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AIDE-MÉMOIRE POUR SERVIR À 

 

 

L’ÉTUDE DES PSAUMES

 

par Henri Rossier

 

Table des matières :

1     AVANT-PROPOS

2     LES PSAUMES

3     LES CINQ LIVRES DES PSAUMES

4     LIVRE 1 — PSAUMES 1 à 41

4.1      SÉRIE 1 — Psaumes 1 à 8

4.1.1      1° Subdivision. Ps. 1 et 2.

4.1.2      2° Subdivision. Ps. 3 à 7.

4.1.3      3° Subdivision. Ps. 8.

4.2      SÉRIE 2 — Psaumes 9 à 15

4.2.1      1° Subdivision. Ps. 9 à 10.

4.2.2      2° Subdivision. Ps. 11 à 15.

4.3      SÉRIE 3 — Psaumes 16 à 24

4.3.1      1° Subdivision. Ps. 16 à 18.

4.3.2      2° Subdivision. Ps. 19 à 21.

4.3.3      3° Subdivision. Ps. 22 à 24+.

4.4      SÉRIE 4 — Psaumes 25 à 39

4.5      SÉRIE 5 — Psaumes 40 et 41

5     LIVRE 2 — PSAUMES 42 à 72

5.1      SÉRIE I —  Psaumes 42 à 49 Des fils de Coré.

5.1.1      1° Subdivision. Ps. 42 à 43.

5.1.2      2° Subdivision. Ps. 44 à 49.

5.2      SÉRIE 2 — Psaumes 50 à 68

5.2.1      1° Subdivision. Ps. 50 à 51.

5.2.2      2° Subdivision. Ps. 52 à 68.

5.3      SÉRIE 3 — Psaumes 69 à 72

6     LIVRE  3 — PSAUMES 73 à 89

6.1      SÉRIE 1 — Psaumes 73 à 83

6.2      SÉRIE 2 — Psaumes 84 à 89

6.2.1      1° Subdivision. Ps. 84 à 87.

6.2.2      2° Subdivision. Ps. 88 et 89.

7     LIVRE  4    PSAUMES 90 à 106

7.1      SÉRIE 1 — Psaumes 90 à 100

7.1.1      1° Subdivision. Ps. 90 à 92.

7.1.2      2° Subdivision. Ps. 93 à 100.

7.2      SÉRIE 2 — Psaumes 101 à 106

7.2.1      1° Subdivision. Ps. 101 et 102.

7.2.2      2° Subdivision. Ps. 103 et 104.

7.2.3      3° Subdivision. Ps. 105 et 106.

8     LIVRE 5 — PSAUMES 107 à 150

8.1      SÉRIE 1 — Psaumes 107 à 110

8.1.1      1° Subdivision. Ps. 107 et 108.

8.1.2      2° Subdivision. Ps. 109 et 110.

8.2      SÉRIE 2 — Psaumes 111 à 118

8.2.1      1° Subdivision. Ps. 111 à 113.

8.2.2      2° Subdivision. Ps. 114 à 118.

8.3      SÉRIE 3 — Psaume 119 (*)

8.4      SÉRIE 4 — Psaumes 120 à 134’

8.4.1      1° degré. Ps. 120 à 122.

8.4.2      2° degré. Ps. 123 à 125.

8.4.3      3° degré. Ps. 126 à 128.

8.4.4      4° degré. Ps. 129 à 131.

8.4.5      5° degré. Ps. 132 à 134.

8.5      SÉRIE 5 — Psaumes 135 et 136

8.6      SÉRIE 6 — Psaumes 137 à 145

8.7      SÉRIE 7 — Psaumes 146 à 150

 

1                    AVANT-PROPOS

 

En publiant cette brochure, l’auteur, qui ne s’en dissimule pas les nombreuses lacunes, réclame l’indulgence de ses frères. Pour remédier en quelque mesure aux imperfections d’une pareille entreprise, il a consulté un grand nombre d’écrits publiés avant lui et en a plus d’une fois reproduit textuellement les paroles. Il ose espérer que ce Résumé sera utile aux chrétiens qui étudient les Psaumes et trouvent quelque difficulté à en saisir l’enchaînement et la portée prophétique.

L’usage de la «Sainte Bible, version J. N. Darby», où sont indiquées, d’une manière très intelligente, les séries de Psaumes dont chaque Livre est formé et jusqu’aux dernières subdivisions de chaque Psaume, sera très utile pour cette étude. Un des obstacles principaux à notre travail résidait dans la difficulté extrême de résumer chaque Psaume et d’en indiquer en quelques phrases le contenu d’une manière réellement utile au lecteur ; et, de fait, la richesse infinie des pensées divines rendra toujours une telle tâche forcément incomplète.

Il est à peine nécessaire d’ajouter que ces pages ne font aucune mention des innombrables applications pratiques des Psaumes, pour l’édification des fidèles (*). Ajoutons cependant que le chrétien qui ne voit pas le Résidu juif prophétique dans les Psaumes sera toujours en danger de fausser l’application de ce livre quand il l’adapte, chose parfaitement légitime, aux besoins du chrétien. C’est ainsi que les appels continuels à la vengeance qu’on y rencontre n’ont rien à faire avec l’économie actuelle de la grâce, et même quand ils sortent de la bouche de Christ ils ne sont chez Lui que l’expression de son identification avec le Résidu.

(*) Plusieurs écrits atteindront ce but, entre autres le volume intitulé : «Réflexions pratiques sur les Psaumes», par J.N.D.

2                    LES PSAUMES

 

Les Psaumes sont un livre prophétique d’une nature toute particulière. Les prophètes et tous ceux qui ont composé les Psaumes ne nous parlent pas des événements à venir, bien qu’ils les sous-entendent ; ils ne nous décrivent pas même proprement, comme d’autres prophètes, «les souffrances qui devaient être la part de Christ et les gloires qui suivraient» (1 Pierre 1:11), mais ils nous placent au milieu de ces événements, de ces souffrances et de ces gloires pour exprimer les sentiments qu’ils produisent, soit dans le coeur de Christ, soit dans le coeur des fidèles qui lui sont associés.

Comme dans toute révélation prophétique, c’est «l’Esprit de Christ» (1 Pierre 1:11) qui parle par la bouche des fidèles dans les Psaumes, et qui place souvent les mêmes paroles dans la bouche de Christ lui-même (*). Ce même Esprit se sert fréquemment des circonstances que des prophètes, tels que David, Salomon, Asaph et d’autres auteurs des Psaumes ont traversées, ainsi que des sentiments que ces circonstances ont fait naître dans leurs coeurs, pour les adapter aux sentiments et aux circonstances prophétiques des fidèles de la fin.

(*) La différence capitale entre les Psaumes et les Évangiles, c’est que les premiers nous montrent l’Esprit de Christ, les seconds sa marche et son oeuvre.

Ces fidèles appartiennent au peuple juif ; ils constituent ce que la Parole désigne souvent par le Résidu (*). Ils sont moralement séparés dans les Psaumes de la nation juive incrédule, tout en étant d’abord mêlés de fait avec elle à Jérusalem, au commencement des temps prophétiques. Ce sont les «sages» de Daniel (Dan. 11:33, 35 ; 12:3, 10). La nation elle-même n’est plus reconnue de Dieu ; elle est appelée «les méchants». Les fidèles sont exposés à l’hostilité délibérée de cette masse impie, soulevée par Satan contre le Messie et ceux qui lui appartiennent. C’est pourquoi les Psaumes et surtout le Livre premier ne nous montrent pas uniquement l’état des Juifs et celui des fidèles aux derniers jours, mais aussi leur état aux jours où Jésus et ses disciples étaient l’objet de la haine meurtrière du peuple. Comme les Juifs étaient aux jours du Seigneur sous le joug d’Hérode et de Ponce Pilate, ils tomberont au temps de la fin sous le joug de l’Antichrist («le Méchant») et des nations.

(*) «Le Résidu», moins bien traduit par d’autres : «le reste», en hébreu Shear, Sheerith, Jathar. Ce mot dont nous userons continuellement est employé par tous les prophètes pour désigner un ensemble de croyants fidèles (soit de Juda, soit des onze tribus, soit d’Israël comme nation) séparés moralement de la masse juive incrédule, et formant le noyau du peuple futur du Messie. Voyez, par exemple, parmi de très nombreux passages : És. 10:20-22 ; 11:11, 16 ; Jérémie 23:3 ; Michée 2:12 ; 4:7, 8 ; Soph. 3:13 ; Zach. 8:12 ; Rom. 9:27 ; 11:5 ; Apoc. 12:17.

Les événements par lesquels le Résidu juif prophétique sera exercé seront ceux de la «grande tribulation» que ces fidèles devront traverser pour entrer enfin, après tant d’exercices de conscience et de foi dans la jouissance paisible de la bénédiction, sous le sceptre glorieux du Messie.

Dire que l’Esprit de Christ parle dans les Psaumes, c’est dire que Jésus a traversé les mêmes souffrances que traversera le Résidu. Comme nous l’avons dit, lors de Son passage ici-bas il s’est associé avec ces croyants comme en faisant partie, et de fait, comme représentant lui-même avec ses disciples le Résidu futur devant Dieu. C’est pourquoi nous voyons le Seigneur, en Matt. 24, mentionner tout du long ses disciples comme faisant partie des fidèles aux derniers jours. Il peut donc, dans l’avenir, s’associer en Esprit aux fidèles. Ces croyants trouveront dans les Psaumes les expériences de Celui qui est entré personnellement dans toutes leurs difficultés et les a traversées dans sa carrière ici-bas, qui, pauvre et humilié, s’est confié à travers toutes ses épreuves en l’Éternel, qui a senti ces choses et qui est capable de sympathiser avec les fidèles, de les secourir, et de les sauver jusqu’au bout. Ils seront amenés ainsi à la connaissance graduelle et complète de leur péché national, puis à l’assurance du pardon, et entreront enfin dans les bénédictions millénaires, en passant à travers les douleurs de l’épreuve, la contradiction des pécheurs, la haine à mort de leurs oppresseurs et l’apparent abandon de Dieu qui cache sa face à la maison de Jacob.

L’Esprit de Christ a préparé dans les Psaumes, pour ces coeurs affligés, pendant qu’ils attendront la délivrance, l’expression de leurs craintes, de leurs supplications, de leur confiance et enfin celle de leurs louanges, quand ils verront l’aube de leur délivrance annoncer le lever du soleil de justice millénaire. Ces pensées et ces exercices d’âme leur seront révélés dans les Psaumes comme ayant été la part de Christ quand il marchait ici-bas. Portant leurs regards sur les perfections du Fils de l’homme et les faisant assister à sa vie intérieure et à ses souffrances morales, le Saint Esprit leur fera connaître, dans leur longue épreuve, que tous leurs péchés ont été couverts par le sang précieux de l’Agneau de Dieu qu’ils avaient méprisé jadis. Ce sont, en effet, les souffrances de Christ sur la croix, qui, comme partout ailleurs, forment dans les Psaumes la base du salut et de la restauration du peuple ; mais en même temps ces croyants affligés trouveront dans les Psaumes l’expression des sympathies de Celui qui dans toutes leurs angoisses a été en angoisse, qui a souffert avec eux et de la même manière qu’eux, mais, bien plus, qui a souffert pour eux jusqu’à être retranché, afin qu’ils ne le fussent jamais.

Quant à son état moral, le Résidu a trois caractères. Le premier est la foi qui s’attend à l’Éternel, se confie en Lui et a la certitude qu’Il répondra selon sa justice, au cri de son peuple affligé. Tel est aussi le caractère de Christ. Le second caractère est l’intégrité de coeurs sans fraude devant Dieu ; le troisième, la justice pratique qui bannit le péché des voies du croyant. Le travail par lequel cette justice est produite se manifeste par la repentance et la confession des péchés, au sujet de la loi violée et du meurtre du Messie ; mais la prière, les supplications, la dépendance, la patience, la certitude de la délivrance finale, accompagnent cet état. Ici encore Christ peut s’associer à ce travail de repentance et venir se placer en Esprit, comme il le fit jadis en personne, lors du baptême de Jean, au milieu de ceux qu’Il appelle «les excellents de la terre».

