à « plusieurs », c’est-à-dire aux croyants : Il a subi le jugement à leur place. S’il est vrai « qu’Il est mort pour tous » (2 Corinthiens 5:15), cependant le fait de « porter les péchés de plusieurs » est limité à ceux qui Le reçoivent par la foi, comme le dit Jean 1:12 : « à tous ceux qui l’ont reçu ». La grâce est disponible pour tous, mais elle s’applique seulement aux « plusieurs ».

Quand il est dit « plusieurs », cela s’applique évidemment à « ceux qui l’attendent ». Tous les véritables enfants de Dieu attendent que le Seigneur Jésus, à la fin, prenne la place qui Lui revient, d’autorité et de gloire dans l’univers. Il se peut qu’ils n’aient pas tous des pensées précises concernant la vérité du retour du Seigneur, mais tous L’attendent. À ceux-là Il apparaîtra une seconde fois, sans que la question du péché se pose d’aucune manière. Celle-ci a été réglée il y a longtemps, et ne peut pas être soulevée de nouveau. Pour le croyant, le jugement est quelque chose de passé. En conséquence, la venue de Christ sera « à salut », c’est-à-dire le salut complet du corps — le croyant étant entièrement délivré de la présence même du péché. Perspective vraiment merveilleuse ! Ce sera la première partie de la seconde venue de Christ, car alors Il apparaîtra seulement aux croyants, avant de venir plus tard en jugement.

 

 

19    Hébreux 10:5-7

C’est pourquoi, en entrant dans le monde, il dit : « Tu n’as pas voulu de sacrifice ni d’offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas pris plaisir aux holocaustes ni aux sacrifices pour le péché ; alors j’ai dit : Voici, je viens, — il est écrit de moi dans le rouleau du livre — pour faire, ô Dieu, ta volonté ».

2 octobre 1983

Ce passage est une citation du Psaume 40, qu’on a appelé avec raison le psaume de l’holocauste. L’Ancien Testament lui-même rendait clairement témoignage au fait que, à la fin, une Personne prendrait la place de tous ces sacrifices. « Tu m’as formé un corps » est la forme dans laquelle l’Esprit de Dieu interprète Sa propre expression du psaume : « Tu m’as creusé des oreilles ». Cela n’implique-t-il pas avec raison que Christ prendrait l’humble place du Serviteur, absolument obéissant à la volonté de Son Père, les oreilles ouvertes pour écouter Sa Parole ? La même pensée se retrouve dans l’expression « Tu m’as formé un corps ». Plutôt que d’être dans la forme de Dieu, ordonnant et disposant toutes choses selon Sa volonté propre, Il prend la forme d’un Serviteur, assumant les limitations d’un corps humain, en parfaite soumission à la volonté de Dieu. Sur la terre, où pas un homme n’avait réellement fait la volonté de Dieu, il y en eut Un qui venait dans ce but exprès, pour accomplir cette volonté en perfection. Spectacle béni et merveilleux ! Le corps préparé fait suite également, à n’en pas douter, aux oreilles creusées, ce qui montre que l’expression employée par le psalmiste ne pouvait être réalisée que par l’incarnation.

 

 

20    Hébreux 10:19-22

Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, et ayant un grand sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, ayant les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure.

