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Étude biblique : Exode - Le Tabernacle

 

Résumé-Notes d’études bibliques à Paris rédigé par Jean Muller.

Certaines parties ne sont pas traitées (absence du rédacteur des notes)

 

 

Table des matières abrégée :

1     Exode 25

2     Exode 26

3     Exode 27:1-8 et esquisse jusqu’à ch. 30 — Le parvis et l’autel d’airain

4     Exode 30

 

Table des matières détaillée :

1     Exode 25

1.1      Le parvis

1.2      Le tabernacle proprement dit

1.2.1      Le lieu saint

1.2.2      le lieu très saint

1.3      Ordre dans la description

1.4      L’arche

1.5      Le propitiatoire

1.6      La table des pains de proposition

1.7      Le chandelier

2     Exode 26

2.1      Encore le chandelier

2.2      La tente d’assignation

3     Exode 27:1-8 et esquisse jusqu’à ch. 30 — Le parvis et l’autel d’airain

4     Exode 30

4.1      Exode 30:1-10 — Autel d’or

4.2      Exode 30:17-21 — Cuve d’airain

 

 

 

1                    Exode 25

21-10-1975

Le tabernacle dans le désert était la demeure de Dieu parmi son peuple Israël sur la terre, après la rédemption et la délivrance d’Égypte.

Selon l’enseignement du Nouveau Testament, et notamment Héb. 9:24, ces lieux saints, faits de main, étaient la copie des vrais, montrés prophétiquement dans l’Apocalypse (11:19 : « le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l’arche de son alliance apparut dans son temple »).

Dressé dans le désert pendant les traites d’Israël, le tabernacle comprenait :

 

1.1   Le parvis

(100x50 coudées) Séparé du camp par une tenture et des piliers. Une porte de 20 coudées s’ouvrait vers l’Orient.

On y trouvait :

·       l’autel d’airain ou l’autel des holocaustes, figure de la base des relations de Dieu avec l’homme à la croix,

·       la cuve d’airain rappelant la purification pratique du croyant par le lavage d’eau par la Parole.

 

1.2   Le tabernacle proprement dit

(30x10 coudées) il occupait le centre, figure de la demeure de Dieu, en Christ homme et dans les croyants par le Saint Esprit. Un voile en fermait l’entrée vers l’Orient, tandis qu’un autre voile, figure de la chair de Christ (Héb. 10), le divisait en deux parties :

 

1.2.1       Le lieu saint

(20x10 coudées) il contenait :

·       au Nord la table des pains de proposition,

·       au Sud le chandelier à 7 branches,

·       devant le voile, l’autel d’or ou autel des parfums, figure du lieu de la communion et du culte des saints, par le Saint Esprit, au Père.

 

1.2.2       le lieu très saint

Au dedans du voile, le lieu très saint ou saint des saints (10x10 coudées), dans lequel il n’y avait que l’arche, figure du trône judiciaire de l’Éternel.

 

1.3   Ordre dans la description

La description qui nous est donnée du tabernacle dans le livre de l’Exode (ch. 25 à 30) est digne de toute attention.

Elle commence par l’arche, le trône de Dieu, elle se termine par l’autel des holocaustes et le parvis où il était placé ; ordre divin de Dieu se révélant à l’homme — inverse du chemin de l’homme vers Dieu —, sur le pied du sacrifice de Christ à la croix.

De même, l’application morale des sacrifices du Lévitique à l’homme pécheur constitué adorateur, est exactement inverse de l’ordre de leur institution.

 

1.4   L’arche

L’arche, placée dans l’obscurité profonde du lieu très saint rempli de la nuée de gloire dans laquelle nul n’entrait, sinon le souverain sacrificateur une fois l’an, et avec du sang, est donc présentée la première. C’est le trône de Dieu qui siégeait entre les chérubins.

C’était un coffre de 2,5 x 1,5 x 1,5 coudées en bois de sittim (ou d’acacia imputrescible), recouvert d’or pur, qui nous parle de Christ dans la merveilleuse et inconnaissable union de son humanité parfaite et de sa divinité glorieuse, liée à la justice de Dieu car « la justice et le jugement sont les bases de son trône » (Ps. 89:14).