Les souffrances de ces fidèles sont, en premier lieu, des souffrances pour la justice, souffrances qu’ils auront à endurer de la part des Juifs et des nations. La mention de ces souffrances est toujours accompagnée dans les Psaumes de l’appel des croyants à la vengeance de Dieu contre leurs ennemis. Historiquement, on ne trouve pas trace d’un tel sentiment dans la carrière du Christ, car il est venu en grâce et non en jugement, mais moralement le Seigneur parle maintes fois de cette manière dans les Psaumes, parce qu’il s’identifie avec le Résidu. Ce que le Seigneur a souffert de la part des hommes amènera le jugement sur ses adversaires, et ce jugement sera le seul moyen de délivrance pour les fidèles auxquels le Seigneur s’est associé.

Les souffrances du Résidu sont, en second lieu, des souffrances sous le gouvernement de Dieu. Le Seigneur y est aussi entré, mais en sympathie, ou comme substitut de son peuple (Ps. 102), et en a porté en Gethsémané tout le poids sur son âme. Dans ces deux ordres de souffrances, les fidèles seront encouragés par la certitude que leur Messie a traversé, en amour pour eux, les mêmes angoisses, et qu’Il en a été délivré.

Il est un troisième ordre de souffrances auquel le Résidu n’a aucune part, mais sur lesquelles comme nous l’avons dit, sont basées toutes ses bénédictions. Ce sont les souffrances expiatoires de Christ. Nous les trouvons aussi dans les Psaumes : elles donnent aux croyants, en suite de la résurrection du Seigneur (Ps. 68:18 ; 110), une riche entrée dans la joie de Son royaume.

Les circonstances finales que traverse le Résidu dans les Psaumes, comme conséquence de l’infidélité de la nation et que la Parole appelle «la détresse de Jacob» (Jér. 30:7) (correspondant à la «grande tribulation» qui vient sur toute la terre habitée) ont pour but de purifier les fidèles et d’introduire les bénédictions de la «nouvelle alliance». Tous les sentiments de cette période de tribulation sont exprimés dans les Psaumes, jusqu’à ce que ces croyants soient amenés à célébrer l’aube du règne millénaire de Christ. Cependant nous répétons que les Psaumes ne nous décrivent pas les circonstances elles-mêmes et ne parlent que des exercices d’âme qui les accompagnent ou qu’elles provoquent. Pour connaître ces circonstances, il faut étudier les Prophètes. Voici la différence frappante entre eux et les Psaumes : tandis que les Prophètes décrivent les souffrances de Christ et les gloires consécutives à sa Venue en puissance (1 Pierre 1:11 ; 2 Pierre 1:16) comme Roi d’Israël, pour établir sa domination sur tous les peuples, les Psaumes nous ouvrent les pensées intimes du coeur de Christ dans les circonstances pareilles à celles des fidèles auxquels il s’est associé. Ils nous disent ce que le Seigneur a senti et bien moins souvent ce qui a été déclaré à son sujet. Le Résidu rencontrera dans son épreuve les sympathies de Christ, les encouragements qu’il a reçus, l’exaucement qu’il a obtenu du sein même de la mort, à cause de sa piété. Les Psaumes diffèrent encore des Prophètes en ce que ces derniers nous révèlent les pensées de Dieu à l’égard de Christ et des fidèles, tandis que les Psaumes expriment les pensées de Christ et des fidèles à l’égard de Dieu. Cette règle souffre de nombreuses exceptions, mais elle nous présente d’une manière générale la différence caractéristique entre ces deux ordres de Livres prophétiques.

Ces notions seraient bien incomplètes, si l’on ne faisait pas remarquer que Jésus Christ est le centre même des Psaumes. Ceux-ci nous ramènent continuellement à son obéissance, à ses souffrances et à ses gloires, aussi rencontre-t-on dans chacun de leurs Livres un ou deux Psaumes centraux qui nous le présentent dans ses divers caractères et autour desquels les autres Psaumes viennent se grouper. Ainsi, par exemple, au Livre 1, les Psaumes 2, 8, 22 ; au Livre 2, les Psaumes 45 et 69 ; au Livre 3, les Psaumes 80 et 87 ; au Livre 4, les Psaumes 91 et 102 ; au Livre 5, les Psaumes 110 et 145.

Les Psaumes sont divisés en cinq Livres. Cette division n’a rien d’arbitraire et n’est pas, comme on l’a prétendu, un arrangement postérieur ou rabbinique. Même la structure extérieure du Recueil l’impose et en a toujours fait partie, malgré les affirmations des commentateurs. Ainsi les Livres 1, 2 et 3 se terminent par les mots «Amen, oui, amen» ; le Livre 4, par «Amen, Alléluia» ; enfin le Livre 5, dernier du Recueil, par l’Alléluia des Psaumes 146 à 149, suivi des deux Alléluias du Psaume 150 et dernier.

D’autres traits extérieurs caractérisent encore ces Livres ; nous n’y insisterons pas, car ces derniers diffèrent bien plus, comme nous le verrons, par leurs caractères intérieurs, c’est-à-dire par leurs sujets, leur but et leurs pensées. Cet arrangement et ce groupement portent ainsi le sceau manifeste de l’Esprit de Dieu.

Chaque Livre a donc un caractère spécial. De plus, chaque Livre se décompose en plusieurs groupes ou Séries de Psaumes. Ces Séries elles-mêmes présentent des Subdivisions. Enfin chaque subdivision contient un plus ou moins grand nombre de Psaumes offrant chacun un sujet spécial. Notre tâche est d’expliquer cet organisme en apparence si complexe.

3                    LES CINQ LIVRES DES PSAUMES

 

Les Livres 1 et 2 se lient l’un à l’autre. Ils parlent du Résidu de Juda aux derniers jours, soit que ce Résidu se trouve à Jérusalem (Livre 1), soit qu’il en ait été chassé par la persécution (Livre 2). — Le Livre 3 s’occupe de tout Israël, tel du moins que Dieu le reconnaît, c’est-à-dire comme étant composé de «ceux qui sont purs de coeur» (Ps. 73:1). — Le Livre 4 considère la nation d’une manière générale. On y trouve l’introduction du premier-né dans le monde, ce qui embrasse les Gentils. — Le Livre 5 nous montre Juda et des dix tribus, désormais reconstitués en unité. Cependant les Psaumes 137 à 145 reprennent l’histoire morale du Résidu de Juda depuis sa captivité à Babylone jusqu’à sa réunion autour du Messie. Quant à la structure même des Psaumes, elle offre un caractère que l’on rencontre dans un grand nombre d’entre eux. Le premier ou les premiers versets nous donnent la conclusion du Psaume, et le reste le chemin parcouru pour arriver à cette conclusion.

 

4                    LIVRE 1 — PSAUMES 1 à 41

Ce Livre exprime les sympathies de l’Esprit de Christ pour le Résidu prophétique de Juda, avant qu’il soit en fuite, loin de Jérusalem. Les disciples sont encore associés extérieurement avec la masse du peuple dans le Culte public. C’est pourquoi le nom de Dieu, dans ce Livre, est l’Éternel (Jéhovah) son nom d’alliance avec Israël. La condition des fidèles est la même qu’au temps où les disciples (le Résidu d’alors) se trouvaient à Jérusalem entourant Jésus ; on trouvera donc ici la position de Christ alors qu’Il était sur la terre et, par conséquent, beaucoup de détails sur l’histoire personnelle du Seigneur. Jésus marche avec le Résidu comme en faisant lui-même partie. La nation comme telle n’est pas reconnue, ce qui du reste est généralement le cas dans les Psaumes. Un Résidu fidèle dont Christ partage en grâce les circonstances et les angoisses et qui constitue la nation aux yeux de Dieu est distingué des méchants, tout en marchant encore au milieu d’eux.

 

4.1   SÉRIE 1 — Psaumes 1 à 8

Ces Psaumes sont comme l’exposé de tout l’ensemble des Psaumes. Ils nous présentent le Messie et les justes, leurs épreuves et les résultats glorieux de leur tribulation.

4.1.1       1° Subdivision. Ps. 1 et 2.

Ces deux Psaumes servent de Préface d’abord à tout l’ensemble des Psaumes, puis d’une manière plus restreinte à la première Série. Ils contiennent les deux sujets dominants que nous rencontrons partout dans les Psaumes. 1° Les hommes pieux et intègres, les justes (le Résidu) et leur relation avec l’Éternel, 2° le Messie et l’accomplissement des conseils de Dieu à son égard.

 

Ps. 1. Caractère de l’homme intègre ayant la loi de l’Éternel écrite dans son coeur. C’est plus que tout autre le caractère de Christ homme, mais ici celui des fidèles auxquels Il s’associe, d’un Résidu séparé moralement du mal qui l’entoure. — En contraste avec le caractère des fidèles, nous trouvons aussi celui des méchants, des pécheurs et des moqueurs. — Les uns et les autres sont traités selon les principes immuables du gouvernement de Dieu.

Ps. 2. Le Messie, Fils de Dieu, haï des nations et du peuple juif, ligués contre Lui (*). Il est oint Roi sur Sion, les Gentils seront obligés de le reconnaître ; il recevra la domination universelle. Le jour de la grâce est maintenant terminé. Il ne s’agit plus que de se soumettre pour éviter la colère. Ce Psaume nous amène, comme tout le Livre, à l’aube du règne.

(*) Cela implique la croix (Actes 4:25-28) dont le sujet ne sera développé que dans le cours de ce Livre.

 

4.1.2       2° Subdivision. Ps. 3 à 7.

Exercices d’âme et souffrances qui suivent nécessairement pour les fidèles le rejet de leur Messie par les hommes. Leurs épreuves leur sont infligées par l’ennemi d’un côté et, de l’autre, par la colère gouvernementale de Dieu (Ps. 6), unie au sentiment de leur intégrité (Ps. 7).

Ps. 3. Confiance du fidèle en l’Éternel, quand il est sans ressource devant les multitudes hostiles et obligé de fuir, comme David devant Absalom, au temps de la grande tribulation, car ce Psaume initial et ceux qui suivent (3-7) dépassent les expériences du premier Livre des Psaumes où le Résidu se forme à Jérusalem et s’applique tout aussi bien au second Livre où le Résidu est en fuite loin de la terre d’Israël. Repos du coeur, résultat de cette confiance. Dieu lui répond de sa montagne sainte. Cantique du soir.

Ps. 4. Détresse et confusion générale, mais l’Éternel s’est choisi l’homme pieux en butte à la méchanceté des hommes. La lumière de Sa face suffit à tout : elle donne la joie, le repos, la paix. Cantique de la nuit.

Ps. 5. Dieu aime la justice et hait l’iniquité. Son caractère répond à celui du Résidu. C’est pourquoi il écoute les justes et jugera les méchants. Cantique du matin.

Ps. 6. Appel à la grâce du sein de la tribulation. Le Résidu demande que la colère de Dieu ne demeure pas sur lui, car il l’a méritée comme faisant partie du peuple ; c’est sa position relativement au gouvernement de Dieu. Ce Psaume est important dans cette série (Ps. 3-7) comme étant l’expression d’un jugement mérité de la part de Dieu. Certitude que Dieu l’a entendu, aussi, en attendant Sa réponse, la foi dit : «Jusques à quand ?», mais elle demande la punition des ennemis, sachant que le jugement est pour elle le seul chemin de la délivrance.

Ps. 7. Appel à la justice. Se fondant sur sa justice pratique et son intégrité, le juste demande son propre jugement et celui des méchants. Alors l’Assemblée des peuples environnera l’Éternel.

 

4.1.3       3° Subdivision. Ps. 8.

Ps. 8. Résultat auquel aboutit tout ce qui précède. Ayant été rejeté comme Fils de Dieu et Roi d’Israël au Ps. 2, et après avoir subi la passion de la mort comme Fils de l’homme, le Seigneur Jésus, l’homme véritable, l’homme des conseils de Dieu, est établi sur toutes les oeuvres de Dieu. Il apparaîtra (*) comme Seigneur, magnifique par toute la terre, avec une gloire élevée au-dessus des cieux ; Il est le centre de toutes les pensées de Dieu et accomplira Ses conseils qui ont pour objet d’introduire l’homme dans Sa gloire. Entre ces deux Psaumes, nous trouvons (Ps. 3-7) le Résidu fidèle, subissant, comme faisant partie du peuple coupable, la colère gouvernementale de Dieu, mais la traversant par la foi pour être délivré à la fin et introduit dans le royaume, tandis que le peuple apostat qui le persécute subit un jugement définitif et inexorable.

