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Rois de Juda et d’Israël

 

Eugene P. Vedder Jr.

 

 

1       Rois d’Israël

1.1         Moïse — Deutéronome 33:4,5

1.2         Abimélec — Juges 9:14,15, 22

1.3         Saül (1) — 1 Samuel 1:17, 19, 22

1.4         Saül (2) — 1 Chroniques 10:13, 14

1.5         David (1) — Psaume 78:70, 71

1.6         David (2) — 1 Chroniques 22:5

1.7         David (3) — 1 Samuel 22:22, 23 — 1 Chroniques 12:18

1.8         Absalom – 2 Samuel 13:22 ; 15:6, 10, 12

1.9         Adonija — 1 Rois 1:5, 6 — Luc 14:11

1.10       Salomon (1) — 2 Chroniques1:7, 8, 10

1.11       Salomon (2) — 2 Chroniques 6:13, 14

1.12       Salomon (3) — 1 Rois 4:32, 33

1.13       Salomon (4) — 1 Rois 11:1, 4, 9-10

1.14       Salomon (5) — 1 Rois 11:11-13

2       Rois d’Israël sur les 10 tribus

2.1         Jéroboam (1) — 1 Rois 11:28, 31, 37

2.2         Jéroboam (2) — 1 Rois 12:26, 28

2.3         Jéroboam (3) — 1 Rois 13:26 — 1 Pierre 4:17

2.4         Jéroboam (4) — 1 Rois 14:1, 3

2.5         Nadab — 1 Rois 15:25, 26

2.6         Baësha — 1 Rois 16:1, 3

2.7         Éla — 1 Rois 16:8, 10

2.8         Zimri — 1 Rois 16:18, 19

2.9         Omri — 1 Rois 16:22, 24

2.10       Achab (1) — 1 Rois 16:30-33

2.11       Achab (2) — 1 Rois 18:17-20

2.12       Achab (3) — 1 Rois 20:13

2.13       Achab (4) — 1 Rois 20:42, 43

2.14       Achab (5) — 1 Rois 21:2

2.15       Achab (6) — 1 Rois 18:17 ; 21:20 ; 22:8

2.16       Achab (7) — 1 Rois 21:27-29

2.17       Achab (8) — 1 Rois 22:30, 34, 37

2.18       Achazia (1) — 2 Rois 1:2, 4

2.19       Achazia (2) — 2 Rois 1:8-10

2.20       Joram (1) — 2 Rois 3:9, 10

2.21       Joram (2) — 2 Rois 5:8

2.22       Joram (3) — 2 Rois 6:10, 20, 21, 31

2.23       Joram (4) — 2 Rois 8:4, 5

2.24       Jéhu (1) — 2Rois 9:12, 14

2.25       Jéhu (2) — 2 Rois 10:15, 16, 31

2.26       Joakhaz — 2 Rois 13:3-5

2.27       Joas (1) — 2 Rois 13:14, 15

2.28       Joas (2) — 2 Rois 14:13, 14

2.29       Jéroboam II — 2 Rois 14:23-26

2.30       Zacharie — 2 Rois 15:8-12

2.31       Shallum — 2 Rois 15:13-15

2.32       Menahem — 2 Rois 15:16, 19, 20

2.33       Pekakhia — 2 Rois 15:23, 24

2.34       Pekakh — 2 Rois 15:27-29 ; 16:5

2.35       Osée — 2 Rois 17:1-4

2.36       Conclusion — 2 Rois 18:11, 12

3       Les rois de Juda

3.1         Roboam (1) — 1 Rois 12:6-8

3.2         Roboam (2) – 1 Rois 12:22, 24

3.3         Roboam (3) — 2 Chroniques 11:16, 17 ; 12:1

3.4         Roboam (4) — 2 Chroniques 12:1, 9, 10

3.5         Abija (1) — 2 Chroniques 13:10-12

3.6         Abija (2) — 2 Chroniques 13:14, 15, 18

3.7         Asa (1) – 2 Chroniques 14:2, 4, 6

3.8         Asa (2) — 2 Chroniques 14:11

3.9         Asa (3) — 2 Chroniques 16:7, 9, 10

3.10       Josaphat (1) — 2 Chroniques 17:3, 4, 6, 9, 12

3.11       Josaphat (2) — 2 Chroniques 18:1-3

3.12       Josaphat (3)

3.13       Josaphat (4) — 2 Chroniques 19:11 à 20:4

3.14       Josaphat (5) — 2 Chroniques 20:20, 21

3.15       Joram — 2 Chroniques 21:4, 10, 20

3.16       Achazia — 2 Chroniques 22:2-5

3.17       Athalie — 2 Chroniques 22:10, 12

3.18       Joas (1) — 2 Chroniques 23:3, 11

3.19       Joas (2) — 2 Chroniques 24:2, 4, 22

3.20       Amatsia 2 Chroniques 25:2, 9, 10

3.21       Ozias (1) – 2 Chroniques 26:1, 5, 15

3.22       Ozias (2) — 2 Chroniques 26:16, 20, 21

3.23       Jotham – 2 Chroniques 27:2, 6

3.24       Achaz (1) – 2 Chroniques 28:1-3, 5

3.25       Achaz (2) – Ésaïe 7:10-14

3.26       Achaz (3) – 2 Chroniques 28:16, 19-21

3.27       Ézéchias (1) – 2 Chroniques 29:2-5

3.28       Ézéchias (2) — 2 Chroniques 29:23, 24, 36

3.29       Ézéchias (3) — 2 Chroniques 30:13, 18-20

3.30       Ézéchias (4) — 2 Chroniques 31:4-5

3.31       Ézéchias (5) – 2 Chroniques 31:20-21; 32:1

3.32       Ézéchias (6) – Ésaïe 37:14-15, 20

3.33       Ézéchias (7) -- Ésaïe 38:9-10, 16, 19-20

3.34       Ézéchias (8) — 2 Chroniques 32:27, 29, 31

3.35       Manassé – 2 Chroniques 33:6, 12-13

3.36       Amon – 2 Chroniques 33:22-24

3.37       Josias (1) — 2 Chroniques 33:25 ; 34:1-3

3.38       Josias (2) – 2 Chroniques 34:27, 28

3.39       Josias (3) – 2 Chroniques 35:18, 19

3.40       Josias (4) — 2 Chroniques 35:20-23 — Proverbes 26:17

3.41       Joakhaz — 2 Rois 23:30-34

3.42       Jéhoïakim (1) – 2 Rois 23:34, 35

3.43       Jéhoïakim (2) — Jérémie 36:32 — Marc 11:31 ; Luc 21:33

3.44       Jéhoïakin — 2 Rois 25:27, 30

3.45       Sédécias (1) – 2 Chroniques 36:11-13

3.46       Sédécias (2) — Jérémie 38:19-20 — Apocalypse 21:8

3.47       Sédécias 3 — Jérémie 52:7-9, 11

 

 

1         Rois d’Israël

1.1        Moïse — Deutéronome 33:4,5

The Lord is near  28. 7. 2004

Moïse nous a commandé une loi, héritage de la congrégation de Jacob ; et il a été roi en Jeshurun, quand les chefs du peuple se réunirent ensemble avec les tribus d’Israël (Deutéronome 33:4,5)

 

Appeler Moïse un roi peut sembler inhabituel, et pourtant la Parole inspirée de Dieu le nomme ici roi en Jeshurun et, plus haut, homme de Dieu. Le nom de Jeshurun, qui signifie (le peuple) qui se tient debout, est un terme que Dieu emploie pour désigner Israël, son peuple. Nous trouvons à maintes reprises que le peuple et ses chefs viennent à Moïse pour s’assurer de la volonté de Dieu. Le roi selon le plaisir de Dieu devait gouverner le peuple de Dieu selon la pensée de Dieu.

En Deutéronome 17:14-20, Dieu donne des instructions concernant le roi qu’il donnerait finalement à Israël. Les pensées de Dieu à l’égard d’un roi étaient bien différentes des pensées humaines. Pour autant que cela soit possible à un homme, Moïse était à la hauteur des exigences de Dieu. Mais lorsque Dieu envisage un roi pour son peuple, il porte en fait ses regards sur le Seigneur Jésus, son idéal absolu. Ici, le roi devait être celui que Dieu choisirait d’entre ses frères, non pas un étranger. Ceci était le cas pour Moïse, comme pour Christ. Le roi ne devait pas se procurer beaucoup de chevaux, ni conduire le peuple en Égypte dans ce but. Il ne devait pas avoir un grand nombre de femmes, de peur que son cœur ne se détourne, et il ne devait pas accumuler beaucoup d’or et d’argent pour lui-même. En cela aussi, Moïse, comme Christ, répondent à ces critères.

Le roi devait écrire pour lui-même une copie de la loi de Dieu, l’avoir avec lui, et la lire tout au long de sa vie. Alors que Moïse a été employé pour écrire la loi, le Seigneur Jésus pouvait dire prophétiquement : « Ta loi est au-dedans de mes entrailles » (Psaume 40:8). Moïse s’est détourné de la loi de Dieu en une seule occasion, et son cœur s’éleva au-dessus de ses frères (Nombres 20:7, 12). À cause de cela, il n’a pas pu prolonger ses jours, ni entrer dans le pays promis.  En contraste absolu avec Moïse, Christ, débonnaire et humble de cœur, a même lavé les pieds de ses disciples. Et comme l’a annoncé l’ange : « Il n’y aura pas de fin à son royaume » (Luc 1:33).

 

 

1.2        Abimélec — Juges 9:14,15, 22

The Lord is near  4. 8. 2004

Et tous les arbres dirent à l’épine : Viens, toi, règne sur nous. Et l’épine dit aux arbres : Si vraiment vous voulez m’oindre roi sur vous, venez, mettez votre confiance en mon ombre ; sinon, un feu sortira de l’épine, et dévorera les cèdres du Liban. … Et Abimélec fut prince sur Israël trois ans (Juges 9:14,15, 22).

 

Il est un temps où des hommes dominent sur des hommes pour leur mal (Ecclésiaste 8:9)

 

L’histoire tragique d’Abimélec est un exemple de ce que Dieu ne veut pas voir dans un roi. Quel contraste cette fière « épine » fait avec Celui dont Dieu dit « J’ai oint mon roi sur Sion, la montagne de ma sainteté » (Psaume 2:6) ! En vérité, il ressemble beaucoup plutôt à celui que nous entendons cinq fois dans Ésaïe (14:12, 20) affirmer sa volonté : « je monterai … j’élèverai … je m’assiérai … je monterai … je serai semblable au Très-Haut » – Lucifer, le rebelle par excellence que nous reconnaissons comme le diable.

Le Seigneur Jésus nous dit que le diable était un menteur depuis le commencement (Jean 8:44). Abimélec, le fils que Gédéon avait eu d’une concubine à Sichem, est venu au pouvoir en persuadant les hommes de sa ville natale qu’il serait plus avantageux pour eux de l’avoir, lui, pour gouverner sur eux, que les 70 autres fils de Gédéon, dont aucun d’ailleurs ne recherchait le pouvoir. Ayant gagné ses concitoyens par sa politique persuasive, il loua les services d’assassins, tua ses frères, et fut fait roi par les hommes de Sichem. Il est bien compréhensible que la volonté de Dieu n’ait pas été recherchée dans toute cette affaire. Jotham, le plus jeune fils de Gédéon, avait seul échappé à la tuerie. Il présenta ensuite aux hommes de Sichem l’allégorie des arbres choisissant un roi, et leur prédit le désastre et le jugement qui viendraient sur eux et sur leur roi méchant et usurpateur.

Le règne d’Abimélec ne dura que trois ans. C’était vraiment l’homme dominant sur l’homme pour son mal. Dieu ne pouvait pas bénir une royauté érigée de cette façon. Abimélec, comme les hommes de Sichem, n’avaient pas tenu compte de Dieu dans leurs calculs. Ils eurent tous une fin tragique. Les hommes font de même de nos jours. Eux aussi apprendront qu’« on ne se moque pas de Dieu » (Galates 6:9).

 

 

1.3        Saül (1) — 1 Samuel 1:17, 19, 22

The Lord is near  11. 8. 2004

N’est-ce pas, quand tu étais petit à tes propres yeux … (que) l’Éternel t’a oint pour roi sur Israël ? …pourquoi n’as-tu pas écouté la voix de l’Éternel … ? …Voici, écouter est meilleur que sacrifice (1 Samuel 1:17, 19, 22).

 

Saül, jeune homme grand, racé, imposant, avait toute l’apparence extérieure convenant à un roi. Lorsque Samuel, suivant la direction de Dieu, l’eut oint comme roi, Saül fit un bon départ.

Samuel lui fit part de plusieurs signes qui allaient lui arriver. L’un d’entre eux, c’est qu’il allait rencontrer une compagnie de prophètes et, lui dit Samuel, « l’Esprit de l’Éternel te saisira, et tu prophétiseras avec eux, et tu seras changé en un autre homme » (1 Samuel 10:5, 6). C’est ce qui arriva, et qui surprit tous ceux qui avaient connu Saül, car apparemment, il n’avait pas été connu pour sa spiritualité auparavant. Lorsqu’il fut publiquement désigné comme le roi que Dieu donnait à son peuple, il se comporta tout d’abord avec modestie.

Bien que l’Esprit de Dieu soit venu sur lui, nous ne constatons pas que son cœur ait changé. L’Esprit lui donne de la puissance et il défait des armées ennemies. Mais le fait d’être « changé en un autre homme » se révèle être une chose purement extérieure chez Saül. Il était capable d’agir avec décision contre l’ennemi. Il était religieux, également, mais d’une manière publique, tout comme le sont aujourd’hui de nombreux chefs politiques. Mais la véritable obéissance à Dieu et à sa Parole était une chose entièrement étrangère à son caractère — et cela fut sa ruine.

Au chapitre 13 (de 1 Samuel), nous voyons qu’il n’attend pas une semaine entière, avant que Samuel arrive pour offrir l’holocauste, mais qu’il l’offre lui-même quand il voit que le peuple se disperse d’auprès de lui. Au chapitre 14, il commence à consulter Dieu mais s’interrompt quand il voit s’accroître l’activité dans le camp des Philistins. Au chapitre 15, en opposition au commandement de l’Éternel, il épargne le roi d’Amalek, et le meilleur des brebis et des bœufs, reportant sur le peuple le blâme de sa désobéissance.

Aujourd’hui encore, Dieu recherche, chez tous ceux auxquels il confie des responsabilités, l’humble obéissance qui caractérisait son Fils, notre Seigneur.

 

 

1.4        Saül (2) — 1 Chroniques 10:13, 14

The Lord is near  18. 8. 2004

Et Saül mourut dans son péché qu’il avait commis contre l’Éternel, à propos de la parole de l’Éternel, qu’il n’avait pas gardée, et aussi pour avoir interrogé une femme qui évoquait les esprits pour les consulter ; et il ne consulta point l’Éternel. Et il le fit mourir, et transféra le royaume à David, fils d’Isaï (1 Chroniques 10:13, 14).

 

Dans 1 et 2 Chroniques, où nous avons la relation que Dieu fait de l’histoire de son peuple terrestre, nous trouvons la généalogie de Saül, mais un seul chapitre lui est personnellement consacré. Ce chapitre nous dit d’abord comment Saül est mort, et ensuite pourquoi il mourut. La première raison qui nous est donnée est la désobéissance de Saül à la parole de Dieu. À plusieurs reprises il avait enfreint des commandements explicites de Dieu. Au Psaume 119:4, il nous est dit : « Tu as commandé tes préceptes pour qu’on les garde soigneusement ». Dieu ne supportera pas qu’on désobéisse à sa Parole.

Lorsque Saül ne se conforma pas à la parole de Dieu, Dieu le mit de côté. Saül refusa d’accepter cela. Quoiqu’il ait su que David était l’homme choisi par Dieu, et qui prévaudrait à la fin, il lutta pour se maintenir sur le trône royal. Ensuite, Samuel mourut. Dieu n’eut plus de communications avec Saül par des prophètes, des Urim, ou des songes.

Saül se trouva ensuite devant une situation désespérée. Les armées des Philistins avaient de nouveau envahi le pays et se préparaient à la bataille. Saül, dans sa détresse, chercha une diseuse de bonne aventure, et lui demanda de faire revenir des morts Samuel, pour que celui-ci lui donne conseil. Il avait autrefois expulsé du pays les médiums et les spirites. Mais maintenant, en désobéissance flagrante au commandement de Dieu en Deutéronome 18:9-14 et Lévitique 19:31, il recherchait de l’aide auprès de sources sataniques. Dieu — et non pas Satan — lui répondit d’une manière telle que ce fut un choc pour la femme et que Saül se prosterna, rempli de frayeur.

À l’inverse de beaucoup de personnes, la Bible parle avec beaucoup de sérieux du pouvoir de Satan, le trompeur par excellence. Il n’y a pas de communion entre Dieu et Satan, entre la lumière et les ténèbres. S’intéresser à l’occultisme n’est pas un passe-temps innocent, mais une véritable abomination devant Dieu, et un grand danger pour ceux qui s’y engagent. Chrétiens, tenez-vous loin de l’occultisme.

 

 

1.5        David (1) — Psaume 78:70, 71

The Lord is near  25. 8. 2004

Et il choisit David, son serviteur, et le prit des parcs des brebis ; Il le fit venir d’auprès des brebis qui allaitent, pour paître Jacob, son peuple, et Israël, son héritage (Psaume 78:70, 71).

 

Tout comme Dieu prépara de nombreux autres conducteurs fidèles parmi son peuple terrestre, Israël, de la même manière, dans sa sagesse et son amour infinis, il forma David dans l’obscurité paisible de son travail de berger. David, le plus jeune des huit fils d’Isaï, n’était pas considéré comme étant assez important pour être appelé au sacrifice quand le prophète Samuel vint à Bethléhem. La première fois que David est mentionné, son père dit de lui : « Voici, il paît le menu bétail » (1 Samuel 16:11). Plus tard, lorsque Isaï l’envoya porter de la nourriture à ses frères aînés à l’armée, « David se leva de bonne heure le matin, et laissa le menu bétail à un gardien, et prit sa charge et s’en alla, comme Isaï le lui avait commandé » (1 Samuel 17:20). Et de quelle manière touchante il décrit les soins du berger au Psaume 23.

David a eu le cœur d’un berger pendant toute sa vie. Lorsqu’il vit l’ange frapper au milieu du peuple, après qu’il avait ordonné leur dénombrement, il dit : « Voici, moi, j’ai péché, … mais ces brebis, qu’ont-elles fait ? » (2 Samuel 24:17). Notre Seigneur bien-aimé dit, à ceux qui venaient l’arrêter : « Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci » (ses disciples) (Jean 18:8). Il était en vérité, comme il le dit en Jean 10:11, le Bon Berger qui met sa vie pour les brebis.

Après la chute de Saül et de sa maison, tout Israël vint d’un seul cœur vers David, le reconnaissant pour leur berger, lui disant : « Autrefois, quand Saül était roi, c’était toi qui faisais sortir et qui faisais entrer Israël ; et l’Éternel, ton Dieu, t’a dit : Tu paîtras mon peuple Israël, et tu seras prince sur mon peuple Israël » (1 Chroniques 11:2). Tel était l’homme selon le cœur de Dieu.

 

 

1.6        David (2) — 1 Chroniques 22:5

The Lord is near  1. 9. 2004

Car David dit : Salomon, mon fils, est jeune et délicat, et la maison à bâtir pour l’Éternel doit être très grande en renom et en beauté dans tous les pays ; ainsi je préparerai pour elle ce qu’il faut ; et David le prépara en abondance avant sa mort (1 Chroniques 22:5).

 

Au Psaume 132, nous apprenons que David, lorsqu’il était encore un jeune berger à Éphrata (Bethléhem de Juda), avait désiré préparer « un lieu pour l’Éternel, des demeures pour le Puissant de Jacob » (verset 5). Le souhait de toute sa vie était de construire un temple magnifique, digne de Dieu, qui soit une demeure pour l’arche de l’alliance, le symbole de la présence de Dieu avec son peuple. Avant les jours de David, l’arche avait été prise par les Philistins, et par la suite, avait été gardée dans des maisons particulières plutôt que dans le tabernacle.

Lorsque David fut prêt à construire, Dieu ne lui permit pas de mettre à exécution le projet qui lui tenait à cœur, parce qu’il avait été un homme de guerre et avait versé beaucoup de sang. Dieu appréciait cependant qu’il ait eu cette chose à cœur. Dieu promit à David que Lui-même lui bâtirait une maison (ayant en cela Christ en vue) — et que d’autre part il lui donnerait un fils, Salomon, un homme de paix, qui construirait le temple. Dieu loua l’amour de David, cet homme selon son cœur, pour son désir de L’adorer.

Au lieu de donner libre cours à sa déception de ce que son projet ne pouvait pas se réaliser, David fit tout ce qu’il pouvait comme préparatifs pour la construction du temple. L’Esprit de Dieu donna à David, cet homme de Dieu, le modèle du temple, et des instructions détaillées concernant les personnes attachées au temple et le service de l’adoration. David accumula d’immenses réserves d’or, d’argent, et d’autres matériaux qui entreraient dans la construction. Et dès l’enfance de Salomon, David prit le temps d’éduquer son fils, de lui enseigner l’importance d’acquérir la sagesse, et de lui faire connaître le dessein de Dieu pour sa vie.

Combien il est essentiel que les parents chrétiens, aujourd’hui, enseignent leurs enfants, en insistant sur la volonté de Dieu et ses buts pour leur vie !

 

 

1.7        David (3) — 1 Samuel 22:22, 23 — 1 Chroniques 12:18

The Lord is near  8. 9. 2004

Et David dit à Abiathar : … Demeure avec moi, ne crains point ; car celui qui cherche ma vie, cherche ta vie, et près de moi tu seras bien gardé (1 Samuel 22:22, 23).

 

Et l’Esprit revêtit Amasçaï, chef des principaux capitaines : Nous sommes à toi, David, et avec toi, fils d’Isaï ! Paix, paix à toi, et paix à ceux qui t’aident, car ton Dieu t’aide ! Et David les reçut, et les établit chefs de bandes (1 Chroniques 12:18).

 

Pendant des années, David fut la cible d’une chasse à l’homme sans merci. Il avait tué Goliath, le géant Philistin, sa victoire avait été chantée par les femmes israélites, il s’était comporté avec sagesse, et Dieu l’avait fait prospérer. Il avait gagné l’amitié du prince Jonathan, le fils de Saül, mais au travers de tout cela il avait aussi enduré la jalousie insensée et mortelle du roi Saül, qui avait plusieurs fois essayé de le tuer. Jésus, notre Seigneur, a aussi été « haï sans cause ».

Non seulement Abiathar, le sacrificateur, dont toute la famille et l’entourage avaient été tués sur l’ordre de Saül, mais beaucoup d’hommes en Israël qui souffraient à ce moment-là — dans la détresse, dans les dettes, ayant de l’amertume dans l’âme — trouvèrent refuge auprès de David.

Ils s’assemblèrent autour de lui, et il fut leur chef (1 Samuel 22:2). Les hommes de cette troupe hétéroclite, ayant David comme chef, devinrent ses hommes forts. Leur nombre s’éleva à 400, puis à 600, et finalement en une armée de plusieurs milliers d’hommes. Leur fidélité à David était le ciment de leur union.

Amasçaï exprime cette loyauté en termes d’une grande beauté. Ses paroles s’appliquent aussi à nous comme chrétiens. Nous devons d’abord venir à Christ. Lorsque nous sommes à lui, nous devons aussi être avec lui. Amasçaï et ses compagnons étaient sortis, s’étaient séparés des autres pour David. Celui-ci leur avait demandé s’ils venaient à lui dans un esprit pacifique, pour l’aider. Souhaiter la paix à David, c’était également souhaiter la paix à ceux qui l’aidaient.

De même, lorsque nous prenons place aux côtés du Seigneur dans sa réjection, nous devons aussi être disposés à œuvrer avec d’autres croyants qui le suivent et le servent déjà.

 

 

1.8        Absalom — 2 Samuel 13:22 ; 15:6, 10, 12

The Lord is near  15. 9. 2004

Absalom haïssait Amnon, parce qu’il avait humilié Tamar, sa sœur. …Absalom dérobait les cœurs des hommes d’Israël … Absalom envoya des émissaires dans toutes les tribus d’Israël, disant : Quand vous entendrez le son de la trompette, dites : Absalom règne à Hébron. … Et le peuple allait croissant auprès d’Absalom (2 Samuel 13:22 ; 15:6, 10, 12).

 

 

Absalom était le troisième fils du roi David. Il était bel homme et vaniteux, spécialement à cause de sa longue et épaisse chevelure — qu’il coupait et pesait tous les ans — mais qui fut sa ruine pour finir. Parce que Amnon, son demi-frère, n’avait pas été châtié pour ce qu’il avait fait à la sœur d’Absalom, celui-ci le haïssait et complota pour le tuer. Il y réussit, et échappa à la peine qu’il aurait dû subir comme meurtrier.

S’étant débarrassé du meurtre, il tourna ses ambitions vers un but plus élevé — devenir roi sur Israël. Il fit son plan, méthodiquement, pour y arriver. Pour impressionner les gens, il avait des chars et des chevaux, et cinquante hommes qui couraient devant lui. Il se levait de bonne heure, rencontrait ceux qui venaient au roi David, les saluant avec bonhomie, et insinuant qu’ils n’obtiendraient pas du roi la justice qu’ils méritaient. Il volait les cœurs des Israélites avec de douces paroles, et réussit à gagner à son bord Akhitophel, le conseiller estimé du roi. Il camoufla tout cela sous des paroles pieuses concernant des sacrifices à offrir et le service de l’Éternel — un chef-d’œuvre de politicien ! « Et la conjuration devint puissante, et le peuple allait croissant auprès d’Absalom » (2 Samuel 15:12).

Tout se déroula selon le plan prévu. David et ceux qui lui étaient fidèles fuirent en hâte de Jérusalem. Absalom et ses forces avancèrent. Ses succès préfigurent l’ascension rapide de l’Antichrist pendant la Grande Tribulation, qui est proche. Il y avait danger imminent pour la vie de David. Mais Absalom avait compté sans Dieu. « Qui maudit son père et sa mère, — sa lampe s’éteindra au sein des ténèbres » (Proverbes 20:20). L’armée d’Absalom fut mise en déroute, et ses ambitions orgueilleuses trouvèrent leur fin dans un grand térébinthe.

 

 

1.9        Adonija — 1 Rois 1:5, 6 — Luc 14:11

The Lord is near  22. 9. 2004

Et Adonija, fils de Hagguith, s’éleva, disant : Moi, je serai roi. Et il se procura des chars et des cavaliers, et cinquante hommes qui couraient devant lui. Et son père ne l’avait jamais chagriné, en disant : Pourquoi fais-tu ainsi ? Et il était aussi un très bel homme ; et sa mère l’avait enfanté après Absalom (1 Rois 1:5, 6).

 

Quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé (Luc 14:11).

 

Il est triste de voir qu’Adonija, le quatrième fils de David, a suivi le mauvais exemple donné par son frère aîné, Absalom. Sa vanité et son orgueil, et un manque de fermeté dans la discipline, de la part de son père, l’amenèrent à s’exalter lui-même. Se dressant contre la volonté expresse de Dieu, précisant que Salomon devait être roi, et contre l’ordre que David avait donné aux princes, d’aider Salomon, il essaya alors de s’assurer le trône, en attirant même dans ses plans et ses préparatifs de vieux serviteurs fidèles de David.

Que c’est tragique, quand des parents laissent leurs enfants faire ce qui leur plaît, sans jamais leur en demander des comptes. Quelle terrible moisson cette semence produit-elle !

« Je serai roi ! » Cela ne nous rappelle-t-il pas les « Je monterai … J’élèverai mon trône … Je m’assiérai » attribués à Lucifer en Ésaïe 14 ? Son but, c’était d’avoir la première place en toutes choses, d’avoir l’honneur que Dieu destinait à son Fils, notre Seigneur Jésus Christ (Colossiens 1:18). Pour atteindre son but, il détourna beaucoup d’autres anges à une ignoble rébellion contre Dieu. Mais sa puissance a été annulée au Calvaire, par Celui qui est glorieux mais s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. (Philippiens 2), tandis que Satan sera bientôt abaissé jusqu’en enfer.

Le coup d’état projeté par Adonija fut déjoué à l’apogée des réjouissances du conspirateur. Ses invités se dispersèrent. Pour assurer sa sécurité, Adonija saisit les cornes de l’autel. Ce faisant, il gagna un temps de répit. Mais il montra bientôt que ni son cœur ni ses voies n’avaient changé, et il fut donc exécuté.

 

 

1.10   Salomon (1) — 2 Chroniques1:7, 8, 10

The Lord is near  29. 9. 2004

Cette même nuit Dieu apparut à Salomon, et lui dit : Demande ce que tu veux que je te donne. Et Salomon dit à Dieu : … maintenant, donne-moi de la sagesse et de la connaissance, et je sortirai et j’entrerai devant ce peuple ; car qui jugera ton peuple qui est si grand ? (2 Chroniques 1:7, 8, 10).

 

David, à mesure que son fils Salomon grandissait, lui enseigna l’importance de la sagesse, et insista pour qu’il acquière la sagesse (Proverbes 4:4-9). Avant sa mort, David a reconnu la sagesse de son fils et l’a pressé d’agir selon cette sagesse, dans des questions où lui-même avouait avoir manqué (1 Rois 2:6, 9). Les parents, aujourd’hui, devraient aussi encourager leurs enfants à acquérir la vraie sagesse et les louer lorsqu’ils font preuve d’une sagesse divine. La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse, nous est-il dit à maintes reprises.

