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Méditations  de  J. N. Darby

 

 

 

1     Méditations de J. N. Darby    2  Pierre  1

2     Méditations de J. N. Darby    2  Pierre  2:1-9

3     Méditations de J. N. Darby    2  Pierre  2:1-9    Délivrance

4     Méditations de J. N. Darby    2 Pierre 2:1-9 : La Bonté de Dieu au Milieu du Mal

 

1              Méditations de J. N. Darby    2  Pierre  1

5 Novembre 1844    n°215 : ME 1916 p. 372

Les Juifs, devenus chrétiens, auxquels l’apôtre Pierre écrivait, avaient obtenu la foi par la fidélité de Dieu à ses promesses, appelée ici sa justice. La grâce et la paix se multipliaient en eux par la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ. Il n’y a pas d’autre moyen de rafraîchissement que celui-là. Au v. 3, Dieu, lui-même, est le moyen par lequel nous pouvons jouir de ces choses. Sa divine puissance nous est donnée, se communique à nous, demeure en nous, devient en nous la force de vie, produisant tout ce qui convient à sa gloire. Dieu demeurant en nous, Sa vie a un objet et ne peut en avoir d’autre que son propre conseil réalisé dans la gloire. Lorsque Dieu donna une règle de vie à Israël, ce peuple ne fut pas «appelé par gloire». Dieu est venu demeurer en nous, non pas pour nous donner une règle de vie, mais pour nous communiquer une puissance de vie qui a un but : la gloire vers laquelle nous marchons. C’est par «les très grandes et précieuses promesses», la vie, la justice, le Saint Esprit, que nous participons à la nature divine ; mais il faut que notre vie s’alimente. Une vie énergique, sans objet, se détruirait elle-même. Cet objet, c’est la gloire de Dieu, manifestée en Christ. Lorsque je suis occupé de Christ, mon coeur en est rempli, et Christ se manifeste au dehors, car de l’abondance du coeur la bouche parle. Nous sommes gardés par la puissance de Dieu, par la foi qui nous occupe de cet objet.

Dieu nous a appelés, non seulement par gloire, mais aussi par vertu, en nous présentant la carrière qui s’ouvre devant nous. Tout ce qui est défectueux en nous doit être mis en évidence ; tout ce qui est de Lui doit être exercé et fortifié. Il y a une carrière à franchir entre le point de départ et le but qui est la gloire. La vie divine, dans un coeur qui est occupé d’autre chose, ne nous permet pas de voir Dieu clairement, ni de saisir purement les promesses. Il faut le creuset pour nous purifier en nous débarrassant de toutes nos entraves. C’est pourquoi Dieu permet les obstacles et les tentations sur notre chemin. Ayant, outre la vie divine, des natures très faibles et mauvaises, nous avons besoin de la vertu, du courage moral de la foi, pour atteindre la gloire qui est le but. La vie divine en nous surmonte les obstacles, et la spiritualité évite les tentations. Les mêmes circonstances seront une tentation pour un homme charnel et une occasion d’amour pour un homme spirituel. Il faut la vertu, un courage décidé à tout affronter pour suivre le chemin que Dieu nous a tracé. Il nous appelle à traverser un désert pour arriver au but. Il aurait fallu aux Israélites de la vertu pour prendre possession de la terre promise, malgré les Anakims, mais, n’ayant pas à coeur le but auquel Dieu les appelait, ils manquèrent de vertu. Chez Josué et Caleb, la foi était en activité, aussi disent-ils : «Ils seront notre pain ; leur protection s’est retirée de dessus eux» (Nombres 14:9). La foi manquant au peuple, Moïse lui dit : «Ne montez pas» (v. 42). L’absence de foi tient compte des obstacles, parce que Dieu n’est pas dans le coeur. C’est là ce qui nous arrive, quand Dieu met le chemin devant nous, et que nous ne voulons pas y marcher. Il est triste alors d’être obligé de confesser que Satan est le plus fort ; il en est toujours ainsi quand la foi manque.

Aux v. 5-6, nous trouvons la tempérance qui nous tient en bride, de manière à faire échouer nos désirs naturels. La piété est l’exercice de la vie divine dans les rapports avec Dieu, les heureuses affections entre nos âmes et Lui. L’amour fraternel est comme le contre-coup, envers nos frères, de notre piété envers Dieu. Il faut que l’amour fraternel ait sa source en Dieu : c’est l’amour. Dieu lui-même est amour ; l’amour est le lien avec Lui. Tout en étant actif envers les frères, il est indépendant d’eux.