9 octobre 1983

Quel contraste infini et merveilleux avec le judaïsme ! Car la loi interdisait formellement d’entrer dans le lieu très-saint. Dieu habitait dans de profondes ténèbres, et personne n’osait s’approcher. Mais l’enfant de Dieu, aujourd’hui, est appelé à entrer avec une sainte et paisible hardiesse, ayant pleinement confiance dans le sang de Jésus, qui lui donne le droit d’être là, dans la présence immédiate de Dieu. Le chemin vers les lieux saints est à la fois nouveau, accompli par la mort de Christ, et vivant ; c’est-à-dire qu’il n’est absolument pas formel, mais vital et éternel. De plus, c’est Lui qui l’a consacré : il n’est pas laissé à l’homme un service de consécration quelconque. Le voile, qui séparait le lieu saint du lieu très-saint, est interprété ici pour nous : « c’est-à-dire sa chair ». Son humanité parfaite était en fait une barrière absolue empêchant l’homme d’entrer dans la présence de Dieu, car dans cette humanité bénie de Christ, Dieu a démontré que seule la perfection pouvait Le satisfaire. Mais la mort de Christ — le fait du voile déchiré depuis le haut jusqu’en bas — est l’œuvre merveilleuse qui ouvre la voie dans la présence de Dieu pour des pécheurs maintenant rachetés. Et Christ est le Souverain Sacrificateur sur la maison de Dieu. Quelle merveilleuse corde triple nous voyons ici — le sang, le voile déchiré, le Souverain Sacrificateur — s’unissant tous pour accueillir Ses rachetés comme adorateurs.

 

 

21    Hébreux 10:19-22 (2)

Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, et ayant un grand sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, ayant les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure.

29 septembre 2000

Lorsque nous avons compris que la terrible question du péché a été complètement réglée par le Seigneur Jésus dans Son sacrifice sur la croix et que nous sommes acceptés par Dieu sur la base de ce sacrifice, nous n’avons alors plus de raison de craindre la présence d’un Dieu de sainteté absolue. Les croyants, en conséquence, sont invités à entrer, non pas dans un bâtiment matériel, mais dans le lieu saint, qui parle de la présence de Dieu Lui-même. Le « chemin nouveau et vivant » est celui qui nous a été ouvert par la mort du Seigneur Jésus. Le voile parle de Sa chair, qui a été déchirée pour nous. Mais le Seigneur Jésus, comme étant le grand sacrificateur sur la maison de Dieu, est Celui qui est toujours vivant pour intercéder pour les Siens.

Mais il y a le côté pratique : avoir un cœur vrai pour s’approcher de Dieu, un cœur à nu et ouvert devant Ses yeux. Ainsi nous pouvons nous approcher en pleine assurance de foi, pour être parfaitement à l’aise en jouissant du Seigneur Jésus. Le cœur « purifié d’une mauvaise conscience » implique que l’eau de la Parole a eu son effet de purification morale ; et le corps « lavé d’eau pure » parle de la Parole de Dieu nous ayant complètement lavés, comme c’est le cas pour ceux qui sont réellement nés de nouveau. C’est ce qu’on voit en Jean 13:10 : « Celui qui a tout le corps lavé, n’a besoin que de se laver les pieds ; mais il est tout net ». Celui qui a reçu le lavage complet à la nouvelle naissance doit être avec joie un adorateur : autrement il ne connaît rien de l’adoration.

 

 

22    Hébreux 10:25

N’abandonnant pas le rassemblement de nous-mêmes, comme quelques-uns ont l’habitude de faire, mais nous exhortant l’un l’autre, et cela d’autant plus que vous voyez le jour approcher.

16 octobre 1983

Si, dans notre vie privée, nous avons moins d’énergie spontanée et réelle pour nous approcher de Dieu par la prière, il s’ensuivra bientôt un relâchement dans notre désir de nous rassembler avec les croyants. Qu’il est triste qu’il y ait tellement cette tendance, dans un monde qui offre toutes les tentations d’oublier Dieu. Quelqu’un peut se croire assez fort spirituellement pour ne pas avoir besoin de se rassembler régulièrement avec le peuple de Dieu ; mais cette pensée elle-même est un signe de faiblesse spirituelle, et il a par suite un profond besoin de participer à de tels réunions au nom du Seigneur Jésus. En fait, celui qui est fort devrait employer ses forces pour encourager les autres.

Ou si quelqu’un se laisse aller à ses sentiments de découragement parce qu’il ne voit pas de bénédiction collective, il ne fait qu’encourager le mécontentement et l’égoïsme de son propre cœur et aussi de celui des autres. Que le Seigneur, dans Sa grâce, nous fortifie pour que nous tenions ferme ce qu’Il nous a donné, et que nous ne renoncions pas à cause de l’épreuve de la foi. Faisons même plus, et encourageons-nous les uns les autres à cet égard, d’autant plus que nous voyons « le jour approcher ». Qu’éprouverions-nous si le Seigneur venait tout de suite après que nous aurions décidé de renoncer à marcher de tout notre cœur avec Lui, en communion avec Ses bien-aimés ?

