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Quelques pensées tirées des Proverbes

 

Leslie M. Grant

Calendrier «The Lord is near» 2006

 Prov. 3v13-14 ; 3v27 ; 4v18-19 ; 4v25-27 ; 5v15-16 ; 9v1-2 ; 16v6- ; 16v32- ; 24v3-4 ; 25v19 ; 26v4-6 ; 27v9  ; 30v2-4  ; 30v5-6 ;

 

1         Proverbes 3:13, 14

Bienheureux l’homme qui trouve la sagesse, et l’homme qui obtient l’intelligence ! car son acquisition est meilleure que l’acquisition de l’argent, et son revenu est meilleur que l’or fin ;

21 janvier 2006

Longtemps avant que ceci soit écrit, lorsque Dieu demanda à Salomon ce qu’il souhaiterait qu’il lui soit donné, Salomon demanda seulement la sagesse et la connaissance. Maintenant que cela lui avait été donné, il se rendait compte en pratique de la bénédiction qui en découlait, de sorte qu’il pouvait conseiller les autres à ce sujet.

Cependant cela n’était pas la seule chose dont Salomon avait eu besoin, car sa vie, dans une grande mesure, avait été une faillite. Sa sagesse ne l’avait pas protégé du péché d’avoir de nombreuses épouses et concubines, qui détournèrent son cœur de l’Éternel.

Il n’avait pas pris conscience que la sagesse, séparée de sa source, n’a aucun pouvoir en elle-même. Lorsque Dieu poussa Salomon à écrire : « La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse » (Proverbes 1:7), cela aurait dû lui parler sérieusement. Mais l’apôtre Paul, dans le Nouveau Testament, parle avec encore plus de force et d’une manière très belle, en déclarant : « Nous prêchons Christ crucifié … la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu » (1 Corinthiens 1:30). Si Christ est notre objet, c’est là la véritable sagesse ; si nous oublions cela et recherchons la sagesse ailleurs que dans sa Personne bénie, nous serons pris et enserrés dans les ruses de l’ennemi.

La sagesse est meilleure que l’argent et que l’or. Salomon était-il devenu tellement occupé des grandes richesses que Dieu avait permis qu’il possède, que cela, en même temps que son attachement à beaucoup de femmes, dénatura la sagesse qui lui avait été donnée ? Laissons-nous instruire par ses défaillances aussi bien que par ses conseils !

 

 

2         Proverbes 3:27

Ne refuse pas le bien à celui à qui il est dû, quand il est au pouvoir de ta main de le faire.

28 janvier 2006

Ceci est un principe important, aussi bien dans le domaine matériel que dans le domaine spirituel. Si nous devons quelque chose à quelqu’un, nous ne devrions jamais nous donner de repos tant que la dette n’est pas payée. Si nous avons de quoi la payer, nous n’avons aucune excuse pour négliger ou repousser à plus tard de faire le paiement. Les croyants doivent vraiment prendre à cœur l’exhortation de Romains 13:8 : « Ne devez rien à personne, sinon de vous aimer les uns les autres ». Ou si quelqu’un, parmi nos connaissances, était appauvri au point d’avoir besoin d’aide matérielle, alors certainement, si nous sommes à même de fournir cette aide, nous devrions, sans délai, agir avec bonté. En fait, il y a beaucoup d’incroyants qui, de bon cœur, aident ceux qui sont dans le besoin. Combien plus les chrétiens ne devraient-ils donc être préparés à faire de même.

Mais qu’en est-il quant aux besoins spirituels, qui sont encore plus sérieux ? Au moins jusqu’à un certain point il est à la portée de tout croyant d’apporter une aide spirituelle à d’autres personnes qui en ont besoin. Sommes-nous heureux de leur parler de Christ, le puissant Rédempteur, qui s’est donné lui-même en sacrifice sur la croix, pour apporter le pardon et un salut éternel à quiconque voudra le recevoir comme son Sauveur ?