(*) Le présent prophétique a toujours trait à l’avenir.

 

4.2   SÉRIE 2 — Psaumes 9 à 15

Tableau succinct de la condition du Résidu aux derniers jours. Il est au milieu des méchants, mais avant l’apostasie ouverte. Sentiments auxquels cette condition donne lieu.

 

4.2.1       1° Subdivision. Ps. 9 à 10.

Tableau des circonstances du Résidu. On est placé sur la scène où se déploient les exercices d’âme des fidèles, scène qui s’étend jusqu’au jugement des méchants (le peuple juif incrédule) et des nations et au triomphe du Très-Haut, Dieu du Millénium. Les uns et les autres sont retranchés. Comme les Psaumes 1 et 2, les Psaumes 9 et 10 servent de Préface aux Psaumes suivants (*).

(*) Ce sont des Psaumes alphabétiques, construits de manière à suivre l’ordre alphabétique hébraïque dans la lettre initiale de chaque verset ou série de versets (voyez Ps. 25). Seulement cet ordre réunit ici les deux Psaumes en un seul.

Ps. 9. Ce Psaume décrit la joie du Résidu, des pauvres et des débonnaires, délivrés de l’oppression des nations par le juste jugement de celui qui est désormais assis sur le trône ; la puissance du méchant (juif) est anéantie par le jugement. L’Éternel, assis pour juger le monde en justice, est, pour le Résidu, un refuge au jour de la détresse (*).

(*) La «détresse» signifie très souvent la «détresse de Jacob» ou la grande tribulation.

Ps. 10. Position du Résidu affligé, jusqu’à ce que l’Éternel se lève pour le jugement du Méchant (*) dans le pays (la terre d’Israël). Tableau des caractères du Méchant (v. 2-11). Le règne est vu à son début. Ces deux Psaumes montrent ce qui caractérise l’établissement du règne.

(*) Aux versets 2 à 11, l’ordre alphabétique est interrompu pour décrire les divers caractères du Méchant, de l’Antichrist ; puis est repris au verset 12.

4.2.2       2° Subdivision. Ps. 11 à 15.

Sentiments et état moral du Résidu qui est en relation avec l’Éternel et traverse le temps de détresse mentionné dans les Psaumes 9 et 10.

 

Ps. 11. Confiance en l’Éternel, quand les fondements sont détruits et que le méchant triomphe. L’Éternel a son temple sur la terre, lieu d’approche pour les fidèles — et son trône, siège de son gouvernement, dans les cieux. Il voit et sonde justes et méchants, mais sa face regarde les justes et il détruira les méchants.

Ps. 12. Les fidèles ont disparu d’entre les fils des hommes. Caractère des paroles de ces derniers, en contraste avec les paroles de l’Éternel qui s’accomplissent en faveur du Résidu.

Ps. 13. «Jusques à quand ?» Cri de la foi, de la confiance et de l’espérance au sein d’une mortelle angoisse ; «toujours» : cri de l’âme exprimant l’abandon complet. Ce cri trouve une réponse de la part de l’Éternel.

Ps. 14. L’athéisme et la méchanceté de l’homme ont atteint leur apogée. Le pécheur sera jugé, car l’Éternel ne découvre aucun bien chez lui ; mais il y a une génération juste au milieu de laquelle Dieu se tient. Pour elle, le salut et la restauration sont proches.

Ps. 15. La justice pratique et la sainteté sont les caractères de ceux qui auront part au règne du Messie ; ils demeureront sur sa montagne sainte. Ils hériteront de la bénédiction de la terre.

 

4.3   SÉRIE 3 — Psaumes 16 à 24

Ces Psaumes ont pour sujet : le Messie.

4.3.1       1° Subdivision. Ps. 16 à 18.

Christ, le Saint et le Juste, prenant place au milieu des hommes, introduit auprès de Dieu par la résurrection, et régnant sur les nations.

 

Ps. 16. Christ le Saint. Parfait Serviteur, il s’identifie (au baptême de Jean) avec le Résidu repentant. Sa carrière au milieu des Juifs devant le monde et devant l’Éternel. Une confiance et une dépendance absolues pendant son temps d’humiliation le caractérisent. Il est le vrai lévite. Le chemin de la vie est frayé par sa mort ; il compte sur la résurrection et aura un rassasiement de joie devant la face de Dieu.

Ps. 17. Christ le Juste. Associé au Résidu, il en appelle à la Justice contre les hommes de ce monde. Il est délivré du méchant et verra, ressuscité, la face de l’Éternel en justice.

Ps. 18. Christ (voyez 2 Sam. 22) entrant dans toute l’histoire d’Israël et dans toutes les afflictions du Résidu aux derniers jours. Il est la cause de toutes les délivrances du peuple dès le début de son histoire. Ce dernier étant finalement délivré par le jugement sur ses ennemis, Christ est établi Chef des nations.

 

4.3.2       2° Subdivision. Ps. 19 à 21.

Les témoignages rendus au Messie et leur effet sur la conscience du Résidu.

 

Ps. 19. La conscience du Résidu réveillée par le témoignage de la Création rendu au Messie (conf. Rom. 10:18), et surtout par le témoignage de la Loi.

Ps. 20. Témoignage au Messie souffrant parmi les hommes, auquel les fidèles peuvent maintenant s’associer. La délivrance de l’Oint de l’Éternel sera leur délivrance.

Ps. 21. Témoignage de la part de l’Éternel à la gloire du Messie. Après avoir consumé ses ennemis, il reçoit un royaume inébranlable. Les fidèles célèbrent sa puissance.

4.3.3       3° Subdivision. Ps. 22 à 24.

Souffrances du Messie sur la croix et leurs conséquences.

 

Ps. 22. Le Christ souffrant sur la croix de la part des hommes et de Satan, mais, plus que toute autre chose, abandonné de Dieu. Dieu lui répond en le ressuscitant du sein de la mort. Cette réponse a pour conséquence une grâce illimitée envers Ses frères, l’Assemblée au milieu de laquelle Il loue l’Éternel ; envers Israël ; envers toutes les nations. Le Royaume universel Lui appartient comme conséquence de ses souffrances.

Ps. 23. Ayant exposé Lui-même le chemin des brebis, il devient leur Berger pour les conduire à la maison de l’Éternel.

Ps. 24. Il y entre avec les siens, acclamé comme l’Éternel des armées et Roi de gloire.

4.4   SÉRIE 4 — Psaumes 25 à 39

Histoire morale et expériences du Résidu à la suite de la révélation du Messie dans la 3° série.

Les fidèles sont désormais dans la relation d’alliance avec l’Éternel. À remarquer, dans tous ces Psaumes, l’expression fréquente de la confiance en l’Éternel (16 fois) correspondant à la confiance de Christ exprimée au Ps. 16:1 et en Héb. 2:13.

 

Ps. 25 (*). Le Résidu exprime dès le début le désir de marcher dans le chemin de l’Éternel. Mais l’intégrité de coeur ne suffit pas pour cela ; il faut que les péchés soient pardonnés. De là vient que, pour la première fois dans les Psaumes, nous trouvons la confession des péchés et l’appel à la grâce, seule ressource du fidèle dans la détresse.

(*) Psaume alphabétique.

Ps. 26. Ce n’est plus ici, comme au Ps. 25, la confiance d’une âme repentante qui compte sur la grâce. Cette dernière étant connue, l’intégrité soutient le coeur, le sépare de la nation infidèle et réunit les fidèles pour les faire habiter dans la maison de l’Éternel.

Ps. 27. Ce Psaume complète les deux Psaumes précédents. L’Éternel est la lumière du salut, la force de la vie du fidèle, il n’y a pour lui aucune crainte ; sa confiance est basée sur ceci qu’il n’a d’autre désir que d’habiter dans la maison de l’Éternel ; il est ainsi élevé au-dessus de ses ennemis. L’exhortation à chercher la face de l’Éternel est sa ressource ; il l’a cherchée et l’Éternel ne peut donc pas la lui cacher.

Ps. 28. Le fidèle cherche la face de l’Éternel et le supplie au milieu d’une détresse mortelle. Il attend le jugement des méchants et désire n’être pas confondu avec eux, mais il est pleinement assuré de la délivrance, parce qu’elle a déjà eu lieu pour l’Oint de l’Éternel.

Ps. 29. La voix de l’Éternel répond, en puissance et en gloire, à toutes les supplications des saints. Il établit définitivement son règne sur la base de ses jugements. Devant Sa voix, les fils des forts sont appelés à s’humilier.

Ps. 30. Contraste entre la confiance que donne la prospérité et la confiance en l’Éternel. Un cri adressé à l’Éternel ne manque jamais d’être exaucé. L’âme qui a eu affaire momentanément à la colère de Dieu trouve une vie dans sa faveur. Contraste entre la courte durée du jugement et l’éternité de la jouissance. Le résultat est l’allégresse et la louange.

Ps. 31. Ici l’âme a affaire aux ennemis. Semblables au Messie qui remet son esprit en la main de l’Éternel, les fidèles sont dans la détresse et l’opprobre, délaissés, oubliés, repoussés, calomniés, leur vie en péril. Ils ont le sentiment de l’iniquité passée et la crainte d’être retranchés, mais ils sont justes, craignent Dieu et le servent. On trouve aux versets 19, 20 la réponse à la confiance exprimée au Psaume 27:5.

Ps. 32. Réponse aux Psaumes 25 et 31, mais suite immédiate de l’oeuvre de Rédemption au Ps. 22. La question de la transgression et de l’iniquité est réglée ; le péché est couvert et n’est pas compté. Désormais Dieu instruit ceux qui se confient en Lui, les conseille, les discipline et leur enseigne le chemin.

Ps. 33. Le Dieu Créateur d’une part, de l’autre les conseils de l’Éternel en faveur des siens, leur donnent confiance. Le Cantique nouveau (v. 3) dépend de la Rédemption célébrée au Psaume précédent.

Ps. 34 (*). Ce que Dieu a été pour Christ et pour les justes dans leurs détresses, leur donne confiance. Ce que Dieu est pour Christ alterne d’une manière frappante dans ce Psaume avec ce qu’il est pour le Résidu. Voyez, par exemple, v. 17, 18 et v. 19, 20.

(*) Psaume alphabétique. Continuation du Ps. 25.

Ps. 35. Le fidèle en appelle au jugement de l’Éternel contre des ennemis cruels, implacables et rusés ; — lui qui avait marché au milieu d’eux et mené deuil sur eux comme s’ils eussent été ses frères ! On trouve dans ce Psaume beaucoup des circonstances de Christ (v. 11-28), comme en général dans la longue série des Psaumes qui s’étendent du Psaume 25 au Psaume 39.

Ps. 36. Le fidèle pèse le mal et le bien dans la pleine lumière de la présence de Dieu. Absence de toute crainte de Dieu chez les ennemis de son témoignage, chez le Méchant ; merveilleuse hauteur de la bonté et de la justice de Dieu, sont les deux principes que contemple le fidèle. L’Éternel est au-dessus de tout le mal, terrasse l’ennemi, et abreuve les siens aux sources de la vie et de la lumière. On ne trouve pas ici d’illustration spéciale de la vie de Christ ici-bas.

Ps. 37 (*). Exhorte les fidèles à ne pas se laisser irriter par la prospérité passagère du Méchant (Description des méchants, v. 12-22) et à se confier paisiblement en l’Éternel. Ceux qui s’attendent à l’Éternel posséderont le pays.

(*) Psaume alphabétique.

Ps. 38. Le Résidu reconnaît pleinement que ses péchés ont attiré sur lui le châtiment de l’Éternel, mais il se place devant Lui et s’attend à Lui seul, tandis qu’il reste muet et sourd devant les méchants. Sa seule ressource est de marcher sur les traces de Christ, homme ici-bas. C’est à Lui que Dieu répondra.

Ps. 39. Le fidèle continue à rester muet devant le méchant, parce qu’il reconnaît que l’Éternel le châtie justement par ce moyen. Mais il parle à Dieu pour reconnaître son néant et il reste muet devant Dieu, car c’est Lui qui l’a fait. Dans ces deux Psaumes le mal qui atteint le Résidu est reconnu comme étant entièrement le résultat de son péché.