 

 

23    Hébreux 11:3

Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu, de sorte que ce qui se voit n’a pas été fait de choses qui paraissent.

23 octobre 1983

Pour le croyant, comprendre la création ne pose pas de problème. La foi, faisant confiance à Dieu, ne voit rien qui soit trop difficile pour Lui. Les soi-disant scientifiques qui, apparemment, ne voient pas d’alternative à l’évolution, rejettent la création sous prétexte qu’elle paraît incroyable. Avec une crédulité invraisemblable ils acceptent la théorie que l’univers, par le plus grand des hasards, a pris forme progressivement à partir d’un rien indéfini et brumeux ! Et par suite, la vie, l’ordre, la croissance, l’instinct, les sensations, le son, l’ouïe, la vue, l’odeur, l’odorat, le goût, la mémoire, l’intellect, la raison, l’énergie, le mouvement, la personnalité, la conscience, les motivations, les concepts spirituels, en plus d’une variété infinie de formes matérielles, et aussi de caractéristiques immatérielles, largement observées même à l’intérieur d’une seule espèce matérielle — tout cela, affirme-t-on, aurait pour origine une masse nébuleuse d’une non-existence sans vie ! Où, dans tout l’univers, a-t-on jamais observé un seul exemple concret de cette notion ? De tels raisonnements sont, de toute évidence, grossièrement déraisonnables.

Mais dans la parole de Dieu il y a un pouvoir majestueux, et c’est cela qui a créé l’univers. Dieu ne nous en pas donné les détails, et l’Écriture n’indique pas non plus à quel moment la création originale est venue en existence. Mais Dieu a créé les choses visibles à partir de ce qui est invisible. L’atome invisible, dont toute la matière est faite (et qu’Il a créée, Colossiens 1:16), est lui-même constitué de parties invisibles plus petites, et la science ne sait pas si elle découvrira jamais les plus petits éléments constituants de la matière. Mais derrière tout cela, il y a la puissance impressionnante de la parole de Dieu.

 

 

24    Hébreux 11:5

Par la foi, Énoch fut enlevé pour qu’il ne vît pas la mort ; et il ne fut pas trouvé, parce que Dieu l’avait enlevé ; car, avant son enlèvement, il a reçu le témoignage d’avoir plu à Dieu.

30 octobre 1983

En Énoch, la foi est en relation avec une marche de piété, en séparation d’avec un monde impie. Le résultat, c’est qu’il fut transféré dans la sphère de la nouvelle création, hors de ce monde. En Genèse, nous lisons que « Énoch marcha avec Dieu ». De plus, Jude dit qu’il a fidèlement prophétisé de la venue du Seigneur et du jugement des impies (Jude 14, 15). Énoch est un type frappant de l’Église de Dieu qui, dans sa condition normale, marche dans une pieuse séparation pour Dieu, rendant fidèlement témoignage à la venue du Seigneur, et qui sera enlevée soudain pour rencontrer le Seigneur en l’air, sans avoir vu la mort. Dieu confirme Son approbation de la séparation morale de l’Église en la séparant physiquement du monde, avant que vienne le jugement.

Le témoignage d’Énoch a certainement été mal ressenti. On a suggéré que l’expression « il ne fut pas trouvé » implique qu’on l’a cherché, peut-être avec l’idée de le mettre à mort. Mais Dieu est intervenu : Énoch n’a pas du tout vu la mort ! Le témoignage que l’Écriture rend à son sujet est bien remarquable : il a « plu à Dieu ». Qui peut estimer la valeur merveilleuse de cela ? Et c’était le fruit d’une foi simple et sincère.