Salomon montra bien qu’il avait pris à cœur les paroles de son père. Cette sagesse nous apparaît lors des premières décisions qu’il prit après son accession au trône. Nous voyons cela spécialement lorsque Dieu lui demande de choisir ce qu’il voudrait recevoir de lui. Un homme réellement pieux se rendra compte qu’il manque de sagesse, et ira la chercher à la source de la sagesse — Dieu lui-même.

Salomon n’a pas demandé la sagesse par vanité ou pour un avantage personnel. Il avait conscience de la responsabilité écrasante que l’Éternel lui avait confiée, jeune et inexpérimenté comme il l’était. Il souhaitait la sagesse pour être capable de bien gouverner le grand peuple de Dieu. Sachons aussi demander la sagesse d’en-Haut pour bien nous comporter dans nos tâches journalières, dans les besoins familiaux, et dans les responsabilités que Dieu nous confie au milieu de son peuple ! Dieu trouvera sa joie à exhausser de telles requêtes. L’apôtre Jacques nous assure que Dieu donne la sagesse libéralement à tous ceux qui la lui demandent « avec foi, ne doutant nullement » (Jacques 1:5, 6).

Dieu fit don à Salomon de la sagesse et de la connaissance, d’une très grande intelligence et d’un cœur très large, et lui donna en plus les richesses, la santé, et les honneurs. La sagesse de Dieu lui donnait la capacité de rendre la justice avec équité. Des rois vinrent pour écouter sa sagesse, car sa renommée se répandait au loin.

 

 

1.11   Salomon (2) — 2 Chroniques 6:13, 14

The Lord is near  6. 10. 2004

Salomon avait fait une estrade d’airain … au milieu de la cour ; et il s’y tint, et fléchit les genoux en face de toute la congrégation d’Israël, et étendit ses mains vers les cieux, et dit : Éternel, Dieu d’Israël ! Il n’y a point de Dieu comme toi, dans les cieux et sur la terre (2 Chroniques 6:13, 14).

 

Quel magnifique exemple Salomon nous donne ici ! Ce roi grand et glorieux, dont tous les rois de la terre recherchaient la présence pour entendre sa sagesse, s’agenouille en public devant l’Éternel et reconnaît sa grandeur et sa fidélité. De Salomon il nous est dit : « Et Salomon aimait l’Éternel » (1 Rois 3:3). Dieu veuille nous accorder plus de tels conducteurs qui aiment réellement le Seigneur et qui l’honorent et lui rendent témoignage publiquement !

C’est cela, la vraie sagesse !

Salomon présente ensuite à l’Éternel plusieurs requêtes précises en relation avec le temple qu’il avait mis sept ans à construire. Ce temple était probablement l’un des édifices les plus splendides et coûteux que l’homme n’ait jamais édifiés. Dieu en avait donné le modèle à David. Construit avec des matériaux de première qualité, par des ouvriers qualifiés, il était entièrement recouvert d’or, à l’intérieur et à l’extérieur.

Lorsque Salomon eut terminé sa prière, le feu descendit du ciel et consuma les sacrifices. La nuée de la gloire de l’Éternel remplit la maison de Dieu, de sorte que les sacrificateurs ne pouvaient s’y tenir pour accomplir leur service. Lorsque le peuple vit tout cela, eux aussi « s’inclinèrent le visage en terre sur le pavement, et se prosternèrent, et célébrèrent l’Éternel : Car il est bon, car sa bonté demeure à toujours ! » (2 Chroniques 7:3).

Les conditions sont bien différentes aujourd’hui. Les changements technologiques n’amènent pas toujours de la bénédiction. Dans bien des pays, les autorités cherchent plutôt à évincer la pensée de Dieu et du Seigneur Jésus dans les affaires publiques. On peut en constater le triste résultat.   

 

 

1.12   Salomon (3) — 1 Rois 4:32, 33

The Lord is near  13. 10. 2004

Et (Salomon) proféra trois mille proverbes, et ses cantiques furent au nombre de mille et cinq. Et il parla sur les arbres, depuis le cèdre qui est sur le Liban, jusqu’à l’hysope qui sort du mur ; et il parla sur les bêtes, et sur les oiseaux, et sur les reptiles, et sur les poissons (1 Rois 4:32, 33).

 

Salomon avait demandé à Dieu de la sagesse et de la connaissance pour juger le peuple de Dieu, et pour savoir discerner le bien et le mal. La sagesse que Dieu lui donna « était plus grande que la sagesse de tous les fils de l’orient et toute la sagesse de l’Égypte ; Et il était plus sage qu’aucun homme » (1 Rois 4:30, 31). Nous voyons dans les détails mentionnés ci-dessus l’ampleur de cette sagesse. Les connaissances de Salomon en biologie rappellent celles d’Adam, à qui il avait été donné de dominer sur la terre, et dont la première tâche fut de donner un nom aux animaux. Dans l’Écriture, le fait de nommer quelqu’un ou quelque chose est en général associé à l’idée de connaissance et d’une position de supériorité par rapport à la chose nommée. Qu’il serait intéressant d’avoir un manuel de biologie écrit par Salomon. Il aurait certainement donné gloire au grand Dieu Créateur plutôt que d’émettre des absurdités évolutionnistes.

Dieu nous a conservé beaucoup des trois mille proverbes de Salomon dans le livre des Proverbes — un livre d’une grande perspicacité, qu’il écrivit à l’intention de son fils — qui garde encore toute sa valeur pour les jeunes d’aujourd’hui, et également pour nous tous. D’autres sages déclarations de Salomon nous sont données dans l’Ecclésiaste, un livre où il porte son regard sur les expériences de sa vie. Là, il considère la vie de l’homme « sous le soleil », en contraste avec ce que nous donne le Nouveau Testament qui présente le chrétien comme béni de « toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » (Éphésiens 1:3). Le vide ressenti lorsqu’on vit uniquement pour le monde se voit clairement dans l’Ecclésiaste.

Des 1005 cantiques que Salomon a écrits, il ne nous en reste qu’un, mais celui-là, c’est « Le cantique des cantiques, qui est de Salomon » (Chapitre 1, verset 1) — un cantique qui rend hommage à Christ, le véritable époux, les délices du cœur de ses rachetés.

 

 

1.13   Salomon (4) — 1 Rois 11:1, 4, 9-10

The Lord is near  20. 10. 2004

Mais le roi Salomon aima beaucoup de femmes étrangères … Au temps de la vieillesse de Salomon … ses femmes détournèrent son cœur après d’autres dieux … Et l’Éternel eut de la colère contre Salomon, parce que son cœur s’était détourné de l’Éternel, le Dieu d’Israël, qui s’était révélé à lui deux fois, et lui avait commandé, à ce sujet, de ne pas aller après d’autres dieux, et il ne garda pas ce que l’Éternel lui avait commandé (1 Rois 11:1, 4, 9-10).

 

Nous disons : C’est incroyable ! — Mais non, c’est absolument vrai. Dieu nous donne ce triste commentaire dans sa Sainte Parole, et il est là pour nous avertir et nous corriger. Comment Salomon, avec toute la sagesse que Dieu lui avait donnée, a-t-il pu faire une chose pareille ? Que pouvons-nous apprendre de son expérience pour nous aider à éviter de faire des fautes désastreuses comme les siennes ?

Un indice utile se trouve justement dans l’un de ses proverbes, où il nous dit que celui « qui se confie en son propre cœur est un sot » (Proverbes 26:28). Dieu avait enseigné explicitement à son peuple terrestre que leurs rois ne devaient pas avoir un grand nombre de femmes (Deutéronome 17:17). Salomon, qui dans sa jeunesse aimait l’Éternel et lui bâtit un temple magnifique, prit 700 femmes princesses, et en plus, 300 concubines ! Peut-être se justifiait-il en se disant qu’il y avait des raisons d’état à certaines de ces alliances, mais Dieu nous dit clairement qu’il « s’attacha à elles par amour ». Le problème de Salomon était une question de cœur ! Il a désobéi et son cœur s’est détourné.

Non seulement Dieu avait donné des avertissements et des instructions sans équivoque dans la Loi, mais Il était apparu personnellement à Salomon à deux reprises, et lui avait commandé de ne pas aller après d’autres dieux. Il semble que ses femmes, l’une après l’autre, l’aient persuadé de construire un haut lieu pour son idole. Elles ont pu lui dire : Tu as bâti un si beau temple pour ton Dieu. Ne peux-tu pas me construire un petit haut lieu pour le mien ? Il ne fallut pas beaucoup de temps pour que la colline qui est près de Jérusalem, le Mont des Oliviers, soit défigurée par ces hauts lieux, et cela pendant 350 ans, jusqu’au règne de Josias.

 

 

1.14   Salomon (5) — 1 Rois 11:11-13

The Lord is near  27. 10. 2004

Et l’Éternel dit à Salomon : Parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas gardé mon alliance et mes statuts, que je t’ai commandés, je t’arracherai certainement le royaume, et je le donnerai à ton serviteur. Seulement, je ne le ferai pas dans tes jours, à cause de David, ton père ; mais je l’arracherai de la main de ton fils. Toutefois je ne lui arracherai pas tout le royaume ; je donnerai une tribu à ton fils, à cause de David, mon serviteur, et à cause de Jérusalem, que j’ai choisie (1 Rois 11:11-13).

 

Dans la dernière partie de sa vie, Salomon n’a pas suivi pleinement l’Éternel. Ses femmes ont détourné son cœur après d’autres dieux, et il a bâti des hauts lieux pour elles, où elles brûlaient de l’encens et sacrifiaient à leurs dieux. Les mariages entre croyants et incroyants, aujourd’hui encore, auront de même des conséquences désastreuses. Il est bien rare que le croyant attire l’incroyant vers les choses d’en-haut. C’est habituellement l’incroyant qui entraîne le croyant vers le bas, avec des résultats lamentables, au point de vue personnel, pour la famille, et même au-delà.

À nouveau Dieu parla à Salomon, mais cette fois-ci, en jugement. Il l’avait averti du désastre qui adviendrait, s’il cessait de le suivre et de garder ses commandements, pour servir et adorer des idoles. Dieu se devait maintenant d’agir conformément à sa parole. En Galates 6:7, nous lisons : « Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera ». Ni la sagesse de Salomon, ni sa richesse, ni sa puissance, ne pouvaient détourner le juste jugement de Dieu. Son royaume lui serait arraché et serait donné à son serviteur.

Dieu agit toujours d’une manière fidèle à sa parole et en accord avec son caractère. C’est pourquoi, ici, conformément à sa parole à David, qu’il appelle « mon serviteur », et à cause de Jérusalem qu’il avait choisie, Dieu diffère d’exécuter son jugement pendant la vie de Salomon.

Dieu adoucit aussi sa sévérité. Il n’enlèverait pas le royaume tout entier, mais donnerait une tribu au fils de Salomon, et ainsi maintiendrait toujours une lampe pour David à Jérusalem.

 

 

2         Rois d’Israël sur les 10 tribus

2.1        Jéroboam (1) — 1 Rois 11:28, 31, 37

The Lord is near  4. 1. 2005

Jéroboam était un fort et vaillant homme ; et Salomon vit que le jeune homme faisait de l’ouvrage, et le préposa sur tout le travail de la maison de Joseph … Ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël … Je te prendrai et tu régneras sur tout ce que ton âme désire, et tu seras roi sur Israël (1 Rois 11:28, 31, 37).

 

Jéroboam, le premier roi d’Israël sur le royaume des dix tribus, était le fils d’une veuve, et un jeune homme plein de promesses. Du point de vue humain, il avait tout pour lui. Lorsque Salomon était en train de fortifier Jérusalem, il remarqua que Jéroboam était adroit, et il le promut à la direction du travail des équipes d’Éphraïm et de Manassé. Mais nous voyons que le roi n’était pas le seul à remarquer ce jeune homme. Dieu, également, avait pris note de ses capacités et de son ambition. Le regard de Dieu considère les voies de l’homme et, plus que cela, il connaît les pensées et les désirs du cœur de chaque homme.

Dieu envoya le prophète Akhija annoncer à Jéroboam que, à cause de l’infidélité du peuple sous le règne de Salomon, il déchirerait le royaume, le retirant de la main de Roboam, le fils de Salomon, et l’établirait lui, Jéroboam, comme roi sur dix tribus, mais que, à cause de ses promesses à David, il ne retirerait pas complètement le royaume à la famille de David, et n’accomplirait pas ces choses pendant la vie de Salomon. Tout en étant toujours fidèle à sa Parole, Dieu ne se hâte pas d’exécuter ses justes jugements.

L’habileté de Jéroboam était une chose louable, mais Dieu recherche plus que simplement des capacités humaines valables. Il regarde au cœur et veut des cœurs qui lui soient entièrement consacrés. C’est pourquoi il dit à Jéroboam : « Si tu écoutes tout ce que je te commanderai, et si tu marches dans mes voies et que tu fasses ce qui est droit à mes yeux, en gardant mes statuts et mes commandements, comme a fait David, mon serviteur, alors je serai avec toi, et je te bâtirai une maison stable, comme je l’ai bâtie pour David, et je te donnerai Israël (verset 38).

 

 

2.2        Jéroboam (2) — 1 Rois 12:26, 28

The Lord is near  11. 1. 2005

Et Jéroboam dit en son cœur : Maintenant le royaume retournera à la maison de David. Si ce peuple monte pour offrir des sacrifices dans la maison de l’Éternel à Jérusalem, le cœur de ce peule retournera à son seigneur … et ils me tueront, et ils retourneront à Roboam, roi de Juda (1 Rois 12:26,28).

 

Dieu, qui sonde les cœurs et qui les connaît à fond, révèle ici les raisonnements intimes du cœur de Jéroboam. Jéroboam ne se confiait pas de tout son cœur en Dieu, dans sa bonté, et dans la parole que Dieu lui avait fait connaître. Au lieu de cela, il fit l’erreur de s’appuyer sur sa propre intelligence. L’Écriture nous dit que celui « qui se confie en son propre cœur est un sot » (Proverbes 28:26).

Satan, dans le cœur de nos premiers parents, a insinué le doute quant à la bonté de Dieu, et les a rapidement convaincus que ce qu’il suggérait, lui, était bien meilleur pour eux. Depuis lors, l’homme a toujours cherché son avantage propre. Sans voir plus loin, il se confie en son propre cœur et s’appuie sur sa propre intelligence. Il pend conseil auprès d’autres hommes qui pensent exactement comme lui. Soit il feint d’ignorer Dieu, soit il se trompe lui-même en croyant qu’il peut s’en sortir en désobéissant à Dieu. Parce que Dieu est « miséricordieux et faisant grâce, lent à la colère, et grand en bonté et en vérité, gardant la bonté envers des milliers de générations, pardonnant l’iniquité, la transgression et le péché », l’homme — parce que cela lui convient — oublie que Dieu est aussi un Dieu « qui ne tient nullement celui qui en est coupable pour innocent, qui visite l’iniquité des pères sur les fils, et sur les fils des fils, sur la troisième et sur la quatrième génération » ! (Exode 34:6, 7)

Jéroboam a institué sa propre religion. Cela a amené la ruine de tous les rois qui lui ont succédé en Israël. Il a fait deux veaux d’or, a construit des hauts lieux, a consacré des sacrificateurs qui n’étaient pas des Lévites, et a établi une fête, « comme la fête qui avait lieu en Juda » (verset 32). Faisons attention de ne pas changer, de ne pas même modifier, les instructions que Dieu nous a données dans sa Parole !

 

 

2.3        Jéroboam (3) — 1 Rois 13:26 — 1 Pierre 4:17

The Lord is near  18. 1. 2005

C’est l’homme de Dieu qui a été rebelle à la parole de l’Éternel, et l’Éternel l’a livré au lion qui l’a déchiré et l’a tué, selon la parole de l’Éternel (1 Rois 13:26).

 

Le temps est venu de commencer le jugement par la maison de Dieu ; mais s’il commence premièrement par nous, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de Dieu ? (1 Pierre 4:17).

 

Jéroboam, comme Caïn, avait institué sa propre religion, une religion qu’il « avait inventée dans son propre cœur » (cf Néhémie 6:8). Alors qu’il faisait brûler de l’encens sur l’autel qu’il avait fait à Béthel — la « maison de Dieu » — un homme de Dieu venant de Juda cria contre cet autel, par la parole de l’Éternel, prédisant la ruine finale du système créé par Jéroboam pour adorer Dieu. Lorsque Jéroboam essaya d’arrêter l’homme de Dieu, il se trouva subitement sans force pour l’atteindre. Sa folie fut publiquement mise au jour.

Cependant, Dieu avait donné à son serviteur des instructions explicites concernant la manière dont il devait se comporter pendant qu’il était dans le pays gouverné par Jéroboam. L’homme de Dieu, en conséquence, a décliné l’offre du roi, de se rafraîchir chez lui et de prendre un présent de sa main. Mais, sur le chemin du retour chez lui, il s’est assis pour se reposer, et un vieux prophète l’a persuadé de venir chez lui et d’y manger du pain. Il lui a dit, en mentant, qu’un ange lui avait ordonné cela. Aucun ange de Dieu ne possède l’autorité pour changer ce que Dieu a dit. Contredire, ou vouloir moderniser ce que Dieu a dit est une grave offense envers notre Dieu, lui qui ne change pas et ne peut mentir. Peu après, un lion a tué l’homme de Dieu de la manière la plus extraordinaire.

Dieu s’attend à ce que ses serviteurs soient des exemples en ce qui concerne l’obéissance à sa Parole. Avant de faire tomber le jugement sur l’infidélité de Jéroboam, il a agi en jugement quant à la désobéissance du serviteur même dont il s’était servi pour prononcer ce jugement sur le roi. Puissions-nous ne jamais oublier quelle responsabilité solennelle c’est, que de représenter Dieu dans ce monde !

 

 

2.4        Jéroboam (4) — 1 Rois 14:1, 3

The Lord is  near  25. 1. 2005

Dans ce temps-là, Abija, fils de Jéroboam, fut malade. Et Jéroboam dit à sa femme : Lève-toi, … et déguise-toi, et qu’on ne sache pas que tu es la femme de Jéroboam, et va-t-en à Silo ; voici, là est Akhija, le prophète, qui a dit de moi que je serais roi sur ce peuple … il te dira ce qui arrivera à l’enfant (1 Rois 14:1, 3).

 

Bien que Jéroboam ait institué pour son peuple une religion de sa propre invention, il est évident que lui-même n’avait pas réellement confiance en elle. Lorsque sa main étendue avait été séchée, il avait demandé à l’homme de Dieu de Juda de prier « l’Éternel ton Dieu », afin que l’usage de sa main puisse lui être rendu. Ici aussi, quand son fils Abija était malade, il envoya sa femme vers le prophète Akhija, maintenant âgé et aveugle, pour savoir ce qui adviendrait de l’enfant. Sa propre religion pouvait peut-être lui être utile pour ses buts politiques, mais non pas lorsque les fonctions de son corps ou de la vie de son fils étaient en jeu ! Ce même principe est vrai de toutes les religions inventées par les hommes.

Il n’y avait toutefois aucune repentance chez Jéroboam. Il était décidé à sauver la face. Sa femme devait se déguiser et prendre avec elle un présent pour aller interroger le vieux prophète Akhija. Ni le prophète aveugle, ni le peuple, ne devaient être au courant de sa démarche. Mais Dieu connaissait toutes choses, et donna à Akhija des instructions précises quant à ce qui arriverait et à ce qu’il aurait à faire.

L’Éternel avait trouvé en cet enfant quelque chose qui lui était agréable. Il le prit auprès de lui avant que le jour du jugement n’éclate sur le reste de la maison de Jéroboam. Ce petit garçon fut le seul membre de la famille de Jéroboam qui reçut un enterrement convenable et pour lequel Israël mena deuil. Malgré sa colère contre le royaume des dix tribus, Dieu se souvint en grâce de cet enfant. « Le juste est recueilli de devant le mal » (Ésaïe 57:1). Cependant, combien l’épreuve a-t-elle dû peser sur le cœur de sa mère ! Car, dès que ses pieds eurent franchi l’entrée de la ville, son fils mourut. Dieu garde toujours sa parole.

 

 

2.5        Nadab — 1 Rois 15:25, 26

The Lord is near  22. 2. 2005

Nadab, fils de Jéroboam …régna sur Israël deux ans. Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, et marcha dans la voie de son père et dans son péché par lequel il avait fait pécher Israël (1 Rois 15:25,26).

 

Nadab est le premier des dix-huit successeurs de Jéroboam comme rois sur la partie nord du royaume d’Israël. Ces rois ont tous fait ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel et ont marché dans la voie de Jéroboam et « dans son péché par lequel il avait fait pécher Israël ». Quelle bien triste énumération !

Quel modèle proposons-nous à nos enfants ? — à nos collègues sur notre lieu de travail ? — pour la génération suivante dans l’assemblée ? — pour ceux qui nous succéderont, où que ce soit ? De la même manière que l’eau, selon la nature, descend la pente, de même il est plus facile, et plus selon la nature, de donner un mauvais exemple qu’un bon exemple. Nous pouvons faire remonter le mauvais état qui nous est si naturel, à travers toutes les générations, jusqu’à notre premier père. Romains 5:12 nous dit que « comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé à tous les hommes, en ce que tous ont péché… »

Toutefois, nous ne pouvons pas excuser notre péché en reportant le blâme sur le modèle qui a été placé devant nous. Nous avons tous véritablement marché dans les convoitises de la chair, « accomplissant les volontés de la chair et des pensées » (Éphésiens 2:3). Mais lorsque nous avons accepté Jésus Christ comme Sauveur et Seigneur, nous avons été faits participants « de la nature divine, ayant échappé à la corruption qui est dans le monde par la convoitise » (2 Pierre 1:4). Le Seigneur Jésus lui-même est maintenant le parfait modèle pour notre vie. Il désire que nous regardions à lui et que nous apprenions de lui.

Nadab a régné sur Israël deux ans. Dieu lui a accordé assez de temps pour qu’il montre clairement s’il voulait suivre les voies de son père Jéroboam ou s’il voulait suivre l’Éternel. Le jugement que Dieu avait prononcé sur Jéroboam et sa famille est tombé sur Nadab alors que, avec le peuple, il assiégeait Guibbethon, une ville des Philistins.

 

 

2.6        Baësha — 1 Rois 16:1, 3

The Lord is near  1. 3. 2005

Et la parole d l’Éternel vint à Jéhu, fils de Hanani, contre Baësha, disant : Parce que je t’ai élevé de la poussière et que je t’ai établi prince sur mon peuple Israël, et que tu as marché dans la voie de Jéroboam, et que tu as fait pécher mon peuple Israël, pour qu’ils me provoquent par leurs péchés : voici, j’ôterai Baësha et sa maison ; et je ferai de ta maison comme j’ai fait de la maison de Jéroboam, fils de Nebath (1 Rois 16:1,3).

 

Bien que Dieu ait agi par les jugements les plus sévères avec la maison de Jéroboam, cela ne changea pas le cœur des fils d’Israël. Baësha, de la tribu d’Issacar, avait été l’instrument de Dieu pour qu’il frappe « toute la maison de Jéroboam ; il ne laissa de Jéroboam personne qui respirât, jusqu’à ce qu’il eût détruit sa maison, selon la parole de l’Éternel … à cause des péchés de Jéroboam, qu’il avait commis et par lesquels il avait fait pécher Israël » (1 Rois 15:29,30).

Israël s’était détourné de l’Éternel. Mais l’Éternel ne les effaça pas complètement. Quoique rebelles et volontaires, ils étaient encore son peuple. Bien des années plus tard, et de façon touchante, il se sert du prophète Osée pour exprimer ses sentiments et relater en détail ses voies à leur égard. Il se lamente : « Que ferai-je de toi, Éphraïm ? Comment te livrerais-je, Israël ? » (Osée 11:8). Il remonte jusqu’au début de l’histoire d’Israël, au moment où Jacob tenait le talon d’Ésaü dans le sein de leur mère, et au combat de Jacob avec Dieu à Péniel (Osée 12:3,4). De multiples fois, l’Éternel avait été provoqué à colère par les péchés de son peuple. Et pourtant ils étaient toujours son peuple. Il les aimait encore.

Baësha, l’instrument de Dieu en jugement pour exterminer la maison de Jéroboam, avait maintenant devant lui le même jugement qu’il avait assigné à d’autres. Il nous est bien facile de condamner les autres et d’agir avec dureté envers eux quant à leurs péchés. Mais quelle chose solennelle, si ensuite nous commettons nous-mêmes les mêmes péchés. Cela n’a pas une importance négligeable devant Dieu.

 

 

2.7        Éla — 1 Rois 16:8, 10

The Lord is near  29. 3. 2005

Éla, fils de Baësha, commença de régner sur Israël à Thirtsa, et il régna deux ans. Et son serviteur Zimri, chef de la moitié de ses chars, conspira contre lui. Et il était à Thirtsa, buvant et s’enivrant dans la maison d’Artsa, qui était préposé sur sa maison à Thirtsa. Et Zimri y alla et le frappa, et le mit à mort (1 Rois 16:8, 10).

 

Combien cela est tragique : le roi Éla se laissant aller à ses désirs charnels, buvant jusqu’à être ivre ! son serviteur Artsa l’encourageant à se dévoyer ! Et tout cela pendant que le peuple était campé contre Guibbethon, une ville des Philistins ! Il n’y a rien d’étonnant à ce que l’un de ses officiers supérieurs profite de l’occasion pour l’assassiner ! Même si pareille action était, et est toujours mauvaise, nous aurions tendance à avoir plus de sympathie pour Zimri que pour Éla, le roi ivre. Nous ne pouvons pas non plus oublier que « la colère de l’homme louera (l’Éternel) », et qu’il se « ceindra du reste de la colère » (Psaume 76:10). C’est ainsi que le jugement de Dieu s’est abattu sur la maison de Baësha.

La tendance à ne rien se refuser est un défaut très commun chez l’humain. Lorsque nous regardons la longue liste des œuvres de la chair en Galates 5, ou l’état dépravé qui caractérise les hommes dans les temps fâcheux des derniers jours, en 2 Timothée 3 — ces temps dans lesquels nous vivons — la satisfaction du moi est absolument évidente et s’accompagne de maints péchés similaires.

Quel contraste nous voyons dans le Seigneur Jésus. « Le Christ n’a pas cherché à plaire à lui-même », lisons-nous en Romains 15:3. Lui seul pouvait dire : « Moi, je fais toujours ce qui lui est agréable » (au Père, qui l’avait envoyé (Jean 8:29). Personne n’aurait pu le contredire en cela, mais plutôt « Comme il disait cela, beaucoup crurent en lui » (verset 30). La maîtrise de soi est aussi l’un des fruits de l’Esprit qui sont tellement précieux, en Galates 5. « Contre de telles choses, il n’y a pas de loi ».

David (en 2 Samuel 11), Belshatsar (en Daniel 5), et Éla, ici, ont tous satisfait leurs penchants charnels pendant que leur peuple était à la guerre. Pour chacun d’eux, et pour combien d’autres comme eux, les résultats en ont été tragiques.

 

 

2.8        Zimri — 1 Rois 16:18, 19

The Lord is near  5. 4. 2005

Et il arriva que, quand Zimri vit que la ville était prise, il entra dans le palais de la maison du roi, et brûla par le feu la maison du roi sur lui ; et il mourut à cause de ses péchés qu’il avait commis en faisant ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, en marchant dans la voie de Jéroboam et dans son péché qu’il fit pour faire pécher Israël (1 Rois 16:18,19).

 

Zimri, qui avait conspiré contre Éla, le fils de Baësha, et l’avait tué, fit disparaître, rapidement et complètement, la maison de Baësha, allant jusqu’à tuer tous ses amis. Mais son énergie s’arrêta là. Il ne fit absolument aucun effort pour se repentir, pour se tourner vers l’Éternel, ou pour marcher dans ses voies. Sa brutalité était entièrement orientée vers son avantage propre et le conduisit rapidement au désastre, pour Israël comme pour lui-même.

Zimri avait fomenté une conspiration, mais il n’avait pas le peuple de son côté. Cela conduisit à une guerre civile étendue. Les premières opérations furent dirigées contre Zimri lui-même. Assiégé dans sa capitale, Thirtsa, lorsque la ville tomba, il se suicida, en brûlant la citadelle du palais sur sa propre tête. S’il ne pouvait pas l’avoir, personne d’autre ne l’aurait ! Quelle fin terrible pour la vie de cet homme téméraire et impulsif ! Mais les flammes qu’il alluma, dans lesquelles sa vie trouva une fin horrible, n’étaient rien comparées à celles qu’il endurera pendant l’éternité dans les tourments de l’enfer.

Dieu, qui sonde les cœurs, connaissait bien le cœur de Zimri. Il n’a pas à nous rendre des comptes. Zimri « mourut à cause de ses péchés qu’il avait commis en faisant ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel ». Dieu les avait tous observés. Le Juge de toute la terre fera toujours ce qui est juste. Que Dieu permette à l’homme de poursuivre dans ses péchés pendant de longues années ou pendant seulement une semaine, comme dans le cas de Zimri, importe peu. Toutes les voies de Dieu sont justes et ne peuvent être remises en question. Par sa grâce, son offre de salut est encore offerte. Acceptez-la pendant que vous le pouvez. Il se pourrait bien que demain, ce soit trop tard.