D’autre part, sommes-nous disposés à apporter avec joie ce qui est en notre pouvoir pour aider et encourager ceux qui connaissent déjà le Seigneur ?

Autrement dit, voulons-nous faire volontiers l’œuvre d’un évangéliste pour la bénédiction de ceux qui s’en vont à la perdition, et l’œuvre de pasteurs qui prennent soin des brebis de Christ ?

 

 

3         Proverbes 4:18, 19

Mais le sentier des justes est comme la lumière resplendissante qui va croissant jusqu’à ce que le plein jour soit établi. Le chemin des méchants est comme l’obscurité ; ils ne savent contre quoi ils trébucheront.

18 février 2006

Bien que, avant sa conversion, le croyant ait marché dans les ténèbres et la misère de l’incertitude, il jouit maintenant de la bénédiction de la lumière de « la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ » (2 Corinthiens 4:6). Cette lumière est tellement réconfortante qu’elle élève le cœur bien au-dessus des circonstances de la terre et nous remplit d’une joie ineffable. Cependant nous sommes encore dans un monde plongé dans les ténèbres, et les circonstances que nous traversons peuvent malheureusement affecter cette joie, de sorte que nous ne pouvons pas éviter de traverser des périodes d’épreuves, de chagrin et de peine.

Il se peut alors que nous pensions que la lumière a baissé, mais ce n’est pas le cas. C’est plutôt notre perception de la lumière qui a baissé, parce que nous n’avons pas gardé nos regards fixés sur le Seigneur Jésus lui-même comme source de tout bien. Ce ne sont pas nos sentiments qui servent de repères à Dieu pour ses jugements. Beaucoup plutôt, cette lumière ne faiblit pas mais brille en permanence, nous conduisant à apprécier toujours plus la simplicité de la vérité divine, et à désirer toujours plus le plein jour. Jusque là, la lumière continuera à briller. Est-ce que nous n’avons pas un désir plus grand de voir ce jour que lorsque nous venions d’être amenés au Seigneur ?

Mais si nous connaissons une telle bénédiction, reposant sur les déclarations de la vérité au sujet des croyants, le Seigneur a besoin de nous rappeler qu’il y a aussi un côté négatif à envisager avec sérieux. « Le chemin des méchants est comme l’obscurité ». Quand nous avons marché dans la lumière, il nous semble étrange que les méchants, pratiquement, n’aient aucun discernement pour ce qui, pour nous, sont des faits des plus simples. « Ils ne savent contre quoi ils trébucheront ». Ce que les croyants savent être la simple vérité est complètement étranger pour les incroyants. Ils trébuchent sur des choses qui, pour nous, sont élémentaires, ce qui les amène pour toujours dans la destruction épouvantable des ténèbres profondes. Quel triste contraste avec la lumière de « la connaissance de la gloire de Dieu » !

 

 

4         Proverbes 4:25, 27

Que tes yeux regardent droit en avant, et que tes paupières se dirigent droit devant toi.

N’incline ni à droite ni à gauche ; éloigne ton pied du mal.

25 février 2006

Quand on court, il est sage de garder les yeux fixés sur le but. Pour le croyant, c’est le Seigneur Jésus à la droite de Dieu dans la gloire. En fait, le Seigneur Jésus est à la fois le but et le prix. Tout ce qui prend sa place et occupe notre attention entravera gravement notre course.

Tout en gardant les yeux fixés sur Christ, nous devons surveiller nos pieds dans le sentier. Le sentier qui se dirige tout droit vers le Seigneur, c’est celui-là qui est sûr. C’est là seulement que nous recevrons la grâce pour que nos voies soient droites.

Il peut y avoir, à droite, des choses qui sont attirantes pour notre esprit, de la même manière que Satan a trompé Ève en lui faisant croire que, en désobéissant à Dieu elle pourrait acquérir la sagesse. Ce genre de choses paraît légitime, et il y en a beaucoup qui sont égarés par de telles tentations intellectuelles. Prenons garde de ne pas nous détourner de ce côté-là.