 

 

25    Hébreux 11:5 (2)

Par la foi, Énoch fut enlevé pour qu’il ne vît pas la mort ; et il ne fut pas trouvé, parce que Dieu l’avait enlevé ; car, avant son enlèvement, il a reçu le témoignage d’avoir plu à Dieu.

14 décembre 1997

On parle souvent de Methushélah comme l’homme qui a vécu plus longtemps que qui que ce soit d’autre, mais ce n’est pas exact, parce que Methushélah est mort, et que son père, Énoch, vit encore ! Le récit de l’enlèvement d’Énoch est stupéfiant. Il marcha avec Dieu, et Dieu l’a récompensé en le prenant dans la gloire sans qu’il passe par la mort. Un autre homme a eu part également à cette bénédiction extraordinaire : Élie a été enlevé au ciel dans un tourbillon (2 Rois 2:11). Le Seigneur Jésus, Lui, a souffert la mort terrible de la croix pour faire propitiation pour les coupables, mais Il a été ressuscité d’entre les morts et élevé dans la lumière de la gloire de Dieu.

Est-ce la fin de tels enlèvements miraculeux ? — Non vraiment ! L’enlèvement d’Énoch est un exemple frappant de l’enlèvement de l’Église, qui aura lieu dans très peu de temps. De même qu’Énoch a été enlevé avant le déluge du temps de Noé, l’Église sera enlevée avant que la tempête dévastatrice de la grande tribulation éclate sur le monde des impies.

Avant d’être enlevé, Énoch a reçu le témoignage qu’il plaisait à Dieu. Il est aussi en cela un type de Christ. Parce que Christ, dans Sa vie sur la terre et dans Son grand sacrifice de la croix, a pleinement plu à Dieu, Dieu a alors trouvé Ses délices de Le ressusciter d’entre les morts et de L’exalter au ciel à Sa droite. Les croyants aussi, connaissant Christ, et malgré leur faiblesse, plairont aussi à Dieu, au moins dans une certaine mesure. Dieu récompensera leur foi, si faible qu’elle soit, en les enlevant très bientôt au ciel, à la venue du Seigneur Jésus. Anticipation magnifique ! Puissions-nous tous apprendre à avoir une entière confiance dans le Seigneur Jésus, et par suite dans la vérité absolue de cette merveilleuse espérance.

 

 

26    Hébreux 11:7

Par la foi, Noé, étant averti divinement des choses qui ne se voyaient pas encore, craignit et bâtit une arche pour la conservation de sa maison ; et par cette arche il condamna le monde et devint héritier de la justice qui est selon la foi.

4 novembre 1983

Noé a agi parce qu’il a cru Dieu. La réalité terrible du jugement de Dieu a eu pour effet de stimuler son âme. Son travail, de bâtir l’arche, sa prédication pendant qu’il faisait cela, ne résultaient pas de motifs légers, mais de ce qu’il « craignit » Dieu. Dieu avait parlé, et Dieu tiendrait Sa parole. La famille de Noé, seule, fut sauvée. Les autres méprisèrent la longue prédication de Noé et son travail titanesque de construire l’arche. Mais le poids de l’opinion populaire, dans ce cas, fut pure folie : tout fut balayé par le déluge.

Par le fait même de construire l’arche, Noé a condamné le monde. L’existence de cette arche était un témoignage que le déluge allait venir. De la même manière, prêcher le salut éternel par la mort de Christ témoigne clairement que le monde est sous la condamnation. S’il n’y avait pas de jugement à venir, le salut n’aurait aucun sens. Le fait qu’il y ait l’évangile de la grâce de Dieu est la preuve que le monde est sous le jugement, dont seule une foi individuelle délivrera des personnes individuellement. Le monde choisit d’ignorer aussi bien les avertissements concernant le jugement que le salut pourvu par la grâce de Dieu pour y échapper ; mais la foi, c’est le principe qui, croyant en Dieu, reconnaît que Dieu fait ce qu’Il dit et qu’Il ne supportera aucune rébellion. Dieu a dit qu’Il jugerait le monde, et Il le fera. Et puisqu’Il pourvoit à un moyen d’y échapper pour quiconque veut le recevoir, c’est donc un moyen parfait, qui met l’âme absolument à l’abri du jugement. Ainsi la foi de Noé a été pleinement récompensée.

