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Divers aspects des commandements de Dieu

 

J.-A. Monard

ME 2011 p. 136-147

 

Table des matières :

 

1      Les commandements et les ordonnances de la loi

2      Le commandement — en rapport avec le service du Seigneur Jésus

3      Le commandement — en rapport avec la mission donnée aux apôtres

4      Le message chrétien : un commandement

5      LE commandement du Seigneur Jésus

6      Garder ses commandements

7      Commandements des apôtres — commandements du Seigneur

 

La venue de Jésus Christ a amené un immense changement dans la relation de l’homme avec Dieu. Les Israélites étaient « sous la loi » — la loi donnée par Moïse — tandis que les chrétiens ne sont « pas sous la loi, mais sous la grâce » (Rom. 6:14 ; cf. Gal. 5:18). La différence entre « la loi » et « la grâce » a souvent été mal comprise, déjà depuis le début de l’histoire de l’Église. Par le moyen de l’apôtre Paul, Dieu nous a donné un enseignement clair à ce sujet, notamment dans les épîtres aux Galates, aux Romains et aux Colossiens. Les Galates cherchaient à être justifiés devant Dieu par la loi (5:4), et les Colossiens établissaient des ordonnances (2:20).

Mais si le danger existe de se placer sous la loi et de se laisser « retenir par un joug de servitude » (Gal. 5:1), il existe aussi celui d’être inattentif aux passages du Nouveau Testament qui nous parlent des « commandements de Dieu », exprimant par là l’autorité de Dieu sur tous ses rachetés, même si sa grâce les a placés dans la liberté. Notre but est de considérer en détail ces passages, après avoir brièvement rappelé ce qui, pour les croyants de la dispensation actuelle, est révolu.

 

1         Les commandements et les ordonnances de la loi

L’épître aux Romains traite méthodiquement le sujet de la justification de l’homme devant Dieu. Dans le chapitre 7, Paul rappelle la situation d’Israël autrefois. L’homme était lié à la loi comme une femme est liée à son mari par son mariage. Mais la mort de Christ est intervenue et, par cette mort, le lien avec la loi a été définitivement rompu, comme le lien du mariage est rompu par la mort de l’un des conjoints (v. 1-4).

Ensuite, rappelant l’expérience faite avec Israël, l’apôtre expose l’effet qu’avait le « commandement » sur l’homme (v. 8-13). Le péché qui est incrusté dans la nature de l’homme est stimulé par le commandement. Il produit toutes les convoitises et les transgressions, ce qui amène le jugement de Dieu. Ainsi « le commandement qui était pour la vie a été trouvé lui-même pour moi pour la mort » (v. 10). En lui-même, « le commandement est saint, et juste, et bon » (v. 12), mais il conduit à la mort. Ainsi, par le commandement, l’état incurable de la nature humaine est démontré (v. 13).

La loi, les commandements, les ordonnances distinguaient Israël des autres peuples et étaient à la base d’une « inimitié » réciproque. Mais par sa mort, Christ a « aboli dans sa chair l’inimitié, la loi des commandements qui consiste en ordonnances » (Éph. 2:15).

Il y avait des ordonnances d’ordre cérémoniel. Le culte juif se réalisait en sacrifices et en lavages divers, en ce que l’épître aux Hébreux appelle des « ordonnances charnelles imposées jusqu’au temps du redressement » (9:10) — c’est-à-dire jusqu’à la venue de Christ.

Il y avait aussi des ordonnances d’ordre moral, c’est-à-dire concernant le comportement de l’homme. Les livres de Moïse contiennent, en plus de la loi des dix commandements, un grand nombre de prescriptions — soit des obligations (donner la dîme à l’Éternel, prêter à son frère sans intérêt, etc.), soit des interdictions (ne pas tromper son frère, ne pas médire, etc.). Tous ces commandements correspondent à ce que Dieu, qui est souverain, appelle le bien et le mal. Mais l’épître aux Colossiens nous enseigne que Dieu a « effacé l’obligation qui était contre nous, laquelle consistait en ordonnances et qui nous était contraire, et il l’a ôtée en la clouant à la croix » (2:14).

