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Pensées sur l’Exode

 

 

Leslie M. Grant

 

Calendrier « The Lord is near », 1985, 1987, 1991, 1994, 1995, 2009, 2014, 2016,

 

Exode 2v2-3 ; 3v2 ; 3v5 ; 4v2-4 ; 12v5 ; 12v5-6 ; 12v8 ; 12v8(2) ; 12v9 ; 13v17-18 ; 13v22 ; 14v1-2 ; 14v13 ; 15v11 ; 17v6 ; 17v8 ; 17v12-13 ; 17v12-13(2) ; 18v14 ; 24v17 ; 24v17(2) ; 25v37-38 ; 28v33-35 ;

 

 

1         Exode 2:2-3

La femme conçut et enfanta un fils ; et elle vit qu’il était beau ; et elle le cacha trois mois. Et comme elle ne pouvait plus le cacher, elle prit pour lui un coffret de joncs, et l’enduisit de bitume et de poix, et mit dedans l’enfant, et le posa parmi les roseaux sur le bord du fleuve.

2 juin 1995

Moïse, à sa naissance, était sous la sentence de mort. Le Pharaon (le roi d’Égypte) avait décrété que tous les enfants mâles des Israélites devaient, à leur naissance, être noyés dans le fleuve. Mais Dieu, par Sa main de puissance et de grâce souveraines, se montre de façon merveilleuse dans cette histoire, car Moïse était destiné à sauver Israël. Avec foi, ses parents le cachèrent pendant trois mois « parce qu’ils ... ne craignirent pas l’ordonnance du roi » (Hébreux 11:23).

Mais ils ne pouvaient pas continuer à le cacher. Sous la direction de Dieu, Jokébed, sa mère, fit une chose inhabituelle. « Elle prit ... un coffret de joncs, et l’enduisit de bitume et de poix, et mit dedans l’enfant, et le posa parmi les roseaux sur le bord du fleuve ». Ainsi, d’une part elle obéit à l’ordre du roi, en mettant son fils dans le fleuve – mais avec un coffret autour de lui.

Quelle leçon pour toutes les mères chrétiennes ! Les parents, en fait, devraient se rendre compte que, à cause de la malédiction du péché, tous les enfants sont réellement sous la sentence de mort dès leur naissance. Il est donc sage, pour le croyant, de mettre, de façon imagée, l’enfant dans la place de la mort, en ne recherchant pas pour lui les seules bénédictions terrestres, mais en le confiant au Seigneur et à la valeur de Sa mort expiatoire de la croix, par laquelle seule l’enfant peut être sauvé.

La maman put ensuite rentrer calmement chez elle, mais en laissant sa fille Miriam près du fleuve. Quand la fille du Pharaon vint se baigner au fleuve, qu’elle vit l’enfant et eut pitié de lui, Miriam lui proposa d’aller elle-même chercher une femme hébreue pour nourrir l’enfant pour elle. Ainsi, la propre mère de Moïse eut le privilège de le soigner, et fut même payée pour cela ! C’est ainsi que les plans de Dieu, d’employer Moïse pour délivrer Israël, se poursuivirent.

 

 

2         Exode 3:2

Et l’Ange de l’Éternel lui apparut dans une flamme de feu, du milieu d’un buisson à épines ; et il regarda, et voici, le buisson était tout ardent de feu, et le buisson n’était pas consumé.

9 juin 1995

Moïse était devenu berger. S’il était destiné à être un véritable sauveur, il devait apprendre à avoir un cœur charitable envers ceux qui sont faibles et dépendants, pour s’occuper d’Israël avec les soins d’un berger plutôt qu’avec le sceptre de l’autorité. De la même manière, le Seigneur Jésus a été préparé par Ses souffrances dans l’humilité et Ses soins pleins de bonté pour l’humanité pendant tout Son chemin sur la terre, en vue d’être exalté finalement comme le Dominateur suprême. Sa vie d’obéissance dévouée envers Dieu a prouvé qu’Il était qualifié pour régner, non seulement avec justice, mais avec grâce et tendresse.

Alors qu’il faisait paître le troupeau de Jéthro, Moïse vint à la montagne d’Horeb. C’est seulement après de longues années d’expériences dans le désert que Dieu, à la fin, se révèle Lui-même à Moïse, l’attirant par le spectacle étonnant d’un buisson brûlant sans être consumé. Quand Moïse vint plus près pour observer cette chose miraculeuse, Dieu l’appela par son nom, l’avertissant de ne pas s’approcher, mais de retirer ses sandales car, comme Dieu le lui dit : « Le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte ».

Le buisson est un symbole d’Israël, et le feu fait allusion aux persécutions qu’ils souffraient de la part des Égyptiens. Mais Dieu, par Son pouvoir souverain, ne permettrait pas qu’Israël soit consumé par toute l’opposition de leurs ennemis. Il permettrait le feu, mais limiterait sa puissance.

Cependant, il y a là une signification plus profonde, car le feu nous rappelle les souffrances du Seigneur Jésus, lorsqu’Il supporta, sur la croix, le feu terrible du jugement de Dieu à cause de nos péchés. Mais ce feu ne L’a pas consumé. Les sacrifices d’animaux étaient consumés par le feu, mais en contraste marqué, le Seigneur Jésus a supporté et épuisé tout le feu du jugement de Dieu, et en est ressorti victorieux en résurrection. Nous sommes vraiment là sur « une terre sainte », et cela appelle la profonde adoration de tout croyant.

 

 

3         Exode 3:5

Et il dit : N’approche pas d’ici ; ôte tes sandales de tes pieds ; car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte.

8 septembre 1985

Moïse était stupéfait à la vue d’un buisson d’épines en feu, qui cependant n’était pas consumé. Mais la parole de Dieu lui interdit de s’approcher, et en même temps lui intima l’ordre d’ôter ses sandales. Pourquoi le sol était-il saint ?

Le buisson d’épines est clairement un type d’Israël, les épines étant le résultat de la malédiction, car Israël, sous la loi, était pour cette raison même sous la malédiction (Galates 3:10). Et cependant, alors que les épines sont habituellement la proie des flammes, cette nation d’Israël serait préservée à travers le feu de la persécution et de l’affliction, que ce soit en Égypte il y a des siècles, ou au cours de la grande tribulation à venir. Quel sujet d’étonnement en effet pour tous ceux qui le voient !