 

 

2.9        Omri — 1 Rois 16:22, 24

The Lord is near  12. 4. 2005

Et le peuple qui suivit Omri prévalut sur le peuple qui suivit Thibni, fils de Guinath ; et Thibni mourut, et Omri régna. …Et il acheta de Shémer la montagne de Samarie pour deux talents d’argent ; et il bâtit sur la montagne et appela le nom de la ville qu’il bâtit Samarie, selon le nom de Shémer, propriétaire de la montagne (1 Rois 16. 22. 24).

 

Omri était le chef de l’armée d’Éla. Après l’assassinat d’Éla par Zimri, Omri arrêta de combattre contre les Philistins à Guibbethon, et assiégea Thirtsa, la capitale. A-t-elle été détruite en même temps que le palais ? Zimri a été rapidement vaincu, mais alors le peuple a été divisé, les uns suivant Omri, les autres, son rival, Thibni. La guerre civile qui s’ensuivit semble avoir duré au moins quatre ans, jusqu’à ce que Thibni meure, et qu’Omri soit affermi sur le trône d’Israël.

Omri, qui était un homme puissant et ambitieux, acheta une colline et y bâtit une nouvelle capitale, Samarie. Cette ville se retrouve ensuite fréquemment dans l’histoire du royaume des dix tribus, au nord d’Israël, et les prophètes nomment souvent ce royaume du nord, Samarie.

Omri a dû fortement impressionner les nations voisines, car dans les chroniques subséquentes de l’Assyrien ennemi, Israël est appelé la maison d’Omri après même que sa dynastie n’ait plus été au pouvoir.

Qu’il est tragique de voir les Israélites se battre entre eux ! La guerre contre les Philistins, les vrais ennemis du peuple de Dieu, était interrompue pendant que le peuple d’Israël suivait des conducteurs qu’ils s’étaient eux-mêmes choisis. Il n’est pas fait mention d’un effort quelconque en vue de s’assurer de la volonté de Dieu dans l’affaire. Cela est triste à dire, mais ne voyons-nous pas aujourd’hui la même chose au milieu du peuple de Dieu ? Les Corinthiens, si richement doués, prenaient parti pour l’un ou l’autre de ceux que Dieu employait à son service à cette époque. « Moi, je suis de Paul ; et moi, d’Apollos ; et moi, de Céphas ; et moi, de Christ » (1 Corinthiens 1:12), c’était là leur cri de bataille. Nous abandonnons notre véritable combat pendant que nous nous disputons !

 

 

2.10   Achab (1) — 1 Rois 16:30-33

The Lord is near  10. 5. 2005

Et Achab, fils d’Omri, fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, plus que tous ceux qui avaient été avant lui… il prit pour femme Jézabel, fille d’Ethbaal, roi des Sidoniens, et alla et servit Baal, et se prosterna devant lui, et dressa un autel à Baal dans la maison de Baal qu’il bâtit à Samarie. Et Achab fit une ashère ; et Achab fit plus que tous les rois d’Israël qui avaient été avant lui, pour provoquer à colère l’Éternel, le Dieu d’Israël (1 Rois 16:30-33).

 

Les rois d’Israël allèrent rapidement de mal en pis. Omri « fit pis que tous ceux qui avaient été avant lui » (verset 25). Et maintenant, Achab fait encore pis. À mesure que Dieu met son histoire devant nos yeux, il revient toujours à cette triste constatation : « tu t’es vendu pour faire ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel … (Certainement il n’y eut point de roi comme Achab, qui se vendit pour faire ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, sa femme Jézabel le poussant. Et il agit très abominablement, en allant après les idoles, selon tout ce que faisaient les Amoréens que l’Éternel avaient dépossédés devant les fils d’Israël) » (1 Rois 21:20, 25-26). Incité par sa femme Jézabel, une princesse païenne de la contrée voisine de Sidon, Achab défie l’Éternel à plusieurs reprises. Il adopte la religion de sa femme. Israël avait souvent, dans le passé, été infidèle à Dieu, en suivant ces abominables idoles de la fertilité. Des conséquences amères en étaient résultées. Maintenant, Achab adopte officiellement ces dieux païens. Il construit un temple et érige un autel pour Baal dans sa nouvelle capitale, Samarie. Jézabel, comme nous le voyons par la suite, fit mourir de nombreux prophètes de l’Éternel, et elle protégeait et entretenait au moins 850 prophètes idolâtres. La lumière et les ténèbres ne peuvent jamais cohabiter harmonieusement, ils sont totalement incompatibles !

L’esprit de rébellion d’Achab envers l’Éternel poussa l’un de ses sujets à reconstruire Jéricho, mettant ainsi au défi la parole de Dieu transmise par Josué. En conséquence, l’aîné et le plus jeune de ses fils moururent. Il est toujours imprudent de défier Dieu.

 

 

2.11   Achab (2) — 1 Rois 18:17-20

The Lord is near  17. 5. 2005

Quand Achab vit Élie, Achab lui dit : Est-ce bien toi — celui qui trouble Israël ? Et il dit : Je ne trouble pas Israël, mais c’est toi et la maison de ton père … Et maintenant, envoie, rassemble vers moi tout Israël, à la montagne du Carmel, et les … prophètes de Baal … Et Achab envoya … et rassembla les prophètes à la montagne du Carmel (1 Rois 18:17-20).

 

En instituant en Israël le culte de Baal et de l’ashère, Achab avait défié Dieu et troublé Israël. Élie, un prophète venant de l’est du Jourdain, avait prié avec instance pour que Dieu retienne la pluie et la rosée de venir sur le pays jusqu’à ce que le peuple reconnaisse l’Éternel comme étant Dieu. Il s’était ensuite hardiment opposé à Achab en lui faisant la déclaration du passage ci-dessus. À la suite de cela, suivant le commandement de Dieu, il était allé se cacher. Dieu l’avait conservé miraculeusement pendant les trois ans et demi de sécheresse, et l’envoyait maintenant à nouveau affronter ce roi impie.

« Les justes sont pleins d’assurance comme un jeune lion », nous dit Proverbes 28:1. Ce verset est bien illustré par la manière dont Élie aborde de front le roi Achab. Ce prophète, qui avait affirmé hardiment « L’Éternel, … devant qui je me tiens, est vivant » (1 Rois 17:1), se tient une nouvelle fois sans peur devant le roi. Lorsque Élie lui en intime l’ordre, le roi va à sa rencontre. Élie refuse le reproche que lui fait Achab, de troubler Israël, et renvoie hardiment ce reproche à la face du roi impie, en lui donnant des preuves irréfutables de ce fait. Puis il dit au roi d’assembler tout Israël autour de lui, et en particulier les 850 prophètes idolâtres de Baal et des ashères, patronnés par la reine Jézabel. Élie, le prophète de l’Éternel, prend en main toute la situation, et par la foi, l’obéissance et la prière, remporte une victoire éclatante.

Cela ne nous fait-il pas penser au Seigneur Jésus ? Lorsqu’il était accusé et calomnié faussement et méchamment, c’était Lui, et non pas ses ennemis ou son juge sans caractère, qui dominait la situation. Cependant, quel miracle ! dans son immense amour, il a, de son plein gré, donné sa vie pour nous et remporté la victoire !

 

 

2.12   Achab (3) — 1 Rois 20:13

The Lord is near  24. 5. 2005

Et voici, un prophète s’approcha d’Achab, roi d’Israël, et dit : Ainsi dit l’Éternel : vois-tu toute cette grande multitude ? Voici, je l’ai livrée aujourd’hui en ta main, et tu sauras que moi, je suis l’Éternel (1 Rois 20:13).

 

Combien grande est la patience de Dieu en support ! Malgré la méchanceté consommée d’Achab, Dieu lui promet la victoire sur l’armée de Ben-Hadad, roi de Syrie, qui avait envahi le pays. Ben-Hadad, qui cherchait une occasion pour déclarer la guerre, exigea d’abord l’argent, l’or, les femmes et les enfants d’Achab. Achab aurait consenti à cela, mais alors le roi ennemi exigea encore plus. Il réclamait le droit d’envoyer ses serviteurs fouiller la maison d’Achab et celles de ses serviteurs, et d’emporter toutes les choses auxquelles ils tenaient le plus. Les anciens d’Israël ont conseillé à Achab de ne pas céder à cette demande extravagante, et le roi au caractère faible a envoyé dire à Ben Hadad qu’il ne pouvait consentir à ses exigences.

Auparavant, sur le mont Carmel, Dieu avait envoyé le feu du ciel qui consuma le sacrifice d’Élie, et le peuple s’était écrié à deux reprises : « L’Éternel, c’est lui qui est Dieu ». L’Éternel promettait maintenant à Achab — qui avait été témoin de cette scène, et avait vu mettre à mort les 850 prophètes idolâtres — la victoire sur l’ennemi syrien. Ce n’était pas parce qu’Israël méritait cette délivrance. Non, car Dieu dit à Achab : « tu sauras que moi, je suis l’Éternel ». L’Éternel donnerait ainsi la preuve de ce qu’il est, Lui. Est-ce qu’Israël, et Achab, allaient se repentir et revenir à l’Éternel ? ou ignorer, ainsi que le dit Romains 2:4, « que la bonté de Dieu te pousse à la repentance » ?

Bien que Dieu ait tenu sa parole et permis à Achab d’infliger « aux Syriens une grande défaite », ceux-ci ne renoncèrent pas à leurs ambitions. En invoquant l’idée que les dieux d’Israël sont des dieux de montagne et non pas de plaine, ils reprirent le combat contre Israël. Dieu connaissait bien leurs raisonnements. Il accorda de nouveau à Achab une victoire éclatante sur eux, en déclarant encore une fois à Israël : « Vous saurez que je suis l’Éternel ».

 

 

2.13   Achab (4) — 1 Rois 20:42, 43

The Lord is near  31. 5. 2005

Ainsi dit l’Éternel : Parce que tu as laissé aller d’entre tes mains l’homme que j’avais voué à la destruction, ta vie sera pour sa vie, et ton peuple pour son peuple. Et le roi d’Israël alla en sa maison, triste et irrité, et il vint à Samarie (1 Rois 20:42, 43).

 

L’Éternel avait donné par deux fois à Achab des victoires éclatantes sur les Syriens. Ben Hadad, le roi des Syriens, qui avait qualifié l’Éternel de roi des montagnes et non de la plaine, avait dû s’enfuir dans la honte et la défaite. Mais Achab lui avait épargné la vie et l’avait même nommé son frère. Il avait fait alliance avec lui, l’avait fait monter dans son char, et l’avait renvoyé en paix.

Il pourrait sembler de bonne politique de traiter son ennemi avec autant de magnanimité, mais l’Éternel envoya un prophète à Achab pour le mettre en face de son manquement. Il lui fit connaître le déplaisir de Dieu quant à la manière dont il avait agi, et lui fit savoir les conséquences de sa conduite. Le roi syrien avait fait un affront à l’Éternel, et à cause de cela l’Éternel l’avait destiné à la destruction. Achab, comme le roi Saül avec les Amalékites (1 Samuel 15) avait failli quant à son devoir de mettre à exécution le propos de Dieu contre le roi impie. Tout comme il en avait été pour Saül, Achab devrait payer pour sa faute : il mourrait un jour par la main des Syriens. « Maudit celui qui fera l’œuvre de l’Éternel frauduleusement (lâchement) ! Maudit celui qui retiendra son épée loin du sang ! » (Jérémie 48:10), ainsi que Dieu le déclarerait plus tard par le prophète Jérémie.

Qu’en est-il de nous ? Manquons-nous à faire bon usage des occasions que Dieu nous donne ? Obéissons-nous sans discussion aux directions que Dieu nous donne, ou bien justifions-nous une désobéissance par des excuses de toutes sortes ? Et quelles attitudes affichons-nous ? Dans la société actuelle, beaucoup considèrent la tolérance comme la plus grande des vertus — sauf en ce qui concerne les chrétiens qui s’en tiennent fermement aux convictions bibliques, qu’on ne devrait pas tolérer davantage que leur Maître l’a été quand il était sur la terre ! Puissions-nous être zélés dans l’obéissance !

 

 

2.14   Achab (5) — 1 Rois 21:2

The Lord is near  7. 6. 2005

Achab parla à Naboth, disant : Donne-moi ta vigne afin que j’en fasse un jardin potager … et je te donnerai à sa place une meilleure vigne que celle-là, ou, si cela est bon à tes yeux, je te donnerai l’argent que vaut celle-ci. Et Naboth dit à Achab : Que l’Éternel me garde de te donner l’héritage de mes pères (1 Rois 21.2).

 

À première vue, l’offre d’Achab, qui voulait acheter la vigne de Naboth, semble à la fois raisonnable et loyale. Omri, le père d’Achab, avait de même acheté une colline, et y avait bâti une ville, Samarie. Achab voulait avoir le terrain de Naboth pour en faire un jardin potager, commode pour l’usage de la cuisine du château. Mais le pays appartenait à Dieu, et il avait défendu à son peuple de le vendre de façon durable. De plus, la terre devait rester dans la tribu à laquelle Dieu l’avait attribuée. Ainsi, le refus de Naboth, de renoncer à son héritage, était simplement un acte d’obéissance à Dieu. Sa fidélité lui coûta la vie, par la complicité de Jézabel.

Dieu nous a donné, comme chrétiens, plus même que l’héritage « incorruptible, sans souillure, inaltérable, conservé dans les cieux » pour nous, mentionné en 1 Pierre 1:5. Déjà dans la vie présente, nous pouvons jouir d’un précieux « héritage avec tous les sanctifiés » (Actes 20:32). Nous en trouvons les éléments dans la Parole de Dieu. Paul exhortait les Thessaloniciens : « Demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues de notre part, soit oralement, soit par lettre » (2 Thessaloniciens 2:15). En écrivant aux Corinthiens, il leur dit : « Soyez mes imitateurs … Je vous loue de ce qu’en toutes choses, vous vous souvenez de moi et de ce que vous gardez les instructions comme je vous les ai données » (1 Corinthiens 11:1,2). L’Ancien Testament nous met en garde à maintes reprises contre le fait de déplacer les bornes anciennes que les pères ont posées (Deutéronome, Job, Proverbes).

Satan se réjouit quand il peut nous dérober notre héritage spirituel. Quand il ne peut pas le faire complètement, il nous offre quelque chose en échange — l’influence, l’argent, la popularité, même de plus grandes occasions de service ! Soyons fidèles et obéissants pour rester dans le sentier dont Dieu nous a confié la connaissance.

 

 

2.15   Achab (6) — 1 Rois 18:17 ; 21:20 ; 22:8

The Lord is near  14. 6. 2005

Et il arriva que, quand Achab vit Élie, Achab lui dit : Est-ce bien toi — celui qui trouble Israël ? … Achab dit à Élie : M’as-tu trouvé, mon ennemi ? … Et le roi d’Israël dit à Josaphat : Il y a encore un homme pour consulter l’Éternel par lui ; mais je le hais, car il ne prophétise pas du bien à mon égard, mais du mal ; c’est Michée, fils de Jimla (1 Rois 18:17 ; 21:20 ; 22:8).

 

Comme nous pouvions bien nous y attendre, le méchant roi Achab n’aimait pas Élie ni aucun des fidèles prophètes de l’Éternel. Il nomme Élie celui qui trouble Israël, mon ennemi. De Michée, le fils de Jimla, il dit sans ambages : Je le hais. En réponse aux prières d’Élie, il n’y avait eu ni pluie ni rosée sur Israël pendant trois ans et demi. Et Élie n’hésite pas à réprimander Achab et à prononcer sur lui le jugement de Dieu. Michée, le fils de Jimla, était de la même trempe. Bien qu’on lui ait dit que les prophètes, « d’une seule bouche, annoncent du bien au roi », et qu’on lui ait conseillé de parler dans le même sens, il refusa tout net, disant résolument : « L’Éternel est vivant, que ce que l’Éternel me dira, je l’annoncerai ».

De nombreux prophètes de Dieu ont scellé leur ministère de leur vie. Ils ont été haïs, calomniés, et persécutés, parce qu’ils dénonçaient le mal sans crainte et sans compromis, leur vie de piété justifiant leurs paroles. Voyez Jean le baptiseur, l’Élie du Nouveau Testament. Et notre Seigneur Jésus lui-même pouvait dire par la parole prophétique : « Ceux qui me haïssent sans cause sont plus nombreux que les cheveux de ma tête ; ceux qui voudraient me perdre, qui sont à tort mes ennemis, sont puissants » (Psaume 69:4). Quand les Juifs prirent des pierres pour le lapider, Il leur dit : « Je vous ai fait voir plusieurs bonnes œuvres de la part de mon Père ; pour laquelle de ces œuvres me lapidez-vous » (Jean 10:31, 32).

À mesure que le mal s’accroît dans le monde, nous pouvons nous attendre à ce que les hommes méchants montrent leur haine contre Dieu et contre ses serviteurs fidèles de manière toujours plus criante.

 

 

2.16   Achab (7) — 1 Rois 21:27-29

The Lord is near  21. 6. 2005

Et il arriva, quand Achab entendit ces paroles, qu’il déchira ses vêtements, et mit un sac sur sa chair, et jeûna ; et il couchait avec le sac et marchait doucement. Et la parole de l’Éternel vint à Élie, le Thishbite, disant : Vois-tu comment Achab s’est humilié devant moi ? Parce qu’il s’est humilié devant moi, je ne ferai pas venir le mal de ses jours ; mais dans les jours de son fils, je ferai venir le mal sur sa maison (1 Rois 21:27-29).

 

Combien notre Dieu est plein de grâce ! La carrière d’Achab avait été continuellement mauvaise. Jézabel, sa femme, l’avait toujours incité à mal faire. Elle avait programmé le meurtre judiciaire de Naboth, et Achab était allé prendre possession de la vigne qu’il avait convoitée. Élie, le serviteur de l’Éternel, était maintenant envoyé là pour prononcer le jugement imminent de Dieu sur eux deux.

Nous sommes peut-être étonnés de voir maintenant Achab s’humilier devant Dieu. Ce qui nous étonne encore davantage, c’est que Dieu accepte l’humiliation d’Achab, attire sur elle l’attention d’Élie, et repousse l’exécution de son jugement jusqu’à la génération suivante.

Le jugement est, pour l’Éternel, une « œuvre étrange », un « travail inaccoutumé », comme nous le lisons en Ésaïe 28:21. Et en Ézéchiel 33: 11, Dieu nous dit : « Je suis vivant, dit le Seigneur, l’Éternel, si je prends plaisir en la mort du méchant … Mais plutôt à ce que le méchant se détourne de sa voie et qu’il vive ! … Détournez-vous de vos mauvaises voies ; et pourquoi mourriez-vous ? » Dieu tend encore la main, même au plus grand des pécheurs. Personne n’est trop mauvais pour que Dieu lui pardonne. « Le sang de Jésus Christ son Fils, nous purifie de tout péché » (1 Jean 1:7) ! Sur cette base de justice, Dieu peut pardonner.

Nous voyons ensuite que l’humiliation d’Achab n’était pas cette « tristesse qui est selon Dieu », qui « produit une repentance salutaire dont on n’a pas de regret » (2 Corinthiens 7:10), celle qui plaît tellement à Dieu. Il ne se montra pas pur dans l’affaire. Néanmoins, nous pouvons quand même être reconnaissants de cette humiliation, car elle nous permet d’apprécier la grandeur du cœur de Dieu, de notre Dieu qui pardonne.

 

 

2.17   Achab (8) — 1 Rois 22:30, 34, 37

The Lord is near  28. 6. 2005

Et le roi d’Israël se déguisa et fut à la bataille … Et un homme tira de l’arc à l’aventure et frappa le roi d’Israël entre les pièces d’attache et la cuirasse. Et Achab dit au conducteur de son char : Tourne ta main, et mène-moi hors de l’armée, car je suis blessé …Et le roi mourut, et on l’amena à Samarie (1 Rois 22. 30, 34, 37).

 

Dieu avait décidé qu’Achab mourrait à Ramoth de Galaad, la ville qu’il essayait de reprendre aux Syriens. Achab avait persuadé Josaphat, le roi de Juda, d’aller avec lui dans cette campagne. Michée, le fils de Jimla, avait prophétisé la mort d’Achab. Bien qu’Achab ait haï Michée, en même temps il craignait pour sa vie et prit des mesures lâches pour essayer d’empêcher que la prophétie de Michée ne s’accomplisse. Le roi syrien, dont Achab avait épargné la vie peu de temps auparavant, ordonna à ses capitaines de ne combattre que contre Achab, le roi d’Israël. Aussi celui-ci demanda à Josaphat d’aller au combat avec ses vêtements royaux, comme s’il commandait l’armée, tandis que lui porterait un déguisement.

Mais l’homme ne trompe que lui-même s’il croit pouvoir détourner Dieu de ses desseins par des stratagèmes aussi mesquins. Lorsque Josaphat a crié à l’Éternel, Dieu a éloigné de lui ceux qui l’attaquaient. Mais une flèche, tirée à l’aventure, peut-être même en désobéissance aux ordres reçus, frappa Achab à un endroit vital, entre les joints de son armure. Blessé et perdant son sang, il fut transporté dans son char, à la vue des Syriens, mais mourut le même soir, et son corps fut emmené à Samarie.

Le caractère d’Achab n’est certainement admirable à aucun point de vue. Dieu avait déjà noté à deux reprises qu’il était rentré chez lui, triste et irrité, et, en l’une de ces occasions, se couchant sur son lit et refusant de manger. Devant Dieu, les actions sont pesées. Tandis que les hommes pourraient faire grand cas du « reste des actes d’Achab, et tout ce qu’il fit, et la maison d’ivoire qu’il bâtit, et toutes les villes qu’il bâtit » (1 Rois 22:39), Dieu nous présente cet homme méchant tel qu’il le voit Lui-même.

 

 

2.18   Achazia (1) — 2 Rois 1:2, 4

The Lord is near  5. 7. 2005

Et Achazia tomba par le treillis de sa chambre haute qui était à Samarie, et en fut malade. Et il envoya des messagers, et leur dit : Allez, consultez Baal-Zébub, dieu d’Ékron, pour savoir si je relèverai de cette maladie. Et l’ange de l’Éternel dit à Élie, le Tshishbite : Lève-toi, monte à la rencontre des messagers du roi de Samarie, et dis-leur : Est-ce parce qu’il n’y a point de Dieu en Israël que vous allez consulter Baal-Zébub, dieu d’Ékron ? Et c’est pourquoi, ainsi dit l’Éternel : Tu ne descendras pas du lit sur lequel tu es monté, car tu mourras certainement (2 Rois 1:2,4).

 

Achazia, le fils et successeur d’Achab, montra bien vite qu’il ne tenait pas compte de l’Éternel. Nous lisons à propos de lui : « il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, et il marcha dans la voie de son père et dans la voie de sa mère, et dans la voie de Jéroboam, fils de Nebath, qui fit pécher Israël » (1 Rois 22:53). Ce sur quoi Dieu insiste principalement dans la vie de ce roi, c’est la manière dont il agit à propos des mauvaises suites d’un accident, qui s’avéreraient d’ailleurs fatales. Dieu nous met souvent à l’épreuve par des choses, apparemment de peu d’importance, mais qui révèlent la condition véritable de nos cœurs. Sans tenir aucun compte des leçons douloureuses qu’Achab, son père, avait dû apprendre, Achazia excluait complètement Dieu de ses pensées — chose aussi insensée que dangereuse. Il envoya des messagers s’enquérir auprès du seigneur des mouches, Baal-Zébub, le dieu de la ville philistine d’Ékron, associé à des guérisons. L’Éternel chargea Élie d’arrêter les messagers et, par leur moyen, d’annoncer au roi son destin fatal imminent.

Où plaçons-nous notre confiance, lorsque nous sommes malades ou accidentés ? Nous pouvons certainement être reconnaissants d’avoir des médecins et d’autres praticiens de la santé, des médicaments, des équipements médicaux et des tests de toute sorte. Nous avons la liberté, devant Dieu, d’en faire librement usage. Mais notre confiance ne doit pas être dans les personnes ou dans les choses, mais dans le Seigneur seul !

 

 

2.19   Achazia (2) — 2 Rois 1:8-10

The Lord is near  12. 7. 2005

(Achazia) dit : C’est Élie, le Thishbite. Et il envoya vers lui un chef de cinquantaine et sa cinquantaine ; et il monta vers lui. Et voici, il était assis au sommet d’une montagne. Et il lui dit : Homme de Dieu, le roi dit : Descends ! Et Élie répondit et dit au chef de cinquantaine : Si je suis un homme de Dieu, que le feu descende des cieux et te dévore, toi et ta cinquantaine ! Et le feu descendit des cieux, et le dévora, lui et sa cinquantaine (2 Rois 1:8-10).

 

Le roi Achazia reconnut, d’après la description de ses messagers, que c’était Élie qui leur avait dit qu’il ne se guérirait pas de sa blessure, mais qu’il allait mourir. Lui, comme tout Israël, savait qui était Élie, un homme de Dieu. — Le roi envoya alors un détachement de soldats pour l’arrêter. Le capitaine lui ordonna sèchement : « Le roi dit : Descends ! ». Tout au long des années, de nombreux hommes de Dieu (et aussi des femmes croyantes) ont été interpellés ainsi par les autorités. Encore aujourd’hui, dans nombre de pays, la police ou les militaires harcèlent les chrétiens et leur infligent des amendes, des tortures, et l’emprisonnement.

Même quand l’inimitié des autorités impies ne se manifeste pas aussi grossièrement, leur opposition se fait tout de même sentir. L’État veut avoir le gouvernement absolu. Pilate a dit au Seigneur Jésus : « Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher et que j’ai le pouvoir de te crucifier ? » (Jean 19:10). Mais Dieu a l’autorité suprême. Élie demanda que le feu du ciel descende sur ce capitaine insolent et sa cinquantaine, et un peu plus tard, sur un second capitaine encore plus effronté. Ce qu’il fit là, était juste — le méchant roi Achazia lançait vraiment un défi à Dieu.

Dieu a encore aujourd’hui la même puissance pour agir afin de protéger les siens. Mais nous vivons dans le temps de la grâce, et nous devons montrer le même esprit que notre Seigneur, qui a enduré les peines, les insultes et les injures en souffrant à tort, lui « qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas l’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement » (1 Pierre 2:23).

 

 

2.20   Joram (1) — 2 Rois 3:9, 10

The Lord is near  19. 7. 2005

Et le roi d’Israël, et le roi de Juda, et le roi d’Édom, partirent ; et ils firent un circuit de sept jours de chemin. Et il n’y avait pas d’eau pour l’armée et pour le bétail qui les suivaient. Et le roi d’Israël dit : Hélas ! L’Éternel a appelé ces trois rois pour les livrer en la main de Moab (2 Rois 3:9,10).

 

Joram, un autre fils d’Achab, succéda, sur le trône d’Israël à son frère Achazia, qui n’avait pas de fils. Dieu précise qu’il fit le mal aux yeux de l’Éternel, mais non pas comme son père et sa mère. Même s’il supprima le culte de Baal, il ne se détourna pas de l’idolâtrie introduite par Jéroboam, mais persista en cela.

À la mort d’Achab, Moab, qui avait été soumis par David, presque un siècle et demi plus tôt, se rebella contre Israël. Rien n’avait été entrepris pendant le règne bref d’Achazia pour rétablir l’ancien état de choses, mais maintenant Joram demanda à Josaphat, le roi de Juda, et au roi d’Édom, qui était soumis à Juda, de l’aider à combattre Moab.

En prenant un chemin détourné par le désert d’Édom, ces rois se trouvèrent devant un grave problème : il n’y avait pas d’eau. La réponse de Joram correspond bien à son caractère, comme nous le verrons encore dans d’autres occasions : c’était de blâmer l’Éternel. C’est lui qui avait demandé l’aide de Josaphat, mais maintenant il reproche à l’Éternel d’avoir rassemblé ces trois rois, comme il le dit, pour les livrer dans la main de Moab !

N’est-ce pas là la réaction typique des hommes et des femmes incroyants quand ils rencontrent des difficultés ? Ils se mettent eux-mêmes dans l’embarras, et ensuite ils blâment Dieu quant à leurs problèmes. Même si ceux-ci ne les concernent pas personnellement, ils les reprochent à Dieu, souvent en récriminant : Si Dieu est amour, pourquoi fait-il ceci, ou permet-il cela ?

Dieu, qui est saint et juste, est aussi un Dieu d’amour, comme nous le lisons dans cet épisode : le lendemain matin, il procura miraculeusement de l’eau pour les trois armées, et leur accorda de plus une grande victoire sur les Moabites.

 

 

2.21   Joram (2) — 2 Rois 5:8

The Lord is near  26. 7. 2005

Lorsque Élisée, homme de Dieu, eut entendu que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il envoya dire au roi : Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Qu’il (Naaman) vienne, je te prie, vers moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël (2 Rois 5:8).

 

Le roi de Syrie avait envoyé Naaman, le commandant de son armée, au roi d’Israël, avec une lettre lui intimant : « Voici, je t’ai envoyé Naaman, mon serviteur, afin que tu le délivres de sa lèpre ». La servante de la femme de Naaman, une petite fille Israélite, avait parlé du prophète qui était à Samarie, en disant qu’il guérirait son maître de la terrible maladie. Joram, naturellement, ne savait rien de tout cela, mais se trouvait dans un cruel embarras par la demande impossible à satisfaire qui lui était faite.