Dieu veut, par sa présence en nous, faire croître, fleurir cette plante qu’il a plantée, et lui faire porter du fruit ; sinon l’on ne trouve pas cette joie qui pénètre jusqu’au sein du bonheur qui est auprès de Dieu. L’exercice de la foi venant à manquer, on ne voit pas loin, et il n’y a ni vertu, ni toutes les grâces qui l’accompagnent. Quand, au lieu de voir loin on voit de près, l’on n’aperçoit que des misères et des choses qui attristent le coeur ; dans le cas contraire, on découvre une puissance qui ne manque jamais, une paix dans laquelle le mal n’entre pas et qui se répand dans l’âme. Quelle grâce ! On peut être clairvoyant pour les misères qui nous entourent, mais Jésus introduit la puissance de la grâce de Dieu au milieu de ces misères, pour nous en tirer. C’est aussi ce qu’il nous est donné de faire. Comptons sur la grâce qui est nôtre : Dieu n’est pas faible. Plus les circonstances sont difficiles, plus aussi Dieu a l’occasion de manifester les ressources de sa puissance divine. Que Dieu nous fasse la grâce de sentir que nous sommes appelés par Celui qui nous conduit à la gloire et qui est puissant pour surmonter toutes les difficultés du chemin par lequel nous devons l’atteindre.

 

 

 

2              Méditations de J. N. Darby    2  Pierre  2:1-9

n°134 : ME 1901 p. 311

Dans le premier chapitre de cette épître, l’apôtre avait présenté le retour de Christ comme réalisant toute l’espérance de l’Église, mais, en attendant, le Seigneur agit dans les âmes qu’il retire du monde, tout en les laissant dans le monde. Satan n’est pas encore lié, et les enfants de Dieu sont affligés de diverses tentations (1 Pier. 1:5-7 ; 2:17-25 ; 3:15-18 ; 4:12-19). Dans la gloire de Jésus ils trouveront le repos et la récompense, mais, en attendant le repos dans la gloire, ils ont la souffrance dans ce monde.

2 Pier. 1:16-18, parle de la présence personnelle de Christ et de sa manifestation personnelle en gloire, et nous les présente comme espérance et comme puissance de sanctification. Le chrétien doit se conduire comme un homme qui attend son maître et rejeter tout ce qui est indigne de cette attente. Il ne s’agit pas seulement pour lui d’une certaine intelligence pour expliquer la prophétie ; son coeur doit posséder la venue de Christ comme l’étoile du matin, avant que le soleil se lève.

Mais, comme il y a eu de faux prophètes, il y aura aussi de faux docteurs qui renieront le Maître qui les a achetés. Il n’est pas question ici de Jésus rachetant l’âme pour le salut, mais d’un maître qui achète des esclaves. Jésus a, dans ce sens, acheté tout le monde et a acquis pour lui-même, comme homme, droit et autorité sur toutes choses. Ces méchants renient le maître qui les a achetés et qui a des droits sur eux et sur la création tout entière. C’est ainsi qu’il est dit en Jean 17:2, que Dieu lui a donné autorité sur toute chair.

(v. 2). Lorsque ceux qui portaient le nom de chrétiens se sont corrompus, Christ a été blasphémé, et les choses se passeront de même jusqu’à ce que Satan soit lié. Ce n’est pas en tâchant d’endormir Satan qu’on arrivera au ciel, car il ne cesse de veiller, et il s’agit de remporter la victoire, mais tant qu’il n’est pas lié, il faut que notre foi soit éprouvée. Au commencement, Jésus était suivi de foules remplies d’étonnement et d’admiration, mais quand, en amour, il chercha à soustraire la volonté de l’homme à la puissance de Satan, il fut repoussé, puis rejeté ; aussi dit-il : «J’ai travaillé en vain» (És. 49:4). Cela est important pour nous, parce que, tout en jouissant ici-bas de la bonté de Dieu, il faut nous attendre à souffrir, comme le Seigneur, toute sorte de tentations. Seulement notre coeur à nous n’est pas comme le sien ; il a une quantité de racines dans ce monde, et la souffrance nous en délivre. Le christianisme est une puissance extraordinaire, mais il ne rend jamais l’homme heureux pour cette terre. L’essai de rendre l’homme heureux ici-bas en relation avec Dieu, a été tenté avec les Juifs, mais cette épreuve a démontré que les bénédictions terrestres avaient pour effet de corrompre le coeur et de mettre cette corruption en évidence. L’histoire de Salomon le prouve. Maintenant Dieu veut soustraire le coeur aux choses de ce monde pour le conduire au ciel. Les choses du ciel, par lesquelles Dieu attire le coeur du chrétien, ne suffisent pas pour cela, car notre coeur a toujours la tendance de se replonger dans le monde ; alors, pour rompre ces liens, Dieu place l’épreuve sur notre chemin. Quand Paul est en danger de s’exalter et de s’attacher à lui-même, après être redescendu du troisième ciel, Dieu lui envoie une écharde dans la chair.

