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LES FILLES DE TSELOPHKAD ONT BIEN PARLÉ

 

Philippe Laügt

ME 1988 p. 19-28

Table des matières :

1     Nombres 1 à 26 : Préparation à la possession de l’héritage

2     Nombres 27 et 32 : Deux choix opposés

3     Nombres 36 : Garder et chérir l’héritage spirituel

4     Josué 17 : Persévérance dans l’appréciation de l’héritage

 

 

 

1                        Nombres 1 à 26 : Préparation à la possession de l’héritage

Le livre des Nombres met l’accent sur la responsabilité du peuple d’Israël, mis à l’épreuve pendant sa marche vers le pays promis. Il montre aussi comment Dieu prend constamment soin dans le désert, pendant quarante ans, de ceux qu’il a rachetés de l’Égypte (Deut. 32:10, 11). Il porte ce peuple «comme un homme porte son fils» (Deut. 1:31) et «comme une mère» (Actes 13:18). Il met toutes ses ressources à sa disposition et lui donne ainsi : la sacrificature fondée sur la grâce (Nomb. 17:8) et des sacrifices appropriés aux besoins du désert, la génisse rousse (Nomb. 19) et le serpent d’airain (Nomb. 21). Il lui envoie aussi la nuée pour le conduire, l’eau du rocher pour l’abreuver et la manne pour le nourrir. Il note avec soin des traites qu’il est souvent seul à connaître, comme celles mentionnées en Nombres 33:18-36. Dans sa pensée chaque étape doit apporter aux siens une plus grande connaissance de sa grâce et de son amour.

Pourtant à cause de son méchant cœur d’incrédulité (Héb. 3:12) toute une génération ne peut entrer dans le pays, Josué et Caleb exceptés. Les fils vont paître dans le lieu désolé et les pères y mourir pour avoir méprisé l’héritage (Nomb. 14:31-33). Mais à partir du chapitre 21 des Nombres, le peuple, au commandement de l’Éternel, se dirige à nouveau vers Canaan. Le but est tout proche maintenant et le pays va être partagé entre les tribus. Lévi toutefois aura une part meilleure que celle de ses frères, l’Éternel est son héritage (Deut. 10:9) part qui rappelle la nôtre. C’est en Christ lui-même que nous obtenons l’héritage. Qu’il nous accorde de nous en emparer par la foi !

Une plaie va, hélas, décimer encore le peuple qui s’est adonné à la fornication (Nomb. 25). Et c’est après cette plaie que Dieu ordonne un nouveau dénombrement qui va servir à attribuer à chacun un lot en Canaan (Nomb. 26:53). Moïse reçoit une instruction solennelle : «À ceux qui sont nombreux, tu augmenteras l’héritage ; et à ceux qui sont peu nombreux, tu diminueras l’héritage» (Nomb. 26:54).

Comment chacun a-t-il traversé ce temps d’épreuve décisif ? Le désert ne manifeste pas seulement l’incrédulité cachée dans les cœurs. Il met aussi en évidence les beautés de la foi. La part d’héritage va être proportionnée aux gains ou aux pertes de chaque tribu. Au bout de la course, la récompense dépend de la manière dont nous avons marché. La grâce pardonne et bénit, mais le gouvernement de Dieu suit son cours (Gal. 6:7, 8). La question se pose pour chacun d’entre nous aussi : Aurons-nous une riche entrée dans le royaume de notre Seigneur Jésus Christ ? (2 Pierre 1:10, 11).

