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PRIER

 

Extrait de « MARCHER AVEC JÉSUS CHRIST » ou « Douze lettres aux jeunes »

 

H. L. Heijkoop

 

 

Tables des matières

1     Prier est le signe de la nouvelle naissance

2     Prier n’est pas réservé aux croyants expérimentés

3     L’assurance de l’exaucement

4     Que signifie prier au nom du Seigneur Jésus ?

5     Conditions de l’exaucement

6     Obstacles à l’exaucement

7     Prier selon sa volonté

8     Prier sans cesse

 

 

Chers amis,

 

Dans ma dernière lettre, j’ai attiré votre attention sur la lecture de la parole de Dieu. Maintenant je veux vous demander ce qu’il en est de votre vie de prière. Ces deux choses sont d’une importance inestimable, en particulier parce qu’elles sont étroitement unies l’une à l’autre. Si on lit seulement la parole de Dieu, mais qu’on néglige la prière, il s’ensuivra un froid orgueil et de la vanterie. Si l’on se contente de prier, mais qu’on omette la lecture de la Parole, il en résultera le fanatisme avec tout l’aveuglement qui y est toujours lié, car les pensées de Dieu ne sont pas discernées. Oui, le fait que la parole de Dieu n’est pas étudiée est la preuve que l’on n’a pas d’intérêt aux pensées de Dieu et à ses droits. C’est pourquoi dans de tels cas, la vie de prière sera dominée par la volonté propre, et le « moi » sera placé comme centre, aussi pieux que ce « moi » puisse se montrer, par exemple, dans son activité pleine de zèle dans l’évangélisation ou d’autres choses. Mais si la prière va de pair avec une lecture approfondie de la parole de Dieu, ce sera une grande bénédiction pour la vie spirituelle.

 

Dans les Écritures un accent très marqué est mis sur la prière. Le Seigneur Jésus a commencé son service par la prière (Luc 3:21). L’assemblée a été constituée et trois mille hommes furent convertis après dix jours de réunions de prières (Actes 1:13, 14), le grand travail parmi les païens commença en relation avec la prière (Actes 13:2, 3) et pareillement, l’introduction de l’Évangile en Europe est étroitement liée dans la parole de Dieu à la prière (Actes 16:9-13). Les douze apôtres se démirent d’une partie du travail qu’ils avaient accompli jusque-là, pour pouvoir persévérer dans la prière et dans le service de la Parole (Actes 6:4). Lorsque nous lisons les Actes des apôtres, il semble que Paul ne faisait que prêcher, et lorsque nous lisons les Épîtres, il semble qu’il n’ait rien fait d’autre que prier. Voir par exemple : Romains 1:9, 10 ; 1 Corinthiens 1:4 ; Éphésiens 1:16 ; 3:14 ; Philippiens 1:4 ; Colossiens 1:3, 9 ; 1 Thessaloniciens 1:2. Et la parole de Dieu nous dit à nous : « Priant par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps » (Éph. 6:18) et « Priez sans cesse » (1 Thess. 5:17). Et cela nous est répété dans de nombreux autres passages des Écritures.

 

1                        Prier est le signe de la nouvelle naissance

 

Prier n’est pas la même chose que « réciter une prière ». Des milliers de prières sont récitées tous les jours. Une fois même, on pouvait lire dans un journal américain relatant un service religieux : « Sa prière a été la plus harmonieuse qui ait jamais été prononcée devant une assemblée à Boston ». Cela rappelle ce que le Seigneur disait aux pharisiens : pour prétexte ils font de longues prières (Marc 12:40).

 

Seuls les vrais chrétiens peuvent prier véritablement. La prière est l’expression de la nouvelle vie, qui est de Dieu et qui connaît maintenant sa dépendance de Lui. Cela ne veut pas dire que Dieu n’entend jamais la prière d’un inconverti. Dieu entend le croassement des jeunes corbeaux et leur donne leur nourriture. Ainsi Dieu écoute parfois aussi la prière d’un incrédule, lorsque celui-ci est sincère dans sa prière. Pensons seulement à Genèse 21:17 et Jonas 1:14.