Mais réfléchissons plus profondément à cet épisode. Car, pour que les fils d’Israël soient préservés et bénis comme ils le seront, ils doivent considérer quelque chose de beaucoup plus solennel, qui est également sous-entendu ici. C’est qu’il y a Celui qui est venu exprès dans le but de supporter la terrible malédiction pesant sur l’humanité, notre bien-aimé Seigneur Jésus Christ. Et sur la croix du Calvaire Il a enduré l’angoisse du jugement brûlant de Dieu à cause de cela, étant seul, là où personne du peuple ne pouvait être avec Lui, personne d’ailleurs ne s’approchant pour comprendre l’horreur de cet événement solennel, où Il était fait malédiction de Dieu (Galates 3:13), supportant tout le jugement — mais le jugement étant incapable de Le consumer.

Chaque fois que nous avons le privilège de célébrer la Cène du Seigneur, n’est-ce pas comme si nous étions tout à nouveau devant « cette grande vision », et donc appelés à nous approcher avec les pieds déchaussés, conscients avec humilité de la sainteté de ce terrain saint ?

 

 

4         Exode 4:2-4

Et l’Éternel lui dit : Qu’est-ce que tu as dans ta main ? Et il dit : Une verge. Et il dit : Jette-la à terre. Et il la jeta à terre, et elle devint un serpent ; et Moïse fuyait devant lui. Et l’Éternel dit à Moïse : Étends ta main, et saisis-le par la queue (et il étendit sa main, et le saisit, et il devint une verge dans sa main).

16 juin 1995

Le message de Dieu à Moïse avait été si clair qu’il était impossible qu’on ne le comprenne pas. Dieu ne faisait pas abstraction de l’opposition du Pharaon mais déclarait positivement qu’Il rendrait les Israélites capables d’en triompher et de faire un grand gain au travers de cette expérience. Mais Moïse, encore hésitant, proteste : « Ils ne me croiront pas » (Exode 4:1). Et pourtant, Dieu lui avait dit qu’ils écouteraient. Pourquoi ne le croyait-il pas tout simplement ?

Dieu lui répond avec compassion, lui disant d’employer ce qu’il avait dans la main, un bâton, et Il lui dit de le jeter par terre. Ce bâton devient miraculeusement un serpent, dont Moïse a peur. Dieu lui dit ensuite de prendre ce serpent par la queue, et immédiatement il redevient un bâton. Le serpent est un type de Satan, qui a une puissance que l’homme redoute. Mais d’où détient-il son pouvoir ? En réalité, il n’est qu’un bâton dans la main de Dieu. Dieu le contrôle et l’emploie comme Il veut, bien que, quelquefois, Il lui permette d’agir à sa guise, de sorte qu’il est un ennemi dangereux pour l’homme. Mais Dieu peut changer le serpent en verge aussi vite qu’Il change la verge en serpent. En conséquence, Dieu peut mettre de la puissance dans la main de Moïse pour vaincre tout le pouvoir de Satan. Les croyants, aujourd’hui aussi, feraient bien de prendre cela à cœur.

Dieu dit à Moïse, comme deuxième signe, de mettre sa main dans son sein, et elle se couvre de lèpre. Quand il lui est dit de la remettre de nouveau, Moïse trouve que sa main est parfaitement guérie. Dieu a donc le pouvoir, non seulement sur Satan, mais sur le péché qui est dans le cœur de l’homme. Car le péché que nous commettons vient du péché dans nos cœurs. Mais ce qui est un miracle encore plus grand, c’est que Dieu montre Son pouvoir de guérison dans un cœur qui est changé par la foi dans le Fils de Dieu.

 

 

5         Exode 12:5

Vous aurez un agneau sans défaut, mâle, âgé d’un an.

19 février 1995

Les fils d’Israël allaient être délivrés de l’esclavage de l’Égypte par la grande puissance de Dieu. Mais avant de les en faire sortir, Dieu exigeait qu’ils soient rachetés par le sang. Un agneau devait être sacrifié, et son sang mis sur les deux poteaux et le linteau des portes de leurs maisons. Dans les maisons où le sang n’avait pas été mis ainsi, une personne au moins de cette maison mourut cette nuit-là.

Pour ce sacrifice, il fallait un agneau, figure d’une humble soumission. C’est un type du Seigneur Jésus, le seul sacrifice qui ait pu satisfaire Dieu.

L’agneau devait être « sans défaut ». Qui, parmi les hommes, pourrait remplir cette exigence ? À cause de nos nombreux défauts spirituels et moraux, aucun de nous n’aurait convenu pour un pareil sacrifice. Le sacrifice devait être pur, car aucun pécheur ne pourrait ôter les péchés d’un autre. Le Seigneur Jésus est le seul qui soit qualifié pour cela.

L’agneau devait être « âgé d’un an ». Il devait être mangé, et donc il importait qu’il soit tendre. Qui avait le cœur assez plein de tendresse pour s’offrir Lui-même comme sacrifice pour nos péchés ? — Le Seigneur Jésus seul. On ne L’a pas forcé à faire cela, mais Il s’est donné de Sa propre volonté. Grâce et amour merveilleux !

L’agneau devait aussi être un « mâle », le plus fort des deux genres. Il est donc insisté sur le fait que le sacrifice devait être assez puissant pour l’œuvre immense de porter le péché, et les péchés, de multitudes de gens. Nous pouvons peut-être penser qu’une personne pourrait, en toute justice, être un substitut pour une seule autre personne. Si le Seigneur Jésus n’était que simplement un homme, cela poserait problème. Mais Il est le Fils éternel de Dieu, non pas un être fini comme nous le sommes, mais infini. Tous les êtres finis mis ensemble ne pourraient atteindre un nombre infini. Mais Christ est assez puissant pour embrasser un nombre infini de personnes, et pour les racheter toutes de leurs péchés, parce qu’Il est Lui-même infini.

Qu’il est merveilleux, ce sacrifice pur, fort, et de bonne volonté !

 

 

6         Exode 12:5-6

Vous aurez un agneau sans défaut, mâle, âgé d’un an ; vous le prendrez d’entre les moutons ou d’entre les chèvres ; et vous le tiendrez en garde jusqu’au quatorzième jour de ce mois. Et toute la congrégation de l’assemblée d’Israël l’égorgera entre les deux soirs.

25 juin 1995

Dieu allait retirer les fils d’Israël de dessous l’esclavage de l’Égypte. Mais avant d’être délivrés de l’esclavage des hommes, ils devaient être délivrés de la culpabilité de leurs propres péchés. C’est une chose indispensable, aujourd’hui également, pour toute personne individuellement. Dieu seul sait ce qui est nécessaire pour cela, et Il dit aux Israélites de prendre un agneau, de le garder pendant quatre jours, puis de le sacrifier. Seul le sang d’une victime convenable pouvait faire propitiation pour le péché, et l’agneau est le symbole de cette Victime, qui a des caractères précis.

