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Méditations  de  J. N. Darby

 

 

1     Méditations de J. N. Darby    Zacharie  3:1-5

 

1            Méditations de J. N. Darby    Zacharie  3:1-5

n°128 : ME 1900 p. 430

Nous voyons ici l’ange de l’Éternel, la manifestation de sa présence. Jacob lutte avec l’ange, Moïse le voit dans le buisson ; la manifestation de la présence de Dieu est toujours appelée de ce nom, car personne ne peut voir la face de Dieu et vivre.

L’ange de l’Éternel siège en tribunal, et c’est là que Satan s’oppose à ce que la bénédiction de Dieu s’accomplisse envers Son peuple. La question se pose, si Dieu veut recevoir le peuple qu’il avait racheté de Babylone et fait rentrer dans son pays, et s’il peut l’y bénir en restant d’accord avec son amour et sa sainteté.

Si l’homme est pécheur et que Dieu le bénisse, c’est que Dieu peut bénir les pécheurs, et si Dieu ne peut bénir des pécheurs, il ne peut bénir personne. Satan cherche à contrarier ces desseins de Dieu, et c’est ce qu’il fait toujours, quoiqu’il ne puisse y réussir. L’esprit de Satan est un esprit de mensonge et de meurtre. Comme Dieu veut bénir les hommes, c’est d’eux que Satan s’occupe. Dieu avait béni Adam ; Satan réussit à le séduire, à entraver et à arrêter la bénédiction. Il n’a pu séduire Jésus, mais il a poussé les Juifs à le faire mourir pour empêcher la bénédiction du peuple de Dieu.

Dieu ne peut sanctionner le péché et ne peut être injuste ni inconséquent vis-à-vis de sa sainteté. Satan cherche à employer cette justice et cette sainteté de Dieu contre son peuple ; on le voit dans le cas de Balaam et de Balak. Il veut accuser et maudire ; ne l’ayant pu, il entraîne Israël dans le péché, pour que Dieu ne puisse plus le bénir, car il est impossible à Dieu de supporter et de bénir le péché. Satan va donc accuser le peuple, comme il a accusé Job. Il dit : Job est hypocrite ; il ne sert pas Dieu pour rien. Tu l’as béni : ôte la bénédiction et il te maudira. Mais Dieu emploie cette malice de Satan à sonder le coeur de Job, sans rejeter Job. Joshua se tient là devant Dieu pour le peuple et Satan cherche  à s’opposer à lui. Il accuse les enfants de Dieu et se sert du mal dont ils sont coupables pour attirer la malédiction de Dieu sur eux.

Quoique Satan ne puisse ni comprendre l’amour de Dieu, ni compter sur les effets de cet amour, car il n’aime pas et Dieu est amour, il comprend un peu la justice et la sainteté de Dieu et s’en sert pour accuser les enfants de Dieu, afin que Dieu ne les bénisse pas.

Dans leur folie, les hommes cherchent souvent à se placer devant Dieu sur le principe de la justice, d’après lequel Satan peut, pour ainsi dire, contraindre le Dieu juste à les maudire. Si l’homme veut être juste devant Dieu, Satan cherche à profiter, pour nous condamner, de tout ce qui est vrai, juste et saint en Dieu. Nous avons affaire à un ennemi vigilant qui, après nous avoir entraînés dans le péché, nous accuse devant Dieu, afin qu’il ne nous bénisse pas. Si nous faisons appel à la justice de Dieu, Dieu doit nous condamner. C’est ainsi que les âmes se placent elles-mêmes sous la condamnation.

Il est trop tard pour venir nous dire : Si vous annoncez la grâce, l’homme fera ce qu’il voudra ; car l’homme a déjà fait tout ce qu’il a voulu. Vous avez tous fait votre propre volonté, et s’il n’y a pas de grâce pour ceux qui ont fait tout ce qu’ils ont voulu, il n’y a de grâce pour aucun d’entre vous. La grâce n’a rien de commun avec la justice. La justice a déjà condamné, et la question est de savoir si Dieu peut, selon sa souveraineté, faire grâce à ceux que sa justice a condamnés. L’homme voudrait la miséricorde pour pouvoir pécher un peu et la justice pour nourrir son orgueil. Dieu ne veut ni de l’un ni de l’autre. Que nous reste-t-il ? La grâce qui suppose le droit de pardonner, la souveraineté qui a la volonté de pardonner. Si Dieu ne fait pas usage de sa souveraineté par grâce, pour nous pardonner, nous sommes perdus, car «maudit est quiconque ne fait pas tout ce qui est écrit au livre de la loi». Ceux qui sont des oeuvres de la loi (non des mauvaises oeuvres) sont sous la malédiction, parce que personne n’accomplit ces oeuvres. Si vous vous placez sur ce principe, c’est sur ce principe que Dieu agira envers vous, car il dit : «Maudit est quiconque...» L’homme est sous la malédiction et la sainteté de Dieu doit la prononcer.

Dieu a-t-il voulu révéler qu’il y a, dans sa pure bonté, une source d’espérance ? Il ne peut voir le souverain sacrificateur avec des vêtements sales : il devait être vêtu de vêtements blancs, parés d’ornements exquis. Vous êtes tous vêtus de vêtements sales, que la justice de Dieu ne peut tolérer, et Satan se tient là pour que Dieu ne les tolère pas. Joshua n’avait pas un mot à dire ; il était évidemment coupable. L’oeil de Dieu voyait tout ce que Satan pouvait opposer, car tout était à découvert devant Son tribunal.