 

L’arche dans le tabernacle contenait :

 

·       les tables de la loi (les deuxièmes tables écrites du doigt de Dieu après le veau d’or) car la loi, règle parfaite du bien dans l’homme sur la terre, était écrite dans le cœur de Christ (« Ta loi est au dedans de mes entrailles » Ps. 40:8) avant qu’elle ne soit écrite, au moins dans une mesure, par Dieu lui-même dans le cœur d’Israël restauré (Héb. 8:10),

·       la cruche d’or renfermant la manne (Ex. 16:33), mémorial de la fidélité de Dieu à nourrir son peuple dans le désert, figure de Christ nourriture céleste du chrétien ici-bas,

·       la verge d’Aaron qui avait bourgeonné (placée devant le propitiatoire comme signe aux fils de rébellion, Nb. 17:10). La cruche et la verge n’étaient pas dans l’arche dans le temple de Salomon, car la manne était remplacée par la nourriture du pays et le souvenir des fautes du désert n’avait plus sa place. « Il n’y avait rien dans l’arche, sauf les deux tables de pierre que Moïse y plaça en Horeb » (1 Rois 8:9).

 

L’arche avait des anneaux et des barres, car elle accompagnait le peuple dans ses traites.

 

Un jour l’arche est entrée dans son repos (Ps. 132) avec Dieu lui-même.

 

1.5   Le propitiatoire

4-11-1975

L’arche, faite de bois de sittim, plaquée d’or pur, recevait le propitiatoire comme couvercle.

Le propitiatoire était entièrement d’or, présentant la merveilleuse relation qui existe entre la justice humaine et la justice divine, dans le Seigneur Jésus.

Deux chérubins d’or battu, Christ dans ses souffrances et la gloire de Sa croix, en étaient tirés, figure des attributs de Dieu en puissance judiciaire confiée à Christ homme après Son œuvre. « Le Père… a donné tout le jugement au Fils » (Jean 5:22).

Étendant leurs ailes en haut, les chérubins de gloire ombrageaient le propitiatoire et le couvraient de leurs ailes, en voyant le sang qui y était placé une fois par an par le souverain sacrificateur.

Pour Israël, le propitiatoire était le lieu où Dieu se manifestait à Son peuple par Moïse en justice et en jugement.

Pour nous, chrétiens, le propitiatoire présente le caractère, maintenant, de la puissance de Dieu en miséricorde, la propitiation ayant été faite pour nos péchés par le sang de Christ.

 

1.6   La table des pains de proposition

Puis, en deçà du voile qui fermait le lieu très saint, se trouvaient la table des pains de proposition, figure de Christ nourriture de son peuple, et le chandelier d’or, lumière de Dieu sur la terre.

La table, placée au Nord dans le lieu saint, était comme l’arche, de bois de sittim plaqué d’or, figure de l’humanité de Christ et de Sa divinité glorieuse ornées de grâce (la table avait un couronnement et un rebord).

Des anneaux et des barres permettaient de la porter car elle accompagnait le peuple dans ses traites.

Ses ustensiles (plaques, coupes, gobelets et vases) étaient tous d’or et servaient aux libations qui accompagnaient principalement les holocaustes offerts à l’autel d’airain.

Sur la table étaient placés 12 pains faits de fine fleur de farine, oints d’encens : Christ nourriture en rapport avec la perfection de l’administration dans l’homme sur la terre. Changés chaque sabbat, ils devenaient la nourriture des sacrificateurs, figure de la nourriture du peuple, Christ « pain… qui descend du ciel, et qui donne la vie au monde » (Jean 6:32, 33). Ils correspondaient aussi aux 12 tribus d’Israël, comme plus tard aux 12 apôtres attachés au Seigneur sur la terre. Nous sommes, nous, un seul corps avec Christ.

 

1.7   Le chandelier

Le chandelier d’or battu à 7 branches et 7 lampes était la figure de la lumière de Dieu sur la terre en Christ par le Saint Esprit (l’huile).

Il était orné de fleurs d’amandiers et de fruits (beauté et nourriture) rappelant à la fois la verge d’Aaron qui avait bourgeonné, figure de la résurrection de Christ, et l’accomplissement des promesses de Dieu en Christ selon Jér. 1, car Dieu veillait sur sa parole pour l’exécuter.

