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LES ENSEIGNEMENTS D’UN GRAND-PÈRE

 

 

Table des matières :

 

1     92ème leçon — Lire 1 Samuel 1 — résumé de Exode à Ruth

2     93ème leçon — 1 Samuel 1

3     94ème leçon — 1 Samuel 1

4     95ème leçon — 1 Samuel 1

5     96ème leçon — 1 Samuel 1

6     97ème leçon — 1 Samuel 2

7     98ème leçon — 1 Samuel 2:1

8     99ème leçon — 1 Samuel 2:2

9     100ème leçon — 1 Samuel 2:3, 4, 5

10       101ème leçon — 1 Samuel 2:6, 7

11       102ème leçon — 1 Samuel 2:8-10

12       103ème leçon — 1 Samuel 2:11

13       104ème leçon — 1 Samuel 2:12-26

14       105ème leçon — 1 Samuel 2:27-36

15       106ème leçon — 1 Samuel 3

16       107ème leçon — 1 Samuel 3

17       108ème leçon — 1 Samuel 4:1-11

18       109ème leçon — 1 Samuel 4:12-22

19       110ème leçon — 1 Samuel 5

20       111ème leçon — 1 Samuel 6

21       112ème leçon — 1 Samuel 6-7:1

22       113ème leçon — 1 Samuel 7

23       114ème leçon — 1 Samuel 7 : Mitspa

24       115ème leçon — 1 Samuel 7:15-17

25       116ème leçon — 1 Samuel 8

26       117ème leçon — 1 Samuel 9:1, 2

27       118ème leçon — 1 Samuel 9:3-6

28       119ème leçon — 1 Samuel 9 — l’homme de Dieu

29       120ème leçon — 1 Samuel 9:5-10

30       121ème leçon — 1 Samuel 9:11-14

31       122ème leçon — 1 Samuel 9:15-21

32       123ème leçon — 1 Sam. 9:22-27

33       124ème leçon — 1 Samuel 10:1, 2

34       125ème leçon — 1 Samuel 10:3, 4

35       126ème leçon — 1 Samuel 10:5-8

36       127ème leçon — 1 Samuel 10:9-16

37       128ème leçon — 1 Sam. 10:17-27

38       129ème leçon — 1 Samuel 11

39       130ème leçon — 1 Samuel 12

40       131ème leçon — 1 Samuel 13:1-6

41       132ème leçon — 1 Samuel 13:7-23

42       133ème leçon — 1 Samuel 14:1-15

43       134ème leçon — 1 Sam. 14:16

 

 

Bonne Nouvelle 1941

 

 

1                        92ème leçon — Lire 1 Samuel 1 — résumé de Exode à Ruth

Mes chers enfants. Lors de notre dernière leçon nous avons fini la lecture du livre de la Genèse. Depuis lors je me suis demandé quel était le sujet que nous devions prendre pour poursuivre nos études sur la Parole. J’aurais eu du plaisir à lire avec vous le livre de l’Exode, mais il présente certaines difficultés qui m’ont décidé à y renoncer, non qu’il n’y ait pas là des richesses bien grandes, mais par le fait qu’il s’y trouve des vérités qui dépassent ce que vous pouvez comprendre maintenant. Or, le Seigneur enseignait ceux qui étaient autour de lui « selon qu’ils pouvaient l’entendre » (Marc 4, 33). Comme nous avons à l’imiter en toutes choses, j’ai donc le devoir de vous parler de choses qui sont à votre portée et dont vous pouvez profiter maintenant. Plus tard, quand vous serez devenus grands, si le Seigneur n’est pas venu, et si Dieu vous accorde quelques années de vie ici-bas, vous trouverez d’autres écrits qui vous feront connaître les richesses contenues dans le livre de l’Exode. Toutes les merveilles contenues dans la parole de Dieu sont à la disposition de la foi ; mais il faut de la diligence pour s’en emparer. « La main des diligents enrichit », lisons-nous dans le livre des Proverbes (chap. 10, 4).

 

 

J’ai donc pensé que vous seriez heureux d’entendre parler de Samuel et de David qui sont des hommes de Dieu remarquables. Nous lirons donc le premier livre de Samuel, livre dont j’ai beaucoup joui moi-même il y a quelques années dans une série de réunions. Vous allez donc, chacun de vous, lire vous-même le premier chapitre de ce livre. Je serais heureux si vous vouliez bien noter sur une feuille de papier quelques pensées qui vous auront été suggérées par cette lecture ; et quand nous méditerons ensemble vous pourrez constater si nous avons eu les mêmes pensées. Ce serait un encouragement pour vous et pour moi. Je me suis aussi demandé si quelque fois vous priez pour moi ? Soyez bien assurés que nous avons besoin des prières les uns des autres. Vous savez que l’apôtre Paul demandait les prières de ceux auxquels il écrivait. Lisez dans le chapitre 6 de l’épître aux Éphésiens, les v. 18 et 19.

 

 

Avant de commencer ce précieux livre de Samuel, je veux vous donner quelques courts renseignements sur les livres qui précèdent. Ainsi vous pourrez vous-mêmes commencer à les méditer tout seuls.

 

 

Je ne vous dis rien de la Genèse, puisque nous venons de nous en occuper ensemble. Le mot « Exode » veut dire « la sortie ». Ce livre de l’Exode nous raconte comment l’Éternel a fait sortir son peuple de l’Égypte, l’a introduit, conduit et nourri dans le désert. Il nous donne aussi des enseignements concernant la construction du tabernacle. Pour nous, ces enseignements ont une portée pratique : Dieu nous a sauvés de la puissance d’un maître plus redoutable que le Pharaon, Satan lui-même ; Il nous a délivrés non pas de l’Égypte, mais de ce monde, et nous voici en route pour le pays de la promesse, le ciel même. Outre cela, nous connaissons un lieu où nous pouvons rencontrer la présence de Dieu, plus merveilleux que le tabernacle qui était dans le désert : l’Assemblée de Dieu. Le « Lévitique », ainsi que son nom l’indique, était le livre des « Lévites » qui enseignaient le peuple, ce qui concernait le culte qui devait être rendu à Dieu. Le livre des « Nombres », où tout est compté ou nombré, si vous préférez, nous raconte comment le peuple s’est conduit dans le désert : une bien misérable histoire ! Pourtant, en le dénombrant, Dieu reconnaissait qu’il était son peuple et qu’il s’intéressait à tout ce qui le concernait. Le « Deutéronome », mot qui veut dire : « La loi, une seconde fois », fait connaître au peuple les conditions qui étaient nécessaires pour qu’il puisse jouir des bénédictions qui seront à sa disposition quand il sera dans le pays de la promesse dans lequel il allait entrer. Ce livre peut se résumer dans un seul mot « obéissance ». C’est un principe qui est vrai dans tous les temps. Aujourd’hui, comme alors, nous ne pouvons profiter des privilèges que Dieu met à notre disposition qu’en marchant dans l’obéissance à sa Parole. Le livre de « Josué » nous raconte comment Dieu a introduit le peuple dans le pays par le moyen de Josué. Pour nous, nous connaissons le divin Josué qui va nous introduire dans le ciel même. Il vaut la peine de suivre un tel Chef. Le livre des « Juges », ainsi nommé parce qu’il nous parle du temps où les juges jugeaient le peuple de la part de l’Éternel, est le pendant du livre des Nombres. Dans ce dernier, le Saint Esprit nous raconte, ainsi que nous venons de le voir, comment le peuple s’est conduit dans le désert, tandis que les Juges nous racontent comment il s’est conduit dans le pays. Hélas ! dans une contrée comme dans l’autre, il a désobéi à l’Éternel. Le livre de « Ruth » nous montre comment la grâce de Dieu peut s’élever au-dessus de la misère de l’homme et même au-dessus des exigences de la loi. Cette grâce s’en va au loin vers les nations qui n’ont pas de promesses et qui sont sans Dieu et sans espérance dans le monde. C’est en vertu de cette grâce que nous pouvons être sauvés et que nous pouvons subsister devant Dieu. Retenons bien dans nos cœurs cette précieuse vérité. Lisez en terminant, Hébreux 12, les versets 15 et 28.

 

 

2                        93ème leçon — 1 Samuel 1

 

Mes chers enfants, aujourd’hui nous allons donc commencer la lecture du premier chapitre du premier livre de Samuel. Il est de toute évidence que je ne pourrai vous expliquer toutes les choses qui s’y trouvent, mais je me bornerai à attirer votre attention sur les principaux faits qui nous y sont rapportés et surtout sur ce qui peut particulièrement vous être utile.

Vous remarquerez que le livre commence par le petit mot « et ». Cela veut dire qu’il se relie à ceux qui précèdent. Vous vous souvenez que le livre des « Juges » nous raconte comment le peuple de Dieu s’était mal conduit dans le pays de la promesse. Il n’avait nullement écouté les enseignements que Dieu lui avait donnés dans le livre du Deutéronome, et, au lieu d’obéir à la loi de l’Éternel, chacun faisait ce qui était bon à ses yeux ou, si vous préférez, chacun faisait sa propre volonté. C’est ce qui a amené tout le désordre et toutes les mauvaises choses qui nous sont racontées dans ce livre. Nous y voyons même qu’un petit-fils de Moïse, nommé Jonathan, était sacrificateur auprès d’une image taillée pour la tribu des Danites (chap. 18, 30). Chose horrible ! être un descendant d’un serviteur aussi fidèle que Moïse qui avait donné la loi dont le premier commandement défendait les images taillées, qui avait détruit le veau d’or, et être au service d’une idole... On peut avoir des parents pieux et fidèles et tomber bien bas quand on désobéit aux enseignements que Dieu nous donne dans sa Parole. Demandez à Dieu de bien vouloir vous garder, lui seul peut le faire.

La conséquence de cette désobéissance a été que le peuple s’est trouvé dans la misère et sous le jugement de Dieu. Le livre de Ruth fait suite à celui des Juges : là, le peuple est dans la famine ; et voici un homme dont le nom est Élimélec, qui, au lieu de s’humilier devant Dieu, va encore plus loin dans le chemin de la désobéissance et quitte le bon pays que l’Éternel a donné à son peuple et va au pays de Moab, ce qui était positivement défendu. Lire Deutéronome 23, 3 à 7. Là, il y meurt, ainsi que ses fils. Hélas ! seule sa femme revient dans le deuil, la tristesse et l’amertume. C’est tout ce que l’on trouve quand on désobéit à Dieu. Mais, au milieu d’une telle scène, voici la grâce de Dieu qui brille d’un éclat bien merveilleux envers sa belle-fille, Ruth, une Moabite qui ne méritait rien et qui n’avait aucun droit aux promesses divines, ni aux bénédictions qui étaient la part du peuple d’Israël.

Cette femme était caractérisée par une grande foi, foi qui s’élevait au-dessus de toute la misère de l’homme et qui trouve en Dieu la réponse à tous ses besoins : un Dieu qui se plaît à enrichir ceux qui se confient en lui. À la fin de ce petit livre se trouve une courte généalogie qui part du fils de Juda et qui aboutit à David le roi, et dans cette généalogie est nommé Obed, le fils de Ruth. Ruth a donc été dans les ancêtres de notre Seigneur, selon la chair. Ceci dit, nous arrivons à notre premier livre de Samuel, qui nous fait connaître ce roi David, le roi selon le cœur de Dieu.

Vous voyez, chers enfants, comment, dans les Écritures, tout nous est donné avec un ordre parfait. J’aimerais pouvoir vous en montrer d’autres exemples, mais cela nous prendrait trop de temps. Vous pouvez le remarquer vous-mêmes en lisant la Parole. Mais il nous faut enfin nous occuper de notre livre de Samuel.

Lorsque nous lisons les Écritures nous sommes en présence de tant de merveilles que nous ne savons ni où commencer, ni où finir. Vous remarquez que dans ce premier livre de Samuel tout est en désordre parmi le peuple de Dieu : La loi avait été violée déjà à Sinaï, les premiers chapitres de notre livre nous apprennent que la sacrificature a été ruinée à cause de la méchanceté des fils d’Éli, le souverain sacrificateur ; et le jugement allait tomber sur le peuple et sur ceux qui servaient dans la maison de Dieu.

C’était un état de choses qui ressemblait à la chrétienté d’aujourd’hui. La parole de Dieu n’est plus écoutée et c’est le désordre partout, même au milieu de ceux qui prétendent encore servir Dieu. Le jugement est à la porte. Les événements qui se déroulent aujourd’hui nous avertissent de ce qui va arriver. Que faire dans des temps pareils ? Les premières pages de notre livre de Samuel sont pleines d’instruction à ce sujet. Lisez vous-même ce premier chapitre et certainement le Seigneur lui-même vous donnera bien des enseignements importants. Il est précieux de profiter des enseignements qui nous sont donnés par d’autres personnes, mais ceux que le Seigneur nous donne lui-même ont toujours un prix particulier pour nos âmes. Samuel a certainement appris beaucoup de choses par la bouche d’Éli, mais il en a appris de plus intimes, de plus précieuses quand l’Éternel se révélait lui-même par sa parole. Qu’il en soit ainsi de vous tous.

 

 

3                        94ème leçon — 1 Samuel 1

 

Mes chers enfants, vous n’avez pas oublié ce que je vous ai dit concernant l’état dans lequel se trouvait le peuple de Dieu tel qu’il nous est dépeint au commencement du premier livre de Samuel. Aujourd’hui je veux vous parler du père et de la mère de Samuel dont la piété faisait contraste avec l’état général du peuple. Le père s’appelait Elkana ; un nom remarquable puisqu’il veut dire « Dieu de la grâce » ; sa femme se nommait Anne, ce qui veut dire « grâce ». En somme, elle portait le même nom que son mari. Vous savez que chez les fils d’Israël les noms avaient une grande importance, et souvent ils caractérisaient ceux qui les portaient. Elkana et sa femme connaissaient donc quelque chose de la grâce de Dieu. N’est-ce pas là la première chose qu’un homme devrait connaître ?

Il est évident que, étant sous la loi, ils ne pouvaient pas connaître toute l’excellence de cette grâce comme elle nous a été révélée dans la personne du Seigneur Jésus ; car la loi a été donnée par Moïse, et la grâce vint par Jésus Christ (Jean 1, 17). Malgré cela, avant la venue du Seigneur, Dieu avait donné bien des exemples de cette grâce, et les âmes qui cherchaient Dieu pouvaient en connaître suffisamment pour y trouver une réponse à leurs besoins.

Dieu avait fait grâce à Adam et il n’est pas mort le jour même de son péché puisqu’il a eu une longue vie de neuf cent trente ans. Noé a trouvé grâce aux yeux de l’Éternel et bien d’autres avec lui. Cherchez vous-mêmes dans les Écritures et vous trouverez un grand nombre d’exemples de cette merveilleuse grâce de Dieu.

Pour pouvoir en jouir, il est de toute nécessité de connaître sa propre culpabilité. La grâce n’est que pour les coupables, comme la miséricorde n’est que pour les misérables. J’aime à penser que vous aussi vous savez que vous êtes des coupables et que c’est en vertu de cette libre et gratuite grâce que vous pouvez subsister devant Dieu.

Donc Elkana et sa femme connaissaient quelque chose de la grâce de Dieu, et le premier résultat de cette connaissance était qu’ils allaient chaque année à Silo pour adorer l’Éternel des armées. Peut-être que vous vous êtes demandé ce que signifiait ce titre : « Éternel des armées » ? L’Éternel des armées est le Dieu qui a à sa disposition toutes les armées célestes, ces myriades d’anges, puissants en force et en dignité, ils sont ses serviteurs accomplissant son bon plaisir. Le Seigneur disait à Pierre : « Penses-tu que je ne puisse pas maintenant prier mon Père, et il me fournira plus de douze légions d’anges ? » (Matt. 26, 53). L’Éternel des armées est donc le Dieu qui fait ce qu’il veut dans les cieux et sur la terre. Connaître Dieu fait de nous des adorateurs. Or Dieu est glorifié lorsque nous venons ainsi lui rendre culte. Elkana allait donc adorer à Silo, car c’était là que se trouvait l’arche de l’Éternel.

Nous ne pouvons pas aller adorer n’importe où. Dieu avait fixé un lieu où son peuple devait venir lui rendre culte et lui offrir des sacrifices. Lisez le chapitre 12 du livre du Deutéronome et vous verrez que là Dieu donne tous les enseignements à son peuple concernant cette précieuse vérité. Un Israélite devait aller rendre culte dans le lieu que l’Éternel aurait choisi, avec toute sa famille. Les enfants y avaient une part comme les grandes personnes. C’est ce que faisait Elkana. Là il y avait des portions pour lui, pour ses femmes et pour ses enfants.

Certainement vos parents vous mènent avec eux, le premier jour de la semaine dans le lieu où le Seigneur a mis la mémoire de son nom et où il vient à nous pour nous bénir. Vous avez là une part comme tous ceux qui sont présents. En Israël la part était matérielle, c’était la chair des sacrifices qui était mangée dans la présence de Dieu ; pour nous c’est une part spirituelle. Certainement vous connaissez quelque chose de la joie qu’il y a à chanter les louanges du Seigneur. C’est cette part précieuse qui est la vôtre et celle de tous les adorateurs de maintenant.

Vous pouvez aussi remarquer qu’il n’y avait pas rien que de la joie à Silo. Là se trouvaient les deux fils d’Éli qui étaient de méchants hommes. Nous aurons malheureusement l’occasion de reparler d’eux plus tard. Ce devait être un grand sujet de souffrances pour un Elkana pieux de voir ces malheureux qui méprisaient l’offrande de l’Éternel, mais cela ne l’empêchait pas de continuer d’aller à Silo d’année en année, car là il venait y chercher la présence de l’Éternel. Or, celui qui cherche le Seigneur le trouve. Nous n’avons jamais à regarder aux hommes, mais bien au Seigneur. Lui est toujours fidèle. Elkana avait d’autres sujets de souffrances, nous en parlerons lors de notre prochaine leçon. Ceci dit, je vous quitte pour cette fois, me demandant si cette leçon n’a pas été un peu trop longue pour vous. Il vaut mieux peu et bien retenir que beaucoup et tout oublier.

 

 

4                        95ème leçon — 1 Samuel 1

 

Mes chers enfants. Je vous ai dit, lors de notre dernière leçon qu’Elkana avait des sujets de souffrances. La vue de la conduite des fils d’Éli certainement devait en être une grande pour lui, en voyant ces malheureux qui livraient la gloire de l’Éternel à l’opprobre. Une autre souffrance était la sienne, celle de voir sa femme bien-aimée, Anne, être l’objet de la haine de Peninna qui était son ennemie, nous est-il dit. Anne pleurait ; ce devait être une chose bien pénible pour Elkana que de voir la douleur de sa femme chérie. Elkana et Anne étaient pieux et Peninna ne l’était pas, c’est ce qui occasionnait bien de la souffrance dans cette maison. Dans toutes nos difficultés nous avons à nous souvenir qu’il y a une ressource pour ceux qui veulent être fidèles au Seigneur, cette ressource est la prière. Anne le savait bien, et vous voyez la grande place que ce saint exercice de l’âme avec Dieu avait dans la vie de cette pieuse femme. Au v. 12, il nous est dit qu’elle priait longuement devant l’Éternel ; au v. 15, elle répandait son âme devant l’Éternel ; au v. 16, elle lui parlait dans la grandeur de sa plainte et de son chagrin ; au v. 26, elle dit : « Je suis la femme qui se tenait ici près de toi pour prier l’Éternel, j’ai prié pour cet enfant, et l’Éternel m’a accordé la demande que je lui ai faite » ; enfin, au chap. 2, 1 : « Et Anne pria ». Elle prie quand elle est dans l’amertume et elle continue à prier quand elle est dans la joie. Facilement nous prions quand nous sommes dans la détresse, mais souvent nous négligeons la prière quand les circonstances paraissent favorables. Chers enfants, priez en tout temps et pour toutes choses. Anne ayant été une femme de prières, tout naturellement Samuel, son fils, lui aussi a été un homme de prières. Il avait été à une bonne école. Nous aurons maintes fois l’occasion d’en reparler au cours de la lecture de ce livre. Dieu peut exercer la foi de ceux qui prient et faire attendre la réponse à leurs prières pendant un temps, mais tôt ou tard il répond, et cette réponse est d’autant plus merveilleuse qu’il a fallu l’attendre plus longtemps. Autre chose, avant de nous donner ce que nous avons demandé, Dieu nous fait jouir de sa paix, et cela même lorsque les circonstances n’ont pas changé. Vous connaissez le merveilleux passage de Philippiens 4, 6-7 : « Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus ». C’est ce que Anne a expérimenté après avoir ainsi répandu son âme devant l’Éternel. Elle put s’en aller son chemin, elle mangea et elle n’eut plus le même visage. Au lieu de la tristesse, ce visage reflétait la paix qui remplissait son cœur : la paix de Dieu était sa part. Elkana et sa famille peuvent maintenant se lever, se prosterner devant l’Éternel et rentrer chez eux en attendant le moment où il exaucera la prière de sa fidèle servante. C’est une chose précieuse que de pouvoir ainsi chercher le Seigneur en tout temps. Nous pouvons être dans des circonstances pénibles, mais lui nous sauve de toutes nos détresses et, pour finir, nous avons de nombreux sujets de le bénir. Heureux les enfants qui ont des parents qui prient pour eux. Anne a prié pour Samuel avant sa naissance et elle a prié après. Ce premier chapitre du premier livre de Samuel est plein d’enseignements pratiques pour nous ; si nous savions mieux y prendre garde, nous serions gardés de bien des faux pas dans notre marche de chaque jour. Anne, dans sa prière, dit à l’Éternel qu’elle lui donnera son fils pour tous les jours de sa vie. Savez-vous que vos jours ne vous appartiennent pas ? Ils sont au Seigneur, lui qui a tous les droits sur chacun de nous. La conséquence bien simple de tout cela est que nous n’avons pas le droit de faire les choses qui nous plaisent, mais nous avons à réaliser que nous sommes esclaves de Christ. C’est un heureux esclavage, c’est même la seule vraie liberté. Je me souviens que, étant enfant, dans presque toutes les réunions de prières, un vénérable vieillard indiquait ce cantique : « Seigneur, sanctifie nos jours, nos moments ». Il avait bien compris que ses jours et ses moments étaient au Seigneur. Autre chose, Anne a dit que le rasoir ne passerait pas sur la tête de son fils. Cela voulait dire qu’il serait « un Nazaréen de Dieu ». Nazaréen veut dire « séparé ». Vous lirez à ce sujet le chapitre 6 du livre des Nombres qui nous enseigne ce qu’était le Nazaréat. Ce fils donc, dès son entrée dans le monde, était séparé du monde et du mal pour être tout entier à Dieu. Cela faisait de lui un vrai témoin au milieu du peuple. C’était une belle vie qui s’ouvrait devant lui. Cela n’est-il pas propre à vous faire envie ? Lisez donc attentivement tout ce qui nous est dit de Samuel et demandez à Dieu qu’il vous accorde la grâce d’être fidèles comme il l’a été.