 

Mais bien que Paul, en tant que pharisien, ait prononcé des centaines de prières, et sans aucun doute avec sincérité, le Seigneur dit à Ananias, après que Paul eut été converti : « Voici, il prie ». C’était là la preuve de sa transformation, la preuve qu’il avait reçu une vie nouvelle, dépendante de Dieu.

 

La nouvelle vie est consciente de sa dépendance et l’exprime, exactement comme un enfant nouveau-né s’exprime parfois par des cris ou des sons incompréhensibles pour les adultes, et qui ne sont pas particulièrement beaux à entendre. Mais Dieu comprend les prières incohérentes et souvent insensées. Elles sont pour son cœur de Père le signe que la nouvelle vie est consciente de sa dépendance. Et selon la richesse de son amour de Père il « donne de bonnes choses » à celui qui prie.

 

2                        Prier n’est pas réservé aux croyants expérimentés

 

Oui, mais si de jeunes convertis ne savent pas encore comment prier et si leurs prières sont justes, ne feraient-ils pas mieux d’attendre ?

 

Les Thessaloniciens n’étaient convertis que depuis quelques mois, lorsque Paul leur écrivit sa première épître ; et pourtant il leur dit : « Priez sans cesse » (5:17). Oui, plus encore ! Lui, le grand apôtre, par la prédication duquel ils avaient été convertis et qui maintenant leur enseignait les pensées de Dieu appréciait la valeur de leurs prières : « Frères, priez pour nous » (5:25).

 

Cela nous donne à connaître la valeur de la prière et nous montre clairement combien Dieu l’estime. Pourrait-il y avoir des parents qui aimeraient que leurs enfants ne leur disent jamais rien et ne leur demandent rien, simplement parce qu’ils ne peuvent pas encore parler correctement et en outre parce qu’ils demandent parfois des choses que leurs parents ne peuvent pas leur donner, parce qu’elles leur sont nuisibles ? Ainsi Dieu est réjoui de voir ses enfants, nés de nouveau, s’approcher de Lui, dans la confiance en Lui, pour placer devant Lui toutes leurs difficultés. C’est sa joie de répondre aux prières, et si son amour ne peut pas répondre dans tous les cas, parce que cela serait préjudiciable pour celui qui demande, il donne pourtant la paix à son cœur. « Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4:6, 7).

 

3                        L’assurance de l’exaucement

 

Romains 8:31-32 dit : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? » Et le Seigneur Jésus dit en Jean 16:26 : « Le Père lui-même vous aime ».

 

Si le Dieu Tout-puissant est pour nous, qu’il nous aime, et qu’il veut tout nous donner, quelle puissance y a-t-il donc dans la prière !

 

Ce n’est cependant pas tout ! En Jean 14:13-14, le Seigneur Jésus nous permet de prier en son nom, et il nous promet qu’il entendra la prière. En Jean 16:23 il ajoute : « Toutes les choses que vous demanderez au Père en mon nom, il vous les donnera ». Il n’y a donc aucune restriction, aucune incertitude.

 

Cela apparaît aussi clairement si nous considérons, dans l’Écriture, la vie du Seigneur Jésus. Au Psaume 109:4, le Seigneur Jésus dit que dans sa vie sur la terre, il s’est adonné à la prière. C’est ce qui le caractérisait. Il était véritablement Homme et la vraie humanité est dépendante de Dieu. Dieu le Créateur n’a pas créé l’homme comme un être indépendant, et parce que l’homme ne veut pas être dépendant de Dieu, il l’est du diable.

 

Dans le Seigneur Jésus nous trouvons l’Homme vrai et parfait et par conséquent aussi une dépendance parfaite. En Ésaïe 50:4, il dit de Dieu : « Il me réveille chaque matin, il réveille mon oreille pour que j’écoute comme ceux qu’on enseigne ». Dans les Évangiles, nous avons sa vie de prière.