Le chandelier éclairait vis-à-vis de lui, car toute connaissance de Christ est par le Saint Esprit.

Il éclairait aussi la Table, le Saint Esprit conduit dans la vérité et nourrit nos âmes de Christ.

Il éclairait toute la nuit (Ex. 27:20, 21) c'est-à-dire pendant toute l’absence de Christ. Ce sont les croyants maintenant qui sont sur la terre cette lumière (luire « comme des luminaires dans le monde », Phil. 2:15) ; « nous sommes lumière dans le Seigneur », Éph. 5:8).

Enfin le chandelier était près de l’autel d’or (Ex. 30:8), figure de la communion des saints dans la lumière (1 Jean 1:7), condition pour l’exercice de l’adoration en esprit et en vérité dans le sanctuaire céleste.

 

2                    Exode 26

11-11-1975

2.1   Encore le chandelier

Le chandelier, devant le voile qui séparait le lieu saint du lieu très saint où Dieu gardait le trésor de Sa justice dans l’obscurité profonde, est la figure de la lumière de la grâce et de la puissance de Dieu par l’Esprit. En apportant de l’huile d’olive pure broyée (Ex. 27:20), les sacrificateurs (Aaron et ses fils) devaient veiller à ce que la lumière brille toujours sur le chandelier. Le Saint Esprit était descendu sans mesure sur Christ homme ; il pouvait agir aussi de la part de Christ par des hommes, la puissance de ce service étant maintenue par l’exercice de la sacrificature de Christ dans le ciel.

Les calices en forme de fleurs d’amandier rappelaient que Dieu veillait ainsi sur sa Parole pour l’exécuter (Jér. 1), les pommes et les fleurs, que le service portait du fruit et que Christ en était l’ornement.

L’imperfection des vases du service et l’activité de Christ notre souverain sacrificateur étaient en même temps soulignées par la nécessité des mouchettes et vases à cendre qui maintenaient les lampes allumées, la grâce de l’Esprit en activité.

 

2.2   La tente d’assignation

Le chapitre 26 donne ensuite la description du tabernacle lui-même, ou tente d’assignation, mentionnée la première fois après le veau d’or avant même que le tabernacle ne fut dressé ; tendue loin du camp, hors du camp, c’était le lieu où Dieu rencontrait ceux qui le cherchaient. C’est de la tente d’assignation que Dieu parlera dans le livre du Lévitique. Le tabernacle était le lieu de l’habitation de Dieu parmi le peuple terrestre, figure aussi a) de l’univers créé selon Héb. 3:3, 4, b) image plus élevée encore de Christ homme, demeure de Dieu sur la terre (Jean 1:19 : « Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous » ; 2 Cor. 5:19 : « Dieu était en Christ »), c) encore figure des saints, maison bâtie par Christ sur laquelle Il est Fils (Héb. 3:6), habitation de Dieu par l’Esprit (Éph. 2:22).

L’espace délimité par le tabernacle était entouré par des ais reposant sur des bases d’argent (figure des rachetés) et couvert de tentures. Un voile fermait l’entrée du tabernacle vers l’orient, tandis qu’un autre séparait les deux lieux saint et très-saint.

 

Les tapis intérieurs, que seuls les sacrificateurs pouvaient voir dans le tabernacle étaient faits :

 

·       de fin coton retors : pureté de Christ homme liée aux grâces de Sa personne, figure de la justice pratique des croyants (c’est la robe de l’Épouse aux noces de l’Agneau, Apocalypse 19),

·       de bleu : caractère céleste,

·       de pourpre : rappel des souffrances de Christ et de Sa domination éternelle,

·       d’écarlate : couleur du sang rappelant aussi les souffrances et la gloire duMessie.

 

Avant la croix :

·       Le Messie a été revêtu, en dérision, d’un manteau d’écarlate (figure de la gloire du monde) en Matt. 27,

·       le parfait serviteur a été revêtu de pourpre en Marc 15,

·       le Fils de l’homme d’un vêtement éclatant en Luc 23:11,

·       et le Fils de Dieu d’un vêtement de pourpre en Jean 19:2.