De l’autre côté, à gauche, l’ennemi tente de nous appâter par les plaisirs et les trésors de la vie faisant appel à nos sens ou à nos sentiments pour juger de ce qui est acceptable pour nous. Il est impératif que l’enfant de Dieu refuse immédiatement ces tentations. La plupart des croyants sont conscients que ces tentations sont dangereuses, alors que dans bien des cas ils ne se rendent pas compte du danger des tentations intellectuelles. « Que tes yeux regardent droit en avant ».

Un autre danger, c’est de regarder à côté de soi, ou derrière soi, pour voir à quelle distance peut être un autre coureur. C’est ainsi que Pierre demanda au Seigneur ce que Jean devait faire, et reçut comme réponse : « Que t’importe ? Toi, suis-moi » (Jean 21:23). Autrement dit : Que vos yeux soient dirigés sur le Seigneur Jésus, et non pas sur quoi que ce soit ou qui que ce soit d’autre. L’apôtre Paul pouvait bien écrire, à propos de telles personnes qui avaient ce défaut : « Mais eux, qui se prennent eux-mêmes pour mesure et se comparent à eux-mêmes, manquent d’intelligence » (2 Corinthiens 10:12).

 

 

5         Proverbes 5:15, 16

Bois des eaux de ta citerne, et de ce qui coule du milieu de ton puits. Tes fontaines se répandront au dehors, des ruisseaux d’eau dans les places.

4 mars 2006

Trop souvent nous dépendons de la citerne ou du puits de quelqu’un d’autre pour étancher notre soif ou nous rafraîchir. En d’autres termes, nous courons le danger de tellement dépendre du ministère d’un autre, qui peut être bien versé dans les Écritures — ou non — au point que nous risquons de nous trouver complètement affaiblis pour atteindre à une juste compréhension des vérités de la Parole de Dieu. Qu’il est important d’accéder nous-mêmes à la vérité !

Dans la citerne, nous avons pu rassembler de précieuses portions de la vérité, mises en réserve pour être appliquées plus tard. Nous faisons cela en lisant la Parole et en méditant sur ce que nous avons lu, pour être trouvés approuvés de Dieu, et pas simplement pour acquérir de la connaissance (2 Timothée 2:15). Ainsi, en ayant dans nos âmes de solides connaissances de la Parole de Dieu, nous n’aurons pas besoin de dépendre des autres.

Nous pouvons aussi nous désaltérer aux eaux de notre propre puits. C’est la fontaine qui fournit continuellement de l’eau fraîche, illustrant le ministère de l’Esprit de Dieu, qui nous donne toujours à nouveau des pensées que nous n’avions pas considérées auparavant, nous rafraîchissant et nous préparant pour son service.

Cela est particulièrement mis en relief au verset 16. Si nous nous contentons de citer les paroles d’un autre à quelqu’un qui a vraiment besoin du Seigneur, il n’en résultera pas de bénédiction par la puissance de l’Esprit de Dieu pour que la vérité trouve le chemin de cette âme. Mais si nous avons pris conscience que la vérité était pour nous une source vive de bénédiction, alors de notre puits jailliront des ruisseaux d’eau fraîche en bénédiction aussi pour les autres.

 

 

6         Proverbes 9:1, 2

La sagesse a bâti sa maison, elle a taillé ses sept colonnes ; elle a tué ses bêtes, elle a mixtionné son vin, elle a aussi dressé sa table.

11 mars 2006

En Proverbes 8:22 à 26, la sagesse est présentée avec une grande beauté pour décrire notre Seigneur Jésus Christ, mais ici la sagesse est vue sous la figure d’une femme. Pourquoi cela ?