L’agneau doit d’abord être « sans défaut ». Le sacrifice doit être suffisamment pur pour prendre la place d’Israël. Le Seigneur Jésus seul, le Fils de Dieu, est assez pur pour être le substitut des pécheurs exposés au jugement de Dieu.

En deuxième lieu, ce doit être un mâle, le plus fort des deux sexes. Il est impossible qu’une simple créature, même sans péché, fasse l’expiation des péchés d’innombrables êtres humains. Mais Christ est le Fils éternel de Dieu, assez fort pour être un sacrifice parfait pour un nombre quelconque d’humains. Parce que Sa Personne est infinie, Son sacrifice a une valeur infinie.

Troisièmement, l’agneau doit être « âgé d’un an ». La tendresse de Christ nous rappelle qu’Il a accepté de plein gré la place du pécheur en portant le jugement de Dieu. Qui d’autre que le Seigneur Jésus aurait été si plein d’amour et de bonté pour mourir pour Ses ennemis ?

Les quatre jours où l’agneau devait être gardé avant d’être offert parlent de la vie du Seigneur Jésus sur la terre, pendant laquelle Il a prouvé en toutes choses être le seul sacrifice que Dieu puisse accepter. En vérité, quel merveilleux sacrifice !

 

 

7         Exode 12:8

Ils en mangeront la chair cette nuit-là ; ils la mangeront rôtie au feu, avec des pains sans levain, et des herbes amères.

2 juillet 1995

L’agneau de la Pâque devait être tué, et son sang mis sur les poteaux et le linteau de la porte. C’est un symbole du fait que le sang précieux de Christ protège du jugement tous ceux qui se confient en Lui comme Sauveur, car toute la maisonnée était à l’abri du danger quand le sang avait été porté là.

Dans la maison, les occupants devaient manger l’agneau rôti. Car il devait être rôti au feu, exposé directement à la flamme. Pourquoi cela ? Parce que c’est une image du Seigneur Jésus qui a été exposé à la chaleur directe du jugement de Dieu, en portant nos péchés. L’agneau était tué avant d’être rôti, mais le Seigneur Jésus a été exposé au terrible jugement de Dieu avant de mourir. Pendant les trois heures de ténèbres de la croix, Dieu lui infligeait le jugement de la culpabilité de nos péchés, et Christ acceptait de subir cela malgré l’angoisse inexprimable que cela impliquait.

D’autre part, le levain étant un type du péché, le sacrifice devait être mangé avec des pains sans levain. Cela nous rappelle que le péché a été complètement jugé et ôté par le merveilleux sacrifice de Christ.

Les « herbes amères » font allusion à la réponse de cœur des croyants en retour du sacrifice inégalable du Seigneur Jésus. Quelle amertume il y a dans le fait que Ses souffrances et Son agonie avaient pour cause la mesure immense de nos péchés. N’éprouvons-nous pas une douleur profonde à la pensée que c’était nos péchés qui étaient la cause pour Lui de telles angoisses ?

L’agneau rôti nous parle donc de Christ jugé pour nous, les pains sans levain, du péché jugé, et les herbes amères, du jugement de soi-même.

 

 

8         Exode 12:8 (2)

Ils en mangeront la chair cette nuit-là ; ils la mangeront rôtie au feu, avec des pains sans levain, et des herbes amères.

9 décembre 2009

Quand les fils d’Israël tuèrent l’agneau de la Pâque, ils devaient d’abord en mettre le sang sur les poteaux et le linteau des portes de leurs maisons. C’est ce qui les protégeait du jugement de Dieu quand Il passa à travers le pays cette nuit-là. C’est un symbole de la foi dans le sang de Christ versé à la croix, comme étant le seul moyen de protection devant le jugement de Dieu.

À l’intérieur de ces maisons protégées, ils devaient manger la chair de l’agneau. Mais il est insisté sur trois choses à ce sujet. D’abord, la viande devait être rôtie, non pas crue ou bouillie, mais exposée directement à la chaleur de la flamme. Ceci parle du fait que le Seigneur Jésus a enduré la chaleur terrible et sans atténuation du jugement de Dieu pour nos péchés, comme Il le dit Lui-même : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46). Christ était jugé à notre place par la main d’un Dieu saint et juste.

D’autre part, du pain sans levain devait être mangé avec la pâque. Le levain parle du péché, et le pain sans levain, de l’absence de péché. Cela nous indique que le péché est jugé à la croix de Christ. Non seulement les péchés sont pardonnés par le moyen de cette mort en sacrifice, mais la racine profonde et terrible du péché a été définitivement jugée et condamnée dans ce sacrifice pur et parfait.

De plus, les fils d’Israël devaient manger des herbes amères avec ce repas. Il est certain que la signification de cela doit être prise à cœur par tout enfant de Dieu. Nous rendons-nous bien compte que la mort de Christ sur la croix était la mort la plus amère jamais vécue ? Cela ne nous touche-t-il pas au plus profond de notre cœur ? Cela nous rappelle donc que, dans ce sacrifice, le moi est jugé.

 

 

9         Exode 12:9

Vous n’en mangerez pas qui soit à demi cuit ou qui ait été cuit dans l’eau, mais rôti au feu : la tête, et les jambes, et l’intérieur.

28 mars 1994 et 10 décembre 2009

En Égypte, quand les Israélites tuèrent l’agneau de la pâque, ils mirent son sang sur le linteau et les poteaux de leurs maisons. Il leur avait été dit de rester dans leurs maisons cette nuit-là, et de manger l’agneau rôti au feu. L’agneau n’était pas seulement le sacrifice qui les abritait du jugement, mais aussi la nourriture pour soutenir leurs forces et garder leur santé, car l’agneau est un type du Seigneur Jésus. Son sacrifice parfait ôte leur culpabilité à tous ceux qui mettent leur confiance en Lui et en Son sang versé. Le Seigneur Jésus est aussi Celui qui est la nourriture qui entretient et soutient notre vie spirituelle.

La chair rôtie au feu parle de Christ comme ayant été exposé, pour nous, au feu terrible du jugement de Dieu sur la croix du Calvaire. Mais il peut paraître étonnant qu’il leur soit dit, de manière précise, d’en manger « la tête, et les jambes, et l’intérieur ». Qu’est-ce que cela signifie ? — Tout d’abord, la tête parle de la connaissance. Cela nous rappelle que c’est « Celui qui n’a pas connu le péché » qui a été « fait péché pour nous » (2 Corinthiens 5:21). Le péché était étranger à Sa nature même, en contraste absolu avec nous : il était impossible que le péché soit jamais conçu dans Son esprit. Quelle vérité merveilleuse pour nourrir nos âmes !