En proie à une profonde agitation, il déchira ses vêtements, en interprétant cette demande comme un prétexte que l’ennemi syrien emploierait pour recommencer la guerre qui faisait rage par intermittences depuis des décennies entre les deux pays. « Suis-je Dieu, pour faire mourir et pour faire vivre, que celui-ci envoie vers moi pour délivrer un homme de sa lèpre ? » (verset 7). Joram connaissait Dieu, il connaissait la puissance de Dieu, mais il n’avait absolument pas de relation avec lui, et n’avait certainement pas la pensée de se tourner vers lui dans cette situation difficile.

Le roi Joram a, de nos jours, beaucoup d’imitateurs. Ils se font beaucoup de souci au sujet d’un problème qui est vraiment grave, et reconnaissent qu’ils sont absolument incapables de le résoudre. Ils font alors mention de Dieu, et mélangent même son nom à leurs récriminations. Mais en fait Dieu ne représente rien pour eux, car ils ne le connaissent pas et n’ont aucune relation avec lui. Comme Joram, ils n’imagineraient pas de se tourner vers lui pour implorer son aide dans leurs difficultés, encore moins pour obtenir le salut !

Cependant, dans sa grâce, Dieu est intervenu. Naaman est allé où demeurait Élisée, le prophète de l’Éternel, et il lui a été indiqué comment il pouvait être guéri de sa lèpre. Bien qu’il se soit tout d’abord mis en colère et rebellé, il s’est tout de même rendu au Jourdain, où il s’est trempé sept fois et a été complètement purifié. Alors, à l’inverse du roi Joram, il a vécu une relation véritable avec le Dieu d’Israël.

 

 

2.22   Joram (3) — 2 Rois 6:10, 20, 21, 31

The Lord is near  2. 8. 2005

 

Et le roi d’Israël envoya au lieu au sujet duquel l’homme de Dieu lui avait parlé et l’avait averti, et il y fut gardé. … Et le roi d’Israël dit à Élisée, quand il les vit : Frapperai-je, frapperai-je, mon père ? Et il dit : Tu ne frapperas point. …Et le roi dit : Ainsi Dieu me fasse, et ainsi il y ajoute, si la tête d’Élisée, fils de Shaphath, demeure sur lui aujourd’hui ! (2 Rois 6:10, 20, 21,31).

 

L’histoire du prophète Élisée et celle du roi Joram sont intimement liées. En 2 Rois 6, nous voyons trois occasions très différentes où ils sont en contact, et toutes les trois ont une application actuelle.

Dans le premier épisode, Élisée a averti Joram à plusieurs reprises des embuches que le roi de Syrie, son ennemi, lui tendait. Joram a pris au sérieux ces avertissements, et cela lui a épargné bien des ennuis. Quels efforts Dieu faisait pour lui tendre la main ! Aujourd’hui encore, il arrive que Dieu place ses serviteurs en des endroits où ils peuvent offrir un conseil utile à des dirigeants politiques. Oh, puissent de tels avis être suivis avec reconnaissance !

Dans la deuxième occasion, Dieu a protégé Élisée quand l’armée syrienne essayait, dans sa folie, de le capturer. Au lieu de cela, le prophète de Dieu fit captive toute l’armée de ses ennemis après que Dieu, à sa demande, les ait rendus aveugles. Élisée les conduisit à Samarie et pria Dieu qu’il leur redonne la vue. Joram aurait profité de la situation, mais demanda d’abord l’avis d’Élisée. Oh, que les dirigeants, aujourd’hui, recherchent la direction de Dieu auprès de ses serviteurs, spécialement quand les décisions sont d’un caractère moral !

Cependant, dans le troisième cas, Joram, dans une situation de détresse extrême, est prompt à blâmer le prophète de l’Éternel au sujet de ses problèmes, et donc à blâmer Dieu lui-même. Combien le cœur humain est inconstant ! Les dirigeants du monde sont rarement semblables à Job lorsqu’il disait : « Nous avons reçu le bien aussi de la part de Dieu, et nous ne recevrions pas le mal ? » (Job 2:10). Au lieu de cela, l’homme tempête contre Dieu !

 

 

2.23   Joram (4) — 2 Rois 8:4, 5

The Lord is near  9. 8. 2005

Le roi parlait à Guéhazi, serviteur de l’homme de Dieu, disant : Raconte-moi, je te prie, toutes les grandes choses qu’Élisée a faites. Et il arriva que, tandis qu’il racontait au roi comment il avait rendu la vie à un mort (2 Rois 8:4,5).

 

Il est à la fois triste et intéressant, mais c’est cependant un sérieux avertissement pour nous, de voir à quel point une personne peut s’intéresser aux choses spirituelles sans jamais faire le pas pour s’y engager. Ceci est bien illustré par l’histoire de Joram. À de nombreuses reprises il avait été en contact avec Élisée et avait vu les résultats du ministère du prophète. Maintenant il demande à Guéhazi, qui avait été autrefois le serviteur d’Élisée, mais avait été frappé de la lèpre pour avoir essayé d’obtenir un gain personnel de la guérison de Naaman — de lui raconter toutes les grandes choses faites par Élisée.

Au moment même où Guéhazi raconte l’histoire de la femme dont Élisée avait ramené à la vie le fils mort, cette femme et son fils apparaissent pour demander au roi la restitution de leur bien. Elle confirme exactement le récit de Guéhazi. Le roi ordonne que soient rendus à cette femme sa propriété ainsi que tout le rapport de celle-ci pendant les années où elle avait quitté le pays. Nous apprécions la justice de sa réaction, mais, oh combien nous voudrions voir plus que cela. Est-ce là tout l’effet que les actes d’Élisée ont eu sur lui ?

Beaucoup de gens aujourd’hui ont entendu parler des grandes choses que Jésus a faites. Ils connaissent certaines choses concernant sa naissance, sa vie de sainteté, ses paraboles et ses enseignements ; ils savent qu’il a été crucifié, qu’il est mort et qu’il est ressuscité. Il se peut même qu’ils aient des contacts personnels avec des croyants, c’est-à-dire des personnes qui ont reçu de Jésus la vie, la vie éternelle, et qu’ils soient impressionnés par le changement dans leur vie ; puisqu’en effet, devenir un chrétien implique, avec la nouvelle naissance, une vie tout à fait nouvelle. Mais leur intérêt ne va pas au-delà de cela. Ils connaissent quelque chose au sujet de Christ, mais ils ne connaissent pas Christ ! Et cela ne suffit pas. Et il ne suffit pas non plus d’être juste, ou aimable, ou charitable. Quelle est votre position à l’égard de Christ ?

 

 

2.24   Jéhu (1) — 2Rois 9:12, 14

The Lord is near  16. 8. 2005

Et il dit : Il m’a parlé de telle et telle manière, disant : Ainsi dit l’Éternel : Je t’ai oint roi sur Israël. Et ils se hâtèrent, et prirent chacun son vêtement, et les mirent sous lui sur les degrés mêmes ; et ils sonnèrent de la trompette, et dirent : Jéhu est roi ! Et Jéhu, fils de Josaphat, fils de Nimshi, conspira contre Joram (2 Rois 9:12, 14).

 

Bien des années auparavant, Dieu avait dit à Élie d’oindre Jéhu comme roi sur Israël. Mais Dieu, dans sa patiente grâce, avait décidé de repousser l’exécution de son jugement contre Achab lorsque celui-ci s’était humilié devant lui. Mais le temps était maintenant venu pour le jugement. Élisée envoya un jeune prophète qui devait oindre Jéhu, le charger de détruire complètement la maison d’Achab, et s’enfuir. Le jugement n’est pas chose plaisante et heureuse !

Jéhu était l’homme de la situation. Il ne tergiversait pas. Il était bien connu comme un conducteur furieux, un homme d’action, au caractère entier, et un chef parmi ses camarades, les capitaines de l’armée. Dès que ceux-ci apprirent qu’il avait été oint, ils étendirent leurs vêtements sous ses pieds et sonnèrent de la trompette, proclamant qu’il était roi. Ils se mirent immédiatement en route vers Jizréel, où le roi Joram se remettait d’une blessure reçue à la bataille. Personne ne devait les devancer pour donner l’alarme. Ils obligèrent ceux qui les rencontrèrent à se joindre à eux.

Le roi lui-même, accompagné de son neveu Achazia, le jeune roi de Juda, alla à la rencontre de Jéhu. Jéhu abattit son royal maître par une flèche, le tuant instantanément. Achazia s’enfuit, mais fut également tué. Avec l’aide de quelques eunuques, Jézabel fut tuée. Ce fut ensuite le tour des 70 fils d’Achab, qui étaient élevés par les citoyens dirigeants de Jizréel, mais furent maintenant tués par eux. Et ainsi de suite.

Le jugement sur le mal est une triste nécessité. Cependant Dieu nomme cela « son œuvre étrange » (Ésaïe 28:21). Jéhu s’est montré expert pour exécuter à fond le jugement sur la maison d’Achab. Il y a ceux, aujourd’hui, qui marchent volontiers sur ses traces. Prenez garde de ne pas être un Jéhu !

 

 

2.25   Jéhu (2) — 2 Rois 10:15, 16, 31

The Lord is near  23. 8. 2005

(Jéhu) trouva Jonadab … et il le salua, et lui dit : Ton cœur est-il droit comme mon cœur l’est à l’égard de ton cœur ? Et Jonadab dit : Il l’est. … et Jéhu le fit monter auprès de lui dans le char et dit : Viens avec moi, et vois mon zèle pour l’Éternel … Mais Jéhu ne prit pas garde à marcher de tout son cœur dans la loi de l’Éternel, le Dieu d’Israël ; il ne se détourna pas des péchés de Jéroboam, par lesquels il avait fait pécher Israël (2 Rois 10:15,16, 31).

 

Jéhu, avec zèle, avait complètement exterminé la maison d’Achab. Dieu le loua de cela, et lui promit que ses fils, jusqu’à la quatrième génération, seraient assis sur le trône d’Israël. Jéhu montra un zèle également entier pour extirper le culte de Baal.

Jéhu s’estimait très haut, lui-même et son zèle pour l’Éternel, et s’en vante à Jonadab. Mais le Nouveau Testament nous dit : « mais que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur ; car ce n’est pas celui qui se recommande lui-même qui est approuvé, mais celui que le Seigneur recommande » (2 Corinthiens 10:17, 18). Le verdict de Dieu quant à la droiture de cœur de Jéhu et à son zèle pour l’Éternel est bien différent de l’éloge que Jéhu fait de lui-même. Des siècles plus tôt, Dieu avait dit à Samuel que l’homme regarde à l’apparence extérieure, mais que l’Éternel regarde au cœur.

Jonadab, devant lequel Jéhu vante ses propres mérites, et qu’il invite à l’accompagner pour voir son zèle pour l’Éternel, est également mentionné en 1 Chroniques 2:55 (non pas lui nommément, mais la famille des Kéniens) et en Jérémie 35. Ce n’était pas un Israélite, mais il était d’origine kénienne, et vivant au milieu d’Israël. C’était véritablement un étranger dans le pays. Des centaines d’années plus tard, ses descendants obéissaient encore à ce qu’il leur avait commandé — de ne pas boire de vin, de ne pas se construire de maisons, de ne pas faire de semailles, de ne pas planter ou posséder des vignes, mais de vivre dans des tentes comme des forains. Cette obéissance aux commandements de leur ancêtre leur valait l’approbation de Dieu et ses promesses de bénédiction. Oh, que nous aussi puissions apprendre à être pèlerins et étrangers sur cette terre, obéissant de cœur à la Parole de Dieu !

 

 

2.26   Joakhaz — 2 Rois 13:3-5

The Lord is near  30. 8. 2005

Et la colère de l’Éternel s’embrasa contre Israël, et il les livra en la main de Hazaël, roi de Syrie, et en la main de Ben-Hadad, fils de Hazaël, tous ces jours-là. Et Joakhaz implora l’Éternel, et l’Éternel l’écouta, car il vit l’oppression d’Israël … Et l’Éternel donna à Israël un sauveur, et ils sortirent de dessous la main de la Syrie (2 Rois 13:3-5).

 

Avec le règne de Joakhaz, le fils de Jéhu, l’histoire d’Israël commence à se dégrader. Déjà dans les jours de Jéhu, « l’Éternel commença à entamer Israël », de sorte qu’ils perdirent le territoire à l’est du Jourdain au profit des Syriens sous Hazaël (2 Rois 10:32, 33). Les choses empirèrent encore jusqu’à ce que l’armée de Joakhaz fut réduite à des chiffres lamentables : 50 cavaliers, 10 chariots, 10 000 hommes de pied. La Parole de Dieu explique cette situation fâcheuse par la colère de l’Éternel enflammée contre Israël. Cela était bien justifié, car ils persévéraient dans les péchés de Jéroboam.

Que pouvait-on faire ? Les archéologues ont exhumé des inscriptions assyriennes prouvant que Jéhu apportait un tribut à l’Assyrie, pour obtenir de l’aide contre ses ennemis syriens. L’Écriture ne mentionne rien à ce propos. Nous savons seulement que l’Assyrie, plus tard, envahirait Israël et emmènerait le peuple en captivité. Quoi qu’il en soit, Dieu nous met en garde dans sa Parole : « Maudit l’homme qui se confie en l’homme, et qui fait de la chair son bras, et dont le cœur se retire de l’Éternel ! » (Jérémie 17:5). Nous retrouvons ces avertissements maintes et maintes fois.

Joakhaz nous présente un meilleur exemple. Il « implora l’Éternel » et nous lisons que « l’Éternel l’écouta ». Dieu, par le psalmiste Asaph, avait invité ainsi le fidèle : « Invoque-moi au jour de la détresse : je te délivrerai, et tu me glorifieras » (Psaume 50:15). Nous ne savons pas si Joakhaz a vraiment ensuite glorifié Dieu, mais nous savons avec certitude que Dieu est fidèle. Il entendit la supplication de Joakhaz, mais plus encore, il eut pitié de son peuple et leur donna un sauveur qui les délivra de l’oppression de la Syrie. Qui il était, nous ne le savons pas, mais, Dieu en soit béni, nous, nous avons un Sauveur que nous connaissons !

 

 

2.27   Joas (1) — 2 Rois 13:14, 15

The Lord is near  8. 9. 2005

Et Élisée était malade de la maladie dont il mourut ; et Joas, roi d’Israël, descendit vers lui et pleura sur son visage, et dit : Mon père ! mon père ! Char d’Israël et sa cavalerie ! Et Élisée lui dit : Prends un arc et des flèches (2 Rois 13:14,15).

 

Élisée était sur son lit de mort. C’était un homme de Dieu très respecté, qui avait fidèlement servi l’Éternel pendant près de soixante ans, au milieu d’un peuple qui, même dans les périodes les moins sombres, n’honorait l’Éternel que des lèvres. Le roi Joas vint lui-même présenter ses respects au prophète âgé. Il pleurait. Élisée leur manquerait beaucoup dans les jours à venir. Sa présence en Israël avait été un témoignage permanent de la présence de l’Éternel au milieu d’eux et de sa protection.

Mais que se passait-il ? L’homme de Dieu donnait une série d’ordres au roi. « Prends un arc et des flèches … Mets ta main sur l’arc …ouvre la fenêtre vers l’orient … Tire ». Le roi fit, l’une après l’autre, les choses qui lui étaient commandées. Le prophète expliqua : « Une flèche de salut de par l’Éternel, une flèche de salut contre les Syriens ; et tu battras les Syriens … jusqu’à les détruire ». Puis Élisée continua : « Prends les flèches … Frappe contre terre ». Le roi fit ainsi, mais seulement trois fois. Au lieu de faire preuve de foi, il n’agissait que pour plaire à Élisée.

L’homme de Dieu se mit en colère contre le roi Joas et lui dit : « Il fallait frapper cinq ou six fois, alors tu eusses battu les Syriens jusqu’à les détruire ; mais maintenant, tu ne battras les Syriens que trois fois » (verset 19). Quelle qu’ait pu être la pensée de Joas, il n’avait démontré que son manque de foi et son manque d’obéissance de cœur. Il avait agi machinalement comme le prophète le lui avait dit, mais n’avait pas pris au sérieux les ordres qui lui avaient été donnés.

Lorsque Dieu nous parle par sa Parole, il ne dit pas les choses à la légère. Nous devons les recevoir sérieusement et, avec foi, lui obéir et agir !

 

 

2.28   Joas (2) — 2 Rois 14:13, 14

The Lord is near  17. 9. 2005

Et Joas, roi d’Israël, prit Amatsia, roi de Juda … et il vint à Jérusalem, et abattit la muraille de Jérusalem depuis la porte d’Éphraïm jusqu’à la porte du coin, quatre cents coudées, et prit tout l’or et l’argent et tous les ustensiles qui furent trouvés dans la maison de l’Éternel et tous les trésors de la maison du roi, et des otages ; et il s’en retourna à Samarie (2 Rois 14. 13, 14).

 

Quel tableau désolant nous avons devant nous ici ! Nous avons vu des luttes entre Israël et Juda à d’autres époques, mais ce conflit dépasse tout ce qui avait eu lieu auparavant. Joas, le petit-fils de Jéhu, inflige une défaite à Amatsia, roi de Juda, prend sa capitale, Jérusalem, démolit une longue portion de la muraille de la ville, et emporte ses trésors. Il est vrai qu’Amatsia, qui était enflé d’orgueil d’avoir battu Édom, avait défié Joas de lui livrer bataille. Joas avait répondu, en avertissant Amatsia des conséquences de ce défi téméraire, mais Amatsia ne voulut pas écouter. Dieu avait alors permis qu’il soit mis en déroute devant Israël. Maintenant encore, « l’orgueil va devant la ruine, et l’esprit hautain devant la chute » (Proverbes 16:18).

Nous en avons de nombreux exemples dans la Parole de Dieu, qui font tous contraste avec Celui qui « s’est anéanti lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Philippiens 2:6).

Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Aujourd’hui, et cela est triste à dire, des croyants aussi s’excitent l’un l’autre à se disputer, oubliant que « notre lutte n’est pas contre le sang et la chair mais … contre les puissances de méchanceté qui sont dans les lieux célestes » (Éphésiens 6:12)

Au lieu de prier pour la paix de Jérusalem, ils démolissent ses murailles, rendant difficile le maintien de la séparation voulue par Dieu et la protection contre le mal. Les ustensiles précieux de la maison de Dieu sont emportés, tout comme ils le seraient plus tard par Nébucadnetsar, le roi de Babylone. Et des otages sont pris — nous essayons de nous opposer à la bonne conduite de nos frères en faisant pression sur eux. Quelle perte pour Dieu lorsque nous qui sommes croyants nous traitons ainsi les uns les autres !

 

 

2.29   Jéroboam II — 2 Rois 14:23-26

The Lord is near  26. 9. 2005

Jéroboam, fils de Joas, roi d’Israël, commença de régner à Samarie ; il régna quarante et un ans. Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel … Il rétablit la frontière d’Israël … selon la parole de l’Éternel, le Dieu d’Israël, qu’il avait dite par son serviteur Jonas, le prophète, fils d’Amitthaï, qui était de Gath-Hépher. Car l’Éternel vit que l’affliction d’Israël était très amère (2 Rois 14:23, 26).

 

Le règne de ce second Jéroboam fut plus long que celui d’aucun autre roi d’Israël. Ce fut un temps de prospérité extérieure, mais il y avait de graves problèmes de fond. Ce Jéroboam marcha dans les péchés de son prédécesseur Jéroboam Ier, et comme lui, fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel. Le prophète Amos, qui vivait à cette période, dénonçait, sans ambages, le luxe qui régnait chez les gens aisés d’Israël. À cause de cela un prophète de Béthel ordonna à Amos de fuir le pays et de se rendre dans le royaume de Juda. Le sanctuaire de Béthel, lui dit-on, était le sanctuaire du roi, et il ne devait pas prophétiser là (Amos 7:12). Aujourd’hui aussi, dans nombre de pays, les chrétiens sont persécutés, et on leur dit ce qu’ils doivent prêcher et enseigner, et quels sujets ils doivent éviter. À certains endroits, on essaie même de classer la Bible dans la littérature déconseillée à cause du fait qu’elle présente sans compromis les normes de sainteté de Dieu et qu’elle dénonce sévèrement des péchés comme les déviations homosexuelles. L’homme pécheur est tout à fait d’accord d’avoir une religion qu’il peut imaginer et organiser, mais il refuse de se soumettre aux critères divins.

La prophétie de Jonas mentionnée ici, était sans aucun doute beaucoup plus de son goût que le message de jugement imminent que Dieu lui avait fait apporter aux habitants de Ninive dans le livre qui porte son nom. Ces deux messages, l’un comme l’autre, venaient de Dieu et manifestent l’amour de son cœur. Qu’il emploie un roi méchant pour délivrer son peuple qui le méritait bien peu, ou qu’il amène une nation corrompue à la repentance, il est Dieu, le Dieu souverain.

 

 

2.30   Zacharie — 2 Rois 15:8-12

The Lord is near  5. 10. 2005

 

Zacharie, fils de Jéroboam, commença de régner sur Israël à Samarie ; il régna six mois. Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, selon ce que ses pères avaient fait …Shallum, fils de Jabesh, conspira contre lui, et le frappa devant le peuple … C’est là la parole de l’Éternel, qu’il avait adressée à Jéhu, disant : Tes fils seront assis sur le trône d’Israël, jusqu’à la quatrième génération. Et il en fut ainsi (2 Rois 15:8-12).

 

Si l’on compare les récits concernant les règnes des rois d’Israël et de Juda, relatifs à cette période de l’histoire, il semble qu’il y ait un intervalle d’environ 11 ans entre la fin du règne de Jéroboam II et le début du règne de son fils Zacharie. C’était une période de troubles en Israël. La Parole ne nous donne pas de détails sur tout ce qui s’est passé alors. Mais elle nous montre que, malgré tout ce qui peut toucher les dirigeants du monde dans les affaires politiques, c’est Dieu qui, en dernier ressort, garde le contrôle, et qu’Il tient ses promesses. Zacharie, l’arrière-arrière-petit fils de Jéhu, accède au trône, et règne six mois.

Quel genre de roi était-ce ? — La Parole nous en rapporte trois caractères : 1) il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, 2) selon ce que ses pères avaient fait, 3) il ne se détourna pas des péchés de Jéroboam, fils de Nebath, par lesquels il avait fait pécher Israël.

1) Les yeux de Dieu sont sur nous. Il évalue ce que nous faisons, bien ou mal, juste ou faux.

2) Il se peut que d’autres, avant nous, aient agi comme nous le faisons maintenant. Mais ce n’est pas une excuse pour que nous fassions de même. Nous ne sommes pas obligés de suivre leur mauvais exemple.

3) On peut souvent retrouver ces types de comportement loin dans le passé. La Parole de Dieu fait remonter l’origine de notre péché jusqu’à Adam. Et le péché ne s’améliore pas, ou n’est pas plus acceptable pour Dieu à mesure que le temps passe. Il reste tout aussi répugnant pour Dieu qu’à son début.

Le roi Zacharie n’a pas employé le temps qui lui a été donné pour se repentir ! Ce temps a été vite écoulé. Après six mois il a été assassiné au grand jour, « devant le peuple », par Shallum, qui avait conspiré contre lui.

 

 

2.31   Shallum — 2 Rois 15:13-15

The Lord is near  14. 10. 2005

Shallum, fils de Jabesh, commença de régner la trente-neuvième année d’Osias, roi de Juda ; et il régna un mois entier à Samarie. Et Menahem … frappa Shallum … et régna à sa place. Et le reste des actes de Shallum, et la conspiration qu’il fit, voici, cela est écrit au livre des chroniques des rois d’Israël (2 Rois 15:13-15).

 

Après le règne de Jéroboam II, l’histoire des rois d’Israël dégénère rapidement en une série de conspirations, en même temps que de guerre civile et de violence. Shallum conspira contre Zacharie et l’abattit. À son tour il ne régna qu’un mois seulement avant que Menahem ne le renverse. Il semble que Shallum ait été tellement occupé à atteindre le trône, et ensuite à essayer de se défendre contre son cruel successeur, que Dieu ne mentionne même pas qu’il ait marché dans les péchés de Jéroboam, le fils de Nebath. Peut-être n’avait-il pas de temps pour les questions religieuses. En tout cas, Dieu, qui prend note même d’une coupe d’eau fraîche donnée au nom du Seigneur, n’a rien de bon à consigner à son sujet !

Le Seigneur Jésus a énoncé le principe que « quiconque s’élève sera abaissé » (Luc 14:11). Ce principe est bien illustré par la vie de ces rois. Tandis que son contraire, « celui qui s’abaisse sera élevé », est vu de manière merveilleuse dans la vie de notre Seigneur Jésus. Philippiens 2:5 à 11 nous montre jusqu’à quelle profondeur il s’est abaissé, et combien il a été haut élevé par Dieu.

Un autre principe que le Seigneur a posé, c’est que « tous ceux qui auront pris l’épée périront par l’épée » (Matthieu 26:52). Nous voyons aussi son application par rapport à ces rois. Qu’il est triste de voir un Shallum mentionné dans les registres divins uniquement pour la conspiration qu’il fit et le fait qu’il assassina son prédécesseur, régna à sa place puis, un mois plus tard, mourut de la même mort violente ! Prenons garde de nous détourner de l’exemple de ce roi !

 

 

2.32   Menahem — 2 Rois 15:16, 19, 20

The Lord is near  24. 10. 2005

 

Alors Menahem frappa Thiphsakh, et tout ce qui y était, et son territoire, depuis Thirtsa, parce qu’on ne lui avait pas ouvert ; et il la frappa, et y fendit le ventre à toutes les femmes enceintes… Pul, roi d’Assyrie, vint contre le pays ; et Menahem donna à Pul mille talents d’argent, pour que sa main fût avec lui pour affermir le royaume dans sa main. Et Menahem leva l’argent sur Israël, sur tous ceux qui avaient de la fortune, pour le donner au roi d’Assyrie : de chacun cinquante sicles d’argent (2 Rois 15:16, 19, 20).

 

L’histoire du cruel Menahem nous emmène encore un palier plus bas dans l’histoire d’Israël. Dieu insiste sur le caractère de la recherche de soi de ce méchant roi. Parce que Thiphsakh ne lui avait pas ouvert ses portes, il l’a attaquée, avec tous les habitants de la ville et de son territoire. Il fit le sac de la ville, et alla, dans sa cruauté, jusqu’à fendre le ventre à toutes les femmes enceintes. Quel contraste avec Celui qui « viendra avec puissance, et son bras dominera pour lui … Comme un berger il paîtra son troupeau ; par son bras il rassemblera les agneaux et les portera dans son sein ; il conduira doucement celles qui allaitent » (Ésaïe 40:10, 11). Quel jour glorieux dont nous nous réjouissons dès maintenant !

Quand il fut menacé par la puissance encore plus grande du roi d’Assyrie, Menahem acheta la paix avec lui en lui donnant une énorme quantité d’argent, dans l’intention d’affermir aussi par là son propre pouvoir sur le pays. Cependant, tout comme avec les politiciens d’aujourd’hui, l’argent ne provenait pas de sa propre bourse. L’Écriture précise qu’il « leva » l’argent sur Israël, obligeant tous les hommes fortunés en Israël à apporter leur contribution. Quel contraste avec Celui dont parle prophétiquement le psalmiste : « Je bénirai abondamment ses vivres, je rassasierai de pain ses pauvres » (Psaume 132:15).

En apprenant comment Menahem traitait ses sujets d’une manière aussi cruelle et sans cœur, nous ne sommes pas étonnés de lire qu’il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, et qu’il ne se détourna pas des péchés de Jéroboam tous ses jours.

 

 

2.33   Pekakhia — 2 Rois 15:23, 24

The Lord is near  3. 11. 2005

La cinquantième année d’Azaria, roi de Juda, Pekakhia, fils de Menahem, commença de régner sur Israël à Samarie ; il régna deux ans. Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel ; il ne se détourna pas des péchés de Jéroboam, fils de Nebath, par lesquels il avait fait pécher Israël (2 Rois 15:23, 24).

 

Bien que nous en arrivions maintenant au dix-septième roi d’Israël, tous mauvais à des degrés divers, nous voyons que Dieu n’a pas changé ses critères. En tant qu’êtres humains, nous avons l’idée que le temps et un usage prolongé peuvent rendre bon et acceptable ce que Dieu appelle mauvais et inacceptable à ses yeux. Les normes de la société se modifient, et avec elles les décisions mêmes de nos tribunaux. Mais Dieu ne change pas. Jamais non plus il ne modifiera ses critères pour les accommoder à nos idées versatiles. Il est absolument saint et juste.

Pekakhia fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel. Il ne se détourna pas des péchés de Jéroboam. En affirmant par ces mots ses principes divins, Dieu nous montre qu’il désirait que les rois d’Israël se détournent positivement des péchés de leur prédécesseur, Jéroboam. « Cessez de mal faire, apprenez à bien faire » (Ésaïe 1:16, 17), c’est là le principe divin selon lequel il s’attend à ce que nous agissions. De même aussi dans le Nouveau Testament, nous sommes appelés, chacun en particulier, à nous retirer de l’iniquité, à nous purifier nous-mêmes, en nous séparant des vases qui déshonorent le Seigneur (cf. 2 Timothée 2:19, 21), si nous voulons être des vases à honneur, utiles au Maître, préparés pour toute bonne œuvre. Ne pas participer au mal n’est pas suffisant. Dieu exige une séparation franche d’avec le mal.