C’est parce que l’homme — Christ — est l’objet, tandis que la femme est la figure de la soumission, représentant les enfants de Dieu qui suivent leur Maître. Ils font usage de la sagesse qu’Il leur a donnée pour être des témoins dans le monde, que Lui-même a quitté pour prendre sa place à la droite de Dieu dans la gloire. Alors que le Seigneur lui-même est le grand Constructeur, le passage de 1 Corinthiens 3:9-10 montre que les croyants édifient en accord avec lui.

Les sept colonnes sur lesquelles s’appuie la sagesse, nous les trouvons en Jacques 3:17 : « La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite paisible, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie » Le fait de tailler les colonnes parle du profond exercice requis pour agir selon ces principes. Elles ont aussi le plus grand attrait pour quiconque les observe, car ce sont des colonnes.

« Elle a tué ses bêtes ». Elle est ainsi pourvue de la nourriture dont les âmes ont besoin. Quelle est cette nourriture ? Le fait de tuer parle de sacrifice — le sacrifice de Christ — car dans l’Ancien Testament, les animaux étaient tués comme sacrifices. La sagesse apporte ainsi un merveilleux message de pardon et de rédemption éternelle en vertu de ce sacrifice béni.

« Elle a mixtionné son vin ». Le vin fait allusion à la valeur du précieux sang de Christ, qui donne au croyant la joie la plus pure, alors que pour Christ il signifiait une insondable peine.

« Elle a aussi dressé sa table ». Quels préparatifs merveilleux et abondants elle a faits pour offrir à ses nombreux invités. Parmi les mets qui sont sur la table, nous pouvons inclure le pardon, la rédemption, la sanctification, la vie éternelle, et plus encore. La sagesse peut bien envoyer ses messagers porteurs de la bonne nouvelle à tous ceux qui voudront la recevoir.

 

 

7         Proverbes 16:6

Par la bonté et par la vérité, propitiation est faite pour l’iniquité, et par la crainte de l’Éternel on se détourne du mal.

18 mars 2006

Il est fort probable que Salomon ne comprenait pas bien le sens véritable de ce qu’il a écrit dans ce verset, mais Dieu l’a conduit à l’écrire. Car en ce temps-là, il n’y avait pas véritablement de propitiation faite pour le péché. D’innombrables sacrifices avaient été offerts, mais aucun d’eux ne pouvait véritablement ôter les péchés. Ils rappelaient plutôt à l’esprit le fait que la terrible question du péché n’avait pas été réglée.

Si nous pensons à la bonté et à la vérité dans leur sens propre, il ne s’y trouve pas l’idée de propitiation. Mais la bonté et la vérité de Dieu ont été rendues visibles de manière admirable par le merveilleux sacrifice de son Fils bien-aimé. La pure vérité est aussi impliquée en cela, car Dieu ne passe pas les faits sous silence, mais agit toujours selon la vérité et la justice. La question du salaire du péché ne pouvait en aucune manière être éludée, mais il devait y être fait face dans la vérité. Lorsque le Seigneur Jésus était cloué sur la croix du Calvaire, et qu’il s’écria, du milieu des ténèbres : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », il portait cette peine dans tout son poids et son horreur indicibles. La profondeur infinie de ses souffrances alors est l’expression de la bonté et de la vérité de Dieu.

Ainsi, aujourd’hui, nous savons par quel moyen magnifique la propitiation a été faite pour nous, et nous pouvons bien adorer Celui qui a accompli une telle œuvre. Mais dans l’Ancien Testament, l’œuvre merveilleuse de la propitiation n’était pas connue. Cependant Dieu ne voulait pas laisser les croyants dans l’ignorance totale, mais il leur a dit que, par la bonté et la vérité, propitiation est faite pour l’iniquité. Ils étaient donc appelés à croire que Dieu, effectivement, accomplirait l’œuvre de l’expiation du péché et de l’iniquité, bien qu’ils n’aient pas su le moyen qu’il emploierait. Ils devaient mettre leur confiance en Dieu, et alors, dans la crainte de l’Éternel, ils se retireraient du mal.