 

Les mêmes matériaux étaient utilisés :

·       pour la première tenture du tabernacle : le fin coton étant mentionné le premier car la sainteté pratique doit être le premier caractère des croyants, habitation de Dieu,

·       pour le voile entre les lieux saints et très saint : le bleu est mentionné le premier, car ce voile n’est la figure que de Christ seul, l’homme céleste, la chair de Christ selon Héb. 10,

·       pour les tapis et le voile étaient en outre ornés de chérubins, en ouvrage d’art, puissance judiciaire conférée à Christ homme (selon Actes 17 et Jean 5),

·       pour le rideau de l’entrée de la tente (Ex. 26:36),

·       pour le rideau de la porte du parvis (Ex. 27:16) ; Christ est la porte (Jean 10),

·       pour les saints vêtements d’Aaron (l’éphod, Ex. 28:6), l’or y était ajouté,

·       pour les vêtements du service (Ex. 39:1).

 

Les autres couvertures du tabernacle se rapportaient également à Christ, et maintenant à la nouvelle nature dans le croyant :

·       les tapis de poil de chèvre (animal pur selon Deut. 14:4) parlent de la séparation du mal autour de Christ qui faisait de Lui le plus isolé des hommes au milieu d’un monde méchant, bien que Sa débonnaireté l’ait toujours rendu accessible aux âmes faibles et froissées,

·       les peaux de bélier teintes en rouge représentaient Son dévouement parfait et Sa consécration à Dieu.

 

3                    Exode 27:1-8 et esquisse jusqu’à ch. 30 — Le parvis et l’autel d’airain

18-11-1975

La description de l’autel d’airain et du parvis dans lequel il était placé achève, en 27:19, la première partie de cette révélation divine relative à la manière dont Dieu s’approche de l’homme et le visite en grâce sur le pied du sacrifice de Christ.

L’arche, au-dedans du voile, parlait en premier lieu du trône de Dieu ; suivant la description du tabernacle, du voile et du lieu saint et de ses ustensiles, nous sommes alors conduits à l’autel d’airain, ou des holocaustes, où Dieu pouvait rencontrer le pécheur.

De 27:20 à la fin du ch. 30 nous voyons comment ceux qui sont constitués sacrificateurs peuvent s’approcher de Dieu et Lui rendre culte en jouissant de Sa communion, dans la présence de Christ, souverain sacrificateur. C'est pourquoi la consécration des sacrificateurs est placée immédiatement après la description des saints vêtements d’Aaron, figure de Christ. Viennent ensuite l’autel d’or ou des parfums, la cuve d’airain, l’huile de l’onction sainte, et l’encens composé de bonne odeur pour Dieu.

Le parvis où se trouvaient l’autel et la cuve d’airain devant le tabernacle, est le lieu où les pécheurs sortant du monde s’approchent de Dieu par Christ qui est la porte (présenté en figure par le rideau de la porte du parvis, Ex. 27:16).

C’est là que se trouvait l’autel des holocaustes, de bois de sittim (l’humanité de Christ), plaqué d’airain (la justice divine en rapport avec le feu du jugement).

L’or est le symbole de la justice et de la gloire divines dans sa nature révélée en Christ. Tout était à l’intérieur du tabernacle : l’arche, le propitiatoire, l’autel des parfums, la table et le chandelier.

L’airain est aussi un symbole de la justice divine en rapport avec le jugement du péché ou la purification du pécheur ; aussi tout était-il d’airain dans le parvis, en dehors du tabernacle : bases des piliers, autel et cuve.

Ces mêmes symboles sont repris dans l’Apocalypse où Christ au chapitre 1, est ceint d’une ceinture d’or — symbole de la justice — et ses pieds semblables à de l’airain brillant — expression du jugement du mal.

À l’autel d’airain, Dieu se manifestait donc en justice, tout en rencontrant le pécheur en amour, par le sacrifice de Christ.

Christ est en même temps la bonne odeur du sacrifice en vertu de laquelle on peut alors s’approcher de Dieu ; c’est sur l’autel d’airain que s’offraient les holocaustes (la perfection de Christ dans Sa mort s’offrant lui-même à Dieu) et les offrandes de gâteau (perfections de la vie de Christ).