Certains, tel Éphraïm, se sont appauvris. On ne trouve plus dans ses tentes que 32 500 hommes forts au lieu des 40 500 dénombrés à la sortie de l’Égypte (Nomb. 1:33 ; 26:37). Ils ont commencé pourtant leur course pleins de zèle et de foi ! Comment donc sont-ils tombés (2 Sam. 1:19, 25-27) ? Le chapitre 10 de la première lettre aux Corinthiens, versets 6 à 10, en énumère les motifs et nous met en garde. D’autres au contraire ont prospéré dans ce lieu aride, témoignant des effets de la grâce de Dieu à leur égard. La tribu de Manassé — lui aussi fils de Joseph, comme Éphraïm — était la moins nombreuse au départ. Elle s’est fortement accrue, passant de 32200 à 52700 (Nomb. 1:35 ; 26:34). Tout semble donc la désigner pour obtenir un bel héritage en Canaan. Mais pour «posséder nos possessions» selon l’expression remarquable d’Abdias 17, il faut joindre à la foi la vertu et «après avoir tout surmonté, tenir ferme» (Éph. 6:13). Plusieurs au milieu du peuple vont regarder aux vanités mensongères et abandonner la grâce qui est à eux (Jonas 2:9). Il en sera ainsi, nous le verrons, d’une partie de cette tribu de Manassé.

 

2                        Nombres 27 et 32 : Deux choix opposés

Ce n’est pas le cas des filles de Tselophkad. En assistant à ce dénombrement, elles comprennent que leur part d’héritage va leur échapper. Leur père est mort dans son péché et il n’a pas de fils (Nomb. 27:3). Si d’autres au milieu du peuple de Dieu font peu de cas de leurs privilèges, elles en tout cas ne sont pas prêtes à renoncer à ces bénédictions entrevues par la foi. En toute autre occasion elles savent certainement garder une attitude modeste et réservée, mais devant cette menace, elles n’hésitent pas à s’approcher hardiment de la tente d’assignation et présentent leur requête devant Moïse et devant Éléazar le sacrificateur, les princes et toute l’assemblée. «Pourquoi le nom de notre père serait-il retranché du milieu de sa famille parce qu’il n’a pas eu de fils ? Donne-nous une possession au milieu des frères de notre père» (Nomb. 27:4).

Serviteur fidèle dans toute la maison de Dieu, Moïse apporte leur cause devant l’Éternel. Si nous manquons de sagesse, demandons à Dieu. Il donne à tous libéralement et ne fait pas de reproches (Jacq. 1:5). Tenter d’agir sans rechercher sa pensée, c’est usurper sa place. Tout ce qui touche au bien-être de ses rachetés a du prix pour lui. Et la sagesse humaine ne peut rien régler de ce qui concerne le peuple de Dieu.

Ces vraies filles d’Israël vont obtenir la bénédiction. L’Éternel dit à Moïse : «Les filles de Tselophkad ont bien parlé. Tu leur donneras une possession d’héritage au milieu des frères de leur père, et tu feras passer à elles l’héritage de leur père» (Nomb. 27:7). La foi a toujours raison, elle glorifie Dieu et Dieu l’honore. Ce sera désormais pour Israël un statut de droit. Le nom de ces filles pieuses est plusieurs fois mentionné dans l’Écriture (Nomb. 26:33 ; 27:1 ; 36:11 ; Jos. 17:3). Dieu se plaît à rappeler ce qui le réjouit : elles n’ont pas méprisé le pays désirable (Ps. 106:24). L’approbation de l’Éternel les encourage à serrer dans leur cœur le titre de propriété qu’il leur donne. Elles vont traverser sans faiblir les épreuves liées à la conquête du pays et les défections qui vont se produire dans leur entourage.

Du fait que nous sommes, nous aussi, héritiers de Sa promesse et assurés de l’immutabilité de son conseil, cette espérance ne serait-elle pas pour chacun d’entre nous comme une ancre de l’âme, sûre et ferme, et qui entre jusqu’au dedans du voile, où Jésus est entré comme précurseur pour nous (Héb. 6:17-20) ?