 

 

27    Hébreux 11:8

Par la foi, Abraham, étant appelé, obéit pour s’en aller au lieu qu’il devait recevoir pour héritage ; et il s’en alla, ne sachant où il allait.

26 novembre 2003

Cela, c’est la foi sans la vue. Quand nous pouvons voir, ce n’est pas la foi, mais le raisonnement. En traversant l’Atlantique, nous avons observé exactement ce principe de la foi. Nous ne voyions aucun chemin sur la mer, aucun signe d’un rivage. Et pourtant, jour après jour, nous suivions notre route sur la carte aussi exactement que s’il y avait eu une grande ligne tracée à la craie sur la mer. Et quand nous sommes arrivés à environ 30 kilomètres de la terre, nous savions où nous étions, de manière aussi exacte que si nous l’avions vue 5000 kilomètres à l’avance.

Comment avions-nous mesuré et marqué notre trajet ? Jour après jour, notre capitaine avait pris ses instruments, et en regardant le soleil, avait fixé la course par le soleil. Il naviguait selon la lumière céleste et non terrestre.

Ainsi la foi regarde en haut et avance, par le grand soleil de Dieu, ne voyant pas de ligne d’horizon, ni de phare ou de chemin terrestres le long de la route. Souvent ses pas semblent conduire de manière incertaine, et même dans les ténèbres et le désastre ; mais le Seigneur ouvre la voie, et fait souvent, de ces heures du milieu de la nuit, les portes même du jour. Avançons aujourd’hui, sans savoir, mais en faisant confiance.

Il y en a trop parmi nous qui voulons voir notre chemin clairement jusqu’au bout, avant de commencer une nouvelle action. Si nous le pouvions et le faisions, comment se développeraient nos qualités chrétiennes en grâce ? La foi, l’espérance et l’amour ne se cueillent pas sur les arbres comme des fruits mûrs. Après les mots « Au commencement » vient le mot « Dieu ». Le premier pas tourne la clé pour entrer dans les réserves de la puissance de Dieu. S’attendre à Dieu nous conduit au bout de notre voyage plus vite que ne le font nos pieds. L’occasion est souvent manquée par les délibérations.

 

 

28    Hébreux 11:17-19

Par la foi, Abraham, étant éprouvé, a offert Isaac ; et celui qui avait reçu les promesses offrit son fils unique, à l’égard duquel il avait été dit : « En Isaac te sera appelée une semence », — ayant estimé que Dieu pouvait le ressusciter même d’entre les morts, d’où aussi, en figure, il le reçut.

9 novembre 1983

Ce récit, qui se trouve en Genèse 22, est d’une beauté sublime, à la fois quant à l’obéissance sans hésitation d’Abraham, et dans la paisible soumission d’Isaac. L’amour d’Abraham pour son fils était tel que Dieu en fait particulièrement la remarque, et cependant, à la parole de Dieu, Abraham était disposé à le sacrifier. C’était une épreuve de foi terrible, car Dieu lui avait dit auparavant : « En Isaac te sera appelée une semence » (Genèse 21:12), et Isaac n’était encore qu’un adolescent. Après que Dieu eut parlé ainsi, Abraham en déduisit que si Isaac mourait, Dieu le ressusciterait, afin d’accomplir Sa promesse, qu’Abraham aurait une descendance par Isaac.

Ainsi, la foi compte sur la parole de Dieu comme étant souveraine et inviolable. La foi peut renoncer aux possessions terrestres les plus appréciées pour le bénéfice de l’obéissance à cette parole. Privilège béni en vérité ! Rien n’a été perdu par une telle foi. Isaac a été reçu à nouveau, en figure comme d’entre les morts, car évidemment, Dieu n’aurait pas permis que la main du père tue réellement l’enfant.