Dans ce chapitre, le mal se manifeste sous trois formes :

1° Les anges. Il y avait des anges élus, d’autres qui ne l’étaient pas ; il y a maintenant des anges déchus : le péché s’étant présenté, ils ont péché dans la lumière et en ont été chassés.

2° Le monde ancien. Dieu a gardé Noé, un homme d’une justice positive, au milieu de la ruine du monde.

3° Sodome et Gomorrhe. Elles ont été condamnées et Lot délivré. Lot n’avait nul besoin d’être à Sodome, mais il avait choisi le monde que Dieu a dû détruire, parce qu’il le voyait sous l’aspect d’une plaine belle et bien arrosée. Lot s’était ainsi éloigné de Dieu, tandis qu’Abraham avait les promesses et s’en contentait.

Le cas des anges montre que Dieu ne peut pas supporter le péché. C’est un cas définitif, parce qu’ils ont péché dans la lumière. Le cas de Noé est celui d’un homme fidèle qui, pendant cent vingt ans, n’échappe pas à la moquerie, à la souffrance, et qui demeure fidèle. Lot se trouvait, par sa faute, dans des circonstances pénibles ; il souffrait, parce qu’il avait aimé le monde. Peut-être êtes-vous dans l’angoisse pour la même raison et pour avoir cherché ici-bas une place agréable ? Néanmoins Lot a été sauvé comme à travers le feu. Si c’est notre faute qui nous a placés là, Dieu nous châtiera, mais en tout cas nous sommes appelés à l’honorer dans nos voies. Il saura délivrer de la tentation ceux qui l’honorent.

Sortez de Babylone, pour ne pas participer à ses péchés et à ses plaies, et Dieu vous délivrera. Tout ce que nous avons à faire, c’est d’être fidèles, que nous soyons dans la souffrance, par suite de notre fidélité, comme Noé, ou de notre infidélité, comme Lot — et Dieu nous délivrera.

 

 

 

3              Méditations de J. N. Darby    2  Pierre  2:1-9    Délivrance

n°234 : ME 1926 p. 165

Dans le premier chapitre de cette épître, l’apôtre Pierre présente l’espérance du retour de Jésus, comme réalisant l’attente des croyants. En attendant, le Seigneur agit dans les âmes de ceux qu’Il retire du monde ; Satan n’est pas encore lié, et les enfants de Dieu sont affligés par diverses tentations. Notre passage nous parle de la bonté de Dieu manifestée envers un Noé ou un Lot, au milieu du mal.

Dans la gloire, c’est le repos qui est la récompense, et plus nous comprendrons cela, plus nous serons rendus capables de glorifier le Seigneur ici-bas. Mais avant d’entrer dans le repos de la gloire, il y a la souffrance ici-bas. Les versets 16 à 18 du premier chapitre nous parlent de la puissance personnelle de Christ et de sa manifestation personnelle en gloire ; voilà ce qu’est notre espérance ; elle a la puissance de nous sanctifier dans notre marche à travers le monde. Le chrétien doit se conduire comme un homme attendant son Maître, et rejeter tout ce qui est indigne de cette attente. Il a la parole prophétique que son intelligence spirituelle peut lui faire comprendre, mais il a dans son coeur avant tout, la venue de Christ, brillant comme une étoile avant que le soleil se lève.

Mais, comme il y a eu de faux prophètes, il y aura aussi de faux docteurs, reniant le maître qui les a achetés. Il ne s’agit pas là du rachat pour le salut de l’âme ; Jésus est ici comme un maître qui achète des esclaves ; dans ce sens on peut dire qu’il a acheté le monde entier, et qu’il a, comme homme, acquis pour lui-même un droit sur toutes choses. Les méchants renient le maître qui les a achetés et qui a tout droit sur eux. Cette acquisition est le droit de Jésus sur la créature, Dieu lui ayant donné pouvoir sur tous les hommes. Du moment que ceux qui ont porté le nom de chrétiens ont été corrompus, Christ a été blasphémé, et il en sera ainsi jusqu’à ce que Satan ait été lié ; on n’arrivera pas au ciel en endormant Satan. Il faut remporter la victoire, et Dieu veut que la foi soit éprouvée jusqu’à ce que Satan soit lié.