 

 

Bonne Nouvelle 1942

5                        96ème leçon — 1 Samuel 1

 

Mes chers enfants. Nous lirons encore aujourd’hui le chapitre 1 du premier livre de Samuel. Il contient tant d’enseignements précieux que j’ai à cœur de vous en parler une fois de plus.

À la naissance du fils tant désiré, sa mère l’a appelé « Samuel », ce qui veut dire : demandé à Dieu ou Dieu a exaucé. Vous vous souvenez qu’Elkana et Anne portaient des noms qui avaient une signification et qui rappelaient l’un et l’autre qu’ils connaissaient la merveilleuse grâce de Dieu. Le nom de leur fils rappelait que ce Dieu de grâce répond aux prières de ceux qui revendiquent, non leurs bonnes œuvres, mais bien la grâce de Dieu qui se plaît à bénir ceux qui se confient en Lui.

Sitôt que Anne eut sevré son fils, elle l’amena à la maison de l’Éternel afin qu’il paraisse devant Lui et qu’il demeurât là pour toujours. Dans ce moment, l’Éternel habitait à Silo, là où était l’arche ; plus tard il a habité à Jérusalem dans le temple que Salomon avait bâti. Maintenant que ce temple est détruit, le Seigneur ne demeure plus dans une maison faite de main d’homme, mais dans une maison spirituelle composée de pierres vivantes. Tous les croyants sont comme les pierres même de cet édifice. Ils sont unis les uns aux autres par le Saint Esprit et forment ainsi l’assemblée de Dieu.

Quand les croyants sont assemblés au nom du Seigneur Jésus, il vient là au milieu d’eux et il les bénit. Sa présence n’est pas visible à l’œil de la chair, mais elle se réalise par la foi. Puisqu’il a promis d’être au milieu d’eux, Matthieu 18, 20, il ne peut manquer à sa parole, et tous ceux qui viennent là se confiant en Lui en font l’heureuse expérience de la même manière que Elkana et Anne en ont fait l’heureuse expérience dans la maison qui était à Silo. Dans cette maison ils ont prié, ils ont été consolés, réjouis et ont adoré, car l’Éternel était là.

Il en est de même pour nous quand nous nous rassemblons, non autour d’un homme, mais autour du Seigneur. Il est fidèle et il se plaît à bénir ceux qui se confient en Lui.

Le cœur d’Anne devait déborder de joie et de reconnaissance envers l’Éternel. La prière et les larmes avaient fait place à l’adoration. Il en est toujours de même lorsque nous prions avec instance. Dieu nous répond et naturellement la reconnaissance remplit le cœur et, de la bouche, s’élève la louange.

Nous comprenons que cette femme pieuse ne pouvait rien désirer de mieux pour son fils que de le voir demeurer dans ce saint lieu pour tous les jours de sa vie ; aussi elle le prête, pour tous les jours de sa vie, à ce Dieu qui l’avait si richement bénie. Heureuse mère, et heureux fils d’une telle mère ! Avez-vous su apprécier votre mère qui, dès votre jeune âge, vous a appris à prier et vous a conduits dans le lieu où Dieu est adoré ?

En allant à la maison de l’Éternel, Anne a pris avec elle trois jeunes taureaux pour les offrir en sacrifice à l’Éternel. Elle savait qu’on ne peut s’approcher de Dieu qu’en vertu d’un sacrifice. Or le sang de taureaux et de boucs ne peut pas ôter les péchés, mais seul le sang de Christ nous purifie de tout péché et nous rend parfaits à perpétuité. Le sacrifice d’Anne parlait d’avance de ce sacrifice, il en était une ombre, une figure. Elle a aussi amené avec elle un épha de farine et une outre de vin. La farine nous parle de Celui qui a dit : « Je suis le pain qui est descendu du ciel ». Le vin nous parle de la joie que le croyant a dans la personne du Seigneur Jésus. Vous savez qu’il est dit : Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur (Phil. 4, 4). Enfin, Samuel, bien que très jeune, s’est prosterné devant l’Éternel. Dès son enfance, il a été un adorateur. Le Père en cherche dans le monde. Avez-vous pensé, chers enfants, que malgré votre jeunesse vous pouvez vous aussi lui rendre ce précieux service ? Vous pouvez chanter ses louanges et lui parler de ce que le Seigneur Jésus a fait en venant dans ce monde ; lui le seul homme qui l’a glorifié dans sa vie et dans sa mort.

 

 

6                        97ème leçon — 1 Samuel 2

 

Mes chers enfants. Aujourd’hui nous lirons le deuxième chapitre du premier livre de Samuel. Vous remarquerez d’emblée que les dix premiers versets de ce chapitre sont une prière d’Anne. Cette chère Anne priait quand elle était dans la détresse et elle continuait à le faire quand elle était dans la joie. Il y a là un grand enseignement pratique pour nous. Prions sans cesse. Généralement quand nous sommes dans des difficultés, cela nous pousse à prier, mais malheureusement lorsque les circonstances changent et que les difficultés s’en vont, nous négligeons facilement la prière. Chers enfants, priez en tout temps, faites intervenir le Seigneur dans vos circonstances quand tout semble aller à souhait aussi bien que lorsque vous traversez des circonstances pénibles ou difficiles. C’est une vérité de toute importance.

Il est évident que les prières changent de caractère suivant les besoins et les temps que nous traversons. Nous n’avons qu’à comparer la prière d’Anne au premier chapitre de notre livre avec celle qui nous occupe dans ce moment pour voir la différence de caractère de ses prières, mais, dans un cas comme dans l’autre, elle avait affaire avec l’Éternel.

Dans le premier chapitre, elle répandait son âme devant Dieu, dans la grandeur de sa plainte et de son chagrin, en versant beaucoup de larmes. Dans le chapitre 2 elle répand son cœur devant ce même Dieu, mais un cœur qui débordait de joie et de reconnaissance. De fait, sa prière est une suite presque ininterrompue de sujets de louange.

Nous avons à nous souvenir que celui qui sacrifie la louange glorifie le Seigneur ; il y prend plaisir. La louange est la conséquence toute naturelle de la prière. Si nous demandons quelque chose au Seigneur, il se plaît à nous donner richement ; et, en juste retour, nous avons à le louer et à lui témoigner notre reconnaissance.

Puisque nous sommes sur le sujet de la prière, je profiterai de l’occasion pour vous donner quelques recommandations à cet égard. Prenez la bonne habitude de prier pour toutes choses. Nous avons affaire avec un Dieu qui s’intéresse à toutes nos circonstances, petites ou grandes. Il compte nos allées et nos venues, il met nos larmes dans ses vaisseaux, il les inscrit même dans son livre, il a poussé la sollicitude jusqu’à compter les cheveux de nos têtes. Rien n’est trop grand et rien n’est trop petit pour lui ; et de plus, il nous aime, et de quel amour ! Parlez-lui donc de vos peines, de vos joies, de vos travaux, de vos allées et de vos venues, de vos désirs et de vos craintes : n’oubliez surtout pas de lui parler de vos fautes. Vous savez que nous avons à les lui confesser, et il est prêt à nous pardonner. Faites des prières courtes et précises ; évitez tout ce qui n’est pas en harmonie avec la grandeur et la majesté de Celui à qui vous vous adressez. Souvenez-vous qu’il est le grand Dieu qui est dans les cieux et que vous n’êtes que de pauvres mortels sur la terre.

Dans vos prières, employez autant que possible les mots et les expressions dont la Parole se sert. Vous ne pouvez pas en trouver de plus belles, ni de plus parfaites. Un grand nombre de prières nous sont rapportées dans la Bible ; lisez-les, et ainsi vous apprendrez à prier d’une manière qui sera agréable au Dieu auquel vous vous adressez. Maintenant, je vois que je ne vous ai encore rien dit de la prière d’Anne. Faute de temps nous ne pourrons pas nous en occuper aujourd’hui, nous le ferons donc une autre fois si le Seigneur le permet. En attendant, lisez-la vous-même et cherchez-y quelques enseignements. Certainement le Seigneur vous en donnera si vous vous confiez en lui. Ce qui nous vient directement de lui est toujours plus précieux que ce qui nous a été donné par un de ses serviteurs.

 

 

7                        98ème leçon — 1 Samuel 2:1

 

Mes chers enfants. Nous reviendrons donc aujourd’hui sur le cantique d’Anne. Vous avez sans doute remarqué que trois mots sont employés dans les Écritures pour désigner la louange des rachetés. Ce sont : des « psaumes », des « hymnes » et des « cantiques ». Voyez à ce sujet Colossiens 3, 16. Le mot psaume est le terme le plus général ; il est employé en rapport avec ce qui se passe dans le cœur des fidèles lorsqu’ils considèrent ce que Dieu est, ce qu’il dit et ce qu’il fait. Les psaumes sont l’expression des élans d’une âme pieuse vers Dieu. C’est comme si une corde harmonieuse vibrait au dedans d’eux en pensant à sa bonté, à sa fidélité, à ses œuvres, à sa sagesse, en un mot à toute sa gloire. Les hymnes sont en rapport avec le culte, l’adoration. Les cantiques célèbrent toujours une délivrance quelconque.

La prière d’Anne est donc un cantique puisqu’elle célèbre l’heureuse délivrance dont elle a été l’objet, la délivrance de l’opprobre qui pesait sur elle et qui a pris fin lors de la naissance de son fils Samuel ; ce fils tant désiré. Son cantique commence par l’expression de la joie qui remplissait son cœur de mère : « Mon cœur s’égaie en l’Éternel ». Ce Dieu fidèle avait répondu à son ardente prière. Vous remarquez que ce n’était pas dans ce qu’elle avait reçu qu’elle se réjouissait, mais bien dans le donateur lui-même.

Il nous arrive souvent de nous réjouir dans les circonstances que nous traversons plutôt que de nous réjouir dans Celui qui nous les dispense. Hélas ! les circonstances changent souvent et nous voici tout abattus. Mais Dieu qui ne peut changer se plaît à nous bénir et lui ne peut changer ; il reste le même, car il n’y a en lui ni variations, ni ombre de changements.

Anne, dans ce moment, réalisait ce que nous avons dans le commencement du chapitre 3 des Philippiens « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ». Les Philippiens devaient certainement se réjouir en voyant Épaphrodite revenir auprès d’eux après avoir accompli le service qu’ils lui avaient confié en l’envoyant jusqu’à Rome porter un secours à l’apôtre Paul. Il avait été malade et fort près de la mort en faisant ce long voyage. Maintenant qu’il revenait guéri auprès des Philippiens, leur joie devait être grande. « Réjouissez-vous dans le Seigneur », leur dit l’apôtre, lui ne change pas.

Chers enfants, certainement vous avez des sujets de joie, recevez-les de la main du Seigneur avec reconnaissance, mais souvenez-vous que ces choses passeront tôt ou tard, mais que le Seigneur reste quand tout nous manque. C’est lui qui fera notre joie pendant l’éternité. En lui jamais nous n’aurons de déceptions.

« Ma corne est élevée en l’Éternel ». La corne, dans les Écritures, est le symbole de la puissance. Les quatre grandes monarchies qui ont dominé sur Israël sont comparées à quatre grandes cornes dans la fin du chapitre 7 de Zacharie. Vous en trouverez d’autres exemples en cherchant dans votre Bible. Anne n’était qu’une pauvre faible femme, mais Dieu lui-même l’avait délivrée et l’avait abondamment bénie. Lui seul avait pu lui accorder le désir de son cœur et répondre à sa foi. Maintenant « sa bouche pouvait s’ouvrir sur ses ennemis », non pour les narguer, mais bien pour leur parler de la fidélité du Dieu en qui elle s’était confiée et de la puissance qu’il avait déployée en sa faveur. Dans la fin de ce premier verset, elle se réjouit dans le « salut de Dieu ». C’est ce Dieu qui avait été sa délivrance et qui est celle de tous ceux qui s’attendent à sa bonté. Il sauve de la puissance de l’ennemi de nos âmes, il nous délivre pendant notre voyage ici-bas de tous les dangers auxquels nous sommes exposés, et bientôt il nous délivrera de ce monde et nous introduira dans les demeures célestes, dans la maison du Père. Réjouissons-nous, nous aussi, dans le grand salut qui va bientôt être consommé dans la gloire.

 

 

8                        99ème leçon — 1 Samuel 2:2

 

Mes chers enfants. Lors de notre dernière leçon, nous avons médité le premier verset du cantique d’Anne. Le deuxième verset que nous allons considérer ensemble contient deux grandes vérités sur lesquelles j’aimerais que nous nous arrêtions un peu. Prêtons une oreille attentive à ce que Dieu veut nous enseigner par ce moyen.

La première de ces vérités est que Dieu est saint : « Nul n’est saint comme l’Éternel ». Nous ne saurions trop insister sur cette première vérité. Il a les yeux trop purs pour voir le mal, et nous ne pouvons jouir de sa grâce et de ses bénédictions qu’en nous séparant du mal sous toutes ses formes. Ayez en horreur le mal, lisons-nous dans Romains 12, 9. Vous serez saints, car je suis saint (Lévitique 11, 44). Nous pourrions citer d’autres passages, mais la chose importante n’est pas d’en connaître un grand nombre, mais bien de mettre en pratique ce que nous savons. Un homme ne peut pas devenir un saint par ses propres efforts ; il est un pécheur coupable. L’Éthiopien changerait-il sa peau et le léopard ses taches ? (Jérémie 13, 23). Mais tous ceux qui croient au Seigneur Jésus ont été sanctifiés par l’offrande de son corps faite une fois pour toutes. C’est-à-dire, qu’ils sont devenus des saints en vertu de son sacrifice.

Nous avons à nous emparer de cette vérité par la foi de la même manière que nous avons cru que nos péchés nous ont été pardonnés en vertu du sang qui a coulé pour nous sur la croix. Ensuite nous avons à marcher comme des saints et à nous séparer pratiquement de tout mal, non pour devenir des saints, mais parce que nous le sommes. Vous obéissez à vos parents non pas pour devenir leur enfant, mais parce que vous l’êtes. De la même manière, puisque Dieu a fait de nous des saints, nous avons à obéir à sa Parole.

C’est ainsi que se réalisera la prière du Seigneur : « Sanctifie-les par la vérité ; ta parole est la vérité » (Jean 17, 17). C’est cette parole qui nous apprend à connaître ce qui est bien et ce qui est mal, ce que Dieu ne peut pas approuver. Ainsi cette parole nous sanctifie lorsque nous la mettons en pratique dans notre vie de chaque jour. De là l’importance qu’il y a de la lire et d’y conformer notre vie.

La seconde vérité sur laquelle nous voulons encore nous arrêter est dans ces mots : « Il n’y a pas de Rocher comme notre Dieu ». Maintes fois nous trouvons le rocher dans les Écritures. Je me bornerai à vous citer deux versets qui, je l’espère, seront suffisants pour nous faire comprendre ce que Dieu veut nous enseigner ici.

Le premier se trouve dans le livre des Proverbes, chap. 30, v. 26. « Les damans, sages entre les sages, sont un peuple sans puissance, et ils ont placé leurs maisons dans le rocher ». Ce sont de gentils petits mammifères des pays chauds. Ils ont quelque analogie avec les marmottes que nous trouvons dans nos montagnes. Leurs doigts sont très courts et, au lieu de posséder des griffes avec lesquelles ils pourraient se défendre contre leurs ennemis, ils sont enfermés dans de petits sabots. Ils vivent dans les rochers. Leur seule ressource, en présence d’un danger quelconque, est de se cacher dans les anfractuosités des rochers, ainsi ils sont à l’abri de tous leurs ennemis. Le lion, pas plus que l’aigle, ne peuvent les atteindre dans leurs cachettes. Il faudrait pour cela s’attaquer premièrement au rocher lui-même.

Nous avons ici une belle illustration de ce qu’est le croyant qui, n’ayant aucune puissance et aucune sagesse en lui-même, serait à la merci de tous ses ennemis s’il ne pouvait se réfugier en Christ qui est le Rocher des siècles. Caché pour ainsi dire en lui, nous sommes à l’abri de tout danger. C’est ce que le psalmiste avait bien compris quand il disait : « Que les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur soient agréables devant toi, ô Éternel, mon rocher et mon rédempteur » (Ps. 19, 14). Cela est agréable à ses oreilles quand nous nous adressons à lui dans la conscience de notre incapacité et que nous mettons notre confiance en son œuvre à la croix pour être sauvés et en sa puissance infinie pour être gardés de tout mal.

 

 

9                        100ème leçon — 1 Samuel 2:3, 4, 5

 

Mes chers enfants. Certainement le commencement du v. 3 du cantique d’Anne est une allusion aux paroles de Peninna qui, ainsi que nous l’avons vu au v. 6 du premier chapitre, la chagrinait aigrement pour la pousser à l’irritation. C’était bien mal de sa part d’agir ainsi. En le faisant, elle manifestait la méchanceté qui était au fond de son cœur. Elle ne savait pas que Dieu l’entendait et qu’il interviendrait en faveur de la pieuse Anne. « Ne multipliez pas vos paroles hautaines ; que l’insolence ne sorte pas de votre bouche. Car l’Éternel est un Dieu de connaissance et par lui les actions sont pesées ». Il avait vu ce que faisait Peninna et certainement cela était mauvais à ses yeux. Nous avons là un enseignement important dont nous avons à nous souvenir sans cesse. Dieu prend connaissance de tout ce que nous faisons, de ce que nous disons et même des pensées qui sont au plus profond de nos cœurs. Cela est propre à nous rendre vigilants et à nous faire veiller sur toute notre conduite. Quand une pensée de haine, de méchanceté ou de jalousie vient au dedans de nous, nous avons à le confesser et à crier au Seigneur afin qu’il nous délivre. Lorsque les choses mauvaises ne sont pas jugées, elles peuvent nous conduire beaucoup plus loin dans le mal. Nous lisons dans la première épître de Jean, chap. 3, 14 et 15 : « Celui qui n’aime pas son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui ». Lisez aussi ce qui nous est dit de Caïn dans les versets 11 et 12 de ce chapitre. Dieu pèse toutes nos actions ; elles peuvent paraître bonnes à nos yeux et même aux yeux de nos semblables, mais demandons-nous ce que Dieu en pense, considérons cela à la lumière de sa parole et souvent nous aurons à nous juger et à nous humilier devant lui.

Verset 4. « L’arc des puissants est brisé, et ceux qui chancelaient se ceignent de force ». L’arc est l’arme de la force, car il faut une grande vigueur pour bander un arc qui envoie la flèche au loin. On peut être puissant dans le monde ; et, pour un moment, il peut sembler que tout cède devant la volonté de ceux qui font le mal ; mais, à un moment donné, Dieu intervient, et ils sont, comme dit le psalmiste, détruits en un moment ! Ils périssent consumés par la frayeur (Ps. 73, 19). Nous en avons plusieurs exemples dans la Parole ; un des plus remarquables est celui d’Haman qui se trouve dans le livre d’Esther, chap. 3 à 7. Au moment même où ce méchant homme pensait arriver à l’accomplissement de ses desseins en faisant mettre à mort le peuple de Dieu, le jugement est tombé sur lui et il a été pendu au bois de cinquante coudées qu’il avait fait préparer pour Mardochée.