Mais cela devient, par le dessein de la main de Dieu Lui-même, un type des plus précieux de Son grand sacrifice. Comme Père, Il a donné Son propre Fils bien-aimé pour qu’Il endure la mort de la croix, afin de racheter des pécheurs coupables. Il « n’a pas épargné son propre Fils, mais ... l’a livré pour nous tous » (Romains 8:32).

 

 

29    Hébreux 11:27

Par la foi, il (Moïse) quitta l’Égypte, ne craignant pas la colère du roi, car il tint ferme, comme voyant celui qui est invisible.

14 novembre 1983

Après que Moïse ait eu de nombreuses entrevues avec le Pharaon, et que la main de Dieu se soit manifestée puissamment par des plaies sur l’Égypte, Moïse est convaincu que le Pharaon a dépassé les limites en défiant la patience de Dieu. Lorsque le Pharaon, en colère, menace Moïse de mort, cet homme de Dieu, avec hardiesse et solennité, dit au monarque : « Comme tu l’as dit, je ne reverrai plus ta face » (Exode 10:28-29). Il abandonne alors délibérément l’Égypte. Il ne s’en occupera plus avec patience ; il remet le pays au jugement de Dieu. Le Pharaon et ses armées furent, peu de temps après, noyés dans la Mer Rouge. La décision de Moïse, dans les versets 24 et 25 est maintenant accompagnée d’une séparation.

Aujourd’hui également, le monde n’est plus sous une mise à l’épreuve, comme si Dieu agissait pour changer son attitude. Il est plutôt sous une sentence de jugement arrêtée, que rien ne peut éviter. En conséquence, la foi abandonne le monde — le laisse au jugement mérité par sa rébellion contre Dieu. Dieu soit béni de ce que nous avons encore un message de grâce pour les personnes individuellement, qui peuvent être sauvées hors de ce monde. Mais puisqu’il n’y a pas d’espoir pour le monde lui-même, la foi, en conséquence, peut agir comme le fit Moïse, par une séparation calme et claire, sans crainte ni hésitation. L’homme de foi est conscient de la présence de Dieu, exactement comme si son Créateur invisible pouvait être vu à côté de lui. Précieuse réalité de la foi !

 

 

30    Hébreux 12:3-4

Car considérez celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même, afin que ne soyez pas las, étant découragés dans vos âmes.

Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang en combattant contre le péché.

19 novembre 1983

Voici l’antidote béni à tout découragement : simplement considérer sérieusement le Seigneur Jésus. Le Maître a été persécuté : qu’est-ce que Ses disciples peuvent attendre d’autre ? De plus, le Maître a résisté jusqu’à la mort à tous les efforts des hommes pécheurs pour Le pousser à succomber à la domination du péché. Les croyants hébreux n’avaient pas encore été appelés à aller aussi loin : allaient-ils abandonner pour s’accrocher à quelques instants de confort terrestre ?

« Combattant contre le péché », ce n’est pas ici le combat personnel de Romains 7, la lutte individuelle pour se libérer de pensées et de sentiments de péché. Dans ce cas-là, le croyant doit apprendre, non pas à combattre, mais à se soumettre à la puissance et à la grâce du Seigneur Jésus, en appliquant la croix de Christ à tout ce qu’il est dans la chair.

Ce n’est pas non plus le conflit d’Éphésiens 6, contre les puissances de méchanceté dans les lieux célestes. Car ce conflit a pour but de gagner et de retenir la vérité de Dieu dans sa pureté et son incorruptibilité, contre laquelle Satan combat avec tant de ruse.

Mais ici il s’agit plutôt de tenir avec la fermeté de la foi contre les efforts des hommes qui veulent enlacer nos âmes dans le même péché qu’ils préfèrent servir. Il y aura lutte, mais la foi est le principe qui triomphe — la foi qui regarde en haut pour considérer Celui qui a enduré.