Plus Jésus manifestait d’amour dans le monde, plus il rencontrait d’hostilité ; au commencement il était suivi de foules, pleines d’étonnement et d’admiration ; mais dès qu’il s’est agi de soustraire la volonté de l’homme à la puissance de Satan, Christ a été rejeté et Il a dit : j’ai travaillé en vain (Ésaïe 49). Cela est important, parce que tout en jouissant de la bonté de Dieu, il faut s’attendre à souffrir par toutes sortes de tentations, le coeur ayant toujours de nombreuses racines dans le monde.

Le christianisme est une puissance merveilleuse sur la terre, mais il ne rend pas l’homme heureux. L’essai de rendre l’homme heureux ici-bas dans la relation avec Dieu, a été fait avec les Juifs ; mais il a été démontré que les bénédictions terrestres avaient pour résultat de corrompre le coeur, et de mettre cette corruption en évidence. C’est ce qui a été vu en Salomon. Dieu veut nous soustraire aux choses du monde pour nous conduire au ciel. Le coeur des chrétiens a toujours la tendance de retourner au monde, et c’est pour rompre ces attaches que Dieu envoie les épreuves.

Quand Paul, qui avait été introduit au troisième ciel, est exposé au danger de s’élever, le Seigneur lui envoie une écharde pour lui apprendre à ne pas se glorifier des bénédictions reçues.

Mais le Seigneur sait délivrer de la tentation les hommes pieux (vers. 9). L’apôtre nous donne ici trois exemples de la justice et de la miséricorde de Dieu. D’abord l’exemple des anges (vers. 4) nous montre que Dieu ne peut pas supporter le péché ; or les anges ont péché dans la lumière. Ensuite, le monde ancien détruit par le déluge, et Noé homme d’une justice positive préservé au milieu de cette ruine. En troisième lieu, Sodome et Gomorrhe condamnées, et Lot, ce juste, délivré. Lot n’avait nullement besoin d’être à Sodome. Mais il avait choisi le monde que Dieu a détruit, parce que, la plaine était belle et bien arrosée. Il s’était ainsi éloigné de Dieu ; Abraham avait reçu les promesses, non pas Lot ; l’histoire de ce dernier est très triste et utile à méditer pour tout croyant. Lot se trouvait dans des circonstances pénibles par sa propre faute ; il souffrait parce qu’il aimait le monde. Noé, au contraire, était un homme fidèle qui, exposé pendant cent-vingt ans à la souffrance due aux moqueries du monde, resta fidèle. Du moment que, comme Lot, on choisit le monde en cherchant à s’y faire une place agréable, on s’éloigne de Dieu.

Néanmoins Lot a été sauvé comme à travers le feu. Si nous sommes placés dans une position où nous subissons l’angoisse et le poids du mal, c’est que Dieu veut nous éprouver, innocents ou coupables. Coupables, nous subirons le châtiment outre l’épreuve ; innocents nous aurons affaire à l’épreuve seule ; mais Dieu veut que nous l’honorions dans nos voies, et Il saura délivrer de la tentation ceux qui l’honorent. Sortons de Babylone pour ne pas participer à ses péchés et à ses plaies, et Dieu nous délivrera. Tout ce que nous avons à faire c’est d’être fidèles, soit comme Lot dans la souffrance due à son infidélité, soit comme Noé dans sa marche de témoin fidèle. Mais, quoiqu’il en soit, Dieu saura nous délivrer.

 

 

 

4              Méditations de J. N. Darby    2 Pierre 2:1-9 : La Bonté de Dieu au Milieu du Mal

n°255 : ME 1949 p. 331

Dans le premier chapitre de cette épître, l’apôtre avait présenté l’espérance du retour de Christ ; ce retour réalisait toute l’attente de l’Église ; en attendant le Seigneur Jésus agit dans les âmes qu’Il tire du monde ; Satan n’est pas encore lié et pendant ce temps les enfants de Dieu sont affligés par diverses tentations (1 Pierre 1:5-6). Le repos dans la gloire de Jésus est la récompense. Mieux nous comprendrons cette position, plus nous glorifierons le Seigneur, mais en attendant le repos dans la gloire, nous trouvons la souffrance dans ce monde. 2 Pierre 1:16, 17 parle de la puissance personnelle et de la manifestation personnelle du Seigneur en gloire. Ce n’est pas une simple bénédiction extraordinaire du Saint Esprit ; Pierre présente cela comme espérance et comme puissance de sanctification. Il faut que le chrétien agisse comme un homme qui attend son Maître, et rejette tout ce qui est indigne de cette attente. Il ne s’agit pas seulement d’une certaine intelligence expliquant la prophétie, mais le coeur salue la venue de Christ comme une étoile brillant avant que le soleil se lève.