« Les jambes » parlent de la marche, des actions. Qu’en était-il des actes du Seigneur Jésus ? — Nous lisons à Son sujet : « lui qui n’a pas commis de péché » (1 Pierre 2:22).

Il n’a jamais accompli une action qui soit même légèrement teintée de péché.

« Son intérieur » nous parle de la nature et des motifs les plus profonds du Seigneur Jésus. « Il n’y a point de péché en lui » (1 Jean 3:5). Nous qui sommes souillés par tant de motifs honteux, pouvons difficilement nous faire une idée de la pureté absolue de Seigneur Jésus dans Son être intérieur. Mais nous nous nourrissons de toutes ces choses, qui sont les aliments les plus sains pour notre vie spirituelle.

 

 

10    Exode 13:17-18

Et il arriva, quand le Pharaon laissa aller le peuple, que Dieu ne les conduisit pas par le chemin du pays des Philistins, qui est pourtant proche ; car Dieu dit : de peur que le peuple ne se repente lorsqu’ils verront la guerre, et qu’ils ne retournent en Égypte. Et Dieu fit faire un détour au peuple par le chemin du désert de la Mer Rouge ; et les fils d’Israël montèrent en ordre de bataille hors du pays d’Égypte.

9 juillet 1995

Quand Dieu commence une œuvre, Il la mène à bonne fin. C’était vrai pour Israël comme c’est vrai pour toute personne née de nouveau. Il ne laisserait pas les fils d’Israël à leurs propres ressources pour trouver leur chemin vers le pays de Canaan. Il conduira toujours dans le bon chemin. Évidemment les Israélites auraient pu prendre le chemin le plus court et le plus facile vers le pays de Canaan, mais Dieu savait qu’ils auraient à y rencontrer des ennemis et que, s’ils étaient trop vite confrontés à la guerre, ils risquaient de ne penser qu’à retourner en Égypte.

De même qu’Israël, nous devons faire face à un autre type d’ennemi avant de nous trouver devant l’inimitié et l’opposition du monde. Les Israélites devaient faire face à cet ennemi, l’inimitié du péché dans leurs propres cœurs, à la mer Rouge. C’est pourquoi Dieu les conduisit directement aux rives de la Mer Rouge, où ils ne seraient jamais allés si Dieu les avait laissés agir par leur propre sagesse. Et de plus, sous la direction de Dieu, ils restaient en bon ordre.

En quittant Succoth, les Israélites furent conduits par une manifestation surnaturelle de la présence de Dieu, une colonne de nuée, le jour, et une colonne de feu, la nuit. Ils ne pouvaient pas voir au-delà de la nuée, ni au-delà du feu, mais ils n’avaient qu’à suivre la nuée. C’est ainsi que la foi doit aussi être consciente que nous n’avons pas besoin de savoir ce qui peut nous attendre même avant la fin d’une journée, mais à suivre simplement la direction claire du Seigneur pour le moment présent. Il prendra soin de tout ce qui peut arriver plus tard. Qu’il est bon de rester en paix, dans la confiance qu’Il nous guide de la juste manière. Ces colonnes, de nuée et de feu, devaient remplir le peuple de joie, dans la certitude que Dieu prenait parfaitement soin d’eux.

Nous n’avons jamais besoin de voir au-delà du nuage, non pas à cause de ce en quoi nous nous confions, mais à cause de Celui en qui nous nous confions.

 

 

11    Exode 13:22

La colonne de nuée ne se retira point, le jour, ni la colonne de feu, la nuit, de devant le peuple.

9 avril 2016

Ce qui était le plus indispensable pour le peuple traversant le désert, c’était la présence de l’Éternel Lui-même. Cela est tout aussi vrai pour les croyants aujourd’hui. Cette présence, après le passage de la Mer Rouge, était toujours devant eux, et un signe visible en rendait témoignage. Nous n’avons pas besoin, aujourd’hui, d’un signe visible, parce que la réalité de la présence de Dieu est intérieure, et que le croyant en est profondément conscient, du fait que l’Esprit de Dieu demeure en chaque croyant.

La colonne de nuée visible le jour est cependant pour nous un précieux rappel de la direction de Dieu, certaine et précise. Les fils d’Israël n’avaient pas besoin de voir loin devant eux pour être dirigés dans le bon chemin. En fait, la nuée comporte un certain degré de pénombre. Il se peut que nous ne voyions pas loin devant nous sur le chemin où nous devons marcher, mais nous pouvons toujours avoir entièrement confiance que le Seigneur est dans la nuée. Il connaît tous les pas sur le chemin et tous les détails de ce qui peut nous arriver. L’Esprit de Dieu en nous veut toujours diriger nos regards sur la Personne du Seigneur Jésus « le chef de la foi et celui qui la mène à l’accomplissement » (Hébreux 12:2).

Pendant la nuit, d’autre part, l’Éternel était dans la colonne de feu. Quelle que soit l’obscurité dans laquelle se trouve le chemin, le feu répand sur lui sa lumière, mais nous ne pouvons rien distinguer au-delà du feu. La lumière n’est là que pour nous permettre de marcher aussi loin que son faisceau éclaire le chemin pour nous. Il ne nous en faut pas plus. Ne nous plaignons pas de ce que l’avenir est incertain. Notre avenir éternel est absolument certain ! Nous n’avons vraiment pas besoin de connaître notre avenir ici-bas. Contentons-nous d’avancer sur le chemin à mesure qu’il est éclairé, puis de nous confier dans le Seigneur Jésus pour la suite du voyage. Il ne nous fera pas défaut.

 

 

12    Exode 14:1-2

Et l’Éternel parla à Moïse, disant : Dis aux fils d’Israël qu’ils se détournent, et qu’ils campent devant Pi-Hahiroth, entre Migdol et la mer : devant Baal-Tsephon, vis-à-vis, vous camperez près de la mer.

23 juillet 1995

En suivant la parole de l’Éternel, les Israélites furent amenés à un endroit d’où il n’y avait aucune issue naturelle possible. La Mer Rouge était devant eux, trois chaînes de montagne autour d’eux, et en arrière, le Pharaon les poursuivait ! Pi-Hahiroth signifie : bouche des embrasements de colère. Ils devaient faire face à la colère de l’ennemi sans pouvoir l’éviter. L’ennemi veut susciter de la crainte en nous. La seule bonne réponse, pour un croyant, c’est : « Au jour où je craindrai, je me confierai en toi » (Psaume 56:3).

La deuxième montagne, c’est Migdol : une tour. Les tours de l’Égypte sont le symbole de l’orgueil de l’homme. C’est un autre ennemi, dans notre propre cœur, auquel Dieu nous amène à faire face. Si nous pensons que nous pouvons faire quelque chose par nous-mêmes, c’est de l’orgueil, qui doit être abattu.

