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Henri Rossier — Courtes méditations

 

 

Le Corps du Racheté — 1 Cor. 6:15-20

H. Rossier — Courtes méditations — n°2

ME 1921 p. 205-206

L’apôtre a soin de faire ressortir dans ce passage, en contraste avec les principes corrupteurs du paganisme, que ce n’est pas seulement l’esprit et l’âme du chrétien, mais son corps, qui est un membre de Christ. Irais-je donc prendre les membres de Christ pour en faire les membres d’une prostituée ? Quel saint respect le chrétien ne doit-il donc pas avoir pour son corps, le gardant de tout contact avec la souillure morale, puisque ce corps fait partie de Christ ! «Ne savez-vous pas ?» répète l’apôtre par trois fois. Un tel fait devrait toujours être présent à ma mémoire, pour me préserver, dans ma conduite, de tout rapport avec la corruption. Mon corps ne m’appartient pas plus que mon esprit et mon âme. Tous ensemble ont été achetés à prix — et à quel prix !

L’apôtre ajoute une parole qui me frappe beaucoup : «Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous et que vous avez de Dieu ?» Je me demande si nous nous rendons compte de l’étendue d’une pareille bénédiction. Quoi ! le Saint Esprit, cette personne divine, est venu habiter en moi ! Je l’ai reçu de Dieu. Comme jadis l’Éternel est venu habiter dans son temple, à Jérusalem, il lui a plu — chaque chrétien peut le dire — de venir élire domicile ici-bas dans mon corps ! Ce n’est pas seulement que le peuple de Dieu comme ensemble, comme étant l’Église, est le temple du Dieu vivant (Éph. 2:21 ; 2 Cor. 6:16), mais l’Esprit l’a formé, en le sanctifiant par la vertu du sang de Christ, pour devenir son habitation, une habitation digne de cette Personne divine : le Saint Esprit. Remarquez que mon corps est le Naos, non pas le Hiéron, ou l’ensemble des bâtiments sacrés, mais le sanctuaire où, comme jadis l’Éternel à Jérusalem, la personne divine du Saint Esprit habite. Il n’est pas même besoin, comme jadis sous la loi, au jour des expiations, d’offrir un sacrifice pour purifier ce sanctuaire, car il l’a été une fois pour toutes aux yeux de Dieu, par le sacrifice de Christ.

Et moi, devrais-je le considérer autrement ? Est-ce que je ne sais pas que mon corps est le Naos du Saint Esprit qui est en moi et que j’ai de Dieu ? Il est en moi, mais mon corps est son sanctuaire comme le temple était le sanctuaire de l’Éternel qui trône entre les Chérubins. C’est de là que le Saint Esprit, cette Personne divine, déploie ses infinies ressources, toute son activité, toute sa puissance, pour me venir en aide, me diriger, m’instruire, me conduire dans toute la vérité, me mettre en rapport avec les objets célestes, et combien d’autres choses encore, car ses fonctions se diversifient à l’infini.

Qu’ai-je fait jusqu’ici de ce divin hôte ? L’ai-je traité avec la crainte et la vénération qui lui sont dues ? Quand l’Esprit m’a parlé de mon corps comme de son temple, l’ai-je écouté ? Ai-je réduit l’Esprit au seul rôle de convoiter contre la chair, afin de m’empêcher de pratiquer les choses que je voudrais ? Ou bien, le sachant dans ce temple, ai-je été attentif à éviter tout acte du corps qui le déshonorerait ? Quelle réponse ferai-je à ces questions ?

Dirige donc, ô Dieu, par ton Esprit, mes pensées, mes paroles et ma plume, afin que tu sois continuellement glorifié dans mon corps qui est Son temple !