Comme il y a eu de faux prophètes, il y aura aussi de faux docteurs qui renieront le Seigneur qui les a achetés. Il n’est pas question ici du rachat de l’âme ; Jésus est le Maître ; ce mot est pris ici non pas dans la signification de Seigneur et Maître, mais de Maître qui achète des esclaves. Il a, dans ce sens, acheté tout le monde, et, comme homme, a acquis pour Lui-même droit sur toutes choses ; les méchants renient le Maître qui les a achetés et qui a tous les droits sur eux. Ce n’est donc pas le rachat pour le salut de l’âme, mais le droit de Jésus sur la créature. Dieu Lui a donné pouvoir sur tous les hommes. Du moment où ceux qui ont porté le nom de chrétien ont été corrompus, Christ a été blasphémé, et cela ne peut que continuer jusqu’à ce que Satan soit lié. On n’entrera pas au ciel en faisant sommeiller Satan. Il faut remporter la victoire, et Dieu veut que la foi soit éprouvée jusqu’à ce que l’ennemi soit lié.

Plus Jésus montrait d’amour dans le monde, plus Il était rejeté. Au commencement Il était suivi par des foules qui étaient remplies d’étonnement et d’admiration devant les miracles qu’Il faisait et en entendant sa parole ; mais quand il faut soustraire la volonté de l’homme à la puissance de Satan, Jésus est repoussé, et Il dit : «J’ai travaillé en vain». Cela est important pour nous : tout en jouissant de la bonté de Dieu, il nous faut nous attendre à souffrir par toutes sortes de tentations, parce que le coeur a d’innombrables racines dans le monde. Le christianisme est une puissance extraordinaire, mais il ne rend pas l’homme heureux pour ce monde. L’essai de rendre l’homme heureux ici-bas dans la relation avec Dieu a été fait avec les Juifs, mais il a été démontré que l’effet des bénédictions terrestres a été de corrompre le coeur, et de mettre cette corruption en évidence. C’est ce que l’on voit en Salomon. Dieu veut soustraire le coeur aux choses de ce monde pour le conduire au ciel ; et ce ne sont pas les choses qui ont de l’attrait pour le coeur chrétien qui suffisent pour cela, le coeur ayant toujours la tendance de se replonger dans le monde. C’est pour rompre ces liens que Dieu suscite des épreuves sur le chemin du chrétien. Quand Paul risquait de s’enorgueillir en revenant du troisième ciel, Dieu lui envoie une écharde dans la chair, afin qu’il ne s’exalte pas lui-même.

Le cas des anges montre que Dieu ne peut en aucune manière supporter le péché. C’est un cas final parce que les anges ont péché dans la lumière.

Le cas de Noé est celui d’un homme qui n’est pas soustrait à la moquerie et à la souffrance pendant cent vingt ans, et qui demeure fidèle. Nous voyons en lui un homme d’une justice positive, gardé au milieu de la ruine du monde.

Sodome et Gomorrhe sont condamnées et Lot délivré. Lot est un homme qui n’aurait pas dû se trouver à Sodome. Il avait choisi le monde que Dieu allait détruire, parce que la plaine était belle et bien arrosée. Il s’était ainsi éloigné de Dieu ; c’est Abraham qui avait les promesses et non pas Lot, et l’histoire de ce dernier est triste, mais pleine d’avertissements pour le croyant. Mais c’est par sa faute qu’il se trouve dans ces circonstances pénibles ; il souffrait parce qu’il aimait le monde. Aussi, si nous choisissons le monde pour jouir d’une position plus agréable, nous serons plus éloignés de Dieu.

Néanmoins Lot a été sauvé comme à travers le feu ; si nous sommes angoissés à cause du mal, c’est que, d’une manière ou d’une autre, Dieu veut que nous soyons éprouvés : si c’est notre faute qui nous a placés là, le châtiment sera plus grand. Mais en tous cas il faut honorer Dieu dans nos voies, et Dieu saura délivrer de la tentation les hommes pieux. Sortons de Babylone pour ne pas participer à ses péchés, et Dieu nous délivrera. Tout ce que nous avons à faire, c’est d’être fidèles — soit que nous soyons dans la souffrance par suite de notre fidélité comme Noé, ou par suite de notre infidélité, comme Lot, et Dieu nous délivrera.