Baal-Tsephon : le seigneur du nord, est la troisième montagne. Elle parle des vents glacés de l’incrédulité, qui veulent prendre une place de commandement, pour saper l’autorité du Seigneur. Ces trois maux, la crainte, l’orgueil et l’incrédulité, sont inhérents à notre nature pécheresse, et nous devons les considérer comme des ennemis qui nous causeront un dommage inouï si Dieu ne les retient pas.

La Mer Rouge était un autre ennemi qu’il leur était impossible de vaincre. Elle nous parle de la mort : « le dernier ennemi qui sera aboli » (1 Corinthiens 15:26). Nous devons nous rendre compte que nous sommes tous sous la sentence de mort parce que tous ont péché.

Et cependant, cet ennemi formidable était en réalité le moyen de la délivrance pour Israël. La mer fut miraculeusement ouverte pour permettre aux Israélites de la traverser de pied sec. C’est un type merveilleux du fait que le Seigneur Jésus a supporté le jugement de la mort pour nous. Nous traversons à sec, nos ennemis étant vaincus.

 

 

13    Exode 14:13

Et Moïse dit au peuple : Ne craignez point ; tenez-vous là, et voyez la délivrance de l’Éternel, qu’il opérera pour vous aujourd’hui.

30 juillet 1995

Le Pharaon et son armée avaient l’intention de reprendre les Israélites pour les ramener sous l’esclavage. Le péché, cet ennemi implacable de nos âmes, est décidé à empêcher que nous soyons libérés pour servir le Dieu vivant, et le monde est l’arme du péché qui nous paraît trop formidable pour que nous nous y opposions. En nous-mêmes nous n’avons aucune protection contre le pouvoir terrible du péché. Une telle protection ne peut venir que du Dieu vivant. Dieu avait fait sortir d’Égypte les fils d’Israël, et Il ne leur ferait pas défaut.

Cependant Dieu n’intervint pas avant que les Israélites voient les Égyptiens en marche vers eux. Il voulait les amener dans la profonde détresse qui était nécessaire pour qu’ils apprennent à connaître Sa fidélité. En voyant les Égyptiens, ils furent envahis par la crainte. Ils firent aussi des reproches à Moïse, lui disant qu’il les avait seulement fait sortir d’Égypte pour qu’ils meurent dans le désert. L’orgueil leur faisait croire qu’ils étaient plus sages que Dieu, qu’ils auraient mieux fait de choisir eux-mêmes leur itinéraire. En plus, leur incrédulité leur suggéra qu’il serait mieux pour eux de servir les Égyptiens que de mourir dans le désert, cette alternative étant la seule qu’ils pouvaient concevoir dans leur cœur rempli de doutes.

À la fin, Moïse parle. Les paroles de l’homme de Dieu font un contraste complet avec celles des Israélites. « Ne craignez point ». Cela concerne la crainte. « Tenez-vous là », voilà un message qui rabat l’orgueil de l’homme ! Car l’orgueil se confie dans ses propres créations, même si ces créations ne sont que des plaintes ! Ils ne pouvaient rien faire : qu’ils soient donc raisonnables et se tiennent tranquilles. Troisièmement, « Voyez la délivrance de l’Éternel ». Quand nous voyons Son salut, comme cela fait fondre notre incrédulité ! Les Israélites reçoivent l’assurance qu’ils ne verront plus jamais les Égyptiens. Au lieu de cela, ils passèrent en sécurité à travers la Mer Rouge, ce qui représente en type notre traversée de la mort sans que ses eaux ne nous touchent, car la mort de Christ est vue comme étant notre mort.

 

 

14    Exode 15:11

Qui est comme toi parmi les dieux, ô Éternel ? Qui est comme toi, magnifique en sainteté, terrible en louanges, opérant des merveilles ?

27 août 1995

Quel dieu, parmi toutes les idoles de l’Égypte ou de n’importe quel autre pays, ressemble au grand Dieu qui amena Israël à la Mer Rouge, poursuivi par les Égyptiens — un Dieu qui, par le souffle de Ses narines, partagea la mer et conduisit Israël au travers de la mer, de pied sec, puis ramena la mer avec fracas sur l’armée des Égyptiens qu’elle détruisit entièrement ? Les dieux en lesquels les hommes se confient ne sont que néant, incapables d’accomplir le bien ou le mal, incapables de se délivrer eux-mêmes du jugement foudroyant de Dieu.

Mais ce grand jugement à la Mer Rouge est destiné à illustrer ce qui est beaucoup plus grand. Dieu avait pris l’engagement de délivrer les fils d’Israël de l’esclavage du Pharaon et de l’Égypte. Mais ce qui est beaucoup plus merveilleux, Il s’est engagé à délivrer ceux qui croient dans le Seigneur Jésus, du terrible esclavage du péché et d’un monde hostile. Les Israélites connurent de grandes détresses pendant que Dieu agissait avec l’Égypte par de nombreuses plaies, jusqu’à ce que finalement le Pharaon les pousse à partir. Mais l’obstination du Pharaon se réveilla, et il poursuivit les Israélites, tout comme le péché le fait, dans son cruel antagonisme. La crainte du monde s’empare aussi du croyant réveillé, de sorte qu’il n’entrevoit pas un espoir de délivrance.

Mais le Dieu vivant est intervenu ! À Sa parole, Moïse a étendu sa verge sur la mer et Dieu a fait venir un grand vent d’est qui a partagé les eaux, les faisant se figer, de sorte que les Israélites ont traversé la mer à sec. Cela nous parle du Seigneur Jésus qui, sur la croix, a supporté le feu du jugement de Dieu contre le péché, afin qu’un chemin puisse être ouvert pour les croyants pour traverser sans peine. Christ est mort pour eux, et ils traversent les eaux de la mort indemnes tandis que leurs ennemis sont détruits par le Dieu tout-puissant de sainteté et de vérité.

 

 

15    Exode 17:6

Voici, je me tiens là devant toi, sur le rocher, en Horeb ; et tu frapperas le rocher, et il en sortira des eaux, et le peuple boira.

6 août 1995

En Exode 16, Dieu avait miraculeusement pourvu pour donner du pain au peuple, par la manne venant du ciel. Dieu peut-Il aussi fournir de l’eau ? Pourquoi les fils d’Israël ne faisaient-ils pas simplement appel à Lui avec la confiance assurée qu’Il leur répondrait aussi pleinement qu’Il l’avait fait auparavant ? Mais quand ils furent assoiffés, ils se plaignirent de nouveau à Moïse. Il leur répondit avec fermeté qu’en se plaignant ainsi, c’était en réalité l’Éternel qu’ils tentaient. Qu’il est triste de voir cet esprit querelleur au milieu du peuple de Dieu !