 

Dans l’évangile selon Luc, le Seigneur nous est présenté en particulier comme vrai Homme, comme Fils de l’homme. Dans cet évangile nous voyons huit fois le Seigneur prier, et parfois, passer toute la nuit à prier (3:21 ; 5:16 ; 6:12 ; 9:18, 29 ; 11:1 ; 22:41 et 23:34). Sept fois nous le voyons prier pendant son service, avant la croix, et une fois alors qu’il va mourir, sur la croix. Il est merveilleux de considérer les circonstances dans lesquelles le Seigneur Jésus prie, car elles sont pleines d’enseignements importants pour nous, et notre cœur se remplit d’adoration ; mais je ne veux pas parler de cela maintenant. Je veux seulement rendre attentif au fait que le Seigneur Jésus, qui priait tellement, pouvait dire : « Or moi je savais que tu m’entends toujours » (Jean 11:42). Chacune de ses prières était entendue, et le Seigneur Jésus le savait par avance, même lorsqu’il s’agissait de ressusciter un mort qui était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre.

 

Deux fois Dieu a rendu témoignage de Lui : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai trouvé mon plaisir » et les deux fois en relation avec le fait que le Seigneur priait (Luc 3:21, 22 et 9:35 ; comp. Matt. 17:5), et le Seigneur Jésus a dit : « Ma viande est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre » (Jean 4:34) et « ... parce que moi, je fais toujours les choses qui lui plaisent » (Jean 8:29). Aussi Dieu pouvait-il exaucer chacune de ses prières, car tout ce qu’il demandait, répondait parfaitement aux pensées de Dieu et avait la gloire de Dieu comme but.

 

C’est pourquoi si nous prions au nom du Seigneur Jésus il est certain que nous sommes exaucés, car notre prière monte devant Dieu comme si c’était la prière du Seigneur Jésus Lui-même, et celle-ci est toujours exaucée.

 

4                        Que signifie prier au nom du Seigneur Jésus ?

 

Nous pouvons bien nous poser cette question maintenant que nous avons vu quelle conséquence a une telle prière. Cela signifie : prier Dieu au nom du Seigneur Jésus.

 

Est-ce à dire que nous devons terminer une prière dans laquelle nous demandons tout ce que nous pensons être nécessaire, par : « Au nom du Seigneur Jésus » ? Que la plupart du temps on pense et on agisse ainsi est certain, mais ce n’est pas juste pour autant.

 

Prier au nom du Seigneur Jésus signifie prier à sa place et par conséquent revêtu de son autorité et de ses droits. Aussi la prière doit porter le caractère de la prière du Seigneur Jésus.

 

Si quelqu’un se présente chez un libraire et lui demande une bible, au nom d’un tiers que le libraire connaît comme étant un croyant sérieux, celui-ci sera vite disposé à le croire. Mais s’il venait lui demander un jeu de cartes et quelques mauvais romans, il ne le croirait pas. Précisément parce que ce libraire connaît le croyant, il sait qu’il ne commande pas de telles choses et que, par conséquent, le client ne vient pas au nom de ce croyant.

 

Ainsi la prière au nom du Seigneur Jésus doit porter le caractère de la prière du Seigneur Lui-même. Il comporte d’abord une dépendance parfaite, puis, de telles prières n’ont pour but que la gloire de Dieu et, troisièmement, elles sont en accord parfait avec sa volonté.

 

5                        Conditions de l’exaucement

 

En Jean 15:7, le Seigneur dit : « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et il vous sera fait ».

 

Nous trouvons ici l’assurance la plus étendue que Dieu nous donne ce que nous demandons. Il n’y a pas d’exception. Peut-il y avoir davantage que « ce que vous voudrez » ? — « Vous demanderez ce que vous voudrez, et il vous sera fait ».

 

Mais cette assurance fait suite à : « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous ». Nous avons là la condition de l’exaucement assuré. Si nous demeurons dans le Seigneur Jésus, nous Lui deviendrons toujours plus conformes. Si ses paroles demeurent en nous, nos sentiments, les choses auxquelles nous attachons de la valeur, et ce que nous voulons, correspondront à ses sentiments, à ses intérêts et à sa volonté, et nous saurons que tout cela répond parfaitement à la volonté de Dieu. Aussi la même promesse est-elle donnée en Jean 16:23-27: « Parce que vous m’avez aimé et que vous avez cru que moi je suis sorti d’auprès de Dieu ».