Aujourd’hui, quand les choses sont normales, le croyant est conduit par le Saint Esprit (Gal. 5:18). Sa vie n’est pas gouvernée par un ensemble de règles, mais il recherche en tout quelle est la volonté de Dieu. L’apôtre Paul écrit : « C’est pourquoi ne soyez pas sans intelligence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur » (Éph. 5:17). Les désirs du nouvel homme sont les mêmes que ceux de Dieu. Et ainsi la volonté de Dieu n’est pas une contrainte pénible que l’on accomplit à contrecœur ou à laquelle on cherche à se soustraire, mais c’est une joie. Et elle se réalise, non par notre propre force — qui serait absolument insuffisante — mais par celle que Dieu fournit.

Précisons encore que les notions de bien et de mal sont aussi invariables que Dieu lui-même. C’est lui qui décrète ce qui est bien et ce qui est mal, et son appréciation est la même dans tous les temps. Mais il est très différent d’accomplir une chose comme une obligation imposée, ou de l’accomplir librement, avec joie, pour plaire au Seigneur.

 

2         Le commandement — en rapport avec le service du Seigneur Jésus

Nous trouvons dans l’évangile de Jean bien des paroles de Jésus exprimant sa parfaite soumission à la volonté de son Père. Nous l’entendons dire : « Ma viande est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre » (4:34 ; cf. 5:30 ; 6:38). Et il est frappant que le Seigneur utilise les mots « commander » et « commandement » en rapport avec la mission qu’il a reçue du Père. « Car moi, je n’ai pas parlé de moi-même ; mais le Père qui m’a envoyé, lui-même m’a commandé ce que je devais dire et comment j’avais à parler ; et je sais que son commandement est la vie éternelle. Les choses donc que moi je dis, je les dis comme le Père m’a dit » (12:49, 50). « Selon que le Père m’a commandé, ainsi je fais » (14:31).

Jésus est venu comme l’homme parfait, entièrement soumis à la volonté de Dieu. « Voici, je viens... pour faire, ô Dieu, ta volonté » (Héb. 10:7). Et d’autre part, étant Dieu, il est toujours dans une parfaite unité de pensée avec le Père. Il dit au sujet de sa vie : « Personne ne me l’ôte, mais moi, je la laisse de moi- même ; j’ai le pouvoir de la laisser, et j’ai le pouvoir de la reprendre : j’ai reçu ce commandement de mon Père » (Jean 10:18). L’union de sa dépendance de Dieu comme homme et de son pouvoir comme Dieu demeure un mystère pour l’esprit humain.

Néanmoins, ces passages nous amènent à découvrir l’immense différence qu’il y a entre des commandements tels que ceux de la loi de Moïse et le commandement de celui qui envoie un messager et lui confie une mission. Ce que nous venons de voir au sujet de notre Seigneur, l’envoyé du Père, nous le retrouvons en principe dans l’envoi des apôtres par le Seigneur, et dans la mission qu’il confie à chacun des siens.

 

3         Le commandement — en rapport avec la mission donnée aux apôtres

Le dernier chapitre de Matthieu nous présente le Seigneur Jésus et les onze disciples sur une montagne de Galilée, où il leur avait ordonné de se rendre après sa résurrection (28:16). Revêtu de l’autorité qui est la sienne, il les charge d’une mission beaucoup plus étendue que celle qu’il leur avait confiée au début de son ministère (cf. 10:5, 6). Il leur dit : « Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, et faites disciples toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, leur enseignant à garder toutes les choses que je vous ai commandées » (28:18-20). Remarquons bien ce mot « commander ».