 

 

31    Hébreux 12:26, 28, 29

Mais maintenant il a promis, disant : « Encore une fois je secouerai non seulement la terre, mais aussi le ciel ». C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, retenons la grâce par laquelle nous servions Dieu d’une manière qui lui soit agréable, avec révérence et avec crainte. Car aussi notre Dieu est un feu consumant.

10 avril 1997

Des millions de gens ont vécu, il y a quelques années, à quel point un tremblement de terre peut être terrifiant. En janvier 1995, à Kobe, au Japon, plus de 5000 personnes ont perdu la vie ; 300 000 se sont trouvées sans toit, et la destruction était indescriptible. Qui pourrait douter que la voix de Dieu se fait entendre dans des calamités aussi terribles ? Dieu cherche à attirer l’attention des gens sur des choses de première importance.

Au moment de la crucifixion et de la mort du Seigneur Jésus, « la terre trembla, et les rochers se fendirent, et les sépulcres s’ouvrirent » (Matthieu 27:51-52). La mort de Christ exige la plus grande attention de toute l’humanité. À la fin tous devront y être confrontés. Si nous la regardons maintenant avec une foi sincère dans le Seigneur Jésus comme étant Celui qui est mort pour nous, cela signifiera pour nous le pardon de nos péchés.

Le corps de Christ fut placé dans le tombeau, mais de bon matin, le premier jour de la semaine, « il se fit un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur, descendant du ciel, vint et roula la pierre, et s’assit sur elle » (Matthieu 28:2). Le Seigneur était ressuscité corporellement hors du tombeau avant que la pierre soit roulée ! Le tremblement de terre était destiné par Dieu à attirer toute l’attention sur ce fait extraordinaire. Pour les gardes, ce fut plus qu’un tremblement de terre, mais une secousse traumatisante pour leurs esprits, au point qu’ils « tremblèrent et devinrent comme morts » (Matthieu 28:4). Mais pour les disciples du Seigneur, cet événement marqua profondément leur âme et eut un effet remarquable sur tout le cours de leur vie.

Par la foi en Celui qui est le Vivant, tous ceux qui L’acceptent comme Sauveur échapperont à la terreur de Son jugement, quand Il enverra sur la terre, dans un jour à venir, « un grand tremblement de terre, un tremblement de terre tel, si grand, qu’il n’y en a jamais eu de semblable depuis que les hommes sont sur la terre » (Apocalypse 16:18).

 

 

32    Hébreux 13:7-8

Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu, et, considérant l’issue de leur conduite, imitez leur foi. Jésus Christ est le même, hier, et aujourd’hui, et éternellement.

24 novembre 1983

Au verset 17 il nous est dit que nous devons obéir à nos conducteurs, mais au verset 7 il est évident qu’il s’agit des conducteurs décédés. Il faut se souvenir d’eux. Certains, sans aucun doute, avaient souffert le martyre pour Christ : leur foi avait tenu ferme même jusqu’à la mort. Quel exemple béni ! Leur foi valait la peine qu’on la suive. Ce n’est pas une simple imitation de leurs méthodes, mais agir sur le principe vital de la foi, comme ils le firent. Rappelons-nous aujourd’hui de ne pas rayer de nos esprits la foi et l’exemple pieux d’hommes de Dieu qui sont maintenant auprès du Seigneur. Des conducteurs de ce genre sont ceux qui n’ont pas cherché à être eux-mêmes suivis, mais qui ont dirigé les âmes vers le Seigneur, qui les ont guidés dans les sentiers de la pure Parole de Dieu. Leur conduite, c’est-à-dire toute leur manière de vivre et de se comporter, avait en vue un but précis : ce n’était pas des motifs mélangés qui les poussaient ; il y avait une issue majeure, par-dessus tout, qui influençait leurs actions. Quel était le secret de leur stabilité ? Leur foi était en Jésus Christ, le Même, hier, aujourd’hui, et éternellement.

