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Méditations  de  J. N. Darby

 

 

 

1     Méditations de J. N. Darby    Colossiens  1:1-14

2     Méditations de J. N. Darby    Colossiens  1:9-29

3     Méditations de J. N. Darby    Colossiens  2

 

 

1            Méditations de J. N. Darby    Colossiens  1:1-14

n°139 : ME 1902 p. 33

Les épîtres sont toutes adressées à des personnes manifestées comme enfants de Dieu, jouissant des privilèges chrétiens, et elles leur donnent les préceptes qui conviennent à cette profession.

Le Saint-Esprit demande ici que notre conduite soit digne du Seigneur ; cela suppose que nous Le connaissons. Il ne s’agit pas seulement de ce qui est honnête ou séant devant les hommes, car Dieu ne peut prendre leur opinion pour règle de son jugement ; c’est Lui qui nous donne, au contraire, la règle de sa sainteté. Si nous voulons plaire à notre voisin plutôt qu’à Dieu et être bien avec lui, c’est l’égoïsme ; c’est déjà un principe de péché.

Je suis étonné parfois, en lisant la parole de Dieu, non pas que l’homme naturel ignore les privilèges chrétiens, mais qu’il ignore qu’il ne les possède pas. Quel est donc l’homme naturel qui pense à être fortifié par la puissance de la gloire de Dieu ? Il est étonnant qu’il ne voie pas que ces idées-là lui sont étrangères et qu’il passe, sans s’y arrêter, devant ces expressions magnifiques qui signifient autre chose, assurément, que d’être honnête homme.

Maintenant je vous prie d’être attentifs à ce qui est dit ici (v. 12-14) avec tant d’assurance et de tranquillité de tous les chrétiens. Vous vous dites chrétiens. Voyez ce qui nous est dit de tous les chrétiens. Un chrétien peut dire que Dieu le Père l’a «rendu capable de participer au lot des saints dans la lumière». Douter que Dieu vous en ait rendus capables, c’est douter que vous soyez chrétiens. Le chrétien a été «délivré du pouvoir des ténèbres et transporté dans le royaume du Fils bien-aimé» et il a la rédemption, la rémission des péchés par son sang. Vous pensez peut-être qu’un chrétien qui dit cela de lui est un orgueilleux ? Mais voici où est l’orgueil, c’est d’oser se dire chrétien sans avoir les caractères que la parole de Dieu dit leur appartenir, sans être dans leur état, sans posséder ce qu’ils possèdent.

Quand le Père agit, il ne peut se tromper, et ce qu’il fait est accompli et certain. «Rendant grâces au Père qui nous a rendus capables..». C’est une chose de toute gravité de dire que Dieu nous a rendus capables d’entrer en sa présence dans la lumière et la demeure de sa sainteté. L’héritage, le lot des saints est celui de Christ lui-même (Rom. 8:18), de Christ en gloire, dans la lumière, en la présence de Dieu. Il est très grave de dire que je suis rendu capable de posséder la même gloire que Christ et cependant, si vous n’avez pas cela, vous n’avez rien. «Il nous a délivrés de la puissance des ténèbres» : ce sont les ténèbres de l’âme dont Satan, chef de ce monde, est le prince. Dieu est lumière ; Christ, la pleine manifestation de Dieu, est lumière. Tout ce qui obscurcit Dieu, produit les ténèbres. Celui qui s’agenouille devant Plutus, ou celui qui passe sa vie à chercher des richesses, sont aussi bien dans les ténèbres l’un que l’autre. Celui qui préfère cinquante ans de plaisir à la vie éternelle, est dans les ténèbres. On peut parler de Dieu et ne savoir pas grand’chose ; mais Christ est la lumière du monde. Plusieurs âmes ici peuvent dire qu’elles ont préféré bien des choses à Christ ; ce sont des ténèbres. Ce ne sont pas seulement les païens qui sont dans les ténèbres en adorant, d’une manière grossière, leurs idoles. Un homme qui préfère les choses du monde à son salut, est dans les ténèbres ; mais on peut y être d’une autre manière en ignorant le salut. Le païen qui se tourmente pour se sauver est dans les ténèbres, mais celui qui se dit chrétien et veut se sauver par son honnêteté et ses oeuvres, est aussi loin de Dieu et autant dans les ténèbres que celui qui s’immole sous le char de Jaggernauth pour obtenir le salut.

Nous sommes ténèbres : c’est notre état ; si l’on est dans cet état au milieu de la lumière, cela rend les ténèbres encore bien plus évidentes. Quoi ! les ténèbres, là où la Bible se trouve ! Quand un homme, placé devant la lumière, ne voit rien, cela prouve qu’il est absolument aveugle ; il en est de même pour les ténèbres du coeur. L’état terrible des âmes qui sont dans un pays où il y a la lumière, c’est que les ténèbres sont dans l’intérieur des coeurs. Si l’on a la science pour idole, comme amélioration du genre humain, tandis qu’elle n’est qu’une partie supérieure de la corruption humaine, et conduit, tout aussi bien que le reste, en enfer, cette idole, quoique plus subtile, n’est pas moins ténèbres. Accepter ceux qui seraient honnêtes et rejeter ceux qui ne le seraient pas, ne serait ni la miséricorde, ni la justice de Dieu. Il faut être transporté d’un royaume dans un autre. Dieu ne veut sauver les âmes qu’en les introduisant dans le royaume du Fils et en les délivrant de la puissance des ténèbres. Êtes-vous transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé ? Sinon, vous êtes dans le royaume des ténèbres. Si vous compreniez la justice de Dieu, vous sauriez que vous êtes perdus ; si vous compreniez la miséricorde, vous sauriez que vous êtes sauvés. L’homme le plus savant du monde, s’il ne comprend pas ces choses, est dans les ténèbres. Suis-je transporté dans le royaume du Fils bien-aimé ? Aussi longtemps que vous ne pouvez pas répondre à cela par l’affirmative, il n’y a point pour vous de paix possible, et si vous avez, hors de cela, une paix quelconque, cette paix conduit à l’enfer.

Dieu nous arrache à la puissance des ténèbres et nous donne la lumière ; il nous ouvre les yeux. La première chose que la lumière fait, est de nous faire voir l’état de péché et de souillure où nous sommes. Du moment que mes yeux sont ouverts, je sens mon état de péché et je vois ma position devant Dieu. Le premier effet de la lumière n’est pas toujours la paix, mais avant tout de nous faire connaître notre état de péché. La lumière nous fait juger de tout, nous montre qu’il est impossible de cheminer comme nous cheminions auparavant. Impossible de marcher avec le monde, si je vois que le monde est dans les ténèbres. Je comprends que Satan est le prince de ce monde, et je n’ose pas continuer à cheminer avec Satan. Quand on a connu la lumière, on aime la lumière et l’on ne peut plus désirer d’être aveugle ; on ne peut pas renoncer à la lumière.

La lumière nous fait voir d’autres choses que cela. Si je vois seulement mon état de ruine, je ne sens que ce qui me condamne ; la conséquence en est qu’on reçoit la lumière, sans comprendre la grâce. Je ne puis songer à participer à l’héritage des saints, si je vois seulement que je suis pécheur. L’âme, néanmoins, ne peut plus désirer être aveugle, afin de ne pas voir qu’elle est sale. Elle aime mieux souffrir en se voyant souillée, et voir clair. C’est sans doute un triste état, dans lequel il n’est pas bon de rester. Nous possédons cette lumière et cette conviction de péché, parce que nous sommes transportés dans le royaume du Fils bien-aimé de Dieu. Qu’est-ce que le Fils bien-aimé de Dieu a fait quand il nous a transportés là ? Il nous a délivrés de toute imputation de nos péchés. Tout ce que la chair a fait n’est plus imputé. Christ n’a pu avoir son royaume sans racheter l’Église. Booz n’a pu racheter l’héritage sans avoir Naomi avec l’héritage. De même Jésus a accompli l’oeuvre qui a obtenu la rémission éternelle des péchés de ceux qu’il a introduits dans son royaume. Quand ils ont compris l’Évangile, ils ont la certitude la plus simple et la plus évidente que Christ a expié leurs péchés, qu’il ne pouvait entrer dans la gloire sans avoir souffert, et racheter son héritage sans avoir racheté son épouse. Ce n’est pas seulement un effet produit par le Saint-Esprit dans le coeur, des affections changées, c’est un royaume acquis, c’est l’âme transportée des ténèbres dans le royaume du Fils de son amour. Dieu nous a révélé ces choses pour nous en faire jouir ; il nous transporte dans un autre air, nous affranchit du mal et nous fait vivre dans un royaume de lumière et de sainteté. Là où est l’Esprit de Dieu, là est la liberté, la liberté de vivre dans la sainteté et dans l’obéissance à Dieu.

Avez-vous cru que Dieu vous a transportés dans le royaume de son Fils et que vous avez la rédemption de vos péchés par le sang de Christ ? Dieu sait bien ce qu’il pense du sang et il nous le fait connaître. Ce sang n’a pas, devant Dieu, une valeur flottante et incertaine, mais une valeur éternelle. Tous ceux qui sont dans le royaume, possèdent la rédemption. Autre chose est d’être en guerre, comme soldat de Dieu, contre Satan, ou d’être esclave de Satan. Il y a en nous des traîtres ; ce sont nos convoitises, qui ouvrent volontiers la porte à Satan ; mais nous sommes dans le combat, parce que nous sommes soustraits à la puissance des ténèbres et à celle de l’ennemi. C’est le résultat du fait que nous sommes sauvés et transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé.

Si nous avons été transportés dans ce royaume, tout ce qui y est nous appartient. Les frontières des deux royaumes sont tracées de la main de Dieu. On peut passer de l’un à l’autre, sans même le savoir parfaitement, mais il n’y a point de confusion entre eux. Celui qui, dans la lumière, voit ses péchés, peut se croire perdu, mais il se trompe et il ne voit pas encore que Christ, quand il les a portés en son corps sur le bois, a effacé pour toujours les péchés de ceux qu’il a sauvés.

 

 

 

2            Méditations de J. N. Darby    Colossiens  1:9-29

n°147 : ME 1902 p. 471

On ne peut méconnaître pour soi-même le fait que souvent nous nous traînons ici-bas, au lieu d’être «fortifiés en toute force, selon la puissance de sa gloire», et que nous sommes sans force dans le combat que nous avons entrepris. Cela vient de la faiblesse de notre foi. Il n’y a pas de remède à cela, sinon que Jésus soit plus clairement révélé à nos âmes. L’apôtre suppose l’assurance du salut et que l’on soit rendu capable de «participer au lot des saints dans la lumière».

J’admets que vous avez cette assurance ; mais, pour jouir de ces choses, le chrétien ne doit pas en rester là. Il nous faut comprendre ce qu’est «le royaume du Fils bien-aimé», l’héritage des saints, pour sentir la puissance de cette position dans la vie ordinaire. La présence du Saint-Esprit donne seule de la force à ces choses. Un chrétien, occupé des choses de ce monde, sait qu’il est sauvé, mais il marche faiblement, parce que sa conscience n’est pas occupée des choses célestes, et qu’elles ont perdu leur effet sur lui. Il faut que l’Esprit agisse pour que nous soyons débarrassés du train de ce monde. L’apôtre habitait dans le ciel et présentait Jésus aux autres chrétiens, pour les exciter à remporter la victoire. Ayant parlé de la rédemption, il est conduit à présenter la personne de Christ, au v. 15. Il parle de «Christ en nous» (v. 27). Les prophètes avaient annoncé le Messie et la gloire. Pour les Juifs, sa présence était la gloire même. Mais Christ est venu, et nous ne sommes pas dans la gloire. Il y avait un mystère pour les gentils : «Christ en vous, l’espérance de la gloire». Avoir le Messie promis et non la gloire, c’était en effet un mystère. Par la puissance, en Esprit, de Christ demeurant en nous, tout ce que Dieu lui a donné, nous l’avons en espérance. Paul suppose que nous sommes rachetés et que nous comprenons le salut de nos âmes. Il ne s’agit pas ici de progrès, mais de tous les chrétiens qui sont rendus capables de participer au lot des saints dans la lumière, ayant Christ en eux, l’espérance de la gloire.

Au v. 15, Christ est présenté comme l’image du Dieu invisible. Personne n’a jamais vu Dieu, si ce n’est en Celui en qui Dieu a été manifesté en chair, glorifié en Esprit, vu des anges. En voyant le Seigneur Jésus, j’ai vu Dieu ; en connaissant ses voies, sa gloire, je connais Dieu. Dieu est avec moi dans ma nature humaine ; ce sont des choses dans lesquelles les anges désirent regarder de près. Ayant trouvé le Seigneur, j’ai trouvé Dieu dans toute sa gloire ; Dieu en amour, Dieu près de moi, dans ma nature, et j’ai trouvé mon repos en la présence de Dieu lui-même. Qu’est-ce qui peut troubler la présence de Dieu ? Et si j’ai Dieu, qui est-ce qui me jugera, puisqu’il m’a déjà conduit dans la demeure de sa sainteté ? L’âme trouve un repos et une puissante énergie dans la conscience qu’elle possède, en Jésus, Dieu dans toute sa gloire, et le porteur de cette gloire a anciennement expié mes péchés. Nous avons, en Jésus, la certitude de voir Dieu

«Il est l’image du Dieu invisible». Jésus est aussi le premier-né de toute la création, en tant qu’il a pris la forme humaine comme chef de la création et médiateur, comme second Adam. Il s’est fait homme pour nous et toutes choses ont été créées par lui et pour lui. Il est le chef de toute la création ; il en est le centre de bénédiction et de gloire (Hébr. 1:1-2).

On trouve encore une autre primauté de Christ au v. 18. Il est le chef du corps, de l’Église. Il existe une relation spéciale entre la Tête et le corps. Il dirige, gouverne, vivifie l’Église qui, comme corps, est le complément de la Tête. Elle est «la plénitude de Celui qui remplit tout en tous». Étant identifiée avec le Seigneur Jésus, l’Église est établie sur toutes choses, Jésus comme Tête, l’Église comme corps. Ce sont donc trois aspects sous lesquels Jésus nous est présenté :

Image de Dieu, Chef de la création, Chef de l’Église qui jouit avec Lui de la suprématie sur toutes les choses qu’il a créées.

Dans ce but, Jésus a dû être couché parmi les morts, expier nos péchés, purifier l’Église pour se la présenter sans tache. Étant ressuscité, il communique la puissance de la résurrection à tous les membres de son corps.

(v. 20). Dieu veut réconcilier toutes choses avec Lui. Quant à nous qui croyons, il nous a maintenant réconciliés. L’Église est réconciliée, «les choses» ne le sont pas encore. La création n’était pas tombée de sa propre volonté, mais bien l’homme ; il était par conséquent plus éloigné de Dieu qu’elle. Jésus commence par réconcilier ce qui était le plus éloigné, et l’effet de cette oeuvre est de nous faire paraître irrépréhensibles aux yeux de Dieu.

L’apôtre était serviteur de l’Évangile, pour prêcher à toute la création sous le ciel (v. 23), et serviteur de l’Église pour révéler pleinement et en détail la gloire de Christ et accomplir la Parole pour qu’aucune des révélations de Dieu ne reste cachée à l’Église. Il voulait remplir les coeurs de l’espérance de la gloire de Dieu. C’est cette espérance qui agit sur nos affections. Il faut l’espérance pour marcher en avant et nous donner de l’activité et du courage. Dieu nous sauve en espérance, pour nous donner des motifs qui agissent sur nos coeurs et les détachent du monde. La croix arrête les accusations de Satan ; mais Christ dans la gloire nous conduit en avant par son Esprit habitant en nous, qui prend les choses de Christ pour nous les communiquer.

La gloire de Christ n’est pas une chose effrayante ; c’est la gloire d’un homme que nous connaissons, qui nous aime, s’occupe de nous et a été plus familier avec les pauvres pécheurs que les pécheurs même.

Que Dieu nous donne la capacité spirituelle de regarder à Jésus pour nous sortir de la mauvaise atmosphère qui nous environne et qu’il nous fortifie en toute force selon la puissance de sa gloire.

 

 

3            Méditations de J. N. Darby    Colossiens  2

n°90 : ME 1896 p. 17

L’apôtre s’intéressait vivement, même à ceux qui n’avaient pas vu son visage dans la chair (v. 1). Il savait bien qu’étant dans l’Église il était dans le combat. Du moment que le combat cesse, l’Ennemi, toujours présent, est à l’oeuvre pour faire du dégât. Le Seigneur n’a pas encore lié et enfermé Satan dans l’abîme et ne lui a pas encore ravi le monde, mais son oeuvre soustrait déjà son Église, et surtout la conscience de ceux qui croient, à la puissance de Satan. Leur conscience est délivrée, quand, par la foi, ils comprennent cette oeuvre de Christ. Péché ; puissance de Satan, mort et loi, jugement de Dieu, Christ nous a délivrés de tout cela par sa mort. Il s’est soumis à la puissance de Satan et à la mort, et il a pris sur lui nos péchés et leur jugement. Il a porté les conséquences de tout ce qui pesait sur nous. Sa résurrection est sa délivrance parfaite, et partant la nôtre, à l’égard de toutes ces choses. Il était dans le tombeau sous nos péchés, dans notre mort, sous la puissance de l’Ennemi, et nous en sommes délivrés avec lui par sa résurrection. Il nous unit ainsi avec lui.

Il n’y a, dans un sens, que deux hommes sur la terre, Adam et Christ. Nous sommes par nature tous en Adam. Christ prend la place d’Adam ; il faut que nous soyons ou sous l’effet du péché d’Adam, ou sous tout l’effet de ce que Christ, le second Adam, a accompli, et telle est notre part dès que nous avons cru. Ce qui nous sauve, c’est que nous sommes dans le second homme, Christ.

Par cela même que l’Église est délivrée de Satan, et qu’elle a échappé à son pouvoir, elle a à combattre contre lui. Paul le comprenait (v. 1). Le but du combat est indiqué au v. 2. L’apôtre dit : «Pour toutes les richesses d’une pleine certitude d’intelligence».

 

La certitude s’applique dans la Parole :

1° À la foi : La «pleine assurance de foi» (Hébr. 10:22) est cette simplicité qui regarde à Jésus, comme donné de Dieu, et qui a le sentiment d’une complète délivrance. C’est un péché que d’avoir un seul doute sur l’efficace du sang de Christ.

2° À l’espérance : La «pleine certitude de l’espérance» (Hébr. 6:11). Le fidèle jouit en espérance, comme d’une réalité, des conséquences de sa délivrance et de son affranchissement. Si on n’a que l’espoir d’être sauvé, on ne peut être joyeux. Ce qui donne de la joie, c’est l’espérance de la gloire, la certitude de posséder l’héritage.

3° À l’intelligence : La «pleine certitude de l’intelligence». Il ne s’agit ici, ni de ma conscience purifiée, ni de ma gloire, mais de la gloire de Dieu. Dieu a racheté l’Église pour sa propre gloire. Si un seul fidèle manquait à l’Église dans la gloire, Dieu ne serait pas glorifié. La gloire de Christ est aussi l’objet des conseils et de la gloire de Dieu, car Dieu se donnera la gloire de glorifier Christ. Je vois, non plus ma gloire seulement, mais la gloire de Dieu, et que mon salut et celui de l’Église sont nécessaires à cette gloire. Cela donne à mon espérance un grand calme et une grande force. Telle est la pleine certitude de l’intelligence.

 

Toute notre jouissance des pensées de Dieu dans sa Parole, provient de la puissance du Saint Esprit en nous. Si l’Esprit est contristé, c’est notre faute, et nous ne pouvons nous excuser en alléguant que nous avons été entraînés ou que c’est l’habitude qui nous a fait agir ainsi. Il faut donc marcher selon l’Esprit, pour garder la certitude de foi, d’espérance et d’intelligence.

En nous donnant la vie, Dieu nous place dans le second Adam. Il passe par-dessus toutes nos fautes et nous les pardonne toutes. De plus l’obligation de la loi qui était contre nous a été clouée à la croix (v. 13, 14). Du moment que Dieu exige, l’homme n’accomplit pas, car la loi qui exige n’est pas la vie et ne peut que manifester notre impuissance. Toute cette obligation a été abolie à la croix, par laquelle Jésus a triomphé de toute la puissance de l’Ennemi. J’ai ma place dans le second Adam, en la présence de Dieu, pour jouir de tout ce qu’il a fait. Christ nous a assuré éternellement toutes ces choses. Nous sommes appelés à croire, non ce qu’il peut faire, mais ce qu’il a fait. On ne peut pas plus changer ce que Christ a fait que ce qu’Adam a fait, et la certitude des résultats de l’oeuvre de Christ n’est pas moins grande que celle de l’effet du péché d’Adam. Ce que nous avons à croire est entièrement accompli.

Les promesses de Dieu sont d’excellentes choses, mais la mort et la résurrection de Christ ne sont pas des promesses, ce sont des faits. Pour avoir la paix, nous ne sommes pas appelés à croire aux promesses de Dieu, mais à une oeuvre accomplie. Un aveugle qui a recouvré la vue, n’espère pas qu’il verra clair ; il voit. Jésus est assis à la droite de Dieu, parce que tout est accompli.