Au début des Actes, le Seigneur donne, « par l’Esprit Saint, des ordres aux apôtres qu’il avait choisis » (1:2). Il leur commande de ne pas partir de Jérusalem, mais d’attendre « la promesse du Père », le Saint Esprit, qui va bientôt venir pour les revêtir de la puissance dont ils auront besoin pour être « ses témoins... jusqu’au bout de la terre » (v. 8).

Au chapitre 10, dans la maison de Corneille, Pierre déclare : « Il nous a commandé de prêcher au peuple, et d’attester que c’est lui qui est établi de Dieu juge des vivants et des morts » (v. 42). Au chapitre 13, Paul fait une déclaration semblable : « Le Seigneur nous a commandé ainsi : Je t’ai établi pour être la lumière des nations, afin que tu sois en salut jusqu’au bout de la terre » (v. 47).

Dans la première épître à Timothée, Paul rappelle qu’il est « apôtre de Jésus Christ, selon le commandement de Dieu » (1:1). En Tite, il parle de « la prédication qui m’a été confiée... selon le commandement de notre Dieu Sauveur » (1:3).

Ces passages montrent que le service des apôtres résultait du commandement du Seigneur. Il n’était pas fondé sur leur initiative, mais sur l’autorité du Seigneur.

 

4         Le message chrétien : un commandement

Dans ses premiers éléments déjà, le message de l’évangile comporte un ordre du Dieu souverain. « Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l’ignorance, ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent » (Act. 17:30). La vérité chrétienne est appelée par l’apôtre Pierre : « le saint commandement » (2 Pierre 2:21). L’apôtre Paul avait prêché non seulement « la repentance envers Dieu », « la foi en notre Seigneur Jésus Christ », « l’évangile de la grâce de Dieu », et « tout le conseil de Dieu », mais aussi « le royaume de Dieu » (Act. 20:21, 24, 27, 25). Cette dernière expression met en évidence l’autorité de Dieu, ou de Christ, reconnue par ceux qui font partie de ce royaume.

Rappelons encore la parole du Seigneur à ses disciples au moment où il les envoie prêcher l’évangile toute la création : « Faites disciples toutes les nations… leur enseignant à garder toutes les choses que je vous ai commandées » (Matt. 28:20).

Le mystère des desseins de Dieu, caché à l’époque de l’Ancien Testament, « a été donné à connaître à toutes les nations, selon le commandement du Dieu éternel, pour l’obéissance de la foi » (Rom. 16:26).

Le message chrétien a donc aussi la forme d’un commandement, dans le sens qu’il est l’expression de l’autorité et de la volonté divines, auxquelles la foi se soumet. Et celui qui ne croit pas désobéit. Mais ce n’est pas un ensemble de commandements ou d’ordonnances.

Au sujet de la circoncision, qui faisait pour Israël l’objet de prescriptions particulières, l’apôtre Paul écrit : « La circoncision n’est rien, et l’incirconcision n’est rien, mais l’observation des commandements de Dieu » (1 Cor. 7:19).

Où en sommes-nous ? Notre vie se déroule-t-elle dans la dépendance de Dieu ? Avons-nous conscience qu’en toutes choses il s’agit de discerner quelle est sa volonté pour nous, et de l’accomplir ? « Ne vous conformez pas à ce siècle ; mais soyez transformés par le renouvellement de votre entendement, pour que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, bonne et agréable et parfaite » (Rom. 12:2 ; cf. Éph. 5:17). Nous avons été « créés dans le Christ Jésus pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles » (Éph. 2:10). Ceci est tout différent de l’assujettissement à un ensemble de règles, d’obligations ou d’interdictions.

 

5         LE commandement du Seigneur Jésus

L’évangile de Jean nous rapporte ce que le Seigneur Jésus a expressément placé sur le cœur de ses disciples lors de ses derniers entretiens avec eux, et qu’il appelle même « mon commandement ».