Pourquoi un croyant devrait-il changer, quand il a un Maître qui ne change pas ? « Hier » se rapporte à la manifestation bénie du Fils de Dieu venu en chair, à tout Son chemin terrestre de grâce et de vérité inégalables. « Aujourd’hui », à la droite de Dieu, Il est le même. Dans Sa personne, Sa nature, Son caractère moral, Il demeure sans changement possible. « Et éternellement » : Aucune circonstance, quelle qu’elle soit, ne pourra jamais changer ce Seigneur de gloire saint et plein de grâce. Quel objet pour la foi !

 

 

33    Hébreux 13:20-21

Or le Dieu de paix qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, dans la puissance du sang de l’alliance éternelle, notre seigneur Jésus, vous rende accomplis en toute bonne œuvre pour faire sa volonté, faisant en vous ce qui est agréable devant lui, par Jésus Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen.

29 novembre 1983 et 25 mars 2012

Que cette belle prière qui termine l’épître aux Hébreux est complète et bien appropriée ! Pour ces Hébreux éprouvés, il y avait un Dieu de paix. Il avait posé un fondement de paix ferme en ressuscitant d’entre les morts Celui qui avait le cœur d’un berger fidèle — qui était grand également dans la puissance de la vie de résurrection. Et cette résurrection était en accord avec la valeur précieuse de Sa mort : la valeur du sang de l’alliance éternelle était telle que la résurrection en était le juste résultat.

Remarquons encore que la vertu éternelle est en contraste avec tout ce qui était temporel dans le Judaïsme : l’alliance est éternelle parce que le sang a une valeur éternelle ; et le Berger bien-aimé vit dans la puissance d’une vie éternelle. Plénitude merveilleuse, et bénédiction parfaite pour Ses brebis ! Avec de telles certitudes, comment nos cœurs ne répondraient-ils pas par un réel désir d’être rendus parfaits — ou accomplis — « en toute bonne œuvre pour faire sa volonté » ?

Cependant, là encore, ce processus doit être accompli par Dieu. Toutes nos ressources sont en Lui, par Jésus Christ ; et les résultats pratiques dans notre vie doivent découler de notre soumission à l’action de Sa main. Nous n’en chercherons alors aucun crédit pour nous-mêmes, mais de tout cœur nous Lui rendrons « gloire aux siècles des siècles ».

 

 

34    Hébreux 13:20, 21 (2)

Or le Dieu de paix qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, dans la puissance du sang de l’alliance éternelle, notre seigneur Jésus, vous rende accomplis en toute bonne œuvre pour faire sa volonté, faisant en vous ce qui est agréable devant lui, par Jésus Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen.

26 novembre 2000

En ramenant le Seigneur Jésus d’entre les morts, Dieu est vu comme étant vraiment « le Dieu de paix ». Après la résurrection du Seigneur Jésus, Ses premières paroles à Ses disciples rassemblés furent « Paix vous soit » (Luc 24:36). Dieu a ainsi montré, par la mort et la résurrection de Son bien-aimé Fils, Sa volonté de réconcilier des coupables avec Lui-même, de les amener à un état de paix avec Dieu plutôt que d’inimitié contre Lui.

Le Seigneur Jésus est vu, également dans la résurrection, comme « le grand Pasteur des brebis ». Étant le Bon Berger, Il a laissé Sa vie pour Ses brebis ; la grandeur de Sa puissance en leur faveur est maintenant mise en relief dans Sa résurrection — une résurrection en suite de la valeur parfaite « du sang de l’alliance éternelle » — Son sang versé sur la croix du Calvaire.

Nous est-il possible d’être « accomplis en toute bonne œuvre pour faire sa volonté » ? — Oui, mais non pas par notre énergie propre. C’est plutôt parce que le Seigneur est ressuscité et qu’Il a montré qu’Il avait le pouvoir de surmonter tout obstacle. Si nous L’avons devant nous comme Objet et qu’Il absorbe nos regards, que nous dépendons donc de Sa grâce et de Sa puissance sans égales, nous pouvons avoir pleine confiance qu’Il accomplira en nous « ce qui est agréable devant lui, par Jésus Christ ».

Ayant une telle confiance donnée par Dieu, nous pouvons bien faire écho à ces paroles : « Jésus Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ».