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Quelques pensées tirées des Proverbes,

de l’Ecclésiaste et du Cantique des Cantiques

 

Prov. 3v13-14 ; 3v27 ; 4v18-19 ; 4v25-27 ; 5v15-16 ; 8v22-23 ; 9v1-2 ; 9v1-3 ; 10v5 ; 16v6- ; 16v32- ; 24v3-4 ; 25v19 ; 26v4-6 ; 27v9  ; 30v2-4  ; 30v5-6 ;

Ecc. 1v5-7 ; 1v7 ; 9v14-15 ; 11v1-2 ; 11v1-3 ; 11v6 ; 11v9 ;

CdC 1v2-3(1) ; 1v2-3(2) ; 1v2-4 ; 1v4(1) ; 1v4(2) ; 1v4(3) ; 1v12, Jean 12v3 ; 2v7 ; 2v14 ; 3v7-8 ; 3v11 ; 4v6-7 ; 4v11 ; 4v16 ; 4v16(b) ; 5v10 ; 5v10-11 ; 5v10-11(b) ; 6v3 ; 8v7(1) ; 8v7(2) ; 8v7(3) ; 8v7(4) ;

 

Leslie M. Grant

 

 

1         Proverbes 3:13, 14

Bienheureux l’homme qui trouve la sagesse, et l’homme qui obtient l’intelligence ! car son acquisition est meilleure que l’acquisition de l’argent, et son revenu est meilleur que l’or fin ;

21 janvier 2006

Longtemps avant que ceci soit écrit, lorsque Dieu demanda à Salomon ce qu’il souhaiterait qu’il lui soit donné, Salomon demanda seulement la sagesse et la connaissance. Maintenant que cela lui avait été donné, il se rendait compte en pratique de la bénédiction qui en découlait, de sorte qu’il pouvait conseiller les autres à ce sujet.

Cependant cela n’était pas la seule chose dont Salomon avait eu besoin, car sa vie, dans une grande mesure, avait été une faillite. Sa sagesse ne l’avait pas protégé du péché d’avoir de nombreuses épouses et concubines, qui détournèrent son cœur de l’Éternel.

Il n’avait pas pris conscience que la sagesse, séparée de sa source, n’a aucun pouvoir en elle-même. Lorsque Dieu poussa Salomon à écrire : « La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse » (Proverbes 1:7), cela aurait dû lui parler sérieusement. Mais l’apôtre Paul, dans le Nouveau Testament, parle avec encore plus de force et d’une manière très belle, en déclarant : « Nous prêchons Christ crucifié … la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu » (1 Corinthiens 1:30). Si Christ est notre objet, c’est là la véritable sagesse ; si nous oublions cela et recherchons la sagesse ailleurs que dans sa Personne bénie, nous serons pris et enserrés dans les ruses de l’ennemi.

La sagesse est meilleure que l’argent et que l’or. Salomon était-il devenu tellement occupé des grandes richesses que Dieu avait permis qu’il possède, que cela, en même temps que son attachement à beaucoup de femmes, dénatura la sagesse qui lui avait été donnée ? Laissons-nous instruire par ses défaillances aussi bien que par ses conseils !

 

 

2         Proverbes 3:27

Ne refuse pas le bien à celui à qui il est dû, quand il est au pouvoir de ta main de le faire.

28 janvier 2006

Ceci est un principe important, aussi bien dans le domaine matériel que dans le domaine spirituel. Si nous devons quelque chose à quelqu’un, nous ne devrions jamais nous donner de repos tant que la dette n’est pas payée. Si nous avons de quoi la payer, nous n’avons aucune excuse pour négliger ou repousser à plus tard de faire le paiement. Les croyants doivent vraiment prendre à cœur l’exhortation de Romains 13:8 : « Ne devez rien à personne, sinon de vous aimer les uns les autres ». Ou si quelqu’un, parmi nos connaissances, était appauvri au point d’avoir besoin d’aide matérielle, alors certainement, si nous sommes à même de fournir cette aide, nous devrions, sans délai, agir avec bonté. En fait, il y a beaucoup d’incroyants qui, de bon cœur, aident ceux qui sont dans le besoin. Combien plus les chrétiens ne devraient-ils donc être préparés à faire de même.

Mais qu’en est-il quant aux besoins spirituels, qui sont encore plus sérieux ? Au moins jusqu’à un certain point il est à la portée de tout croyant d’apporter une aide spirituelle à d’autres personnes qui en ont besoin. Sommes-nous heureux de leur parler de Christ, le puissant Rédempteur, qui s’est donné lui-même en sacrifice sur la croix, pour apporter le pardon et un salut éternel à quiconque voudra le recevoir comme son Sauveur ?

D’autre part, sommes-nous disposés à apporter avec joie ce qui est en notre pouvoir pour aider et encourager ceux qui connaissent déjà le Seigneur ?

Autrement dit, voulons-nous faire volontiers l’œuvre d’un évangéliste pour la bénédiction de ceux qui s’en vont à la perdition, et l’œuvre de pasteurs qui prennent soin des brebis de Christ ?

 

 

3         Proverbes 4:18, 19

Mais le sentier des justes est comme la lumière resplendissante qui va croissant jusqu’à ce que le plein jour soit établi. Le chemin des méchants est comme l’obscurité ; ils ne savent contre quoi ils trébucheront.

18 février 2006

Bien que, avant sa conversion, le croyant ait marché dans les ténèbres et la misère de l’incertitude, il jouit maintenant de la bénédiction de la lumière de « la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ » (2 Corinthiens 4:6). Cette lumière est tellement réconfortante qu’elle élève le cœur bien au-dessus des circonstances de la terre et nous remplit d’une joie ineffable. Cependant nous sommes encore dans un monde plongé dans les ténèbres, et les circonstances que nous traversons peuvent malheureusement affecter cette joie, de sorte que nous ne pouvons pas éviter de traverser des périodes d’épreuves, de chagrin et de peine.

Il se peut alors que nous pensions que la lumière a baissé, mais ce n’est pas le cas. C’est plutôt notre perception de la lumière qui a baissé, parce que nous n’avons pas gardé nos regards fixés sur le Seigneur Jésus lui-même comme source de tout bien. Ce ne sont pas nos sentiments qui servent de repères à Dieu pour ses jugements. Beaucoup plutôt, cette lumière ne faiblit pas mais brille en permanence, nous conduisant à apprécier toujours plus la simplicité de la vérité divine, et à désirer toujours plus le plein jour. Jusque là, la lumière continuera à briller. Est-ce que nous n’avons pas un désir plus grand de voir ce jour que lorsque nous venions d’être amenés au Seigneur ?

Mais si nous connaissons une telle bénédiction, reposant sur les déclarations de la vérité au sujet des croyants, le Seigneur a besoin de nous rappeler qu’il y a aussi un côté négatif à envisager avec sérieux. « Le chemin des méchants est comme l’obscurité ». Quand nous avons marché dans la lumière, il nous semble étrange que les méchants, pratiquement, n’aient aucun discernement pour ce qui, pour nous, sont des faits des plus simples. « Ils ne savent contre quoi ils trébucheront ». Ce que les croyants savent être la simple vérité est complètement étranger pour les incroyants. Ils trébuchent sur des choses qui, pour nous, sont élémentaires, ce qui les amène pour toujours dans la destruction épouvantable des ténèbres profondes. Quel triste contraste avec la lumière de « la connaissance de la gloire de Dieu » !

 

 

4         Proverbes 4:25, 27

Que tes yeux regardent droit en avant, et que tes paupières se dirigent droit devant toi.

N’incline ni à droite ni à gauche ; éloigne ton pied du mal.

25 février 2006

Quand on court, il est sage de garder les yeux fixés sur le but. Pour le croyant, c’est le Seigneur Jésus à la droite de Dieu dans la gloire. En fait, le Seigneur Jésus est à la fois le but et le prix. Tout ce qui prend sa place et occupe notre attention entravera gravement notre course.

Tout en gardant les yeux fixés sur Christ, nous devons surveiller nos pieds dans le sentier. Le sentier qui se dirige tout droit vers le Seigneur, c’est celui-là qui est sûr. C’est là seulement que nous recevrons la grâce pour que nos voies soient droites.

Il peut y avoir, à droite, des choses qui sont attirantes pour notre esprit, de la même manière que Satan a trompé Ève en lui faisant croire que, en désobéissant à Dieu elle pourrait acquérir la sagesse. Ce genre de choses paraît légitime, et il y en a beaucoup qui sont égarés par de telles tentations intellectuelles. Prenons garde de ne pas nous détourner de ce côté-là.

De l’autre côté, à gauche, l’ennemi tente de nous appâter par les plaisirs et les trésors de la vie faisant appel à nos sens ou à nos sentiments pour juger de ce qui est acceptable pour nous. Il est impératif que l’enfant de Dieu refuse immédiatement ces tentations. La plupart des croyants sont conscients que ces tentations sont dangereuses, alors que dans bien des cas ils ne se rendent pas compte du danger des tentations intellectuelles. « Que tes yeux regardent droit en avant ».

Un autre danger, c’est de regarder à côté de soi, ou derrière soi, pour voir à quelle distance peut être un autre coureur. C’est ainsi que Pierre demanda au Seigneur ce que Jean devait faire, et reçut comme réponse : « Que t’importe ? Toi, suis-moi » (Jean 21:23). Autrement dit : Que vos yeux soient dirigés sur le Seigneur Jésus, et non pas sur quoi que ce soit ou qui que ce soit d’autre. L’apôtre Paul pouvait bien écrire, à propos de telles personnes qui avaient ce défaut : « Mais eux, qui se prennent eux-mêmes pour mesure et se comparent à eux-mêmes, manquent d’intelligence » (2 Corinthiens 10:12).

 

 

5         Proverbes 5:15, 16

Bois des eaux de ta citerne, et de ce qui coule du milieu de ton puits. Tes fontaines se répandront au dehors, des ruisseaux d’eau dans les places.

4 mars 2006

Trop souvent nous dépendons de la citerne ou du puits de quelqu’un d’autre pour étancher notre soif ou nous rafraîchir. En d’autres termes, nous courons le danger de tellement dépendre du ministère d’un autre, qui peut être bien versé dans les Écritures — ou non — au point que nous risquons de nous trouver complètement affaiblis pour atteindre à une juste compréhension des vérités de la Parole de Dieu. Qu’il est important d’accéder nous-mêmes à la vérité !

Dans la citerne, nous avons pu rassembler de précieuses portions de la vérité, mises en réserve pour être appliquées plus tard. Nous faisons cela en lisant la Parole et en méditant sur ce que nous avons lu, pour être trouvés approuvés de Dieu, et pas simplement pour acquérir de la connaissance (2 Timothée 2:15). Ainsi, en ayant dans nos âmes de solides connaissances de la Parole de Dieu, nous n’aurons pas besoin de dépendre des autres.

Nous pouvons aussi nous désaltérer aux eaux de notre propre puits. C’est la fontaine qui fournit continuellement de l’eau fraîche, illustrant le ministère de l’Esprit de Dieu, qui nous donne toujours à nouveau des pensées que nous n’avions pas considérées auparavant, nous rafraîchissant et nous préparant pour son service.

Cela est particulièrement mis en relief au verset 16. Si nous nous contentons de citer les paroles d’un autre à quelqu’un qui a vraiment besoin du Seigneur, il n’en résultera pas de bénédiction par la puissance de l’Esprit de Dieu pour que la vérité trouve le chemin de cette âme. Mais si nous avons pris conscience que la vérité était pour nous une source vive de bénédiction, alors de notre puits jailliront des ruisseaux d’eau fraîche en bénédiction aussi pour les autres.

 

 

6         Proverbes 8:22-23

L’Éternel m’a possédée au commencement de sa voie, avant ses œuvres d’ancienneté. Dès l’éternité je fus établie, dès le commencement, dès avant les origines de la terre.

14 septembre 1990

Le magnifique langage qu’on trouve depuis ce verset jusqu’à la fin du chapitre 8 est celui du Seigneur Jésus Lui-même, qui est la personnification de la sagesse de Dieu. Aux versets 1 et 2, comme au chapitre 9, il est parlé de la sagesse de manière subjective : la sagesse telle qu’elle touche ceux qui la reçoivent. La dernière partie du chapitre 8 présente la sagesse de manière objective, telle qu’on la voit dans Celui qui est l’Objet du plus pur délice de Dieu. Cela élève nos cœurs bien au-dessus de la manière dont nous sommes touchés, pour nous amener plutôt à adorer Celui qui en est infiniment digne.

« L’Éternel m’a possédée au commencement de sa voie, avant ses œuvres d’ancienneté ». Le Seigneur Jésus n’avait pas de commencement : Il était « au commencement ». Bien qu’il nous soit dit aussi que « la Parole était Dieu » (Jean 1:1), il est ajouté cette vérité précieuse : « Elle (ou le Verbe) était au commencement auprès de Dieu » (Jean 1:2). Les deux affirmations sont vraies : Il est Dieu, et Il était au commencement avec Dieu, Il est donc à la fois une Personne divine et une Personne distincte. Il a été établi « dès le commencement, dès avant les origines de la terre ». Avant qu’aucune des œuvres de la création de Dieu n’ait lieu, Son Fils bien-aimé était là. Nous ne pouvons pas nous représenter ce que signifie l’affirmation qu’Il ait été établi depuis l’éternité — c’est-à-dire qu’il n’y a jamais eu un temps où Il n’était pas présent : Il n’avait pas de commencement. Devant un fait si prodigieux, nous ne pouvons que nous émerveiller, et adorer.

Nous pouvons bien peu nous imaginer la douceur de la parfaite communion dont jouissaient le Père et le Fils dans l’éternité passée, mais contempler cela est encore une autre raison qui suscite notre adoration et notre louange.

 

 

7         Proverbes 9:1, 2

La sagesse a bâti sa maison, elle a taillé ses sept colonnes ; elle a tué ses bêtes, elle a mixtionné son vin, elle a aussi dressé sa table.

11 mars 2006

En Proverbes 8:22 à 26, la sagesse est présentée avec une grande beauté pour décrire notre Seigneur Jésus Christ, mais ici la sagesse est vue sous la figure d’une femme. Pourquoi cela ?

C’est parce que l’homme — Christ — est l’objet, tandis que la femme est la figure de la soumission, représentant les enfants de Dieu qui suivent leur Maître. Ils font usage de la sagesse qu’Il leur a donnée pour être des témoins dans le monde, que Lui-même a quitté pour prendre sa place à la droite de Dieu dans la gloire. Alors que le Seigneur lui-même est le grand Constructeur, le passage de 1 Corinthiens 3:9-10 montre que les croyants édifient en accord avec lui.

Les sept colonnes sur lesquelles s’appuie la sagesse, nous les trouvons en Jacques 3:17 : « La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite paisible, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie » Le fait de tailler les colonnes parle du profond exercice requis pour agir selon ces principes. Elles ont aussi le plus grand attrait pour quiconque les observe, car ce sont des colonnes.

« Elle a tué ses bêtes ». Elle est ainsi pourvue de la nourriture dont les âmes ont besoin. Quelle est cette nourriture ? Le fait de tuer parle de sacrifice — le sacrifice de Christ — car dans l’Ancien Testament, les animaux étaient tués comme sacrifices. La sagesse apporte ainsi un merveilleux message de pardon et de rédemption éternelle en vertu de ce sacrifice béni.

« Elle a mixtionné son vin ». Le vin fait allusion à la valeur du précieux sang de Christ, qui donne au croyant la joie la plus pure, alors que pour Christ il signifiait une insondable peine.

« Elle a aussi dressé sa table ». Quels préparatifs merveilleux et abondants elle a faits pour offrir à ses nombreux invités. Parmi les mets qui sont sur la table, nous pouvons inclure le pardon, la rédemption, la sanctification, la vie éternelle, et plus encore. La sagesse peut bien envoyer ses messagers porteurs de la bonne nouvelle à tous ceux qui voudront la recevoir.

 

 

8         Proverbes 9:1-3

La sagesse a bâti sa maison, elle a taillé ses sept colonnes ; elle a tué ses bêtes, elle a mixtionné son vin, elle a aussi dressé sa table ; elle a envoyé ses servantes ; elle crie sur les hauteurs de la ville.

23 septembre 1990

Ici, en Proverbes 9, la sagesse est vue, non comme étant personnifiée en Christ, mais dans ses effets précieux sur les croyants. Les versets 1 à 6 sont un beau tableau de la manière dont l’évangile de la grâce de Dieu est annoncé par l’intermédiaire des nombreux croyants qui sont devenus des évangélistes. C’est le fait de la sagesse manifestée dans le peuple de Dieu : autrement dit : « Christ en vous » (Colossiens 1:27).

Dans le livre des Actes, nous voyons la sagesse bâtissant sa maison, les enfants de Dieu se rassemblant d’un même cœur, dans une unité précieuse, qu’ils désirent que d’autres partagent avec eux. On voit les sept colonnes en Jacques 3:17 : « La sagesse d’en-haut est premièrement pure, ensuite paisible, modérée, traitable, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie ». Ces colonnes sont taillées, parce qu’elles ne nous sont pas naturelles : nous devons les apprendre par un exercice sérieux. Avoir tué ses bêtes nous rappelle le sacrifice de Christ, et le fait que nous y avions part comme si nous avions été réellement coupables de Sa mort. Mixtionner son vin parle de la joie qui est le résultat de la tristesse d’être écrasés comme les grappes de raisin, un type de ce que le Seigneur Jésus a vécu dans Ses souffrances et Sa mort, afin que nous puissions recevoir la bénédiction de la joie qui en résulte. La table dressée nous dit que tout est préparé pour qu’il y ait une ample provision pour toute âme qui a faim et qui viendra simplement recevoir Christ, le Pain de Vie.

Soyons donc comme les servantes qui vont inviter les « simples », ceux qui n’étaient pas sages autrefois, pour qu’ils viennent et reçoivent gratuitement la grande bénédiction de Dieu.

 

 

9         Proverbes 10:5

Celui qui amasse en été est un fils sage ; celui qui dort durant la moisson est un fils qui fait honte.

7 novembre 1990

Ceci est certainement bien connu en Alaska ! Là, les gens qui ont quelque sagesse montrent de la diligence à profiter du beau temps pour préparer en vue des rigueurs de l’hiver, soit en s’assurant que leur maison sera bien chauffée, qu’ils ont les vêtements adéquats et qu’ils soient relativement sûrs de pouvoir se procurer assez de nourriture. Pareillement, si, pendant la moisson, un fils dort au lieu de travailler, ce sera une honte pour ses parents. Il n’a pas conscience, ni de sa responsabilité présente, ni du sérieux de l’avenir.

Si cela est vrai pour les choses de la nature, combien plus dans les choses qui ont une importance pour l’éternité ? Celui qui n’est pas sauvé devrait assurément se réveiller et envisager avec sagesse l’amertume de l’hiver du jugement de Dieu, devant lequel il n’a aucune protection s’il ne profite pas de l’évangile du Dieu de grâce. Accepter Christ, c’est la sage démarche qui le protégera du jugement que méritent ses péchés.

Les croyants, également, peuvent retirer de cela une leçon profitable, comme étant les fils de notre Dieu et Père. Lorsque les circonstances sont favorables et agréables, n’est-il pas sage pour nous de glaner dans la Parole de Dieu l’aide et la bénédiction, la force et la direction, qui nous garderont dans une bonne condition dans les temps d’hiver où nous sommes appelés à faire l’expérience de circonstances d’affliction, de détresse et d’épreuve ? Ne négligeons pas de moissonner diligemment pendant l’été.

De plus, aucun croyant ne souhaite réellement être un fils qui fait honte à Dieu son Père. Est-ce que nous dormons au temps de la moisson ? Le jour du jugement étant proche, c’est maintenant le temps où Dieu retire des âmes précieuses hors d’un monde qui périt. Sommes-nous éveillés, et désireux de travailler au nom de Christ afin que des âmes perdues soient sauvées ? Puissions-nous apporter une grande joie à notre Père, et non pas de la honte !

 

 

10    Proverbes 16:6

Par la bonté et par la vérité, propitiation est faite pour l’iniquité, et par la crainte de l’Éternel on se détourne du mal.

18 mars 2006

Il est fort probable que Salomon ne comprenait pas bien le sens véritable de ce qu’il a écrit dans ce verset, mais Dieu l’a conduit à l’écrire. Car en ce temps-là, il n’y avait pas véritablement de propitiation faite pour le péché. D’innombrables sacrifices avaient été offerts, mais aucun d’eux ne pouvait véritablement ôter les péchés. Ils rappelaient plutôt à l’esprit le fait que la terrible question du péché n’avait pas été réglée.

Si nous pensons à la bonté et à la vérité dans leur sens propre, il ne s’y trouve pas l’idée de propitiation. Mais la bonté et la vérité de Dieu ont été rendues visibles de manière admirable par le merveilleux sacrifice de son Fils bien-aimé. La pure vérité est aussi impliquée en cela, car Dieu ne passe pas les faits sous silence, mais agit toujours selon la vérité et la justice. La question du salaire du péché ne pouvait en aucune manière être éludée, mais il devait y être fait face dans la vérité. Lorsque le Seigneur Jésus était cloué sur la croix du Calvaire, et qu’il s’écria, du milieu des ténèbres : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », il portait cette peine dans tout son poids et son horreur indicibles. La profondeur infinie de ses souffrances alors est l’expression de la bonté et de la vérité de Dieu.

Ainsi, aujourd’hui, nous savons par quel moyen magnifique la propitiation a été faite pour nous, et nous pouvons bien adorer Celui qui a accompli une telle œuvre. Mais dans l’Ancien Testament, l’œuvre merveilleuse de la propitiation n’était pas connue. Cependant Dieu ne voulait pas laisser les croyants dans l’ignorance totale, mais il leur a dit que, par la bonté et la vérité, propitiation est faite pour l’iniquité. Ils étaient donc appelés à croire que Dieu, effectivement, accomplirait l’œuvre de l’expiation du péché et de l’iniquité, bien qu’ils n’aient pas su le moyen qu’il emploierait. Ils devaient mettre leur confiance en Dieu, et alors, dans la crainte de l’Éternel, ils se retireraient du mal.

 

 

11    Proverbes 16:32

Qui est lent à la colère vaut mieux que l’homme fort, et qui gouverne son esprit vaut mieux que celui qui prend une ville.

5 mars 2006

Bien que Dieu ait, plus que quiconque, des raisons infiniment plus nombreuses d’éprouver de la colère à cause de la désobéissance continuelle de multitudes d’humains, il s’est cependant montré extraordinairement lent à la colère. Si sa colère éclatait selon sa vérité et sa justice, il est certain que l’homme serait entièrement détruit de la face de la terre. Toutefois il ne passe pas sous silence le grand péché de l’humanité, bien qu’il soit si merveilleusement patient pour le supporter. Le jour viendra où il devra laisser éclater sa colère dans un jugement effrayant et terrible.

Jusque-là, Dieu recherche, pour ses créatures, la bénédiction la plus pure, la plus essentielle.

Pour cela, il leur enseigne, par le précepte et par l’exemple, les principes de la plus haute importance, qui sont les attributs même de sa propre nature. La vérité et la justice ont certainement leur place dans cet enseignement, mais la patience est tout aussi importante, et c’est une chose que nous devrions tous profondément apprécier et cultiver. Puisque Dieu a été tellement patient envers nous, ne devrions-nous pas aussi être lents à nous mettre en colère quand d’autres personnes nous font subir un traitement immérité et injuste ?

Ce qui est le plus important à cet égard, c’est l’appréciation que Dieu porte sur notre lenteur à la colère. Dieu nous a donné un esprit et une âme, et il s’attend à ce que nous ayons un juste contrôle de chacun des deux, tout comme il s’attend à ce que nous soyons maîtres des actions de notre corps. Notre première réaction, lorsque nous sommes traités injustement par les autres, c’est de répondre par la défensive. Mais si je me dis : Je vais lui faire comme il m’a fait, je me rends aussi coupable que celui qui m’a offensé. Je devrais plutôt, lorsque quelqu’un agit mal envers moi, ou me parle mal, me rendre compte qu’en réalité, par cette action ou ces paroles, il se fait plus de mal à lui-même qu’il ne m’en fait à moi.

Ainsi, gouverner notre esprit est une victoire plus grande que conquérir une ville. Qu’il puisse nous être donné, à nous qui connaissons le Seigneur, la grâce d’être lents à la colère, mais prompts à écouter la Parole de Dieu et à lui obéir.

 

 

12    Proverbes 24:3, 4

Par la sagesse la maison est bâtie, et elle est établie par l’intelligence ; et par la connaissance les chambres sont remplies de tous les biens précieux et agréables.

1 avril 2006

Quelle est, actuellement, la maison la plus importante qu’on trouve sur la terre ? C’est sans aucun doute celle dont le Seigneur Jésus parle en Matthieu 16:18 : « Sur ce roc je bâtirai mon assemblée, et les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle ». Le Seigneur Jésus, depuis sa mort et sa résurrection, est occupé à bâtir « la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant » (1 Timothée 3:15). C’est l’œuvre de sa grande sagesse. Il prend des personnes nées de nouveau, du milieu de toute nation et langue et peuple, et Il les édifie ensemble, progressivement, mais régulièrement, pour former l’assemblée, l’Église de Dieu.

Mais s’il faut de la sagesse pour bâtir une telle maison, pour l’établir cela demande de l’intelligence, et cela en particulier du fait que l’édifice construit par Christ est fait de croyants joints les uns aux autres par la puissance de l’Esprit de Dieu. Christ comprend toutes les pensées, les sentiments, les préoccupations de chaque croyant individuellement, dans lequel son Esprit travaille pour les rendre dignes d’être une demeure pour lui-même. Et, les comprenant parfaitement, il les amène à mieux le comprendre, Lui. C’est une œuvre merveilleuse d’affermissement !

Mais la connaissance est aussi ajoutée à la sagesse et à l’intelligence, car par la connaissance les chambres de la maison sont remplies de « tous les biens précieux et agréables ». Nous avons besoin de la connaissance de la Parole de Dieu pour meubler la maison et l’occuper. C’est bien entendu la connaissance de Dieu qui est la base de notre connaissance, de sorte que le ministère de Christ — ces biens précieux et agréables — est ainsi transmis par l’Esprit de Dieu.

Puissions-nous apprécier profondément la vérité de Dieu concernant l’Église, qui est le corps de Christ, la « plénitude de celui qui remplit tout en tous ». Si nous manquons de sagesse, recherchons-la en Christ et dans ce qu’il a lui-même édifié.

 

 

13    Proverbes 25:19

La confiance en un perfide, au jour de la détresse, est une dent cassée et un pied chancelant.

13 août 2013

Peines, ennuis, difficultés de toutes sortes viennent nous mettre à l’épreuve. Combien la fidélité est alors nécessaire. C’est bien à juste titre que l’apôtre Paul écrit à Timothée : « Les choses que tu as entendues de moi devant plusieurs témoins, commets-les à des hommes fidèles qui soient capables d’instruire aussi les autres » (2 Timothée 2:2). Quand les choses ne sont pas ce qu’elles devraient être, nous avons besoin de beaucoup de grâce de la part de Dieu pour parler de Lui et pour Lui, et pour agir avec sagesse et dans sa crainte. Car ces choses sont des tests. Elles prouveront si, oui ou non, nous persévérons dans la fidélité, si nous sommes fermes et forts face aux tempêtes, gardant une foi inébranlable dans le Dieu vivant, par laquelle d’autres croyants peuvent être encouragés et fortifiés.

Si quelqu’un a confiance en nous et constate que, lors d’une épreuve amère, nous nous dérobons, nous abandonnons la lutte, nous nous relâchons ou nous affaiblissons, ou que nous en venons à des raisonnements humains au lieu de demeurer dans la foi, il trouvera alors que cette confiance qu’il avait est « une dent cassée ». Une dent cassée, avec son nerf dénudé, représente une entrave douloureuse pour se nourrir de la vérité de Dieu. Parallèlement à cela, il devient « un pied chancelant », signe d’une incapacité pénible pour marcher d’une manière décidée avec Dieu.

En conséquence, soyons des croyants fidèles, sur lesquels on peut compter, afin que nous n’abandonnions pas ceux qui passent par des moments difficiles. D’autre part, soyons extrêmement attentifs, si nous mettons notre confiance en quelqu’un, d’être sûrs qu’il est fidèle, conséquent et constant dans le chemin de l’obéissance à la Parole de Dieu. Une abondance de dons, de capacités, de zèle et d’enthousiasme ne remplaceront pas la simple fidélité.

 

 

14    Proverbes 26:4-6

Ne réponds pas au sot selon sa folie, de peur que toi aussi tu ne lui ressembles. Réponds au sot selon sa folie, de peur qu’il ne soit sage à ses propres yeux. Celui qui envoie des messages par la main d’un sot, se coupe les pieds et boit l’injustice.

10 septembre 2013

Un sot voudra absolument discuter, pour générer du ridicule, en dépit du bon sens. C’est donc une erreur de s’abaisser au même niveau de discussions. Élever le ton risque d’entraîner un croyant dans les mêmes discussions et le même ridicule malsains. Car ainsi nous nous rendons semblables à celui que nous ne supportons pas. Les objections du sot devraient nous trouver particulièrement soigneux quant à nos réponses. « Mais évite les questions folles et insensées, sachant qu’elles engendrent des contestations » (2 Timothée 2:23).

Il y a cependant ici un équilibre délicat à observer, comme cela nous est clairement montré au verset 5. Vu de manière superficielle, cela peut paraître contradictoire, mais il n’en est évidemment pas ainsi. Une discussion sur le même ton est à éviter. Toutefois il se peut qu’il faille absolument que le sot reçoive une réponse dans un sens tel que sa folie soit rendue manifeste, sans qu’il y ait discussion. Le passage de Tite 1:9 implique cela : « Afin qu’il soit capable, tant d’exhorter par un sain enseignement, que de réfuter les contredisants ».

La sagesse du Seigneur Jésus dans les réponses données à ses contradicteurs illustre cela de manière remarquable. Plutôt que de répondre simplement à leurs questions retorses, il répondait aux hommes eux-mêmes. Voyez sa réponse au docteur de la loi qui voulait « se justifier » lui-même, en Luc 10:25-37.

Souvenez-vous aussi le la réponse du Seigneur, lorsque les Pharisiens et les Hérodiens lui demandaient s’il fallait payer le tribut à César, ou non, en Matthieu 22:15-22. Il ne pouvait plus y avoir de discussion : ils eurent la bouche fermée.

 

 

15    Proverbes 27:9

L’huile et le parfum réjouissent le cœur, et la douceur d’un ami est le fruit d’un conseil qui vient du cœur.

5 novembre 2013

Nous avons été créés de telle manière que les odeurs parfumées ont un effet particulièrement agréable sur nous. Ceci est certainement destiné à nous enseigner que le Créateur lui-même prend plaisir dans ce qui est spirituellement parfumé. L’onction est évidemment un symbole de l’adoration du cœur, comme le montre l’acte de Marie oignant les pieds du Seigneur Jésus (Jean 12:3).

Il était commandé à Moïse de préparer une huile pour l’onction avec des quantités précises de divers ingrédients. Cette huile ne devait pas être versée sur la chair de l’homme, et elle ne devait être imitée en aucune manière (Exode 30:22-33). Elle devait être employée pour l’onction des sacrificateurs et des ustensiles du tabernacle, ce lieu où était exprimée l’adoration à l’Éternel seul. Nous trouvons ensuite des instructions pour la préparation de l’encens, et celui-ci aussi était entièrement pour Dieu : il ne devait pas être imité. Dieu ne peut pas partager sa gloire avec l’homme, ni permettre que quelque chose de semblable à l’adoration soit accordé à une créature quelle qu’elle soit (Exode 30:34-38). Les substances odoriférantes, soit dans l’huile de l’onction, soit dans l’encens, parlent des nombreux parfums de la Personne de Christ, qui sont un délice pour le cœur de Dieu. L’huile ajoutée pour l’onction symbolise l’opération vivante de l’Esprit de Dieu.

Dans le verset ci-dessus, le culte est le sujet de la première partie du verset. Ce qui suit, n’est-ce pas la communion ? « La douceur d’un ami est le fruit d’un conseil qui vient du cœur ». Prendre conseil ensemble de façon sincère et sans réserve aura des effets d’une douceur de grand prix. Combien cela est profondément vrai en ce qui concerne la communion avec Dieu lui-même, et vrai aussi parmi les enfants de Dieu quand il y a entre eux une confiance honnête et cordiale.

 

 

16    Proverbes 30:2-4

Certes, moi je suis plus stupide que personne, et je n’ai pas l’intelligence d’un homme ; et je n’ai pas appris la sagesse, ni ne possède la connaissance du Saint. Qui est monté dans les cieux, et qui en est descendu ? Qui a rassemblé le vent dans le creux de ses mains ? Qui a serré les eaux dans un manteau ? Qui a établi toutes les bornes de la terre ? Quel est son nom, et quel est le nom de son fils, si tu le sais ?

8 avril 2006

Les Proverbes, bien qu’ils soient écrits par Salomon, le plus sage des hommes, comportent ce seul chapitre prononcé par Agur, qui se traite lui-même de stupide. Pourquoi cela ? — Parce qu’il traite d’un sujet qui est bien au-dessus des capacités intellectuelles humaines. Agur demande au lecteur s’il peut donner les réponses, comme s’il nous demandait : Êtes-vous moins stupide que moi ?

Bien qu’Énoch et Élie aient été enlevés au ciel, ni l’un ni l’autre n’en est descendu pour nous donner des réponses telles qu’Agur les désirait. Mais le Seigneur Jésus a inversé l’ordre qu’Agur suggérait. Il est d’abord descendu, puis est remonté « au-dessus de tous les cieux ». (Éphésiens 4:9). Combien cela est meilleur pour nous, que le Fils de Dieu soit descendu du ciel pour nous donner les enseignements dont nous avons besoin, que d’avoir simplement un homme, quel qu’il soit, qui soit monté et redescendu dans ce but ! L’apôtre Paul fut élevé jusqu’au troisième ciel mais il était incapable d’expliquer ce dont il avait été témoin. (2 Corinthiens 12:2, 4).

De quelle merveilleuse manière le Seigneur Jésus a fait connaître le nom de Dieu le Père qui a « serré les eaux dans un manteau », et « établi toutes les bornes de la terre ». Le Seigneur Jésus dit, en Jean 17:26 : « Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître ». De plus, bien qu’il n’y ait pas eu, dans l’Ancien Testament, une révélation claire quant à la merveilleuse relation qui existe entre Dieu le Père et son Fils bien-aimé, celle-ci nous est maintenant clairement révélée. Et c’est seulement dans le Nouveau Testament que Dieu se fait connaître comme le Père de tous les croyants individuellement, ainsi que le Seigneur Jésus le déclare.

 

 

17    Proverbes 30:5, 6

Toute parole de Dieu est affinée ; il est un bouclier pour ceux qui s’attendent à lui. N’ajoute pas à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne, et que tu ne sois trouvé menteur.

15 avril 2006

Il est d’une importance vitale que nous accordions un honneur sans réserve à la Parole de Dieu quant à sa vérité absolue. D’une part il y a les milliers de personnes qui professent être des chrétiens, et cependant osent refuser que ce que Dieu déclare sans équivoque soit la vérité. D’autre part, il y en a un grand nombre qui estiment nécessaire d’ajouter à la Parole de Dieu, comme si Dieu ne s’était pas suffisamment expliqué. Dieu est-il tellement ignorant qu’il ait besoin d’un homme pécheur pour compléter ce qu’il dit ? Quelle affreuse supposition ! Il condamnera une telle vanité, une telle arrogance, et exposera son auteur comme étant un menteur !

Par exemple, des personnes malhonnêtes prétendent que le Livre des Mormons est une addition authentique à l’Écriture, et ils accordent en fait plus de crédit à ce livre contrefait qu’à la Parole de Dieu. Des milliers de personnes ont été ainsi trompées. Dieu appelle l’instigateur de cela un menteur. Et tous ceux qui continuent à s’en faire les défenseurs sont tout aussi coupables et méritent d’être qualifiés de même.

Il y en a d’autres qui n’iraient pas aussi loin. Ils nous disent que lorsque la Parole de Dieu dit :

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16), il est nécessaire de préciser cela en ajoutant que le bénéficiaire doit mériter ce don de la vie éternelle en faisant des bonnes œuvres.

Cela aussi, c’est une addition impie à la Parole de Dieu. De telles additions sont toutes le fait de l’orgueil humain qui veut s’attribuer un honneur qui ne revient qu’à Dieu seul. Le passage de Jean 3:16 rend toute la gloire à Dieu pour avoir fait ce qu’il a fait. La bénédiction de l’homme repose entièrement sur la valeur de ce que Dieu a accompli par le sacrifice de son Fils bien-aimé. Il a révélé cela d’une manière merveilleuse dans sa précieuse Parole. Puissions-nous estimer cette Parole à sa juste valeur, telle qu’il nous l’a donnée !

 

 

18    Ecclésiaste 1. 5-7

Et le soleil se lève, et le soleil se couche, et il se hâte vers son lieu où il se lève. Le vent va vers le midi, et il tourne vers le nord ; il tourne et retourne ; et le vent revient sur ses circuits. Toutes les rivières vont vers la mer, et la mer n’est pas remplie ; au lieu où les rivières allaient, là elles vont de nouveau.

2 mars 1984 et 20 juin 2012

L’Ecclésiaste est le grand livre classique sur la philosophie, écrit par l’homme le plus sage qui ait jamais vécu. Et cet homme reconnaît depuis le début de son livre que la philosophie ne fait que tourner en rond. Car elle est, bien entendu, fondée sur ce qui peut être observé, et toute la création qu’on peut observer parcourt un chemin circulaire. Le soleil, les vents, les eaux, tous les éléments puissants et intéressants se rapportant à notre propre expérience, doivent se mouvoir dans leurs circuits, sinon nous cesserions d’exister. Il en est de même du sang dans notre corps ; et on nous dit que la même chose est vraie de tous les atomes, aussi bien que du ciel étoilé avec ses roues dans les roues.

Toute cette position complexe de cercles est tellement extraordinaire et précise que la philosophie, si elle est honnête, doit reconnaître qu’il y a un Esprit plus haut que l’univers, et en dehors de lui, qui a conçu et créé cet ordre magnifique.

La philosophie ne peut pas aller plus loin ; mais ce grand Dieu s’est révélé, à la fois dans l’Écriture, la Parole de Dieu écrite, et dans Son Fils bien-aimé, qui est la Parole de Dieu vivante, l’expression parfaite des pensées de Dieu. Cette révélation est plus merveilleuse que les merveilles de la création, et elle va loin au-delà de tout ce que les sens humains peuvent observer. L’Écriture est digne de notre attention et de notre méditation les plus soutenues ; et Christ est digne de notre confiance et de notre adoration absolue !

 

 

19    Ecclésiaste 1:7

Toutes les rivières vont vers la mer, et la mer n’est pas remplie ; au lieu où les rivières allaient, là elles vont de nouveau.

29 avril 1993

Il serait impossible à l’homme d’évaluer le volume énorme d’eau douce, venant d’innombrables fleuves, qui se déverse constamment dans les mers. À l’époque où Salomon a écrit, les gens n’avaient aucune idée de la grandeur renversante des mers, ni du nombre des fleuves, ni du principe général de l’évaporation, que Dieu a institué dans Sa sagesse et Sa puissance infinies. Mais Dieu a révélé à Salomon qu’il existait un tel cycle, dont les fleuves faisaient partie, et que les eaux couleraient encore dans la mer comme elles le faisaient autrefois.

Cependant, l’apport constant d’eau douce dans les océans ne modifie pas leur teneur en sel. Il y a un changement d’une autre sorte, quoiqu’il ne soit guère perceptible à notre vue : des quantités d’eau incroyables sont aussi aspirées de la surface des mers par la chaleur du soleil, et recyclées.

La mer est le symbole de toutes les nations dans leur état de mouvements et de troubles continuels, et ses eaux ne sont pas propres à la consommation des humains.

Bien que les eaux fraîches de la Parole de Dieu et de Ses bénédictions se déversent continuellement sur les nations, cela ne les change pas. L’évangile n’a pas été destiné à changer le monde. Mais Dieu œuvre par une puissance miraculeuse pour séparer l’eau du sel en-dessous ; l’eau douce est mise en réserve dans les cieux, pour être à nouveau donnée pour la bénédiction de la terre. Cela décrit ce que Dieu peut faire en séparant d’un monde de mal des âmes précieuses, par la foi dans le Seigneur Jésus, pour leur donner de pures bénédictions au niveau spirituel et céleste. Ces croyants peuvent alors être aussi employés par Dieu dans Son désir de répandre des bénédictions sur une terre altérée.

Puissions-nous nous abreuver suffisamment à la Parole de Dieu pour être identifiés à elle, et nous donner nous-mêmes avec la Parole, pour la bénédiction d’autres humains.

 

 

20    Ecclésiaste 9:14-15

Il y avait une petite ville, et peu d’hommes dedans ; et un grand roi vint contre elle, et l’investit, et bâtit contre elle de grandes terrasses ; or il s’y trouva un homme pauvre et sage, qui délivra la ville par sa sagesse ; mais personne ne se souvint de cet homme pauvre. Et j’ai dit : Mieux vaut la sagesse que la force ; mais la sagesse du pauvre est méprisée, et ses paroles ne sont pas écoutées.

28 décembre 1986 et 31 décembre 2013

Que nos pensées naturelles sont perverties ! Si un homme qui avait une place de grand honneur et de haute dignité concevait un plan sage qui permette de délivrer sa ville d’une formidable attaque d’un grand adversaire, on l’acclamerait à grands cris et on élèverait sans doute un monument en son honneur. Mais un homme pauvre qui montre une telle sagesse, celui-là, on l’oublie !

Dieu, dans Sa sagesse, a décidé que Son propre Fils bien-aimé, qui est digne d’un honneur infiniment supérieur à celui du plus grand des hommes, vienne dans le monde comme un Homme pauvre. Il est venu dans une humilité extraordinaire et une grande bonté dans un monde aussi petit, comparé à l’univers qu’Il a créé, et dans une si grande faiblesse par rapport aux grandes forces du pouvoir satanique qui enveloppent complètement les hommes, ne leur laissant aucun moyen d’en sortir.

Cet Homme pauvre a agi avec une sagesse merveilleuse dépassant toute conception, non seulement en concevant un plan pour sauver le monde, mais en sacrifiant Sa propre vie afin de réaliser ce plan de manière merveilleusement parfaite. L’œuvre a été accomplie, par laquelle le monde sera, à la fin, libéré de tout danger, et par laquelle, déjà maintenant, des âmes innombrables ont été sauvées d’un sort terrible.

Combien y en a-t-il aujourd’hui dans le monde, qui se souviennent réellement de cet Homme pauvre et sage ? Malheureusement, en ce qui concerne la majorité des humains, Il est oublié comme un mort (cf. Psaume 31:12). Que tous les croyants, donc, en contraste frappant, se souviennent de Lui avec joie et de tout leur cœur, Lui rendant louange et adoration.

 

 

21    Ecclésiaste 11:1-2

Jette ton pain sur la face des eaux, car tu le trouveras après bien des jours. Donne une portion à sept, et même à huit ; car tu ne sais pas quel mal arrivera sur la terre.

20 octobre 2000

Si nous jetons du pain dans l’océan, est-ce que nous nous attendons à le retrouver bien des jours plus tard ? La pensée elle-même nous semble désespérément irréalisable. Nous devons donc comprendre que Dieu veut nous donner un enseignement spirituel plus profond en incluant une telle affirmation dans Sa Parole qui est la vérité absolue. Les eaux, dans l’Écriture, sont le symbole « des peuples et des foules et des nations et des langues » (Apocalypse 17:15). Le pain est la nourriture de la Parole de Dieu, que les croyants devraient être désireux de déclarer au monde entier. Il peut sembler que les résultats en soient sans espoir, mais il y a une telle puissance dans la Parole qu’elle produira des effets qui seront connus beaucoup plus tard. Nous avons souvent expérimenté que, quand on parle du Seigneur Jésus à quelqu’un et qu’il n’y répond pas au début, le message le touche plus tard à salut. Quel encouragement cela devrait être pour nous, pour continuer à répandre au loin la précieuse Parole de Dieu.

Est-ce que nous nous contentons de parler de l’évangile à une ou deux personnes, et puis que nous arrêtons de le faire ? Pourquoi pas le donner à sept personnes — un nombre complet — ou même à huit, ce qui correspond à ce que l’Écriture nomme : « abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur » (1 Corinthiens 15:58) ? Une bonne raison est donnée pour cela : « car tu ne sais pas quel mal arrivera sur la terre ». Des âmes précieuses sont influencées par toutes sortes de mauvais principes et de mauvaises pratiques, et ont un besoin désespéré d’être sauvées de leurs péchés. Parce que le mal prévaut de toutes parts, n’est-il pas désirable que nous qui connaissons le Seigneur abondions toujours dans Son œuvre ? Que des résultats positifs soient visibles tout de suite, ou pas, Dieu prendra soin qu’il y en ait à la fin.

 

 

22    Ecclésiaste 11:1-3

Jette ton pain sur la face des eaux, car tu le trouveras après bien des jours. Donne une portion à sept, et même à huit ; car tu ne sais pas quel mal arrivera sur la terre. Si les nuées sont pleines, elles verseront la pluie sur la terre ; et si un arbre tombe, vers le midi ou vers le nord, à l’endroit où l’arbre est tombé, là il sera.

19 février 2007 et 30 décembre 2017

Si, littéralement, nous jetons du pain dans l’eau, pouvons-nous nous attendre à le retrouver ? - Certainement pas ! Il peut nous paraître tout aussi inutile de donner le pain de vie, l’évangile de la grâce de Dieu, au monde qui est comme une mer agitée. Mais cela est loin d’être inutile. Dieu nous dit : « Soyez fermes, inébranlables, abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur » (1 Corinthiens 15:58). Si nous donnons fidèlement l’évangile aux hommes, même si nous ne voyons pas de résultats dans leur vie, il y aura des résultats, bien que ces « bien des jours » puissent nous conduire jusqu’au tribunal de Christ.

C’est pourquoi, « Donne une portion à sept, et même à huit ». Sept est le nombre complet, et huit est en quelque sorte, surabondant. Cela nous dit de toujours abonder dans l’œuvre du Seigneur, non seulement avec une notion de responsabilité, mais avec la bonne volonté de l’amour. Un tel amour est impliqué dans les mots : « Si les nuées sont pleines, elles verseront la pluie sur la terre ». Si nous cœurs sont remplis de Christ, nous ne pouvons pas ne pas en parler pour la bénédiction d’autres personnes.

Pourquoi nous est-il dit : « Si un arbre tombe, vers le midi ou vers le nord, à l’endroit où l’arbre est tombé, là il sera » ? - Cela ne devrait-il pas inciter nos cœurs à rechercher avec plus de zèle la bénédiction des âmes ? Tous les humains seront, à la fin, atteints par le coup de la mort : ils ont besoin de l’évangile avant ce rendez-vous solennel. Ils tomberont d’un côté ou de l’autre, et la mort est définitive. La fin, c’est ou le ciel ou l’enfer. Il n’est donc pas étonnant que l’apôtre Paul nous dise : « Connaissant donc combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes » (2 Corinthiens 5:11). Puissions-nous, nous qui connaissons le Seigneur Jésus comme Sauveur, être diligents pour chercher à persuader les hommes !

 

 

23    Ecclésiaste 11:6

Le matin, sème ta semence, et, le soir, ne laisse pas reposer ta main ; car tu ne sais pas ce qui réussira, ceci ou cela, ou si les deux seront également bons.

27 octobre 2000

De la même manière que le Seigneur Jésus, quand Il était sur la terre, semait la bonne semence, qui est la Parole de Dieu, les croyants sont encouragés à répandre cette précieuse semence — une semence qui a en elle-même une puissance extraordinaire pour produire du fruit qui demeure. Il est vrai que certains grains tombèrent sur un terrain dur, et d’autres sur un terrain rocailleux, et qu’ils ne produisirent donc rien, mais beaucoup tombèrent sur un bon terrain et produisirent du fruit.

« Le matin », quand nous venons de nous réveiller, nous pouvons nous donner des excuses en nous disant que nous avons un travail urgent à faire, et ainsi négliger de semer la semence en parlant à quelqu’un ou en lui donnant un traité évangélique. Et pourtant, le matin est un bon moment, quand nos esprits sont frais et dispos, et il se peut que d’autres esprits soient éveillés et prêts à écouter. Le soir aussi, peut-être que nous nous relâchons parce que nous nous sentons fatigués par le travail de la journée. Mais il est possible que d’autres personnes soient fatiguées de la vie et qu’elles aient besoin de quelque chose qui les élève au-dessus des soucis et des tracas de la vie. Et s’il est bon de semer le matin et le soir, cela vaudra la peine de le faire aussi à tout moment de la journée.

Car nous ne savons pas ce qui réussira, l’un ou l’autre, ou si les deux seront également bons. Il n’est pas envisagé que les deux soient mauvais. N’en déduisons-nous pas que quelque chose au moins portera un fruit véritable, et que ce sera peut-être plus que nous ne pourrions penser ? Peut-être que, au ciel, nous trouverons beaucoup plus d’âmes amenées au Seigneur Jésus par notre témoignage que nous n’en avons l’idée. Mais toutes les personnes sauvées maintenant par Sa grâce sont pour nous une raison de nous réjouir.

 

 

24    Ecclésiaste 11:9

Réjouis-toi, jeune homme, dans ta jeunesse, et que ton cœur te rende heureux aux jours de ton adolescence, et marche dans les voies de ton cœur et selon les regards de tes yeux ; mais sache que pour toutes ces choses, Dieu t’amènera en jugement.

12 juillet 1993

Si cette phrase s’arrêtait après les mots tes yeux, cela correspondrait exactement à ce que la société permissive approuverait volontiers : On n’a qu’une vie : Profitez des occasions maintenant pour agir à votre guise. Faites ce qui vous plaît. Concentrez-vous sur votre propre bonheur, en ne faisant que les choses qui vous font plaisir. Offrez-vous tout ce que votre cœur désire.

Cela résonne bien aux oreilles de nombreux jeunes, et sans beaucoup réfléchir, ils se lancent dans la vie pour en jouir de la manière qui leur fait plaisir et les excite dans le moment présent.

Mais ce qui est tragique, c’est qu’ils oublient de s’arrêter sur ce que la Bible, la pure Parole de Dieu, déclare en termes catégoriques : « mais sache que pour toutes ces choses, Dieu t’amènera en jugement ».

Une telle vie peut sembler attirante, mais seulement pour un temps, car cette habitude de ne rien se refuser laissera un goût amer d’insatisfaction, et souvent le sens de l’inutilité de vivre. Mais ce qui est bien pire, c’est le fait qu’il faudra rencontrer la colère d’un Dieu juste, et Lui rendre compte d’une vie vécue froidement dans l’indépendance du Créateur.

Pensez à la vie du Seigneur Jésus sur la terre. Il ne cherchait pas à Se plaire à Lui-même, mais Il a volontairement sacrifié ses aises dans le but de donner une bénédiction éternelle à d’autres. Il n’est pas mort parce qu’Il trouvait du plaisir à mourir, mais à cause d’un amour pur pour nous qui étions perdus. Si vous avez, jusqu’ici, vécu pour vous-même, pourquoi ne pas recevoir ce Sauveur dans votre cœur, ce qui changera votre vie ?

 

 

 

 

25    Cantique des Cantiques 1:2-3 (1)

Qu’il me baise des baisers de sa bouche ! car tes amours sont meilleures que le vin. Tes parfums sont d’agréable odeur, ton nom est un parfum répandu : c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment.

8 janvier 2006 et 29 mars 2015

Ce verset peut être traduit également : Il me baisera des baisers de sa bouche — c’est-à-dire qu’il n’y a pas de doute qu’Il le fera. Nous, comme enfants de Dieu, connaissons ce qu’est cette bénédiction, car le baiser parle de réconciliation, et « nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils » (Romains 5:10). Nous avons connu Son amour, qui est meilleur que le vin. Le vin parle de joie, et quelque grande que puisse être notre joie, même de ce que nous sommes sauvés par Sa grâce, nous ne dépendons cependant pas de notre joie, mais de Son amour, ce qui est de beaucoup meilleur.

« Tes parfums sont d’agréable odeur ». Marie de Béthanie appréciait profondément cette douceur, et elle apporta son parfum de nard pour oindre les pieds du Seigneur bien avant qu’Il soit crucifié.

« Ton nom est un parfum répandu », ou peut-être plus exactement : Ton nom est meilleur qu’un parfum répandu. Nous pouvons bien penser que Marie ne pensait pas que son onction de nard était suffisante pour exprimer la gloire du nom du Seigneur Jésus. Chaque fois que nous avons le privilège de nous réunir avec les enfants de Dieu pour Lui apporter notre louange et notre adoration, nous savons sûrement que toute la louange que nous-mêmes, et tous les saints en tout lieu, Lui ont apportée depuis toujours, n’atteint pas la majesté et l’excellence de Son nom.

Nous lisons en Ésaïe 9:6 : « On appellera son nom : Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père du siècle, Prince de paix ». Remarquez que c’est Son nom, non pas Ses noms, car il y a une unité parfaite dans cette Personne bénie. Et nous lisons aussi : « Tu appelleras son nom Jésus » et « on appellera son nom Emmanuel » (Matthieu 1:21et 23). Il est aussi appelé « Fidèle et véritable » (Apocalypse 3:14), et « Son nom s’appelle « la Parole de Dieu » (Apocalypse 19:13), et encore « Roi des rois, et Seigneur des seigneurs » (Apocalypse 19:16).

On pourrait encore citer d’autres expressions, mais elles se complètent toutes pour Lui donner une gloire qui est bien au-delà de notre capacité à adorer !

 

 

26    Cantique des Cantiques 1:2-3 (2)

Car tes amours sont meilleures que le vin. Tes parfums sont d’agréable odeur, ton nom est un parfum répandu : c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment.

23 mai 1993

La bergère parle ici du Berger d’Israël, le Roi. Mais elle Le connaît maintenant, non seulement dans Son caractère de gloire royale, mais aussi comme le tendre Berger des brebis, qui aime les Siens, et dont l’amour pour elle est profondément apprécié et, dans une certaine mesure, payé en retour. Elle ne dit pas à quel point elle L’aime, mais plutôt que Son amour est meilleur que le vin. Le vin est le symbole de la joie, et quelle que soit la joie que le Seigneur puisse nous donner, elle n’atteint pas la valeur de Son amour. Son amour demeure immuable, tandis que notre joie, même la joie en Lui, n’est jamais constante. Lorsque nous regardons au-dessus de notre joie et que nous nous confions en Son amour, c’est le moyen le plus sûr de garder notre joie.

Cela conduit aussi au parfum de la louange. Ses parfums ne nous disent-ils pas que tout ce qui Le concerne avait le parfum de l’encens, qui magnifiait Son Dieu et Père ? Et puis, « ton nom est un parfum répandu ». Une autre traduction de référence lit : Ton nom est meilleur qu’un parfum répandu. Cela peut nous rappeler l’acte béni de Marie de Béthanie oignant les pieds du Seigneur Jésus d’un nard de grand prix, symbole de la louange odorante d’un cœur débordant d’amour pour le Seigneur Jésus.

Que cette adoration est précieuse ! Mais ne sommes-nous pas d’avis que Marie pensait beaucoup plus au nom du Seigneur Jésus qu’au parfum qu’elle offrait ? En vérité, Son nom n’est-il pas meilleur que toute l’adoration que l’univers entier pourra jamais Lui offrir ? Son nom est l’objet de notre adoration et de notre louange, et dans la mesure où nous attachons réellement du prix au nom du Seigneur Jésus, l’adoration montera de nos cœurs.

 

 

27    Cantique des Cantiques 1:2-4

Qu’il me baise des baisers de sa bouche ! ... tes amours sont meilleures que le vin. ... Nous nous souviendrons de tes amours plus que du vin.

14 janvier 2007

L’objet béni de l’amour du Seigneur peut bien être appelé une bergère, car Celui qui aime celle-ci est vu souvent comme le Berger qui prend soin de Ses brebis avec tendresse, et Il trouve Son plaisir à l’identifier avec Lui-même dans cette activité de grande valeur. Ce cantique commence vraiment de manière très belle, par les mots pleins de confiance affectionnée de la bergère : « Qu’il me baise des baisers de sa bouche », car elle est amenée dans Sa présence comme celle en qui Il trouve tout Son plaisir. Il est cependant instructif qu’elle se repose sur un fait parfaitement établi, c’est que Son amour est meilleur que le vin. Le vin typifie la joie, et quelques joies que nous puissions trouver, si pures et si réelles qu’elles soient, qui remplissent notre cœur de bonheur, la plus grande de ces joies ne peut cependant pas se comparer à la parfaite joie de notre Seigneur Jésus béni.

Remarquez que ce n’est pas : Je l’embrasserai, mais « Qu’il me baise ». Cela nous rappelle le père du fils prodigue embrassant son fils qui revient après avoir vécu si longtemps dans le péché (Luc 15:20). Car le baiser parle de réconciliation, dont tous ont besoin quand ils reviennent à Dieu le Père, et Il est heureux de la donner.

Mais aussitôt après, nous lisons ces paroles d’une grande signification : « Nous nous souviendrons de tes amours plus que du vin ». Lorsque nous venons d’être amenés au Seigneur dans une réelle réconciliation, le fait de savoir que nous sommes sauvés pour l’éternité par Sa grâce infinie nous donne une joie vraiment merveilleuse. Mais la joie est-elle la chose la plus importante dans notre vie ? - Non, cette joie ne restera même pas inchangée. Bien que le vin puisse nous rafraîchir et nous réjouir pour un temps, en vivre serait pire qu’inutile.

Quoi donc alors ? - Dans toute expérience, il est réellement bon de se souvenir de l’amour du Seigneur, beaucoup plus que du vin. Si nous nous rassemblons, le Jour du Seigneur, pour nous souvenir de Lui dans la fraction du pain, qu’il est doux de se rappeler Son amour beaucoup plus que notre plus grande joie. C’est cela qui Lui donnera de la joie.

 

 

28    Cantique des Cantiques 1:4 (1)

Tire-moi : nous courrons après toi. - Le roi m’a amenée dans ses chambres. - Nous nous égayerons, et nous nous réjouirons en toi ; nous nous souviendrons de tes amours plus que du vin. Elles t’aiment avec droiture.

10 mars 1985

Qu’il est doux et encourageant, pour ceux qui aiment le Seigneur Jésus, de constater qu’une personne a le cœur réellement attiré par l’amour du Seigneur pour désirer Le suivre avec dévouement ! Ainsi, ici, l’épouse (ou la bergère) — exprime un désir personnel ardent : « Tire-moi ». Car nous ne serons jamais amenés par notre propre énergie à trouver nos délices en Lui. Mais Sa puissance qui nous attire est précieuse : elle seule suscitera une réponse sincère et pleine d’affection, en obéissance dévouée. D’autres aussi le remarqueront, avec pour résultat : « Nous courrons après toi ».

Et c’est la joie du Roi d’accueillir dans le secret de Sa présence quelqu’un dont le cœur Le recherche en toute simplicité : alors le cœur se réjouit avec d’autres, non seulement pour apprécier Sa bonté et Sa grâce, mais en éprouvant la joie la plus profonde dans Sa propre Personne. Car on ne trouve la joie la plus pure que dans l’adoration sincère du Seigneur de gloire béni Lui-même. 

Ce n’est pas la joie elle-même qui doit être notre objectif. Elle n’est réellement que le résultat de quelque chose de meilleur qu’elle-même. Le vin est un symbole de la joie, mais nous nous souviendrons plus de Son amour que du vin. Ne soyons pas pris dans le piège de nous souvenir simplement de notre joie : nous devons nous souvenir de Lui (Luc 22:19) -  et nous souvenir de Son amour, qui est si infiniment plus grand que la joie, quelle qu’elle soit, que nous pouvons avoir concernant Son amour.

En ayant nos yeux et nos cœurs dirigés vers ce grand Dieu de gloire et Son amour si pur et si grand, nous L’aimerons à notre tour de la juste manière ; la réponse que nous donnerons à Son amour réjouira Son cœur.

 

 

29    Cantique des Cantiques 1:4 (2)

Tire-moi : nous courrons après toi. - Le roi m’a amenée dans ses chambres. - Nous nous égayerons, et nous nous réjouirons en toi.

10 juillet 1988

L’enfant de Dieu, parce qu’il possède une vie nouvelle en Christ, a des désirs nouveaux et de nouvelles capacités. Cependant la chair est faible, et il a besoin d’être tiré par le Seigneur Jésus Lui-même pour pouvoir jouir de la douceur et de la bénédiction de Sa présence. Ce n’est pas une chose automatique, mais cela demande un exercice de cœur et d’âme dans la prière pour qu’agisse cette puissance pleine de douceur du Seigneur Lui-même, qui nous amène en communion avec Lui.

Ce qui en résulte est plein d’intérêt : « Nous courrons après toi ». Être attiré était profondément personnel, et cependant d’autres sont maintenant inclus dans ce bel empressement pour Le suivre. Quelle influence bénéfique nous aurons sur les autres si nous sommes véritablement attirés vers le Seigneur ! Car d’autres seront encouragés à Le suivre de tout leur cœur.

 La phrase suivante est de nouveau à la première personne : « Le roi m’a amenée dans ses chambres ». La communion secrète du cœur avec Lui dans le sanctuaire de Sa propre présence est certainement ce que tout croyant devrait profondément désirer et cultiver. Rien ne remplace le fait d’être seul avec Lui.

Mais nous nous réjouissons aussi d’en voir d’autres entrer autant qu’ils le peuvent dans la bénédiction de la Personne de Christ. C’est pourquoi : « Nous nous égayerons, et nous nous réjouirons en toi ». Est-ce que cela ne nous encourage pas beaucoup en rapport avec le privilège de nous souvenir du Seigneur dans la fraction du pain avec Ses bien-aimés rachetés ? Être d’abord seul avec le Seigneur est précieux ; mais ensuite, lorsque le cœur s’élargit pour embrasser d’autres enfants de Dieu, c’est également très précieux. Alors nous ne disons pas je, mais nous dans les prières ou les actions de grâces. Jouissons-nous tellement de la communion avec le Seigneur que nous encourageons d’autres croyants à Le suivre et à Le louer ?

 

 

30    Cantique des Cantiques 1:4 (3)

Nous nous égayerons et nous nous réjouirons en toi ; nous nous souviendrons de tes amours plus que du vin.

23 octobre 1988 et 4 septembre 2016

Lorsque nous venons d’être amenés au Seigneur Jésus, que nous trouvons la douce assurance du pardon des péchés et d’une parfaite acceptation en Lui, il se peut que la fraîcheur de cette foi récemment trouvée nous remplisse d’une joie si intense et précieuse que nous sommes élevés loin au-dessus des circonstances, et que tout semble animé de louange envers Dieu.

Cette joie, pourtant, si effervescente et si réelle, ne dure en général pas de la même manière débordante et enthousiaste. Sa ferveur décline bientôt, et nous nous demandons ce qui s’est passé. Pourquoi n’avons-nous pas gardé ce qui avait tant de valeur pour nous, et que nous désirions tellement ne jamais perdre ?

La réponse se trouve dans ce précieux verset. Bien que la joie soit une chose très importante pour le chrétien, elle ne peut toutefois pas se maintenir elle-même. Si nous en faisons notre objectif, nous la perdrons. La joie ne peut pas nourrir nos âmes. Avons-nous essayé de nous nourrir de la joie que nous avons expérimentée ? C’est impossible. La joie ne peut être que le résultat de quelque chose de plus important qu’elle-même. « Nous nous égayerons et nous nous réjouirons en toi ». Le Fils de Dieu, qui est mort pour nous, qui est ressuscité et qui est vivant, est le seul Objet qui peut réellement remplir nos cœurs d’une joie profonde et durable. Nous devons nous nourrir de Lui et de la nourriture solide de Sa Parole. Nous pourrons alors dire avec Jérémie : « Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées, et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jérémie 15:16).

« Nous nous souviendrons de tes amours plus que du vin ». Le vin est un symbole de la joie, de ce qui excite. Qu’il est plus important de se souvenir de l’amour du Seigneur Jésus que des joies des expériences de la vie ! Son amour, Sa Parole, et Lui-même, restent les mêmes, alors que notre joie a des hauts et des bas et ne peut demeurer constante. Faisons de Son amour, de Sa Parole, de Sa Personne, l’objet de nos méditations ; et une joie pure et précieuse en résultera.

 

 

31    Cantique des Cantiques 1:12 et Jean 12:3

Pendant que le roi est à table, mon nard exhale son odeur.

 

Marie donc, ayant pris une livre de parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus et lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et la maison fut replie de l’odeur du parfum.

21 janvier 2007

C’est dans la maison de Simon le lépreux (Marc 14:3) — c’est-à-dire qu’il avait été lépreux, mais qu’il avait été guéri et purifié par le Seigneur Jésus — que Marie, avec tant d’amour, a oint les pieds du Seigneur. C’était, bien sûr, la table de Simon, mais Simon, certainement, la considérait avec joie comme la table du Seigneur. À ce moment-là, le Seigneur Jésus ne prenait pas Sa place de Roi, comme Il le fera dans le Millénium, quand les rachetés d’Israël viendront dans Sa présence avec le parfum d’une adoration sincère, pour Le magnifier par leurs actions de grâces.

Mais en Jean 12 Il était venu dans une humble humanité, bien que reconnu par Ses disciples, et spécialement par Marie, comme le Fils éternel de Dieu. Il était venu peu avant vers Marie et sa sœur, entrant dans leurs circonstances de peine, lors de la mort de leur frère Lazare. Il avait pleuré avec elle et avec sa sœur, puis Il avait ressuscité Lazare hors de son tombeau. En conséquence, Marie Le connaissait comme Celui qui est plus grand que la mort, bien qu’elle ait également su, d’après Ses propres paroles, qu’Il allait Lui-même mourir et ressusciter, car le Seigneur a dit, à cette occasion dans la maison de Simon : « Elle a anticipé le moment d’oindre mon corps pour ma sépulture » (Marc 14:8). Sa foi dans les paroles du Seigneur Jésus était visiblement plus fondée que celle des disciples, qui ne les croyaient pas, même quand le Seigneur ressuscita !

« La maison fut remplie de l’odeur du parfum ». Quelle belle image de ce qui devrait être manifeste aujourd’hui dans la maison de Dieu. Le parfum de nard coûteux est le symbole de l’adoration en esprit et en vérité de ceux qui ont été rachetés par le précieux sang de Christ, comme réponse à Son grand sacrifice sur la croix du Calvaire. Tous les croyants devraient certainement ressembler à Marie dans une telle adoration.

 

 

32    Cantique des Cantiques 2:7

Je vous adjure, filles de Jérusalem, par les gazelles ou par les biches des champs, n’éveillez pas, ne réveillez pas mon amour, jusqu’à ce qu’il le veuille.

28 janvier 2007

C’est là une remarque des plus frappantes et pleine de discernement. Deutéronome 6:5 commandait : « Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force ». Qui n’a jamais réalisé cela ? - Le Seigneur Jésus seul. Faisait-il cela parce que cela Lui était commandé ? - Non, Il le faisait longtemps avant que soit donné ce commandement. De toute éternité c’était Sa nature même, d’aimer le Père.

Notre nature pécheresse est telle qu’elle ne veut pas obéir à Dieu. Pourtant nous savons que l’amour est l’une des forces énergisantes les plus réelles et extraordinaires qu’on puisse imaginer, et il faut que nous soyons nés de nouveau pour en jouir de la juste manière. Mais on ne peut l’avoir par la force ! Pouvez-vous vous forcer à aimer une personne qui a un caractère détestable ? Pouvez-vous vous forcer vous-même à aimer Dieu ? - Non. L’effort, par lui-même, n’est pas de l’amour vrai.

Un pasteur nous a demandé un jour si nous ne désignions pas des jours spéciaux pour que notre amour pour Dieu soit réveillé, mais le verset ci-dessus indique aux filles de Jérusalem de ne pas réveiller, ou éveiller l’amour avant qu’il le veuille. Pourquoi en est-il ainsi ? - Nous trouvons dans le Nouveau Testament une réponse claire et très belle : « Nous, nous l’aimons parce que lui nous a aimés le premier » (1 Jean 4:19). L’amour sera réveillé en nous, non pas par nos propres efforts, mais lorsque nous prenons conscience que nous sommes aimés parfaitement par le Dieu de toute grâce.

Il est Lui-même la source de toute pure grâce. C’est pourquoi, plus nous apprécierons avec simplicité et profondément l’amour de Dieu, qui a été manifesté de manière si merveilleuse dans le don de Son Fils bien-aimé qui a accompli ce grand sacrifice pour ôter nos péchés, plus nos cœurs seront ranimés pour L’aimer en retour.

De plus, l’amour envers Dieu sera source d’amour envers les autres, car l’amour de Dieu a été manifesté envers le monde entier avec le désir que toutes les âmes précieuses du monde entier puissent recevoir cet amour, et avec lui, la connaissance du pardon définitif et de la vie éternelle. Merveilleux amour en vérité !

 

 

33    Cantique des Cantiques 2:14

Ma colombe, qui te tiens dans les fentes du rocher, dans les cachettes des lieux escarpés, montre-moi ton visage, fais-moi entendre ta voix, car ta voix est douce, et ton visage est agréable.

26 janvier 1997

L’affection pleine de tendresse du Seigneur Jésus pour Sa fiancée est montrée de manière très belle dans ce verset, et chaque croyant peut en jouir jusqu’au fond du cœur. Il s’adresse à elle en l’appelant « ma colombe », ce qui indique la pureté et la beauté de l’humilité qui est vue normalement chez un enfant de Dieu. Ce qu’Il voit en elle est réellement l’effet de Sa propre œuvre de grâce en elle. Il la voit « dans les fentes du rocher », ce qui nous rappelle que Christ Lui-même est le Rocher qui a été autrefois frappé pour nous sur le Mont Calvaire, quand Il s’offrait Lui-même à Dieu afin de pouvoir être un abri parfait pour toute personne qui Le reçoit comme Sauveur.

L’expression « les cachettes des lieux escarpés » renforce encore cela. C’est la place de sécurité ferme et immuable qui appartient à tout croyant en raison de la valeur de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus. Il veut que nous ne doutions aucunement de notre acceptation en Lui, mais que nous levions notre visage vers Lui dans la confiance paisible que nous sommes éternellement à Lui, bienvenus dans la chaleur de Sa présence.

Il désire aussi entendre notre voix. Car, lorsque nous sommes sauvés par la grâce de Dieu, la joie qui en résulte ne déborde-t-elle pas de nos lèvres ? Ce n’est pas seulement que nous devrions en parler aux autres, mais, ce qui est plus important, que nous Lui en parlions à Lui. Que dirons-nous, si ce n’est d’exprimer notre immense reconnaissance de Sa grâce, de nous avoir infiniment bénis, et Lui dire notre admiration et notre adoration pour Sa Personne merveilleuse ?

C’est là la véritable communion, non pas simplement une prière pour avoir Son aide et Sa miséricorde au temps où nous en avons besoin, mais partager avec Lui nos pensées et nos sentiments concernant Sa grâce et Sa gloire. Il dit : « Ta voix est douce, et ton visage est agréable ». Il trouve Sa joie à entendre ce qui vient de nos cœurs au travers de lèvres purifiées et bien disposées, nos visages étant tournés vers Lui, pour refléter le rayonnement de Sa gloire.

 

 

34    Cantique des Cantiques 3:7-8

Voici son lit, celui de Salomon ; soixante hommes forts l’entourent, d’entre les hommes forts d’Israël ; tous tiennent l’épée et sont exercés à la guerre, ayant chacun son épée sur sa cuisse à cause des frayeurs de la nuit.

13 octobre 1996

Un roi tel que Salomon avait besoin d’une garde du corps qui resterait bien éveillée toute la nuit. Mais le langage, ici, a en vue beaucoup plus que la protection de Salomon. Salomon est un type d’un roi beaucoup plus grand que lui, le Seigneur Jésus Christ. Il ne nous est pas dit de contempler la garde du corps de Salomon, mais son lit, ce qui nous rappelle le merveilleux sacrifice de Christ sur la croix du Calvaire, lorsqu’Il a été abaissé jusqu’à la poussière de la mort à cause du terrible fléau du péché et de nos péchés, puis déposé dans le tombeau par des mains aimantes.

Les hommes avaient fait tout ce qu’ils pouvaient dans leur animosité amère contre Lui, Le frappant avec le fouet aux pointes de métal, crachant sur Lui, Le couronnant d’épines, se moquant de Lui en Le traitant avec mépris, dans le but de L’humilier jusqu’à Le rendre fou furieux. Mais rien n’a pu Lui faire perdre la fermeté calme et égale de Sa foi et de Sa dignité. Après L’avoir cruellement cloué sur la croix, les hommes n’ont rien pu faire de plus. Dieu ne permettrait pas qu’aucun incrédule ne Le touche quand la grande œuvre de la rédemption a été achevée.

Ainsi nous lisons, de manière imagée, que soixante hommes forts entourent le lit du Seigneur Jésus, tous exercés à la guerre. Cela parle de puissance angélique empêchant le pouvoir de l’ennemi de faire quoi que ce soit contre Lui après Son sacrifice. Satan aurait aimé Le garder dans Son tombeau. Les principaux sacrificateurs étaient déterminés, en scellant la tombe et en mettant une garde, à l’empêcher de ressusciter d’entre les morts. Cependant, ni le pouvoir de l’ennemi ni les ténèbres de la nuit n’ont pu empêcher la grande victoire du Seigneur Jésus, de ressusciter le premier jour de la semaine. Nos cœurs peuvent bien adorer Celui qui est vivant, qui a été mort, et qui est vivant à toujours.

 

 

35    Cantique des cantiques 3:11

Sortez, filles de Sion, et voyez le roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l’a couronné au jour de ses fiançailles, et au jour de la joie de son cœur.

19 mai 1991

Les fils d’Israël (Sion) n’avaient rien dans le cœur pour le Seigneur de gloire béni, quand Il vint au milieu d’eux dans Sa grâce sans égale : ils Lui donnèrent une couronne d’épines. Et cette ville coupable n’a pas changé de pensée tout au long des siècles : le peuple d’Israël n’est pas prêt à s’avancer pour Le contempler, couronné de gloire et d’honneur, bien que beaucoup de gens des nations hors d’Israël L’aient reconnu et s’inclinent avec joie devant ce Sauveur glorieux.

Mais le jour viendra où les filles de Sion - le résidu de la nation, réveillé au travers de la grande tribulation - seront prêtes à répondre à l’invitation pleine d’amour du verset ci-dessus. Elles Le verront, portant la couronne dont sa mère (c’est-à-dire la nation d’Israël) Le couronnera alors. Dieu, depuis longtemps, L’a « couronné de gloire et d’honneur » (Hébreux 2:9) en récompense de Son merveilleux sacrifice de la croix. C’est la gloire qu’Il a acquise par Sa mort et Sa résurrection, ce qu’Israël n’a jamais compris. Mais ils Le couronneront de tout cœur « au jour de Ses fiançailles », quand la nation reconnaîtra sa culpabilité de si longue durée, et mettra sa confiance dans ce Messie bien-aimé.

Quelle vision merveilleuse ce sera alors pour ceux qui seront rachetés d’Israël, que de voir Sa face bénie ! Sur ce visage, autrefois « défait plus que celui d’aucun homme » (Ésaïe 52:14), où ils n’avaient vu aucune beauté — ils verront alors toute la beauté de la gloire de Dieu, et seront comblés.

Il y a encore plus que cela : ce sera, pour le Seigneur Jésus, le jour de la joie de Son cœur. Pendant des siècles, Il n’a trouvé aucune joie en Israël, mais quel changement, quand Il recevra cette nation avec le bonheur le plus pur. La nation d’Israël sera heureuse, mais Son bonheur à Lui sera encore plus grand. L’Église aussi — nous qui serons au ciel avec Lui, nous connaîtrons une joie merveilleuse dans Sa joie. Merveilleux avenir !

 

 

36    Cantique des Cantiques 4:6-7

Jusqu’à ce que l’aube se lève, et que les ombres fuient, j’irai à la montagne de la myrrhe et à la colline de l’encens. Tu es toute belle, mon amie, et en toi il n’y a point de défaut.

2 février 1997

L’aube du jour parle de la venue du Seigneur Jésus, quand les ombres de l’histoire ténébreuse de la terre seront complètement dispersées. Ne désirons-nous pas ardemment ce jour de lumière et de bénédiction merveilleuses ? Mais en attendant, qu’est-ce qui engage nos cœurs plus que toute autre chose ? Est-ce « la montagne de la myrrhe et la colline de l’encens » ? Car pendant le temps des ténèbres du monde par lequel nous passons maintenant, ces deux choses auront plus d’influence salutaire sur nos vies que toute autre chose.

La montagne de la myrrhe est le symbole des profondes souffrances du Seigneur au Calvaire quand Il supportait l’agonie térébrante d’être abandonné de Dieu à cause de nos péchés. Car la myrrhe a une odeur agréable, mais un goût amer. Christ a goûté l’amertume de la mort dans la plus profonde angoisse que personne n’ait jamais connue, et cela en notre faveur et pour la gloire de Dieu. La contemplation de cette mort unique élèvera nos cœurs au-dessus des ombres et des peines qui remplissent le monde.