Mais aussi, il est précieux de savoir que ceux qui ont le sentiment de leur faiblesse se ceignent de force, car le Seigneur se plaît à déployer en eux sa puissance. Ce Dieu est aussi celui qui pourvoit aux besoins de ceux qui se confient en Lui, et il les comble de bienfaits. C’est ce que nous avons dans le verset 5. Nous avons de nouveau à la fin de ce verset une allusion à Anne et à Peninna. Autrefois Anne était sans enfants et maintenant l’Éternel lui avait donné Samuel et allait lui envoyer d’autres enfants. Nous avons la même pensée exprimée à la fin du Ps. 113. Du reste, comparez ce psaume avec le cantique d’Anne et vous y trouverez beaucoup d’analogies, de même que dans le cantique de Marie (Luc 1, 46-55). Vous verrez aussi que les fidèles de tous les temps ont fait les mêmes expériences. Vous-mêmes aussi vous ferez de même si vous vous confiez dans le Seigneur.

 

 

10                  101ème leçon — 1 Samuel 2:6, 7

 

Mes chers enfants. Je vois que nous n’avançons pas beaucoup dans la méditation du cantique d’Anne. Cette précieuse page des Écritures contient tant d’enseignements pratiques que nous pourrions nous y arrêter encore bien plus longtemps. La Parole de Dieu est infinie comme, du reste, tout ce qui est de Lui. Regardez les étoiles, les plantes, les animaux, et vous verrez qu’une vie d’homme est trop courte pour apprendre à en connaître quelque chose. Sachez, dès votre jeune âge, rendre la gloire qui est due à ce Dieu qui fait tant de merveilles, mais surtout n’oubliez pas son œuvre en rédemption. L’œuvre que le Seigneur a accomplie en sauvant des pécheurs est plus grande que celle de créer les mondes.

Mais commençons notre sujet. Nous sommes restés au v. 6. Avez-vous remarqué que si des hommes avaient écrit ce verset, ils auraient mis exactement le contraire de ce que nous y trouvons ? Certainement vous et moi nous aurions écrit : L’Éternel fait vivre et il fait mourir, car c’est là le résumé de l’histoire de tous les hommes. On vit et, ensuite, on meurt. C’est la grande leçon qui nous est donnée dans le chapitre 5 du livre de la Genèse. Un seul homme, Enoch, fait exception à cette règle. Le salaire du péché, c’est la mort, et il est réservé aux homme de mourir une fois (Héb. 9, 27). Si tout se bornait à cela, la vie serait bien triste, mais l’Éternel est celui qui fait vivre ; la mort peut faire son œuvre, mais bientôt le Seigneur manifestera sa puissance en faisant sortir du tombeau tous ceux qui se sont endormis. À sa voix puissante tous seront rendus vivants. Soyez bien assurés que ce n’est pas le prince de la mort qui aura le dernier mot, mais bien le Prince de la vie. Jésus a toujours commandé quand il s’est trouvé en présence de la mort.

Cherchez trois passages dans les évangiles de Marc, Luc et Jean où nous voyons le Seigneur qui commande à la mort et chaque fois elle a lâché sa proie. Il fait donc descendre dans le shéol, car c’est lui qui a en main les clés de la mort et du hadès (Apoc. 1, 18). Il peut donc en faire monter. Quel jour glorieux que celui dans lequel il fera valoir ses droits sur les corps de tous ses bien-aimés ! C’est là l’espérance consolante de tous les siens qui sont dans les larmes.

Il est aussi celui qui appauvrit et qui enrichit, qui abaisse et qui élève aussi. Pour que nous puissions jouir des richesses insondables qui sont en Lui, il doit souvent nous dépouiller de tout ce sur quoi nous pouvons peut-être mettre notre confiance. Il nous fait sentir toute notre misère et nous amène à la conscience que nous sommes si pauvres que nous n’avons rien à lui apporter que notre misère et nos nombreux péchés. Lorsque nous sommes arrivés là, il nous donne tout : il nous enrichit des richesses de sa grâce, des richesses de la gloire de son héritage, des richesses de sa miséricorde, des immenses richesses de sa grâce, des richesses insondables du Christ, des richesses de sa gloire. Que sont les biens de ce monde à côté des richesses que nous venons d’énumérer ?

Chers enfants, que voulez-vous chercher dès votre jeune âge ? L’argent et l’or qui périssent ont-ils du prix pour votre cœur ? La sagesse, Christ lui-même, a dit : « Avec moi sont les richesses et les honneurs, les biens éclatants et la justice. Mon fruit est meilleur que l’or fin, même que l’or pur, et mon revenu meilleur que l’argent choisi. Je marche dans le chemin de la justice, au milieu des sentiers de juste jugement, pour faire hériter des biens réels à ceux qui m’aiment, et pour que je remplisse leurs trésors » (Proverbes 8, 18-21). Non seulement il enrichit, mais aussi il élève et cela jusque dans la gloire dans laquelle il est entré lui-même. Malheureusement aujourd’hui les hommes aiment mieux la gloire qui vient de leurs semblables que la gloire qui vient de Dieu seul (Jean 12, 13). Dans notre prochaine leçon, nous verrons jusqu’où il peut élever ceux qui se laissent bénir par Lui.

 

 

11                  102ème leçon — 1 Samuel 2:8-10

 

Mes chers enfants. La dernière fois que nous avons été ensemble, nous avons terminé notre entretien sur le grand fait que le Seigneur peut élever et qu’il peut enrichir. Nous allons aujourd’hui considérer de plus près cette glorieuse vérité qui nous est développée d’une manière particulière dans le v. 8 du cantique d’Anne.

Premièrement, quelles sont les personnes qu’il va élever au faîte de la gloire et auxquelles il va conférer des honneurs ? De grands hommes ? Non ! des misérables, des pécheurs : « De la poussière il fait lever le misérable, de dessus le fumier il élève le pauvre ». Souvent les pauvres sont méprisés dans le monde, un monde qui estime les hommes pour ce qu’ils ont plutôt que pour ce qu’ils sont. Ce sont précisément ceux que le monde méprise qui sont les objets de la sollicitude du Seigneur et ceux dont il s’occupe d’une manière particulière : « L’évangile est annoncé aux pauvres » (Luc 7, 22).

Nous avons déjà remarqué l’analogie qu’il y a entre notre cantique et le Psaume 113, psaume dans lequel l’Éternel est célébré pour sa grandeur. « Qui est comme l’Éternel, notre Dieu ? Il a placé sa demeure en haut ; il s’abaisse pour regarder dans les cieux et sur la terre ; de la poussière il fait lever le misérable, de dessus le fumier il élève le pauvre, pour les faire asseoir avec les nobles, avec les nobles de son peuple » (v. 5 à 7).

Où a-t-il donc placé sa demeure, puisque de là il doit s’abaisser pour regarder dans les cieux ? C’est ce dont Salomon avait conscience lorsqu’il dit : « Mais Dieu habiterait-il vraiment avec l’homme sur la terre ? Voici les cieux et les cieux des cieux ne peuvent le contenir ».

Chers enfants ! Avez-vous considéré sur quoi son regard se repose ? Ce n’est ni sur les merveilles qui sont dans les cieux, ni sur les grandes choses qui sont sur la terre, mais bien sur de pauvres êtres misérables et coupables. Quel amour que le sien ! Sentez-vous votre misère, avez-vous un peu conscience de votre culpabilité et de vos fautes ? Sachez que ce grand Dieu a les yeux sur vous et qu’il ne demande qu’à vous délivrer, à vous bénir, à vous enrichir, à vous donner une part précieuse avec les siens et une place avec lui dans sa gloire. Lisez le chapitre 4 de l’Apocalypse ; là vous verrez un trône sur lequel le Seigneur Jésus est assis ; et autour de son trône vingt-quatre trônes sur lesquels sont assis vingt-quatre anciens. Ces anciens sont là l’image de ceux qui seront bientôt assis dans les cieux ; les saints de l’Ancien Testament avec ceux des temps actuels.

Vous remarquerez la merveilleuse gradation que nous avons dans ce verset 8 : Il fait lever, il élève, il fait asseoir avec les nobles, il donne en héritage un trône. Que c’est précieux ! Dieu se plaît à se glorifier dans sa grâce comme dans toutes ses œuvres. Dans le verset suivant, il garde les pieds de ses saints afin qu’ils ne puissent pas aller s’égarer dans un mauvais chemin. Nous ne savons pas nous garder nous-mêmes, mais en lui sont la puissance et la fidélité pour le faire en faveur de ceux qui se confient en lui. Le dernier verset de notre cantique (v. 10) contient le jugement qui fondra sur les méchants. Le Seigneur sera le Roi de gloire dont la puissance sera établie sur l’univers tout entier. Les cieux et la terre seront la sphère de sa domination. Ce sera un temps bienheureux pour tous ceux qui l’aiment. Vous réjouissez-vous en pensant qu’Il vient ?

 

 

12                  103ème leçon — 1 Samuel 2:11

 

Mes chers enfants. Anne ayant répandu son cœur dans la louange devant l’Éternel, s’en retourna dans sa maison et Samuel resta dans la maison de l’Éternel. Là, dès son jeune âge, il a appris à servir l’Éternel.

Vous auriez pensé qu’Anne, ayant reçu ce fils en réponse à ses prières, l’aurait gardé auprès d’elle afin de jouir de son affection. Cette pieuse femme avait bien compris que la seule chose pour laquelle il vaut la peine de vivre ici-bas est de servir le Seigneur ; c’est pourquoi, dès sa plus tendre enfance, elle consacra son enfant à ce service.

Avez-vous pensé qu’ici-bas tout est vanité, et que même les choses les plus belles de ce monde sont gâtées par le péché comme un fruit qui a belle apparence, mais qui, à l’intérieur, est dévoré par un ver rongeur ? Donc il est absolument inutile de chercher le bonheur dans les richesses, les honneurs, les arts, les sciences, les plaisirs, en un mot toutes les choses après lesquelles les hommes courent. Tout est vanité et rongement d’esprit. La recherche de ces choses occasionne des peines, de la fatigue et, en fin de compte ne laisse dans les cœurs que de l’amertume et des déceptions. Je pourrais vous raconter bien des choses à ce sujet, mais cela prendrait trop de temps. Je vous conseille de lire avec attention le livre de l’Ecclésiaste dans lequel Salomon nous parle de toutes les choses pour lesquelles il s’est fatigué et a montré beaucoup de sagesse. Dans aucune d’elles il n’a trouvé le bonheur, bien au contraire. Par contre, il vaut bien la peine de vivre ici-bas, même une longue vie pour servir le Seigneur, et vivre pour Celui qui pour nous est mort et a été ressuscité. Vous êtes au commencement de votre vie dans le monde, avez-vous pensé au but que vous allez poursuivre ? L’un d’entre vous peut-être désire devenir riche et a l’intention de beaucoup travailler afin d’avoir beaucoup d’argent. Hélas ! l’argent ne peut satisfaire une âme immortelle et tôt ou tard il faudra le laisser, et ces biens à qui seront-ils ? Les honneurs de ce monde sont-ils ce que vous allez poursuivre ? Savez-vous que toute chair est comme l’herbe et sa gloire comme la fleur de l’herbe ? Un autre dira : J’aimerais des choses meilleures et je veux étudier les sciences et toutes les connaissances de la sagesse humaine. Mais toutes les sciences de l’homme ne vous feront pas connaître ce qui en sera de vous quand vous serez dans l’au-delà et ne vous donneront aucun repos. Voudriez-vous être comme ces pauvres savants qui enterraient un de leurs collègues et qui ont dû entendre de la bouche de l’un d’eux : « Puisque la somme de nos connaissances ne nous permet pas l’espoir d’un revoir futur ». Pauvres savants ! Ils ignoraient ce que le plus humble des croyants connaît parfaitement, et ils étaient étrangers à ce qui fait la joie de ceux qui ont Jésus pour leur Sauveur et leur espérance. Dieu cache ces choses aux sages et aux intelligents. Du reste, les sages de ce monde ont crucifié le Seigneur de gloire.

Sachez bien, mes enfants, que le seul vrai but d’une heureuse vie est de servir humblement celui qui pour nous a sacrifié sa vie. Tout autre but amène tôt ou tard l’amertume et une confusion éternelle. Anne avait bien compris cela. Quelle joie pour son cœur lorsqu’elle voyait son fils bien-aimé servir l’Éternel dans son sanctuaire, et quelle récompense pour la mère et pour le fils pendant l’éternité ! Il est évident que, les services variant à l’infini, Samuel ne faisait pas des choses bien remarquables dans sa jeunesse. Le chapitre suivant nous apprend qu’il ouvrait les portes de la maison de l’Éternel. Un enfant peut faire cela. Ayant été fidèle dans de petites choses, le Seigneur lui en a confié plus tard de plus grandes. Si nous sommes fidèles dans ce qui est du domaine d’un enfant, nous aurons de plus importants services plus tard. Du reste, c’est un principe qui est vrai en tout temps. Étienne et Philippe ont commencé par servir aux tables. Plus tard, l’un a été le premier qui a eu l’honneur de donner sa vie pour son Seigneur, l’autre, Philippe, a été un puissant évangéliste. Voyez ce qui nous est dit d’eux dans les chapitres 6 à 8 du livre des Actes. Souvent bien des personnes se figurent que le service consiste dans de grandes choses. C’est une profonde erreur. Nous pouvons servir le Seigneur dans les choses de la vie de chaque jour. Pensez-y et que, à la venue du Seigneur, il puisse vous dire : Cela va bien, bon et fidèle serviteur.

 

 

13                  104ème leçon — 1 Samuel 2:12-26

 

Mes chers enfants. Nous avons laissé Samuel qui servait l’Éternel en la présence d’Éli, le sacrificateur ; plus loin nous le voyons servant, jeune garçon, ceint d’un éphod de lin. L’éphod était le vêtement des sacrificateurs. Il revêtait donc, dès son jeune âge, les caractères d’un sacrificateur qui servait l’Éternel dans le lieu saint. Il avait aussi une ceinture, qui nous parle du service. Celle-ci mettait les vêtements en ordre serrés contre le corps de celui qui était ainsi ceint. Pour nous, la ceinture est la parole : Ayant ceint vos reins de la vérité. Or la parole est la vérité. Elle met tout en ordre dans notre être intérieur ; car elle nous amène à juger tout ce qui est incompatible avec ce qui convient à la gloire de Dieu. C’est pourquoi son éphod était de lin. Le lin représente les justes actes, les justes faits des saints. Ce sont des images, mais elles nous font connaître ce qu’était la manière de faire et de vivre de Samuel. Il servait l’Éternel dans son sanctuaire et se tenait écarté de tout ce qui est mal. Nous avons dans tout cela un grand contraste avec les fils d’Éli. Tous deux étaient des fils de Bélial (Bélial est un des mots employés dans les Écritures pour désigner l’ennemi de nos âmes). Chez Éli nous voyons de la piété, mais qui n’était pas accompagnée de l’énergie nécessaire pour réprimer le mal. Cette énergie est appelée la vertu (2 Pierre 1, 5). Puisque ses fils se conduisaient mal et déshonoraient l’Éternel dans son sanctuaire, il aurait dû les chasser de ce lieu saint, car ils étaient parfaitement indignes de servir dans la maison de Dieu. Au lieu de cela, il leur fait une réprimande qui n’a produit aucun effet. Vous savez, chers enfants, que les parents ont reçu de Dieu une autorité dont ils sont responsables de se servir pour le bien de ceux qu’il leur a confiés. Soyez bien assurés que cela est aussi pénible pour les parents que pour les enfants de devoir corriger ceux qu’ils aiment, mais ils le font pour leur bien et, plus tard, il y en a de la bénédiction pour les enfants et de la joie pour les parents. « Corrige ton fils, et il te donnera du repos et procurera des délices à ton âme » (Prov. 29, 17). Lisez aussi les v. 4 à 11 du chap. 12 de l’épître aux Hébreux qui nous fait connaître le pourquoi de la discipline pour les enfants et aussi pour les croyants, car Dieu, le Père, fait participer à sa discipline ses propres enfants. C’est pour leur profit et afin de les rendre participants de sa sainteté. Si la discipline, pour le présent, ne semble pas un sujet de joie, mais de tristesse, plus tard, elle produit le fruit paisible de la justice à ceux qui sont exercés par elle. Pauvre Éli ! il n’a eu que souffrance et tristesse dans sa famille et le jugement de Dieu est tombé sur ses fils et sur sa postérité. Les conséquences du mal ont souvent une portée beaucoup plus grande que nous ne le pensons. De fait, la maison d’Éli tout entière est tombée sous le jugement de Dieu, ainsi que nous le fait savoir la fin de notre chapitre 2. Par contre, quelle joie dans la famille d’Elkana. Chaque année Anne montait avec son mari pour sacrifier le sacrifice annuel. Elle apportait à son fils une petite robe. Quel travail d’amour que celui de cette mère. Chaque année la robe devenait plus grande, car il grandissait auprès de l’Éternel, agréable à l’Éternel et aux hommes. Y a-t-il joie plus grande pour un cœur de mère que de voir un fils qui ainsi, dès son jeune âge, glorifie le Seigneur et manifeste les caractères du Seigneur lui-même ? Nous lisons, en effet, dans Luc 2, 52, que Jésus avançait en sagesse et en stature, et en faveur auprès de Dieu et des hommes. Ayant été fidèle avec son premier enfant, le Seigneur lui en a confié d’autres : trois fils et deux filles. Heureuse maison que celle où le Seigneur est connu et où les enfants, dès leur jeune âge, ont le privilège d’entendre parler de Lui et sont enseignés à le servir. Aimeriez-vous mieux ressembler aux enfants d’Éli qu’à ceux de la pieuse famille d’Elkana ?

 

 

14                  105ème leçon — 1 Samuel 2:27-36

 

Mes chers enfants. Nous nous sommes déjà plusieurs fois occupés ensemble du deuxième chapitre du premier livre de Samuel. Il contient tant de richesses et d’enseignements importants, que j’aimerais vous en parler encore aujourd’hui. La Parole de Dieu est infinie et jamais nous ne l’épuiserons en la lisant et en la méditant. Ne craignez jamais de relire maintes fois le même chapitre. Vous y trouverez toujours de nouvelles richesses.

Nous avons vu Samuel qui grandissait auprès de l’Éternel ; les fils d’Éli qui déshonoraient son beau nom dans son sanctuaire ; et, enfin, leur pauvre père qui, tout en étant un homme pieux, manquait d’énergie pour réprimer le mal qui était dans sa maison. La fin du chapitre est profondément triste.

Un homme de Dieu, envoyé par l’Éternel, est venu vers Éli pour lui annoncer le jugement qui tomberait sur sa maison. Il lui rappelle tout ce que l’Éternel a fait pour lui et pour sa famille, dès le pays d’Égypte, et la manière dont sa famille s’est conduite. Vous remarquez que plus on est près de Dieu, plus on est privilégié par lui, plus aussi on est responsable devant lui et plus le châtiment est grand pour ceux qui ne sont pas fidèles. Pauvre Éli ! Sa famille allait tomber sous le jugement de Dieu. Il n’y aurait plus de vieillard dans sa maison ; sa famille allait être retranchée de la sacrificature et ses deux fils mourraient en un seul jour, chose qui, nous le verrons plus loin, s’est accomplie à la lettre. Souvenez-vous que ce que Dieu promet a lieu certainement aussi bien lorsqu’il annonce des jugements que lorsqu’il s’agit de bénédictions.

Ensuite, cet homme de Dieu annonce qu’à sa place Dieu suscitera un sacrificateur fidèle qui fera ce qui est dans le cœur de Dieu et auquel il bâtira une maison stable ; chose qui n’a pas pu avoir lieu pour Éli à cause de son infidélité et celle de ses fils.

Éli jugeait tout ce mal, mais il ne s’en séparait pas, et c’est ce en quoi il manquait. Un principe des plus importants à retenir est que nous avons à nous retirer de l’iniquité où qu’elle se trouve. Il ne suffit pas de la juger, mais il faut s’en séparer à tout prix : « Qu’il se retire de l’iniquité, quiconque prononce le nom du Seigneur », lisons-nous en 2 Timothée 2, 19. En agissant ainsi comme il le faisait, Éli méprisait l’Éternel et honorait ses fils plus que lui. La conséquence de ce grand mal était que sa maison allait être mise de côté et remplacée par une autre, ce qui a eu lieu sous les règnes des rois David et Salomon. Mais si nous considérons de plus près ce qui nous est dit ici d’un sacrificateur fidèle qui devait remplacer Éli, nous verrons que le Saint Esprit veut nous parler d’un plus grand que tous les sacrificateurs qui ont officié dans le lieu saint jusqu’à ce jour et qu’il veut diriger nos yeux sur la personne du Seigneur Jésus lui-même, qui bientôt sera roi et sacrificateur sur son trône comme la chose nous est si merveilleusement annoncée dans le chapitre 6 du prophète Zacharie. Lisez vous-même les v. 12 et 13 de ce chapitre et vous verrez combien de gloires sont accumulées sur la tête de cet homme qui a pour nom « Le Germe ». Vous êtes-vous demandé pourquoi il porte un tel nom ? Vous savez que c’est dans le germe que se trouve le principe de la vie. C’est en Christ seul que se trouve la source, le principe merveilleux de la vie. Lui seul a pu dire : « Je suis la vie ». Cherchez dans l’évangile de Jean le passage où cette parole se trouve.