4.5   SÉRIE 5 — Psaumes 40 et 41

Comme les Psaumes 1 et 2 servent d’introduction à ce Livre (mais aussi au Recueil tout entier), les Psaumes 40 et 41 en sont comme l’Épilogue. Ils nous présentent les motifs et les résultats de la venue du Messie.

 

Le Ps. 40 fait le tableau de toute l’histoire de Christ. La libre offrande de Lui-même avant l’incarnation pour accomplir ce qu’exigeaient les conseils de Dieu ; la position qu’il a prise ici-bas, comme affligé et pauvre ; ensuite, comme remplaçant tous les sacrifices afin de porter nos iniquités ; enfin, dans les trois premiers versets du Psaume, comme délivré et ressuscité afin d’associer les siens avec Lui dans la joie de la présence de Dieu et dans les louanges.

Ps. 41. Bonheur de l’homme qui comprend l’abaissement de Christ pour accomplir la volonté de Dieu et s’associe aux pauvres du troupeau. L’Éternel entoure de sa faveur sur la terre les méprisés contre lesquels les méchants s’élèvent (et tel fut le cas de Christ, verset 9 et Jean 13:18), et il ne permet pas que ces derniers triomphent.

5                    LIVRE 2 — PSAUMES 42 à 72

Dans ce Livre, le Résidu n’habite plus à Jérusalem, ville envahie par l’iniquité, mais il est en fuite, hors de son pays, objet à la fois de l’inimitié des nations et des Juifs apostats leurs associés. Aussi longtemps que le Résidu demeurait au milieu du peuple à Jérusalem, il restait encore quelque espoir de rencontrer du bien chez ces méchants. Désormais les fidèles sont entièrement séparés d’eux, mais privés par ce fait de tous les privilèges juifs qu’ils détiennent et que la puissance de l’Ennemi et l’apostasie du peuple ont enlevés au Résidu. C’est le temps de la grande tribulation et de la détresse de Jacob. Le fait que les souffrances du Résidu prophétique ont lieu dans la terre d’Israël et à Jérusalem dans le premier Livre explique pourquoi ces souffrances ont dans ce Livre tant d’analogie avec les souffrances de Christ en sympathie prophétique, tandis que le Résidu chassé et traversant la grande tribulation au Livre 2 a moins d’analogie avec les souffrances de Christ ici-bas, sauf peut-être à l’occasion de la fuite de David devant Absalom.

À la suite de la position qu’il occupe, le Résidu n’invoque plus l’Éternel (Jéhovah) le Dieu de l’alliance et des relations avec Israël Son peuple, mais Dieu (Elohim), la Déité dans le sens absolu. L’âme, rejetée plus complètement sur Dieu, apprend à le mieux connaître et, au lieu de s’appuyer sur la relation d’Israël avec l’Éternel, se repose entièrement sur Dieu lui-même. Toutefois on rencontre dans ce Livre le nom de l’Éternel lorsque Christ est introduit personnellement (voyez, par exemple, Ps. 69), ou encore lorsque l’espérance de la restauration finale d’Israël est exprimée (Ps. 46 à 48, etc.). L’exaltation de Christ (Ps. 68) devient le moyen de la délivrance des fidèles. Le Livre se termine par l’établissement du règne millénaire dont la royauté de Salomon est le type (Ps. 72).

5.1   SÉRIE I —  Psaumes 42 à 49 — Des fils de Coré.

Le Résidu loin de Jérusalem ; ses souffrances matérielles et morales. Tout change lorsque le Fils de l’homme triomphant entre sur la scène.

5.1.1       1° Subdivision. Ps. 42 à 43.

Ces deux Psaumes servent d’introduction à ceux qui suivent.

 

Ps. 42. Le Résidu, qui montait autrefois avec la masse du peuple à la maison de l’Éternel, est maintenant en fuite. Chassé de son pays, il a affaire à l’oppression des Gentils et

Ps. 43, à celle de la maison juive sans piété (Io chasid) désormais jugée ainsi que son Chef, l’homme trompeur et inique (l’Antichrist). Au milieu de toute cette tribulation, le Résidu s’attend à Dieu, le Dieu Souverain au lieu de Jéhovah d’Israël. C’est Christ sur la croix que l’on voit au début de ce livre et non pas Christ, exemple et conducteur du Résidu comme homme.

 

5.1.2       2° Subdivision. Ps. 44 à 49.

L’entrée sur la scène du Fils de l’homme victorieux, pour établir son règne, change la désolation en allégresse.

 

Ps. 44. Tableau complet de l’état de la nation reflété dans la conscience du Résidu ; mais ce dernier, tout en se déclarant solidaire de cet état, n’est pas infidèle à l’alliance et, pour l’amour de Christ, est estimé comme des brebis de tuerie.

Ps. 45. Le Messie victorieux entre en scène, comme Roi, Fils de l’homme et Fils de Dieu. Il a les fidèles du Résidu pour compagnons et Jérusalem pour épouse. Il est l’auteur du triomphe complet de son peuple. Les nations apportent leur tribut à la ville bien-aimée.

Ps. 46. Dès que le Christ est apparu en gloire, le Résidu, devenu en réalité la nation, Jacob, peut célébrer le grand résultat de l’intervention divine en sa faveur. L’Éternel est avec lui, une haute retraite. La ville du Souverain sera secourue au lever du jour ; les royaumes seront ébranlés, les guerres cesseront, la paix sera établie sur la terre.

Ps. 47. Continue à peindre le tableau de cette délivrance future en célébrant avec chants de triomphe le jour où l’Éternel, le Très-Haut sera un grand Roi sur toute la terre, avec Israël comme centre de son Règne sur les nations. Enfin

Ps. 48. L’Éternel est définitivement établi comme Roi dans sa cité glorieuse, sur la montagne de Sion et dans son temple. Ce que les fidèles avaient entendu (Ps. 44:1), ils l’ont vu maintenant (v. 8). Tous ses ennemis consternés se sont enfuis et ont été brisés.

Le Ps. 49 est une sorte d’Appendice à ce qui précède. C’est la conclusion morale qu’à l’appel du Résidu tous les hommes doivent tirer de ces jugements de Dieu, la sentence finale qui se déduit des Ps. 46 à 48 et domine finalement toute la scène.

5.2   SÉRIE 2 — Psaumes 50 à 68

Détresse du Résidu, et sa restauration avec les expériences qui la précèdent.

 

5.2.1       1° Subdivision. Ps. 50 à 51.

Jugement général et confession.

 

Ps. 50. Session juridique du tribunal de Dieu (le Dieu fort, Dieu, l’Éternel). Tous comparaissent. Les saints qui ont fait alliance avec Dieu par un sacrifice sont repris ou exhortés ; les méchants qui portent Son nom ne sont pas graciés.

Ps. 51. Les fidèles confessent pleinement leurs péchés et l’iniquité du peuple dont ils font partie pour qu’il soit fait propitiation pour eux : Lévitique 16:29-34. Comme David, ils sont responsables de la mort du Juste (*). Leur désir est le rétablissement de Jérusalem.

(*) Cette série offre, comme types, beaucoup d’exemples des souffrances de David.

 

5.2.2       2° Subdivision. Ps. 52 à 68.

Sentiments qui découlent des circonstances de la première subdivision. Souffrances dont le Résidu est accablé quand il voit la méchanceté dominer dans la cité de Dieu et autour d’elle. Louanges au sujet de la délivrance qui introduit le règne du Messie. Les Psaumes 52 à 54 correspondent plutôt au Psaume 50 et contiennent une description complète du caractère des méchants, ainsi que les expériences des fidèles, objets de leur haine. Les Psaumes 55 à 68 célèbrent la délivrance des conséquences du péché national confessé au Psaume 51.

Ps. 52. Sentiments des fidèles au sujet du Méchant, du Menteur (de l’Antichrist), qui sera détruit, tandis que le pauvre dans son affliction se confie en la miséricorde de Dieu pour toujours et habitera dans sa maison.

Ps. 53. Conviction de la ruine absolue de tout homme ; Sion, la montagne de la grâce, est donc la seule ressource. Les justes attendent la délivrance et la restauration finale (comp. Ps. 14).

Ps. 54. Le juste, dans la tribulation, souffre de la part des ennemis du dehors et du dedans. Exemple, David en fuite et contre lui Saül et les Ziphiens. Ces derniers ignorent Dieu ; le juste retrouvera ses relations avec Lui, comme l’Éternel.

Ps. 55. Description de la méchanceté à Jérusalem. Les témoins qui s’y trouvent encore (*) voudraient s’enfuir au désert comme l’ont déjà fait ceux qui ont fui devant «l’abomination» établie dans le lieu saint (v. 6, Ps. 68:13). Les fidèles demandent le jugement des iniques et du Méchant qui a profané son alliance (Dan. 9:27).

(*) Un Résidu s’est formé à Jérusalem pendant la grande tribulation.

Ps. 56 (*). Appel à la grâce. Le Résidu en fuite devant l’iniquité des méchants se confie en la Parole et en Dieu que cette Parole révèle. Les fidèles sont déjà délivrés de la mort, mais comptent qu’ils seront gardés de broncher.

(*) Mictam (Ps. 16 ; Ps. 56-60) : Méditation personnelle ou privée. AI-Tashkheth (Ps. 57-59) : «Ne détruis pas...» ; appel à la grâce en un danger pressant.

Ps. 57. Appel à la grâce. Entouré de violents et de traîtres, le fidèle cherche son refuge en Dieu, le Très-Haut, qui interviendra en gloire. L’âme anticipe la louange millénaire (voyez Ps. 108:1-5).

Ps. 58. La justice a pu sembler se taire, mais le moment est venu pour juger l’iniquité de l’homme fourbe et violent et prouver qu’il y a un Dieu qui juge sur la terre. La justice commence par la vengeance sur les méchants et par le fruit pour le juste.

Ps. 59. En contraste avec le Psaume 55, nous avons ici le jugement des nations qui entourent Jérusalem. Leur orgueil, les malédictions, les mensonges qu’elles profèrent seront punis. Le fidèle dit : «N’use de grâce envers aucun de ceux qui trament l’iniquité» (v. 5), comme il a dit précédemment : «Use de grâce envers moi» (56:1 ; 57:1). Le fidèle connaît le caractère du Dieu d’Israël, de l’Éternel qui est sa haute retraite et sa force.

Ps. 60. Au moment où Dieu se tourne vers les fidèles pour les délivrer, ceux-ci reconnaissent que, dans Sa colère, il a rejeté et dispersé son peuple. La détresse n’a pas encore pris fin, mais le secours est certain, car Dieu a donné, en Christ, une bannière autour de laquelle son peuple se rassemble. Dieu reprendra possession de ce qui constitue (v. 6, 7) son héritage. Les trois grands ennemis qui demeurent dans les confins d’Israël (Moab, Edom et la Philistie) seront conquis et humiliés (Ps. 108).

Ps. 61. Le Résidu fait appel à Dieu, du bout de la terre où il a été chassé, non plus «dans la ville», comme aux Ps. 55 et 59. L’Éternel est son refuge dans la détresse. Les fidèles ont la certitude qu’ils seront ramenés dans leur héritage. Ils ont pour garant la durée des années du Messie et son habitation éternelle devant Dieu ; c’est pourquoi eux-mêmes chanteront son nom à perpétuité.

Ps. 62. Opposition au Messie de la part des Juifs qui bénissent de leur bouche, mais maudissent intérieurement. Tout ce que le Résidu traverse est tombé jadis sur un seul homme. Le Résidu trouve en Lui l’exemple du repos parfait, de l’assurance et de la délivrance finale ; Dieu seul a été pour Lui son rocher, son salut, sa haute retraite (v. 2 et 6) ; comment ne le serait-il pas pour le Résidu ? Comme dans tous ces Psaumes, sauf les Psaumes 59 et 64, c’est Dieu et non l’Éternel qui est le refuge. La force et la bonté sont à Lui pour les siens.

Ps. 63. Le Résidu fugitif, dans le désert, sans ressource. Dieu répond à ses soupirs, non pas encore pour lui montrer sa force, mais pour lui faire voir sa bonté, ce qu’il y a de plus élevé dans sa gloire. Devant cette bonté, l’âme est rassasiée, pleine de joie et de louanges. Les méchants seront jugés et le Roi se réjouira en Dieu. Il est impossible de comprendre ces Psaumes sans y introduire Christ et le Résidu.