Mais Moïse, à nouveau, en intercédant pour le peuple, nous fait penser au Seigneur Jésus, le grand Avocat en faveur des Siens. Bien que les Israélites aient été prêts à lapider Moïse, il intercède pour eux, et l’Éternel répond immédiatement. Il dit à Moïse de prendre avec lui des anciens du peuple, d’avoir sa verge à la main, et de conduire le peuple vers un rocher sur le mont Horeb. Un rocher est un endroit où il est peu évident de trouver de l’eau, surtout en Horeb, ce nom signifiant un endroit sec.

Moïse, obéissant, frappe le rocher avec sa verge, et l’eau sort en telle abondance que tout le peuple peut boire. Donner la manne était un acte miraculeux de la part de Dieu, et faire sortir de l’eau du rocher l’était également.

La manne parle de Christ dans Son humanité et Son abaissement, mais le rocher parle en type de Lui comme le Fils de Dieu (Deutéronome 32:3-4). Frapper le rocher parle de Christ endurant les souffrances de la croix sous le jugement de Dieu en notre faveur, afin que l’eau, l’Esprit de Dieu, l’Esprit de vie (Jean 7:38-39) puisse venir sur les croyants, comme on le voit à la Pentecôte (Actes 2:1-4). La manne parle ainsi du ministère humain, l’eau du rocher, du ministère divin. Quelle merveilleuse provision pour la traversée du désert ! Devant une grâce aussi immense, nous aurions certainement honte de nous plaindre.

 

 

16    Exode 17:8

Et Amalek vint, et combattit contre Israël, à Rephidim.

13 août 1995

Dieu n’a pas permis qu’Amalek attaque les fils d’Israël avant qu’ils aient été rafraîchis par l’eau du rocher. L’eau est un symbole de l’Esprit de Dieu donné par le Seigneur Jésus, le Fils de Dieu, après qu’Il ait été frappé sur la croix du Calvaire. Mais bien que l’Esprit demeure maintenant dans chaque croyant, nous apprenons rapidement qu’il y une autre nature en nous qui est contre l’Esprit, « la chair convoite contre l’Esprit » (Galates 5:17). Amalek, qui lèche, parle ainsi des convoitises de la chair, car de telles convoitises nous retirent tout ce qui est bénéfique et nécessaire pour le bien de nos âmes. Ce n’est pas une attaque de Satan, mais une attaque depuis l’intérieur, nourrie par le désir d’obtenir ce que nous voulons et quand nous le voulons.

Comment surmonter cela ? — Josué, un type de « Christ en vous l’espérance de la gloire » (Colossiens 1:27) — prend des hommes pour combattre contre Amalek. Christ seul est capable, par la puissance de l’Esprit de Dieu, de triompher du mal. Nous ne pouvons pas employer une telle puissance correctement à moins d’avoir un objectif convenable devant les yeux.

Deuxièmement, Moïse se tenait sur le sommet d’une colline avec la verge de Dieu dans la main. C’est un type de Christ dans la gloire, le grand Intercesseur pour Son peuple. C’est Christ, non pas en nous, mais au-dessus de nous, plaidant pour nous auprès de Dieu. Ses mains ne sont jamais lassées par ce travail, à la différence de Moïse, car Moïse n’était qu’une faible image de Christ.

Cependant l’insuffisance de Moïse est l’occasion de compléter la signification symbolique de tout ceci, car Aaron et Hur furent requis pour soutenir les mains de Moïse, chacun d’un côté. Aaron, le souverain sacrificateur, est aussi un type de Christ, intercédant pour nous afin de nous protéger de péchés et de défaillances (Hébreux 2:17-18). Hur, qui signifie blanc, parle de « Jésus Christ, le juste » (1 Jean 2:1), qui est notre Avocat auprès du Père quand nous avons péché. Il est donc besoin de ces quatre hommes, types de Christ sous différents aspects, pour nous donner même une faible image de l’action du Seigneur Jésus en notre faveur. Aussi, quand la victoire est gagnée, c’est Sa victoire, non la nôtre.

 

 

 

17    Exode 17:12, 13

Mais les mains de Moïse étaient pesantes ; et ils prirent une pierre, et la mirent sous lui, et il s’assit dessus ; Et Aaron et Hur soutenaient ses mains, l’un deçà, et l’autre delà ; et ses mains furent fermes jusqu’au coucher du soleil. Et Josué abattit Amalek et son peuple au tranchant de l’épée.

22 mars 1985

Bien que Moïse ait été un homme de Dieu et un médiateur, il n’est qu’un faible type de Christ. Deux autres personnes sont requises en plus pour illustrer correctement ce type. Car le véritable office de médiateur et d’intercesseur a deux aspects précieux qu’il est important de considérer.

Aaron était le souverain sacrificateur, et il est un type de Christ dans ce caractère. En tant que tel, Il secourt, protège, soutient les Siens, les empêchant de succomber aux nombreuses tentations qui les assaillent. Amalek parle des convoitises de la chair ; et la sacrificature de Christ est indispensable pour que nous puissions être gardés d’essuyer une défaite par les attaques de cet ennemi mauvais.

Mais Hur signifie blanc, et représente cette même Personne bénie, qui est un Avocat auprès du Père, « Jésus Christ, le juste » (1 Jean 2:1).Son rôle d’avocat, c’est un ministère d’intercession qui nous restaure quand nous avons manqué. Étant Lui-même parfaitement juste, Il intervient auprès du Père en faveur de Ses rachetés quand ils ont mal agi. Que Sa grâce est précieuse !

Et Josué est un autre type de Christ ; mais c’est « Christ en vous » qui, par la puissance de l’Esprit de Dieu, repousse les assauts mauvais des convoitises de la chair, de notre propre chair. Ce n’est pas notre lutte, mais la Sienne, et Lui seul obtient la victoire. Mais nous n’avons le bienfait de cela que lorsque nos regards sont entièrement détournés de nous-mêmes et de notre propre état. Nous devons les fixer sur Christ dans toute la plénitude suffisante et la beauté de Ses différents caractères et de Ses nombreux offices. Nous devons, avec la simplicité de la foi, ne dépendre que de Sa grâce abondante. Comme cela est merveilleusement simple — mais simple seulement pour la foi, car l’incrédulité et l’énergie charnelle ne peuvent jamais discerner cela.

 

 

18    Exode 17:12, 13 (2)

Mais les mains de Moïse étaient pesantes ; et ils prirent une pierre, et la mirent sous lui, et il s’assit dessus ; Et Aaron et Hur soutenaient ses mains, l’un deçà, et l’autre delà ; et ses mains furent fermes jusqu’au coucher du soleil. Et Josué abattit Amalek et son peuple au tranchant de l’épée.