 

Hébreux 11:6 mentionne encore une condition : « Il faut que celui qui s’approche de Dieu croie ». « Mais qu’il demande avec foi, ne doutant nullement ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et jeté çà et là ; or que cet homme-là ne pense pas qu’il recevra quoi que ce soit du Seigneur » (Jacq. 1:6-8).

 

Dieu répond à la foi. Comment peut-il exaucer une prière, lorsque celui qui demande n’a pas suffisamment confiance en Lui pour croire que Dieu le fera ?

 

En Matthieu 21:21-23 le Seigneur dit quelque chose de semblable. Il ajoute cependant qu’il doit y avoir la preuve de la foi.

 

Un acrobate traversait une fois les chutes du Niagara sur une corde. Il passa une deuxième fois avec une brouette, puis encore une fois avec un mannequin grandeur nature. Il demanda ensuite aux spectateurs s’ils croyaient qu’il pourrait traverser en portant un homme vivant ; tous s’écrièrent : oui. Mais lorsqu’il demanda un volontaire, personne n’eut le courage de s’avancer.

 

C’est pourquoi le Seigneur ne parle pas seulement de foi, mais aussi de la preuve de notre foi, manifestée lorsque nous disons à une montagne : « Ôte-toi et jette-toi dans la mer » (Matt. 21:21).

 

6                        Obstacles à l’exaucement

Comment se fait-il alors que tant de prières ne sont pas exaucées ? Les Écritures nous donnent plusieurs raisons.

 

Daniel 10 nous montre que des prières, bonnes en elles-mêmes, ne sont parfois pas exaucées, car Satan cherche de toute sa puissance à en empêcher l’exaucement. Il ne le peut pas jusqu’au bout ; mais, si Dieu le permet, il peut retarder l’exaucement immédiat. Et Dieu le permet quelquefois pour mettre à l’épreuve notre foi et notre patience.

 

Il peut cependant aussi y avoir des motifs en nous-mêmes, pour lesquels Dieu ne peut pas répondre à nos prières. En Ésaïe 59:2, il est dit à Israël : « Vos iniquités ont fait séparation entre vous et votre Dieu, et vos péchés ont fait qu’il a caché de vous sa face, pour ne pas écouter ». Le psalmiste dit : « Si j’avais regardé l’iniquité dans mon cœur, le Seigneur ne m’aurait pas écouté » (Ps. 66:18). En 1 Jean 3:21-22 nous lisons : « Si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance envers Dieu ; et quoi que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous pratiquons les choses qui sont agréables devant Lui ».

 

L’Écriture énumère par leur nom plusieurs choses pour lesquelles notre cœur nous condamne et à cause desquelles nos prières ne sont pas exaucées.

 

En Marc 11:22-26 le manque de disposition à pardonner est nommé (voir aussi Éph. 4:32). Que nous puissions nous approcher de Dieu repose sur le fait que Dieu, en Christ, nous a pardonné tous nos péchés. Comment pouvons-nous avoir de l’assurance si nous ne pardonnons pas de tout notre cœur tout ce que d’autres nous ont fait ?

 

Jacques dit : « Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, afin de le dépenser pour vos voluptés » (4:3). Si nous demandons à Dieu quelque chose qui doive satisfaire les convoitises de notre cœur, les désirs de la chair, comment Dieu peut-il nous donner de telles choses ? Dieu hait la chair et l’a condamnée à la croix (Rom. 8:3). Il nous appelle à nous tenir nous-mêmes pour morts au péché (Rom. 6:11) et à mortifier nos membres qui sont sur la terre (Col. 3:5-17). « Or ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises » (Gal. 5:24). Est-ce que demander ces choses n’est pas déjà la preuve que les paroles du Seigneur Jésus ne sont pas demeurées en nous (Jean 15:7) et que nos opinions sont en totale contradiction avec celles du Seigneur et avec les sentiments de Dieu ?

 

1 Pierre 3:1-7 énumère encore un autre motif. Les relations dans la vie familiale, entre mari et femme, entre parents et enfants, entre les enfants eux-mêmes, peuvent être telles que les prières sont interrompues. Comment pouvons-nous être assurés devant Dieu, lorsque tout n’est pas en ordre dans la famille, lorsqu’il subsiste des questions qui n’ont pas été réglées !