Il leur dit au chapitre 13 : « Je vous donne un commandement nouveau, que vous vous aimiez l’un l’autre ; comme je vous ai aimés, que vous aussi vous vous aimiez l’un l’autre » (v. 34). Il présente ce commandement comme « nouveau » pour deux raisons au moins. D’abord, il est bien autre chose que les commandements de la loi donnée à Israël (même si celle- ci comportait l’ordre : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même »). Ensuite, il ne s’adresse pas à l’homme dans son état naturel, mais à celui qui possède la vie de Dieu et les ressources de cette vie, notamment la puissance du Saint Esprit qui habite en lui. Remarquons la mesure que le Seigneur demande aux siens : « comme je vous ai aimés ». Et nous savons qu’il nous a aimés au point de laisser sa vie pour nous (15:13 ; cf. 1 Jean 3:16).

Au chapitre 15, Jésus répète à ses disciples : « C’est ici mon commandement : Que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés » (v. 12). Et : « Je vous commande ces choses, c’est que vous vous aimiez les uns les autres » (15:17).

Les épîtres de Jean reviennent sur ce sujet et soulignent le fait qu’il s’agit de l’amour à l’intérieur de la famille de Dieu. Le croyant aime Dieu et « celui qui est engendré de lui » (1 Jean 5:1). Le « commandement » de Dieu est « que nous nous aimions l’un l’autre » (3:23), « que celui qui aime Dieu aime aussi son frère » (4:21), que nous aimions « les enfants de Dieu » (5:2), « que nous nous aimions les uns les autres » (2 Jean 1:5).

 

6         Garder ses commandements

À part Matthieu 28:20 déjà cité, c’est dans les écrits de Jean qu’il faut chercher les passages où il est question de garder les commandements de Jésus. Ici de nouveau, il est clair qu’il ne s’agit pas d’une liste de commandements à respecter, comme cela était demandé à Israël sous la loi.

Il s’agit d’abord de garder « sa parole », la somme de tout ce qu’il a dit, la révélation qu’il a apportée du Père. C’est en recevant ce message de salut que l’on devient un chrétien. Jésus déclare solennellement : « Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra point la mort, à jamais » (Jean 8:51). Et en parlant à son Père de ceux qui lui appartiennent, il peut dire : « Ils ont gardé ta parole » (17:6). C’est ce qui les caractérise.

Or cette parole est revêtue d’autorité, et elle nous enseigne comment nous avons à marcher. Il est le « Maître » qui nous a « achetés » (1 Cor. 7:23 ; 2 Pierre 2:1). Et ainsi il est juste qu’il nous commande ce que nous avons à faire. Nous sommes « ses esclaves », même s’il ne nous appelle plus ainsi parce qu’il nous a fait connaître tout ce qu’il a entendu de son Père (Jean 15:15). Presque tous les écrivains du Nouveau Testament se présentent, une fois ou l’autre, comme « esclave de Jésus Christ ».

C’est en gardant ses commandements que nous montrons notre amour pour lui : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime » (Jean 14:21). C’est ainsi aussi que nous montrons que nous aimons Dieu : « Car c’est ici l’amour de Dieu, que nous gardions ses commandements, et ses commandements ne sont pas pénibles » (1 Jean 5:3). C’est aussi de cette manière que nous jouissons de l’amour de Jésus : « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour ; comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour » (Jean 15:10). Nos cœurs sont à l’aise devant Dieu lorsque « nous gardons ses commandements et... pratiquons les choses qui sont agréables devant lui » (1 Jean 3:22). « Et c’est ici l’amour, que nous marchions selon ses commandements » (2 Jean 1:6).

De plus, c’est en gardant « ses commandements » et « sa parole » que nous pouvons montrer autour de nous « que nous le connaissons » (1 Jean 2:3-5).

Toutes ces choses sont étroitement liées : « Par ceci nous savons que nous aimons les enfants de Dieu, c’est quand nous aimons Dieu et que nous gardons ses commandements » (1 Jean 5:2).