Ps. 64. Ici encore le Résidu est en présence de l’ennemi, parmi les athées apostats, mais non pas dans le désert, comme au Psaume précédent. C’est toujours Dieu qui est mentionné, et seulement le nom de l’Éternel quand les bénédictions de l’alliance sont retrouvées (v. 10). Depuis que la coulpe du sang a été reconnue au Ps. 51, l’épreuve tout entière est considérée comme l’oeuvre de l’Ennemi (cf. Ps. 38 et 39), et Christ comme ayant traversé personnellement toutes ces épreuves afin d’encourager le Résidu qui les subit. Tous les caractères des méchants énumérés depuis le Ps. 52 sont résumés ici. Au moment même où leur machination est ourdie et semble ne plus pouvoir être déjouée, Dieu tire sa flèche contre eux et tout s’effondre. La part du Résidu dans ce Livre est d’être «caché loin de leur conseil secret» (v. 2).

Ps. 65. Le juste n’a plus sous ses yeux les méchants, comme dans les Psaumes précédents, mais c’est la délivrance qui l’occupe jusqu’au Ps. 68. Cependant les louanges attendent encore dans le silence en Sion et sont près d’éclater quand Dieu interviendra. Le pardon est assuré, c’est-à-dire la propitiation pour le sang innocent que le peuple a versé (Deut. 21:8). L’âme sera rassasiée des biens de la maison de Dieu. La force de Dieu que l’âme désirait au Psaume 63 sera manifestée. Le règne de paix, de joie, de bénédiction et de louanges va s’établir sur la terre.

Ps. 66. La louange, toutefois encore anticipée. La terre est purifiée, tout esprit de révolte est anéanti. Le Résidu se souvient de la détresse au jour de la délivrance. Maintenant il peut proclamer ce que Dieu a fait pour lui et Lui offrir ses holocaustes. C’est comme la scène de la terre renouvelée après le déluge. Ce Psaume pourrait donc être intitulé : Entrée du Millénium après la tribulation subie, appréciée et passée. Ce que sera la louange et comment elle sera proclamée.

Ps. 67. Ce Psaume est la louange offerte parmi toutes les nations, louange dont la délivrance d’Israël, décrite au Ps. 66, est le point de départ et le centre.

Le Ps. 68 termine toute cette subdivision. Le moment de la délivrance est arrivé. L’arche est ramenée en triomphe à Jérusalem (voyez Nomb. 10:35 ; 1 Chron. 15:14-24). La famille de la foi est reconstituée. Ce que Dieu a été pour Israël dans le désert ou lors de son asservissement à l’ennemi, Il le montre maintenant dans la délivrance du Résidu. Toute la bénédiction terrestre dont ce dernier est comblé (pour l’Église cette bénédiction est céleste), est due à la résurrection et à l’exaltation de Christ à la droite de Dieu (v. 18 ; Éph. 4:8). Il a dû monter en haut avant de les délivrer. Le nom de l’Éternel commence à reparaître dans ce Psaume et les suivants, la relation du Résidu avec le Dieu d’Israël étant reconnue dès que le Christ est introduit. Restauration du temple et des tribus ; soumission et restauration des nations. La puissance de Dieu est reconnue sur la terre et dans les cieux.

 

5.3   SÉRIE 3 — Psaumes 69 à 72

Souffrances de Christ de la part des hommes, et désirs qu’elles inspirent au Résidu. Résultat final de la tribulation.

 

Le Ps. 69 comprend toutes les souffrances de Christ, même sur la croix, à part cependant les heures de ténèbres ou souffrances expiatoires. Christ porte les maux et la détresse qu’Israël, selon le gouvernement de Dieu, s’est attirés par sa désobéissance. Aussi trouvons-nous ici l’identification de Christ avec le Résidu et son association aux souffrances de ce dernier. On comprend ainsi la demande de vengeance qui accompagne ces souffrances, comme en tant d’autres passages, demande que le Sauveur n’a jamais formulée personnellement.

Ps. 70. Appel pressant au jugement des ennemis, afin que la délivrance de l’affligé et du pauvre puisse promptement avoir lieu (voyez Ps. 40:13-17).

Ps. 71. Dernière requête de David souffrant, vieilli dans l’épreuve, type du Résidu d’Israël à la fin des temps. Il invoque Dieu comme l’Éternel. Ce Psaume est proprement le dernier de cette série. Le Ps. 72 est (à part le Ps. 145) unique dans le livre des Psaumes, car il nous introduit en plein Millénium. Les premiers versets du Ps. 71 sont en fait la conclusion de toute cette série. Le Résidu a enfin trouvé le rocher d’habitation qui est pour lui l’Éternel, non pas seulement un refuge. La justice de Dieu (v. 2, 15, 16, 19, 24) est enfin connue et proclamée dans la vieillesse du Résidu, contrasté avec Christ qui, dès sa jeunesse, a dit : «Je me confierai en Lui» et a été abandonné (v. 11).

Ps. 72. Le temps de détresse du Résidu aboutit enfin à la Conclusion de tout ce que nous avons vu dans ce Livre, au Règne glorieux de Christ sur son peuple et sur les nations, typifié par le règne de Salomon. C’est l’un des rares Psaumes, avec le Ps. 145, qui aient trait au Seigneur dans sa manifestation comme roi de justice et de gloire, les Psaumes ne nous amenant d’ordinaire qu’à l’entrée du Millénium. La justice déjà célébrée au Ps. 71 est enfin établie. Le peuple connaît la paix établie par la justice. Les affligés, le pauvre trouvent enfin les délices du règne. Le juste fleurit. La domination du Seigneur s’étend jusqu’au bout de la terre. Tous les rois se prosternent devant Lui qui est à la fois le roi et le fils du roi. Son nom sera pour toujours. Toutes les nations le diront bienheureux. Le Ps. 150 ne décrit que l’introduction de la louange millénaire.

 

6                    LIVRE  3 — PSAUMES 73 à 89

Ce Livre ne s’occupe plus, comme les deux premiers, du Résidu de Juda, mais son sujet est Israël, c’est-à-dire l’ensemble des douze tribus (appelées Jacob ou Israël suivant qu’elles sont représentées par Juda ou Éphraïm) ; parfois aussi les dix tribus seulement. Nous trouvons donc ici le peuple considéré comme l’objet des voies de Dieu, dès le commencement de son histoire. La conclusion de toute cette histoire est que, malgré les voies judiciaires de son gouvernement, «Dieu est bon à Israël». Cependant c’est un Résidu fidèle au sein du peuple, «ceux qui sont purs de coeur», qui porte devant Dieu le nom d’Israël (Ps. 73:1). Les souffrances de ce Résidu s’accentuent aux derniers jours, mais la bonté de Dieu, contre toute apparence, ne l’abandonne pas quand il subit la dure épreuve de la prospérité des méchants et l’oppression des ennemis du dehors. Il sera restauré à la fin ; Jérusalem deviendra le centre des bénédictions et du gouvernement de Dieu et les «gratuités de David» se concentreront dans la personne de Christ.

Ce Livre parle plus des souffrances du Résidu que de celles de Christ, qui avaient pour type les souffrances de David dans les deux premiers Livres ; aussi le livre 3 ne contient-il, à côté des Psaumes d’Asaph, des fils de Coré, etc., qu’un seul Psaume de David, le 86. Les Psaumes d’Asaph, le Voyant et le Chantre de David, sont prophétiques et traitent de circonstances qui arrivèrent trois cents ans environ après David sous Ézéchias, par Sankhérib, circonstances qui ne sont elles-mêmes qu’un tableau de l’Assyrien de la fin, mentionné au Livre 5 des Psaumes et dans les Prophètes.

 

6.1   SÉRIE 1 — Psaumes 73 à 83

Les voies de Dieu envers Israël. Elles ont pour résultat final la manifestation de la bonté de Dieu envers son peuple, mais un Résidu, c’est-à-dire «ceux qui sont purs de coeur» attire la faveur et les soins de Dieu et représente Israël devant Lui.

 

Ps. 73. Le premier verset nous donne la portée de tout le Livre. Dieu est favorable à Israël représenté devant Lui par un Résidu. Ensuite vient la solution de l’énigme qui tourmente le coeur de ces fidèles. Le mal triomphe parmi le peuple tandis qu’eux sont consumés par l’épreuve, mais il leur suffit d’entrer dans les sanctuaires de Dieu pour comprendre comment Dieu laisse subsister le mal et pour voir la fin des méchants. De plus, c’est là que le croyant apprend à se connaître lui-même et trouve la certitude de ce que Dieu est et restera pour lui.

Ps. 74. Appel à Dieu pour qu’Il se souvienne de son peuple, acquis autrefois, maintenant rejeté dans Sa colère. Le sanctuaire sur lequel reposaient les espérances d’Israël est détruit par l’ennemi ; ici, sans doute, la Confédération, l’Assyrien (voyez Ps. 79 ; Ps. 83 ; Zach. 14) ; Israël est laissé sans signes, sans prophètes, sans connaissance de ce que sera la fin, mais le Dieu d’ancienneté peut-il oublier son alliance ? (v. 12, 20). Les délivrances passées du peuple ne sont-elles pas le gage de ses délivrances futures ? Aussi la foi dit : «Jusques à quand ?»

Ps. 75. Le Résidu célèbre Celui dont «le nom est proche». En effet, le Messie (v. 2) va rassembler Israël. C’est Lui qui parle. Quand tout sera bouleversé, Lui, établira un ordre immuable. Il jugera les orgueilleux et les méchants et élèvera les justes.

Le Ps. 76 contemple la réunion de Juda et des dix tribus, le rétablissement du temple et du trône à Jérusalem, conséquence de la victoire du Messie sur les rois qui s’étaient réunis contre la cité. Cette victoire avait pour but le salut du Résidu, des «débonnaires de la terre» (v. 9).

Ps. 77. C’est le jour de la «détresse de Jacob» ; il ne voit plus la bonté de Dieu et n’est plus l’objet de sa puissance libératrice, mais il est soutenu en pensant aux merveilles d’autrefois. Il apprend que «la voie de Dieu est dans le lieu saint» (cf. 73:17) ; elle a le caractère du Dieu qui y habite. Il suffit de considérer de là les voies passées de l’Éternel pour en être persuadé. Ses jugements ont été terribles, mais il s’en est servi jadis pour frayer un chemin à son peuple à travers la mer Rouge et le Jourdain (v. 19), chemin inconnu à Israël et qui cependant existait. Il fera de même aujourd’hui.

Ps. 78. Récapitulation historique de toutes les voies de Dieu envers Israël, avant et après la promulgation de la loi, jusqu’à l’établissement, en puissance et en grâce, de son sanctuaire sur la montagne de Sion, et de la royauté de David. C’est un Psaume pour instruire et qui coupe pour ainsi dire cette série en récapitulant les voies de grâce et de justice de l’Éternel envers son peuple et les infidélités continuelles de celui-ci. Israël est encouragé de cette manière à regarder en avant vers la restauration du peuple et du temple sous la royauté du Messie en comptant sur les promesses et sur l’élection.

Ps. 79. Mais où sont les bénédictions passées ? Les nations sont entrées dans l’héritage de Dieu ; ce n’est partout que ruine et que carnage. C’est Jacob, l’ensemble du peuple qui est en cause ici, non pas Jérusalem et Juda, comme au temps des Lamentations. Il s’agit de la grande invasion finale, annoncée par les prophètes. Dans sa détresse, Israël confesse ses iniquités et ses péchés (non pas comme au Psaume 51 la coulpe du sang qu’il n’a pas répandu), fait appel à la puissance et à la grâce et demande le jugement des nations qui l’entourent. Il dit par la foi : «Jusques à quand ?» et il a conscience d’être le peuple de Dieu et le troupeau de sa pâture.

Ps. 80. Psaume important en ceci que la personne du Messie est mentionnée directement pour la première fois dans ce Livre. L’identité entre Dieu, le Berger d’Israël qui est assis entre les chérubins et l’homme de sa droite, le Fils de l’homme manifesté dans sa puissance, est constatée en vue de la délivrance d’Israël, le cep, autrefois transporté d’Égypte. Maintenant Christ n’est plus le provin comme Israël un sarment du cep, mais le vrai cep. Quand la main de l’Éternel sera sur l’homme de sa droite, Israël ne pourra plus se retirer de Lui (v. 18).