Vous remarquez, chers enfants, que partout où l’homme a manqué, Christ est venu revendiquer les droits et la gloire de Dieu. C’est lui qui remplace en toutes choses l’homme en Adam. La loi a été violée par l’homme, lui l’a rendue grande et honorable. La sacrificature a été ruinée par l’infidélité des fils d’Éli, et c’est lui qui est sacrificateur pour l’éternité. Plus tard, nous verrons la chute de la royauté et, en fin de compte, c’est lui qui sera le Roi de gloire dont l’autorité sera reconnue dans les cieux et sur la terre et pour toujours. N’ayons aucune confiance, ni en nous, ni dans les hommes, mais souvenons-nous que nous avons tout pleinement en Lui.

 

 

15                  106ème leçon — 1 Samuel 3

 

Mes chers enfants, aujourd’hui nous nous occuperons d’une des pages les plus merveilleuses de l’histoire de Samuel ; celle qui probablement a le plus intéressé les petits lecteurs du précieux livre qui nous occupe maintenant. Ce récit se trouve dans le chapitre 3 : « Et le jeune garçon Samuel servait l’Éternel devant Éli ». Vous remarquez que le Saint Esprit se plaît à rappeler le service que ce jeune et fidèle garçon a accompli dès son enfance.

 

Gardez bien cette parole dans votre cœur et ne perdez pas vos jeunes années à des vanités ou à des choses de néant au service d’un mauvais maître qui voudrait bien vous avoir comme esclaves. Ce mauvais maître s’appelle « Satan », il est menteur et meurtrier ; il cherche à vous pousser à mal faire ou à poursuivre des convoitises qui font la guerre à l’âme et qui ne laissent qu’amertume et déception. Il fait briller devant les yeux de ceux qu’il veut perdre des choses qui paraissent désirables. Ceux qui se laissent prendre par ses promesses, les poursuivent souvent pendant une vie entière, dépensent leurs facultés, leurs forces, leur vie et, en fin de compte, perdent leur âme sans avoir trouvé le bonheur un seul instant.

 

Souvenez-vous qu’ici-bas tout est vanité et rongement d’esprit ; seule la grâce de Dieu peut sauver l’homme de la mort et le rendre heureux dans le présent et pour l’éternité. Mais revenons à Samuel.

 

Il vivait dans un temps difficile : la parole de l’Éternel était rare en ces jours-là et la vision n’était pas répandue. Dieu ne pouvait pas librement donner à connaître ses pensées à cause de l’infidélité de son peuple. Il fallait beaucoup d’énergie pour marcher fidèlement dans un temps pareil. Lorsqu’il y a une grande abondance de bénédiction parmi le peuple de Dieu il est relativement facile de marcher fidèlement, mais quand tout va mal, il n’y a que la puissante grâce de Dieu qui peut garder ceux qui désirent être fidèles.

 

Dans quel pauvre état était tombé le peuple de Dieu : la loi avait été violée, la sacrificature était en ruine à cause des fils d’Éli ; ce sacrificateur pieux baissait de plus en plus dans son état spirituel. Au premier chapitre il a manqué de discernement ; au chap. 2 d’énergie pour réprimer le mal qui était dans sa maison ; ici ses yeux sont troubles, et il ne peut voir ; le moment était venu où le jugement allait tomber sur sa maison ; c’est dans un tel temps que Samuel devait servir l’Éternel avec fidélité. Combien il avait besoin de la grâce de Dieu pour pouvoir le glorifier dans des circonstances aussi difficiles.

 

Chers enfants, il en est de même pour ceux qui désirent être fidèles aujourd’hui ; souvenez-vous-en et n’oubliez pas que la grâce de Dieu est suffisante pour faire face aux difficultés quelles qu’elles soient. L’exemple de Samuel est bien propre à vous encourager. C’est même de lui que l’Éternel s’est servi pour annoncer à Éli ce qui devait tomber sur sa maison. Combien ce devait être humiliant pour ce vieux sacrificateur d’entendre de la bouche de ce jeune garçon, qui était son élève, la parole que l’Éternel prononçait à son sujet !

 

 

L’un et l’autre étaient couchés dans le temple de l’Éternel. Ce devait être une chose des plus solennelles que de passer une nuit dans ce saint lieu. Les psaumes 134 et 135, que vous lirez avec attention, nous dépeignent d’une manière sublime la solennité d’une telle scène. C’est dans le silence solennel de la nuit et dans ce sanctuaire que, pour la première fois, l’Éternel a appelé Samuel et s’est révélé à lui personnellement. Jusqu’à ce jour, il avait entendu parler de ce grand Dieu qui avait fait des choses merveilleuses pour son peuple ; il l’avait servi, avait vu le culte qui lui était rendu dans ce sanctuaire ; il s’était même prosterné devant lui, ainsi que nous l’avons vu à la fin du chapitre 1, mais jusqu’à ce jour-là il n’avait pas encore eu affaire avec lui personnellement ; Dieu lui-même ne lui avait pas parlé. Combien ce devait être impressionnant et solennel que d’entendre la voix de Dieu au sein de la nuit. C’était la voix d’un Dieu de grâce qui voulait se faire connaître personnellement à ce jeune garçon. C’est du reste ce qu’il veut faire avec chacun de vous, chers enfants.

 

Il parle de bien des manières différentes. Il le fait dans un songe, dans une vision, par un événement, par une parole entendue dans une prédication, par la lecture d’une portion de sa Parole, par le chant d’un cantique et par mille autres manières. Ce Dieu est riche en moyens. J’ai connu un jeune homme auquel il a parlé par ce simple verset : « Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère sera passible du jugement » (Matt. 5, 22). Depuis lors ce jeune homme n’a plus eu de repos avant de savoir comment il pouvait être sauvé, et enfin il a trouvé. C’est Dieu qui lui avait parlé. Probablement que Dieu vous a appelé déjà plus d’une fois ; avez-vous dit, comme Samuel : « Parle, car ton serviteur écoute » ? Au sein de la nuit, Samuel s’est levé et a couru vers Éli. Vous remarquerez qu’il n’y avait en lui ni distraction, ni paresse, mais une sainte diligence. Il aurait pu dire : C’est la nuit. Je demanderai demain matin à Éli : c’est le moment de dormir, pourquoi réveiller ce vieillard ? Non ! Il court trois fois vers lui. Bien lui en a pris. Demain ne nous appartient pas. C’est aujourd’hui qu’il faut répondre à l’appel de Dieu. C’est à Dieu que maintenant il faut s’adresser. Criez à lui et il vous répondra et vous révélera ses pensées.

 

 

16                  107ème leçon — 1 Samuel 3

 

Mes chers enfants. Nous voulons aujourd’hui revenir sur l’histoire de Samuel quand l’Éternel l’a appelé. Vous vous souvenez sans doute de ce que je vous ai dit sur ce sujet, aussi nous n’y reviendrons pas, mais nous considérerons d’autres détails sur lesquels je ne vous ai rien dit faute de temps. Enseigné par Éli, Samuel a dit : « Parle, car ton serviteur écoute ». Je vous recommande de toujours mettre en pratique les enseignements de ceux qui sont plus âgés que vous et surtout ce qui vous est dit par des vieillards. Si Samuel n’était pas allé vers Éli lorsqu’il l’a appelé et n’avait pas fait ce que ce serviteur de Dieu lui avait dit, il n’aurait pas pu profiter de ce que Dieu voulait lui révéler et n’aurait pas fait connaissance personnellement avec l’Éternel. Un grand danger guette les jeunes gens maintenant, c’est celui de se croire bien supérieurs à ceux qui ont été avant eux. On méprise volontiers ceux que l’on appelle avec dédain « les vieux ». Cela a déjà fait beaucoup de mal et conduira la jeunesse plus loin que nous ne le supposons généralement. Cela fait penser aux jeunes gens qui avaient été élevés avec Roboam, le fils de Salomon. Vous savez quelles ont été les conséquences désastreuses pour le peuple de Dieu que ce jeune roi ait écouté les conseils de ces jeunes gens qui avaient grandi avec lui, conséquences qui se font sentir encore aujourd’hui. L’Éternel donc vint et se tint là et annonça à Samuel tout ce qui devait arriver à la maison d’Éli. Il devenait ainsi le dépositaire des pensées de Dieu et cela le constituait prophète puisqu’il devait parler de la part de l’Éternel. Vous pouvez penser combien Samuel devrait craindre de rapporter à Éli ce que Dieu lui avait fait entendre. Il semble même qu’Éli avait conscience que la parole qui avait été révélée à ce jeune garçon était une parole fâcheuse pour lui puisqu’il lui dit : « Ainsi Dieu te fasse, et ainsi il y ajoute si tu me caches quoi que ce soit de toute la parole qu’il t’a dite ». Samuel, fidèle témoin, lui rapporta toutes les paroles et ne les lui cacha point. En cela encore il a manifesté les caractères du Seigneur, celui qui a été le témoin fidèle et véritable. Vous savez que le faux témoin ne sera pas tenu pour innocent et que nous sommes laissés ici-bas pour être les témoins du Seigneur Jésus dans les divers milieux où nous avons été placés. Le Seigneur, lui-même, a dit à ses disciples : « Vous serez mes témoins jusqu’au bout de la terre ». C’est même la dernière parole qu’il leur a adressée avant de monter au ciel (Actes 1, 8).

Il est évident que notre vie doit être en harmonie avec ce que nous disons. Malheureusement souvent nos actes viennent détruire l’effet qui peut avoir été produit par nos paroles. Notre conduite et ce que nous disons devraient toujours être à la hauteur du témoignage qui nous est confié.

Il est beau de voir l’humilité d’Éli : il courbe la tête sous le gouvernement de Dieu et se soumet à sa sagesse, même dans sa discipline envers son pauvre serviteur. Sachons, nous aussi, nous humilier sous la puissante main de Dieu.

Après ces choses, il nous est dit que Samuel grandissait. Il devenait un homme fait et Dieu était avec lui. Il ne laissait tomber en terre aucune des paroles de l’Éternel. Ceci est d’une grande importance. Gardons soigneusement au dedans de nos cœurs tout ce que nous entendons de cette bonne parole et mettons-la en pratique dans notre vie de chaque jour. Marie gardait par-devers elle toutes les choses qu’elle avait dans son cœur (Luc 2, 19). Puissions-nous faire de même. C’est en agissant ainsi que Samuel faisait des progrès. La conséquence de tout cela fut que l’Éternel a fait de lui son prophète. Un prophète est quelqu’un qui parle de la part de Dieu. Non seulement Samuel a été ainsi établi comme étant le porteur des paroles de l’Éternel, mais aussi ce Dieu a incliné le cœur de tout le peuple à le reconnaître comme tel depuis Dan jusqu’à Beër-Shéba, ou, si vous préférez, du nord au sud du pays. Ces deux localités étant, la première à l’extrémité nord du pays, l’autre à la limite sud. Depuis lors l’Éternel s’est révélé à lui par le moyen de sa parole. Si donc, chers enfants, vous désirez que Dieu vous révèle ses pensées, lisez sa parole et il pourra se servir de vous pour un service quelconque et vous serez capables de parler de lui à ceux qui vous entourent.

 

 

Bonne Nouvelle 1943

17                  108ème leçon — 1 Samuel 4:1-11

 

Mes chers enfants. Ce que l’Éternel avait dit arriva à tout Israël, c’est ce que nous apprend le chapitre 4 du livre de Samuel, duquel nous voulons nous occuper aujourd’hui. Souvenez-vous que toute la parole de Dieu s’accomplit à la lettre, qu’il annonce la bénédiction ou qu’il annonce le jugement. Dieu, dans cette circonstance, s’est servi des Philistins pour châtier son peuple. Les Philistins, vous l’avez sans doute remarqué, sont les ennemis acharnés du peuple de Dieu. Sans cesse ils étaient en guerre avec lui. Ils représentent, pour ce qui nous concerne, ceux qui font profession de christianisme sans toutefois faire partie du peuple de Dieu ou, si vous comprenez mieux, ceux qui, tout en portant le nom de chrétien, n’ont jamais été convertis. Il ne suffit pas d’avoir été baptisé et de participer à certaines cérémonies religieuses, mais il faut avoir affaire avec Dieu personnellement au sujet de ses péchés et avoir reçu l’assurance qu’ils nous ont été pardonnés, pour être un vrai chrétien.

Ce sont donc les Philistins qui sont en bataille contre les fils d’Israël, car ce n’était pas seulement les deux fils d’Éli qui étaient coupables, mais aussi toute la nation. Souvent quand un mal quelconque se manifeste parmi le peuple de Dieu, c’est que l’état général du peuple est mauvais. Si donc vous voyez des choses humiliantes se produire autour de vous, au lieu d’accuser celui qui est coupable, examinez premièrement vos voies devant le Seigneur, afin de savoir si vous n’êtes pas coupables vous-mêmes de choses mauvaises. C’est en demandant au Seigneur de vous montrer ce en quoi vous pouvez avoir manqué que vous serez capables de connaître vos propres fautes et d’en être pardonnés et délivrés. Dieu est lumière, il n’y a en lui aucunes ténèbres, nous est-il dit (1 Jean 1, 5). La lumière manifeste tout, on ne peut rien cacher quand on est dans la lumière. C’est en nous tenant devant ce Dieu qui est lumière que nous pouvons être heureux. Dieu vit la lumière, qu’elle était bonne, mais il n’en dit pas autant des ténèbres. Vous trouverez ce passage à la première page de votre Bible.

Israël partit donc en bataille contre les Philistins : ils pensaient pouvoir les vaincre, mais, hélas ! ils furent battus devant eux. Quand on a une mauvaise conscience et des péchés qui ne sont pas jugés, on est sans force contre l’ennemi et nécessairement on est vaincu par lui.

C’est ce qui arriva à ce pauvre peuple qui était dans un mauvais chemin. Environ quatre mille hommes tombèrent dans cette bataille. Que devait faire Israël en présence de ce désastre ? Il fallait rechercher l’Éternel, s’humilier devant lui et lui demander ce qu’ils avaient à faire. Au lieu de cela, les anciens du peuple qui auraient dû avoir de l’expérience et connaître la pensée de Dieu, n’en disent rien et proposent d’aller chercher l’arche de l’alliance de l’Éternel, chose dont Dieu n’avait jamais parlé. En agissant ainsi, ils pensaient que Dieu étant là, leurs ennemis seraient sans force contre lui, chose qui était parfaitement vraie en elle-même ; mais ils oubliaient que Dieu est saint et qu’il ne peut s’associer avec le mal en aucune manière. Israël et les Philistins ont dû en faire l’expérience aussi bien les uns que les autres ; devant lui il n’y a pas d’acception de personnes et les uns comme les autres ont dû porter la peine due à leurs péchés. Le résultat de tout cela fut que les hommes d’Israël furent encore battus devant leurs ennemis et ils s’enfuirent chacun dans sa tente. Hélas ! trente mille hommes tombèrent dans ce jour-là. Les deux méchants fils d’Éli moururent, ainsi que l’Éternel l’avait annoncé par la bouche de l’homme de Dieu (chap. 2, 34). On ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme sème, il le moissonne aussi. Pauvres fils d’Éli ! Ils meurent à la fleur de l’âge et sont précipités dans l’éternité sous le jugement de Dieu. Leurs grands privilèges n’ont fait qu’aggraver leur responsabilité. Ils ont eu un père pieux, ont accompli un service dans le lieu saint et les voici qui meurent de la mort des méchants qui n’accomplissent pas la moitié de leurs jours (Ps. 55, 23). Quel désastre ?

 

 

18                  109ème leçon — 1 Samuel 4:12-22

 

Mes chers enfants. Nous avons vu, lors de notre dernier entretien, la fin misérable des deux fils d’Éli et le désastre qui est tombé sur le peuple de Dieu. Combien les conséquences du péché sont affreuses ! puissiez-vous en avoir une sainte horreur. La source de tous ces maux qui affligent notre pauvre humanité ne se trouve pas ailleurs. Aujourd’hui nous verrons la fin d’Éli.

Il était un vieillard âgé de quatre-vingt-dix-huit ans, auquel l’Éternel avait accordé, non seulement cette longue vie, mais aussi l’honneur de juger le peuple de Dieu pendant quarante ans. Dans sa vie, il y avait de belles choses, mais, ainsi que je vous l’ai fait remarquer précédemment, il manquait d’énergie pour réprimer le mal qui était dans sa famille. Il n’avait pas su ajouter à sa foi la vertu (2 Pierre 1, 5) et, hélas ! il a dû en supporter les conséquences. Vous pouvez penser combien il était dans l’anxiété en pensant à ses deux fils qui étaient à la guerre, et cela d’autant plus que l’homme de Dieu lui avait fait savoir de la part de l’Éternel que ses deux fils mourraient en un seul jour. Mais une angoisse encore plus grande étreignait son cœur en pensant à l’arche de Dieu, arche qui lui était plus précieuse même que ses enfants.

Pauvre Éli ! Son cœur tremblait pour l’arche, et voici un messager qui vient annoncer dans la ville le désastre qui atteignait le peuple de Dieu : le peuple était battu dans la bataille et l’arche de Dieu était prise. Il tombe à la renverse de dessus son siège et se brise la nuque. Vous remarquez que ce n’est pas à l’ouïe de la mort de ses fils, mais bien quand il a su que l’arche était prise qu’il est tombé. Combien cette arche lui était précieuse ! Malgré tout, ce fut une triste fin que celle de ce serviteur de Dieu. Quelle différence avec celle d’un Jacob qui, malgré bien des fautes, pouvait s’en aller en adorant, appuyé sur le bout de son bâton.

Voici donc Éli qui est mort, ainsi que ses deux fils, et voici encore sa belle-fille, femme de Phinées, qui meurt en mettant au monde un fils qui va porter pendant sa vie un nom qui rappellera cette triste journée. Elle appela l’enfant I-Cabod, ce qui veut dire : privé de gloire. C’est bien ce qui en était du peuple et de la famille sacerdotale. L’arche, la gloire du peuple de Dieu, s’en était allée du milieu d’eux. Voici quatre morts en un seul jour dans la famille du grand sacrificateur ! Il arrive parfois que Dieu doit agir d’une manière solennelle dans son gouvernement ; sa sainteté l’exige. On ne se moque pas de Dieu, et ce qu’un homme sème cela aussi, il le moissonne. Malgré tout, nous avons affaire à un Dieu de grâce, plein d’amour envers les siens. Pour Éli, c’était la fin des peines et des souffrances et le repos éternel du paradis de Dieu. Là il entrait comme un objet de la grâce de ce Dieu qu’après tout il a aimé et servi. Le changement était grand pour lui. Nous avons toujours à nous souvenir de deux choses : 1° la grâce de Dieu qui est plus grande que la misère de ceux qui se confient en lui, 2° son gouvernement qui est plein de sagesse et qui est aussi en rapport avec sa sainteté et qui commence déjà envers ceux qui sont les plus près de lui. Nous aurons l’occasion de le constater si nous pouvons continuer ensemble la lecture du livre de Samuel.

Maintenant, que va-t-il arriver ? Le sacrificateur est mort ainsi que ses fils, la sacrificature est ruinée, l’arche de Dieu est entre les mains des ennemis, la gloire s’en est allée et le peuple de Dieu est dans l’opprobre : du côté de l’homme tout est perdu et ruiné, sans espoir. Malgré tout Dieu saura bien revendiquer sa gloire et la folie de son peuple ne sera qu’une occasion pour lui de manifester sa puissance. Les Philistins pensaient avoir remporté une grande victoire et s’en glorifiaient en mettant l’arche de l’Éternel dans la maison de leur dieu qu’ils appelaient « Dagon ». Leur triomphe a été de courte durée. Il en est toujours ainsi des méchants.

 

 

19                  110ème leçon — 1 Samuel 5

 

Mes chers enfants. Aujourd’hui vous lirez le chapitre 5 du premier livre de Samuel. Vous vous souvenez que l’arche de l’Éternel a été prise et que les Philistins l’ont placée dans la maison de leur dieu qu’ils appelaient « Dagon », à Asdod. Vous vous demandez peut-être ce que veut dire ce mot. Il vient d’un mot hébreu qui signifie poisson. Le tronc de cette idole se terminait, en effet, en forme de poisson ; la partie supérieure avait des mains et un visage. L’homme, dans sa folie, se fait des dieux selon sa propre imagination et adore du bois, de la pierre, de l’argent et de l’or. Vous trouverez dans le livre du prophète Ésaïe, chap. 40 à 48, plusieurs passages qui parlent des idoles, de leur incapacité pour délivrer et de la folie de ceux qui mettent en elles leur confiance. Hélas ! il n’est pas nécessaire d’aller en pays païens pour trouver des idoles ; ne voyons-nous pas dans nos contrées, qui se vantent de leur christianisme, des quantités d’images taillées et d’images de fonte devant lesquelles des personnes nombreuses viennent faire leurs prières ? « Gardez-vous des idoles », est la dernière recommandation donnée aux croyants par Jean, le disciple bien-aimé (1 Jean 5, 21). De fait, tout ce qui, dans nos cœurs, vient prendre la place que le Seigneur seul est en droit de posséder est une idole.

