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Méditations sur la Parole de Dieu

 

Job

 

 

Louis Chaudier

 

 

Table des matières :

1      Job — Job 1:1, 6-22 ; 2 ; 3:1 ; 32:1-4, 6, 8, 21-23 ; 33:12, 14-18 ; 36:7-10 ; 29 ; 38:1 ; 39:36-38 ; 42:1-6

 

 

 

Le texte de ces méditations a été révisé par Bibliquest dans sa forme, par rapport à diverses éditions papiers précédentes. Les révisions ont été limitées à ce qui était nécessaire à une expression et une compréhension correctes. Le texte reste marqué par son caractère oral, non révisé par l’auteur. Dans certains cas d’expressions au sens discutable, l’imperfection de celles-ci a été laissée de peur d’en perdre une certaine vigueur.

Certains textes ont été repris de l’ouvrage «Méditations sur la vie chrétienne» édité en 1995 par F.R., et sont notés comme tels. Ces textes ont fait l’objet (par F.R.) d’une révision un peu plus poussée.

 

 

1   Job — Job 1:1, 6-22 ; 2 ; 3:1 ; 32:1-4, 6, 8, 21-23 ; 33:12, 14-18 ; 36:7-10 ; 29 ; 38:1 ; 39:36-38 ; 42:1-6

 

[LC n° 26]

28 janvier 1968

 

C’est un livre qui nous a paru, pour plusieurs, un peu difficile.

Ici, il nous est parlé d’un rôle que Satan a joué. Satan n’est pas inspiré ; un malfaiteur non plus. Mais tout ce qui est écrit dans la Parole, même ce qui se rapporte à Satan, le rapport des choses, est inspiré. Ne pensons pas que ce rôle que Satan a joué ici, ne fut que dans les temps reculés. Il s’en faut bien.

Ce qui est rapporté là de Job, est d’une importance pour chacune de nos vies pratiques, en ceci, c’est que Job était d’un temps très reculé. Il ne faisait pas partie du peuple d’Israël. Ainsi donc, nous avons à nous garder de limiter les manifestations de l’amour de Dieu à qui que ce soit. Dieu peut atteindre qui il veut. Il étend son amour plus loin que nous ne le pensons. Cet homme était remarquable par son intégrité.

Aucun ne peut dire, en dehors de l’Écriture, ce qu’est Satan. Ce n’est pas une influence. C’est un être. Le monde dit sur lui des choses déraisonnables. Et il ne s’aperçoit pas qu’il est gouverné par lui. Il y a des anges déchus enfermés dans l’abîme. Mais les démons, ceux qui sont avec Satan, ne sont pas enfermés. Ils sont ses serviteurs, et le servent.

Dieu se sert de Satan comme d’un serviteur. Car c’est, au fond, quand même, un être dépendant. Dieu se sert de Satan pour châtier un croyant. Dieu emploie Satan pour faire un travail, un certain travail, sans oublier que c’est Dieu qui commence. «Et l’Éternel dit à Satan : As-tu considéré mon serviteur Job, qu’il n’y a sur la terre aucun homme comme lui…» (Job 1:8). C’est lui qui arrête. C’est lui qui mesure.

La Parole nous dit ce qu’était Satan. C’était la plus élevée des créatures. Pas une créature n’était plus élevée que lui. Ézéchiel nous parle de lui. C’est très solennel, cela. Cette créature avait des gloires. Des pierres se trouvaient là, dans Satan. Mais n’oublions pas que Satan est un être dépendant. C’est très solennel. Ce sont des faits, cela ; les uns passés, et d’autres à venir.

Job était un homme de très grande valeur. Mais il y avait quelque chose à visiter, en lui.

Le méchant fait une oeuvre trompeuse. Il a creusé une fosse, et il y tombera. Il y a un verset, dans la Parole, qui en parle. «Celui qui égare les hommes droits sur un mauvais chemin tombera lui-même dans la fosse qu’il aura creusée» (Prov. 28:10). Mais les oeuvres de Satan le font reconnaître. Jamais Satan ne peut suggérer un acte bon, une bonne parole. Cela ne se trouve pas, en lui. Il est le méchant.