 

 

8         Proverbes 16:32

Qui est lent à la colère vaut mieux que l’homme fort, et qui gouverne son esprit vaut mieux que celui qui prend une ville.

5 mars 2006

Bien que Dieu ait, plus que quiconque, des raisons infiniment plus nombreuses d’éprouver de la colère à cause de la désobéissance continuelle de multitudes d’humains, il s’est cependant montré extraordinairement lent à la colère. Si sa colère éclatait selon sa vérité et sa justice, il est certain que l’homme serait entièrement détruit de la face de la terre. Toutefois il ne passe pas sous silence le grand péché de l’humanité, bien qu’il soit si merveilleusement patient pour le supporter. Le jour viendra où il devra laisser éclater sa colère dans un jugement effrayant et terrible.

Jusque-là, Dieu recherche, pour ses créatures, la bénédiction la plus pure, la plus essentielle.

Pour cela, il leur enseigne, par le précepte et par l’exemple, les principes de la plus haute importance, qui sont les attributs même de sa propre nature. La vérité et la justice ont certainement leur place dans cet enseignement, mais la patience est tout aussi importante, et c’est une chose que nous devrions tous profondément apprécier et cultiver. Puisque Dieu a été tellement patient envers nous, ne devrions-nous pas aussi être lents à nous mettre en colère quand d’autres personnes nous font subir un traitement immérité et injuste ?

Ce qui est le plus important à cet égard, c’est l’appréciation que Dieu porte sur notre lenteur à la colère. Dieu nous a donné un esprit et une âme, et il s’attend à ce que nous ayons un juste contrôle de chacun des deux, tout comme il s’attend à ce que nous soyons maîtres des actions de notre corps. Notre première réaction, lorsque nous sommes traités injustement par les autres, c’est de répondre par la défensive. Mais si je me dis : Je vais lui faire comme il m’a fait, je me rends aussi coupable que celui qui m’a offensé. Je devrais plutôt, lorsque quelqu’un agit mal envers moi, ou me parle mal, me rendre compte qu’en réalité, par cette action ou ces paroles, il se fait plus de mal à lui-même qu’il ne m’en fait à moi.

Ainsi, gouverner notre esprit est une victoire plus grande que conquérir une ville. Qu’il puisse nous être donné, à nous qui connaissons le Seigneur, la grâce d’être lents à la colère, mais prompts à écouter la Parole de Dieu et à lui obéir.

 

 

9         Proverbes 24:3, 4

Par la sagesse la maison est bâtie, et elle est établie par l’intelligence ; et par la connaissance les chambres sont remplies de tous les biens précieux et agréables.

1 avril 2006

Quelle est, actuellement, la maison la plus importante qu’on trouve sur la terre ? C’est sans aucun doute celle dont le Seigneur Jésus parle en Matthieu 16:18 : « Sur ce roc je bâtirai mon assemblée, et les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle ». Le Seigneur Jésus, depuis sa mort et sa résurrection, est occupé à bâtir « la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant » (1 Timothée 3:15). C’est l’œuvre de sa grande sagesse. Il prend des personnes nées de nouveau, du milieu de toute nation et langue et peuple, et Il les édifie ensemble, progressivement, mais régulièrement, pour former l’assemblée, l’Église de Dieu.

Mais s’il faut de la sagesse pour bâtir une telle maison, pour l’établir cela demande de l’intelligence, et cela en particulier du fait que l’édifice construit par Christ est fait de croyants joints les uns aux autres par la puissance de l’Esprit de Dieu. Christ comprend toutes les pensées, les sentiments, les préoccupations de chaque croyant individuellement, dans lequel son Esprit travaille pour les rendre dignes d’être une demeure pour lui-même. Et, les comprenant parfaitement, il les amène à mieux le comprendre, Lui. C’est une œuvre merveilleuse d’affermissement !

