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Méditations  de  J. N. Darby

 

 

1     Méditations de J. N. Darby    Proverbes  8

 

1            Méditations de J. N. Darby    Proverbes  8

n°169 : ME 1908 p. 472

Il y a une sagesse selon l’homme qui consiste seulement à bien connaître le mal. Si quelqu’un juge les motifs charnels qui gouvernent le coeur de l’homme, il est réputé prudent et sage, mais, au fond, quelle triste sagesse que celle d’être savant dans le mal pour savoir l’éviter ! Il y a une sagesse selon Dieu, un chemin qui fait éviter bien des malheurs, même dans ce monde. Lorsque l’Esprit de Dieu mentionne la moindre chose qui soit bonne, il la fait toujours remonter à Christ, comme à sa source ; il en est de même de la sagesse, car Christ est la sagesse. Elle était auprès de l’Éternel avant que le monde fût ; de même Christ, la Parole, expression de cette sagesse, était au commencement avec Dieu. Christ est, pour ceux qui croient, la sagesse de Dieu et la puissance de Dieu. Dans la première, comme dans la nouvelle création, rien n’a été fait sans Lui. Il était «Son nourrisson, ses délices de tous les jours», délices mutuelles et réciproques.

Dieu a exprimé les pensées de son coeur à l’égard de Christ, lorsqu’il était sur la terre : «C’est ici mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir. Écoutez-le». Pierre désirait mettre Moïse et Élie de niveau avec Christ. Dieu répond : Non, celui-ci est mon Fils ; écoutez-le. C’est la sagesse. Le Père aime le Fils ; toute sa joie est concentrée en lui ; il est un avec Lui. Le Père est toute la joie de Christ ; tout son désir est de le glorifier : «Afin», dit-il, «que le monde sache que j’aime le Père».

Mais nous trouvons ici quelque chose d’infiniment précieux pour nous : «Je me réjouissais en la partie habitable de sa terre». Au milieu de tout ce qui a été créé, ses yeux se sont arrêtés sur la partie habitable de la terre. Son objet était l’homme : «Mes délices étaient dans les fils des hommes». Les pensées de Dieu découlent de lui-même, et Christ est le premier anneau d’une chaîne qui se déroule à l’infini. Sa pensée va, non pas aux cieux, non pas aux anges, mais à la partie habitable de la terre. Quelle joie immense pour ceux qui l’ont compris, et combien l’homme le comprend peu ! C’est parce que sa pensée est venue jusqu’à nous, que nous jouissons de son amour et de sa grâce.

L’Église, à la suite des événements qui sont survenus, est admise à une position plus spécialement bénie, car l’expression : «Ceux qui habitent sur la terre», signifie, dans l’Apocalypse, des hommes qui ne veulent pas de Dieu, qui s’attachent à la terre, pour y demeurer dans un état de rébellion contre Dieu.

Au Psaume 2, on voit le conseil de Dieu, pour mettre Christ en possession de la terre, malgré l’iniquité de l’homme. Les rois de la terre consultent ensemble contre l’Eternel et contre son Oint. En dépit de cette malice et de cette rébellion de l’homme, Christ sera roi. Il est oint, et il a été introduit dans le monde comme homme, oint de Dieu pour être roi. Malgré cette animosité de l’homme, Dieu ne change rien à ses conseils, et l’effet de leur révolte est qu’il établit le sceptre de son Fils comme un sceptre de fer, au lieu de trouver la terre habitable comme un lieu pour s’y réjouir. Au moment où Christ fera la demande du monde (Jean 17:9), il le recevra de la main de Dieu et entrera en possession de son héritage. Dieu établira sur toute la terre la puissance de son Fils. Mais c’est autre chose que ce que Christ a fait pour nous.

Nous trouvons les pensées de Christ pour nous au chap. 17 de Jean. Là il ne demande pas le monde, mais fait des demandes pour les siens. C’était un mystère caché dès les siècles. Il veut nous introduire dans la joie et la gloire qu’il possède lui-même. Il ne s’agit pas ici d’accomplir les conseils de Dieu quant au monde. En attendant que cela ait lieu, il y a un conseil de Dieu, tout autre, envers les siens et, dans les épîtres de Paul, envers l’Église. La joie de Christ doit être parfaite. Il demande «qu’ils soient un, comme nous sommes un». Il veut que l’Église demeure en lui, comme lui est uni au Père. Ce conseil de Dieu n’était pas encore révélé, mais était manifesté en Christ.

Lorsque Jésus est descendu vers les enfants des hommes qu’il aimait, qu’a-t-il trouvé ? Le mépris, la haine, les outrages, la mort. A-t-il montré quelque froideur ? A-t-il manqué dans l’énergie de son amour ? Devant toute leur haine, il a glorifié le Père, achevé l’oeuvre qu’il lui avait donnée à faire, et il dit : «Glorifie-moi». Il rentre dans cette gloire, d’où nous l’avons vu sortir. «J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés du monde»; «je prie pour eux». Ils sont son tout : «Tout ce qui est mien est tien». Oui, son but actuel, ce sont nos âmes ; il veut qu’elles jouissent de ce dont il jouit. Il demande que les siens soient un ; c’est l’essence de la nature divine ; qu’ils soient «un en nous», dans le Père et dans le Fils ; il donne cette proximité à ceux qu’il a acquis pour lui.

La jouissance des fidèles n’est pas seulement que Christ possède la gloire qu’il avait, avant que le monde fût. Étant un avec le Père, il nous introduit auprès du Père selon l’acceptation dont il jouit lui-même, depuis que le monde l’a rejeté. Comment cette bénédiction peut-elle couler jusqu’à nous ? C’est que nous sommes aimés, comme il a été aimé ; nous sommes ses délices. Comment pouvons-nous nous l’approprier ? Il est descendu jusqu’à nous ; il est devenu l’un de ces fils des hommes ; il est venu prendre place avec nous, pour nous unir ensuite avec lui-même comme homme. Cette puissance de la vie de Christ agit en nous ici-bas. Il a pris la chair et le sang, à part le péché, parce que les fils qu’il voulait amener à la gloire avaient la chair et le sang.

Dieu nous a appelés fils de Dieu ; c’est le nom de Christ. Le monde ne l’a pas connu et ne peut le connaître. Christ a été dans la faiblesse, a traversé la tentation, l’opprobre. Si je porte l’opprobre, c’est l’opprobre de Christ. Toutes les circonstances à travers lesquelles je passe, comme chrétien, ne font que m’identifier avec Christ. Quand nous le verrons tel qu’il est, nous lui serons semblables, et nous marchons en avant vers celui qui est Fils de Dieu. Christ est l’objet de nos affections, et nos affections sanctifiées sont la vraie sanctification, une vie sainte. Si elles ne sont pas sanctifiées, elles ne seraient qu’hypocrisie.

Dieu veuille que nos affections s’attachent à Lui, afin que nous soyons affranchis de tout ce qui pourrait nous entraver, et que Christ devienne notre but en toutes choses.