Ps. 81. Cantique de la «Nouvelle lune», c’est-à-dire de la renaissance et du rétablissement d’Israël. Au moment où ces choses vont se réaliser, Dieu fait à son peuple l’historique de Ses voies. Il avait retiré son épaule de dessous le joug d’Égypte, l’avait éprouvé sous le régime de la grâce à Mériba, lui avait défendu l’idolâtrie au Sinaï. Israël n’avait qu’à ouvrir la bouche pour que Dieu la remplît. Mais il s’était rebellé. Malgré toutes ses désobéissances, la délivrance était proche.

Ps. 82. Dieu avait confié son autorité aux juges en Israël ; Il leur avait dit : «Vous êtes des dieux» ; mais ils avaient complètement manqué à leur mission et avaient pris le parti des méchants, aussi mourraient-ils comme des hommes. Maintenant Dieu prend lui-même, en mains propres, le gouvernement universel, car il va hériter des nations. Mais ce juge auquel le jugement est remis, et cet héritier des nations, c’est Christ.

Ps. 83. Attaque de la Confédération assyrienne des derniers jours contre Israël. Ces peuples veulent «prendre possession des habitations de Dieu». Appel à la vengeance divine sur eux tous, mais «afin qu’ils cherchent le nom de l’Éternel», le Dieu d’Israël. Désormais il sera connu sous son nom millénaire, comme le Très-haut, sur toute la terre.

 

6.2   SÉRIE 2 — Psaumes 84 à 89

Israël en route vers la restauration finale après la destruction de la Confédération assyrienne (Ps. 83). Ses progrès jusqu’à ce qu’il entre dans la pleine jouissance des promesses assurées à l’Oint de l’Éternel. Christ est mentionné comme Celui, en vertu de l’oeuvre duquel cette restauration peut avoir lieu, comme l’objet des conseils de Dieu, comme le vrai David dans lequel les fidèles trouvent toutes les sources de leurs bénédictions (*).

(*) Il a été déjà remarqué que, sauf aux Ps. 72 et 145 auxquels se joint la louange millénaire du Ps. 150, les Psaumes ne nous amènent que jusqu’à l’établissement du règne millénaire.

6.2.1       1° Subdivision. Ps. 84 à 87.

Retour des «captifs de Jacob» au temple, au pays, et à la cité de Dieu.

 

Le Ps. 84 parle des demeures de l’Éternel, du temple, et du repos qu’on y trouve, repos basé sur le sacrifice. Il décrit le chemin qui conduit à la maison de Dieu et l’arrivée du fidèle devant Lui. Au Livre 1, Ps. 27, le Résidu qui demeure encore à Jérusalem jouit de l’accès dans le temple ; au Livre 2, Ps. 63, il en est chassé ; au Livre 3, Ps. 84, il s’y rend de nouveau et en jouit par anticipation.

Ps. 85. Israël est en chemin pour rentrer dans son pays où la gloire demeurera. Au v. 2, le Seigneur a répondu à la prière du Psaume 79:8, 9. (Cependant le peuple est encore sous la colère gouvernementale de Dieu.) Le salut d’Israël est basé sur l’oeuvre accomplie à la croix, où la justice et la paix se sont entre-baisées. Désormais la justice caractérisera la voie glorieuse du Messie. Les trois premiers versets de ce Psaume célèbrent, comme cela arrive si souvent dans les Psaumes, les résultats auxquels aboutissent les expériences du Résidu humilié et repentant dans les v. 4 à 7 mais confiant en l’oeuvre accomplie à la croix dans les versets 8 à 13.

Ps. 86. Désormais le juste porte les caractères du Christ, tels qu’ils lui ont été révélés au Ps. 85, v. 8-12. C’est dans cet esprit-là qu’il marchera désormais jusqu’à la fin de la grande tribulation où lui-même célèbrera la délivrance et où toutes les nations se prosterneront devant le Seigneur.

Ps. 87. Comme le Psaume 84 célèbre le temple, celui-ci célèbre Sion, la cité royale et sainte, fondée sur la grâce. Tous les grands de la terre appartiennent au passé et ne sont plus. Christ et ceux qui lui sont associés demeurent. Ces derniers se réjouissent et reconnaissent avec louanges que toutes leurs sources sont en Lui.

 

6.2.2       2° Subdivision. Ps. 88 et 89.

Comme le Psaume 73 sert d’introduction à tout le Livre 3, les Psaumes 88 et 89 en sont le résumé. L’un exprime la détresse de Jacob, l’autre célèbre sa délivrance.

 

Ps. 88. Ce Psaume nous parle, au v. 7, de la détresse de Jacob, du peuple tout entier, tandis que le Psaume 42:7, ne parlait que de celle de Juda. C’est la colère gouvernementale de Dieu sur son peuple qui, «dès sa jeunesse», avait violé la loi, et auquel Il cache sa face. Aux souffrances d’Israël, Dieu ne répond pas, comme au Ps. 22, que le Messie a subi cet abandon pour racheter son peuple.

Ps. 89. Dans ce magnifique Psaume, les relations de l’Éternel avec son peuple sont basées, non sur la loi qui produit la colère, mais sur la grâce, sur la fidélité de l’Éternel, sur les promesses faites à David et à sa semence. Toutes les grâces sont résumées dans la personne de son Élu, avec lequel Dieu a fait une alliance basée sur le serment et qui durera à toujours (3, 28, 34, 35). N’est-il pas le Fils premier-né, le Créateur, le Saint d’Israël, le vrai David ? Cependant actuellement «l’alliance de David» et d’Israël est encore répudiée et profanée, mais la foi dit : «Jusques à quand ?» (v. 38-51).

Le livre se termine par la bénédiction universelle.

 

7                    LIVRE  4    PSAUMES 90 à 106

«L’introduction du Fils premier-né dans le monde», telle est la caractéristique de ce Livre. Le Christ vient remplacer la nation infidèle devant l’Éternel qui est en tout temps le refuge et la demeure d’Israël. Il amène le peuple aux bénédictions millénaires après l’avoir délivré par le jugement des méchants. Ces Psaumes célèbrent les progrès de Sa venue glorieuse jusqu’à sa séance entre les Chérubins, et la participation des nations aux bénédictions de son règne.

 

7.1   SÉRIE 1 — Psaumes 90 à 100

Le Fils premier-né introduit dans le monde habité. Résultats de cette introduction.

 

7.1.1       1° Subdivision. Ps. 90 à 92.

Ces Psaumes servent d’introduction à toute la série. Nous y voyons, comme en un tableau, la venue de Christ dans ce monde pour remplacer Israël, et le résultat final de ce fait.

 

Ps. 90. L’Éternel est dès le commencement la demeure du peuple, mais, soumis à la mort à cause du péché d’Adam, et à la colère de Dieu, à cause de la transgression de la loi, il n’a d’autre ressource que la grâce (v. 17). Celle-ci est saisie par la foi qui dit : «Jusques à quand ?» Alors Dieu se retourne et accorde à Israël, en vertu du dévouement de Christ, cette demeure permanente millénaire dont la fête des tabernacles est le type (v. 17 et Deut. 16:15). Alors la grâce de Dieu sera sur son peuple et cette grâce affermira désormais sur eux l’oeuvre de leurs mains qui aura la pleine approbation de Dieu.

Ps. 91. Le Fils premier-né, le nouvel Israël introduit dans le monde, prend, non pas le Très-haut, Dieu du Millénium, ni le Tout-puissant, Dieu des patriarches, mais l’Éternel, Dieu de l’alliance avec Israël, pour sa demeure, au moment même où la colère de Dieu consume ce peuple coupable (Ps. 90:7). Le Résidu fidèle, objet de la grâce, contemple le jour ou sera rémunéré le dévouement du Bien-aimé. Dieu confirme cette espérance et annonce qu’il a mis tout son bon plaisir en Lui. Alors,

Ps. 92. Christ est célébré comme l’Éternel, Dieu d’Israël, comme le Très-haut, le Dieu du Millénium. Son trône est fondé sur le jugement ; il est haut élevé en puissance. Désormais les justes sont établis pleins de force, de grâce, de fruits et de beauté dans la maison de l’Éternel. Ils deviennent les porte-voix de sa justice comme Dieu d’Israël ; il n’y a point d’injustice en Lui, Il est le rocher du fidèle.

 

7.1.2       2° Subdivision. Ps. 93 à 100.

Marche et progrès du règne de Christ sur la terre, aboutissant à la louange finale autour de Lui, dans son temple.

 

Ps. 93. L’Éternel (Christ) règne. Telle est la thèse capitale de cette subdivision jusqu’au Psaume 100. Voyez Ps. 96:10 ; 97:1 ; 99:1. Son trône, établi dès longtemps dans les conseils de Dieu, ne rencontrera plus aucun obstacle. La sainteté caractérisera sa maison.

Ps. 94. Tableau d’ensemble de la position du Résidu souffrant et des voies de l’Éternel pour le discipliner, le consoler et enfin le délivrer des méchants et de l’oppresseur inique dont le trône ne pourra désormais subsister devant le Seigneur. Le jugement, longtemps séparé de la justice, retourne enfin à elle, ayant été jusqu’ici exercé par l’iniquité.

Ps. 95. Le vrai Israël se rend au-devant de l’Éternel avec joie et louanges. Au moment d’entrer définitivement dans le repos, il est exhorté à ne pas endurcir son coeur comme jadis.

Ps. 96. L’Éternel vient régner. Ce règne est proclamé. On voit clairement dans ce Psaume qu’il se passe un temps entre la manifestation de sa gloire quand il posera ses pieds sur la montagne des Oliviers, et la proclamation de sa gloire par le Résidu aux nations. C’est l’annonce de sa venue pour établir son règne. Le règne commence, mais ce n’en est pas encore la pleine floraison. Toute la terre est appelée à chanter le Cantique nouveau à l’Éternel, manifesté en sainte magnificence, en force et en beauté dans son sanctuaire, car Il vient pour juger les peuples en justice. C’est l’Évangile éternel.

Ps. 97. Il entre dans son Règne. Son trône est établi sur la justice et le jugement (v. 2 ; 94:15). Ici ce n’est plus seulement sa gloire vue par les siens et racontée parmi les nations. Les nations elles-mêmes voient sa gloire (v. 6). Il est introduit comme premier-né dans le monde habité et tous les anges de Dieu l’adorent (v. 7 ; Héb. 1:6). Les justes, délivrés de la main des méchants, se réjouissent en Lui.

Ps. 98. Cantique du Règne. Louange universelle du Christ. Cantique nouveau du salut célébré en rapport avec la terre (v. 2. En Apoc. 5 avec le ciel). Le nouvel Israël célèbre Sa justice sur laquelle son gouvernement sera établi (v. 9). Ce Psaume tout entier célèbre le début du règne en rapport avec toute la terre et les nations. C’est le Cantique nouveau des nations à la suite de la bénédiction d’Israël. Il est à l’égard de toute la terre, aussi bien que de son peuple, le Roi, l’Éternel. On trouve au v. 2 le caractère du jugement par lequel le règne est établi et au v. 9 le caractère du jugement pendant la durée du règne.

Ps. 99. Nous le voyons reprenant sa place sur son trône, entre les Chérubins, place qu’il avait quittée par suite de l’infidélité d’Israël. Sion, le temple, le trône entre les Chérubins, la Sacrificature, la nuée, la voix des prophètes sont rétablis (Ézéch. 10:18 ; 11:22). Il est trois fois saint (És. 6:3). Il aime la justice et, sans la renier jamais, il a pardonné à son peuple. Il a répondu au législateur, au sacrificateur et au prophète (v. 6).

Ps. 100. Il est enfin loué dans sa ville et dans son temple par Israël, son peuple qu’il a engendré et conduit comme son troupeau. «Sa bonté demeure à toujours». Toute la terre est appelée à venir le célébrer avec joie. Cantique habituel de l’aube du Millénium.

 

7.2   SÉRIE 2 — Psaumes 101 à 106

Ces Psaumes nous décrivent la manière dont Christ, introduit dans ce monde, a de fait remplacé Israël, complétant ainsi le Psaume 91. Résultats qui en découlent pour le peuple.