Mais la connaissance est aussi ajoutée à la sagesse et à l’intelligence, car par la connaissance les chambres de la maison sont remplies de « tous les biens précieux et agréables ». Nous avons besoin de la connaissance de la Parole de Dieu pour meubler la maison et l’occuper. C’est bien entendu la connaissance de Dieu qui est la base de notre connaissance, de sorte que le ministère de Christ — ces biens précieux et agréables — est ainsi transmis par l’Esprit de Dieu.

Puissions-nous apprécier profondément la vérité de Dieu concernant l’Église, qui est le corps de Christ, la « plénitude de celui qui remplit tout en tous ». Si nous manquons de sagesse, recherchons-la en Christ et dans ce qu’il a lui-même édifié.

 

 

10    Proverbes 25:19

La confiance en un perfide, au jour de la détresse, est une dent cassée et un pied chancelant.

13 août 2013

Peines, ennuis, difficultés de toutes sortes viennent nous mettre à l’épreuve. Combien la fidélité est alors nécessaire. C’est bien à juste titre que l’apôtre Paul écrit à Timothée : « Les choses que tu as entendues de moi devant plusieurs témoins, commets-les à des hommes fidèles qui soient capables d’instruire aussi les autres » (2 Timothée 2:2). Quand les choses ne sont pas ce qu’elles devraient être, nous avons besoin de beaucoup de grâce de la part de Dieu pour parler de Lui et pour Lui, et pour agir avec sagesse et dans sa crainte. Car ces choses sont des tests. Elles prouveront si, oui ou non, nous persévérons dans la fidélité, si nous sommes fermes et forts face aux tempêtes, gardant une foi inébranlable dans le Dieu vivant, par laquelle d’autres croyants peuvent être encouragés et fortifiés.

Si quelqu’un a confiance en nous et constate que, lors d’une épreuve amère, nous nous dérobons, nous abandonnons la lutte, nous nous relâchons ou nous affaiblissons, ou que nous en venons à des raisonnements humains au lieu de demeurer dans la foi, il trouvera alors que cette confiance qu’il avait est « une dent cassée ». Une dent cassée, avec son nerf dénudé, représente une entrave douloureuse pour se nourrir de la vérité de Dieu. Parallèlement à cela, il devient « un pied chancelant », signe d’une incapacité pénible pour marcher d’une manière décidée avec Dieu.

En conséquence, soyons des croyants fidèles, sur lesquels on peut compter, afin que nous n’abandonnions pas ceux qui passent par des moments difficiles. D’autre part, soyons extrêmement attentifs, si nous mettons notre confiance en quelqu’un, d’être sûrs qu’il est fidèle, conséquent et constant dans le chemin de l’obéissance à la Parole de Dieu. Une abondance de dons, de capacités, de zèle et d’enthousiasme ne remplaceront pas la simple fidélité.

 

 

11    Proverbes 26:4-6

Ne réponds pas au sot selon sa folie, de peur que toi aussi tu ne lui ressembles. Réponds au sot selon sa folie, de peur qu’il ne soit sage à ses propres yeux. Celui qui envoie des messages par la main d’un sot, se coupe les pieds et boit l’injustice.

10 septembre 2013

Un sot voudra absolument discuter, pour générer du ridicule, en dépit du bon sens. C’est donc une erreur de s’abaisser au même niveau de discussions. Élever le ton risque d’entraîner un croyant dans les mêmes discussions et le même ridicule malsains. Car ainsi nous nous rendons semblables à celui que nous ne supportons pas. Les objections du sot devraient nous trouver particulièrement soigneux quant à nos réponses. « Mais évite les questions folles et insensées, sachant qu’elles engendrent des contestations » (2 Timothée 2:23).