20 juin 1991

Les quatre hommes, mentionnés dans ce passage, nous donnent un tableau de la grâce et de la puissance du Seigneur Jésus en faveur de Son peuple durement opprimé. Amalek parle des convoitises de la chair, qui sont toujours prêtes à attaquer le peuple de Dieu lorsqu’il se relâche et qu’il néglige la communion avec l’Éternel. Josué est un type de « Christ en vous, l’espérance de la gloire » (Colossiens 1:27), mais il n’était pas capable d’avoir la victoire sans l’intercession de Moïse, qui est un type de Christ comme le seul Médiateur entre Dieu et les hommes (1 Timothée 2:5).

Cependant, les mains de Moïse étaient pesantes (les mains de Christ ne le sont pas), et il était nécessaire qu’Aaron et Hur soutiennent les mains de Moïse, un de chaque côté. Aaron est un type de Christ comme Souverain Sacrificateur, Celui qui soutient son peuple pour le garder de pécher. Hur (qui signifie blanc), est un type de Christ comme l’« Avocat auprès du Père » (1 Jean 2:1), dont l’intercession nous restaure lorsque nous avons péché. Ce sont là les deux aspects de l’intercession de Christ.

Mais c’est « Christ en vous » qui fait la guerre dans ce cas. Ce n’est pas notre bataille, mais la Sienne. C’est Christ, par son Esprit, qui est opposé à la chair, tandis que « la chair convoite contre l’Esprit » (Galates 5:17). Il nous est dit, en conséquence : « Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point la convoitise de la chair » (Galates 5:16). Nous marcherons par l’Esprit si Christ est réellement notre objet, comme cela est représenté par ces quatre hommes, et Christ aura la victoire.

 

 

19    Exode 18:14

Pourquoi es-tu assis seul, et tout le peuple se tient auprès de toi, depuis le matin jusqu’au soir ?

21 août 1995

Jéthro, le beau-père de Moïse, était venu lui rendre visite après que l’Éternel avait délivré Israël de l’esclavage de l’Égypte. Il fut réjoui par tout ce que Dieu avait fait pour Israël. Cependant, quand il vit Moïse assis tout le jour pour entendre et juger les affaires du peuple, il sentit que c’était trop pour Moïse et lui conseilla de se concentrer sur l’enseignement public des commandements de Dieu, et de déléguer son autorité à des hommes capables et pieux qui pourraient juger des problèmes mineurs au milieu du peuple, apportant les affaires importantes à Moïse. Moïse estima certainement que cela était logique et sage, et agit en conséquence.

Toutefois, considérons sérieusement la question tout entière. Jéthro dit : « Je te conseillerai, et Dieu sera avec toi » (verset 19). Il était tellement sûr de sa propre pensée qu’il ne conseilla pas à Moïse de demander la pensée de Dieu. De plus, Moïse aurait dû avoir à cœur de demander d’abord à Dieu Sa pensée. Si Dieu voulait que Moïse fasse tout le travail lui-même, Il lui donnerait certainement la force pour cela. En fait, par cette délégation d’autorité, le peuple aurait moins de contact direct avec celui qui avait la direction au-dessus d’eux. Nous-mêmes, aujourd’hui, ne devrions-nous pas apporter toute chose, grande ou petite, directement au Seigneur ? Introduire une autorité intermédiaire est en fait du légalisme, qui incite les gens à se contenter de rester à distance du Seigneur.

Cependant, ce qui brille au-dessus de la défaillance de la part de Moïse, c’est la signification symbolique de cet épisode. Car il y a là en type le sacrificateur céleste (Christ) donnant des conseils relatifs à l’administration du royaume terrestre. D’autre part, la joie de Jéthro suggère la reconnaissance, par les nations, de la délivrance d’Israël après la grande tribulation des derniers jours.

Comme ce récit illustre de manière frappante la souveraineté absolue de Dieu, qui emploie même les défaillances de l’homme quant à sa responsabilité, pour Lui apporter une plus grande gloire !

 

 

20    Exode 24:17

Et l’apparence de la gloire de l’Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne, aux yeux des fils d’Israël.

22 mars 1987

Cette apparition de feu se produisit lorsque Dieu donnait les Dix commandements à Israël. Comment les fils d’Israël pouvaient-ils penser à s’approcher d’un Dieu dont la présence même était un feu consumant ? Tout ce qui était impliqué dans cela était de mauvais présage et sur la défensive. Pourquoi cela ? — Parce que, dès que Dieu a commencé à donner la loi, Il voulait que l’homme soit impressionné par le fait solennel que, sur la base de l’observance de la loi, l’homme n’avait aucun espoir d’avoir quelque relation que ce soit avec Dieu. Les hommes peuvent se vanter de leurs bonnes œuvres, de la justice qu’ils pensent acquérir en gardant la loi ; mais s’ils osent s’approcher de Dieu sur ce terrain-là, ils ne trouveront que la chaleur torride d’un feu consumant, le jugement sans indulgence d’un Dieu d’une sainteté absolue.

Durant des siècles, les fils d’Israël sont restés « sous la loi », et ont vérifié par l’expérience la vérité sans atténuation de ce fait. À la fin de l’Ancien Testament, ils se sont trouvés loin de Dieu, et avec le besoin désespéré de quelque chose de bien meilleur que la loi dont ils se vantaient.

La révélation du grand Dieu de gloire dans le Nouveau Testament fait avec cela un contraste merveilleux. Nous ne voyons plus un feu consumant sur le sommet de la montagne, mais le même Dieu venu en humilité et en grâce. « La Parole devint chair, et habita au milieu de nous (et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d’un fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité » (Jean 1:14).

Ce n’est pas la loi, mais seulement l’immense grâce de Son cœur qui a pu amener le Fils de Dieu ici-bas. Et Il ne pouvait pas non plus venir ici-bas sans avoir le dessein arrêté de S’offrir Lui-même en sacrifice sur la croix, pour porter les péchés de ceux qui se reconnaîtraient coupables et sans espoir sous la loi. Parce qu’Il est « la Parole », Il est l’expression même de toutes les pensées de Dieu, Lui-même étant Dieu sur toutes choses ; et cependant Il « devint chair », un véritable Homme, tellement accessible, plein de grâce et fidèle, digne de l’adoration éternelle de toutes les créatures.

 

 

21    Exode 24:17 (2)

Et l’apparence de la gloire de l’Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne, aux yeux des fils d’Israël.