Un homme, un croyant, peut être appelé un méchant. Le méchant, c’est celui qui aime et fait le mal. Il est gouverné par Satan. Et c’est à cause de cela que, le mal dominant, l’assemblée doit ôter le méchant du milieu d’elle-même (1 Cor. 5:13). L’assemblée est obligée de s’en séparer. Le mal n’arrive pas tout à coup. Dieu parle une fois et deux fois. Et, si on n’écoute pas, c’est Dieu lui-même qui ensuite endurci le coeur. Il peut se servir de Satan, pour faire ce travail. C’est très sérieux. Il ne faut pas jouer avec ces choses. Que nous sachions répandre autour de nous ces solennelles vérités !

Le bagage que nous avons dans la tête n’est absolument rien. Ce n’est pas ce qui est dans la tête qui compte, mais bien plutôt la manifestation de la vie de Christ en nous. Cette vie nouvelle manifestée dans un homme, c’est cela qui compte.

Pour Satan, la vérité et l’amour sont totalement étrangers. Et c’est lui, Satan, qui a creusé sa fosse.

Dans ce monde dit chrétien, présenter Christ comme modèle, c’est l’affaire de Satan. Il le veut bien. Et n’est-ce pas ce que font les théologiens et les philosophes ? En attendant, derrière eux, Satan se moque d’eux. Ils accomplissent, sans s’en rendre compte, l’oeuvre de Satan. Mais parler de Christ, de la mort de Christ sur la croix, et de tous les résultats qui en découlent, cela lui est insupportable.

Satan voudrait souffler contre les frères, pour qu’on n’annonce plus la mort de Christ, car cela lui est insupportable. Il voudrait nous disperser complètement. Il ne voudrait plus nous voir réunis.

Satan a un pouvoir, dans la création, que nous ne soupçonnons pas. C’est lui qui met une haine, dans le coeur des hommes, contre une autre nation, que nous ne soupçonnons même pas. Satan a un pouvoir sur la création que nous ne trouvons pas ailleurs. C’est lui qui attise les convoitises, dans le coeur des hommes. On a comparé sa puissance extraordinaire à une image. Un frère donnait la comparaison suivante : Lorsque le soleil vous frappe à travers une vitre, il n’y a pas de danger. Mais placez-vous derrière une loupe, il vous brûlera. Il comparait ces choses, pour montrer de quelle manière infiniment puissante est le pouvoir de Satan sur les hommes, et que Satan a des moyens extraordinaires sur la création.

Certains hommes de ce monde viendront vous expliquer qu’un certain vent est venu, de telle manière, et a fait tomber la maison (Job 1:19). Ils veulent expliquer ces choses d’après leur propre intelligence. Tout cela, ce sont des historiettes, qui ne peuvent rien expliquer.

Certains pensent — et même parmi nous — que la prospérité extérieure est une bénédiction, que c’est parce que nous sommes sous la faveur divine. C’est à l’envers de ce qui est la réalité. En tous les cas, cela arrive souvent. Que nos conclusions ne soient pas le résultat d’une vue trop courte ! Que de fois, dans l’Ancien Testament, ne voyons-nous pas des fidèles gémir et crier à Dieu, dans leur détresse. Nous y voyons un Jérémie, un Job.

Mais Dieu avait quelque chose à dire à Job. Il avait à voir quelque chose de très grave, à reconnaître devant Dieu. Il était content de lui-même. Voilà le fond du livre de Job.

Il fallait la soumission, qui est toujours l’état parfait, se courber dans la paix, en ayant Dieu dans son coeur.

Juger par les apparences, c’est insulter Dieu. L’état extérieur des choses n’est pas le résultat de la vie intérieure d’un homme. C’est un grave jugement et, encore, une insulte à Dieu. Dieu montrera, en son temps, qu’il est le maître. Cela se verra, mais plus tard, au millénium.

Job est accusé par ses consolateurs, ses trois amis. Ils l’accusent de dissimuler du mal. Job leur assure qu’il n’avait rien sur sa conscience. En cela, Job disait vrai.