Il y a cependant ici un équilibre délicat à observer, comme cela nous est clairement montré au verset 5. Vu de manière superficielle, cela peut paraître contradictoire, mais il n’en est évidemment pas ainsi. Une discussion sur le même ton est à éviter. Toutefois il se peut qu’il faille absolument que le sot reçoive une réponse dans un sens tel que sa folie soit rendue manifeste, sans qu’il y ait discussion. Le passage de Tite 1:9 implique cela : « Afin qu’il soit capable, tant d’exhorter par un sain enseignement, que de réfuter les contredisants ».

La sagesse du Seigneur Jésus dans les réponses données à ses contradicteurs illustre cela de manière remarquable. Plutôt que de répondre simplement à leurs questions retorses, il répondait aux hommes eux-mêmes. Voyez sa réponse au docteur de la loi qui voulait « se justifier » lui-même, en Luc 10:25-37.

Souvenez-vous aussi le la réponse du Seigneur, lorsque les Pharisiens et les Hérodiens lui demandaient s’il fallait payer le tribut à César, ou non, en Matthieu 22:15-22. Il ne pouvait plus y avoir de discussion : ils eurent la bouche fermée.

 

 

12    Proverbes 27:9

L’huile et le parfum réjouissent le cœur, et la douceur d’un ami est le fruit d’un conseil qui vient du cœur.

5 novembre 2013

Nous avons été créés de telle manière que les odeurs parfumées ont un effet particulièrement agréable sur nous. Ceci est certainement destiné à nous enseigner que le Créateur lui-même prend plaisir dans ce qui est spirituellement parfumé. L’onction est évidemment un symbole de l’adoration du cœur, comme le montre l’acte de Marie oignant les pieds du Seigneur Jésus (Jean 12:3).

Il était commandé à Moïse de préparer une huile pour l’onction avec des quantités précises de divers ingrédients. Cette huile ne devait pas être versée sur la chair de l’homme, et elle ne devait être imitée en aucune manière (Exode 30:22-33). Elle devait être employée pour l’onction des sacrificateurs et des ustensiles du tabernacle, ce lieu où était exprimée l’adoration à l’Éternel seul. Nous trouvons ensuite des instructions pour la préparation de l’encens, et celui-ci aussi était entièrement pour Dieu : il ne devait pas être imité. Dieu ne peut pas partager sa gloire avec l’homme, ni permettre que quelque chose de semblable à l’adoration soit accordé à une créature quelle qu’elle soit (Exode 30:34-38). Les substances odoriférantes, soit dans l’huile de l’onction, soit dans l’encens, parlent des nombreux parfums de la Personne de Christ, qui sont un délice pour le cœur de Dieu. L’huile ajoutée pour l’onction symbolise l’opération vivante de l’Esprit de Dieu.

Dans le verset ci-dessus, le culte est le sujet de la première partie du verset. Ce qui suit, n’est-ce pas la communion ? « La douceur d’un ami est le fruit d’un conseil qui vient du cœur ». Prendre conseil ensemble de façon sincère et sans réserve aura des effets d’une douceur de grand prix. Combien cela est profondément vrai en ce qui concerne la communion avec Dieu lui-même, et vrai aussi parmi les enfants de Dieu quand il y a entre eux une confiance honnête et cordiale.

 

 

13    Proverbes 30:2-4

Certes, moi je suis plus stupide que personne, et je n’ai pas l’intelligence d’un homme ; et je n’ai pas appris la sagesse, ni ne possède la connaissance du Saint. Qui est monté dans les cieux, et qui en est descendu ? Qui a rassemblé le vent dans le creux de ses mains ? Qui a serré les eaux dans un manteau ? Qui a établi toutes les bornes de la terre ? Quel est son nom, et quel est le nom de son fils, si tu le sais ?

8 avril 2006

Les Proverbes, bien qu’ils soient écrits par Salomon, le plus sage des hommes, comportent ce seul chapitre prononcé par Agur, qui se traite lui-même de stupide. Pourquoi cela ? — Parce qu’il traite d’un sujet qui est bien au-dessus des capacités intellectuelles humaines. Agur demande au lecteur s’il peut donner les réponses, comme s’il nous demandait : Êtes-vous moins stupide que moi ?