 

7         Commandements des apôtres — commandements du Seigneur

La première épître aux Corinthiens a été écrite à cause de plusieurs désordres graves qui s’étaient introduits parmi ces croyants. Au chapitre 14, Paul décrit la manière dont doit se passer une réunion de l’assemblée, sous la conduite du Saint Esprit, pour l’édification de tous. Il conclut son enseignement par la déclaration : « Si quelqu’un pense être prophète ou spirituel, qu’il reconnaisse que les choses que je vous écris sont le commandement du Seigneur » (v. 37). Ici de nouveau, « le commandement » n’est pas l’énoncé d’une règle précise qu’il faut suivre, mais l’affirmation de l’autorité du Seigneur. Cependant, la description que fait l’apôtre de ce qui convient à une réunion d’assemblée devait s’imposer à toute personne spirituelle comme correspondant à la pensée et à la volonté du Seigneur.

Au début du chapitre 4 de la première épître aux Thessaloniciens, Paul met en garde les croyants contre l’immoralité des païens parmi lesquels ils vivaient, et qui pouvait avoir été la leur avant qu’ils se tournent vers Dieu. L’apôtre se réfère à des enseignements qu’il leur avait donnés de vive voix lors de son passage à Thessalonique. Il leur dit : « Vous savez quels commandements nous vous avons donnés par le Seigneur Jésus » (v. 2). Et il précise : « Car c’est ici la volonté de Dieu, votre sainteté, que vous vous absteniez de la fornication, que chacun de vous sache posséder son propre vase en sainteté et en honneur... Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais dans la sainteté » (v. 3, 4, 7).

Remarquons l’importance donnée, ici et ailleurs, à ce commandement particulier. « Le corps n’est pas pour la fornication, mais pour le Seigneur » (1 Cor. 6:13). « Fuyez la fornication » (v. 18). En Actes 15, lorsque les apôtres et les anciens de l’assemblée à Jérusalem ont dû s’opposer aux docteurs judaïsants qui voulaient mettre les chrétiens sous la loi, la conclusion a été : « Il a semblé bon au Saint Esprit et à nous de ne mettre sur vous aucun autre fardeau que ces choses-ci qui sont nécessaires : qu’on s’abstienne des choses sacrifiées aux idoles, et du sang, et de ce qui est étouffé, et de la fornication. Si vous vous gardez de ces choses, vous ferez bien » (v. 28, 29). En résumé : fuir l’idolâtrie, ne pas manger de sang et s’abstenir de la fornication. On comprend bien que l’apôtre, lorsqu’il met en garde les Thessaloniciens contre l’immoralité du monde dans lequel ils vivaient, leur parle des « commandements » qu’il leur avait donnés.

Un peu plus loin dans ce chapitre, l’apôtre se réfère à une autre chose qu’il leur avait « ordonnée » (1 Thess. 4:11). Et il les exhorte à s’appliquer à vivre paisiblement, à faire leurs propres affaires et à travailler de leurs propres mains.

Il revient plus vigoureusement sur ce point dans la seconde épître, car il y avait à Thessalonique des croyants qui « marchaient dans le désordre, ne travaillant pas du tout, mais se mêlant de tout » (2 Thess. 3:11). L’apôtre leur donne d’abord un encouragement : « Nous avons confiance dans le Seigneur à votre égard, que vous faites et que vous ferez ce que nous avons commandé » (v. 4). Puis trois fois, il leur enjoint quelque chose ou leur rappelle une injonction faite précédemment. « Mais nous vous enjoignons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus Christ, de vous retirer de tout frère qui marche dans le désordre, et non pas selon l’enseignement qu’il a reçu de nous » (v. 6). « Car aussi, quand nous étions auprès de vous, nous vous avons enjoint ceci : que si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus » (v. 10). « Mais nous enjoignons à ceux qui sont tels, et nous les exhortons dans le Seigneur Jésus Christ, de manger leur propre pain en travaillant paisiblement » (v. 12).

C’est ainsi que l’autorité apostolique, sous la conduite du Seigneur, corrigeait les désordres et les égarements des croyants, tout en reconnaissant ce qu’il y avait de positif dans leur témoignage.