Mais, revenons à notre sujet. Il semble que, malgré leur victoire, les Philistins n’étaient pas sans inquiétude en pensant à l’arche qui était dans le temple de leur dieu ; aussi ils se sont levés de bonne heure et sont allés voir ce qui s’était passé pendant la nuit. Or leur idole était tombée et gisait la face contre terre devant l’arche de l’Éternel. Pauvre idole et pauvres idolâtres ! si au moins ils avaient par ce moyen appris à connaître la folie de leur culte. Mais non, ils ont remis leur dieu à sa place. Un drôle de dieu qu’il faut porter, mettre en place et qui ne peut ni voir, ni entendre, ni délivrer ! Le lendemain, de bonne heure, les voici qui viennent constater ce qui s’était passé, et voici de nouveau que leur dieu était gisant la face contre terre, mais, cette fois-ci la tête et les deux mains étaient coupées et se trouvaient sur le seuil. N’ayant pas de mains, il ne pouvait donc rien faire ! Cette seconde constatation n’a rien appris aux Philistins, pourtant l’Éternel, dans sa grâce, voulait leur montrer la vanité et le néant du dieu qu’ils avaient servi jusqu’à ce jour. Mais l’homme est aveuglé par le prince des ténèbres. Il faut la puissance de Dieu pour lui ouvrir les yeux et lui montrer le néant et la folie des choses dans lesquelles il met sa confiance.

Le peuple d’Israël n’avait pas su glorifier l’Éternel, son Dieu, mais ce Dieu se glorifiait lui-même devant ses ennemis. Les Philistins ont dû l’apprendre à leurs dépens. Non seulement l’Éternel a montré la folie de leur dieu, mais aussi sa main s’est appesantie sur eux et il les a frappés dans leurs corps d’une maladie humiliante, et aussi dans leurs biens, car les souris ont dévasté le pays. Voyant cela, ils ont consulté leurs princes qui ont décidé d’envoyer l’arche dans une autre ville. Hélas ! la frayeur de l’Éternel a accompagné l’arche à Gath et ensuite à Ékron. Une consternation mortelle était dans toute la ville et le cri en montait vers les cieux. Vraiment la victoire qu’ils avaient remportée sur le peuple de Dieu tournait à leur confusion.

Il en est toujours ainsi pour ceux qui pensent pouvoir faire la guerre à Dieu ou à son peuple. Ce Dieu ne donne jamais sa gloire à un autre, et même la folie de son peuple n’est pour lui qu’une occasion de manifester sa sagesse et sa puissance. Il ne peut en aucune manière associer son nom avec le mal, et cela pas plus chez les siens que chez ses ennemis. Israël et les Philistins dans toute cette scène ont dû en faire, les uns et les autres, l’amère expérience.

Ce sont des choses dont vous ferez bien de vous souvenir. N’oubliez jamais que Dieu est saint et qu’il tire vengeance de tout ce qui jette du déshonneur sur son nom. Dans toute cette scène, nous voyons aussi l’égoïsme du cœur de l’homme. Les habitants d’Asdod se débarrassent de l’arche ; peu leur importe ce qui en sera des habitants de Gath, pourvu qu’eux soient délivrés. Les habitants de cette ville n’agissent pas mieux vis-à-vis de ceux d’Ékron et ils leur envoient cette arche qui leur a amené tant de calamités. Voici les habitants de cette ville qui poussent des cris en voyant l’arche qui vient chez eux.

Qu’auraient dû faire les uns et les autres ? S’humilier devant Dieu et lui demander ce qu’ils avaient à faire de son arche. C’est du reste toujours ainsi que nous devons agir lorsque la main de Dieu s’appesantit sur nous. Nous verrons, la prochaine fois, comment Dieu s’est servi de toutes ces choses pour que l’arche soit renvoyée au milieu du peuple de Dieu.

 

 

20                  111ème leçon — 1 Samuel 6

 

Mes chers enfants. Vous vous souvenez comment Dieu a su veiller sur sa gloire quand son arche était dans le pays des Philistins. Maintenant nous allons voir comment ce Dieu puissant a agi pour que l’arche puisse revenir au milieu de son peuple. C’est le chapitre 6 du livre de Samuel qui nous raconte comment la chose a eu lieu.

Pendant sept mois l’arche est restée dans le pays des Philistins ; ce fut un temps de détresse pour ce peuple, car la main de Dieu s’est appesantie fortement sur eux. Ceux qui ne mouraient pas étaient frappés dans leurs corps. Un cri montait de la ville jusque vers les cieux. Que faire ? Il ne leur vint pas à la pensée de s’humilier devant ce Dieu qui les châtiait, et ils n’ont cherché qu’à se débarrasser de son arche. Ainsi est l’homme dans tous les temps. La présence de Dieu le gêne et, au lieu de s’approcher de lui en vérité et avec un cœur humilié, il s’éloigne de lui de plus en plus. Pourtant il est le Dieu bienheureux et la source de tout bonheur ; ceux qui s’approchent de lui ne seront jamais confus.

Ces pauvres Philistins préfèrent garder leurs idoles brisées, mutilées et qui ne peuvent leur être d’aucun secours et renvoyer l’arche du seul vrai Dieu. Ils assemblent les sacrificateurs et les devins pour savoir ce qu’ils devaient faire de l’arche de l’Éternel et de quelle manière ils devaient la renvoyer en son lieu. Ces hommes ont bien, dans une certaine mesure, le sentiment de leur culpabilité, et ils cherchent à apaiser le Dieu d’Israël comme ils cherchent à apaiser la prétendue colère de leurs faux-dieux ; à cet effet, ils proposent de rendre un sacrifice pour le délit. Ils se souviennent aussi de quelle manière l’Éternel a châtié l’Égypte lors de la délivrance de son peuple. Malgré tout cela, ils préfèrent garder leurs vaines idoles et se complaire dans leur vanité.

Dieu, dans sa souveraine grâce, s’est servi de tout cela pour l’accomplissement de ses desseins à l’égard de l’arche : il est le Dieu qui fait ce qu’il veut dans les cieux et sur la terre. Le moyen qu’emploieront les Philistins ne sera qu’une occasion de leur montrer que c’est bien lui qui les a châtiés et qu’on ne se moque pas de lui impunément : on n’associe pas sa gloire avec les idoles.

Ils ont placé l’arche sur un chariot neuf et y ont attelé de jeunes vaches qui allaitaient. De quel côté vont-elles aller ? Vers leurs petits ? Non, elles vont tout droit par le chemin de Beth-Shémesh, marchant par une seule route, allant et mugissant, sans se détourner ni à droite, ni à gauche, jusqu’à la frontière du pays d’Israël. C’était donc bien un témoignage puissant que la main de Dieu était dans tout cela. Les princes des Philistins virent ces choses ; que devaient-ils penser de tout ce qui s’était passé depuis qu’ils avaient pris l’arche jusqu’à ce jour ? Mais, mes chers enfants, n’avez-vous jamais vu la main de Dieu dans vos circonstances et en particulier dans certains événements de votre vie ? Y avez-vous pris garde et avez-vous écouté ce que ce Dieu, qui s’intéresse aux plus petits détails de notre vie, a voulu vous dire ? Il parle, mais savons-nous faire notre profit des enseignements qu’il veut nous donner ? Facilement nous nous laissons distraire et ainsi nous perdons toute la bénédiction qu’il avait en réserve pour nous.

Ceux de Beth-Shémesh moissonnaient les froments dans la vallée. Ils levèrent les yeux, et voici l’arche qui vient à eux : ils se réjouirent en la voyant. Cette scène nous fait penser à ce qui aura lieu dans peu de temps quand le Seigneur Jésus viendra pour chercher les siens. Jusqu’à ce jour-là la vie continuera son train habituel. Les uns seront aux champs faisant la moisson comme les hommes de Beth-Shémesh ; d’autres garderont leurs troupeaux comme les bergers (Luc 2, 8) ; d’autres, comme Siméon, se rendront à la maison de Dieu ; d’autres enfin, comme Anne, seront en prières ; et voici, le Seigneur viendra. En un clin d’œil, en un instant, nous serons avec lui. Quelle joie excellente remplira tous les cœurs, et quel changement dans la condition des uns et des autres. Cette espérance glorieuse est bien propre à ranimer nos cœurs qui souvent sont abattus et découragés. Chers enfants, attendez le Seigneur chaque jour ; vous ne serez pas confus dans votre espérance.

Les hommes de Beth-Shémesh se réjouirent donc et offrirent des sacrifices et des holocaustes à l’Éternel. Jamais les princes des Philistins n’avaient vu chose pareille dans leur pays. Ont-ils été touchés dans leur cœur ? Dieu seul le sait. Qu’ont-ils raconté dans la ville d’Ékron à leur retour ? Nous l’ignorons. Mais ce que nous savons, c’est que malgré tout Dieu est un Dieu de grâce, que sa grâce est à l’intention de tous les hommes et qu’il ne repousse aucun de ceux qui viennent à lui.

 

 

21                  112ème leçon — 1 Samuel 6-7:1

 

Mes chers enfants. Voici donc l’arche de l’Éternel qui est au milieu du peuple de Dieu. Si Israël n’a pas été fidèle, l’Éternel, lui, l’a été ; et, si, d’un côté, il a dû châtier son peuple, d’un autre côté il lui a fait voir sa bonté et sa volonté d’habiter au milieu d’eux. Malgré toutes ses fautes, Israël était son peuple. Il l’est encore aujourd’hui lors même qu’il est dispersé parmi toutes les nations. Dieu veille sur son peuple malgré toutes les persécutions dont il est l’objet. Certainement ceux qui lui font du mal attirent sur eux-mêmes un jugement ; et celui qui le touche touche à la prunelle de son œil, c’est-à-dire, est frappé de cécité morale : il n’a plus de discernement, il se précipite vers sa ruine.

Les hommes de Beth-Shémesh se réjouirent donc quand ils virent l’arche revenir au milieu d’eux. Il y avait bien de quoi remplir leur cœur d’une sainte allégresse, mais ils ont oublié que c’était une arche sainte et que seuls les sacrificateurs avaient le droit de s’en approcher. Ils ont regardé dans l’arche et l’Éternel les a frappés d’un grand coup : soixante-dix hommes moururent. Ces choses sont écrites pour nous servir d’avertissement.

Nous n’avons jamais à oublier quelle est la sainteté de Dieu, et nous ne pouvons nous approcher de lui qu’avec un saint respect. Il ne demande qu’à nous bénir, mais il ne peut le faire qu’en maintenant ce qui convient à sa gloire. Vous savez très bien que lorsque vous avez à parler à un de vos supérieurs vous avez à le faire avec le respect qui lui est dû. La chose est encore bien plus évidente lorsque nous nous approchons du grand Dieu qui a fait les cieux et la terre.

Les habitants de Beth-Shémesh, devant le jugement qui les a frappés, ne firent pas mieux que les Philistins lorsque la main de Dieu s’est appesantie sur eux : ils envoyèrent des messagers aux habitants de Kiriath-Jéarim leur disant : « Les Philistins ont ramené l’arche de l’Éternel : descendez, faites monter l’arche vers vous ». Ils se débarrassaient ainsi de cette arche sans se soucier de ce qui en serait des habitants de Kiriath-Jéarim.

Vous remarquez que le premier verset du chap. 7 se relie au chap. 6. Nous voyons, dans ce verset, qu’à Kiriath-Jéarim il s’est trouvé une maison qui a recueilli l’arche. On la fit monter dans la maison d’Abinadab, sur la colline, et ils sanctifièrent Eléazar, son fils, pour la garder.

Chers enfants, je ne saurais vous dire combien j’aime ce que nous avons dans ce verset. L’arche de l’Éternel a trouvé un lieu de refuge dans la maison d’une famille pieuse. Combien cette famille devait être précieuse au cœur de l’Éternel et quelle bénédiction devait reposer sur cette maison. Il nous est dit que cette maison était sur la colline. Vous savez que tout dans les Écritures a une signification, et souvent beaucoup plus profonde que nous le pensons. Dans la Parole tout est grand, merveilleux, au delà de toute expression. Cette maison était donc élevée au-dessus de la plaine. Si cela était vrai au sens physique, combien plus la chose était vraie au sens moral, spirituel. Si le peuple de Dieu était dans un bas état, humilié devant ses ennemis, sans sacrificature et sans sacrificateur depuis la mort d’Éli, cette maison avait l’Éternel au milieu d’elle, jouissait de sa présence et avait à cœur sa gloire et ses intérêts. C’était en particulier une part précieuse pour ce fils, Eléazar, d’avoir le glorieux service de garder l’arche de l’Éternel.

Vous pouvez bien penser que ce Dieu puissant a béni abondamment cette maison de sa bénédiction qui seule enrichit. Le psaume 132 fait une allusion à ce séjour de l’arche dans cette maison : v. 6. « Nous l’avons trouvée dans les champs de Jaar. » Jaar est une expression poétique qui désigne Kiriath-Jéarim.

Maintenant, il n’y a plus d’arche à garder, mais nous avons à maintenir devant le monde les droits et la gloire du Seigneur Jésus. Il est le Seigneur de toute la terre, toute autorité lui a été donnée dans les cieux et sur la terre. Sans doute vous aimez ce Seigneur de gloire. Comment pouvez-vous le servir dès votre enfance ? La chose est bien simple : lui obéir en toutes choses. Que sa parole donc fasse autorité dans toutes les circonstances que vous êtes appelés à traverser. Demandez-vous en tout temps quelle est sa volonté. C’est ainsi que vous maintiendrez ses droits dans un monde qui l’a rejeté et qui s’éloigne de plus en plus de lui.

 

 

22                  113ème leçon — 1 Samuel 7

 

Mes chers enfants. Aujourd’hui vous lirez le chap. 7 du premier livre de Samuel. Vous vous souvenez que je vous ai déjà fait remarquer que le premier verset du chap. 7 se relie au précédent ; c’est donc au v. 2 que vous commencerez votre lecture. La version du précieux serviteur de Dieu, J. N. Darby, dont je me sers toujours dans les citations que je vous fais, a au commencement du v. 2 un petit astérisque, comme, du reste, vous en trouvez assez souvent dans cette traduction. Ce signe indique un changement de sujet dans le récit qui nous est donné. Il nous est dit qu’il se passa un long temps, vingt années, pendant lequel le peuple vécut sans l’Éternel. Il semble qu’il l’avait oublié, et, chose encore pire, il servait d’autres dieux, des dieux étrangers, ce que la loi défendait absolument. Dans quel bas état est tombé le peuple de Dieu, allez-vous dire. Ce pauvre peuple n’avait pas été touché par la grâce que Dieu leur avait témoignée en leur renvoyant l’arche de l’alliance ; même il semble qu’ils ne s’en sont nullement souciés puisque seule la famille d’Abinadab l’avait recueillie. La conséquence de tout cela fut que les Philistins, malgré tous les jugements qui sont tombés sur eux, ont continué à dominer sur Israël et à l’opprimer.

Pauvre fils d’Israël ! Ils oubliaient que l’Éternel était leur libérateur. Ils ne se sont pas souvenus de ce Dieu puissant qui les avait fait sortir d’Égypte à main forte et à bras étendu et qui ne demandait qu’à les combler de bienfaits comme il l’avait fait jusqu’à ce jour. L’ingratitude et l’oubli se trouvent au fond de notre mauvais cœur.

Vous vous souvenez que Jacob a été longtemps chez Laban ; vingt années, lui aussi, sans s’occuper du Dieu qui lui était apparu à Béthel, ni du vœu qu’il lui avait fait. Ce n’est qu’après ces longues années qu’il est enfin allé bâtir un autel dans ce lieu où il avait eu la vision de l’échelle dont le sommet touchait aux cieux. Encore, pour qu’il y allât, il a fallu que l’Éternel lui dise d’y monter et lui rappelle le vœu qu’il lui avait fait. Vous-mêmes, chers enfants, ne vous arrive-t-il pas souvent d’oublier pendant bien des jours, le Dieu qui vous comble de bienfaits ?

Samuel, qui était un fidèle serviteur de l’Éternel, a enseigné au peuple ce qu’il devait faire. Nous pouvons bien penser que pendant ce long temps il a prié pour ce peuple infidèle. Le psaume 99 et le prophète Jérémie, chap. 15, nous parlent de Samuel comme étant un intercesseur en faveur du peuple de Dieu. C’était un précieux service qu’il accomplissait, service auquel vous aussi vous pouvez vous employer. Depuis tout jeune on peut prier pour les personnes que l’on connaît et avec lesquelles on est en relation. Vous vous souvenez que Anne, la mère de Samuel, était une femme de prières. Son fils suivait le bon exemple qu’il avait eu dans sa pieuse mère. C’est une grâce inestimable que d’avoir une mère qui prie pour vous et avec vous ; puissiez-vous l’apprécier et être vous-même des enfants de prières.

Mais ce n’était pas le tout que de se lamenter après l’Éternel, il fallait revenir à lui et reconnaître ses fautes. Il fallait cesser de mal faire et apprendre à bien faire. Il y avait des dieux étrangers au milieu d’eux, il fallait les ôter et s’attacher fermement à l’Éternel. Samuel leur a dit que s’ils faisaient ce qu’il leur disait ils seraient délivrés. Dans cette occasion, le peuple a obéi et s’en est bien trouvé. L’Éternel a été fidèle à sa promesse. Gravez bien dans votre cœur que l’obéissance est le grand principe guérisseur de tous les maux qui peuvent nous affliger. Dans quelque circonstance que vous puissiez vous trouver, obéissez à ce que dit la Parole du Seigneur ; toujours vous vous en trouverez bien. Soyez bien assurés que toute désobéissance amène avec elle ses funestes conséquences : il ne peut pas en être autrement. Si les fils d’Israël n’avaient pas fait ce que Samuel leur avait dit, ils seraient restés dans leur misère et sous la dure servitude des Philistins.

Une autre chose : le peuple devait se rassembler, car c’est dans le rassemblement que nous recevons la bénédiction. Satan cherche toujours à disperser : le Seigneur rassemble et il bénit ceux qui sont autour de lui. La perte est toujours grande quand nous négligeons le rassemblement. Évidemment l’ennemi nous donnera de bonnes excuses pour ne pas aller à l’assemblée tel ou tel jour ; il fait mauvais temps, tu as beaucoup de travail aujourd’hui, tel et tel négligent les rassemblements beaucoup plus que toi et ne s’en portent pas plus mal, et bien d’autres choses semblables. Soyez certains que c’est le tentateur qui aura tout le profit de votre négligence, et vous-même vous n’en aurez qu’une perte.

Quand on obéit, on voit les merveilles d’un Dieu qui se plaît à bénir ceux qui le recherchent.

 

 

23                  114ème leçon — 1 Samuel 7 : Mitspa

 

Mes chers enfants. C’est avec joie que je viens m’entretenir avec vous aujourd’hui, car je veux vous parler des grandes choses que l’Éternel a faites pour son peuple quand il a été réuni à Mitspa. Vous vous souvenez que Samuel leur avait dit de se rassembler dans ce lieu et qu’il prierait l’Éternel pour eux. La prière a une grande importance et a toujours occupé une grande place dans la vie des hommes de Dieu. Lorsque le peuple a été réuni, il a puisé de l’eau et l’a répandue devant l’Éternel. Que signifiait cet acte ? Vous savez que nul ne peut recueillir de l’eau qui est répandue sur le sol. Dieu seul peut le faire ; il lui suffit d’envoyer un rayon de son soleil et voici cette eau qui s’évapore et qui s’envole dans les nuées. Cette eau répandue était donc une image de ce qu’était la nation ; elle était dans un si misérable état que Dieu seul pouvait intervenir en sa faveur et la restaurer. C’était donc de leur part une belle confession du bas état dans lequel ils se trouvaient. Certainement Dieu ne pouvait que prendre son plaisir en eux, voyant leur humiliation. Ils jeûnèrent en ce jour-là et dirent : « Nous avons péché contre l’Éternel ». Vous savez que si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité. Cherchez ce passage dans la première épître de Jean, afin que vous puissiez sans cesse vous en souvenir. Dieu est fidèle à sa promesse et juste envers Christ, car c’est Lui qui par son sacrifice nous donne le pardon de toutes nos fautes. Puisqu’il a porté le châtiment que nous avions mérité, c’est un acte de justice envers Lui de nous remettre nos fautes. Si un ami m’a payé toutes mes dettes, ce serait une injustice de la part de mon créancier que de venir m’en réclamer le montant.