 

7.2.1       1° Subdivision. Ps. 101 et 102.

Le gouvernement de Christ, et ce qui en rend l’établissement possible.

 

Ps. 101. Beau tableau de ce que doit être en principe le gouvernement du Roi, en association avec son peuple. Sa conduite sera sage, sa voie parfaite ; il sera intègre au milieu de sa maison et n’y souffrira pas celui qui pratique la fraude (v. 2, 7) ; il ne supportera pas le mal et détruira chaque matin les méchants du pays.

Ps. 102. Mais pour rendre possible la bénédiction d’Israël sous son gouvernement, il se substitue à ce peuple et subit dans sa propre personne le jugement et la colère de Dieu qu’Israël avait mérités. Ce magnifique Psaume est le Psaume de la substitution. Ayant été retranché comme homme à la moitié de ses jours, il aura en mains le gouvernement universel et sera reconnu comme le Créateur, l’Éternel, l’Ancien des jours.

 

7.2.2       2° Subdivision. Ps. 103 et 104.

Résultats du Psaume précédent pour Israël et pour la Création tout entière.

 

Ps. 103. Ce cantique est le résultat de la substitution de Christ présentée au Ps. 102. La louange est basée sur la ruine de l’homme et le pardon des péchés. Toutes les voies de Dieu aboutissent à la grâce qui sera exaltée sous la domination de Christ.

Ps. 104. Louange des merveilles de la Création, y compris la création des anges, mais de la création envisagée dans le repos, quand l’Éternel se réjouira en ses oeuvres. Alors «les méchants ne seront plus» (Ps. 101:8). Ces louanges ne viennent qu’en seconde ligne après celles de la Rédemption. Christ lui-même se réjouira dans ses oeuvres.

 

7.2.3       3° Subdivision. Ps. 105 et 106.

Revue de toute l’histoire d’Israël, soit comme objet de grâce, soit comme peuple responsable. Le résultat final est le salut et le rassemblement de la nation pour la gloire de Christ. Ces deux Psaumes se trouvent ainsi encadrés, le commencement du Ps. 105 et la fin du Ps. 106 dans le Psaume de David, «le premier» donné lors du transport et de l’établissement de l’Arche à Jérusalem, selon l’ordonnance.

 

Ps. 105. La fidélité de l’Éternel à son alliance. Ses voies de grâce envers Israël dès le commencement de son histoire jusqu’à son entrée en Canaan et proprement jusqu’à la domination millénaire sur les nations (v. 44 ; voyez 1 Chron. 16:7-22).

Ps. 106. Contrepartie du Psaume 105 : C’est la confession des péchés du peuple dès le commencement de son histoire jusqu’à la fin, et le tableau des conséquences de son infidélité sous le gouvernement de Dieu ; mais sa bonté triomphe de toute l’iniquité du coeur de l’homme et demeure à toujours. Nous sommes ainsi amenés de nouveau à l’Alléluia de l’aube millénaire (voyez 1 Chron. 16:34-36 qui correspondent aux v. 1, 47 et 48 de ce Psaume).

 

8                    LIVRE 5 — PSAUMES 107 à 150

Au point de vue prophétique, ce Livre fait proprement suite au Livre 2. Le Résidu de Juda qui était en fuite au Livre 2, est ramené dans son pays où, joint au Résidu des dix tribus, il retrouvera son unité nationale. Cette restauration aura pour résultat l’assujettissement de tous les peuples qui occupent le territoire d’Israël. Cependant la délivrance n’est complète que lorsque le dernier ennemi, l’Assyrien, a été détruit. Ce livre offre habituellement dans ses diverses parties une progression morale. Il se termine par les louanges universelles, car c’est à cela qu’aboutissent toutes les voies de Dieu.

 

8.1   SÉRIE 1 — Psaumes 107 à 110

Israël, de retour dans son pays, rentre dans les privilèges qui lui sont acquis par les souffrances de Christ et son exaltation à la droite de Dieu.

 

8.1.1       1° Subdivision. Ps. 107 et 108.

Ces deux Psaumes servent d’introduction au Livre 5 et en sont comme le résumé au point de vue prophétique.

 

Ps. 107. Résumé des voies de Dieu envers la nation (vue comme un tout, mais composée uniquement des rachetés de l’Éternel sauvés de la détresse de Jacob) avant et depuis son retour dans le pays d’Israël. Sa restauration finale au travers de difficultés et de dangers sans nombre.

Ps. 108. Circonstances qui accompagnent la restauration d’Israël sous le sceptre du Messie. Ce n’est plus comme au Ps. 60, Dieu donnant une bannière à ceux qui le craignent, mais Dieu élevé au-dessus des cieux et sa gloire au-dessus de toute la terre. L’adorateur voit maintenant la réalisation de ce qu’il a espéré quand il traversait la tribulation. Les droits du Messie sont reconnus sur le pays tout entier ; les peuples se soumettent à Lui (voyez Ps. 60).

 

8.1.2       2° Subdivision. Ps. 109 et 110.

Résultat des souffrances du Christ et de son exaltation glorieuse. Le Résidu traverse les mêmes souffrances et a part à la même gloire.

 

Ps. 109. Malédiction prononcée sur Judas (Actes 1:20) (Israël apostat) qui a trahi et opprimé l’affligé et le pauvre : (Christ représentant le Résidu). Le Méchant (l’Antichrist) est préposé sur lui.

Ps. 110. Les souffrances du Psaume 109 sont suivies de l’exaltation du Seigneur à la droite de Dieu. Ressuscité comme Fils de Dieu, comme Fils de David, tous ses adversaires étant mis sous ses pieds, proclamé vrai Melchisédec, il tirera vengeance des nations et de l’Assyrien (Gog) et dominera sur un peuple de franche volonté. Son exaltation est nécessaire pour introduire la bénédiction finale d’Israël, comme elle a été nécessaire pour former l’Église (Ps. 68:18). Toutes les gloires dont il est couronné sont la suite de ce qu’il a bu du torrent par le chemin.

8.2   SÉRIE 2 — Psaumes 111 à 118

Ces Psaumes font suite à l’exaltation de Christ (Ps. 110). Ce sont des Alléluias qui se succèdent jusqu’à l’entrée du Messie dans son règne, le «petit Hallel».

 

8.2.1       1° Subdivision. Ps. 111 à 113.

Alléluias (*) qui célèbrent ce que l’Éternel est envers Israël dans l’oeuvre de sa délivrance.

(*) Trois groupes de Psaumes sont appelés Psaumes d’Alléluias. Ps. 111-113, avec l’Alléluia au commencement du Psaume. — Ps. 115-117 avec l’Alléluia à la fin et Ps. 146-150 avec l’Alléluia au commencement et à la fin. Les Ps. 105-106 forment une section à part, ayant comme cette dernière l’Alléluia au commencement et à la fin (à transporter de 104:35 à 105:1).

Ps. 111 (*). Célèbre les oeuvres de l’Éternel en justice et en grâce à l’égard de son peuple. Sa louange demeure à perpétuité comme sa justice.

Ps. 112 (*). Célèbre son caractère auquel correspond en justice et en grâce celui des fidèles. Le résultat est l’élévation des justes et l’anéantissement de l’Antichrist et de son peuple. La justice de l’homme droit demeure à perpétuité comme celle de l’Éternel au Ps. 111.

Ps. 113. Célèbre le nom de l’Éternel. Ses serviteurs le louent. Sa gloire est au-dessus des cieux. Il s’abaisse de là pour regarder sur la terre et même dans les cieux, et pour élever le pauvre, celui qui porte dans ce monde les traits de Christ. Il rend féconde la femme stérile ; tout Israël habitera en sécurité.

(*) Les Psaumes 111 et 112 sont des Psaumes alphabétiques.

8.2.2       2° Subdivision. Ps. 114 à 118.

Ces Psaumes rapprochent la délivrance d’Égypte de la délivrance finale du peuple par le triomphe de Christ quand il entrera dans son règne.

 

Ps. 114. Célèbre le Dieu de Jacob (Juda et Israël) qui renouvelle maintenant pour tout son peuple, en faisant trembler la terre devant lui, ce qu’Il avait fait jadis par la sortie d’Égypte et l’introduction en Canaan, et qui est maintenant pour son peuple le Dieu de grâce, une source rafraîchissante, comme il le fut jadis au sujet du rocher.

Ps. 115. Alléluia de la maison d’Israël tout entière, avec la sacrificature et tous ceux qui craignent l’Éternel parmi les peuples, en contraste avec les idoles. C’est le caractère de l’Éternel qui est le seul fondement de leur délivrance. Il bénit comme Melchisédec (Ps. 110 et Gen. 14:19). Toutes les bénédictions sont pour la terre.

Ps. 116. Louanges de Christ lui-même et de ses saints en communion avec Lui, après la grande tribulation ou plusieurs ont subi le martyre. Les saints sont délivrés maintenant des cordeaux de la mort et adorent en présence de tout le peuple se retrouvant en unité dans la terre des vivants, dans les parvis de la maison de l’Éternel, au milieu de Jérusalem.

Ps. 117. Alléluia de toutes les nations et de tous les peuples. La vérité de l’Éternel et sa bonté demeurent à toujours.

Ps. 118. Cantique de l’inauguration du règne millénaire. La bonté de l’Éternel demeure à toujours (v. 1). Nous retrouvons ici tout Israël avec la maison d’Aaron et ceux qui craignent l’Éternel (Ps. 115:9-11). Rôle de Christ et de son peuple dans la destruction des nations. Christ, la pierre rejetée, est devenu le sommet de l’angle. Il est la porte, la pierre, le Messie, Dieu. C’est enfin «le jour que l’Éternel a fait». C’est le Cantique de la Restauration du peuple, comme en Jérémie 33:11. — Ce Psaume est comme le point final de la restauration d’Israël. D’autres sujets viennent ensuite, mais aucun ne dépasse celui-ci.

 

8.3    SÉRIE 3 — Psaume 119 (*)

(*) Psaume alphabétique.

Les principes selon lesquels les fidèles, après avoir erré comme des brebis qui périssent, sont désormais placés devant Dieu : La loi est enfin écrite dans leur coeur, selon les expressions du Ps. 19:7, 8. Ce psaume a 22 subdivisions, de 8 versets chacune.

1-8         Retour à Dieu de l’âme éprouvée. Elle trouve son bonheur dans la loi.

9-16       La Parole l’associe avec Dieu quant à sa marche.

17-24     Rôle de la Parole, écrite dans le coeur, pendant l’épreuve extérieure.

25-32     Ressources de la Parole dans l’épreuve intérieure.

33-40     L’âme demande à être conduite et enseignée dans les voies et la loi de Dieu.

41-48     Elle fait appel à la grâce pour avoir du courage devant l’adversaire et pour retenir la loi.

49-56     Vivant par la Parole, le fidèle s’attend à elle et en reçoit toutes les bénédictions.

57-64     La loi de l’Éternel est sa part. Elle l’amène à la communion avec les saints qui gardent sa Parole.

65-72     L’affliction a produit ses fruits. Le fidèle demande à être enseigné pour comprendre la pensée de Dieu.

73-80     Il s’adresse à Dieu comme à son Créateur et reconnaît la fidélité de Dieu dans la discipline exercée envers lui. Il désire être en exemple à ceux qui craignent l’Éternel et possèdent Sa vérité.

81-88     Il recherche les consolations de la Parole au milieu de la persécution de plus en plus pressante.

89-96     La Création est le témoin de la fidélité de Dieu à sa Parole. Cette Parole dirige le fidèle sur la terre, mais elle est établie dans les cieux.

97-104   L’âme trouve ses délices dans la loi. La Parole est la source de toute intelligence spirituelle.

105-112 Elle dirige par sa lumière toute la marche du fidèle.

113-120 Nous trouvons ici tout ce que l’amour de la loi produit dans le coeur : la haine du mal, l’affermissement dans le bien, la sainteté pratique, la crainte de déplaire à Dieu.

121-128 Appel toujours plus pressant à l’intervention de l’Éternel pour sauver son serviteur dans la tribulation.

129-136 Valeur des témoignages de Dieu pour un coeur attaché à la loi.

137-144 Justice de Dieu et de sa Parole. Vérité de sa loi.