La colline de l’encens accompagne cela de manière particulièrement belle, car la myrrhe est blanche, et parle de la pureté et de la perfection de l’humanité de Jésus — qui sont si attirantes pour le croyant, celui qui est né de nouveau. Car en fait, pour que Son sacrifice soit parfait, Il devait Lui-même être parfait dans Sa personne, ce que tous les actes de Ses mains, tous les pas de Ses pieds, toutes les paroles de Sa bouche ont prouvé être vrais dans Son sentier terrestre parcouru avec humilité. Ainsi, s’il est remarquable de considérer Ses souffrances, il est également merveilleux de contempler la beauté de Sa personne !

Il est aussi très beau que le Seigneur réponde à cela, en disant : « Tu es toute belle, mon amie, et en toi il n’y a point de défaut ». Comment peut-Il dire cela au sujet de pécheurs ? - C’est parce que Son sacrifice inégalable les a purifiés de tout péché, et qu’Il a mis Sa propre beauté sur nous.

 

 

37    Cantique des Cantiques 4:11

Tes lèvres, ma fiancée, distillent le miel. Sous ta langue il y a du miel et du lait, et l’odeur de tes vêtements est comme l’odeur du Liban.

10 juillet 1987

Quelle joie le Seigneur Jésus trouve dans les douces expressions spontanées d’affection pour Lui, qui découlent comme du miel des lèvres de ceux qui ont fait l’expérience de Sa grâce en salut. Le miel provient du nectar collecté sur toutes sortes de fleurs, digéré par l’abeille pendant son retour à la ruche, où elle le dépose dans le rayon. De même, nous pouvons glaner dans tous les livres, les chapitres et les versets de l’Écriture une portion de doux nectar, la méditer, la digérer comme étant ce qui nourrit nos âmes à chacun, et la déposer dans le rayon. Car le rayon parle du ministère de la vérité de Dieu que nous plaçons de manière ordonnée, comme « un modèle des saines paroles » (2 Timothée 1:13), prêt à être employé selon que l’occasion le requiert. Nos bouches peuvent alors, comme le rayon de miel, s’ouvrir pour exprimer de l’affection envers le Seigneur Jésus.

Le miel est donc ce que nous avons récolté personnellement dans la Parole de Dieu. Mais il y a aussi du lait sous la langue de la fiancée. Le lait parle de la Parole elle-même, des choses élémentaires de la Parole de Dieu (cf. 1 Pierre 2:2). Le Seigneur se réjouit de nous entendre parler de Sa Parole elle-même, autant que de ce que nous avons nous-mêmes assimilé par la méditation, notre composition personnelle, basée entièrement sur l’Écriture, comme on le voit au Psaume 45:1.

De plus, les vêtements de la fiancée ont « l’odeur du Liban », le parfum rafraîchissant de la forêt vierge, qui n’est pas contaminé par la pollution de l’homme. Le Seigneur se réjouit de la pureté des habitudes des Siens, autant que de la douceur de leurs paroles. Puissions-nous rechercher avec ardeur Son approbation, aussi bien dans des habitudes au parfum de pureté que dans la douceur de paroles de grâce et de vérité.

 

 

38    Cantique des Cantiques 4:16

Réveille-toi, nord, et viens, midi ; souffle dans mon jardin, pour que ses aromates s’exhalent. Que mon bien-aimé vienne dans son jardin, et qu’il mange ses fruits exquis.

14 janvier 2006 et 5 mai 2015

Il est bon, pour chacun de ceux qui croient dans le Seigneur Jésus, de considérer qu’il lui a été donné un jardin — sa vie de chaque jour — pour qu’il y fasse pousser ce qui sera à la gloire éternelle de son Seigneur. Pouvons-nous volontiers inviter le vent du nord à souffler dessus ? Le vent du nord parle de circonstances adverses, alors que le vent du sud indique des circonstances agréables. Dieu considère que tous les deux sont nécessaires pour que notre jardin produise ce qui est acceptable pour Lui. Le parfum du jardin se sent plus quand le vent souffle. Nous désirons certainement que le parfum de notre vie soit assez intense pour qu’Il y trouve Son plaisir.

Bien entendu, cela dépend beaucoup de la manière dont nous acceptons les circonstances adverses. Si nous sommes dans l’état d’esprit de les accepter joyeusement comme venant du Seigneur, et que nous recherchons la grâce pour en tirer les leçons, c’est vraiment une odeur agréable. En fait, il est également essentiel que nous ayons l’attitude convenable pour accepter les circonstances agréables. Si nous pensons que nous les méritons, cela représente une mauvaise odeur, une odeur de suffisance et de satisfaction de soi. Mais si nous sommes profondément reconnaissants pour la grâce de Dieu qui nous fait don de ces circonstances, c’est pour Lui une odeur agréable.

Si nous avons cette attitude, d’appeler, et le vent du nord et le vent du midi, nous n’hésiterons pas à inviter notre Bien-aimé à venir dans Son jardin pour manger Ses fruits agréables.

Ainsi, lorsque notre âme est ainsi préparée à rechercher honnêtement à plaire à notre Seigneur, nous ne penserons plus à notre vie comme si elle était notre jardin à nous, mais plutôt à Lui. N’aurons-nous pas la conscience que toute réponse convenable à l’œuvre du Saint Esprit dans notre cœur est un travail accompli par Dieu, et non par nous, un travail du Dieu vivant dans des cœurs qu’Il a préparés par Sa grâce ? Il est bien en droit d’avoir la joie de manger de tels fruits qui Lui plaisent ! Et alors il sera vrai que Sa joie nous procure nos joies les plus profondes.

 

 

39    Cantique des cantiques 4:16 (b)

Réveille-toi, nord, et viens, midi ; souffle dans mon jardin, pour que ses aromates s’exhalent ! Que mon bien-aimé vienne dans son jardin, et qu’il mange ses fruits exquis.

27 mai 1990

Tout croyant a un jardin dont il doit s’occuper, qu’il doit cultiver, débarrasser de ses mauvaises herbes, et arroser : le jardin de sa vie entière. Alors que la fiancée l’appelle d’abord « mon jardin », elle le nomme ensuite « son jardin », lorsqu’elle invite son bien-aimé à y venir. Car nous ne sommes pas à nous-mêmes : nous appartenons à Celui qui nous a achetés au prix de Son propre sang. Il a droit aux fruits de notre jardin. Si nous nous en sommes occupés correctement, y semant de bonne semence, le cultivant avec des exercices spirituels de piété, le débarrassant des mauvaises herbes d’habitudes, de paroles, et d’actions charnelles, l’arrosant de l’eau pure de la Parole de Dieu, alors nous pouvons inviter le vent du nord ou du midi à souffler dessus.

Le vent du nord parle de circonstances dures, éprouvantes, et le vent du sud, de circonstances plus agréables et favorables. La foi peut faire bon accueil à l’un et à l’autre, sachant que tous les deux feront s’exhaler la bonne odeur des fleurs, des fruits, et des épices — un parfum que nous devons souhaiter pour le plaisir de notre Seigneur. Les épices parlent de la bonne odeur des nombreuses qualités du Seigneur Jésus, qui font les délices du cœur de Dieu. La fiancée souhaite que le fiancé trouve du plaisir en cela.

Elle désire plus que le fait qu’il sente à distance le parfum de son jardin. Aussi elle demande que le bien-aimé vienne dans son jardin et qu’il mange de ses fruits exquis. Alors que ces fruits ont été produits par la diligence qu’elle a apportée à s’occuper du jardin, elle désire Lui en donner tout le crédit. Le jardin est à Lui, et ses fruits précieux aussi. Que ce soit toujours notre plaisir de Lui plaire.

 

 

40    Cantique des Cantiques 5:10

Mon bien-aimé est blanc et vermeil, un porte-bannière entre dix mille.

21 mai 2000

C’est ainsi que la fiancée commence la description du Seigneur Jésus. Il peut sembler qu’il y a contradiction, car comment peut-Il être à la fois blanc et vermeil ? - En fait, ce n’est pas une description de Son apparence physique, mais quelque chose de beaucoup plus profond. Qu’Il soit blanc parle de Sa pureté absolue, car Il est Celui qui est totalement « séparé des pécheurs » (Hébreux 7:26). Toutes les couleurs de l’arc-en-ciel sont incluses dans le blanc, comme on le voit quand la lumière blanche est réfractée, montrant toutes ces couleurs vives. Même la femme de Pilate, le gouverneur romain, l’avait fortement averti : « N’aie rien à faire avec ce juste » (Matthieu 27:19), et l’un des malfaiteurs condamnés déclara, depuis sa croix : « Celui-ci n’a rien fait qui ne doive pas se faire » (Luc 23:41).

Cependant, vermeil n’est pas blanc mais rouge, ce qui symbolise la vigueur saine d’une force active. Pour les hommes, la pureté et la force ne semblent évidemment pas très voisines, car la pureté leur apparaît comme un manque d’énergie, une chose fragile et délicate. Mais il n’en est pas ainsi du Seigneur Jésus. Lui, qui est parfaitement pur, a aussi une force infinie. Il pouvait dire une seule parole et par là calmer la mer en furie (Matthieu 4:39), et par Sa parole Il a ressuscité des morts : Lazare (Jean 11:43-44) et d’autres personnes : la fille de Jaïrus, un des chefs de synagogue (Marc 5:41-42) et le fils d’une veuve à Nain (Luc 7:14-15).

L’agneau de la pâque, en Israël, devait être « un agneau sans défaut, mâle, âgé d’un an » (Exode 12:5). Il devait être pur, car seul un sacrifice absolument pur pouvait faire propitiation pour le péché. Seul Christ était assez pur pour cela. Ce ne pouvait être qu’un mâle, le plus fort des deux sexes. Le sacrifice devait être suffisamment puissant pour accomplir la rédemption. Christ seul est infiniment puissant, de sorte que Son sacrifice est infini, capable, dans sa puissance rédemptrice, de s’appliquer à toute l’humanité. Puissance extraordinaire unie à une pureté extraordinaire !

 

 

41    Cantique des Cantiques 5:10-11

Mon bien-aimé est blanc et vermeil, un porte-bannière entre dix mille. Sa tête est un or très fin ; ses boucles sont flottantes, noires comme un corbeau.

13 novembre 1993

La bergère, la compagne du Berger, montre le plus grand plaisir à décrire son bien-aimé. Le langage serait fortement exagéré s’il se rapportait à un autre qu’au Seigneur Jésus Christ béni, mais en ce qu’il Le décrit, il est remarquablement exact — non pas littéralement, mais spirituellement. Il est blanc et vermeil : ces deux choses ne peuvent être littérales, mais le blanc fait allusion à la pureté de Son humanité, tandis que vermeil, c’est-à-dire d’une couleur rosée et en bonne santé, résultant habituellement de la vie au grand air, parle de la réalité de Son humanité. Il est absolument pur et sans péché. Certains diraient, à cause de cela, qu’Il ne peut pas être réellement un Homme, mais Il l’est bien — étant venu de manière réelle pour participer au sang et à la chair, et pour dire, après Sa résurrection : « Un esprit n’a pas de la chair et des os, comme vous voyez que j’ai » (Luc 24:39).

Mais « Sa tête est un or très fin ». L’or parle de Sa gloire éternelle, divine. Il est Dieu. Ainsi, Sa tête nous parle d’une sagesse infiniment au-dessus de toute création, en dignité et suprématie sublimes, dont l’éclat doré de la lumière du soleil n’est qu’un faible symbole — une brillance impossible à regarder en face, exactement comme il nous est dit en Matthieu 17:2, lorsque le Seigneur Jésus a été transfiguré : « Son visage resplendit comme le soleil ».

« Ses boucles sont flottantes, noires comme un corbeau ». Les boucles flottantes sont d’une grande beauté, elles parlent de l’énergie juvénile du Seigneur, qui ne varie pas. En contraste avec cela, Apocalypse 1:14 nous dit : « Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige ». Mais dans cette occasion-là, Il est « l’Ancien des jours », et les cheveux blancs parlent de la sagesse de l’expérience éternelle, ce qui est tellement à propos quand le Seigneur Jésus doit juger le monde. Les deux choses sont vraies de Lui : la sagesse de l’expérience éternelle, et l’énergie de la jeunesse éternelle.

 

 

42    Cantique des cantiques 5:10-11 (b)

Mon bien-aimé est blanc et vermeil, un porte-bannière entre dix mille. Sa tête est un or très fin ; se boucles sont flottantes, noires comme un corbeau.

24 juin 1990

La description que la fiancée fait de son Bien-aimé est différente de la description que l’apôtre Jean fait de la même Personne, notre bien-aimé Seigneur de gloire, en Apocalypse 1. Car Il se trouve dans des circonstances différentes. Aujourd’hui nous pouvons Le considérer comme le fait la fiancée. En Apocalypse 1, où Il est vu comme Juge, Son apparence est tellement impressionnante qu’elle a pour effet que Jean tombe devant Lui comme s’il était mort (Apocalypse 1:17).