 

7                        Prier selon sa volonté

 

Oui, il nous faut d’abord nous juger nous-mêmes dans la lumière de Dieu, confesser tout ce qui n’est pas bon, devant le Seigneur, et s’il y a lieu, devant les hommes, et nous purifier ainsi dans le jugement de nous-mêmes. Alors nous aurons de l’assurance devant Dieu.

 

Mais pour être sûr de recevoir ce que nous demandons, il nous faut ensuite prier selon sa volonté. Et comment savons-nous quelle est la volonté de notre Père ? Il nous a communiqué ses pensées dans sa Parole, et si nous vivons dans une communion journalière avec Lui, nous apprendrons à connaître ses pensées dans sa Parole, par le Saint Esprit. Voilà pourquoi l’étude quotidienne de sa Parole est si importante. Comment Dieu peut-il exaucer une prière dans laquelle nous demandons quelque chose qu’il a déjà donné depuis longtemps ? Par exemple, l’effusion du Saint Esprit, alors que l’Écriture enseigne expressément que le Saint Esprit a été répandu et qu’il habite maintenant sur la terre, dans l’Assemblée comme tout et dans chaque croyant en particulier ! Ou la délivrance du péché qui habite en nous, alors que Dieu l’a jugé dans le Seigneur Jésus sur la croix (Rom. 8:3 ; 2 Cor. 5:21).

 

Par la Parole et dans la communion journalière avec le Seigneur, nous apprenons à connaître la volonté de Dieu. Et ainsi nous pouvons prier selon sa volonté et avoir la certitude que nos prières sont exaucées.

 

8                        Prier sans cesse

 

Mais alors, est-ce que seuls les croyants avancés, ceux qui ont étudié à fond la parole de Dieu, peuvent prier ?

 

Non, heureusement ! Est-ce que des parents diraient à leur enfant de ne plus rien leur demander avant d’avoir grandi, parce que celui-ci parle encore maladroitement et demande parfois des choses insensées ? Oh ! non. Ils sont contents que l’enfant vienne à eux avec ses demandes. C’est, pour eux, la preuve que l’enfant est persuadé qu’ils sont ses parents et que sans eux il ne peut pas se tirer d’affaire. Il montre qu’il a confiance en eux et que, même si c’est parfois inconscient, il compte sur leur amour et leurs soins.

 

Dieu, notre Père, écoute avec une joie profonde notre voix lorsque nous nous approchons de Lui. Nous sommes ses enfants. De Paul qui venait seulement de se convertir, le Seigneur dit : « Voici, il prie ». Aux Thessaloniciens qui eux aussi venaient juste de se convertir, il fait écrire par l’apôtre Paul : « Priez sans cesse ». Et ce grand apôtre, par la prédication duquel à cette époque déjà vraisemblablement des millions d’hommes étaient venus à la conversion, et qui avait eu des révélations particulières, par lesquelles Dieu lui avait communiqué tout son conseil, oui, lui qui avait été dans le troisième ciel, et avait entendu des paroles ineffables (2 Cor. 12:2-4), cet apôtre était tellement persuadé de la force des prières de ces jeunes convertis qu’il leur demandait : « Frères, priez pour nous » (1 Thess. 5:17, 25). La preuve la plus évidente qu’un croyant progresse est sans aucun doute qu’il voit toujours plus clairement combien la prière est importante — oui, que sans la prière tout est sans valeur.

 

Dieu, notre Père, nous dit : « Exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces ». Et si peut-être nous Lui demandons quelque chose de déraisonnable, que son amour ne peut pas nous donner, il a cependant promis : « Et la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4:6, 7). Que le Seigneur nous accorde, à vous et à moi, de voir toujours davantage la valeur de la prière et de faire aussi toujours plus usage de notre infini privilège. Combien alors nos cœurs seront heureux, et quel témoignage présentera notre vie ! Avec mes affectueuses salutations.

 

Votre ami dans le Seigneur H. L. H.