Pekakhia, comme tant d’autres avant lui, est assassiné par l’un de ses capitaines. Pekakh, le fils de Remalia, avec cinquante Galaadites, conspire contre Pekakhia, et le tue dans la citadelle même du palais royal à Samarie. En 1 Chroniques 5:26, nous voyons que les tribus qui avaient choisi d’avoir leur possession en Galaad sont les premières à être emmenées en captivité en Assyrie, bien que leurs hommes aient été vaillants.

 

 

2.34   Pekakh — 2 Rois 15:27-29 ; 16:5

The Lord is near  10. 11. 2005

 

Pekakh, fils de Remalia, commença de régner sur Israël à Samarie ; il régna vingt ans … Aux jours de Pekakh …Tiglath-Piléser, roi d’Assyrie, vint, et prit (cinq villes) et Galaad, et la Galilée, tout le pays de Nephthali, et en transporta les habitants en Assyrie …Alors Retsin, roi de Syrie, et Pekakh, fils de Remalia, roi d’Israël, montèrent à Jérusalem pour lui faire la guerre ; et ils assiégèrent Achaz ; mais ils ne purent pas le vaincre (2 Rois 15:27-29 ; 16:5).

 

Pendant les vingt années du règne de Pekakh, des changements importants intervinrent dans la situation d’Israël. Les puissants rois guerriers d’Assyrie conquirent les régions du nord et de l’est du pays, et déportèrent leurs habitants en Assyrie. Menacés par l’Assyrie, Israël et la Syrie s’allièrent et essayèrent de renverser la maison de David en Juda, parce qu’Achaz, le méchant roi de Juda, était devenu tributaire de l’Assyrie, et s’appuyait sur le roi assyrien pour avoir de l’aide contre ses ennemis.

En 2 Chroniques 28, nous apprenons que l’Éternel avait permis à Pekakh de gagner une grande victoire sur Juda. Plusieurs des hauts dignitaires de Juda, et 120 000 hommes vaillants avaient été tués en un jour, 200 000 femmes et enfants avaient été emmenés captifs, et un butin important avait été pris. L’Éternel envoya le prophète Oded réprimander les hommes d’Israël et leur dire de renvoyer les captifs. Nous ne voyons aucune réaction à cette injonction de la part de Pekakh, Par contre, quatre des chefs des fils d’Éphraïm reconnurent publiquement la culpabilité de leur pays devant l’Éternel. Ensuite ils donnèrent à manger aux captifs, les vêtirent et les chaussèrent avec les objets du butin, les oignirent d’huile puis, mettant les plus faibles sur des ânes, ils les renvoyèrent vers leurs frères. Il est bienfaisant de voir, même au milieu de cette période désolante de l’histoire d’Israël, un petit nombre se conformant encore à la parole de l’Éternel.

La Syrie tomba aux mains du roi d’Assyrie. Pekakh, comme un si grand nombre de ses prédécesseurs, trouva sa fin à la suite d’une conspiration contre lui. Il fut attaqué et tué, et son assassin lui succéda sur le trône.

 

 

2.35   Osée — 2 Rois 17:1-4

The Lord is near  17. 11. 2005

La douzième année d’Achaz, roi de Juda, Osée, fils d’Éla, commença de régner à Samarie sur Israël ; il régna neuf ans. Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, non pas toutefois comme les rois d’Israël qui avaient été avant lui. Shalmanéser, roi d’Assyrie, monta contre lui, et Osée devint son serviteur, et lui envoya des présents. Et le roi d’Assyrie découvrit qu’Osée conspirait (2 Rois 17:1-4).

 

Osée, le dix-neuvième et dernier roi d’Israël, le royaume du nord, avait conspiré contre le roi précédent, Pekakh, et l’avait mis à mort. L’Écriture nous dit qu’Osée régna à sa place, mais nous donne deux dates différentes pour le début de son règne. Il semble qu’il ait eu du mal à consolider son autorité sur le royaume qui était près de s’effondrer — à moins qu’il ait dû faire approuver par les puissants Assyriens ses droits à la couronne. Dans tous les cas, son autorité n’était que celle d’un vassal du roi d’Assyrie.

Il est intéressant de voir que l’Éternel précise que Osée, tout en faisant ce qui était mauvais à ses yeux, n’agissait pas comme les rois qui avaient été avant lui. Le Juge de toute la terre agit toujours avec justice. Il sonde le cœur et pèse toutes choses avec la balance du sanctuaire.

Ensuite, le suzerain assyrien d’Osée l’emprisonna et envahit le pays avec ses armées, mettant le siège devant Samarie pendant trois ans, jusqu’à ce que la ville tombe. Le roi d’Assyrie avait en effet découvert de la trahison chez Osée, car celui-ci, au lieu de lui payer normalement le tribut, avait envoyé des émissaires au roi d’Égypte, pour obtenir son aide. Notre Seigneur Jésus déclare en toutes lettres que nul ne peut servir deux maîtres — une leçon importante que nous devons apprendre, nous aussi.

Osée (qui signifie délivrance) ne montra rien de cela envers son peuple. Un seul apportera la délivrance aux dix tribus. Israël fut emmené captif en Assyrie et installé à différents endroits. Les dix tribus ne sont jamais revenues de leur captivité, et n’en reviendront jamais jusqu’à ce que l’Éternel lui-même les ramène, et cela dans un jour encore à venir.

 

 

2.36   Conclusion — 2 Rois 18:11, 12

The Lord is near  24. 11. 2005

Et le roi d’Assyrie transporta Israël en Assyrie, et les établit à Khalakh, et sur le Khabor, fleuve de Gozan, et dans les villes des Mèdes, parce qu’ils n’écoutèrent point la voix de l’Éternel, leur Dieu, et transgressèrent son alliance, tout ce que Moïse, serviteur de l’Éternel, avait commandé ; et ils n’écoutèrent pas, et ne le firent pas (2 Rois 18:11, 12).

 

Bien que Dieu ne soit pas du tout obligé de nous expliquer pourquoi il agit comme il le fait, il nous le dit pourtant souvent dans sa Parole. Lorsqu’il termine l’histoire du royaume des dix tribus, Dieu nous donne, en 2 Rois 17:7-23, une liste détaillée des faits à cause desquels il mit fin à ce royaume. Dieu a inclus cela dans sa Parole pour notre avertissement et notre instruction. Il est sage pour nous d’en prendre connaissance. Romains 11:20, 21 nous dit :

« Ne t’enorgueillis pas, mais crains (si en effet Dieu n’a pas épargné les branches [qui sont telles] selon la nature), qu’il ne t’épargne pas non plus ».

Dieu avait retiré Israël de leur esclavage en Égypte. Mais ensuite ils s’étaient tournés vers les idoles, aussi bien de l’idolâtrie des nations que Dieu avait dépossédées devant eux, que de l’idolâtrie que leurs propres rois avaient introduite. Jéroboam est signalé comme ayant particulièrement « détourné violemment Israël de suive l’Éternel, et les avait fait commettre un grand péché ». Dieu est un Dieu jaloux qui ne peut supporter un rival quelconque pour les affections de son peuple.

Dieu avait averti son peuple d’innombrables fois par des prophètes et des voyants, afin qu’ils se détournent de leurs mauvaises voies et qu’ils gardent ses commandements et ses statuts. Mais le peuple avait refusé d’entendre. Ils avaient rejeté les statuts de l’Éternel, son alliance et ses témoignages. Ils avaient suivi les voies des nations qui les entouraient, et s’étaient vendus pour faire le mal en la présence de l’Éternel, pour le provoquer à colère.

À la fin il retira de devant ses yeux Israël comme nation. Cependant, dans sa connaissance sans limite et son amour, il sait exactement où en est chacun individuellement. Et il ne sera pas frustré non plus dans ses desseins, qui sont assurés en Christ.

 

 

3         Les rois de Juda

3.1        Roboam (1) — 1 Rois 12:6-8

The Lord is near  3. 1. 2006

Et le roi Roboam tint conseil avec les vieillards qui s’étaient tenus devant Salomon, son père …disant : Comment conseillez-vous de répondre à ce peuple ? Et ils lui parlèrent, disant : Si aujourd’hui tu deviens serviteur de ce peuple, et que tu les serves, et leur répondes, et leur dises de bonnes paroles, ils seront toujours tes serviteurs. Mais il laissa le conseil des vieillards … et tint conseil avec les jeunes gens qui avaient grandi avec lui, qui se tenaient devant lui (1 Rois 12:6-8).

 

Qu’il était insensé pour ce roi de rejeter l’avis des vieillards qui s’étaient tenus devant Salomon, son père ! La reine de Sheba s’était autrefois exclamée, médusée : « Heureux tes gens, heureux ceux-ci, tes serviteurs, qui se tiennent continuellement devant toi, et qui entendent ta sagesse ! » (1 Rois 10:8). Roboam, maintenant, rejetait délibérément l’avis de ces hommes expérimentés qui, des années durant, avaient appris de Salomon, le plus sage des rois. Il céda plutôt aux conseils insensés de ses amis.

Qui écoutons-nous ? De qui recherchons-nous l’avis ? Nous lisons en Proverbes 13:20 : « Qui marche avec les sages devient sage, mais le compagnon des sots s’en trouvera mal (ou se dépravera) ». Quand nous lisons attentivement le livre des Proverbes, nous voyons que Salomon a écrit ce livre spécialement pour son fils, désirant lui inculquer cet amour de la sagesse qu’il avait appris de David, son père. Les neuf premiers chapitres insistent sur le fait que nous sommes constamment sollicités par la sagesse comme par la folie. À laquelle céderons-nous ? Par qui seront façonnés notre caractère, notre vie ?

Roboam a refusé d’être le serviteur du peuple, préférant affirmer durement son autorité plutôt que de les gagner par la bonté. En agissant ainsi, il a perdu la plus grande partie de son royaume. Quel contraste avec Jésus Christ, notre Seigneur bien-aimé, Celui qui était humble et débonnaire, qui invite encore aujourd’hui ceux qui sont fatigués et chargés à venir à lui, car son joug est aisé et son fardeau est léger (Matthieu11:28, 30).

 

 

3.2        Roboam (2) — 1 Rois 12:22, 24

The Lord is near  10. 1. 2006

Et la parole de Dieu vint à Shemahia, homme de Dieu, disant : Parle à Roboam, fils de Salomon, roi de Juda, et à toute la maison de Juda et de Benjamin, et au reste du peuple, disant : … Ne montez pas, et ne faites pas la guerre à vos frères, les fils d’Israël … car c’est de par moi que cette chose a eu lieu. Et ils écoutèrent la parole de l’Éternel, et s’en retournèrent (1 Rois 12:22, 24).

 

Roboam, en réaction à la défection des dix tribus de nord du pays, agit comme beaucoup d’entre nous l’auraient fait : il assembla son armée pour partir en bataille contre eux, pour essayer de les forcer à se soumettre. Combien souvent nous aussi essayons d’imposer notre volonté sur les autres par la force !

Mais est-ce là le chemin de Dieu pour nous ? La force fait-elle le droit ? Devons-nous reprendre par la force ce que nous avons perdu par notre folie ? Galates 6:7 pose un principe important dans les voies de Dieu en gouvernement, en nous disant que « ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera ». Salomon avait détourné son cœur de l’Éternel dans ses dernières années, et Dieu lui avait dit qu’il arracherait son royaume des mains de son fils et le donnerait à son serviteur (1 Rois 11:9, 13). Roboam avait rejeté les sages avis des conseillers de son père, et avait suivi les conseils insensés des jeunes gens qui avaient grandi avec lui. Cette mauvaise semence portait maintenant ses fruits.

Par Shemahia, un homme de Dieu, Dieu donna à Roboam le message solennel : « C’est de par moi que cette chose a eu lieu ». Le roi ne devait pas employer la force pour essayer de réduire à néant le jugement gouvernemental de Dieu sur sa faillite à lui, Roboam, et sur celle de son père. Le peuple ne devait pas combattre leurs frères Israélites. Dans un jour à venir, Dieu réunira son peuple, comme nous le voyons en Ézéchiel 37 et ailleurs, mais cela ne se fera pas par l’un des royaumes forçant l’autre à la soumission.

Aujourd’hui non plus, les divisions ne se guérissent pas de cette manière. Pour pouvoir apporter la guérison, Dieu veut voir une repentance sincère de part et d’autre.

 

 

3.3        Roboam (3) — 2 Chroniques 11:16, 17 ; 12:1

The Lord is near  17. 1. 2006

Ceux de toutes les tribus d’Israël qui avaient mis leur cœur à chercher l’Éternel, le Dieu d’Israël, vinrent à Jérusalem pour sacrifier à l’Éternel, le Dieu de leurs pères. Et ils fortifièrent le royaume de Juda, et affermirent Roboam … pendant trois ans ; car ils marchèrent dans le chemin de David et de Salomon pendant trois ans. … Quand le royaume de Roboam fut affermi, et qu’il se fut fortifié, il abandonna la loi de l’Éternel, et tout Israël avec lui (2 Chroniques 11:16,17 ; 12:1).

 

Il est important, non seulement de bien commencer, mais aussi de bien continuer. Roboam avait tenu compte de la parole de Dieu communiquée par le prophète Shemahia. Il demeurait maintenant à Jérusalem, le lieu où Dieu avait mis son nom, et il construisit des villes fortes en Juda et Benjamin, et les approvisionna en vivres et en armes. Il agit sagement avec ses nombreux fils, les dispersant au travers du pays, et pourvoyant abondamment à leurs besoins.

Tout cela était bien.

Pendant ce temps, en Israël, le royaume du nord, les sacrificateurs de Dieu, et leurs serviteurs, les Lévites, avaient été expulsés de leurs charges par Jéroboam quand il institua sa propre contrefaçon de religion. Ils trouvèrent refuge en Juda. En fait, tous ceux qui désiraient servir le vrai Dieu se rassemblèrent à Jérusalem, fortifiant et le roi Roboam et son royaume. Ce temps de bénédiction, qui rappelle les jours de David et de Salomon, se prolongea pendant trois ans.

Mais, hélas, il ne dépassa pas cette durée. La prospérité peut être un danger. Lorsque Roboam se fut affermi, il abandonna la loi de l’Éternel. C’est là une tentation pour nous aussi, aujourd’hui. Lorsque nous ressentons notre faiblesse, nous sommes conscients que nous avons besoin de l’aide du Seigneur. Quand nous nous sentons forts, et que les choses vont bien, nous nous reposons sur nous-mêmes et affirmons notre indépendance. Et ce qui est plus grave, c’est que nous exerçons notre influence sur d’autres pour qu’ils fassent de même. Tout comme l’eau coule naturellement vers le bas, ainsi nos cœurs trompeurs trouvent toujours plus facile de faire le mal que de faire le bien. Combien nous avons besoin de l’aide du Seigneur !

 

 

3.4        Roboam (4) — 2 Chroniques 12:1, 9, 10

The Lord is near  24. 1. 2006

Quand le royaume de Roboam fut affermi, et qu’il se fut fortifié, il abandonna la loi de l’Éternel, et tout Israël avec lui. … Et Shishak, roi d’Égypte, monta contre Jérusalem, et prit les trésors de la maison du roi : il prit tout. Et il prit les boucliers d’or que Salomon avait faits. Et Roboam fit à leur place des boucliers d’airain (2 Chroniques 12:1, 9, 10).

 

Il est bien triste que le roi Roboam n’ait marché dans la voie de David et de Salomon que pendant trois ans. Il abandonna bientôt la loi de Dieu, et son peuple suivit son mauvais exemple. Dieu permit alors que le roi d’Égypte envahisse Juda avec une puissante armée. Par le prophète Shemahia, l’Éternel envoya ce message : « Vous m’avez abandonné, et moi je vous ai aussi abandonnés aux mains de Shishakh » (verset 5). En entendant cela, les princes de Juda et le roi s’humilièrent, reconnaissant que l’Éternel était juste en permettant cette invasion. L’Éternel ne laissa pas Shishakh détruire entièrement le peuple, mais leur donna « un peu de délivrance ». Dieu employa cependant le roi d’Égypte pour enseigner au peuple de Juda une leçon douloureuse mais bien nécessaire.

Tous les trésors de Juda, conservés, soit dans le temple, soit dans le palais, furent alors emportés. Il est parlé en particulier des 300 boucliers d’or faits par Salomon, que celui-ci faisait porter lorsqu’il se rendait dans le temple. Quel spectacle impressionnant ce devait être ! Mais à cause de l’infidélité envers l’Éternel, cette scène glorieuse fut perdue. L’infidélité coûte toujours cher. La perte était définitive — ces précieux boucliers ne furent jamais récupérés.

Roboam remplaça les boucliers d’or par leur copie en airain. Il essayait de sauver les apparences par des imitations de couleur dorée mais de bien moindre valeur. Est-ce que nous faisons quelquefois de même ? Agissons-nous de façon purement extérieure, mécanique, pour essayer d’impressionner les gens par notre spiritualité, ou bien celle-ci est-elle vraiment authentique ?

 

 

3.5        Abija (1) — 2 Chroniques 13:10-12

The Lord is near  31. 1. 2006

Mais pour nous, l’Éternel est notre Dieu, et nous ne l’avons pas abandonné … nous faisons l’acquit de la charge que l’Éternel, notre Dieu, nous a confiée ; mais vous, vous l’avez abandonné. Et voici, nous avons avec nous, à notre tête, Dieu et ses sacrificateurs, et les trompettes au son éclatant, pour sonner avec éclat contre vous. Fils d’Israël, ne faites pas la guerre contre l’Éternel, le Dieu de vos pères ; car vous ne réussirez pas ! (2 Chroniques 13. 10, 12).

 

Du deuxième roi de Juda, Abija, Dieu nous dit que « il marcha dans tous les péchés de son père, que celui-ci avait pratiqués avant lui ; et son cœur ne fut pas parfait avec l’Éternel son Dieu, comme le cœur de David, son père » (1 Rois 15:3). Abija, avec 400 000 hommes, commença une guerre contre Jéroboam, le roi d’Israël, qui en avait 800 000.

Avant de commencer la bataille, Abija se tint sur le sommet d’une montagne, clamant à haute voix sa version de l’histoire récente de Jéroboam et de son immense armée. Il essayait de leur démontrer que lui, Abija, et son peuple, étaient dans le vrai et avaient Dieu pour eux, tandis que Jéroboam et le royaume des dix tribus avaient absolument tort. Quand nous lisons le contenu de sa déclaration, nous voyons clairement que c’était un rapport très sélectif et partial. Il connaissait bien les faits historiques, mais omettait complètement de mentionner les manquements de Salomon et de Roboam qui avaient donné lieu à la division du royaume. Il connaissait les privilèges dont Juda jouissait, en ayant le temple et le culte du vrai Dieu, mais ne mentionnait pas leurs infidélités répétées envers l’Éternel. Son discours ne montrait aucune humilité, mais bien l’exaltation de soi, et le désir d’écraser ses opposants.

Ne nous rendons-nous pas souvent coupables d’agir exactement de la même manière ? Nous nous vantons des privilèges que nous avons reçus de Dieu, comme si nous les avions mérités. Nous nous enorgueillissons de notre position et de nos bienfaits, en passant complètement sous silence notre terrible infidélité, en contradiction avec de tels privilèges. Dieu sait à quel point notre vanterie est sans fondement, et nous le montre souvent.

 

 

3.6        Abija (2) — 2 Chroniques 13:14, 15, 18

The Lord is near  7. 2. 2006

Et Juda se tourna, et voici, la bataille était contre eux, devant et derrière ; et ils crièrent à l’Éternel, et les sacrificateurs sonnèrent des trompettes … et il arriva, comme les hommes de Juda jetaient des cris, que Dieu frappa Jéroboam et tout Israël devant Abija et Juda … Et les fils d’Israël furent humiliés en ce temps-là, et les fils de Juda furent affermis, car ils s’appuyaient sur l’Éternel (2 Chroniques 13:14, 15, 18).

 

Abija s’était vanté, devant Jéroboam et son immense armée, des privilèges de Juda et de leur fidélité envers Dieu, leur reprochant d’avoir, eux, abandonné l’Éternel. L’état de Juda devant Dieu n’était pas à la hauteur des grands privilèges qui étaient les leurs. Comme Laodicée en Apocalypse 3, leur vanterie dépassait de loin l’estimation que faisait Dieu de leur condition.

Jéroboam n’a d’ailleurs pas été impressionné par ces prétentions. Il avait deux fois plus de soldats qu’Abija, et il dressa une embuche contre l’armée de Juda, de sorte que celle-ci était cernée par devant et par derrière. Que pouvaient-ils faire dans cette situation désespérée ?

« Ils crièrent à l’Éternel, et les sacrificateurs sonnèrent des trompettes ». Dieu leur avait dit, des siècles plus tôt : « Quand … vous irez à la guerre contre l’ennemi qui vous presse, alors vous sonnerez des trompettes avec éclat, et vous serez rappelés en mémoire devant l’Éternel, votre Dieu, et vous serez délivrés de vos ennemis » (Nombres 10:9). Qu’il est heureux de voir ici le peuple avoir recours aux ressources de Dieu en grâce ! Et Dieu fut pleinement fidèle à ses promesses. Est-ce qu’il ne l’est pas toujours ?

Nous pouvons manquer dans la pratique, et nous vanter de notre amour pour le Seigneur, comme le fit Pierre, ou de notre fidélité envers lui et relativement aux principes divins ! De telles prétentions sont absolument hors de place. Mais, Dieu en soit béni, même « si nous sommes infidèles, lui demeure fidèle, car il ne peut pas se renier lui-même » (2 Timothée 2:13). Si, avec humilité, nous nous tournons vers lui, et que nous comptons sur lui dans l’adversité, nous ferons l’expérience que son aide ne nous fera pas défaut.

 

 

3.7        Asa (1) – 2 Chroniques 14:2, 4, 6

The Lord is near  14. 2. 2006

Asa fit ce qui est bon et droit aux yeux de l’Éternel, son Dieu ; et il ôta les autels des dieux étrangers, et les hauts lieux, et il brisa les statues et abattit les ashères ; et il dit à Juda de rechercher l’Éternel, le Dieu de leurs pères et de pratiquer la loi et les commandements … et il bâtit des villes fortes en Juda, car le pays était tranquille, et il n’eut point de guerre pendant ces années-là, car l’Éternel lui donna du repos (2 Chroniques 14:2,4,6).

 

Qu’il est rafraîchissant de lire, au sujet d’un roi, qu’il fit ce qui est bon et droit aux yeux de l’Éternel, son Dieu. Les actes d’Asa, bons et mauvais, sont décrits en détail ici et dans 1 Rois 15:9 et suivants. De manière semblable, Ésaïe 1:17 nous exhorte : « Cessez de mal faire, apprenez à bien faire ». Comment pouvons-nous faire le bien, et en même temps, continuer délibérément à faire le mal ? Les deux choses sont incompatibles.

Dieu est un Dieu jaloux. Il ne supportera jamais d’être un Dieu parmi d’autres, il ne se satisfera pas même d’être le premier au milieu d’eux. Asa ôta de Juda tout ce qui était en rapport avec l’idolâtrie : autels, hauts lieux, statues, ashères, images du soleil, prostitution. Il effectua aussi cela dans sa maison, allant même jusqu’à abattre, broyer, et brûler l’idole obscène de sa mère, et à retirer à celle-ci son titre de reine. Il ne montra pas d’indulgence du fait de l’âge ou des relations, quant aux choses qui concernaient Dieu.

Il commanda à Juda de rechercher l’Éternel et tous ses commandements. Il mit à profit les années de paix qui suivirent la défaite d’Israël par Abija pour construire des villes fortifiées en Juda, les protégeant par des murailles et des tours, des portes et des barres. Il avait aussi une grande armée. Il ne gaspilla pas en repos insouciant ces années de tranquillité que Dieu lui accorda. Il reconnut ouvertement que c’était Dieu qui lui avait donné du repos de tous côtés.

Asa apporta dans le temple les choses que son père avait consacrées, et celles qu’il avait lui-même consacrées, de l’argent et de l’or, et des ustensiles. Juda construisit et prospéra. Puissions-nous tous suivre leur exemple !

 

 

3.8        Asa (2) — 2 Chroniques 14:11

The Lord is near  21. 2. 2006

Asa invoqua l’Éternel … et dit : Éternel ! il n’y a pas de différence pour toi, pour aider, entre beaucoup de force et point de force. Aide-nous, Éternel, notre Dieu ! car nous nous appuyons sur toi ; et c’est en ton nom que nous sommes venus contre cette multitude. Tu es l’Éternel, notre Dieu ; que l’homme n’ait point de force contre toi ! (2 Chroniques 14:11).

 

Zérakh, le roi d’Éthiopie, avait envahi Juda avec une immense armée d’un million d’hommes et de trois cents chars. L’armée du roi Asa était beaucoup moins nombreuse. Mais Asa connaissait l’Éternel à la fois comme son Dieu à lui et le Dieu de son peuple. Précédemment déjà, il l’avait recherché et avait fait ce qui était bon à ses yeux. Maintenant, par cette courte prière, il s’en remettait complètement à lui. Ce n’était pas une longue prière, mais elle eut une efficacité merveilleuse. Considérons-la brièvement.

Avant de s’aventurer dans la bataille, Asa s’adresse à l’Éternel, son Dieu, exprimant l’assurance qu’il n’importe pas à Dieu que Juda ait beaucoup ou peu de force. Dieu est Dieu. Ses ressources sont infinies, incommensurables. Qu’est-ce que nos forces ou nos ressources peuvent ajouter à l’infini ? Lorsque nous nous reposons sincèrement sur Dieu, nous pouvons faire face à tout problème, quel qu’il soit. C’est ainsi qu’Asa partit hardiment, au nom de l’Éternel, contre l’armée gigantesque de Zérakh. Asa n’avait pas prié pour que le roi éthiopien n’ait pas le dessus sur lui, mais pour que Dieu ne permette pas à l’homme de prévaloir sur Lui.

Et alors « l’Éternel frappa les Éthiopiens devant Asa et devant Juda, et les Éthiopiens s’enfuirent … ne purent reprendre leur force … ils furent abattus devant l’Éternel et devant son armée » (versets 12, 13). Tout ce qu’il resta à faire pour Asa et pour son peuple fut de poursuivre l’ennemi et de ramener un grand butin. La frayeur de l’Éternel fut sur toutes les villes voisines, et Juda les pilla également.

Le prophète Azaria, fils d’Oded, vint pour encourager Asa et son armée à continuer de rechercher l’Éternel et à se fortifier car, dit-il « il y a une récompense pour ce que vous ferez » (chapitre 15:7). Asa et tout Juda se réjouirent à l’ouïe du message du prophète, prirent courage, et recherchèrent l’Éternel avec conviction et de tout leur cœur.

 

 

3.9        Asa (3) — 2 Chroniques 16:7, 9, 10

The Lord is near  28. 2. 2006

Hanani, le voyant, vint vers Asa, roi de Juda, et lui dit : …Les yeux de l’Éternel parcourent toute la terre, afin qu’il se montre fort, en faveur de ceux qui sont d’un cœur parfait envers lui. En cela, tu as agi follement ; car désormais tu auras des guerres. Et Asa s’irrita contre le voyant (2 Chroniques 16:7, 9, 10).

 

Le roi Asa avait vécu longtemps, et avait eu une vie utile. Dieu lui avait donné une victoire extraordinaire sur les Éthiopiens malgré leur million d’hommes et leurs 300 chars. Beaucoup d’Israélites, même des tribus du nord, vinrent vers Asa, « quand ils virent que l’Éternel, son Dieu, était avec lui » (chapitre 15:9). Un réveil, de la joie et du repos furent la part de Juda quand ils recherchèrent l’Éternel avec sincérité et de tout cœur.

Malheureusement, ce réveil et ce repos se terminèrent tristement. Baësha, le roi d’Israël, vint contre Juda. Plutôt que de s’appuyer sur l’Éternel, Asa fit appel à des tactiques humaines. Il demanda de l’aide au roi de Syrie, en le payant pour cela. Sa stratégie réussit. Israël essuya une défaite quant à ses desseins, et Asa construisit des villes avec les matériaux dont il s’empara. Mais l’Éternel, par le prophète Hanani, exprima sa désapprobation.

Il y a du vrai dans le dicton : il n’y a rien de pire qu’un vieux fou. Antérieurement, Asa avait entendu le message d’un autre prophète et avait eu le courage d’ôter les abominations hors du pays. Mais cette fois, il fut tellement irrité contre le messager de Dieu qu’il le mit en prison. Et non seulement cela, mais nous lisons que « en ce temps-là, Asa opprima quelques-uns du peuple ». Il semble qu’il ne s’en repentit pas, car nous lisons que, plus tard, il fut extrêmement malade des pieds, mais qu’alors « il ne rechercha pas l’Éternel, mais les médecins » (chapitre 16:12).

Quelle triste fin pour ce roi qui avait si bien commencé ! Beaucoup ont fait de même, servant bien le Seigneur pendant longtemps, et ensuite faisant leur propre volonté, s’irritant quand ils étaient critiqués et qu’on leur faisait voir la désapprobation du Seigneur, et terminant leur vie dans des souffrances, sans être restaurés.

 

 

3.10   Josaphat (1) — 2 Chroniques 17:3, 4, 6, 9, 12

The Lord is near  7. 3. 2006

Et l’Éternel fut avec Josaphat, car il marcha dans les premières voies de David, son père, et … rechercha le Dieu de son père, et marcha dans ses commandements. … Et il prit courage dans les voies de l’Éternel … il envoya ses chefs … pour enseigner dans les villes de Juda ; et avec eux les lévites … et avec eux, (les) sacrificateurs ; et ils enseignèrent en Juda, ayant avec eux le livre de la loi de l’Éternel. Et Josaphat alla grandissant jusqu’au plus haut degré. Et il bâtit en Juda (2 Chroniques 17:3, 4, 6, 9, 12).