L’autel d’airain était plus grand que les autres ustensiles, pour rappeler la grandeur de cette œuvre inconnue aux yeux de l’homme, et il comportait les ustensiles d’airain pour y entretenir le feu continuel, car l’excellence du sacrifice était manifestée par le feu du jugement.

Le Seigneur est à la fois l’autel, la victime et le sacrificateur offrant le sacrifice élevé de ce monde (comme autrefois le serpent d’airain dans le désert : Jean 3 et Nombres 21) et maintenant offert aux regards de la foi, afin que, par la grâce, Dieu puisse recevoir des pécheurs et les pardonner.

Plus tard, aux jours des terribles jugements qui fondront sur ce monde, c’est de l’autel d’airain que sortira le feu jeté sur la terre par le Fils à qui tout le jugement aura été confié, car Il est Fils de l’homme.

 

4                    Exode 30

4.1   Exode 30:1-10 — Autel d’or

25-11-1975

Jusqu’à la fin du chapitre 27 la Parole présente les symboles du déploiement de la gloire de Dieu, puis les vêtements et la consécration des sacrificateurs jusqu’au chapitre 29 qui se termine par l’holocauste continuel offert sur l’autel d’airain.

C’est alors que sont présentés les symboles avec lesquels l’adorateur peut s’approcher de Dieu, et en premier lieu l’autel d’or sur lequel l’encens était présenté matin et soir, en même temps que les deux agneaux pour l’holocauste, avec l’offrande de gâteau et la libation.

Les matériaux de l’autel de l’encens, bois de sittim plaqué d’or pur, étaient les mêmes que ceux de l’arche et de la table des pains de proposition, figure de Christ lui-même, car le seul accès vers Dieu est par Jésus Christ.

L’autel était placé dans le lieu saint vis-à-vis du voile (qui est maintenant déchiré pour nous), devant l’arche, c'est-à-dire dans la présence de Dieu dans le ciel même pour nous ; les sacrificateurs seuls y avaient accès autrefois, et maintenant tous les vrais croyants sont sacrificateurs.

L’objet de l’autel était d’y offrir et y faire fumer l’encens composé salé, pur, saint : la bonne odeur de Christ pour Dieu.

C’était la place particulière de Lévi selon la prophétie de Moïse en Deut. 33:10 : « ils mettront l’encens sous tes narines et l’holocauste sur ton autel ». C’est aussi notre place par grâce devant Dieu, en même temps que nous sommes « la bonne odeur de Christ pour Dieu, à l’égard de ceux qui sont sauvés et à l’égard de ceux qui périssent » selon 2 Cor. 2:15. L’encens est aussi l’image de l’intercession souveraine de Christ devant Dieu, selon l’excellence de Sa Personne, comme l’odeur du sacrifice offert sur l’autel d’airain est le témoignage à l’efficacité de Son œuvre.

Enfin, l’encens parle des prières des saints :

« Que ma prière vienne devant toi comme l’encens, l’élévation de mes mains comme l’offrande du soir ! » (Ps. 141:2).

Les saints célestes en Apocalypse 5:8 ont « des coupes d’or pleines de parfums, qui sont les prières des saints », et en Apocalypse 8:3, Christ, dans son caractère angélique se tient debout devant l’autel d’or, ayant un encensoir d’or (ustensile qui n’est pas mentionné en Ex. 30 mais en Héb. 9:4 pour remplacer l’autel) : « et beaucoup de parfums lui furent donnés, pour donner efficace aux prières de tous les saints ».

L’encens brûlait sur l’autel lorsque Aaron, souverain sacrificateur, type de Christ, allumait les lampes du chandelier (30:7), figure de la manifestation de Dieu dans la puissance de l’Esprit.

La marche des croyants dans la lumière est ainsi la condition pour que soit rendu à Dieu un culte en esprit et en vérité.