5 mars 2014

Cette apparence de feu eut lieu au moment où Dieu donna les Dix commandements aux fils d’Israël. Comment pouvaient-ils penser à s’approcher de Dieu, de Celui dont la présence même était un feu consumant ? Tout ce qui était impliqué en cela était sinistre et de mauvaise augure. Pourquoi ? — Parce que, dès le tout début de la communication de la loi, Dieu voulait inculquer à l’homme le fait solennel que, sur la base de l’observance de la loi, l’homme ne pouvait espérer aucune relation dans la faveur de Dieu. Les hommes peuvent se vanter de leurs bonnes œuvres et de leur prétendue justice en gardant la loi, mais s’ils osent s’approcher de Dieu en vertu de cela, ils se trouveront devant la chaleur ardente d’un feu consumant — le jugement sans atténuation d’un Dieu d’une sainteté absolue.

Pendant des siècles les fils d’Israël sont restés sous la loi et ont connu par expérience la vérité inébranlable de ce fait. Dans la période de la fin de l’Ancien Testament, ils se sont trouvés loin de Dieu, ayant désespérément besoin de quelque chose de bien meilleur que la loi dont ils se vantaient.

Le contraste est donc merveilleux quand le Nouveau Testament nous parle du grand Dieu de gloire. Nous ne voyons plus un feu consumant sur le sommet de la montagne, mais le même Dieu venant en grâce et en humilité. « La parole devint chair, et habita au milieu de nous (et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d’un fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité » (Jean 1:14).

Ce n’est pas la loi, mais seulement la grâce immense de Son cœur, qui pouvait Le faire descendre. Et Il ne pouvait pas non plus venir sans avoir le dessein arrêté de S’offrir Lui-même en sacrifice sur la croix, pour porter les péchés de ceux qui se reconnaîtraient pécheurs et sans espoir sous la loi. Étant « la Parole », Il est l’expression même de toutes les pensées de Dieu, Celui qui Lui-même est Dieu sur toutes choses. Il « est devenu chair », un Homme véritable tellement accessible, tellement plein de grâce et de fidélité, et digne de l’adoration éternelle de toutes les créatures.

 

 

22    Exode 25:37-38

Et tu feras ses sept lampes ; et on allumera ses lampes, afin qu’elles éclairent vis-à-vis de lui. Et ses mouchettes et ses vases à cendre seront d’or pur.

20 octobre 2014

Le chandelier, placé dans le lieu saint, la première partie du tabernacle, était fait entièrement d’or battu d’une seule pièce, avec une tige centrale et six branches, portant ses sept lampes. L’or parle de la gloire de Dieu telle qu’elle est révélée dans la Personne bénie du Seigneur Jésus, le seul Porteur de toute lumière. Il est parlé ailleurs de « l’huile pour le luminaire » (Exode 25:8 et 35:13 et 28 entre autres), et nous savons que cela est un type de la puissance de l’Esprit de Dieu. Il est aussi question ici des mouchettes et des vases à cendre, mais il paraît très intéressant que l’objet qui les rend nécessaires ne soit pas du tout mentionné, à savoir les mèches. La raison en est sans aucun doute que ce chapitre de l’Exode insiste particulièrement sur ce qui est fait d’or — ce qui est entièrement divin. En fait, la lumière elle-même n’était pas simplement destinée à éclairer le sanctuaire, mais d’abord à éclairer le chandelier lui-même. C’est Christ Lui-même qui doit être l’objet des regards.

Les mèches ne parlent pas de ce qui est divin, car elles doivent être nettoyées journellement avec les mouchettes. Les mèches représentent donc les croyants qui, par la puissance de l’Esprit de Dieu, ont le privilège de briller pour le Seigneur Jésus et de rendre un témoignage précieux à la gloire de Sa personne. Quel honneur il nous est donné ! Mais nous ne pouvons continuer à briller clair que si nous sommes régulièrement nettoyés par les mouchettes. Cela implique que nous soyons dans la présence du Seigneur Jésus pour qu’Il s’occupe de ce qui a déjà été brûlé, car ce qui n’a pas été nettoyé fera baisser la flamme et produira de la fumée. C’est seulement quand nous nous appuyons sur Lui que nos forces seront renouvelées pour que nous rendions un témoignage spontané et clair pour notre Seigneur.

Les vases à cendre nous rappellent que le Seigneur Jésus se souviendra de ce que chacun des enfants de Dieu a fait en Son nom. Mais il est bon pour nous de laisser ces choses en arrière et de nous appliquer à manifester Sa gloire.

 

 

23    Exode 28:33-35

Et tu feras sur ses bords des grenades de bleu, et de pourpre, et d’écarlate, sur ses bords, tout autour, et des clochettes d’or entre elles, tout autour : une clochette d’or et une grenade, une clochette d’or et une grenade, sur les bords de la robe, tout autour. Et Aaron en sera revêtu quand il fera le service ; et on en entendra le son quand il entrera dans le lieu saint, devant l’Éternel, et quand il en sortira, afin qu’il ne meure pas.

3 mai 1987

Le souverain sacrificateur est un type du Seigneur Jésus Christ, revêtu des vêtements de gloire et de beauté, Celui qui est capable, en vertu de ce qu’Il est, d’entrer dans la présence de Dieu en faveur de Son peuple. Pour qu’Aaron le représente de manière convenable, il devait avoir des grenades et des clochettes sur les bords de la robe de son éphod. Les grenades, qui sont pleines de graines, parlent de la nature fructifère de Sa Personne ; le bleu, de Son élévation céleste ; la pourpre, de Son autorité royale ; l’écarlate, de Sa gloire universelle. Tout cela aura pour résultat un fruit abondant pour la gloire de Dieu dans le monde à venir.

Les clochettes d’or nous disent qu’il n’y aura pas seulement une vie d’entier dévouement à la volonté de Dieu, mais aussi le son musical d’une louange continuelle pour Dieu. C’est ce que nous voyons en perfection dans le Seigneur Jésus. Il dit « Au milieu de l’assemblée je chanterai tes louanges » (Hébreux 2:12) Car la vie parfaite du Seigneur Jésus ne doit pas être considérée indépendamment de Son Dieu et Père : pendant toute Sa vie Il a glorifié le nom de Son Père, Il a confessé Son nom, Il a déclaré Son nom. Maintenant Il chante les louanges de Dieu, Lui présentant, sous une forme parfaite, les louanges de l’Assemblée. Gardons cela en mémoire quand nous avons le privilège de nous rassembler à Son nom. L’or parle de la gloire de Dieu ; et la musique, des louanges de la bouche du Seigneur, et par conséquent de la gloire rendue de manière audible au Dieu vivant, par Celui qui représente les Siens dans ce service précieux.