Qui parle avec Joshua, lorsque celui-ci n’osait rien dire ? C’est l’Éternel. Il dit : «Celui-ci n’est-il pas un tison sauvé du feu ?» Il ferme la bouche à Satan : Qu’as-tu à objecter si j’ai retiré ce tison du feu ? Dieu savait bien que les vêtements de Joshua étaient sales ; il savait bien ce qu’était Israël. La question est si Dieu peut, malgré Satan, retirer un tison du feu. Satan ne peut répondre un mot à Dieu, car Dieu reconnaît tout le mal ; il voit ce qu’est un tison dans le feu, il le voit sale en sa présence. Sa justice condamne, mais où le péché a abondé, la grâce a surabondé, et Dieu fait grâce malgré tout le péché. La source de ce pardon, c’est la pure grâce. Si Joshua avait cherché à s’excuser, en disant que ses habits s’étaient salis à Babylone, il se serait fait condamner par Satan. Quand nous cherchons une excuse, nous ne faisons que mettre aux mains de l’Ennemi un glaive contré nous. Dieu nous voit pécheurs, mais veut sauver des pécheurs. Au lieu de rejeter Joshua et de chasser le pécheur loin de Lui, il ôte ses péchés, et Joshua peut demeurer en sa présence. Jésus fait grâce à la femme adultère et prend son parti contre ses accusateurs. L’âme est chargée de ses péchés en la présence de Dieu, et l’Ange dit : «Ôtez de dessus lui les vêtements sales». Dieu agit en amour et bénit son peuple en ôtant leurs péchés, afin de leur donner, comme au fils prodigue, la plus belle robe de la maison.

Dieu fait deux choses : non seulement il ôte les péchés, mais, de plus, il révèle à l’homme ce qu’il a fait pour lui ; il lui donne de nouveaux vêtements. L’âme a besoin d’être encouragée et fortifiée par Dieu lui-même. Dieu dit à Joshua : «Regarde, j’ai fait passer de dessus toi ton iniquité». Dieu nous justifie, et si Celui devant lequel nous devons comparaître est Celui qui nous justifie, qui donc condamnera ? Nous savons ce que Dieu a fait, comment il a concilié sa justice et son amour souverain. Il a donné Jésus. Le coeur pourrait-il dire, en présence de la croix : Je ne suis pas pécheur ? Dans ce cas, Dieu se serait trompé, le sang de Christ aurait coulé en vain. S’il nous faut confesser notre péché en présence de la croix, que trouvons-nous là ? L’amour de Dieu qui a donné Jésus, et la justice de Dieu qui l’a frappé une fois pour toutes. La mort de Christ a épuisé, pour ceux qui croient, la justice du Dieu juge. Jésus a confessé nos péchés, tous les péchés dont Satan peut nous accuser et Dieu les a tous punis en Lui. La croix de Christ est la justice de Dieu exécutée contre le péché, mais, en même temps, Dieu a pris notre cause en main et a accompli sa bonne volonté à notre égard. Il a trouvé un moyen qui ferme pour toujours la bouche à l’accusateur ; il a fait venir sur Lui l’iniquité de nous tous. La conscience peut dire : Mes vêtements sont sales, mais Dieu les a ôtés. On n’aime pas avouer que les vêtements qu’on porte soient sales, mais quand on les a dépouillés et qu’on en a d’autres on n’a plus honte de le dire. La fraude est ôtée du coeur et celui-ci condamne le péché, comme Dieu lui-même le condamne.

Il ne suffit pas à Dieu que l’âme ait obtenu grâce ; sa joie est d’agir en amour, sa satisfaction, d’agir selon sa nature. Dieu veut donner confiance à l’âme : «J’ai fait passer de dessus toi ton iniquité». Qu’y a-t-il désormais entre nous et Dieu ? Rien que cette voix qui dit : «J’ai fait passer de dessus toi ton iniquité !»

Dieu place Joshua comme sacrificateur en sa présence. C’est ainsi qu’il nous agrée, après nous avoir, comme sacrificateurs, revêtus de Christ. Comment pourrais-je me présenter devant Dieu, s’il n’avait pas pardonné ? Tout vrai culte, rendu à Dieu, provient de ce que Dieu nous a pardonné. Nous avons senti que la satisfaction du coeur de Dieu était de nous pardonner et de nous introduire devant Lui pour lui rendre culte et pour l’adorer en liberté, en joie, en confiance.

Tout ce qu’on trouve en Dieu, tel qu’il s’est révélé en Jésus, c’est qu’il est un Dieu qui s’est occupé de nous, qui a pensé à nous dans nos péchés, et qui se fait connaître à nous comme ayant, par Jésus, fait passer notre iniquité.

Avez-vous cette paix que donne la connaissance de l’oeuvre de Christ ? En tout cas, nous avons tous porté des vêtements sales. Que Dieu vous fasse la grâce de vous faire comprendre, par sa Parole et son Esprit, qu’il a accompli l’oeuvre de votre salut, d’un salut qui vous est révélé de sa part !