Trois défenses étaient faites à Israël en rapport avec l’autel d’or :

·       y brûler un encens étranger : seule la bonne odeur de Christ est acceptable à Dieu dans le culte,

·       y offrir des holocaustes, des offrandes de gâteau ou des libations : c’était confondre l’autel d’airain et l’autel d’or et oublier notre position de sacrificateurs qui sommes invités à entrer dans le lieu saint à travers le voile déchiré,

·       offrir un feu étranger (Lév. 10). Seul le feu de l’Éternel brûlant sur l’autel d’airain pouvait faire s’exhaler la bonne odeur de l’encens

 

Le vin, figure de l’excitant de la chair qui produisait en apparence les mêmes effets que l’action du Saint Esprit (selon Actes 2) ne pouvait qu’encourir le juste jugement de Dieu (Lév. 10:9) en gouvernement, dont la réalité subsiste toujours pour nous selon 1 Cor. 11.

 

4.2   Exode 30:17-21 — Cuve d’airain

2-12-1975

Ce paragraphe parle de la cuve d’airain placée entre l’autel d’airain et le voile d’entrée du tabernacle. Il ne s’agit pas d’un emblème de la manifestation de Dieu ou de l’approche d’un racheté devant Lui, mais des provisions de la grâce divine pour que nous puissions, malgré ce que nous sommes par nature, entrer par la foi dans le lieu saint pour y accomplir le service de la sacrificature.

La cuve d’airain et l’eau de la purification qu’elle contenait est la figure du lavage d’eau par la Parole qui purifie le cœur de l’homme pour faire de lui un adorateur. Cette purification s’opère une fois pour toutes à la conversion et à la nouvelle naissance : « le lavage de la régénération et le renouvellement de l’Esprit Saint » (Tite 3:5). C’est un changement complet de position, l’introduction dans une nouvelle création avec une nouvelle nature. À ceci correspond le type de la consécration des sacrificateurs (Ex. 29:4) : Aaron et ses fils. Christ comme homme possédait cette pureté dans Sa nature. La valeur de Son sacrifice appliquée à l’âme par l’action de la Parole et de l’Esprit opère la sanctification initiale du croyant dont découle l’acceptation de sa personne devant Dieu  « Il nous a rendus agréables dans le Bien-aimé » (Éph. 1:6), « Il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10:14). Toutefois, le croyant possède encore sa vieille nature dont l’action tend toujours à l’éloigner de Dieu.

C’est alors que l’action de la Parole (symbolisée par l’eau de la purification de la cuve) et l’Esprit opère sur la conscience, convainc de péché et opère la restauration de l’âme. Le Seigneur lui-même accomplit cette œuvre en faveur de chaque racheté comme sacrificateur et avocat : Il lave les pieds de Ses disciples dont le corps est déjà net (Jean 13).

À Son exemple, nous pouvons coopérer de Sa part à l’accomplissement d’un tel service à l’égard de nos frères. L’œuvre du Seigneur s’exerce aussi à l’égard de Son assemblée : Il la purifie par le lavage d’eau par la Parole (Éph. 5:26), cette Parole qui est la vérité : « Sanctifie-les par la vérité ; ta parole est la vérité » (Jean 17:17).

Purifiés ainsi dans notre état moral habituel ici-bas, nous jouissons de la communion avec Dieu et avec Son Fils dans la lumière, et nous sommes qualifiés pour accomplir le service de l’adoration dans l’attente du retour du Seigneur car « quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui est pur » (1 Jean 3:3).

La sainteté pratique de chaque croyant et de l’assemblée est essentielle en rapport avec la réalisation de la présence du Seigneur à Sa Table et au mémorial de Sa mort. C’est là que s’exerce le gouvernement du Seigneur sur Sa maison envers ceux qui manquent au jugement d’eux-mêmes.

La signification de la génisse rousse (Nb. 19) apporte encore de la lumière sur cet important sujet pratique dans nos relations ordinaires avec Dieu pendant la traversée du désert. Les cendres de la génisse, dont le sang avait été placé devant la porte du tabernacle, étaient placées dans l’eau vive de la purification. Le Saint Esprit applique par la Parole les souffrances de Christ pour le péché au cœur et à la conscience pour les purifier. C’est ainsi que la vigilance dans nos voies et nos pensées, le jugement de soi-même et l’application de la mort de Christ à la chair doivent être les exercices constants du croyant, jusqu’au moment où il sera introduit dans la demeure céleste où l’eau de la purification fera place à la mer de verre éclatante comme du cristal, symbole de la pureté et de la stabilité éternelles (Apoc. 15).