Là, à Mitspa, Samuel a jugé les fils d’Israël ; il fallait bien que chacun reconnût personnellement ses fautes ; ce fidèle serviteur pouvait faire connaître aux uns et aux autres quelle était leur culpabilité. Après cela il prit un agneau de lait, un petit agneau qui n’avait jamais quitté sa mère, et il l’offrit tout entier en holocauste à l’Éternel. C’était un sacrifice de toute beauté : il parlait, par avance, de Celui qui de toute éternité était auprès du Père, son nourrisson, son artisan, ses délices de chaque jour, comme nous le lisons dans le chapitre 8 des Proverbes, et qui est venu s’offrir en sacrifice ; sacrifice qui est monté devant Dieu comme un parfum d’agréable odeur. Vous remarquez que ce n’était pas un sacrifice pour le péché que Samuel a offert, mais bien un holocauste qui rappelait la relation dans laquelle le peuple se trouvait déjà avec l’Éternel ; relation qui ne pouvait que subsister et que rien ne pouvait rompre puisqu’elle reposait, non sur la fidélité du peuple, mais sur la valeur du sacrifice que Christ allait accomplir. Du reste Israël, ainsi que nous-mêmes, ne pouvait en aucune manière être béni qu’en vertu du sacrifice de Christ. Au moment où Samuel offrait l’holocauste, les Philistins montèrent contre Israël pour lui faire la guerre. Ils pensaient que le bon moment pour les attaquer était arrivé, puisqu’ils étaient réunis non point pour faire la guerre, mais pour adorer. La sagesse de l’homme n’est que folie aux yeux de Dieu et certes Dieu ne voulait pas abandonner ceux qui lui rendaient culte, ni un peuple qui s’était humilié devant Lui. Si ce peuple était incapable par lui-même de faire face à ses ennemis, son Dieu saurait bien les protéger et les délivrer, et c’est ce qu’Il fit en envoyant un grand tonnerre sur les Philistins et en les mettant en déroute ; et ils furent battus devant Israël. L’Éternel est un grand Dieu et ceux qui se confient en Lui ne seront jamais confus. Quand Israël était dans un mauvais état, il a fui devant ses ennemis, ainsi que nous l’avons vu au chap. 4. Maintenant qu’il sert son Dieu, ce sont ses ennemis qui s’enfuient devant lui comme la fumée devant le vent. À cette occasion, Samuel prit une pierre et la plaça entre Mitspa et le rocher et l’appela « Ében-Ézer », ce qui veut dire : la pierre de secours ; il l’a fait en disant : « L’Éternel nous a secourus jusqu’ici ». Vous trouverez plusieurs fois Ében-Ézer dans vos lectures de la Parole ; vous vous souviendrez de ce que ce mot veut dire. Ne pouvez-vous pas, vous aussi, dire que le Seigneur vous a secourus jusqu’ici ? Le chemin du croyant est comme tout parsemé de monuments qui s’appellent Ében-Ézer. Mais je vois que je m’allonge. Ce chapitre contient tant de belles choses. Nous y reviendrons encore dans notre prochaine leçon. En attendant, cherchez vous-mêmes et nous verrons si nous avons eu les mêmes pensées.

 

 

24                  115ème leçon — 1 Samuel 7:15-17

 

Mes chers enfants. Lors de notre dernière leçon nous avons vu que l’Éternel est intervenu en faveur de son peuple qui s’était humilié devant lui. Il avait envoyé un grand tonnerre qui avait mis en déroute les Philistins. Sa puissance est infinie et Il fait ce qu’Il veut dans les cieux et sur la terre. Cette puissance est constamment employée en faveur de ceux qui se confient en Lui ; certes, jamais ils ne sont confus. Dans vos difficultés, vos détresses, vos luttes, ne manquez jamais de le faire intervenir ; faites-le en toutes choses et certainement vous verrez des merveilles. Je pourrais vous en raconter un grand nombre dont j’ai été le spectateur pendant ma longue vie.

Depuis ce jour mémorable, les Philistins ne sont jamais rentrés dans le pays ; ils furent abaissés et ainsi réduits à l’impuissance. La fidélité de Samuel a eu des conséquences heureuses et pour longtemps. S’il est vrai qu’un seul pécheur détruit beaucoup de bien, comme ce fut le cas avec les malheureux fils d’Éli, il est vrai aussi que la fidélité d’un seul homme pieux a des conséquences heureuses et bénies pour longtemps. Non seulement le peuple d’Israël a été préservé des invasions de ses ennemis, mais aussi les villes qui étaient tombées sous la domination des Philistins retournèrent au peuple de Dieu. Ainsi une grande bénédiction pour tout le peuple de Dieu a été la conséquence de ce jeûne et de cette humiliation qui ont eu lieu à Mitspa. L’humilité va au devant de la gloire comme l’orgueil va au devant de l’écrasement. Il en est toujours ainsi. Lisez à ce sujet ce qui est écrit dans la première épître de Pierre, chap. 5, 5-7, et gravez-le au plus profond de vos cœurs. Depuis ce jour-là le peuple jouit de la paix ; y a-t-il chose plus appréciable que la paix ? Que ne donneraient pas les hommes aujourd’hui pour la posséder ?

Les derniers versets de notre chapitre nous apprennent que Samuel faisait un voyage d’année en année, toujours le même ; il s’arrêtait dans trois endroits : à Béthel, à Guilgal et à Mitspa. En le faisant il rappelait au peuple trois grandes vérités qu’il était en danger d’oublier. La première, qu’il y avait une maison de Dieu. Béthel veut dire maison de Dieu. C’est là que Jacob vit dans son songe la merveilleuse échelle dressée sur la terre et dont le sommet touchait aux cieux. Pour nous, aujourd’hui, la maison de Dieu est l’assemblée. Vous trouverez cette vérité dans le chapitre 3 de la première épître à Timothée. Lorsque vous vous réunissez avec les saints dans l’assemblée, venez-y avec tout le respect qui est dû à la personne du Seigneur ; Il est là au milieu des deux ou trois que son nom a assemblés. S’il est invisible à l’œil de la chair, la foi le contemple et le fidèle fait la douce expérience qu’Il est là, Il console, Il encourage, Il édifie ; sa présence réjouit le cœur des siens.

Ensuite il allait donc à Guilgal. C’était là que le peuple avait campé près du Jourdain après qu’il était entré dans le pays de la promesse, et c’est aussi là que Josué avait dressé les douze pierres qui avaient été prises au fond du Jourdain. Ces douze monuments proclamaient que ce peuple avait été tiré des profondeurs des eaux de la mort. Le Jourdain est l’image de la mort dans les Écritures. Guilgal veut dire « roulement », car depuis que le peuple a été à Guilgal, l’opprobre de l’Égypte a été roulé de dessus lui. Pour nous, nous sommes morts et ressuscités avec Christ et même, par la foi, assis en Christ dans les lieux célestes. Nous ne sommes pas plus du monde que le Seigneur lui-même, et notre bourgeoisie est dans les cieux. C’est de là que nous sommes et nous avons à agir comme étant tels. C’est une grâce inappréciable que de ne plus être d’un monde qui passe et qui s’en va vers le jugement, conduit par le prince des ténèbres.

En dernier lieu, il allait donc à Mitspa. Cela rappelait à un peuple oublieux que l’Éternel les avait secourus jusqu’ici et qu’Il pouvait encore le faire et le délivrer dans toutes ses détresses. Le monument d’Ében-Ézer était là pour le leur rappeler.

Après ce voyage, Samuel retournait à Rama, car là était sa maison. Là, il avait bâti un autel. Petit enfant, il s’était prosterné devant l’Éternel. À la fin de sa vie, il était encore un adorateur. Deux choses ont caractérisé la vie de cet homme de Dieu : la prière et l’adoration. N’aimeriez-vous pas lui ressembler ?

 

 

25                  116ème leçon — 1 Samuel 8

 

Mes chers enfants. Si le chapitre 7 de notre livre contient bien des sujets de joie, le chapitre 8, par contre, est plein de sujets de tristesses. Ainsi est souvent la vie du croyant. De grandes joies et de grandes tristesses sont nécessairement la part de celui qui veut être fidèle au Seigneur. L’apôtre Paul en parle souvent dans ses épîtres et spécialement dans la deuxième épître aux Corinthiens et l’épître aux Philippiens. Mais dans toutes ses afflictions le fidèle trouve en Dieu de précieuses consolations : il est le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation qui console les siens dans toutes leurs afflictions (2 Cor. 1, 4). C’est une grâce inappréciable que de le connaître ainsi et de faire en tout temps l’expérience de sa fidélité qui ne fait jamais défaut pour ceux qui se confient en Lui.

Le premier sujet de tristesse pour Samuel que nous trouvons dans ce chapitre provient de ses fils qui ne marchaient pas sur les traces de leur père. Le bon exemple qu’ils avaient eu sous les yeux ne leur avait pas profité et ils recherchaient le gain déshonnête. Combien cela devait être douloureux pour ce vieux père de voir la conduite de ses fils. Lui, il avait suivi l’exemple de sa pieuse mère qui était une femme de prières et ses fils n’en faisaient aucun cas. Vous-mêmes, chers enfants, voudriez-vous assombrir les derniers jours de vos vieux parents ? Le livre des Proverbes nous dit qu’un fils sage réjouit son père, mais qu’un fils insensé est le chagrin de sa mère (chap. 10, 1). Il semble aussi que le discernement spirituel a fait défaut à Samuel dans cette circonstance. Vous savez qu’un seul Homme n’a jamais eu ni faiblesse, ni défaillance. C’est Samuel qui a établi ses fils comme juges sur Israël ; il pensait que ses fils seraient justes et droits comme lui, hélas ! il n’en a rien été. Il aurait mieux fait d’attendre que l’Éternel lui-même établisse de nouveaux juges sur son peuple. Quoi qu’il en soit, ce fut une chose pénible pour lui d’entendre dire au peuple : « Tes fils ne marchent pas dans tes voies ». Un autre grand sujet de tristesse pour Samuel fut d’entendre le peuple demander un roi comme les autres nations. En le faisant, il rejetait l’Éternel et Samuel, son prophète. Ils ajoutaient à leurs nombreux péchés celui d’abaisser le niveau du peuple de Dieu au niveau des nations idolâtres qui ne connaissaient ni l’Éternel, ni sa grande puissance ; cette puissance qui avait délivré le peuple de l’Égypte, lui avait fait traverser les eaux de la mer Rouge et du Jourdain, l’avait introduit dans le pays de la promesse et l’avait délivré maintes fois de ses ennemis. De fait, c’était l’Éternel qui était leur roi, qui les avait menés en triomphe devant leurs ennemis et qui avait envoyé ses tonnerres pour anéantir ceux qui venaient contre eux pour leur faire la guerre. Qu’avaient-ils donc besoin d’un roi pour les conduire dans leurs guerres, puisque l’Éternel combattait pour eux ? Samuel en est attristé et, comme de coutume, il prie. Si nous savions toujours faire comme lui, que de choses pénibles et humiliantes nous éviterions. Fidèle témoin, il a aussi clairement averti le peuple de ce qu’il en serait du régime du roi qu’ils demandaient, mais ils n’ont rien voulu entendre et ils ont persévéré dans leur désir d’être comme les autres nations. Nous ne tarderons pas à en voir les funestes conséquences ; si nous n’écoutons pas la voix de Dieu, nécessairement nous aurons affaire avec sa discipline. Encore une fois nous voyons la sagesse de Samuel. L’Éternel lui dit d’écouter la voix du peuple et d’établir un roi sur eux. Au lieu de cela, il dit aux hommes d’Israël de retourner chacun dans sa ville. Il voulait attendre que l’Éternel lui-même leur en choisisse un et qu’Il lui envoie. C’était plus sage et l’Éternel l’a choisi lui-même et le lui a envoyé plus tard. C’est ce que nous verrons dans le chapitre suivant. Je n’aimerais pas clôturer cette leçon en vous laissant sous une impression pénible et je veux la terminer en vous apprenant une chose qui vous réjouira. Si Joël, le fils aîné de Samuel, a été infidèle, ainsi que nous l’avons vu, par contre son petit-fils Héman a été un sujet de joie pour l’Éternel. Nous lisons, en effet, dans le premier livre des Chroniques, ch. 6, 31-34 : « Et ce sont ici ceux que David établit pour la direction du chant dans la maison de l’Éternel, depuis que l’arche fut en repos. Et ils faisaient le service devant le tabernacle de la tente d’assignation, pour le chant, jusqu’à ce que Salomon eût bâti la maison de l’Éternel à Jérusalem ; et ils se tinrent là selon l’ordre établi pour leur service. Et ce sont ici ceux qui se tenaient là et leurs fils : Des fils des Kéhathites : Héman, le chantre, fils de Joël, fils de Samuel, fils d’Elkana ». C’est donc lui qui en tout premier lieu est mentionné comme chantant les louanges de l’Éternel et conduisant ceux qui accomplissaient ce précieux service devant la demeure de Dieu. Si le fils de Samuel n’avait pas été fidèle, son petit-fils avait agi d’une manière bien différente. Après tout, la fidélité de Samuel a eu des résultats précieux dans sa famille même.

 

 

26                  117ème leçon — 1 Samuel 9:1, 2

 

Mes chers enfants. Vous vous souvenez que Samuel, au lieu de choisir un roi pour Israël, est retourné dans sa maison, attendant que l’Éternel en choisisse un et le lui envoie. En faisant ainsi, il était certain de ne pas se tromper et de pouvoir dire au peuple : Voici le roi que l’Éternel vous a choisi. C’est ce qui, en effet, a eu lieu plus tard et cela nous est raconté dans le chapitre 9 du premier livre de Samuel. C’est ce dont je désire vous occuper aujourd’hui. Ce chapitre est rempli d’enseignements précieux. Puissiez-vous en faire votre profit et y trouver autant de joie en le lisant que j’en ai eu moi-même, il y a déjà bien des années, lorsque je l’ai lu et médité avec un grand nombre d’amis. Mais, comme le temps passe rapidement ! Faites comme Moïse, homme de Dieu, qui a dit à l’Éternel : « Enseigne-nous à compter nos jours, afin que nous en acquérions un cœur sage ». Je ne vous dis pas où ce passage se trouve, désirant que vous le cherchiez vous-mêmes dans le premier Psaume d’un des cinq livres. Vous avez sans doute remarqué qu’il y a cinq livres de Psaumes. Je tâcherai, dans une autre occasion, de vous en expliquer le caractère. Aujourd’hui cela nous détournerait trop du sujet qui nous occupe. Puisque nous n’avons que peu de jours ici-bas, sachons au moins ne pas gaspiller le temps précieux qui nous est donné pour servir et honorer notre Seigneur dans un monde où Il a été couronné d’épines. Que nous réalisions ce que dit le cantique : « Seigneur ! sanctifie nos jours, nos moments. Fais que notre vie t’honore en tout temps ».

Maintenant occupons-nous de notre chapitre. En commençant nous y trouvons un homme fort et vaillant, de la tribu de Benjamin, dont le nom était Kis. Nous savons que, pour être fort, il faut avoir conscience de sa faiblesse et de son incapacité ; cela nous fait dépendre du Dieu tout-puissant qui se plaît à magnifier sa puissance dans notre infirmité. L’apôtre Paul disait : « Quand je suis faible, alors, je suis fort » (2 Cor. 12, 10). L’apôtre Paul, lui aussi, était de la tribu de Benjamin. C’est la seule tribu qui s’est attachée à la maison de David lorsque le royaume a été partagé après la mort de Salomon. Il semble qu’une bénédiction particulière a reposé sur cette tribu. Du reste, il est toujours vrai que la bénédiction est la récompense toute naturelle de la fidélité au Seigneur. Nous trouvons ce principe tout du long des Écritures. Kis avait un fils dont le nom était Saül ; c’est lui que l’Éternel avait choisi pour régner sur son peuple. Aux yeux des hommes, nul n’était plus propre que lui à occuper ce poste d’honneur. Il était un homme d’élite ; dans la guerre un chef capable. Sa haute stature le faisait remarquer aux yeux de tous, puisqu’il était plus grand que tout le peuple depuis les épaules en haut. Sa beauté aussi le distinguait. Ces caractères, appréciés par les hommes, n’ont que peu de valeur aux yeux de Dieu. Du reste, la fin de Saül ne manquera pas de nous le montrer. C’est un grand danger de regarder à ce qui a de l’apparence, mais Dieu regarde au cœur. Lui seul sait ce qui en est de notre être intérieur : Il sonde les reins et les cœurs. Puissiez-vous vous en souvenir afin de marcher dans la crainte et dans la dépendance de Dieu, qui seul peut nous garder sans que nous bronchions et nous placer irréprochables devant sa gloire avec abondance de joie. Nous verrons dans notre prochaine leçon quelles ont été les circonstances qui ont mis Saül en contact avec Samuel, car Dieu dirige toutes choses pour l’accomplissement de ses desseins d’amour envers les siens.

 

 

27                  118ème leçon — 1 Samuel 9:3-6

 

Mes chers enfants. Lors de notre dernière leçon, je vous ai dit quelques mots de Saül et de son père, mais, faute de temps, je n’ai pas pu vous donner beaucoup de renseignements sur ce futur roi d’Israël. Nous allons maintenant voir les circonstances qui ont accompagné l’établissement de son règne. Son père avait perdu ses ânesses ; chose en apparence insignifiante, mais qui a été, dans la main de Dieu, le moyen par lequel Il l’a amené vers Samuel qui l’a oint pour être roi sur le peuple d’Israël. Évidemment la perte de ces ânesses était sensible à Kis et, dans son désir de les retrouver, il a envoyé son fils Saül avec un de ses serviteurs pour les chercher. Mais ces deux hommes ont couru en vain et ne les ont pas trouvées. Passant d’un pays dans un autre, ils se sont fatigués sans succès.

Ces deux hommes qui cherchent nous font penser à tant d’êtres humains dans ce monde. Depuis que l’homme a perdu le paradis terrestre, il cherche, cherche sans cesse, sans trouver le bonheur qu’il a perdu à cause de sa désobéissance. Quel pauvre être que l’homme ! Dieu l’avait établi sur la création qui était sortie parfaite de ses mains, mais, depuis la chute, il est comme un pauvre roi détrôné, misérable, sans repos et sans paix. Les uns cherchent le bonheur dans une chose, les autres dans une autre, et tous font la même expérience que le roi Salomon qui a dit : « Vanité des vanités ! Tout est vanité et poursuite du vent ».

Mais Dieu est plein de miséricorde. Il voyait ce pauvre Saül qui dépensait ses forces en vain et Il s’est servi de son serviteur pour lui indiquer ce qu’il avait à faire. Souvent Dieu se sert des humbles et des petits pour nous enseigner les plus grandes et les plus précieuses leçons. Si nous savions au moins toujours écouter quand Dieu veut nous parler ! Vous connaissez certainement l’histoire de la petite fille israélite qui avait été emmenée en captivité par les Syriens et qui servait Naaman, chef de l’armée du roi de Syrie. Ce grand chef était lépreux, et cette petite fille dit à sa maîtresse : « Oh ! si mon seigneur était devant le prophète qui est à Samarie ! alors il le délivrerait de sa lèpre ». Bien lui en a pris d’écouter la voix de cette petite esclave : il a été délivré de son affreuse maladie et a appris à connaître le seul vrai Dieu. C’est un encouragement pour vous, enfants, à être fidèles au Seigneur Jésus. Si vous l’aimez, Il peut se servir de vous pour faire de grandes choses, et cela même à votre insu.

Le serviteur de Saül savait que, dans la ville voisine, il y avait un homme de Dieu et il a conseillé à son maître d’aller le voir. « Peut-être », lui dit-il, « nous enseignera-t-il le chemin par lequel nous devons aller ». Nous pouvons remarquer ici une des belles qualités de Saül, il consent à écouter le serviteur qui était sous ses ordres. Il était, ainsi que nous l’avons vu, un homme d’élite et beau, mais aussi il y avait chez lui d’aimables qualités. Vous remarquez, chers enfants, que maintenant la question, pour Saül et pour son serviteur, était de savoir quel était le chemin par lequel ils devaient aller. Ils étaient donc perdus. Il en est ainsi de tout homme dans son état naturel ; il a tout perdu et il est aussi perdu lui-même. Triste condition ! Qui donc peut lui faire connaître le chemin qui le ramènera à Dieu ? Vous savez que le Seigneur a dit : « Je suis le chemin... nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14, 6). C’est donc au Seigneur Jésus qu’il faut aller de la même manière que Saül et son serviteur sont allés à l’homme de Dieu. Vers lui ils ont trouvé infiniment plus qu’ils n’auraient jamais osé espérer. Il en est de même pour tous ceux qui s’approchent de Dieu par Jésus Christ.

 

 

28                  119ème leçon — 1 Samuel 9 — l’homme de Dieu

 

Mes chers enfants. Samuel, vers lequel Saül était allé, était donc un homme de Dieu. Je pense qu’il est bon que je vous donne quelques renseignements sur ce qu’est un homme de Dieu. Lorsqu’une question se pose, quand nous lisons la Parole, nous avons à nous souvenir que c’est la Parole même qui pourra nous renseigner. C’est donc dans les Écritures que nous trouverons la réponse à la question qui est devant nous dans ce moment. Dans les deux épîtres à Timothée nous trouvons ce titre : homme de Dieu. Ce sont les seules fois où il est employé dans le Nouveau Testament. Par contre, nous le trouvons fréquemment dans l’Ancien. Un homme de Dieu est un homme qui est là de la part de Dieu, qui le sert, qui vit dans sa communion, qui marche selon les enseignements de sa parole et qui, par conséquent, est capable de faire connaître le Dieu qu’il sert, quelle est sa volonté et quelles sont ses ressources en présence des besoins du moment, de même aussi, ce que doivent faire ceux qui veulent lui obéir. Un homme de Dieu pouvait dire : « Ainsi dit l’Éternel ! » Samuel occupe une grande place parmi les hommes de Dieu de l’Ancien Testament. Ce titre glorieux lui est donné plusieurs fois. Dans le v. 6 de notre chapitre, il nous est dit qu’il était un homme considéré et que tout ce qu’il disait arrivait infailliblement. Une telle considération ne pouvait provenir que d’une marche fidèle et irréprochable. Le secret de l’infaillibilité de ce qu’il disait venait du fait que l’Éternel se révélait à lui par sa parole, ainsi que nous le lisons au chap. 3, 21. Il vivait aussi dans une intime communion avec l’Éternel. Nous verrons plus loin que, un jour avant que Saül vint vers lui, l’Éternel l’avait déjà averti, lui disant : « Demain, à cette heure, je t’enverrai un homme du pays de Benjamin » ; et, lorsque Samuel voit Saül, l’Éternel lui répond : « Voilà l’homme dont je t’ai parlé ». Répond à quoi ? dira quelqu’un. C’était la réponse à  la demande de Samuel. Il vivait donc dans une intime communion avec Dieu. C’est une chose merveilleuse qu’un homme sur la terre soit dans une telle intimité avec le grand Dieu tout-puissant. Samuel attendait que l’Éternel lui envoie le roi qu’Il avait choisi et Dieu l’avertit d’avance de son arrivée et lui donne des signes certains qu’il était bien celui dont Il lui avait parlé. Il n’y avait donc pas à s’y tromper.