 

Quel magnifique commencement que celui de Josaphat quand il accéda au trône ! L’Éternel précise qu’il « marcha dans les premières voies de David, son père ». Mille ans plus tard, le Seigneur dit, en s’adressant à l’assemblée d’Éphèse : « J’ai contre toi que tu as abandonné ton premier amour » (Apocalypse 2:4). Les premières voies, le premier amour, comme aussi les premiers fruits, nous parlent toujours de ce qui est le meilleur — de cela, Dieu en est digne et, parce qu’Il est un Dieu jaloux, Il s’attend à ce que nous lui donnions le meilleur dans tous les domaines. Ne nous a-t-Il pas, après tout, donné librement ce qu’Il avait de meilleur : son Fils bien-aimé ?

En plus de toutes les choses positives que nous avons lues au sujet de Josaphat, la Parole déclare pleinement qu’il « se fortifia contre Israël », qu’il « ne rechercha point les Baals », qu’il marcha « non comme faisait Israël », mais qu’il « ôta de Juda les hauts lieux et les ashères ». Tout cela n’entraîna aucune perte pour lui, car « l’Éternel affermit le royaume dans sa main ». Tout Juda apporta des présents à Josaphat, et « il eut beaucoup de richesses et de gloire ». « Et la frayeur de l’Éternel fut sur tous les royaumes des pays qui étaient autour de Juda, et ils ne firent pas la guerre à Josaphat ». Il reçut également des dons et des tributs des nation environnantes.

Nous lisons ensuite que Josaphat construisit des châteaux et des villes à entrepôts, s’engagea dans des entreprises, et leva une immense armée, de plus d’un million d’hommes. En vérité, Dieu récompensa sa fidélité (ce qu’il fait aussi aujourd’hui) et établit le royaume dans sa main.

 

 

3.11   Josaphat (2) — 2 Chroniques 18:1-3

The Lord is near  14. 3. 2006

Et Josaphat … s’allia par mariage avec Achab. Et au bout de quelques années, il descendit vers Achab à Samarie ; et Achab tua pour lui et pour le peuple qui était avec lui du menu et du gros bétail en abondance, et il le persuada de monter contre Ramoth de Galaad : … (Josaphat) lui dit : Moi, je suis comme toi, et mon peuple comme ton peuple ; et je serai avec toi dans la guerre (2 Chroniques 18:1,3).

 

Bien que ce ne soit que 900 ans plus tard que le passage de 2 Corinthiens 6:14, 18 (« Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti ») devait être écrit, les préceptes qui y sont énoncés ont toujours été les principes de Dieu pour son peuple. Combien il est alors anormal de voir Josaphat, qui avait été grandement béni par l’Éternel, agir dans un esprit d’indépendance et s’allier avec le méchant Achab — l’alliance étant consommée par un mariage. Ce mariage de Joram, le fils de Josaphat, avec Athalie, la fille d’Achab, entraînerait plus tard des conséquences désastreuses pour la maison royale de Juda. Aujourd’hui encore, un mariage contraire à la volonté de Dieu est le plus sûr moyen d’amener un désastre !

Ce qui commença par une grande fête quand Josaphat rendit visite à Achab ruina son témoignage et faillit lui coûter la vie. Le mariage et la fête ne se firent pas sans qu’une somme énorme soit déboursée. La proposition d’Achab, de prendre Ramoth de Galaad, l’une des villes de refuge, semblait très intéressante. Elle devait, bien sûr, être délivrée de l’ennemi syrien ! Mais que Josaphat, qui avait la crainte de Dieu, s’abaisse à dire à Achab, l’idolâtre : « Je suis comme toi, et mon peuple comme ton peuple », était un grave péché devant Dieu. Aux yeux de Dieu, un croyant n’a pas plus de part avec un incroyant que la lumière n’en a avec les ténèbres !

Tandis que les 400 faux prophètes d’Achab applaudissaient au plan de guerre d’Achab, le vrai prophète de Dieu, Michée, le fils de Jimla, annonça prophétiquement sa mort. Pour se prémunir contre cela, le lâche Achab se déguisa, tout en disant à Josaphat de se revêtir de ses vêtements royaux. Si ce dernier n’avait pas crié à Dieu ce jour-là, il aurait perdu la vie. Achab fut tué par une flèche tirée à l’aventure : la parole de Dieu doit s’accomplir !

 

 

3.12   Josaphat (3)

Jéhu fils de Hanani, le voyant, sortit au-devant de lui, et dit au roi Josaphat : Aides-tu au méchant, et aimes-tu ceux qui haïssent l’Éternel ? … Josaphat habita à Jérusalem. Et de nouveau il sortit parmi le peuple, depuis Beër- Shéba jusqu’à la montagne d’Éphraïm ; et il les ramena à l’Éternel, le Dieu de leurs pères (2 Chroniques 19:2, 4).

 

Bien que Josaphat soit retourné en paix chez lui à Jérusalem, Dieu envoya son serviteur pour lui faire part de son déplaisir du fait qu’il s’était allié avec le méchant Achab. À l’inverse d’Asa, son père, Josaphat accepta paisiblement le reproche et rectifia sa conduite. Dieu tint compte des bonnes choses qui se trouvaient chez lui et du fait qu’il avait appliqué son cœur à rechercher Dieu. Dieu voit-il aussi cela en nous ?

Précédemment Josaphat avait envoyé au travers de Juda ses princes, avec des Lévites et des sacrificateurs, pour les enseigner à partir du livre de la loi. Maintenant il retourna personnellement au milieu du peuple pour les ramener à l’Éternel. Il établit aussi des juges dans chaque ville fortifiée et dans Jérusalem, en leur donnant avec soin des directives sur la façon dont ils devaient juger « dans la crainte de l’Éternel, avec fidélité et d’un cœur parfait » (verset 9).

Dieu ne veut pas que nous nous enfoncions dans le désespoir, mais il veut que nous tirions profit de nos erreurs. Il est le Dieu de la deuxième chance, comme nous le voyons dans l’histoire de Jonas (Jonas 3:1, 2), et dans nombre d’autres récits. Le Seigneur Jésus a dit à Pierre : « et toi, quand une fois tu seras revenu, fortifie tes frères » (Luc 22:32). Jean, surnommé Marc, le fidèle serviteur, que Paul refusa catégoriquement de prendre avec lui lors de son deuxième voyage missionnaire, lui devint utile plus tard dans le ministère. Mais essayons de ne pas avoir toujours dans notre vie des hauts et des bas.

Malheureusement — mais cela est aussi pour notre encouragement, car nous lui ressemblons tellement — Josaphat, plus tard, eut de nouveau les mêmes manquements, et fut ensuite restauré. Il se joignit d’abord à Achazia, le méchant fils d’Achab, pour un commerce aventureux que Dieu détruisit, mais ensuite se sépara de lui (1 Rois 22:48, 50).

 

 

3.13   Josaphat (4) — 2 Chroniques 19:11 à 20:4

The Lord is near  28. 3. 2006

Fortifiez-vous, et agissez, et l’Éternel sera avec l’homme de bien. Et il arriva, après ces choses, que les fils de Moab et les fils d’Ammon, et avec eux une partie des Maonites, vinrent contre Josaphat pour faire la guerre. … Et Josaphat craignit, et tourna sa face pour rechercher l’Éternel, et proclama un jeûne par tout Juda. Et Juda s’assembla pour chercher secours de la part de l’Éternel (2 Chroniques 19:11 à 20:4).

 

Au chapitre 19, Josaphat avait encouragé ses messagers à agir « dans la crainte de l’Éternel, avec fidélité et d’un cœur parfait », affirmant que l’Éternel serait avec l’homme de bien. La conséquence immédiate de cela, suivant le récit, fut que des nations voisines ennemies envahirent son pays et se dressèrent en bataille contre lui. Comment cela pouvait-il se faire ? Le roi ne venait-il pas de dire à ses messagers que l’Éternel serait avec l’homme de bien ?

Pourquoi alors cette invasion de l’ennemi ?

Ne sommes-nous pas souvent rendus perplexes par de telles situations ? C’est juste au moment où nous cherchons vraiment à plaire à Dieu que l’ennemi nous attaque. Alors que nous pensons que nous devrions être félicités et récompensés, de graves difficultés apparaissent. Nous nous demandons alors : Où est Dieu ? Pourquoi ces choses arrivent-elles ? Mais alors, que devons-nous faire dans de telles circonstances ? Qu’est-ce que Dieu veut nous faire apprendre par ce récit touchant Josaphat ?

Josaphat craignit, rechercha l’Éternel, et appela tout le peuple à faire de même. Il les dirigea dans la prière. Il témoigna devant Dieu de ce qu’Il est, en grandeur et en puissance, lui faisant souvenir de ses bienfaits et de ses promesses, et lui exposa leurs difficultés. Il ne s’échappa de son cœur et de ses lèvres ni reproches, ni accusation contre Dieu. Josaphat reconnut sa faiblesse et celle de son peuple. « Il n’y a point de force en nous devant cette grande multitude qui vient contre nous, et nous ne savons ce que nous devons faire, mais nos yeux sont sur toi ». Une telle absence de confiance en soi et d’essais désespérés d’agir selon notre propre volonté, ne peut pas rester sans effets.

 

 

3.14   Josaphat (5) — 2 Chroniques 20:20, 21

The Lord is near  4. 4. 2006

Et comme ils sortaient, Josaphat se tint là et dit : Écoutez-moi, Juda, et vous, habitants de Jérusalem : Croyez à l’Éternel, votre Dieu, et vous serez affermis ; croyez ses prophètes, et vous prospérerez. Et il tint conseil avec le peuple, et il établit des chantres pour l’Éternel, et ceux qui louaient dans la sainte magnificence, et disaient, en sortant devant les troupes équipées : Célébrez l’Éternel, car sa bonté demeure à toujours (2 Chroniques 20:20, 21).

 

Nous avons ici le préambule à l’une des victoires les plus étranges et les plus glorieuses qui soient relatées dans les pages de la Sainte Écriture. Josaphat et le peuple avaient reconnu devant Dieu : « Il n’y a point de force en nous … et nous ne savons ce que nous devons faire, mais nos yeux sont sur toi ». Dieu leur répondit par l’intermédiaire de Jakhaziel, un Lévite : « Ne craignez pas …cette guerre n’est pas la vôtre, mais celle de Dieu … Ce n’est point à vous de combattre en cette affaire ; présentez-vous, et tenez-vous là, et voyez la délivrance de l’Éternel qui est avec vous » (versets 15, 17). Josaphat et tout Juda reçurent cette réponse comme venant de Dieu, et ils tombèrent sur leur face pour adorer l’Éternel.

C’était là beaucoup plus qu’une émotion impulsive. Le lendemain matin, de bonne heure, ils marchèrent contre l’ennemi. Mais on n’envoya pas d’éclaireurs en reconnaissance. Des chanteurs, et ceux qui louaient en sainte magnificence ouvraient le chemin, remerciant l’Éternel et psalmodiant leur chant de triomphe et d’hommage. C’était la foi véritable en action, agréable à Dieu.

Au moment où ils rejoignirent l’ennemi, ils ne trouvèrent que des corps morts, car Dieu les avait tournés les uns contre les autres, pour qu’ils se détruisent et s’exterminent l’un l’autre. Il ne restait plus à Juda qu’à piller le butin — ce qui leur prit trois jours — et à s’en retourner avec joie, bénissant et louant l’Éternel.

Quelle leçon pour nous ! Dieu fasse que nous l’apprenions bien ! Puissions-nous être comme l’apôtre Paul qui, pendant une terrible tempête, encourageait tous ceux qui étaient sur le navire, en leur disant : « Ayez bon courage, car je crois Dieu, et je sais que la chose arrivera comme il m’a été dit » (Actes 22:25). Dieu est fidèle !

 

 

3.15   Joram — 2 Chroniques 21:4, 10, 20

The Lord is near  11. 4. 2006

Et Joram s’établit sur le royaume de son père, et s’y fortifia, et tua par l’épée tous ses frères, et quelques-uns aussi des chefs d’Israël … Mais Édom se révolta de dessous la main de Juda, jusqu’à ce jour. Alors, dans ce même temps, Libna se révolta de dessous sa main, car il avait abandonné l’Éternel, le Dieu de ses pères. … (Joram) était âgé de trente-deux ans lorsqu’il commença de régner ; et il régna huit ans à Jérusalem ; et il s’en alla sans être regretté (2 Chroniques 21:4, 10, 20).

 

Quel tableau tragique ! Dieu nous dit que Joram ne marcha pas dans les voies de Josaphat et d’Asa, ses prédécesseurs, mais bien dans la voie des rois d’Israël, « car il avait pour femme une fille d’Achab ». Il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, détournant Juda et Jérusalem avec lui. De même qu’Abimélec, le fils de la concubine de Gédéon, longtemps avant lui, il tua ses frères, dont Dieu dit qu’ils étaient meilleurs que lui. Édom se révolta avec succès de dessous sa sujétion. Libna, une ville importante, fit de même, pour les raisons évoquées dans le verset ci-dessus. Les Philistins et les Arabes envahirent Juda et emportèrent les possessions de Joram et la plupart de ses femmes et de ses fils. Et pour terminer cette énumération de maux, la Parole ajoute que « après tout cela, l’Éternel le frappa dans ses entrailles d’une maladie incurable, et il mourut dans de cruelles souffrances ».

Quel témoignage à laisser après soi ! Comme il a ruiné rapidement ce que son grand-père et son père avaient mis des années à élaborer ! Joram n’est pas unique en cela ; au cours des siècles, combien nombreux sont ceux qui ont suivi son exemple, dilapidant l’héritage de pieux aïeux.

Et quelle épitaphe ! Il « partit sans être regretté ». Le peuple qu’il avait ruiné, bien que l’ayant suivi dans le mal, ne le respectait ni ne l’aimait. Deux années entières d’atroces souffrances, une mort horrible, un enterrement méprisable, et un grand soulagement qu’il ne soit plus – pour se trouver ensuite devant le jugement de Dieu et l’éternité en enfer !

 

 

3.16   Achazia — 2 Chroniques 22:2-5

The Lord is near  18. 4. 2006

Achazia était âgé de vingt-deux ans lorsqu’il commença de régner ; et il régna un an à Jérusalem ; et le nom de sa mère étai Athalie, fille d’Omri. Lui aussi marcha dans les voies de la maison d’Achab ; car sa mère était sa conseillère à mal faire. Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, comme la maison d’Achab, car ils furent ses conseillers après la mort de son père, pour sa ruine. Ce fut aussi selon leur conseil qu’il marcha (2 Chroniques 22:2-5).

 

Normalement, Dieu dit à un jeune homme : « Écoute, mon fils, l’instruction de ton père, et n’abandonne pas l’enseignement de ta mère : car ce sera une guirlande de grâce à ta tête, et des colliers à ton cou » (Proverbes 1:8, 9). Mais il y a des exceptions à cela. En fait, immédiatement avant et après ce passage, nous lisons : « La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse », et « Mon fils, si des pécheurs cherchent à te séduire, n’y acquiesce pas ». Un conseil pernicieux de la part d’un parent a amené la ruine de plus d’un fils obéissant. Prenez garde quant à la manière dont vous conseillez vos fils.

Achazia, le plus jeune fils de Joram, était le seul survivant après que les Arabes aient tué ses frères. Ses oncles, du côté paternel, avaient tous été tués sur l’ordre de son père ; sa parenté, du côté maternel, et Athalie, sa mère, en particulier, étaient ses conseillers à mal faire, et cela pour sa ruine. Nous trouverons plus tard que l’infidélité de Josaphat, en s’alliant avec la maison d’Achab, serait punie sur ses descendants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération. Achazia est déjà de la deuxième génération.

Le jeune Achazia alla à Jizréel rendre visite à son oncle Joram, le roi d’Israël, l’un de ces mauvais conseillers, qui avait été blessé dans la bataille contre les Syriens. La séparation de Juda d’avec Israël idolâtre n’était plus du tout réalisée. « Et ce fut, de la part de Dieu, la ruine complète d’Achazia d’être venu vers Joram ». Ils sont tués tous les deux par Jéhu, « que l’Éternel avait oint pour retrancher la maison d’Achab » (verset 7).

 

 

3.17   Athalie — 2 Chroniques 22:10, 12

The Lord is near  25. 4. 2006

Or Athalie, mère d’Achazia, vit que son fils était mort, et elle se leva et extermina toute la semence royale de la maison de Juda. … Et Athalie régna sur le pays (2 Chroniques 22:10, 12).

 

Comment une grand-mère a-t-elle pu agir ainsi avec ses propres petits-enfants ? Bien que cela soit horrible au dernier degré, ce n’est pas le seul acte d’atrocité dénuée de sentiments qui soit enregistré pour nous dans la Parole de Dieu — et maintenant, dans les quotidiens. Nous trouvons la réponse à cette question en Jérémie 17:9 : « Le cœur est trompeur par-dessus tout, et incurable ; qui le connaît ? ». Le verset suivant répond : « Moi, l’Éternel, je sonde le cœur, j’éprouve les reins ». Dans l’épître aux Romains, 3:10 à 19, nous trouvons la liste de quelques-uns des détails hideux de ce que le Seigneur voit dans le cœur humain.

Athalie, cette grand-mère d’âge moyen, fille du méchant Achab, et de sa femme Jézabel, encore plus mauvaise, veuve de Joram qui avait tué tous ses frères, et mère d’Achazia dont tous les frères avaient été tués — tua ses petits-enfants pour s’assurer le trône pour elle-même. Le cœur humain ne se laisse arrêter par rien pour obtenir ce qu’il veut — dans ce cas-là, le pouvoir. Athalie, ensuite, établit le culte de Baal en Juda. Satan, qui est le meurtrier dès le commencement, agira toujours aussi loin qu’il le peut pour obtenir qu’on l’adore, lui. Mais Dieu fixe des limites que le diable ne peut dépasser.

Dans le passage cité de Jérémie 17, l’Éternel poursuit : « (Je sonde le cœur) … pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses actions ». Athalie apprit cela à ses dépens quand, à son profond dépit, le tout jeune Joas, son petit-fils, qui avait été dérobé par sa tante et caché six ans, fut couronné roi. Athalie cria alors : « Conspiration ! conspiration ! ». Son exécution se fit le jour même. « Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera » (Galates 6:7).

 

 

3.18   Joas (1) — 2 Chroniques 23:3, 11

The Lord is near  2. 5. 2006

Voici, le fils du roi régnera, selon ce que l’Éternel a dit touchant les fils de David … Et ils firent sortir le fils du roi, et mirent sur lui la couronne et le témoignage ; et ils le firent roi ; et Jehoïada et ses fils l’oignirent, et dirent : Vive le roi ! (2 Chroniques 23:3, 11).

 

Les conseils de Dieu s’accompliront malgré tous les efforts que l’ennemi peut faire contre eux. Athalie avait tué ses petits-fils et s’était attribué le pouvoir. Satan, toujours à nouveau, a essayé d’exterminer le peuple élu de Dieu, en particulier la semence royale. Il a fait tout ce qu’il pouvait pour empêcher la venue et le règne de notre Seigneur Jésus Christ.

Le jeune Joas avait été sauvé et mis hors d’atteinte de l’usurpatrice meurtrière, et avait été caché pendant six ans dans la maison de Dieu, pendant qu’Athalie encourageait au culte de Baal. Maintenant, Jehoïada, le sacrificateur, et les chefs du peuple se préparent à mettre Joas sur le trône. Tout devait être fait selon l’ordre divin ; il ne devait pas y avoir atteinte à la sainteté de Dieu. Leurs plans réussirent. Au milieu d’une grande allégresse le roi fut oint et placé sur le trône. Athalie fut exécutée. Tout le peuple du pays se réjouit.

Nous aussi, nous attendons le moment où le Fils du Roi règnera. Le méchant Hérode a pensé pouvoir tuer le Seigneur Jésus quand il était un petit enfant. Ses parents l’emmenèrent en Égypte, puis l’élevèrent humblement à Nazareth. Lors de son baptême, à la fin de ces années cachées, Dieu a déclaré à son sujet : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » (Matthieu 3:17). Mais, à l’inverse du jeune Joas, le Seigneur Jésus, lorsqu’il s’est présenté à Israël comme son Roi, a été crucifié.

Mais Dieu a ressuscité son Fils d’entre les morts et l’a fait asseoir à sa droite. Son dessein, c’est que « un roi régnera en justice » (Ésaïe 32:1). Les desseins de Dieu ont été formés dès longtemps, et ils approchent de leur accomplissement. Notre Seigneur Jésus, dans un avenir proche, sera le Roi des rois !

 

 

3.19   Joas (2) — 2 Chroniques 24:2, 4, 22

The Lord is near  9. 5. 2006

Joas fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, tous les jours de Jehoïada, le sacrificateur … Joas eut à cœur de restaurer la maison de l’Éternel. … Le roi Joas ne se souvint pas de la bonté dont Jehoïada, père de Zacharie, avait usé envers lui, et il tua son fils. Et comme il mourait, il dit : Que l’Éternel regarde et redemande ! (2 Chroniques 24:2, 4, 22).

 

Des précepteurs pieux ont une grande influence. Joas eut un tel mentor en Jehoïada. Dans sa grâce, Dieu permit que ce sacrificateur fidèle et pieux vive jusqu’à l’âge avancé 130 ans. Puis il mourut, lui aussi. On lui fit l’honneur de l’enterrer « dans la ville de David avec les rois, car il avait fait du bien en Israël, et pour Dieu et pour sa maison » (chapitre 24:16). Qu’allait faire Joas maintenant ?

Bien malheureusement, Joas qui, avec un exercice de cœur et une pieuse énergie, avait décidé et entrepris de réparer le temple de l’Éternel, cédant maintenant à l’influence de ses princes, abandonna la maison de l’Éternel et adora des idoles. L’Éternel envoya des prophètes pour les ramener à lui, mais ni Juda, ni leur roi, ne voulurent écouter. Joas alla même jusqu’à commander au peuple de lapider le prophète Zacharie, fils de Jehoïada, le sacrificateur, dans la cour de la maison de l’Éternel, lorsqu’il leur apporta le message de Dieu. À la honte de Joas, Dieu prend soigneusement note de son ingratitude pour la grande bonté que Jehoïada lui avait témoignée pendant tant d’années.

Dieu prend note aussi du cri de vengeance de Zacharie mourant — une demande absolument en accord avec les règles de la loi donnée par Dieu à Israël : « œil pour œil, dent pour dent ». La loi était en vérité sainte, juste, et bonne. Dans la suite du chapitre, nous voyons Dieu employer l’armée syrienne pour exécuter le jugement sur Joas. Finalement, deux de ses serviteurs l’assassinèrent. Quelle immense différence avec la prière de notre Seigneur pour ceux qui le crucifiaient : « Père, pardonne-leur » (Luc 23:34) et celle d’Étienne pour ceux qui le lapidaient : « Seigneur, ne leur impute point ce péché » (Actes 7:60) !

 

 

3.20   Amatsia — 2 Chroniques 25:2, 9, 10

The Lord is near  16. 5. 2006

(Amatsia) fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, non pas toutefois d’un cœur parfait … Et Amatsia dit à l’homme de Dieu : Mais que faire quant aux cent talents que j’ai donnés à la troupe d’Israël ? Et l’homme de Dieu dit : Il appartient à l’Éternel de te donner beaucoup plus que cela. Et Amatsia sépara la troupe qui lui était venue d’Éphraïm, afin qu’ils s’en allassent chez eux (2 Chroniques 25:2, 9,

10).

 

Dieu tient compte, non seulement de ce que nous faisons, mais de la manière dont nous le faisons. Il est le Dieu qui connaît les cœurs (Actes 15:8) ; par lui les actions sont pesées. (1 Samuel 2:3). En 2 Rois 14:3, il compare les actions d’Amatsia avec celles de son père Joas, faisant ressortir qu’elles n’étaient pas comme celles de David, qui étaient la norme divine pour les rois d’Israël.

Amatsia commença bien, en exécutant ceux qui avaient assassiné son père, mais en épargnant leurs enfants, ainsi que la loi le commandait. Il rassembla une armée de 300 000 hommes d’élite de Juda et de Benjamin, et loua aussi 100 000 mercenaires d’Israël. Mais Dieu lui envoya un messager, lui disant de renvoyer ceux-ci chez eux, parce que l’Éternel n’était pas avec eux, car « c’est en Dieu qu’est le pouvoir pour aider et pour faire tomber », comme le lui rappela l’homme de Dieu. Et comme Amatsia était contrarié au sujet de l’argent qu’il avait donné à ces mercenaires, le messager lui dit que Dieu pouvait lui donner beaucoup plus que cela. Amatsia obéit à Dieu, et subit cependant des pertes à cause de la colère des troupes venues d’Éphraïm.

Mais Dieu lui donna la victoire. Toutefois il apparut bientôt que son cœur n’était pas droit. En même temps qu’il tuait avec cruauté les prisonniers ennemis, il adopta leurs dieux pour lui-même. Puis Amatsia menaça violemment le prophète que Dieu avait envoyé pour le reprendre, lui demandant s’il avait été institué conseiller du roi. Le prophète répondit : « Je sais que Dieu a résolu de te perdre, parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas écouté mon conseil ».

En insistant obstinément pour faire sa propre volonté, Amatsia amena la ruine sur lui-même et sur son peuple.

 

 

3.21   Ozias (1) — 2 Chroniques 26:1, 5, 15

The Lord is near  23. 5. 2006

Et tout le peuple de Juda prit Ozias, qui était âgé de seize ans, et ils le firent roi à la place de son père Amatsia. … Et (Ozias) rechercha Dieu pendant les jours de Zacharie, qui avait l’intelligence des visions de Dieu ; et pendant les jours où il rechercha l’Éternel, Dieu le fit prospérer. … Et son renom s’étendit au loin ; car il fut merveilleusement aidé jusqu’à ce qu’il devînt fort (2 Chroniques 26:1, 5, 15).

 

Bien des gens n’attendraient pas grand-chose d’un adolescent élevé à la royauté par un choix populaire, mais Ozias s’est montré un excellent roi pendant la majeure partie de son long règne de 52 ans. Quels étaient donc les secrets du règne actif et prospère d’Ozias ?

Nous trouvons en 2 Chroniques 26 différents caractères qui ont contribué au succès de ce règne. En premier lieu, c’est son caractère vis-à-vis de Dieu. « Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel », et il est précisé « selon tout ce qu’avait fait Amatsia, son père » (verset 4). L’exemple des parents peut être, soit très pernicieux, soit très bénéfique, ou comme dans ce cas, un facteur de retenue dans la croissance spirituelle d’un jeune homme. « Il rechercha Dieu », et ici est mentionné un homme pieux, Zacharie, qui était évidemment une aide et un encouragement spirituels. « Pendant les jours où il rechercha l’Éternel, Dieu le fit prospérer » (verset 5). « Dieu l’aida » (verset 7). « Il fut merveilleusement aidé » (verset 15).

Il y avait aussi d’excellents facteurs du point de vue humain. Il combattait contre les ennemis du peuple de Dieu : « Il fit la guerre contre les Philistins, et abattit la muraille de Gath » et d’autres villes des Philistins (verset 6-8). C’était aussi un bâtisseur : « Il bâtit des villes … des tours à Jérusalem … » dans des points stratégiques, et les fortifia, « il bâtit des tours dans le désert » (versets 6 à 10). C’était un agriculteur et « Il aimait la campagne » (verset 10). Il organisa soigneusement sa grande armée, et approvisionna et équipa ses soldats d’armes modernes — pour l’époque — de toutes sortes. Globalement, il fut donc puissamment aidé, car Dieu le fit prospérer.

 

 

3.22   Ozias (2) — 2 Chroniques 26:16, 20, 21

The Lord is near  30. 5. 2006

Mais quand (Ozias) fut devenu fort, son cœur s’éleva jusqu’à le perdre, et il pécha contre l’Éternel, son Dieu, et entra dans le temple de l’Éternel pour faire fumer l’encens sur l’autel de l’encens. … et (les sacrificateurs) le chassèrent de là ; et lui aussi se hâta de sortir, car l’Éternel l’avait frappé. Et le roi Ozias fut lépreux jusqu’au jour de sa mort ; et il habita, lépreux, dans une maison d’isolement, car il fut exclu de la maison de l’Éternel (2 Chroniques 26:16, 20, 21).

 

Si les dirigeants humains peuvent préciser quelles sont les personnes qui peuvent venir dans leur présence, et sous quelles conditions, il en est de même, et combien plus, de Dieu. Ozias avait été merveilleusement aidé, et était devenu fort, mais il avait absolument tort de venir dans le temple de Dieu pour brûler de l’encens. Dieu n’en permettait l’accès qu’aux sacrificateurs, les fils d’Aaron. Eux seuls avaient le droit de brûler de l’encens dans le lieu saint, et ils avaient raison d’empêcher Ozias d’agir ainsi. Mais de plus, l’Éternel lui-même intervint, en frappant de lèpre au front le roi orgueilleux et irrité, de sorte que son péché était évident pour tous, même pour lui-même.

Ozias, qui avait défié Dieu de cette manière, et qui avait été frappé de lèpre, était désormais impur et n’était plus à même de gouverner malgré son titre élevé. Il fut obligé de vivre dans une maison d’isolement, tandis que son fils Jotham « fut chef de la maison du roi, jugeant le peuple du pays » (verset 21). « Les mouches mortes font sentir mauvais, elles font fermenter l’huile du parfumeur ; ainsi fait un peu de folie à l’égard de celui qui est estimé pour sa sagesse et sa gloire » (Ecclésiaste 10:1).

