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Henri Rossier — Courtes méditations

 

Psaumes 23 et 24

H. Rossier — Courtes méditations — n°5

ME 1921 p. 241-242

Quand on étudie les Psaumes on en découvre à tout moment qui, en quelques versets, embrassent des sujets immenses. Ces Psaumes ont généralement pour sujet la personne de Christ et les bénédictions que cette personne nous communique. Tel est, par exemple, le Ps. 16 où nous trouvons Jésus, comme parfait serviteur et modèle pour nous dans la carrière du service. Tel est le Ps. 22 qui nous présente Christ comme victime, accomplissant seul l’oeuvre du salut, puis comme Sauveur ressuscité, associant les siens, jusqu’aux extrêmes limites du siècle à venir à tous les résultats de son oeuvre. Tel est le Ps. 110 où Christ est assis à la droite de Dieu, faisant participer les siens à tous les résultats de la position qu’il a prise, vrai Melchisédec, Chef de l’Église laquelle est son corps, la plénitude de Celui qui remplit tout en tous.

Le Ps. 23 appartient aussi à cette catégorie de Psaumes. Nous y voyons le Seigneur parcourant personnellement toute la carrière des brebis, prenant connaissance de leurs besoins, évaluant leurs ressources, sondant les dangers de la route, l’explorant jusqu’au bout, surmontant lui-même tous les obstacles afin de pouvoir ensuite se mettre à leur tête. Comme le bon Berger il les désaltère, pourvoit à leur repos et à leur nourriture, les conduit, pour l’amour de son nom dans des sentiers que le péché ne peut aborder, les dirige et les console dans l’épreuve de la sombre vallée, leur dresse une table au milieu du désert, et leur fait part des dons de son Esprit.

Ce Psaume embrasse donc toute la marche du chrétien ici-bas, comme le Ps. 16 embrasse tout son service. Le Seigneur a passé dans ce chemin et le connaît bien ; il ne nous cache pas qu’il est hérissé de difficultés. «Vous avez de la tribulation dans le monde» , nous dit-il, mais il ajoute : «Ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde».

Au Ps. 24, nous trouvons la description de cette «maison de l’Éternel», dans laquelle la brebis «habitera pour de longs jours» (Ps. 23:6). Qui y entrera ? C’est le Seigneur lui-même, le fort et le puissant ; c’est lui, le Roi de gloire ! Les portes élèveront leurs linteaux à sa taille pour qu’il puisse passer à travers leur arche triomphale. L’Esprit de Dieu veut remplir nos yeux de la vision de cette gloire. Mais cette gloire, il nous la donne. Nous entrerons avec Lui dans «le lieu de sa sainteté» ; nous nous y tiendrons avec Lui.

Voyez comme ces trois Ps. 22, 23 et 24 se tiennent ! Ils nous conduisent après l’ignominie de la croix, dans les bénédictions de la résurrection, et à travers toute notre carrière terrestre, jusqu’au lieu où le chemin se termine dans la gloire du Fils de Dieu et de la maison du Père !