Nous remarquons aussi que d’autres serviteurs de Dieu ont été honorés par Lui et ont reçu de sa part ce titre d’hommes de Dieu. Moïse est appelé cinq fois de ce nom (Josué 14, 6 ; 1 Chron. 23, 14 ; 2 Chron. 30, 16 ; Esdras 3, 2 et dans le titre du psaume 90). Il vaut la peine que nous considérions de près tous ces divers passages, car leur importance est grande.

Nous pouvons remarquer trois choses principales qui nous sont dites de Moïse, en rapport avec son titre d’homme de Dieu. La première est que la parole de l’Éternel était dans sa bouche. La loi de l’Éternel est même appelée la loi de Moïse. Ce qu’il avait dit était la parole même de l’Éternel dans toute sa pureté. Il n’y avait rien ajouté et il n’y avait rien retranché. Ceci est des plus important dans tous les temps. Chers enfants ! Lisez la Parole et mettez-la en pratique, ne vous laissez pas arrêter par la peur des conséquences de votre obéissance : c’est Dieu qui s’en charge. N’y ajoutez rien, n’en retranchez pas un trait de lettre. Faites toujours ce que Dieu dit et vous vous en trouverez bien. Une seconde chose qui caractérisait Moïse, c’est qu’il était un homme de prières : « Prière de Moïse, homme de Dieu », avons-nous vu dans le psaume 90. Là il priait pour un peuple coupable qui avait violé la sainte loi qu’il lui avait apportée du sommet du mont Sinaï.

La troisième chose qui nous est dite en rapport avec son titre d’homme de Dieu est la part bénie que ses fils ont eue dans la tribu de Lévi. C’est cette tribu qui avait le privilège inestimable de pouvoir servir Dieu dans son sanctuaire. Ces trois choses nous font penser à Timothée qui, dès son enfance, connaissait les saintes lettres. L’apôtre Paul, dans les deux épîtres qu’il lui a adressées nous montre l’importance de garder la Parole et de persévérer dans la prière.

 

Mais je vois que ma leçon s’allonge ; malgré cela j’aimerais vous parler encore de David, le doux psalmiste d’Israël qui chantait les louanges de l’Éternel quand il était un jeune garçon, en jouant de la harpe lorsqu’il gardait les brebis de son père. Il est aussi appelé plusieurs fois un homme de Dieu et cela en rapport avec la louange : 2 Chron. 8, 14 ; Néh. 12, 24 et 36. Vous lirez ces passages. Il était donc un homme de Dieu qui louait l’Éternel et qui enseignait le peuple de Dieu à le louer. Heureux service ! Élie et Élisée aussi ont reçu ce titre d’hommes de Dieu. Lisez leur histoire et vous en retirerez un réel profit pour vos âmes. Nous trouvons aussi d’autres hommes de Dieu dont les noms ne nous sont pas donnés, dans 1 Rois 13, 1 ; 2 Chron. 11, 2 et 25, 7. Enfin, dans Juges 13, un homme de Dieu dont le nom est « Merveilleux ». Je pense que vous y verrez les traits de celui qui est homme et Dieu tout à la fois. Un homme qui, dans la flamme du sacrifice, est monté dans les cieux ! Il n’est pas difficile d’y voir un rayon de la gloire de notre Seigneur. Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur ce titre « homme de Dieu », mais j’aime à penser que le peu que je vous en fait connaître suffira pour vous faire désirer de revêtir les caractères d’hommes de Dieu.

 

 

Bonne Nouvelle 1944

29                  120ème leçon — 1 Samuel 9:5-10

 

Mes chers enfants. Nous avons vu que Saül et son serviteur, après avoir longtemps et vainement cherché les ânesses qui étaient perdues, se sont décidés à aller vers Samuel, l’homme de Dieu. Mais, voici une difficulté qui se présente devant eux : ils constatent qu’ils n’ont rien à lui apporter et que le pain manque dans leurs sacs. Il en est toujours ainsi lorsque quelqu’un veut s’approcher de Dieu, il constate que sa misère est grande et que, de fait, il n’a rien à apporter à Dieu que son complet dénuement : il a faim et il n’a rien pour payer. Le fils prodigue du chap. 15 de Luc a fait la même constatation : il périssait de faim et il n’avait que ses haillons quand il est revenu vers son père. Quel pauvre être que l’homme ! Il a tout perdu, il est perdu lui-même et, avec cela, il a encore la prétention de pouvoir faire quelque chose.

Le serviteur de Saül avait dans sa main le quart d’un sicle d’argent et il pensait pouvoir l’apporter à l’homme de Dieu. Il ne connaissait pas encore les exigences de la loi qui voulait que l’Israélite fût racheté avec un demi-sicle d’argent (Exode 30, 13). Les ressources étaient insuffisantes pour lui-même ; il ne pouvait donc en aucune manière secourir son maître. Ainsi est l’homme pécheur, il ne peut « racheter son frère, ni donner à Dieu sa rançon, car précieux est le rachat de leur âme, et il faut qu’il y renonce à jamais » (Ps. 49, 7, 8). L’un et l’autre n’avaient pas encore appris que, dans les choses de Dieu, tout est absolument gratuit. Dieu est un Dieu qui donne. Il ne demande rien. Le prophète Ésaïe le proclamait bien haut : « quiconque a soif, venez aux eaux, et vous qui n’avez pas d’argent, venez, achetez et mangez ; oui, venez, achetez sans argent et sans prix » (Ésaïe 55, 1). De même le Seigneur, étant sur la terre, disait à une femme samaritaine : « Si tu connaissais le don de Dieu ». Dieu est donc un Dieu qui donne. Du reste, que pourrions-nous lui apporter si ce n’est notre misère et nos nombreux péchés ? L’homme, dans sa folie, se figure toujours que Dieu exige quelque chose de lui ; il ne connaît ni la sainteté de Dieu, ni la ruine dans laquelle il se trouve lui-même. Le fils prodigue a dû tout recevoir gratuitement de la part de son père. Nous avons à venir tels que nous sommes, reconnaissant franchement ce que nous avons fait, confessant nos fautes ; et voici que Dieu se glorifie en nous pardonnant et en nous enrichissant de tout ce qu’il y a dans la personne de son Fils.

Saül et son serviteur ne pouvaient compter que sur la bonté de l’homme de Dieu. Mais combien cette bonté dépassait de beaucoup ce que l’un et l’autre auraient supposé. Il en est ainsi de tous ceux qui s’approchent de Dieu. Saül dit à son serviteur : « Tu dis bien ; viens, allons ». Bien leur en a pris. Ils ne se doutaient guère que l’homme de Dieu savait ce qui en était des ânesses qu’ils cherchaient, qu’il leur enseignerait le chemin et tout ce qu’ils rencontreraient dans ce chemin, qu’un grand festin les attendait : heureuses nouvelles pour des hommes perdus et qui n’avaient plus de pain dans leurs sacs. Lorsque nous lisons ces pages, il nous semble que nous n’avons qu’un simple récit historique, mais, lorsque nous les considérons de près, nous y voyons la merveilleuse grâce de Dieu qui y brille dans tout son éclat, comme, du reste, dans toutes les pages de sa divine Parole. Si nos yeux étaient plus simples et plus éclairés, par la lumière du Saint Esprit, que de merveilles nous découvririons dans ces récits qui se succèdent les uns aux autres et qui sont tous autant de révélations de ce qu’est l’amour de Dieu.

 

 

30                  121ème leçon — 1 Samuel 9:11-14

 

Mes chers enfants. Vous vous demandez sans doute de quelle manière Saül a été accueilli par Samuel. Tout a été conduit par la main même de Dieu et tout est allé mieux que Saül et son serviteur n’auraient osé l’espérer. Comme ils montaient à la ville, ils trouvèrent des jeunes filles qui sortaient pour puiser de l’eau. Elles connaissaient Samuel et le lieu où se trouvaient les eaux qui désaltèrent. Immédiatement elles ont pu renseigner Saül et lui dire où était l’homme de Dieu ; même elles lui disent « Le voilà devant toi ». Chers enfants, et en particulier, vous jeunes filles, ces versets ne sont-ils pas écrits pour vous d’une manière particulière ? Connaissez-vous Celui qui est la source des eaux de la vie, savez-vous où Il demeure ? Le connaissez-vous pour vous-mêmes et êtes-vous capables de le faire connaître aux personnes avec lesquelles vous êtes en contact ? Vous voyez que ces jeunes filles étaient capables de le faire. Pour parler un autre langage, connaissez-vous le Seigneur Jésus ? C’est lui qui a dit et qui même l’a crié afin que tous puissent l’entendre : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, selon ce qu’a dit l’Écriture, des fleuves d’eau vive couleront de son ventre. Or il disait cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croyaient en lui » (Jean 7, 37-39). C’est aussi Lui qui a dit à la femme samaritaine : « Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif à jamais » (Jean 4, 13, 14). La soif de bonheur se trouve au fond du cœur de tout homme, elle le dévore ; il cherche par tous les moyens possibles à la calmer, mais le vrai bonheur ne se réalise que dans la personne du Seigneur Jésus.

Ces jeunes filles savaient donc où se trouve la source qui désaltère. Ce sont des images, il est vrai, mais Dieu veut nous enseigner par ce moyen. Elles savaient aussi où était la maison du voyant, elles le connaissaient. Il était en quelque sorte le représentant de l’Éternel au milieu de son peuple. Savez-vous où le Seigneur se trouve, où il a une demeure sur la terre ? Il a dit : « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux » (Matt. 18, 20). Lorsque vous vous réunissez dans l’assemblée, souvenez-vous qu’Il est là, présent en Esprit, bien qu’invisible à l’œil de la chair. L’Assemblée est la maison de Dieu. Les jeunes filles disent à Saül : « Le voilà devant toi, hâte-toi maintenant ». Pour aller au Seigneur, il n’y a pas un instant à perdre, car le temps presse. C’est aujourd’hui qu’on le trouve ; aujourd’hui est le jour du salut ; demain ne nous appartient pas.

C’était un jour bien favorable pour Saül, car Samuel avait offert un sacrifice sur le haut lieu ; il bénissait le sacrifice et le peuple mangeait, se nourrissant ainsi de la chair de la victime qui avait été offerte à l’Éternel. Je pense qu’il n’est pas nécessaire de vous dire que ce sacrifice était une image du sacrifice plus grand et plus parfait de Christ ; sacrifice qui est pour la bénédiction éternelle de tous ceux qui y ont une part, c’est-à-dire de tous ceux qui croient en Lui. Dans sa mort, il a ôté nos péchés de devant les yeux de Dieu. Chers enfants, ces récits nous font connaître la valeur infinie de l’œuvre que notre Seigneur et Sauveur a accomplie en notre faveur. Ce sont les ombres ; nous, nous avons la pleine réalité.

Saül devait se hâter, car c’était dans ce jour même qu’il trouverait place au festin de Samuel. De même, c’est aujourd’hui qu’il faut venir au Sauveur pour avoir la vie éternelle et une place au grand festin de Dieu, le grand souper auquel tous sont conviés. Malheureusement un grand nombre de personnes n’en font aucun cas. En terminant cette leçon, vous lirez dans l’évangile de Luc le récit que le Seigneur nous donne de ce grand souper (Luc 14, 15-24). Bienheureux ceux qui se rendent à l’invitation, car c’est un festin plus grand que celui auquel Samuel avait invité Saül.

 

 

31                  122ème leçon — 1 Samuel 9:15-21

 

Mes chers enfants. Voici donc Saül et son serviteur qui montent à la ville, ils y trouvent Samuel qui vient à leur rencontre : il vient lui-même au devant d’eux. Cela nous fait penser au père qui court au devant de son fils prodigue revenant à lui. Il le voit quand il est encore loin. Le Dieu de grâce ne demande qu’à bénir, son cœur est ému de compassion pour de pauvres misérables qui reviennent à lui. Vous remarquerez aussi que l’Éternel avait averti Samuel, lui faisant savoir que, le lendemain, Il lui enverrait celui qui devait être prince sur son peuple Israël. Ce futur roi est maintenant devant lui. Que devait-il se passer dans le cœur de l’un et de l’autre ? Saül pensait à ses ânesses, elles étaient retrouvées. Ce devait être un grand soulagement pour lui de le savoir ; mais il ne se doutait guère de tout ce que Samuel lui ferait connaître dans cette mémorable rencontre ; la grâce de Dieu envers lui dépassait de beaucoup tout ce qu’il aurait pu penser. Il en est toujours ainsi lorsque nous recherchons la présence de Dieu. Chers enfants, lorsque vous vous trouvez dans des circonstances difficiles ou pénibles adressez-vous toujours à Dieu lui-même en premier lieu ; jamais vous ne serez confus, et de plus vous verrez des merveilles.

Samuel invite Saül à manger avec lui, il veut qu’il ait une part à ce sacrifice qui a été offert et dont on va se nourrir dans les hauts lieux, sacrifice dont lui avaient parlé les jeunes filles. Lui, un étranger, allait avoir une part à ce repas béni. Ce devait être une grande joie pour un homme qui n’avait pas de pain dans son sac et qui, nécessairement, devait être fatigué à la suite d’un si long voyage. Tous ces détails nous sont donnés de Dieu dans sa Parole, afin que nous soyons bien pénétrés de la grandeur de sa grâce envers nous. C’est ce Dieu qui a fait inviter des pauvres, des estropiés, des aveugles et des boiteux au festin où tout est déjà prêt : « Venez ! » fait-il dire par ses serviteurs.

Mais Samuel a aussi une autre parole à dire à Saül, une parole qui était propre à agir sur sa conscience : « Je te déclarerai tout ce qui est dans ton cœur ». Chers enfants ! aimeriez-vous que quelqu’un sache tout ce qui est dans votre cœur et vienne vous le dire ? Je me souviens que, il y a déjà longtemps, je disais à une jeune fille : « Voudriez-vous que nous prenions une feuille de papier et un crayon et que nous y écrivions toutes nos fautes ? » « Oh ! non, il y en aurait trop », fut sa réponse. En effet, nos fautes sont nombreuses, mais Dieu sait ce qui est caché au plus profond de nos cœurs, ces cœurs qui sont trompeurs par dessus tout et incurables. Il nous est dit que l’imagination du cœur de l’homme est mauvaise dès sa jeunesse et que Dieu le sonde. Nous ne pouvons rien lui cacher, car Il est au courant de tout ce qui nous concerne. C’est à ce Dieu saint que nous avons affaire : Il est lumière. Or Samuel, qui était un fidèle serviteur de Dieu, avait, d’une part, à faire connaître la grâce de son Dieu. C’est ce qu’il a fait en invitant Saül au sacrifice. D’autre part, il devait être vrai avec celui auquel il s’adressait. Son Dieu est lumière. Il en est de même maintenant quand l’Évangile est annoncé. Il nous fait connaître la grâce de Dieu en vérité. La lumière manifeste tout ; Il se doit à lui-même de nous faire connaître ce que nous sommes. Mais aussi sa grâce est plus grande que toute la misère de sa créature. Il peut recevoir un brigand qui se mourait sur une croix, un Saul de Tarse qui était sur le chemin de Damas, une Samaritaine qui était près du puits de Sichar. Il ne met jamais dehors celui qui vient à Lui. Son amour surpasse toute connaissance. Retenez bien dans vos cœurs ces deux grandes vérités qui sont à la base même de l’Évangile ; Dieu est amour et Il est lumière. Ce n’est que dans la lumière que nous pouvons jouir de cet amour.

 

 

32                  123ème leçon — 1 Sam. 9:22-27

 

Voici Samuel qui introduit Saül et son jeune homme dans la salle où l’on prenait le repas ; il leur donne une place d’honneur au milieu des invités et commande au cuisinier d’apporter la portion qui avait été mise à part. Il dit à Saül : « Voici ce qui a été réservé ; mets-le devant toi et mange ; car cela a été gardé pour toi, pour le temps fixé, lorsque j’ai dit : J’inviterai le peuple » (v. 24). Tout devait être merveilleux pour cet étranger qui se trouvait à table avec des personnes qui lui étaient inconnues auparavant et au milieu desquelles il se trouvait comme avec des amis. Ce passage m’a souvent fait penser à celui que nous trouvons dans Colossiens 1, 5 : « À cause de l’espérance qui vous est réservée dans les cieux ». Saül avait une part qui lui était réservée dans le haut lieu, à un festin. Cette part lui avait été donnée par le serviteur de Dieu ; les Colossiens, et nous avec eux, nous en avons une dans les cieux, dans la maison du Père. C’est notre Seigneur qui a fait lui-même tous les frais d’une telle place et qui nous y a invités lui-même. Y a-t-il une part plus précieuse que celle-ci ?

Après le repas, Samuel a parlé avec Saül sur le toit. Nécessairement il avait beaucoup de choses à dire à celui qui devait être roi sur le peuple de Dieu. Le Seigneur, lui aussi, a beaucoup de choses à nous enseigner ; Il le fait généralement dans la « chambre haute ». C’est là qu’Il réunit les siens. Vous savez qu’en Orient les toits des maisons sont en terrasses ; c’est sur ces toits que se bâtissent les chambres hautes. Souvent ces chambres sont mentionnées dans la Parole. C’est là que les disciples se sont réunis pour la prière avec les femmes et avec Marie, la mère de Jésus, après qu’Il est monté au ciel (Actes 1, 13).

Au lever de l’aurore d’un jour nouveau, Saül se remet en route pour rentrer à la maison. Comme tout devait être nouveau pour lui ! Que de choses imprévues lui étaient arrivées et que de choses étranges il avait entendues ! En partant de la maison de son père, maison de laquelle il s’était éloigné de telle manière qu’il était incapable d’en retrouver le chemin, il avait tout perdu, il cherchait en vain ; et voici tout était retrouvé et, bien plus que cela, il connaissait le haut lieu où un sacrifice avait été offert ; il avait mangé de ce sacrifice ; il avait entendu la parole même de l’Éternel par la bouche d’un fidèle serviteur, choses qu’il ne connaissait pas autrefois ; et même l’homme de Dieu l’avait oint pour être roi. Les pensées de Dieu sont bien élevées au-dessus de celles des hommes, autant que les cieux sont élevés au-dessus de la terre. Tout ce que Saül désirait en partant était de retrouver les ânesses perdues, et voici il rentrait comblé des bénédictions de Dieu. Le Nouveau Testament nous fait connaître des choses encore plus excellentes. Voici un pauvre pécheur égaré, perdu, ruiné, ayant faim et soif de bonheur et qui périt dans sa misère ; dans son extrémité il se tourne vers le Sauveur du monde ; là il est reçu en grâce, comblé de bienfaits. Il trouve infiniment plus que son cœur n’aurait désiré et que ce qu’il avait perdu, il a une place au grand souper de Dieu, à ce festin où tout est déjà prêt ; il est oint de l’Esprit Saint et bientôt, quand son Seigneur sera manifesté en gloire, il régnera avec Lui, car les rachetés ont été faits rois et sacrificateurs pour Dieu le Père.

« Samuel prit une fiole d’huile et la versa sur la tête de Saül, et il le baisa et dit : L’Éternel ne t’a-t-il pas oint pour prince sur son héritage ? » Saül rentra donc à la maison dans des conditions bien différentes de celles dans lesquelles il se trouvait quand il en était parti. Chers enfants, nous avons dans toutes ces choses une merveilleuse illustration de ce qu’est la grâce de Dieu. Avant de le laisser aller, Samuel enseigna à Saül tout ce qu’il devait rencontrer sur son chemin en rentrant à la maison de son père. Son serviteur lui avait dit auparavant : « Peut-être nous enseignera-t-il le chemin par lequel nous devons aller ». Ce « peut-être » montrait une certaine incrédulité ; malgré tout Dieu a été fidèle ; Il a fait connaître le chemin et même tout ce que Saül rencontrerait sur le chemin. Il en est de même pour tous ceux qui viennent à Dieu par Jésus Christ.