145-152 Valeur de la Parole pour celui qui crie à l’Éternel : elle rend Dieu présent.

153-160 Le fidèle compte pour vivre sur la Parole et sur la bonté de l’Éternel qui y est révélée.

161-168 L’âme craint la Parole, se réjouit en la Parole, et avant tout aime la Parole.

169-176 Résumé de tout le Psaume. Le dernier verset est le jugement complet porté par le fidèle sur ses voies passées et la certitude que Celui qui a cherché sa brebis perdue, cherchera d’autant plus son serviteur qui a gardé sa loi.

 

Comme complément à ce magnifique Psaume, nous indiquons ici la signification des termes qui y sont employés pour désigner la Parole :

Loi : Règle divine et parfaite pour la marche, composée de statuts et d’ordonnances.

Témoignages : Expression de la pensée de Dieu.

Commandements : Expression de l’autorité divine à laquelle l’homme est tenu de se soumettre.

Préceptes : Règles et enseignements recommandés de la part de Dieu.

Statuts : Règles établies auxquelles son autorité est attachée.

Ordonnances : Règles ordonnées par le Souverain et comme direction dans les cas particuliers.

Parole : Révélation de la pensée de Dieu au sujet de toutes choses. Elle s’applique ici dans les commandements, préceptes, etc., en un mot dans la loi écrite, à l’homme et à ses circonstances en vue de sa marche et de son témoignage. Mais la Parole signifie parfois aussi : Ce que Dieu a dit : v. 82, 103, 133, 140, 162. Les paroles sont proprement les dix commandements. Voyez aussi pour la signification de ces termes Ps. 19:7-10.

 

8.4   SÉRIE 4 — Psaumes 120 à 134

Cantiques de Sion ou Cantiques des degrés (*).

Ils nous dépeignent les sentiments produits par les circonstances qu’Israël traverse dans le Livre 5 : Le peuple est rentré dans le pays, mais s’y trouve avant que la puissance de l’Assyrien, l’ennemi en vue (Gog) dans tous ces Psaumes, soit détruite.

(*) Voir pour plus de détails : L’Histoire prophétique des derniers jours et les Cantiques des degrés», par H. R. — Le mot degrés signifie, nous n’en doutons pas, à l’encontre de la plupart des Commentateurs, des degrés moraux, comme on peut s’en convaincre dans cet Aide-mémoire.

8.4.1       1° degré. Ps. 120 à 122.

Introduction qui expose l’histoire générale du Résidu. Ces Psaumes partent de l’oppression d’Israël parmi les nations jusqu’à son retour final à Jérusalem.

Le fidèle accablé sous l’oppression de l’ennemi (Ps. 120), fait en chemin l’expérience que l’Éternel seul peut le secourir, et est gardé par Lui (Ps. 121), jusqu’au jour où il arrivera avec tous ses frères, compagnons du Roi, à Jérusalem et à la maison de l’Éternel (Ps. 122). Les fidèles demandent la paix de Jérusalem.

 

8.4.2       2° degré. Ps. 123 à 125.

Ces Psaumes partent de l’oppression du Résidu sur la terre d’Israël et aboutissent à l’établissement définitif des fidèles sur la montagne de Sion.

De Jérusalem où ils sont assiégés du dehors (l’Assyrien), opprimés au-dedans (l’Antichrist), les fidèles ne regardent plus vers les montagnes, comme au Ps. 121, mais d’emblée vers l’Éternel dans les cieux ; ils apprennent la dépendance ; rassasiés de maux, ils ont recours à la grâce (Ps. 123). Ensuite ils échappent au piège de l’oiseleur et célèbrent cette délivrance, fruit de la grâce, avec abondance de joie (Ps. 124). Enfin Sion est établie sur un fondement inébranlable et tout Israël est délivré (Ps. 125). Les fidèles ont la certitude que la paix reposera sur Israël.

 

8.4.3       3° degré. Ps. 126 à 128.

Ces Psaumes partent de la délivrance du Résidu de Sion, pour aboutir à la béatitude du Royaume.

Les captifs de Sion sont rétablis dans la bénédiction après les larmes de l’épreuve (Ps. 126). Le temple est reconstruit, la ville préservée, un peuple nouveau formé (Ps. 127). Enfin la bénédiction divine est la part de ceux qui marchent dans les voies de l’Éternel, lequel habite en Sion, et le craignent (Ps. 128). La paix demeure sur Israël.

 

8.4.4       4° degré. Ps. 129 à 131.

Ces Psaumes partent de la souffrance extérieure sous l’oppression de l’ennemi, pour aboutir à la pleine restauration de l’âme. La gradation se trouve ici dans les exercices de conscience.

Récapitulation de la discipline douloureuse qui a atteint le peuple dès le début de son histoire (Ps. 129). Résultats graduels de cette discipline : Jugement de soi-même, — Connaissance du pardon, qui engendre la crainte, — Espérance et connaissance personnelles de Christ (Ps. 130). Enfin l’âme est sevrée pour apprécier toujours davantage l’amour du Père (Ps. 131).

 

8.4.5       5° degré. Ps. 132 à 134.

Ces Psaumes partent des afflictions de David, pour aboutir à la pleine bénédiction millénaire.

Les réponses aux afflictions de David, le Roi rejeté, sont : la bénédiction de Sion, repos de l’Éternel à perpétuité ; la bénédiction du peuple ; la bénédiction de la sacrificature ; la bénédiction de l’Oint de l’Éternel, du vrai Salomon (Ps. 132) ; ensuite l’unité des douze tribus, ayant le vrai Aaron comme Chef (Ps. 133) ; enfin la sacrificature du vrai Melchisédec, canal des bénédictions qui descendent de l’Éternel sur le peuple et montent du peuple vers l’Éternel (Ps. 134).

 

8.5   SÉRIE 5 — Psaumes 135 et 136

Appendice aux Cantiques des degrés (voyez v. 1, 2 et 134:1). Louanges de l’Éternel qui habite désormais dans son temple, à Jérusalem.

 

Ps. 135. On trouve ici les paroles de la louange du Psaume 134 ; un triple Alléluia. Dieu a fait, non de sa créature, mais d’Israël (les douze tribus) l’objet de toutes ses voies. Le peuple forme désormais un tout, avec la sacrificature aaronique et la maison de Lévi, pour bénir l’Éternel.

Ps. 136. Les voies de Dieu envers son peuple et envers sa créature sont désormais reconnues comme découlant d’une source unique : de sa bonté qui demeure à toujours. C’est la louange qui inaugure le Millénium. Dieu est célébré comme l’Éternel, le Dieu des Dieux, le Seigneur des Seigneurs, le Dieu des cieux (cf. Ps. 150).

 

8.6   SÉRIE 6 — Psaumes 137 à 145

Cette série, sauf le Ps. 137, se compose uniquement, comme le Livre 1, de Psaumes de David ; c’est l’histoire d’Israël commençant à la captivité de Juda à Babylone et s’étendant à travers la grande tribulation et ses détresses variées dans la terre d’Israël jusqu’aux Alléluias de la fin. Toutes les puissances du mal, avec leurs caractères sataniques : l’Antichrist et son peuple, les nations, les fils de l’étranger, Babylone, Edom et l’Assyrien (Gog) se rencontrent ici comme ennemies du peuple de Dieu et seront détruites, tandis que les justes seront épargnés, que leurs expériences tourneront à leur profit et qu’ils seront finalement élevés. Toute cette série de Psaumes est comme un résumé de l’histoire du Résidu.

Ps. 137. Babylone et surtout Edom, oppresseurs du peuple de Dieu qui pleure sur Jérusalem, seront écrasés (*).

(*) És. 13:16 ; Osée 13:16 ; Nahum 3:10 ; Luc 19:44. Le «bienheureux» du verset 9 n’est pas le Résidu.

Ps. 138. C’est pour l’Éternel que le fidèle réserve sa louange. Il la chantera devant ceux que Dieu élève en dignité (Ps. 82:6) devant le temple à Jérusalem. Le nom de l’Éternel sera alors connu (amour et vérité), tel qu’Il l’a révélé dans sa Parole. Il y aura une restauration finale en gloire en vertu de la délivrance du Résidu hors de la tribulation. Contraste absolu avec le Ps. 137.

Ps. 139. Ces bénédictions ne peuvent avoir lieu sans que la conscience et le coeur du fidèle aient été sondés. Alors il apprend à connaître les oeuvres merveilleuses de Dieu qui l’a tiré du néant et lui a donné une vie au-delà de la mort pour qu’il soit toujours avec Lui ; alors il apprend à haïr, non ses ennemis, mais ceux de l’Éternel ; alors il n’a qu’un désir, c’est d’être sondé jusqu’au bout pour être conduit dans le chemin éternel.

Ps. 140. On trouve ici toutes les puissances spirituelles ennemies liguées contre le peuple de Dieu dans la détresse : la violence, la méchanceté, l’orgueil, la mauvaise langue, mais le mal les poussera à leur ruine, et l’Éternel maintiendra la cause de l’affligé et des pauvres.

Ps. 141. Dans l’extrême détresse, le Résidu met sa confiance en l’Éternel pour être gardé même d’une parole mauvaise. Traversant par la foi et dans l’humilité la discipline de Dieu, il pourra intercéder pour ses frères et sera mis à l’abri des pièges du Méchant.

Ps. 142. David dans la caverne : le juste à l’extrémité ; tout refuge humain lui est ôté, mais Dieu connaît son sentier ; Lui-même est son refuge, et le bien que Dieu lui fera servira au rassemblement des justes.

Ps. 143. La détresse s’accroît encore ; le Résidu est dans les lieux ténébreux, comme mort depuis longtemps et descendu dans la fosse, mais il élève son âme vers l’Éternel ; il compte sur Lui pour connaître son chemin, et pour qu’Il extermine ses ennemis.

Ps. 144. Le Résidu est engagé dans le combat. La délivrance de l’Éternel est proche. Le nouveau Cantique va bientôt éclater ; le Règne de paix est près d’être établi. Déjà les béatitudes sont prononcées.

Ps. 145. (*) Le Messie lui-même décrit la gloire de son Royaume et la communion de louanges entre lui et son peuple. Le caractère de l’Éternel est mis enfin en pleine lumière, soit envers les saints (le Résidu), soit envers la race humaine, soit envers toute chair. C’est le seul Psaume qui, avec le Psaume 72, décrive prophétiquement le règne lui-même. Tous les autres Psaumes ne nous amènent que jusqu’au début de ce règne, tandis que cette série qui est comme un résumé historique du grand sujet des Psaumes dépasse quelque peu cette limite.

(*) Psaume alphabétique.

8.7   SÉRIE 7 — Psaumes 146 à 150

L’Alléluia de l’inauguration du Millénium.

 

Ps. 146. L’Éternel est célébré comme le Dieu de Jacob (l’ensemble du peuple ayant Juda à sa tête), le Créateur universel, Celui qui garde la vérité à toujours, qui délivre les opprimés, qui met en liberté les prisonniers, ouvre les yeux des aveugles, aime les justes, garde les étrangers, console l’orphelin et la veuve, confond les méchants, et dont le Règne est éternel. Ce sont les louanges du Christ.

Ps. 147. Il est célébré comme Celui qui bâtit Jérusalem et s’occupe en grâce du Résidu, et dont la Providence est à l’oeuvre à l’égard de sa Création, qui gouverne les éléments par sa parole, en un mot le Conservateur de toutes choses, qui prend plaisir en ceux qui le craignent — mais qui a donné à Israël seul ses paroles, ses statuts et ses ordonnances.

Ps. 148. Il est célébré par toute la création céleste, puis terrestre. Dans tous ces Psaumes, Il est célébré comme le Créateur sujet des louanges millénaires. Il exalte la puissance de ses saints, des fils d’Israël, du peuple qui est près de Lui.

Ps. 149. Plus que les deux sphères de la création au Ps. 148, Israël (la congrégation des saints) est invité à le célébrer ; son cantique est un Cantique nouveau. Il est reconnu par Israël comme son Roi. Il place le jugement entre les mains de Son peuple.

Ps. 150. Le Choeur universel, ou l’établissement définitif de la louange millénaire. Dans son saint lieu, le firmament de Sa force, tout ce qui respire est invité à chanter l’Alléluia !