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Adorer le Dieu vivant

Hardt Michael

Truth & Testimony, 2011, p447-451

 

Il est facile de comprendre qu’un Juif converti à Christ avait des difficultés pour abandonner les rites et les cérémonies du culte juif, qui, après tout, avaient été ordonnés par Dieu. Ce qui semble plus difficile à comprendre à première vue, est la tendance des années ou décennies récentes de s’écarter de l’adoration chrétienne, pour s’orienter vers des rituels, des formes, des cérémonies ou autres performances (exécutions coordonnées) collectives. En y réfléchissant, ce n’est cependant pas si difficile à comprendre, car la chair reste toujours la même. Elle aime ce qui est visible et tangible, ce qui fait appel aux sens de l’homme naturel. La vraie adoration requiert la foi et une paix établie, mais elle donne aussi une vraie joie, et elle fait partie de la vraie communion avec le Père et le Fils (1 Jean 1:3).

Hébreux 9 et 10 mettent en parallèle de manière frappante d’un côté les caractères de l’adoration juive, et de l’autre côté la réalité de l’œuvre de Christ, le sacrifice meilleur. Le culte juif était basé sur l’ancienne alliance, et en faisait partie. Le sacrifice de Christ, quant à lui, apporte des bénédictions inconnues jusqu’alors, ni goûtées sous cette ancienne alliance : les adorateurs chrétiens jouissent d’un libre accès auprès de Dieu ; ils sont sanctifiés une fois pour toutes, et peuvent s’approcher pour rendre culte à Dieu dans l’adoration. (*)

 

(*) Dans la version J.N.D., le terme grec « proskuneo » est le plus souvent traduit par « rendre hommage », y compris en Héb. 1 v. 6, mais en Jean 4 v. 20 à 24 et Héb. 11 v. 21 il est rendu par « adorer / adorateur ».

Les termes grecs latreia (nom) et latreuo (verbe) sont traduits par J.N.D. soit par « servir » et « service » (Héb. 8 v. 5 ; 9 v.14 ; 12 v. 28 ; 13 v. 10 ; Actes 7 v. 7,42 ; 24 v. 14 ; 26 v. 7 ; 27 v. 23 ; Rom. 1 v. 9, 25 ; 2 Tim. 1 v. 3), soit par « culte » ou « rendre culte » (Héb. 9 v. 1, 9, 10 et 10 v. 2 ; Phil. 3 v. 3).

 

Ces chapitres 9 et 10 des Hébreux avaient d’abord pour but d’encourager les Juifs convertis de l’époque, mais ils sont non moins pertinents et profitables pour les chrétiens d’aujourd’hui. Une étude attentive de ces contrastes ne peut que nous encourager à adorer « en esprit et en vérité » (Jean 4 v. 24), comme ceux qui ont « reçu la connaissance de la vérité » (Héb. 10 v. 26). Le tableau des pages suivantes montre de nombreux contrastes forts grands entre les cultes ancien et nouveau, le « premier » et le « second ».

 

 

Références de l’épître aux Hébreux

Culte de l’Ancien Testament

Culte du Nouveau Testament

9 v. 1

Marqué par des lois et des règles (« les ordonnances pour le culte ») parce que ce culte fait partie de l’ancienne alliance

Marqué par la liberté de l’Esprit (Phil. 3 v. 3)

9 v. 1

Le sanctuaire était fait de main d’homme, il avait une place physique sur la terre, « un sanctuaire terrestre »

Le sanctuaire céleste : « un tabernacle plus grand et plus parfait qui n’est pas fait de main, c’est-à-dire qui n’est pas de cette création » (Héb. 9 v. 11).

« Christ n’est pas entré dans les lieux saints faits de main, copies des vrais, mais dans le ciel même » (Héb. 9 v. 24).

9 v. 3 et 6

Accès extrêmement limité ; même les sacrificateurs étaient interdits d’accès à la présence de Dieu : « après le second voile, un tabernacle qui est appelé saint des saints ».

Les sacrificateurs n’entraient que dans le premier tabernacle — voir commentaire sur le v. 7 ci-dessous

Accès libre (Héb. 10 v. 19-22) :

●  « une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus »

●  « le chemin nouveau et vivant »

●  « approchons-nous avec un cœur vrai »

9 v. 6

Seuls « les sacrificateurs entraient ». Tous n’étaient pas sacrificateurs. Les sacrificateurs étaient une classe spéciale parmi le peuple de Dieu.

Tous les croyants sont sacrificateurs (1 Pierre 2 v. 5).