Nous pouvons être tout près d’obtenir ce que Dieu s’est proposé de nous donner et nous laisser finalement détourner. C’est durant la dernière année du pèlerinage que les tribus de Ruben et de Gad se tiennent à leur tour devant Moïse, Éléazar et les princes de l’assemblée, mais avec des dispositions intérieures tout autres. «Si nous avons trouvé faveur à tes yeux» disent-ils, «ne nous fais pas passer le Jourdain» (Nomb. 32:5). Ils affirment : «Notre héritage nous est échu, à nous, de ce côté du Jourdain» (Nomb. 32:19). Quelle tristesse pour Moïse d’entendre une telle requête ! Lui qui avait plaidé avec l’Éternel : «Que je passe, je te prie, et que je voie ce bon pays» (Deut. 3:25 ; 4:21 ; Nomb. 20:12). Quels sont donc les motifs d’un choix aux conséquences finalement désastreuses (1 Chron. 5:26) ? «C’est un pays propre pour les troupeaux et tes serviteurs ont des troupeaux» (Nomb. 32:4). Ils sont les seuls à attacher plus d’importance à leurs troupeaux qu’à l’héritage, mais tout le peuple est dans les dispositions de coeur décrites en Actes 7:42. Si nous gardons pour nous-mêmes ce que Dieu nous donne, notre course en sera fâcheusement influencée. Mais si nous agissons sous le regard de Dieu comme de bons économes, nos progrès spirituels n’en seront pas entravés.

Exposé à une influence aussi décourageante, le peuple va-t-il se laisser entraîner et choisir la facilité ? C’est le cas pour une partie de cette tribu de Manassé à laquelle appartiennent les filles de Tselophkad. Ils ne sont pas avec Ruben et Gad quand ils se présentent devant Moïse pour demander la faveur de rester en deçà du Jourdain, mais en Nombres 32:33 il devient clair qu’ils se sont joints à eux. Nous pouvons nous laisser rapidement séduire par des avantages matériels ou autres (Prov. 1:10). Tous ces hommes désormais sont bien déterminés à prendre leur héritage en dehors des limites du pays désirable (Nomb. 34:14).

Là où est notre trésor, là sera aussi notre cœur (Luc 12:34). Attendons la direction divine au lieu de chercher, par un choix personnel, à satisfaire nos convoitises.

Ces Israélites méconnaissent le propos de Dieu et son amour. Il veut avoir son peuple près de lui, groupé autour de l’arche, type de Christ. Ces hommes vont bien accepter de se joindre momentanément à leurs frères pour les aider dans la conquête de ce pays. Mais ils laissent derrière, en deçà du Jourdain, femmes et enfants. L’Ennemi réussit ainsi à scinder les familles et les enfants sont empêchés d’entrer dans le pays. Pendant des années, l’absence du père, dans l’impossibilité de remplir son rôle (Deut. 6:7 ; Ex. 12:24-27 ; 13:8, 14, 15) se fera sentir dans le foyer. Et quand, plus tard, Phinées les encourage une fois encore à avoir leur possession en Canaan, au milieu du peuple (Jos. 22:19) ces hommes s’éloignent «d’auprès des fils d’Israël, de Silo» où se trouve l’arche et rejoignent leurs familles et leurs troupeaux (Jos. 22:9, 10). Puis comprenant un peu ce que leur position a d’équivoque, ils construisent un autel de grande apparence pour affirmer leur appartenance au peuple de Dieu et afficher leurs prétentions à une unité, hélas, disparue. On voit de telles choses dans la chrétienté aujourd’hui. En réalité ce monument fait plutôt ressortir ce qu’ils ont perdu par leur faute, la pleine jouissance de leurs privilèges en Canaan. Des formes imposantes ou même des principes scripturaires dont on cherche à se prévaloir ne peuvent pas remplacer ce que représentent la traversée du Jourdain, ce fleuve de la mort, et le fait de se trouver désormais sur l’autre rive, celle de la résurrection. Un racheté ne peut dès maintenant entrer en possession du ciel et en goûter les joies sans avoir d’abord réalisé qu’il est mort et ressuscité avec Christ. Pour posséder vraiment le pays que Dieu nous donne (Jos. 1:3) il y a des exercices, des combats, mais il est alors clairement démontré que l’héritage a du prix pour l’âme et que l’on aime s’approcher du sanctuaire pour adorer.

 

3                        Nombres 36 : Garder et chérir l’héritage spirituel

Les oncles des filles de Tselophkad, au contraire, sont bien déterminés, comme elles, à passer dans le pays qui est la possession de l’Éternel (Jos. 22:19). Les intentions affichées par leurs frères de rester en arrière, ne peuvent entamer leur résolution, car leurs pensées sont d’ores et déjà occupées de cet héritage que Dieu, qui ne peut mentir, leur a promis. Mais ils craignent que par mariage leur lot ne soit amputé.

Ici encore Dieu n’a pas anticipé la difficulté. Il savait qu’elle surgirait, mais pour faire connaître sa pensée, il attend que les siens l’interrogent. Si nous sommes dépendants, nous recevrons jour après jour la sagesse nécessaire pour faire face à chaque situation que nous rencontrons.

«La tribu de Joseph a dit juste», telle est la réponse divine. Les filles de Tselophkad peuvent devenir femmes de qui leur semble bon mais seulement dans la famille de la tribu de leur père, afin que l’héritage ne passe pas de tribu en tribu chez les fils d’Israël (Nomb. 36:2-7). Règle désormais pour toute fille qui possède un lot au milieu du peuple de Dieu. En serait-il autrement maintenant dans l’Assemblée ? Une jeune fille pieuse doit se marier avec celui qui montre un réel intérêt pour l’héritage, qui l’estime à sa juste valeur. Déjà pour son peuple terrestre, Dieu désire que chaque Israélite, chaque tribu aussi, soit attaché à son héritage (Nomb. 36:7, 9). Cet attachement est manifeste chez Caleb (Jos. 14:6, 12, 13) et chez sa fille Acsa (Jos. 15:18, 19). Il fait défaut chez Shémer (1 Rois 16:24) et brille au contraire chez Naboth. Le roi Achab lui offre en vain une meilleure vigne que la sienne ou sa contre-valeur en argent. Fidèle dans un temps de ruine, ce vrai Israélite répond noblement : «L’Éternel me garde de te donner l’héritage de mes pères» (1 Rois 21:3). Plus tard encore Jérémie va acheter un champ à Anathoth, usant de son droit de rachat. Il est en prison, la situation d’Israël est désespérée, mais il montre ainsi sa confiance en la restauration du peuple, qu’il annonce de la part de Dieu. Tandis qu’Hanameël, son proche parent, pense qu’il vaut mieux vendre son lot et obtenir de l’argent, puisque la captivité est proche (Jér. 32:6-15).

Un esprit semblable se manifeste aujourd’hui dans la profession chrétienne. Les hommes sont égoïstes, avares... amis des voluptés plutôt qu’amis de Dieu (2 Tim. 3:4). Et le croyant est en grand danger d’être influencé par le matérialisme qui joue un si grand rôle dans ce monde. Comme Jérémie, regardons au-delà des temps fâcheux que nous traversons. Il faut qu’il y ait aujourd’hui dans l’Assemblée des exercices pour garder et chérir l’héritage. Des princes parmi nous, comme autrefois en Israël, ont creusé (Nomb. 21:18) et remis en lumière de précieuses vérités de l’Écriture. Allons-nous mépriser ce précieux dépôt ? Les jeunes croyants qui ont le privilège de faire partie de l’Assemblée peuvent-ils sans en éprouver une perte s’allier par mariage, ce lien indissoluble aux yeux de Dieu, à ceux qui peuvent leur faire perdre la jouissance de leur héritage céleste ? La Parole nous avertit que marié, l’on est occupé des choses du monde, selon qu’il plaît à son mari ou à sa femme (1 Cor. 7:31-33). D’où l’importance d’être d’accord pour garder et chérir ce qu’il a plu au Seigneur de nous confier.

Nombres 36:10-12 anticipe et montre l’obéissance des filles de Tselophkad. Elles «firent comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse» et leur héritage resta dans la tribu de la famille de leur père. Quel exemple pour les jeunes sœurs en particulier, mais pour nous tous également ! Gardons notre coeur plus que tout ce que l’on garde, réglons notre conduite selon la pensée de Dieu, c’est le chemin de la bénédiction (Prov. 4:23, 26 ; Ps. 119:59, 60).

 

4                        Josué 17 : Persévérance dans l’appréciation de l’héritage

Moïse, le conducteur, est recueilli vers ses pères. Sept ans s’écoulent. Le premier élan qui porte le peuple à la conquête du pays se brise. Josué le déclare : «Jusques à quand vous porterez-vous lâchement à aller prendre possession du pays que l’Éternel, le Dieu de vos pères, vous a donné ?» (Jos. 18:3). Manassé, la demi-tribu qui est entrée, ne fait pas exception. Ils ne purent pas déposséder les habitants des villes qu’ils avaient reçues en partage. Le Cananéen voulut habiter dans ce pays (Jos. 17:12 ; Jug. 1:35). Il leur sera en piège, les entraînant au mal et à l’idolâtrie (Nomb. 33:55). Et il en sera de même pour nous, si nous laissons subsister, au lieu de les juger, des ennemis dans nos coeurs et nos vies. Ils agiront en secret pour nous empêcher de jouir de l’héritage.

Au milieu d’une infidélité croissante dans leur propre tribu, la foi persévérante des filles de Tselophkad brille d’un vif éclat. Quand les lots sont distribués par l’Éternel au moyen du sort (Prov. 16:33) elles s’empressent de se présenter devant Éléazar le sacrificateur, devant Josué et les princes pour rappeler : «L Éternel a commandé à Moïse de nous donner un héritage au milieu de nos frères. Et Josué leur donna, selon le commandement de l’Éternel, un héritage au milieu des frères de leur père» (Jos. 17:4). Elles reçoivent une riche récompense et peuvent, comme David plus tard, s’écrier : «Les cordeaux sont tombés pour moi en des lieux agréables ; oui, un bel héritage m’est échu» (Ps. 16:6).

Que de leçons et d’avertissements aussi nous suggèrent la conduite de ces femmes de foi ! Dieu nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ (Éph. 1:3). Le Père nous a rendus capables de participer au lot des saints dans la lumière (Col. 1:12). Héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ (Rom. 8:17) nous avons reçu un bien meilleur héritage qu’Israël. Il est céleste et l’homme ne peut le gâter. Il est incorruptible, sans souillure, immarcescible, conservé dans les cieux pour nous, qui sommes gardés par la puissance de Dieu, par la foi (1 Pierre 1:4). Nous en avons reçu les arrhes, le Saint Esprit (Éph. 1:14), et il nous sanctifie par la Parole, pour maintenir notre communion avec le Seigneur qui veut être dès maintenant la portion de notre héritage et notre coupe (Ps. 16:5). Quelle place tient-Il dans nos cœurs ? Où se portent nos regards ? L’apôtre, devant l’immensité de notre héritage, demande que nos yeux soient éclairés (Éph. 1:18). Ne soyons pas comme ceux qui lors de la conquête de Canaan, par lâcheté ou incrédulité, se montraient incapables de prendre possession de l’héritage et pour se justifier le déclaraient ou trop grand ou trop petit (Jos. 17:14, 15 ; 19:9). Que le Seigneur nous accorde de nous tenir à l’écart du monde ! « Un chrétien céleste tient pour une honte toute marque du monde sur lui» (JND). Dans Sa communion, conduits par Son Esprit, nous pourrons déjà par la foi nous promener en long et en large dans ce bel et céleste héritage acheté par le sang de Christ.

 

Le Seigneur est ma part, mon salut, mon breuvage

Il a fixé mon lot dans un bel héritage

Ma langue éveille-toi, réjouis-toi mon coeur !

Entonne un chant d’amour : Jésus est ton [Sauveur !