Ozias mourut dans un état de disgrâce. Cette même année, le prophète Ésaïe, qui relate ses actes, du premier au dernier, vit « le Seigneur assis sur un trône haut et élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple ». Des séraphins, ces créatures angéliques puissantes, se couvraient la face devant lui, et criaient : « Saint, saint, saint, est l’Éternel des armées » (Ésaïe 6:1, 3). Ésaïe était conscient de son impureté et de son incapacité, mais il fut ensuite purifié et rendu capable de servir Dieu.

 

 

3.23   Jotham — 2 Chroniques 27:2, 6

The Lord is near  6. 6. 2006

(Jotham) fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, selon tout ce qu’avait fait Ozias, son père ; seulement il n’entra pas dans le temple de l’Éternel ; et le peuple se corrompait encore. … Et Jotham devint fort, car il réglait ses voies devant l’Éternel, son Dieu (2 Chroniques 27:2, 6).

 

Dieu n’accorde que quelques versets au règne de ce bon roi de Juda, mais nous pouvons apprendre beaucoup en les lisant. Après que son père Ozias eut été frappé de lèpre, il « fut chef de la maison du roi, jugeant le peuple du pays » (2 Chroniques 26:21). Ainsi, même avant d’accéder au trône, Jotham avait dû prendre les responsabilités de la royauté, dont son père avait été déchu par suite de son orgueilleux mépris de la loi divine. Il est à l’honneur de Jotham qu’il suivit les voies droites de son père, mais non pas, comme cela arrive si souvent, également ses mauvaises actions.

Jotham, comme son père, fut un bâtisseur. Bâtir est un travail positif. Aussi bien 2 Rois que 2 Chroniques mentionnent d’abord qu’il construisit la porte supérieure de la maison de l’Éternel. Aujourd’hui Jésus, notre Seigneur, nous dit de rechercher premièrement le royaume de Dieu et sa justice, nous promettant que, alors, toutes choses y seront ajoutées pour nous. Jotham bâtit une grande partie de la muraille d’Ophel à Jérusalem. Il construisit aussi des villes dans la montagne de Juda, et des châteaux et des tours dans les forêts. Puissions-nous être des bâtisseurs, et non des démolisseurs !

Jotham combattit également contre le roi d’Ammon, obligeant son peuple à lui payer un tribut annuel important pendant trois ans. La Parole nous dit qu’il devint fort parce qu’il régla ses voies devant l’Éternel, son Dieu. Suivons son bon exemple. Il est nécessaire que nous jouissions d’une relation personnelle avec le Seigneur, et que nous réglions nos voies devant lui. Construire de façon positive, et combattre l’ennemi, ne sont pas des ouvrages à entreprendre à la légère. Les mener à bonne fin implique que nos vies soient vécues en vérité dans la présence du Seigneur et sous sa direction.

 

 

3.24   Achaz (1) — 2 Chroniques 28:1-3, 5

The Lord is near  13. 6. 2006

Achaz … ne fit pas ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, comme avait fait David son père ; mais il marcha dans les voies des rois d’Israël, et même il fit des images de fonte pour les Baals … et brûla ses fils par le feu, selon les abominations des nations que l’Éternel avait dépossédées devant les fils d’Israël. …Et l’Éternel, son Dieu, le livra en la main du roi de Syrie ; et les Syriens le frappèrent … et il fut aussi livré en la main du roi d’Israël, qui lui infligea une grande défaite (2 Chroniques 28:1-3, 5).

 

Achaz est un exemple frappant de ce que Dieu décrit en Ézéchiel 18:10, 13 : un mauvais fils d’un père juste. Quoique Achaz ne se soit peut-être pas rendu coupable de tous les péchés décrits là en détail, c’était un roi déterminé à marcher dans de mauvaises voies, prenant ainsi Dieu à défi. D’un tel homme, Dieu dit sans équivoque : « L’âme qui péchera, celle-là mourra ». Nous ne trouvons non plus aucune repentance de la part d’Achaz.

Après que Juda eut joui pendant de nombreuses années de prospérité et de sécurité, Dieu, maintenant, faisait venir le jugement sur eux. Les Syriens les battirent à la bataille et emmenèrent de nombreux captifs. La Syrie était alliée avec le royaume d’Israël en ce temps-là. Israël remporta aussi une grande victoire sur Juda, tuant 120 000 de ses hommes vaillants et quelques-uns de ses princes, et emmenant 200 000 femmes et enfants, et un grand butin, à Samarie. Mais là, un prophète, Oded, réprimanda les soldats victorieux quant à leur rage contre leurs frères du royaume des deux tribus. Et il exigea qu’ils renvoient chez eux les captifs qu’ils avaient pris.

Tandis qu’Achaz continuait à s’endurcir contre l’Éternel, quelques-uns des conducteurs d’Israël prirent à cœur les paroles de Dieu données par ce prophète : « N’avez-vous pas avec vous, ne concernant que vous, des péchés contre l’Éternel, votre Dieu ? » (verset 10). Ils vêtirent donc les captifs avec le butin qu’ils avaient pris, les nourrirent, les oignirent, et ramenèrent même les plus faibles d’entre eux sur des ânes jusqu’à Jéricho vers leurs frères.

 

 

3.25   Achaz (2) — Ésaïe 7:10-14

The Lord is near  20. 6. 2006

Et l’Éternel parla encore à Achaz, disant : Demande pour toi un signe de la part de l’Éternel, ton Dieu ; demande-le dans les lieux bas où dans les hauteurs d’en haut. Et Achaz dit : Je ne le demanderai pas, et je ne tenterai pas l’Éternel. Et il dit : Écoutez donc, maison de David : Est-ce peu de chose pour vous de lasser la patience des hommes, que vous lassiez aussi la patience de mon Dieu ? C’est pourquoi le Seigneur, lui, vous donnera un signe : voici, la vierge concevra et elle enfantera un fils, et appellera son nom Emmanuel (Ésaïe 7:10-14).

 

La Syrie et Israël étaient alliés contre Juda dont le roi, Achaz, s’était complètement détourné de l’Éternel. Dieu avait donné à ces deux peuples la victoire sur Juda. Ils avaient maintenant l’intention de déposer Achaz, et de mettre à sa place un roi d’une autre lignée, le fils de Tabeël (Ésaïe 7:6). Humainement parlant, cela n’aurait pas été déplacé : Achaz ne méritait pas de régner.

Mais Dieu n’est pas limité par les critères de la justice humaine. Sa parole est immuable. Ses promesses sont assurées. Longtemps auparavant, il avait promis à David qu’il placerait sa semence après lui et qu’il établirait son royaume, lui disant : « Moi, je lui serai pour père, et lui me sera pour fils ; et je ne retirerai pas d’avec lui ma bonté … et son trône sera affermi pour toujours » (1 Chroniques 17:13, 14).

C’est pourquoi Dieu envoya le prophète Ésaïe pour délivrer de ses craintes Achaz, cet indigne descendant de David. Son trône, il est vrai, était menacé, mais ce qui était beaucoup plus important, c’est que ces deux rois avaient l’intention d’annuler le propos et la promesse de Dieu. Tous les desseins et les promesses de Dieu sont centrés sur Christ. « Jésus Christ … pour toutes les promesses de Dieu, en lui est le oui et en lui l’amen, à la gloire de Dieu » (2 Corinthiens 1:20). Dieu ne permettrait pas à leurs projets de réussir.

Bien qu’Achaz ait refusé de demander un signe, Dieu lui donna la promesse et le signe les plus merveilleux. Dans cette triste période, et à ce roi-là, Dieu promit la réponse aux besoins de l’humanité, le Sauveur, Emmanuel, « Dieu avec nous », qui devait naître de la vierge. Quel Dieu plein de grâce !

 

 

3.26   Achaz (3) — 2 Chroniques 28:16, 19-21

The Lord is near  27. 6. 2006

En ce temps-là, le roi Achaz envoya vers les rois d’Assyrie, pour qu’ils lui aidassent … L’Éternel abaissa Juda, à cause d’Achaz, roi d’Israël, car il avait rejeté tout frein en Juda, et avait beaucoup péché contre l’Éternel. Et Tilgath-Pilnéser, roi d’Assyrie, vint contre lui, et le traita en ennemi, et il ne le fortifia pas. Car Achaz dépouilla la maison de l’Éternel et la maison du roi et des chefs, et donna les dépouilles au roi d’Assyrie, mais il ne lui fut d’aucune aide (2 Chroniques 28:16, 19-21).

 

La merveilleuse promesse de Dieu concernant Emmanuel, l’Enfant qui naîtrait, le Fils qui serait donné pour s’asseoir sur le trône de David, n’eut aucun effet heureux sur le roi Achaz. Plutôt que d’attendre le gouvernement qui amènerait la paix, et d’attacher du prix à ce que ferait l’Éternel des armées (Ésaïe 9:6,7), le méchant Achaz prit lui-même les choses en mains. Cela fut un désastre pour lui et pour son peuple, dont Juda souffrirait pendant des dizaines d’années.

« Je suis ton serviteur et ton fils ; monte, et sauve-moi » (2 Rois 16:7), dit Achaz au roi d’Assyrie par les messagers qu’il lui envoya. Il dépouilla le temple, son propre palais et ceux de ses princes pour s’assurer de cette aide. Mais, bien que le roi d’Assyrie ait marché contre la Syrie et Israël, il ne s’arrêta pas là. Dieu employa cette nation fière et cruelle comme verge de sa colère, non seulement contre la Syrie et Israël, mais aussi contre Juda et Jérusalem. L’Assyrie se vanta de sa force et de ses exploits mais, au temps assigné, Dieu briserait aussi cette verge.

Achaz poursuivit de mal en pis. « Au temps de sa détresse, il ajouta aussi à son péché contre l’Éternel » (verset 22). Dieu l’appelle même roi d’Israël, car il suivit leurs voies, sacrifiant et brûlant de l’encens à d’autres dieux. Il remplaça l’autel de l’holocauste par un autre, fait sur le modèle d’un autel qu’il avait vu à Damas, et souilla le temple de Dieu de plusieurs manières, allant jusqu’à fermer ses portes. Il provoqua réellement à colère l’Éternel.

 

 

3.27   Ézéchias (1) — 2 Chroniques 29:2-5

The Lord is near  4. 7. 2006

Ézéchias … fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, selon tout ce qu’avait fait David, son père. La première année de son règne, au premier mois, il ouvrit les portes de la maison de l’Éternel, et les répara. Et il fit venir les sacrificateurs et les lévites …et leur dit : Écoutez-moi, Lévites ! Maintenant, sanctifiez-vous, et sanctifiez la maison de l’Éternel (2 Chroniques 29:2-5).

 

Quel modèle pour nous ! Enfin, un roi qui fait ce qui est droit aux yeux de l’Éternel qu’on peut comparer à David, le modèle de Dieu pour les rois dans l’Ancien Testament, et figure de notre Seigneur Jésus Christ ! Combien nos cœurs sont réconfortés quand nous en arrivons à ce roi — non pas parfait, mais cependant l’un des meilleurs que nous trouvons parmi les rois de Juda dans l’Ancien Testament.

Quel excellent commencement que le sien — dans le tout premier mois de la première année de son règne. On a l’impression que cela était une action bien réfléchie, non pas quelque chose d’impulsif. On ne peut pas douter que son cœur ait été chagriné pendant le triste règne de son père, le méchant Achaz. Peut-être avait-il soupiré après le jour où il accéderait au trône et pourrait agir avec fermeté pour débarrasser la saleté et les impuretés accumulées aux abords du temple. Mais, à la différence de la plupart des politiciens, qui font beaucoup de belles promesses pendant leur candidature, Ézéchias a agi dès qu’il est arrivé au pouvoir et en a engagé d’autres à travailler avec lui.

La première chose qu’il a faite en accédant à la royauté a été d’ouvrir les portes de la maison de l’Éternel et de les réparer. Ensuite, il rassemble les sacrificateurs et les lévites, leur dit de se purifier, et leur confesse ouvertement les manquements des générations précédentes. Il ne cherche pas à excuser quoi que ce soit, mais il passe tout en revue avec soin. Cela étant fait, on offre des sacrifices pour le péché et des holocaustes, non seulement pour Juda, mais pour tout Israël. « Et ils louèrent avec joie, et ils s’inclinèrent et se prosternèrent » (verset 30).

 

 

3.28   Ézéchias (2) — 2 Chroniques 29:23, 24, 36

The Lord is near  11. 7. 2006

Ils firent approcher les boucs du sacrifice pour le péché, devant le roi et la congrégation, et ils posèrent leurs mains sur eux ; et les sacrificateurs les égorgèrent et firent avec leur sang, sur l’autel, la purification du péché, afin de faire propitiation pour tout Israël ; car le roi avait dit que l’holocauste et le sacrifice pour le péché seraient pour tout Israël … Et Ézéchias et tout le peuple se réjouirent de ce que Dieu avait disposé le peuple ; car la chose fut faite soudainement (Chroniques 29. 23,24,36).

 

Le roi Ézéchias prenait à cœur non seulement son propre royaume de Juda, mais tout le peuple de Dieu. Le royaume des dix tribus d’Israël tendait à sa fin, et effectivement il se termina presque au début du règne d’Ézéchias — et le royaume de ce dernier, Juda, était menacé. Combien il était donc important de se mettre en règle avec Dieu, loin duquel l’une comme l’autre des nations s’était terriblement éloignée ! Ézéchias avait ouvert et purifié le temple. Il s’assembla maintenant avec ses princes pour offrir des sacrifices — sacrifices pour le péché et holocaustes — pour tout Israël.

Ressentons-nous assez profondément, aujourd’hui, la ruine de l’Église quant à son témoignage public pour le Seigneur ? Beaucoup de chrétiens, et même des conducteurs chrétiens, ne se soucient que d’eux-mêmes, de leur famille, et de l’assemblée ou de l’église locale avec laquelle ils s’identifient. Leurs intérêts ne vont pas plus loin. Quand on mentionne le corps de Christ, ils pensent uniquement à leur propre groupe, englobant tous les autres chrétiens dans quelque chose qui n’est pas tout à fait aussi bon qu’eux. Nous rendons-nous quelquefois coupables d’une telle pensée ? La manière de penser d’Ézéchias, et l’action qui en résulta, étaient selon la pensée de Dieu, et conformes aux directives données dans la loi. Il voyait le peuple de Dieu dans son unité, et offrit des sacrifices pour eux tous. Ces sacrifices parlaient tous de Christ, le parfait Sacrifice. Il a agi avec promptitude. Dieu agissait dans les cœurs, aussi tout le peuple s’est réjoui avec le roi et était d’une même pensée avec lui dans tout.

 

 

3.29   Ézéchias (3) — 2 Chroniques 30:13, 18-20

The Lord is near  18. 7. 2006

Il s’assembla à Jérusalem une grande multitude de peuple pour célébrer la fête des pains sans levain au second mois, … une très grande congrégation. … Une grande partie du peuple, beaucoup … ne s’étaient pas purifiés, et ils mangèrent la pâque, non comme il est écrit ; mais Ézéchias pria pour eux, disant : Que l’Éternel, qui est bon, pardonne à tous ceux qui ont appliqué leur cœur à rechercher Dieu, l’Éternel, le Dieu de leurs pères, bien que ce ne soit pas conformément à la purification du sanctuaire. Et l’Éternel écouta Ézéchias et guérit le peuple (2 Chroniques 30:13, 18-20).

 

Au tout début du règne d’Ézéchias, il avait fallu, aux sacrificateurs et aux lévites, presque un mois entier pour effectuer la purification du temple. Il n’avait donc pas été possible à Juda de célébrer la pâque au temps fixé. Ézéchias prit alors conseil pour la célébrer le deuxième mois. Dieu, en effet, avait prévu, selon Nombres 9, le cas où des Israélites, parce qu’ils seraient impurs, ou qu’ils seraient en voyage au loin, seraient empêchés de célébrer la pâque au premier mois. Ézéchias se prévalut donc de cette disposition de Dieu en grâce, l’appliquant collectivement à tout Israël et Juda.

Par la grâce de Dieu, Juda, d’un seul cœur, fit cette chose exceptionnelle. Cependant, beaucoup d’entre eux ne s’étaient pas purifiés, de sorte que les lévites égorgèrent les agneaux de la pâque pour eux. Dans les tribus du nord, beaucoup s’étaient moqué de l’invitation du roi, cependant d’autres s’humilièrent et vinrent à Jérusalem. Ils ne marchaient plus dans le bon chemin depuis des centaines d’années, et ne connaissaient que peu ou rien de la purification du sanctuaire. Que pouvait-on faire pour ceux-là ? Dieu n’avait rien prévu d’autre à leur sujet.

Ne pouvaient-ils pas prendre part à la pâque ?

Ézéchias pria pour eux, faisant appel à la miséricorde de Dieu pour tous ceux qui avaient mis leur cœur à rechercher l’Éternel. Non seulement Dieu connaît nos circonstances, mais il est le Dieu qui sonde les cœurs, que l’on peut invoquer encore aujourd’hui en faveur de ceux qui le recherchent en vérité. Faisons confiance à la bonté de Dieu, mais ne cherchons pas à faire des règles à partir des exceptions !

 

 

3.30   Ézéchias (4) — 2 Chroniques 31:4-5

The Lord is near  25. 7. 2006

Ézéchias dit au peuple, aux habitants de Jérusalem, de donner la portion des sacrificateurs et des lévites, afin qu’ils s’attachassent à la loi de l’Éternel. Et quand la parole du roi se répandit, les fils d’Israël apportèrent en grande quantité les prémices du blé, du moût, et de l’huile, et du miel, et de tous les produits des champs ; et ils apportèrent la dîme de tout, en abondance (2 Chroniques 31:4-5).

 

Ézéchias avait purifié le temple et avait encouragé les sacrificateurs et les lévites à se sanctifier. Sous sa direction, le peuple avait célébré la pâque et la fête des pains sans levain, prolongeant même celle-ci d’une semaine. Ils étaient ensuite sortis pour détruire les hauts lieux et les autels idolâtres dans tout le pays. Que restait-il à faire pour que le travail se poursuive ?

Ézéchias établit maintenant les sacrificateurs et les lévites dans leurs divisions et rétablit le culte de l’Éternel selon l’ordre donné par Dieu. Il prit ensuite à sa charge les frais de tous les sacrifices réguliers que la loi exigeait. Mais pour que les sacrificateurs et les lévites puissent servir l’Éternel comme ils le devaient, il fallait pourvoir à leurs besoins matériels. Ézéchias commanda que cela aussi soit fait de la manière ordonnée par l’Éternel. Quand le peuple donnait avec droiture de cœur, ils apportaient en abondance. Et tout le monde fut encouragé : le roi, les princes, les sacrificateurs, les lévites, le peuple. Tous ces dons furent gérés avec soin et bien administrés. De la sorte, les serviteurs de l’Éternel eurent de quoi se nourrir et être rassasiés, et laisser des monceaux de nourriture en réserve ! Et l’Éternel bénit le peuple.

Aujourd’hui aussi, « Dieu aime celui qui donne joyeusement » (2 Corinthiens 9:7). Il trouve son plaisir à employer les siens qui sont droits de cœur pour pourvoir aux besoins de ses serviteurs et de son œuvre. L’apôtre Paul reçut avec reconnaissance ce que les Philippiens lui envoyèrent, attachant du prix à leur communion avec l’évangile. Par contre, il refusa de recevoir quoi que ce soit pour ses besoins personnels de la part de l’assemblée à Corinthe au moment où il y régnait un grand désordre.

 

 

3.31   Ézéchias (5) – 2 Chroniques 31:20-21; 32:1

The Lord is near  1. 8. 2006

Ézéchias …. fit ce qui est bon, et droit, et vrai, devant l’Éternel, son Dieu. Et dans toute œuvre qu’il entreprit,… il agit de tout son cœur, et prospéra. Après ces choses et cette fidélité, Sankhérib, roi d’Assyrie, vint et entra en Judée, et campa contre les villes fortes, et il pensait en forcer l’entrée (2 Chroniques 31:20-21 ; 32:1).

 

Dieu ne met aucune restriction à l’éloge qu’il fait d’Ézéchias : « Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, selon tout ce qu’avait fait David, son père … Il mit sa confiance en l’Éternel, le Dieu d’Israël ; et après lui, il n’y en eut point de semblable à lui parmi tous les rois de Juda, non plus que parmi ceux qui avaient été avant lui. Et il s’attacha à l’Éternel … Et l’Éternel fut avec lui : partout où il allait, il prospéra » (2 Rois 18:3, 5, 8).

Mais ensuite, à notre grand étonnement, nous lisons que, après ces choses et cette fidélité d’Ézéchias, le roi d’Assyrie « monta contre toutes les villes fortes de Juda et les prit » (2 Rois 18:13). Nous nous demandons pourquoi cela. Pourquoi Dieu permit-il que cela arrive au plus fidèle des rois de Juda ? Et de même, aujourd’hui, pourquoi des chrétiens qui sont remarquables par leur fidélité doivent-ils quelquefois être frappés par de terribles calamités ? Nous pouvons raisonnablement accepter que « ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera » (Galates 6:7), mais comment un Dieu juste peut-il permettre que des maux aussi terribles frappent de bonnes personnes, et que souvent de mauvaises gens prospèrent ? Nous trouvons cela injuste.

Au cours des siècles, beaucoup de croyants se sont débattus avec de telles questions. C’est ce qu’ont fait Job et ses amis. De même, au psaume 73:16, 17, Asaph reconnaît : « Quand j’ai médité pour connaître cela, ce fut un travail pénible à mes yeux, jusqu’à ce que je fusse entré dans les sanctuaires de Dieu … j’ai compris leur fin ». Nous avons une vue beaucoup trop courte. Dieu est souverain. Il voit la scène tout entière. Dans le cas d’Ézéchias ici, nous voyons comment Dieu a agi de façon merveilleuse. Sankhérib a perdu 185 000 hommes en une nuit — et sa vie peu de temps après. Ézéchias a vécu une délivrance miraculeuse.

 

 

3.32   Ézéchias (6) – Ésaïe 37:14-15, 20

The Lord is near  8. 8. 2006

Ézéchias prit la lettre de la main des messagers (du roi d’Assyrie), et la lut, et monta dans la maison de l’Éternel ; et Ézéchias la déploya devant l’Éternel. Et Ézéchias pria l’Éternel, disant : ... maintenant, Éternel, notre Dieu ! sauve-nous de sa main, afin que tous les royaumes de la terre sachent que toi seul tu es l’Éternel (Ésaïe 37:14-15, 20).

 

Dieu peut-il lire ? Ézéchias le pensait certainement, car il prit et déploya devant l’Éternel la lettre blasphématoire que Sankhérib, le roi d’Assyrie, lui avait envoyée dans le temple. C’était comme s’il disait : Éternel, lis toi-même ce que ce méchant homme a écrit. Et ensuite, Ézéchias a prié de façon précise, avec calme et ferveur, exposant sa profonde inquiétude tout en exprimant sa confiance dans l’Éternel.

L’Éternel l’a entendu. Ézéchias n’avait pas plaidé pour lui-même ou en faveur de Juda, mais c’était l’honneur de Dieu qui était mis en cause. Sankhérib ne s’était pas attaqué à une idole, mais au Dieu vivant. Il est vrai que lui et ses pères avaient pu dévaster d’autres pays et jeter leurs dieux au feu « car ce n’étaient pas des dieux, mais l’ouvrage de mains d’homme — du bois, et de la pierre ». Le désir suprême d’Ézéchias, c’était « que tous les royaumes de la terre sachent que toi seul tu es l’Éternel » (Ésaïe 37:19, 20).

La réponse de Dieu vint ce même jour. Dieu avait bien vu et entendu la rage blasphématoire de ce roi impie. Il allait le faire retourner dans son pays, disgracié. Et quant à Jérusalem, Dieu dit : « Je protégerai cette ville, afin de la sauver, à cause de moi, et à cause de David, mon serviteur » (verset 35). Oui, Dieu lit, il voit et il entend ! Il sait, il comprend, et il agit — nous pouvons en être certains !

 

 

3.33   Ézéchias (7) — Ésaïe 38:9-10, 16, 19-20

The Lord is near  15. 8. 2006

Écrit d’Ézéchias, roi de Juda, quand, ayant été malade, il fut rétabli de sa maladie. Moi, je disais : … Je suis privé du reste de mes années … Et tu m’as rendu la santé, et tu m’as fait vivre …Le vivant, le vivant est celui qui te louera, comme moi aujourd’hui ; le père fera connaître aux fils ta vérité. L’Éternel a voulu me sauver ! Et nous jouerons de mes instruments à cordes tous les jours de notre vie, dans la maison de l’Éternel (Ésaïe 38:9-10, 16, 19-20).

 

Au moment où les villes de Juda tombaient l’une après l’autre aux mains des Assyriens, et où Jérusalem était menacée, survint une autre complication majeure : Ézéchias était malade à la mort. Le prophète Ésaïe vint vers lui avec ce message de la part de Dieu : « Donne des ordres pour ta maison, car tu vas mourir et tu ne vivras pas » (Ésaïe 38:1). Ézéchias pria et pleura beaucoup. Dieu renvoya Ésaïe avec un second message : Il avait entendu la prière d’Ézéchias, avait vu ses larmes, ajouterait quinze années à sa vie, et délivrerait Jérusalem de la main de l’ennemi. Dieu donna au roi un signe merveilleux pour confirmer sa parole, faisant retourner de dix degrés en arrière l’ombre sur le cadran solaire.

Ézéchias célébra sa guérison par un poème de témoignage. Beaucoup de psaumes, de même, sont des cantiques en témoignage à des délivrances divines dans des temps de graves difficultés. D’ailleurs, le tout premier cantique mentionné dans la Bible fut chanté quand Israël eut traversé la Mer Rouge sans danger, et que les Égyptiens qui les poursuivaient s’y furent noyés.

En repassant cette expérience, Ézéchias offrit des louanges à Dieu et prit d’excellentes résolutions : pendant tout le reste de sa vie, il marcherait soigneusement, il louerait Dieu, il ferait connaître à ses enfants la vérité de Dieu, avec d’autres il chanterait toujours des cantiques dans la maison de l’Éternel. Nous avons sûrement agi de même après que Dieu nous ait fait passer par de grandes épreuves ! Mais avons-nous mis à exécution nos résolutions ? C’est une chose très sérieuse que de faire des promesses à Dieu. « Mieux vaut que tu ne fasses point de vœu, que d’en faire un et de ne pas l’accomplir » (Ecclésiaste 5:5).

 

 

3.34   Ézéchias (8) — 2 Chroniques 32:27, 29, 31

The Lord is near  22. 8. 2006

Ézéchias eut de très-grandes richesses et une très grande gloire ; et il se fit des trésoreries … car Dieu lui donna de fort grands biens … Et Ézéchias prospéra dans tout ce qu’il fit. Mais cependant, lors de l’ambassade que les chefs de Babylone envoyèrent vers lui pour s’informer du miracle qui avait été opéré dans le pays, Dieu l’abandonna pour l’éprouver, afin qu’il connût tout ce qui était dans son cœur (2 Chroniques 32:27, 29, 31).

 

Ézéchias fut un bon roi — la Parole de Dieu le montre de façon absolument claire. En le délivrant, et Jérusalem avec lui, de l’armée assyrienne, en le rétablissant de sa maladie, et en lui donnant le signe merveilleux de l’ombre sur le cadran solaire, Dieu avait beaucoup élevé Ézéchias à la vue des nations qui l’entouraient. En conséquence, « beaucoup de gens apportèrent des offrandes à l’Éternel à Jérusalem, et des choses précieuses à Ézéchias, roi de Juda », et « Dieu lui donna de fort grands biens » (versets 23, 29). Mais dans le temps même de toute cette bénédiction, Dieu le mettait à l’épreuve.

De Babylone, ville réputée dans l’histoire ancienne pour ses connaissances en astronomie (et aussi en astrologie — qui n’a pas de base scientifique mais qui trompe des millions d’humains encore aujourd’hui) vinrent des ambassadeurs pour féliciter Ézéchias et « pour s’informer du miracle qui avait été opéré dans le pays ». Quelle magnifique occasion pour Ézéchias, pour rendre témoignage à la bonté de Dieu envers lui ! Mais non, il leur montra fièrement tous ses trésors. « Il n’y eut rien qu’Ézéchias ne leur montrât dans sa maison et dans tous ses domaines » (Ésaïe 39.2). Quelle différence avec le temps où la reine de Sheba avait rendu visite à Salomon et avait appris à rendre hommage à la grandeur de l’Éternel, son Dieu !

Puissions-nous prendre garde ! L’orgueil, aujourd’hui encore, est pour nous une occasion de chute — l’orgueil de nos possessions, de nos réussites, de nos connaissances, même des bénédictions que Dieu nous a accordées. L’orgueil d’Ézéchias amena la colère de Dieu sur lui et sur son peuple. Il apprit à connaître son propre cœur. Et par son humiliation, il détourna l’exécution de la colère divine.

 

 

3.35   Manassé — 2 Chroniques 33:6, 12-13

The Lord is near  29. 8. 2006

(Manassé) fit outre mesure ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, pour le provoquer à colère. …. Et quand il fut dans la détresse, il implora l’Éternel, son Dieu, et s’humilia beaucoup devant le Dieu de ses pères, et le pria ; et il se laissa fléchir par lui, et écouta sa supplication, et le ramena à Jérusalem dans son royaume ; et Manassé reconnut que c’est l’Éternel qui est Dieu (2 Chroniques 33:6, 12-13).