Que le Bien-aimé soit blanc indique la pureté de Son humanité, tel que nous Le voyons dans tout Son humble cheminement sur la terre. S’il peut sembler contradictoire qu’Il soit vermeil (rouge), le sens spirituel nous indique la réalité de Son humanité : Il n’était pas juste une apparition fantomatique, qui vient et disparaît, mais Il est venu dans la véritable humanité pleine de grâce, pour être connu et apprécié.

Sa tête, comme l’or très fin, parle de la gloire magnifique de Sa déité : Il est l’Absolu, le Dieu éternel, merveilleux en sagesse, en vérité, en sainteté, en amour sans limites.

Ses « boucles flottantes, noires comme un corbeau » font un contraste absolu avec Apocalypse 1:14, où Sa tête et Ses cheveux sont blancs comme la laine, aussi blancs que neige. Dans le premier cas, nous devons apprendre que, à un certain point de vue, Il maintient toujours la vigueur d’une éternelle jeunesse : la vieillesse ne peut jamais L’atteindre. En Apocalypse, par contre, alors qu’Il est sur le point de juger le monde, nous devons nous souvenir qu’Il est « l’Ancien des jours », Celui qui a la sagesse de l’expérience éternelle, et en Qui on peut mettre toute confiance qu’Il jugera avec une sagesse et une justice, parfaites.

Mais dans quelques circonstances que ce soit, Il est le « porte-bannière entre dix mille », et digne de l’adoration la plus profonde.

 

 

43    Cantique des cantiques 6:3

Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi ; il paît parmi les lis.

26 décembre 1989

Dans ce beau cantique, le fiancé se présente comme un berger, et sa future épouse comme une bergère. Qu’il est précieux qu’elle déclare qu’elle est à son bien-aimé. C’est de la première importance. L’application de cela à celui qui croit au Seigneur Jésus est bien évidente. Au moment où nous L’avons reçu, nous nous sommes soumis avec joie à Son autorité absolue. Nous avons été achetés à prix, en conséquence nous ne sommes plus à nous-mêmes, mais Lui appartenons tout entiers. Plus que cela, Il nous estime d’une grande valeur : Il ne peut pas laisser perdre ce qui Lui a coûté la croix du Calvaire. Il nous aime trop pour nous abandonner jamais. Oui, nous sommes à Lui maintenant et pour l’éternité — et nous ne souhaiterions pas qu’il en soit autrement.

Mais plus que cela, nous pouvons dire « Mon bien-aimé est à moi ». C’est un résultat merveilleux de la pure grâce de Son cœur. Comme un mari et sa femme appartiennent l’un à l’autre (bien que seulement pendant leur vie ensemble sur la terre), de même nous avons le droit de dire, non seulement que nous sommes à Lui, mais que Lui est à nous, et ceci non seulement pour un certain temps, mais pour l’éternité. Car Il s’est donné Lui-même pour nous, non seulement Sa vie, mais Lui-même. Il est vraiment merveilleux qu’Il ait un tel attachement pour Son épouse, l’Église. Comme cela devrait encourager notre dévouement envers Lui ! « Car il est ton seigneur, adore-le » (Psaume 45:11).

Cependant, dans une très belle corrélation avec cela, suivent les paroles : « il paît parmi les lis ». Cela parle de Ses soins comme Berger, non pas pour l’éternité, mais pendant que le troupeau connaît encore des circonstances éprouvantes. Les lis croissent dans les vallées et les endroits ombragés, c’est-à-dire dans des endroits humbles — et en même temps la pureté de leur blancheur est significative. Le Seigneur Jésus, aujourd’hui, trouve Son plaisir dans Son Église, se réjouissant de lui donner la pure nourriture de la Parole de Dieu, bien qu’elle passe par des circonstances d’ombre et d’épreuves. Puisque nous sommes à Lui, ayons part à l’intérêt sans prix qu’Il porte à Son troupeau, l’Église de Dieu.

 

 

44    Cantique des cantiques 8:7 (1)

Beaucoup d’eaux ne peuvent éteindre l’amour, et des fleuves ne le submergent pas ; si un homme donnait tous les biens de sa maison pour l’amour, on l’aurait en un profond mépris.

23 septembre 2012 et 8 juillet 2018

L’amour pur est fort, vital, et ne peut être éteint. Les circonstances quelconques dans l’univers ne peuvent éteindre sa flamme vivante. Que cela est plus haut que les simples affections des gens les uns pour les autres ! Les cours de jugement pour le divorce clament la vanité honteuse du prétendu amour de couples qui sont mariés pendant quelque temps, et qui ensuite ne s’aiment plus ! Une légère vague de circonstances éprouvantes, si peu graves qu’elles puissent être, suffit à éteindre la flamme vacillante de l’amour qu’ils ont proclamé si fort au début.

Mais « beaucoup d’eaux », les profondeurs effrayantes de souffrances et d’agonie indescriptible, les vagues et les flots violents, pas simplement des épreuves des circonstances terrestres, mais du terrible jugement de Dieu contre le péché ; l’angoisse d’être seul, abandonné, endurant la terrible marée de la culpabilité de nos péchés ; tout cela n’a pas pu éteindre l’amour pur du cœur de notre Seigneur Jésus béni envers ceux qui étaient si pécheurs et ne méritaient rien. Quel amour en vérité !

Car l’amour est Sa nature même, infiniment au-dessus de toute la richesse que l’univers pourrait acheter. Les hommes, dans leur folie, ont essayé d’acheter l’amour de leurs enfants avec tous les biens de leur demeure, leur prodiguant des dons matériels de toute sorte, pour trouver à la fin que leurs enfants ne les traitaient qu’avec un mépris total. De tels grands cadeaux ne produiront par de l’amour.

Le Seigneur aurait pu nous donner n’importe quoi qu’Il ait voulu pour satisfaire nos convoitises ; mais Il S’est donné Lui-même, Il n’a pas simplement donné des choses. C’est cela l’amour, pur, précieux et réel. Parce qu’Il aimait, Il S’est donné Lui-même ; et seul cet amour, sans affectation, sans faux-semblant, peut susciter une réponse d’amour de la part de notre cœur. « Nous, nous l’aimons, parce que lui nous a aimés le premier » (1 Jean 4:19).

 

 

45    Cantique des cantiques 8:7 (2)

Beaucoup d’eaux ne peuvent éteindre l’amour, et des fleuves ne le submergent pas ; si un homme donnait tous les biens de sa maison pour l’amour, on l’aurait en un profond mépris.

10 février 1991

La puissance virile et inextinguible de l’amour pur est extraordinaire. La source d’un tel amour, cependant, n’est pas dans le cœur de l’homme dans sa nature originelle. Saül a aimé David pendant quelque temps, jusqu’à ce qu’il voie que David était plus qualifié que lui pour être roi ; l’amour de Saül s’est alors changé en haine. On ne peut pas avoir confiance dans l’amour seulement humain.

Mais l’amour de Dieu est pur et véritable. On le voit en perfection dans la Personne de Son Fils, le Seigneur Jésus. Son amour a enduré l’épreuve la plus intense possible quand Il est allé volontairement à la croix du Calvaire pour souffrir pour les péchés, le Juste pour les injustes. Ce n’était pas seulement l’inimitié cruelle et violente d’hommes méchants qui se concentrait là sur Lui, mais aussi les grandes eaux du jugement de Dieu pour nos péchés qui se déversaient sur Lui, cause d’une angoisse dépassant notre entendement. Cela pouvait-il éteindre Son amour ? - En aucune manière. Son amour, même pour le plus coupable de Ses ennemis, est resté fort et réel au travers de cette épreuve incomparable. Tout croyant a pris conscience de ce fait merveilleux, et se repose à l’abri de cet amour inaltérable.

D’autre part, un tel amour ne pourra jamais être gagné ou acheté. Si quelqu’un voulait donner tout ce qu’il a pour cela, Dieu mépriserait et refuserait une telle offre. Pourquoi cela ? - Parce que ce qui vient du cœur de Dieu est au-dessus de toute chose de ce genre. Sa nature même, c’est l’amour, et tout ce qu’Il attend de nous, c’est que nous appréciions cet amour avec humilité et de tout notre cœur. Toutes les richesses que nous pourrions avoir à donner, et tout le bien que nous pourrions faire ne mériteront jamais un tel amour. Cet amour, pur, vivant, coule librement du cœur de Dieu, et suggérer qu’on peut le payer, c’est faire insulte à Dieu.

 

 

46    Cantique des Cantiques 8:7 (3)

Beaucoup d’eaux ne peuvent éteindre l’amour, et les fleuves ne le submergent pas ; si un homme donnait tous les biens de sa maison pour l’amour, on l’aurait en un profond mépris.

11 février 2007

Que cela est merveilleusement vrai de l’amour de Dieu dans le Christ Jésus notre Seigneur ! Comme cela a été pleinement démontré dans ce Seigneur de gloire béni, dans Son offrande volontaire de Lui-même à la croix du Calvaire, pour la gloire de Dieu et pour la bénédiction éternelle d’innombrables âmes précieuses.

Nous apprécions tous l’amour qui nous est témoigné, que nous cherchions ou non à en montrer aux autres. Mais Dieu a montré Son grand amour envers l’humanité de la manière la plus extraordinaire, et cependant la plupart des humains, non seulement ne l’apprécient pas, mais quand il leur est présenté, ce qui est étrange c’est qu’ils se fâchent !

Comment Dieu a-t-Il montré cet amour ? - « Dieu met en évidence son amour à lui envers nous en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Romains 5:8). Cet amour a été mis à l’épreuve et démontré de façon extraordinaire. Lorsque Christ a été pris par des hommes méchants, a été l’objet d’insultes, de moquerie, de mépris cruels, de crachats, endurant le déchaînement de l’impiété, Son amour n’a pas été éteint, puisque ces paroles sont montées de Son cœur : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23:34). Mais lorsqu’Il a enduré des souffrances bien plus grandes que cela, lorsque Dieu L’a abandonné parce qu’Il portait nos péchés, Son amour, encore, n’a pas été éteint par les grandes eaux du jugement. En vérité, c’était l’amour qui L’a poussé à supporter cela, afin que Dieu soit glorifié, et que des pécheurs puissent être sauvés de la culpabilité de leurs péchés.

Un tel amour peut-il être acheté à quelque prix que ce soit ? - Jamais ! Cet amour coule librement du cœur de notre Seigneur envers toute l’humanité. Si quelqu’un voulait donner toute la richesse de sa maison pour acheter un tel amour, le Seigneur mépriserait absolument la pensée même de recevoir un tel paiement. Ce serait comme si quelqu’un offrait deux centimes pour payer un don qui lui serait offert, valant des milliards de dollars — un don offert par l’amour et la bonté sans prix du Donateur ! Ne traitons jamais ainsi le Seigneur de gloire !

 

 

47    Cantique des Cantiques 8:7 (4)

Beaucoup d’eaux ne peuvent éteindre l’amour, et les fleuves ne le submergent pas ; si un homme donnait tous les biens de sa maison pour l’amour, on l’aurait en un profond mépris.

20 février 1994

Ceci est l’amour dans sa perfection absolue, non pas la simple imitation de l’amour comme on en voit partout aujourd’hui. C’est l’amour pur et éternel de Dieu. De quelle manière merveilleuse il s’est fait connaître dans la Personne bénie du Seigneur Jésus. Le Seigneur Jésus, le Fils de Dieu, est descendu avec un amour insondable, depuis la droite de Dieu dans la gloire, pour devenir, non seulement un homme, mais l’Homme de douleurs. En vérité Il est venu, non seulement pour souffrir de la part des hommes la cruauté indigne de leur persécution haineuse, mais pour souffrir de plein gré sous le terrible jugement de Dieu l’agonie d’être abandonné de Lui sur la croix du Calvaire à cause de nos péchés.

Là, toutes les vagues et tous les flots de Dieu ont roulé sur Lui, alors qu’Il portait, seul et dans d’épaisses ténèbres, tout le fardeau de nos péchés. Le prophète Jonas, dans les entrailles du poisson, pouvait crier à Dieu : « Toutes tes vagues et tes flots ont passé sur moi » (Jonas 2:4), mais ce qu’il souffrait n’était pas comparable aux souffrances du Seigneur Jésus.

Mais, Dieu en soit béni, toutes ces eaux n’ont pas pu éteindre l’amour de Son cœur. L’amour L’a conduit à la croix. L’amour L’y a retenu jusqu’à ce que l’œuvre de l’expiation soit pleinement achevée. Aujourd’hui, cet amour se manifeste de façon merveilleuse en ce qu’Il se réjouit d’avoir d’innombrables croyants partageant les fruits de Sa victoire.

Un tel amour ne pourra jamais être acheté. Si des gens veulent payer le Seigneur pour le salut que seul Son grand amour peut apporter, Il doit rejeter absolument une telle offre. Seul un amour pur, réel, spontané, pouvait accomplir une telle œuvre. À cause de cela, le Seigneur Jésus ne peut rien accepter d’autre qu’un cœur humilié, reconnaissant, qui réponde en retour en Lui rendant tout l’honneur pour un amour si merveilleux et infini.