9 v. 7-8

Accès très restreint à la présence de Dieu :

●  seulement le souverain sacrificateur

●  une fois par an seulement

●  avec du sang.

●  « le chemin des lieux saints n’a pas encore été manifesté »

L’accès est parfait :

●  pour tous les croyants

●  en tout temps

●  basé sur un sacrifice parfait fait « une fois pour toutes »

9 v. 7

Un souverain sacrificateur qui pouvait commettre des fautes et qui offrait du sang pour lui-même.

Un souverain sacrificateur parfait qui paraît dans la présence de Dieu pour nous (Héb. 7 v. 24-27 ; 9 v. 24).

9 v. 9-10

Des sacrifices incapables de rendre parfaits quant à la conscience ceux qui rendent culte. Voir aussi Héb. 10 v. 1, 2

Tout chrétien adorateur a une conscience purifiée par le sang de Christ (Héb. 9 v. 14) base d’une rédemption éternelle (Héb. 9 v. 12 ; 10 v. 22)

9 v. 9-10

Les sacrifices étaient constitués de choses matérielles et de cérémonies : « culte qui consiste seulement en viandes, en breuvages, en diverses ablutions, ordonnances charnelles »

Hébreux 9 v. 11-12

Christ est

●  venu avec son propre sang

●  entré dans les lieux saints

●  une fois pour toutes.

Les croyants apportent des sacrifices spirituels (1 Pierre 2 v. 5)

9 v. 10

Système temporaire d’adoration imposé jusqu’au « temps du redressement »

« Christ est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Héb. 9 v. 12).

9 v. 13

Purification de la chair

Purification de la conscience (Héb. 9 v. 14 ; 10 v. 22)

9 v. 25

Sacrifices offerts souvent, et le souverain sacrificateur entrait dans les lieux saints chaque année

« Mais maintenant, en la consommation des siècles, il a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice » (Héb. 9 v. 26).

9 v. 25

Le souverain sacrificateur entrait avec « un sang autre que le sien »

Christ est entré « avec son propre sang » (Héb. 9 v. 12)

9 v. 26

Les péchés sont remémorés : « Mais il y a dans ces sacrifices, chaque année, un acte remémoratif de péchés » et « offrant souvent les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés » (Héb. 10 v. 3, 11).

Les péchés sont ôtés : Christ « a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice » (9 v. 26). Voir aussi 10 v. 12 : « Celui-ci, ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu ».

10 v. 1

Les adorateurs ne sont pas rendus parfaits : « Car la loi… ne peut jamais… rendre parfaits ceux qui s’approchent ».

Les adorateurs sont « rendus parfaits à perpétuité » par une seule offrande (Héb. 10 v. 14).

10 v. 6-9

Les sacrifices ne pouvaient pas satisfaire Dieu : « Tu n’as pas pris plaisir aux holocaustes ni aux sacrifices pour le péché ».

Dieu est maintenant satisfait parce que Christ est venu pour faire Sa volonté : « Voici, je viens pour faire ta volonté » (Héb. 10 v. 9).

 

La conclusion est : « Il ôte le premier afin d’établir le second » (Héb. 10 v. 9).

 

D’autres passages de l’Écriture présentent des différences supplémentaires. Par exemple :

 

Références

Culte de l’Ancien Testament

Culte du Nouveau Testament

Lévitique 1-7

Sacrifices d’animaux

Christ a apporté un sacrifice, une fois pour toutes. Les chrétiens apportent des sacrifices spirituels (1 Pierre 2 v. 5), des « sacrifices de louanges » (Héb. 13 v. 15).

Exode 28

Les sacrificateurs servaient Dieu dans des habits spéciaux.

Les croyants apparaissent devant Dieu « en Christ » (Éph. 1 v. 3-5)

Exode 30 v. 1 ; Lévitique 16 v. 12, 13

On brûlait de l’encens

Présentation du parfum de Christ et de Son sacrifice (Éph. 5 v. 2 ; 1 Pierre 2 v. 5).

 

Le sacrifice de Christ nous donne des privilèges immenses et incomparables : un accès libre en tout temps à Dieu, une sanctification complète et permanente, et une conscience purifiée. Jouissez-vous de ces choses ? Vous approchez-vous habituellement de Dieu pour L’adorer, sans formes extérieures ni cérémonies, sans pompes ni performances collectives ; simplement sur la base de ce que Christ a fait, exprimant Ses louanges ? Sinon, demandez à Dieu de vous aider à faire ceci personnellement, et de vous montrer avec quels autres croyants de votre région vous pouvez adorer en commun de cette manière.