 

Manassé, le fils d’Ézéchias, accéda au trône à l’âge de 12 ans, eut un long règne de 55 années, et se mit en devoir de défaire tout le bien qu’avait fait son père. Un verset après l’autre donne les détails de la manière dont il poussa Juda et les habitants de Jérusalem à se détourner du droit chemin, « en les induisant à faire le mal, plus que les nations que l’Éternel avait détruites devant les fils d’Israël ». À cause de ses péchés, l’Éternel détermina d’amener le jugement sur Juda, « et l’Éternel ne voulut pas lui pardonner » (2 Rois 21:9, 15 ; 24:3, 4).

Les méchantes actions de Manassé eurent également pour lui des conséquences douloureuses. Dieu permit que les Assyriens le fassent prisonnier, le lient avec des chaînes d’airain, et l’emmènent à Babylone. Mais, oh ! merveille de la grâce de Dieu ! Dieu apprécie la repentance. Dans son affliction, Manassé se repentit et « il implora l’Éternel, son Dieu, et s’humilia beaucoup devant le Dieu de ses pères, et le pria » (versets 12, 13).

Dieu, dans les voies de son juste gouvernement, ne voulut pas pardonner à la nation, qui avait péché contre lui continuellement depuis sa sortie d’Égypte et avait, de son plein gré, suivi Manassé pour faire le mal outre mesure. Toutefois, Dieu fut touché par la supplication de Manassé, et le ramena dans son royaume, lui donnant encore l’occasion de prouver la réalité de sa repentance. Ce premier des pécheurs de l’Ancien Testament fit bientôt disparaître les dieux étrangers, « mit en état l’autel de l’Éternel, et y sacrifia des sacrifices de prospérités et d’actions de grâces ; et il commanda à Juda de servir l’Éternel, le Dieu d’Israël » (verset 16).

 

 

3.36   Amon — 2 Chroniques 33:22-24

The Lord is near  5. 9. 2006

(Amon) fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, comme avait fait Manassé, son père ; et Amon sacrifia à toutes les images taillées que Manassé, son père, avait faites, et les servit ; et il ne s’humilia point devant l’Éternel, comme Manassé, son père, s’était humilié ; car lui, Amon, multiplia son péché. Et ses serviteurs conspirèrent contre lui, et le mirent à mort dans sa maison (2 Chroniques 33:22-24).

 

Le long règne de Manassé (55 ans) avait amené le désastre sur lui-même et sur Juda. Toutefois, dans ses dernières années, il s’était repenti, s’était tourné vers l’Éternel, son Dieu, et avait cherché à corriger le mal qu’il avait fait. Mais, bien que sa repentance ait été sincère, elle n’avait pas changé les cœurs des fils d’Israël, ni celui de son fils, Amon, son successeur, qui accéda au trône à l’âge de 22 ans.

Combien souvent nous voyons aujourd’hui des situations semblables dans les vies. À cause de l’état de péché intrinsèque de nos cœurs, il nous est beaucoup plus facile de suivre un mauvais chemin qu’un bon chemin. La grâce de Dieu peut agir pour qu’un père ou une mère soient délivrés d’une vie de péché, mais ils ont déjà donné un exemple à leurs enfants, dont il leur est bien difficile de se débarrasser, surtout s’ils sont déjà adolescents ou adultes. Et bien que les parents puissent connaître la joie de savoir leurs péchés pardonnés, ils ont le grand chagrin de voir ceux qu’ils aiment marcher dans le chemin pernicieux qui conduit à la destruction. La grâce de Dieu peut pardonner au plus grand des pécheurs, mais à cause de son gouvernement, la graine qui a été semée produit sa moisson à la fin.

Les sociologues, même incroyants, mettent en lumière ces schémas de vie. Mais le Seigneur est puissant pour délivrer quiconque vient à lui. Il sauve chacun individuellement, mais il trouve aussi son plaisir à détourner des familles entières, et même des communautés, de leur voie de perdition, et à les transformer complètement. Malheureusement, Amon n’a pas fait cette expérience. Il a été assassiné par ses serviteurs qui, à leur tour, ont été tués par le peuple du pays.

 

 

3.37   Josias (1) — 2 Chroniques 33:25 ; 34:1-3

The Lord is near  12. 9. 2006

Le peuple du pays établit pour roi Josias, (le fils d’Amon) en sa place. Josias était âgé de huit ans lorsqu’il commença de régner … et il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, et marcha dans les voies de David, son père, et ne s’en écarta ni à droite ni à gauche. Et la huitième année de son règne, lorsqu’il était encore un jeune garçon, il commença de rechercher le Dieu de David, son père ; et la douzième année, il commença de purifier Juda et Jérusalem (2 Chroniques 33:25 ; 34:1-3).

 

Quels qu’aient été les motifs des assassins d’Amon, le peuple fit roi son jeune fils Josias. Plus de 200 ans auparavant, Joas avait été élevé au trône à l’âge de sept ans, puis éduqué et guidé par Jéhoïada, ce pieux sacrificateur. En conséquence Joas, au tout début de son règne, avait entrepris d’éliminer le culte de Baal et de réintroduire le culte de l’Éternel. Mais après la mort de Jéhoïada, il s’écarta du droit chemin en suivant les conseils de ses princes.

Josias, comme enfant et jeune homme, n’eut pas cet avantage énorme d’avoir un guide pieux.

Nous connaissons le nom de sa mère, Jedida, fille d’Adaïa, de Botskath (2 Rois 22:1), mais il ne nous est rien dit de plus à son sujet. Fut-elle en aide à son fils ? Les mères pieuses le sont souvent. Mais Dieu nous permet de voir les progrès dans la vie de Josias. Sa croissance fut ferme : il ne se détourna ni à droite ni à gauche.

Encore adolescent, il commença à rechercher personnellement le Dieu de David, son père. Quatre ans plus tard, il commença à purifier Juda et Jérusalem de leurs nombreuses formes d’idolâtrie. Il alla même au-delà des limites du royaume de Juda, détruisant aussi les vestiges d’idolâtrie dans les ruines de quelques-unes des tribus du royaume du nord. Enfin, vers l’âge de vingt-cinq ans, il commença à réparer le temple à Jérusalem. C’est pendant ces travaux que le livre de la loi fut retrouvé, ce livre qui eut un effet puissant sur la vie du roi. En ce qui nous concerne, nous avons la Parole de Dieu. En faisons-nous bon usage ?

 

 

3.38   Josias (2) — 2 Chroniques 34:27, 28

The Lord is near  19. 9. 2006

Ainsi dit l’Éternel : …. Parce que ton cœur a été sensible, et que tu t’es humilié devant Dieu quand tu as entendu ses paroles contre ce lieu et contre ses habitants, et parce que tu t’es humilié devant moi, et que tu as déchiré tes vêtements, et que tu as pleuré devant moi, moi aussi j’ai entendu, … tes yeux ne verront pas tout le mal que je fais venir sur ce lieu et sur ses habitants (2 Chroniques 34:27, 28).

 

Alors qu’il surveillait les réparations du temple à Jérusalem, Hilkija, le souverain sacrificateur, trouva le livre de la loi dans la maison de l’Éternel. Il le donna à Shaphan, le scribe, qui à son tour le lut devant le roi Josias. Josias fut profondément troublé par ce qu’il entendit, prenant conscience que le peuple n’avait pas gardé la parole de l’Éternel, pour agir selon tout ce qui était écrit dans ce livre. Déchirant ses vêtements en témoignage de sa détresse, il envoya quelques-uns de ses grands vers la prophétesse Hulda pour s’enquérir auprès de l’Éternel concernant les paroles de ce livre. La réponse qui lui fut donnée avait deux aspects. À l’homme qui avait envoyé ces personnages officiels pour le consulter, l’Éternel affirma solennellement qu’il amènerait tout le mal et les malédictions et la fureur qui étaient écrits dans ce livre, sur Juda et son peuple. Mais l’Éternel reconnaissait et honorait Josias, le roi de Juda pour son cœur sensible qui l’avait poussé à s’humilier devant lui. Il lui fut assuré qu’il mourrait en paix avant que ne tombe le jugement de Dieu.

Josias, alors, agit selon la parole de Dieu qui lui avait été rapportée. Rassemblant le peuple dans le temple, il leur lut le livre de l’alliance, et s’engagea publiquement devant l’Éternel pour garder ses commandements de tout son cœur et de toute son âme. Et il amena le peuple à entrer dans l’alliance. Ceci eut pour résultat que Josias et le peuple débarrassèrent ce qui restait d’objets d’idolâtrie à travers tout le pays, sans se laisser arrêter par des considérations historiques ou sentimentales. Quant à nous, sommes-nous prêts à obéir à la Parole de Dieu sans réserve aucune ?

 

 

3.39   Josias (3) — 2 Chroniques 35:18, 19

The Lord is near  26. 9. 2006

Et on n’avait point célébré en Israël de Pâque semblable depuis les jours de Samuel, le prophète ; et aucun des rois d’Israël n’a célébré une Pâque comme celle que firent Josias, et les sacrificateurs et les lévites, et tout Juda et Israël, qui s’y trouvèrent, et les habitants de Jérusalem. Cette Pâque fut célébrée la dix-huitième année du règne de Josias (2 Chroniques 35:18,19).

 

Qu’est-ce qui rendit cette pâque célébrée en Israël la plus remarquable depuis les jours du prophète Samuel ? Certainement pas le nombre de ses participants, car sous ce rapport elle ne pouvait pas se comparer aux jours glorieux du règne de Salomon. La pâque célébrée dans les jours d’Ézéchias avait été marquée par une grande joie, plus qu’aucune autre depuis les jours de Salomon, mais cette pâque-ci, nous dit la Parole, dépassait même celle-là.

Cette pâque, sous Josias, fut célébrée au temps fixé, le quatorzième jour du premier mois. Nous lisons que le roi en a donné le commandement, puis qu’il a encouragé les serviteurs de Dieu à faire le service de la maison de l’Éternel. Les sacrificateurs et les lévites s’étaient sanctifiés pour l’Éternel, et étaient à leur place dans les divisions, selon les directives que Dieu avait données « dans le livre de Moïse », et par David et Salomon. Et les portiers se tenaient à chaque porte.

À mesure qu’on lit ce chapitre, on constate un réel esprit de générosité et de collaboration. Josias et les princes firent don de milliers d’agneaux, de chevreaux et de bœufs pour la pâque et pour les sacrifices pour le peuple ; et les chefs des sacrificateurs et des lévites en ajoutèrent encore davantage. Les sacrificateurs et les lévites œuvraient avec une pleine harmonie, les lévites préparant même ce qui était nécessaire aux sacrificateurs et aux portiers qui étaient occupés à plein temps dans leurs charges respectives.

Lorsque, aujourd’hui, les conducteurs spirituels au milieu du peuple de Dieu travaillent ensemble, en s’aidant l’un l’autre, et en encourageant leurs frères à agir selon l’enseignement de la Parole, il en résulte de la joie dont on se souviendra.

 

 

3.40   Josias (4) — 2 Chroniques 35:20-23 — Proverbes 26:17

The Lord is near  3. 10. 2006

Neco, roi d’Égypte, monta pour faire la guerre … et Josias sortit à sa rencontre. Et Neco lui envoya des messagers, disant : Qu’y a-t-il entre moi et toi, roi de Juda ? Ce n’est pas contre toi que je viens …Désiste-toi de t’opposer à Dieu … Et Josias ne se détourna pas de lui, mais il se déguisa pour combattre contre lui ; et il n’écouta pas les paroles de Neco, qui venaient de la bouche de Dieu (2 Chroniques 35:20-23).

 

Il saisit un chien par les oreilles, celui qui, en passant, s’emporte pour une dispute qui n’est pas la sienne (Proverbes 26:17).

 

Il est triste de voir la mort de Josias encore relativement jeune, à 39 ans. Ce roi pieux, à qui il avait été promis que l’Éternel ne déverserait pas sa colère sur Juda pendant sa vie, s’immisça dans une querelle qui ne le concernait pas, entre le Pharaon et le roi de Babylone (Jérémie 46:2), et y perdit la vie.

Ce n’est pas l’affaire du chrétien de s’impliquer dans les affaires de ce monde — ses guerres et sa politique. Nous servons un plus grand Maître. En fait, nous sommes ambassadeurs pour Christ, avec la mission de proclamer à tous : « Soyez réconciliés avec Dieu » (2 Corinthiens 5:20). Un jour viendra où ce Maître prendra sa juste place comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs, soumettant toutes choses à lui-même. Quand il régnera, nos régnerons avec lui. Jusque-là, essayer de mettre en ordre les affaires de ce monde n’est qu’un exercice frustrant, qui aura des conséquences dangereuses, et même désastreuses.

Les paroles de Neco, le roi païen d’Égypte, qui avertissaient Josias de ne pas interférer dans cette guerre, « venaient de la bouche de Dieu » (verset 22). Dieu n’est pas limité quant aux moyens qu’il emploie pour faire connaître sa parole. Tout comme il avait employé autrefois l’ânesse de Balaam, il peut également employer un roi égyptien. Mais quand il doit avoir recours à de tels moyens pour nous parler, c’est à notre honte. Car nous avons la Parole et le Saint Esprit pour nous guider.

Josias se déguisa pour aller à la bataille. Sa mort prématurée, comme celle d’Achab près de 300 ans auparavant, fut causée par un tir des archers. Quelle triste fin pour ce roi par ailleurs si pieux !

 

 

3.41   Joakhaz — 2 Rois 23:30-34

The Lord is near  10. 10. 2006

Le peuple du pays prit Joakhaz, fils de Josias, et ils l’oignirent et le firent roi à la place de son père. Joakhaz était âgé de vingt-trois ans lorsqu’il commença de régner ; et il régna trois mois à Jérusalem … il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel … et le Pharaon Neco le lia à Ribla, dans le pays de Hamath, pour qu’il ne régnât plus à Jérusalem … Et il prit Joakhaz, qui vint en Égypte et y mourut (2 Rois 23:30-34).

 

Après la mort tragique de Josias, il y eut une dégénérescence rapide dans les événements en Juda. Le jugement ne tarderait pas à s’exécuter sur le pays coupable, et les nations environnantes, dans leurs combats pour obtenir la suprématie, seraient les instruments de la colère de Dieu.

Joakhaz, comme il apparaît clairement d’après le récit de la succession au trône, n’était pas le fils aîné de Josias, mais c’est lui que le peuple a choisi. Ils le prirent et l’oignirent comme roi, mais son règne fut court — trois mois — mais cependant assez long pour démontrer qu’il ne cherchait pas à plaire à Dieu, mais au contraire fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel. Le roi d’Égypte, revenant d’une expédition pour essayer d’aider l’empire assyrien à son déclin, contre le pouvoir montant de Babylone, déposa Joakhaz, et en retournant en Égypte, l’emmena prisonnier.

Il semblerait que, pendant quelque temps après qu’eut été fait prisonnier Joakhaz (nommé aussi Shallum en 1 Chroniques 3:15 et en Jérémie 22:11), Juda se lamenta sur lui, en espérant qu’il serait relâché et ramené vers eux. Cependant, le passage de Jérémie montre clairement que cela n’eut pas lieu.

Il est triste de constater les conséquences du fait que Josias se mêla des guerres et de la politique du monde qui l’entourait — il est également triste qu’aucun de ses fils n’eut des convictions et une marche pieuses comme lui. Nous voyons souvent la même chose de nos jours : des parents pieux et des enfants qui abandonnent complètement le modèle de leur foi et de leur marche, et qui sont faits prisonniers en Égypte — un terme que la Bible emploie pour désigner le monde.

 

 

3.42   Jéhoïakim (1) — 2 Rois 23:34, 35

The Lord is near  17. 10. 2006

Le Pharaon Neco établit roi Éliakim, fils de Josias, à la place de Josias, son père, et changea son nom en celui de Jehoïakim … Et Jehoïakim donna l’argent et l’or au Pharaon ; seulement il établit une taxe proportionnelle sur le pays, pour donner l’argent selon le commandement du Pharaon ; il exigea l’argent et l’or du peuple du pays, de chacun selon son estimation (2 Rois 23:34, 35).

 

Jéhoïakim est le premier des rois de Juda qui ait été mis sur le trône par un roi païen. Le Pharaon d’Égypte avait déposé et emmené captif son frère plus jeune, Joakhaz, que le peuple avait choisi, et avait imposé une lourde amende, ou tribut, sur le pays. Jéhoïakim se procura cette somme en l’exigeant du peuple. Quel contraste avec son père, Josias, qui avait donné 30 000 agneaux et chevreaux et 3 000 béliers au peuple, pris sur ses possessions, pour les offrandes et les sacrifices, lors de cette pâque glorieuse et mémorable.

Lorsqu’on regarde, dans la Parole, la mention des mauvaises voies de Jéhoiakim en 2 Rois, en 2 Chroniques, et spécialement en Jérémie, on n’a pas de peine à imaginer pourquoi le peuple de Juda l’a évincé, en choisissant pour roi son frère plus jeune. Dieu nous déclare, non seulement qu’il « a fait ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, son Dieu », mais parle des « abominations qu’il commit » pendant son règne de onze ans. Et Dieu lui déclare, en Jérémie 22:17 : « Tes yeux et ton cœur ne sont qu’à ton gain déshonnête, et au sang innocent pour le répandre, et à l’oppression et à la violence pour les faire ».

Dans la troisième année du règne de Jéhoïakim, Nebucadnetsar, le roi de Babylone, vint contre lui, le vainquit, et emporta une partie des ustensiles de la maison de Dieu, et des captifs — parmi eux Daniel et ses amis. Jéhoïakim se rebella bientôt. La Bible considère comme un péché la rébellion contre l’autorité établie par lui. Jérémie prophétisa la fin misérable de ce roi oppresseur, et son enterrement comme celui d’un âne.

 

 

3.43   Jéhoïakim (2) — Jérémie 36:32 — Marc 11:31 ; Luc 21:33

The Lord is near  24. 10. 2006

Jérémie prit un autre rouleau, et le donna à Baruc, … le scribe ; et il y écrivit, de la bouche de Jérémie, toutes les paroles du livre que Jehoïakim, roi de Juda, avait brûlé au feu ; et il y fut encore ajouté plusieurs paroles semblables (Jérémie 36:32).

 

Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point (Marc 11:31 ; Luc 21:33).

 

Le prophète Jérémie rend compte de manière frappante du mépris et de l’hostilité manifestés par le roi Jéhoiakim envers la Parole de Dieu écrite. Dieu avait dit à Jérémie de dicter à Baruc, le scribe, toutes les paroles qu’il avait dites à Jérémie contre Israël, Juda, et les nations. Il fut enjoint à Baruc de lire le rouleau publiquement au peuple quand ils seraient rassemblés dans le temple en un jour de fête. Dieu désirait ardemment que son peuple se repente afin qu’il puisse leur pardonner.

Cette lecture par Baruc attira l’attention des princes, qui lui demandèrent de leur lire le livre à eux aussi. À leur tour, ils en parlèrent au roi Jéhoïakim. Celui-ci ordonna qu’on lui lise le rouleau. À mesure que celui-ci lui était lu, le roi en coupa les pages et les jeta, jusqu’à la dernière, dans le feu qui brûlait devant lui. Dieu prit note de ce mépris pour sa Parole, et prononça un jugement sur le roi. Il dit à Jérémie d’écrire à nouveau le contenu du rouleau. La Parole de Dieu ne peut jamais être détruite !

Malheureusement, ce méchant roi n’est pas le seul dans l’histoire de l’humanité à avoir défié la Parole de Dieu et avoir essayé de s’en débarrasser. De tels efforts sont faits encore aujourd’hui, par certains de manière flagrante, en confisquant et détruisant toutes les Bibles possibles, par d’autres, en attaquant son authenticité et sa véracité historique. Le troisième président des États-Unis, Thomas Jefferson, par exemple, retira du Nouveau Testament toutes les références aux miracles, dans le but de ne garder que les enseignements éthiques !

 

 

3.44   Jéhoïakin — 2 Rois 25:27, 30

The Lord is near  31. 10. 2006

 

Et il arriva, en la trente-septième année de la transportation de Jehoïakin, roi de Juda … qu’Évil-Merodac, roi de Babylone, l’année où il commença de régner, éleva la tête de Jehoïakin … et le tira de prison. E il lui parla avec bonté, et mit son trône au-dessus du trône des rois qui étaient avec lui à Babylone. Et il lui changea ses vêtements de prison, et Jehoïakin mangea le pain devant lui constamment, … et quant à son entretien régulier, un entretien continuel lui fut donné de la part du roi, jour par jour, tous les jours de sa vie (2 Rois 25:27, 30).

 

Jéhoïakin (appelé aussi Jeconias et Conia), âgé de dix-huit ans, succéda à son père Jehoïakim sur le trône de Juda. Après trois mois et dix jours, où il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, il se rendit à Nebucadnetsar, roi de Babylone, avec sa mère, ses femmes, ses serviteurs, ses nobles et ses eunuques. Nebucadnetsar emmena également 10 000 captifs, y compris les hommes forts, les charpentiers et les forgerons — et également Ézéchiel, le sacrificateur — ne laissant en Juda que les plus pauvres du peuple.

En Jérémie 24, Dieu désigne ceux qui furent emmenés prisonniers à ce moment-là comme les « bonnes figues », en contraste avec les « "très mauvaises figues » laissées dans le pays. Dieu dit qu’il aurait ses yeux sur ces bonnes figues pour leur bien, et pour les ramener à lui-même, et à leur pays. Les autres seraient chassées et détruites. Dans le bref compte-rendu (passage ci-dessus) qui termine le deuxième livre des Rois, comme aussi le livre de Jérémie, nous voyons le début de la miséricorde de Dieu, en ce que Jehoïakin est relâché de prison et que Dieu le ramène dans la faveur du roi de Babylone.

Dieu dit de Jehoïakin que, « de sa semence, nul ne prospérera, assis sur le trône de David, ou dominant encore en Juda » (Jérémie 22:30). Les généalogies du Seigneur Jésus montrent qu’il avait légalement droit au trône par Joseph, qui descendait de Jehoïakin (Matthieu 1:11). Mais en fait il descendait réellement de Marie, dont la généalogie est donnée en Luc 3. La précision de la Bible est ainsi bien mise en relief.

 

 

3.45   Sédécias (1) — 2 Chroniques 36:11-13

The Lord is near  7. 11. 2006

Sédécias était âgé de vingt et un ans lorsqu’il commença de régner ; et il régna onze ans à Jérusalem. Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, son Dieu ; il ne s’humilia pas devant Jérémie, le prophète, qui lui parlait de la part de l’Éternel ; et il se révolta aussi contre le roi Nebucadnetsar, qui lui avait fait jurer par Dieu ; et il roidit son cou, et endurcit son cœur pour ne pas retourner à l’Éternel, le Dieu d’Israël (2 Chroniques 36:11-13).

 

Sédécias, dont le nom original était Matthania, ce qui signifie Don de l’Éternel, eut son nom changé en Sédécias, Justice de l’Éternel, par Nebucadnetsar, lorsque celui-ci le fit roi sur Juda. Le passage de Daniel 2:37, 38 nous montre que le Dieu des cieux avait fait de Nebucadnetsar, le monarque babylonien, le roi des rois, et l’avait placé au-dessus de l’homme, des bêtes des champs et des oiseaux, ce qui correspondait à la tête d’or du rêve que Daniel interpréta pour lui. Sédécias était donc un vassal du roi Nebucadnetsar, et lui avait juré fidélité devant l’Éternel, le vrai Dieu.

Si nous nous reportons au livre de Jérémie, nous voyons les fortes pressions politiques exercées sur le jeune Sédécias par ses nobles et par les nations voisines. Tout au long de cette période, Dieu lui parlait à maintes reprises par son prophète Jérémie. Sédécias était un homme faible, inclinant d’un côté et de l’autre, espérant avoir de l’aide de l’Égypte, s’enquérant auprès de l’Éternel, mais ensuite cédant aux princes et emprisonnant Jérémie. Il savait parfaitement ce qui était droit, mais les accusations contre lui qui nous sont rapportées dans la Parole de Dieu nous montrent comment son inconstance se termina en rébellion contre son suzerain et dans l’endurcissement de son cœur envers Dieu.

Peut-être avons-nous de la sympathie pour ce jeune roi et le plaignons-nous, mais Dieu lui demande des comptes. Un serment prêté au nom de l’Éternel est quelque chose de très sérieux. La rébellion est, devant Dieu, comme le péché de divination. Sédécias a raidi son cou devant Dieu. Dieu désire qu’il y ait une décision de cœur pour lui obéir, comme c’était le cas chez Daniel et ses amis.

 

 

3.46   Sédécias (2) — Jérémie 38:19-20 — Apocalypse 21:8

The Lord is near  14. 11. 2006

Le roi Sédécias dit à Jérémie : Je crains les Juifs qui se sont rendus aux Chaldéens ; j’ai peur qu’on ne me livre en leur main ; et qu’ils ne me maltraitent. Et Jérémie dit : On ne te livrera point ; écoute, je te prie, la voix de l’Éternel dans ce que je te dis, et tout ira bien pour toi, et ton âme vivra (Jérémie 38:19-20).

 

Mais quant aux timides, et aux incrédules … leur part sera dans l’étang brûlant de feu et de soufre, qui est la seconde mort (Apocalypse 21:8).

 

Jérémie fut accusé à tort de déserter pour se rendre aux Chaldéens, et d’affaiblir la résistance contre eux, en conseillant de se rendre à eux. Il fut emprisonné à plusieurs reprises par les princes de Juda, dans des conditions telles, qu’elles mettaient sa vie en danger. Sédécias, plusieurs fois, envoya vers lui secrètement pour obtenir de lui une parole de la part de l’Éternel. Chaque fois, Jérémie donna invariablement la même réponse, avertissant Sédécias des conséquences néfastes qu’entraînerait son refus d’obéir à la parole de l’Éternel. Mais bien que Sédécias ait, par moments, adouci un peu les conditions d’emprisonnement de Jérémie, il était trop pusillanime pour prendre ouvertement position contre ses princes, et suivre simplement les directives de l’Éternel.

Notre monde aussi est rempli de gens craintifs et incrédules. Ils ont souvent entendu la Parole de Dieu, ils ont parlé avec des serviteurs de Dieu, mais ils craignent de prendre une position tranchée en faveur de ce qu’ils savent être juste. Ils espèrent en vain qu’ils pourront encore louvoyer un peu plus longtemps, que quelque chose va changer, que l’avertissement divin va finalement n’être qu’une fausse alarme. Ils craignent l’homme plus que Dieu. Au fond d’eux-mêmes ils savent qu’ils ont tort, mais ils ont peur des conséquences, s’ils abandonnent leur position pour se soumettre simplement à Dieu. Le verset ci-dessus, tiré de l’Apocalypse, nous avertit que, en tête de la liste de ceux qui sont destinés à la perdition éternelle, se trouvent les « timides » et les « incrédules ».

 

 

3.47   Sédécias 3 — Jérémie 52:7-9, 11

The Lord is near  21. 11. 2006

Et la brèche fut faite à la ville ; et tous les hommes de guerre s’enfuirent … Et l’armée des Chaldéens poursuivit le roi ; et ils atteignirent Sédécias dans les plaines de Jéricho … Ils prirent le roi, et le firent monter vers le roi de Babylone … et il prononça son jugement …et le mit sous garde en prison, jusqu’au jour de sa mort (Jérémie 52:7-9, 11).

 

Nous en arrivons maintenant à la fin tragique de l’histoire de Sédécias, le dernier roi de Juda.

Le premier chapitre de l’épître aux Romains affirme sans ambigüité que « la justice de Dieu » (nom que Nebucadnetsar avait donné à Sédécias lorsqu’il avait été désigné pour régner sur Juda) peut être révélée de deux manières : la justice de Dieu apporte le salut à celui qui croit ; mais celui qui rejette, ou néglige, ce que Dieu a fait connaître si clairement, rencontrera certainement la colère de Dieu, plus tôt qu’il ne le pense !

Le siège de Jérusalem dura un an et demi, jusqu’à ce que la famine s’installe, qu’il soit fait une brèche à la ville, et que les soldats fuient, de nuit, tandis que l’armée des Chaldéens les poursuivait jusqu’aux plaines de Jéricho. Sédécias fut rattrapé et capturé, son armée dispersée, et lui fut ramené devant le roi de Babylone pour être jugé.

On ne se moque pas de Dieu. Le jugement sur ce roi sans caractère, âgé de 32 ans, fut sévère et cruel. Ses fils furent tués devant ses yeux. Puis on lui creva les yeux. Les princes, qui pendant si longtemps avaient fait pression sur lui pour qu’il fasse ce qui est mauvais et désobéisse aux instructions de Dieu clairement transmises par le prophète Jérémie, furent exécutés aussi. Il en fut de même d’autres personnages officiels et d’hommes qui furent trouvés dans la ville. Il y en eut encore d’autres qui furent emmenés en captivité. Sédécias, devenu aveugle, fut lié de chaînes, emmené à Babylone, et emprisonné pour le reste de sa vie.

Le temple de Dieu, le palais, et les maisons de Jérusalem, furent brûlés, les murailles de la ville, abattues. Les extraordinaires colonnes d’airain, et les autres ornements du temple furent brisés. Tout fut transporté à Babylone. Quelle triste fin d’une vie de désobéissance à Dieu !