Job, comme nous l’avons dit, avait quelque chose à apprendre. Que voyons-nous, au chapitre 29 ? Et c’est «je», et c’est «moi», à n’en plus finir. C’est cela que Dieu voulait visiter. Mais qui est-ce qui met toutes choses à la lumière ? C’est Dieu. Job se complaisait en lui-même. Dieu visite l’état intérieur. Eh bien, chers frères et soeurs, nous avons tous à apprendre, dans ces choses !

Le chrétien fidèle, c’est le croyant qui a conscience de son néant. Vous n’aurez jamais la conscience de votre néant en dehors de lui. C’est pourquoi il faut engager les jeunes à avoir affaire au Seigneur. Veillons à ne pas nous mettre entre eux et le Seigneur. Le serviteur fidèle se cache derrière son Maître. Le service fait, il s’efface ; il disparaît.

Aux chapitres 38 et 39:37 : «Je suis une créature de rien» ; chap. 42:6 : «J’ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et dans la cendre». Précieuse parole, chers frères et soeurs ! Il est souhaitable que ces expériences ne soient pas faites à la fin de la course, mais que ces exercices se fassent au commencement de notre carrière. La flatterie : on flatte un frère, parce qu’on a besoin de lui. La flatterie, c’est un mensonge. Dieu ne flatte jamais.

Que le Seigneur nous accorde la grâce, lorsque nous avons accompli un service, d’oublier le bien qu’on a fait. On ne se nourrit pas de nous-mêmes. On ne se nourrit pas de ce qu’on a fait. On l’oublie. Bien des difficultés seraient ôtées, dans l’assemblée, si chacun de nous agissait ainsi. Mais mourir, c’est, au fond, s’effacer derrière le Seigneur. Je ne peux rien. Je ne suis rien. Nous avons besoin de veiller à cela.

Nos devanciers, c’est ainsi qu’ils agissaient. Christ était tout pour leurs coeurs. Et puis, ensuite, ils sont venus à penser qu’ils étaient des frères qui n’étaient pas trop mal. Ils ont pensé : Nous sommes bien ; nous sommes des gens très bien. Et puis Dieu les a visités. Les difficultés ont surgies. Le croyant le plus fidèle a besoin que les yeux de Dieu le suivent. Nous voyons ici que Dieu visite l’état intérieur.

Ce qui est à souligner, c’est que Job, vivant en un temps fort lointain, n’avait pas la Parole entre ses mains, comme nous, nous l’avons aujourd’hui. Il ne possédait qu’une connaissance bien faible, en comparaison de celle que nous avons maintenant. Il disait : «Et moi, je sais que mon rédempteur est vivant, et que, le dernier, il sera debout sur la terre» (Job 19:25). Tandis que nous, nous avons le Consolateur, qui nous met en relation directe et constante avec Christ.

Que nous ne nourrissions pas de satisfaction de nous-mêmes ! Un de nos frères devanciers, après avoir fait une visite à une personne, qui disait à ce frère : «Quelle bonne visite vous m’avez faite !», a répondu : Satan me l’a déjà dit à l’oreille. Voilà, chers amis, quelle était la qualité de ces croyants. Il ne s’agissait pas de les détourner en quoi que ce soit de la force qu’ils possédaient, dans cette vie secrète avec le Seigneur.

«Qu’il se retire de l’iniquité, quiconque prononce le nom du Seigneur» (2 Tim. 2:19). Et pourquoi ? Afin de devenir un vase utile au Maître. Et s’il n’est pas utile au Maître, il est souvent néfaste.

Nous sommes exhortés à prendre garde à ces choses. Sinon, c’est un endurcissement qui augmente. Ah, nous sommes accablés de devoirs, et nos journées sont remplies d’occupations ! À chacun de voir s’il peut jeter du lest, pour être plus libre pour le Seigneur. On peut venir à toutes les réunions, et ne pas être, pour cela, fidèle au Seigneur. S’il y a des troubles parmi nous, c’est que Dieu veut nous visiter. On peut être chez soi, et être rempli de soi-même.

La sécurité, où est-elle ? Avec le Seigneur. La force, où est-elle ? Avec le Seigneur. La joie, où est-elle ? Avec le Seigneur. Que le Seigneur nous accorde d’user de ces grâces merveilleuses.