Bien qu’Énoch et Élie aient été enlevés au ciel, ni l’un ni l’autre n’en est descendu pour nous donner des réponses telles qu’Agur les désirait. Mais le Seigneur Jésus a inversé l’ordre qu’Agur suggérait. Il est d’abord descendu, puis est remonté « au-dessus de tous les cieux ». (Éphésiens 4:9). Combien cela est meilleur pour nous, que le Fils de Dieu soit descendu du ciel pour nous donner les enseignements dont nous avons besoin, que d’avoir simplement un homme, quel qu’il soit, qui soit monté et redescendu dans ce but ! L’apôtre Paul fut élevé jusqu’au troisième ciel mais il était incapable d’expliquer ce dont il avait été témoin. (2 Corinthiens 12:2, 4).

De quelle merveilleuse manière le Seigneur Jésus a fait connaître le nom de Dieu le Père qui a « serré les eaux dans un manteau », et « établi toutes les bornes de la terre ». Le Seigneur Jésus dit, en Jean 17:26 : « Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître ». De plus, bien qu’il n’y ait pas eu, dans l’Ancien Testament, une révélation claire quant à la merveilleuse relation qui existe entre Dieu le Père et son Fils bien-aimé, celle-ci nous est maintenant clairement révélée. Et c’est seulement dans le Nouveau Testament que Dieu se fait connaître comme le Père de tous les croyants individuellement, ainsi que le Seigneur Jésus le déclare.

 

 

14    Proverbes 30:5, 6

Toute parole de Dieu est affinée ; il est un bouclier pour ceux qui s’attendent à lui. N’ajoute pas à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne, et que tu ne sois trouvé menteur.

15 avril 2006

Il est d’une importance vitale que nous accordions un honneur sans réserve à la Parole de Dieu quant à sa vérité absolue. D’une part il y a les milliers de personnes qui professent être des chrétiens, et cependant osent refuser que ce que Dieu déclare sans équivoque soit la vérité. D’autre part, il y en a un grand nombre qui estiment nécessaire d’ajouter à la Parole de Dieu, comme si Dieu ne s’était pas suffisamment expliqué. Dieu est-il tellement ignorant qu’il ait besoin d’un homme pécheur pour compléter ce qu’il dit ? Quelle affreuse supposition ! Il condamnera une telle vanité, une telle arrogance, et exposera son auteur comme étant un menteur !

Par exemple, des personnes malhonnêtes prétendent que le Livre des Mormons est une addition authentique à l’Écriture, et ils accordent en fait plus de crédit à ce livre contrefait qu’à la Parole de Dieu. Des milliers de personnes ont été ainsi trompées. Dieu appelle l’instigateur de cela un menteur. Et tous ceux qui continuent à s’en faire les défenseurs sont tout aussi coupables et méritent d’être qualifiés de même.

Il y en a d’autres qui n’iraient pas aussi loin. Ils nous disent que lorsque la Parole de Dieu dit :

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16), il est nécessaire de préciser cela en ajoutant que le bénéficiaire doit mériter ce don de la vie éternelle en faisant des bonnes œuvres.

Cela aussi, c’est une addition impie à la Parole de Dieu. De telles additions sont toutes le fait de l’orgueil humain qui veut s’attribuer un honneur qui ne revient qu’à Dieu seul. Le passage de Jean 3:16 rend toute la gloire à Dieu pour avoir fait ce qu’il a fait. La bénédiction de l’homme repose entièrement sur la valeur de ce que Dieu a accompli par le sacrifice de son Fils bien-aimé. Il a révélé cela d’une manière merveilleuse dans sa précieuse Parole. Puissions-nous estimer cette Parole à sa juste valeur, telle qu’il nous l’a donnée !