 

 

33                  124ème leçon — 1 Samuel 10:1, 2

 

Mes chers enfants. Samuel a donc annoncé d’avance à Saül les choses qu’il rencontrerait sur son chemin en rentrant à la maison. Il y aurait trois grandes étapes et, dans chacune d’elles, il apprendrait de grandes et merveilleuses leçons. En a-t-il fait son profit ? Nous le verrons plus tard. Puissions-nous ne rien perdre de ce que Dieu veut nous enseigner en nous racontant ces choses. Toute la Parole de Dieu est écrite pour notre instruction.

En arrivant à la frontière de sa tribu, Saül devait faire une première rencontre près du sépulcre de Rachel, la mère de Benjamin. Jacob avait érigé un monument sur le sépulcre de sa femme bien-aimée. Ce sépulcre existait encore. Il devait rappeler bien des choses à Saül. Rachel était morte en donnant le jour à son fils. Elle l’avait appelé Ben-oni, ce qui veut dire : « fils de ma douleur » ; mais Jacob l’avait appelé Benjamin, « fils de ma droite ». Nous avons ici la première grande leçon que nous avons à apprendre en entrant dans notre héritage, que Jésus est le Fils de la droite du Père. La main droite est celle de la puissance. L’évangile est la puissance de Dieu en salut à quiconque croit, lisons-nous dans Rom. 1, 16. Il nous fait connaître un puissant Sauveur, Jésus, le Fils de Dieu, qui a triomphé de toute la puissance de Satan et de la mort. Dieu a un Fils unique et bien-aimé ; Il l’a envoyé dans le monde et il n’y a de salut en aucun autre. Avez-vous pensé que, pour sauver l’un d’entre nous, il a fallu la puissance même de Dieu ? Autrefois ce Dieu s’est glorifié en tirant les mondes du néant. Maintenant il magnifie sa puissance, non en créant de nouveaux mondes, mais bien en sauvant des pécheurs. Cette puissance s’est montrée quand son Fils est entré en vainqueur dans la mort et quand Il en est sorti victorieux. Elle se montre aussi maintenant en arrachant des pécheurs à la domination de Satan, en les délivrant du pouvoir des ténèbres et en les introduisant dans le royaume du Fils de l’amour de Dieu. « C’est le Dieu qui a dit que du sein des ténèbres la lumière resplendît, qui a relui dans nos cœurs pour faire luire la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ », lisons-nous dans 2 Cor. 4, 6.

Près de ce sépulcre de Rachel, Saül devait rencontrer deux hommes qui lui diraient que les ânesses étaient retrouvées. Il n’avait donc plus à se fatiguer pour les chercher. Ils lui diraient encore que son père avait oublié l’affaire des ânesses, mais qu’il était en peine de son fils, disant : « Que ferai-je au sujet de mon fils ? » Un père qui est en peine de son fils ! Soyez bien assuré que, s’il n’était question que de Kis et de Saül, Dieu ne nous aurait pas donné ce récit. Il a d’autres choses à nous faire savoir. Comme un père est en peine d’un fils qui s’est égaré et qui est loin de sa maison, le Père est en peine d’un pauvre pécheur qui s’est éloigné de lui ; son cœur est tourné vers lui. Nous en avons un merveilleux récit dans le chapitre 15 de Luc, récit bien connu et souvent médité. Un pauvre prodigue s’en est allé dans un pays éloigné. Hélas ! il y a tout perdu. Quand il revient, dans ses haillons et son dénuement, son père le voit comme il est encore loin ; il est ému de compassion envers lui, il court à sa rencontre et le couvre de baisers. Le père attendait son retour ; que n’avait-il pas fait pour lui lors de son arrivée à la maison ? Ce Dieu plein de tendresse a mille moyens pour nous faire comprendre combien nous sommes chers à son cœur. Que Dieu nous garde de toute incrédulité. Chers enfants qui n’avez pas encore cru au Seigneur Jésus, avez-vous pensé que le Père est en peine de vous, qu’Il vous attend ? Reviendrez-vous à ce Dieu qui ne demande qu’à vous pardonner toutes vos fautes ? Toute la maison du Père se réjouit quand le fils perdu revient à la maison. Ces deux hommes qui étaient près du sépulcre de Rachel étaient comme deux témoins de ce que le Père est pour le fils qui revient à la maison.

 

 

34                  125ème leçon — 1 Samuel 10:3, 4

 

Mes chers enfants. Nous avons vu la première grande leçon que Saül devait apprendre près du sépulcre de Rachel. Un sépulcre nous parle de mort. Or la mort est le salaire du péché. Ensuite nous avons vu que le Fils de la droite du Père est un Sauveur puissant et, enfin, que le Père est en peine pour un fils qui est perdu. Aujourd’hui nous allons considérer une autre scène qui s’est déroulée dans le voyage de Saül, à Béthel, la maison de Dieu, où il devait aussi passer. Ceux d’entre vous qui ont lu nos enseignements sur le livre de la Genèse se souviennent sans doute de l’échelle de Jacob à Béthel. En arrivant dans ce lieu, Saül a été trouvé par trois hommes qui montaient vers Dieu à Béthel. Ils apportaient trois chevreaux, trois gâteaux de pain et une outre de vin. Vous savez qu’en Israël on ne devait jamais paraître devant l’Éternel à vide, il fallait lui apporter quelque chose quand on venait dans son sanctuaire. Ces hommes apportaient donc ces choses en présent à ce Dieu qui avait si richement béni son peuple terrestre.

Aujourd’hui il n’est plus nécessaire de faire un long voyage pour pouvoir rencontrer Dieu dans son saint lieu. Car, là où deux ou trois sont assemblés au nom du Seigneur, Il est là au milieu d’eux. L’Assemblée est la maison de Dieu sur la terre maintenant. Dans la première épître à Timothée, chap. 3, 14 et 15, nous lisons : « Je t’écris ces choses... afin que tu saches comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant, la colonne et le soutien de la vérité ». Dans ce sanctuaire, nous pouvons venir, nous aussi, et c’est notre glorieux privilège de pouvoir apporter à Dieu quelque chose qui lui soit agréable ; non pas des sacrifices matériels mais des sacrifices spirituels qui lui sont agréables par Jésus Christ, qui racontent les grandes choses qu’Il a faites pour nous, ce que son Agneau a fait en venant dans le monde pour ôter le péché. Certes, c’est un sacrifice plus grand et plus parfait que celui que ces hommes allaient offrir à Béthel. Nous pouvons aussi lui parler du seul Homme qui l’a glorifié dans sa vie. Un homme sur lequel Il a pu ouvrir son ciel quand Il lui a dit : « Tu es mon Fils bien-aimé en toi j’ai trouvé mon plaisir ». C’est de quoi nous parle par avance cette offrande de gâteau qui se faisait dans le sanctuaire terrestre. Les sacrificateurs avaient à en offrir le mémorial sur l’autel.

Chers enfants, ne vous réjouissez-vous pas en pensant à cet Homme parfait que Dieu a couronné de gloire et a placé à sa droite au plus haut des cieux ?

Ces hommes apportaient aussi une outre de vin ; or le vin, dans la Parole, nous parle de joie dans la communion. Ou, si vous préférez, de la joie que nous avons en commun avec le Père et le Fils. Le Père se réjouit dans le Fils et nous avec Lui, nous nous réjouissons dans cette personne excellente. Il est la joie du ciel et déjà maintenant nous connaissons quelque peu cette joie qui remplira nos cœurs pendant l’éternité. Béthel est vraiment une maison merveilleuse. Là nous trouvons aussi de l’amour et de la sollicitude pour ceux qui s’y rencontrent. Ces trois hommes s’enquièrent du bien-être de Saül, ce voyageur qu’ils rencontrent sur leur chemin : chose bien différente de l’égoïsme qui caractérise le monde dans lequel nous sommes. Ils lui donnent deux pains et il les prend de leurs mains. Dans la maison de Dieu on ne connaît pas la disette ; là il y a du pain en abondance. Vous savez que Jésus lui-même a dit : « Moi je suis le pain de vie, celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; et celui qui croit en moi n’aura jamais soif » ; et : « Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; or le pain aussi que moi je donnerai, c’est ma chair, laquelle moi je donnerai pour la vie du monde » (Jean 6, 35 et 51). C’est d’un Christ et d’un Christ mort que nos âmes se nourrissent, et c’est dans ce Christ mort que nous trouvons la vie, la vie éternelle. Peut-être trouvez-vous que c’est un langage difficile à comprendre ; aussi je vais vous l’expliquer d’une autre manière : Si vous croyez au Seigneur Jésus vous aurez la vie éternelle, une vie éternellement heureuse dans le ciel. Vous n’aurez plus faim et soif des choses de ce monde, car le bonheur qui remplira vos cœurs sera plus grand que les choses les plus précieuses que ce monde peut donner. Saül, dans ce voyage, passait de merveilles en merveilles. Mais nous verrons plus tard qu’il n’a rien compris et n’a pas su profiter de tout ce que Samuel lui a enseigné et des choses qu’il a vues dans ce mémorable voyage.

 

 

35                  126ème leçon — 1 Samuel 10:5-8

 

Mes chers enfants. Saül devait encore passer dans un autre endroit et y voir d’autres choses précieuses, y apprendre une troisième leçon. « Après cela, tu viendras au coteau de Dieu », lui dit Samuel. C’était un lieu élevé, on s’y trouvait au-dessus des choses de la terre et près de Dieu. Là se trouvaient des ennemis, les Philistins. Ceux-ci n’ont pas pu empêcher les prophètes de descendre vers Saül. Ils avaient devant eux un luth, un tambourin, une flûte et une harpe, et eux-mêmes prophétisaient. Ces choses sont écrites pour nous servir d’instruction. Que Dieu nous donne des yeux pour les voir et des cœurs pour les apprécier. Je tâcherai de vous les expliquer le plus simplement possible. Quand vous serez devenus grands, si vous aimez le Seigneur et que vous mettiez de la diligence pour les méditer, vous les comprendrez mieux et vous en jouirez davantage. Ne vous découragez jamais si parfois vous ne comprenez pas les passages que vous lisez. Ce sont souvent les pages qui nous semblent les plus obscures qui deviennent plus tard les plus brillantes et les plus précieuses à nos cœurs. J’en ai fait l’expérience maintes fois.

Bientôt, nous serons dans le ciel, la maison du Père, mais, en attendant, nous pouvons y pénétrer par la foi, nous élever jusqu’au « coteau de Dieu ». Puisque nous sommes déjà assis dans les lieux célestes en Christ, en attendant d’y être assis avec Lui, nous pouvons jouir déjà des choses qui sont dans les cieux. En croyant simplement ce que Dieu nous dit, nous pouvons dès maintenant jouir des choses qui sont dans les cieux. Cette joie se manifeste par des cantiques et de la louange. L’ennemi de nos âmes voudrait bien nous empêcher d’en jouir, de même que les Philistins étaient au « coteau de Dieu » pour tâcher de ravir au peuple d’Israël leurs privilèges. Mais souvenons-nous que nous avons à faire à un ennemi vaincu. Si nous sommes fidèles au Seigneur, Il nous rendra capables de jouir de notre héritage qui est dans les cieux.

Ces hommes descendaient donc du coteau de Dieu, leur joie était grande et les instruments de la louange marchaient devant eux. Le luth a dix cordes (Psaume 33, 2). C’est l’instrument de la louange en rapport avec les exigences de la loi qui a dix commandements. Ces dix commandements sont là comme autant de témoins qui se dressent contre nous pour nous accuser. Nous les avons tous violés ; celui qui faillira en un seul point de la loi est coupable sur tous. La loi exigeait la mort du coupable, mais, à la mort de Christ, le Juste a souffert pour les injustes. La loi n’a plus rien à réclamer puisque la mort est intervenue pour la rançon des transgresseurs. Lorsqu’un pécheur a cru cela, il y a bien des cordes harmonieuses qui vibrent dans son cœur, la louange monte devant ce Dieu qui a ainsi justifié le coupable par un moyen qui est digne de lui. Autant de commandements, autant de sujets de louanges qui glorifient un Dieu Sauveur.

Le tambourin exprime la joie de cette délivrance. Marie, la sœur de Moïse, a pris un tambourin quand elle est sortie avec les femmes pour célébrer la délivrance du peuple au travers des eaux de la mer Rouge (Exode 15, 20).

La flûte, qui est un instrument à vent, nous parle de la grâce de Dieu qui, sous le souffle de l’Esprit de Dieu, vient réjouir le cœur de ceux qui entendent parler de cette grâce.

Enfin la harpe nous parle de la louange dans les cieux. Elle a un grand nombre de cordes, car grande est la multitude des rachetés qui pendant l’éternité donneront gloire à l’Agneau qui a été immolé. Chacun aura un sujet de louange différent, mais tous, à l’unisson, chanteront les louanges de Dieu. Dans cette compagnie qui descendait du « coteau de Dieu », l’Esprit de Dieu saisit Saül et il prophétisa lui aussi. Quelles heureuses rencontres il devait faire sur son chemin ! En dernier lieu il devait descendre à Guilgal et y attendre que Samuel vienne pour y sacrifier. C’est là qu’il montrera si vraiment il a cru Dieu, si sa foi s’est emparée des choses qu’il a vues et entendues. On peut avoir été bien près du ciel, être éclairé, goûter du don céleste, devenir participant de l’Esprit saint, goûter de la bonne parole de Dieu et, en fin de compte, être un réprouvé.

 

 

36                  127ème leçon — 1 Samuel 10:9-16

 

Mes chers enfants. Aujourd’hui nous recommencerons notre méditation sur le premier livre de Samuel au chap. 10, v. 9. Vous n’avez pas oublié quelle heureuse rencontre Saül a faite lorsqu’il est allé vers Samuel ; comment il a trouvé infiniment plus qu’il n’aurait osé espérer en venant vers lui. Il en est toujours ainsi lorsque nous nous approchons de Dieu. Il se plaît à bénir et donne une abondante grâce à ceux qui viennent à Lui ; jamais ils ne sont confus, bien au contraire. En Lui se trouve la source inépuisable de toutes bénédictions pour le temps et pour l’éternité. Dans toutes vos joies, dans toutes vos difficultés, dans vos détresses, et même en présence de toutes vos fautes, cherchez sa présence, adressez-vous à Lui par la prière, et cela en toute confiance, et vous n’en aurez jamais de regrets : « Cet affligé a crié ; et l’Éternel l’a entendu, et l’a sauvé de toutes ses détresses. L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et les délivre. Goûtez et voyez que l’Éternel est bon ! Bienheureux l’homme qui se confie en lui ! » a dit le roi David quand il a traversé des circonstances particulièrement douloureuses qui étaient les conséquences de sa folie (Ps. 34, 6-8).

Voici donc Saül qui, maintenant, sait quel est le chemin dans lequel il doit marcher et quelles sont les circonstances qu’il devra traverser en retournant à la maison de son père. Malheureusement le v. 9 nous rapporte un fait qui, en apparence, était de peu d’importance, mais qui manifestait dans quel état se trouvait son âme. Il nous est dit qu’il tourna le dos à Samuel. Nous savons que jamais Dieu ne nous donne une parole sans un but bien précis et défini. Le cœur de Saül n’avait pas été touché par toutes les choses qu’il avait vues et entendues et par les bontés dont il avait été entouré par l’homme de Dieu. Ainsi est le cœur de l’homme ; il reçoit tout de la part de ce Dieu plein de bonté, et cela avec la plus noire ingratitude. Le cœur de Saül n’était pas avec Samuel. Il était bien différent de celui d’Élisée qui abandonna ses bœufs et son labour pour courir après Élie (1 Rois 19, 20). Souvent dans de très petites choses un homme, et même un enfant, donne à connaître quel est l’état de son âme.

Malgré tout l’Éternel a été fidèle envers Saül et Il lui a fait rencontrer les choses que Samuel lui avait annoncées. Venu au coteau de Dieu, l’Esprit le saisit et il se mit à prophétiser. Ceux qui le connaissaient auparavant en étaient surpris, et ils se disaient l’un à l’autre : « Qu’est-il donc arrivé au fils de Kis ? Saül aussi est-il parmi les prophètes ? » Et l’un d’eux dit : « Et qui est leur père ? » Cela montre que, dans leur entourage, on n’avait aucune confiance ni dans le fils, ni dans ses parents. Ce sont nos voisins et les personnes qui sont en contact avec nous chaque jour, ceux qui nous voient et qui nous entendent, qui peuvent, mieux que personne, juger de ce que nous sommes. Nos actes et nos paroles nous recommandent à notre entourage. Là souvent, sans que nous nous en doutions, nous rendons notre témoignage. Chers enfants ! veillez sur vos paroles, sur vos actes et sur toute votre manière d’être et de faire. « Même un jeune garçon se fait connaître par ses actions, si sa conduite est pure et si elle est droite », lisons-nous dans le livre des Proverbes, chap. 20, 11.

Ce qui s’est passé plus tard a bien confirmé que la mauvaise impression des voisins de Saül était justifiée. Plus tard il est devenu un ennemi et un persécuteur de l’oint de l’Éternel et il a fini misérablement sur les montagnes de Guilboa. Chers enfants, retenez bien les enseignements que nous avons dans les pages dont nous nous occupons maintenant afin que vous soyez gardés du mal et que vous n’ayez pas une fin misérable comme, hélas ! bien des jeunes gens qui donnaient beaucoup d’espoir à leurs parents et à leurs amis, mais qui se sont détournés du Seigneur et sont descendus toujours plus bas et, pour finir, ont abandonné tous les enseignements qu’ils avaient reçus dans leur jeune âge.

 

 

37                  128ème leçon — 1 Sam. 10:17-27

 

Mes chers enfants. Maintenant il s’agit d’établir Saül comme roi sur Israël, ainsi que l’Éternel l’avait montré à Samuel. À cet effet, il convoque le peuple devant l’Éternel à Mitspa. C’est une bonne chose que d’être dans la présence de Dieu dans tout ce que nous avons à faire surtout dans les moments solennels de notre vie. Samuel savait bien cela, et certes il avait aussi un but en les convoquant à Mitspa plutôt qu’ailleurs. Vous vous souvenez que c’est à Mitspa que précédemment il avait déjà réuni le peuple quand celui-ci était dans la misère parce qu’il s’était détourné de l’Éternel (1 Sam. 7). Dans cette circonstance il leur dit : “Assemblez tout Israël à Mitspa, et je prierai l’Éternel pour vous”. C’était aussi là, entre Mitspa et le rocher, que se trouvait la pierre qu’il avait dressée et qu’il avait appelée « Eben-Ezer », en disant : « l’Éternel nous a secourus jusqu’ici ». C’était là aussi qu’il se rendait dans son voyage annuel, rappelant ainsi aux Israélites combien la fidélité de l’Éternel envers eux était grande puisqu’il les avait ainsi secourus. Notre Dieu ne change pas, et certes, nous aussi nous pouvons rendre témoignage à la fidélité de Dieu qui ne nous a jamais abandonnés jusqu’à maintenant. Si, au moins, le cœur du peuple avait été capable de comprendre ces choses et de les apprécier ! Quand Samuel a convoqué les fils d’Israël, il leur a rappelé leur délivrance de l’Égypte et la fidélité du Dieu qui les avait sauvés de toutes leurs détresses. Il leur rappelle aussi, comme un fidèle témoin doit le faire, combien leur faute a été grande de dire : « Établis un roi sur nous ».

Saül était caché parmi les bagages. Ici, comme dans une autre circonstance (1 Sam. 9, 21), il montre de l’humilité. Il avait d’aimables qualités naturelles, mais ces choses, sans la possession d’une vie nouvelle, n’ont pas de valeur aux yeux de Dieu. Il faut être né de nouveau pour pouvoir entrer dans le royaume de Dieu, dit le Seigneur à Nicodème (Jean 3, 3-5). Ces qualités naturelles ne peuvent être victorieuses au jour de l’épreuve. Dieu reconnaît les choses aimables qui peuvent être dans l’homme, mais, malgré cela, l’homme est un pécheur coupable devant Lui, car « il n’y a point de juste, non pas même un seul » (Rom. 3, 10). Saül était modeste, il était soumis à son père, il écoutait volontiers un conseil, même de la bouche d’un de ses serviteurs ; malgré cela, plusieurs fois, il a cherché à faire mourir David. De fait, il était un meurtrier. Or aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui.

Samuel fit approcher les tribus d’Israël, puis les familles, laissant ainsi à l’Éternel le soin de désigner celui qu’Il avait choisi comme roi pour son peuple. La tribu de Benjamin fut prise, puis la famille de Saül et, enfin, ce fut lui qui fut pris. Tout était de Dieu. Nous remarquons aussi quelle a été la sagesse de Samuel dans toute cette affaire, comme aussi dans presque toute sa vie. Saül n’étant pas là, Samuel interroge l’Éternel qui indique le lieu où il se trouve.

Voici, enfin, le roi désiré qui se trouve devant les yeux du peuple, et celui-ci pousse des cris de joie et dit : « Vive le roi ! » Vous remarquez qu’ils ne louent pas l’Éternel ; leurs yeux étaient fixés sur le roi qui était grand et beau, mais où était leur cœur pour l’Éternel qui le leur avait donné ? Il ne semble pas qu’ils aient pensé à Lui. Nous savons que leur cœur était bien loin de ce Dieu qui les avait tirés de l’Égypte et les avait introduits dans le bon pays qu’ils possédaient. C’est du reste pourquoi ils avaient demandé un roi. Ne sachant se confier en Dieu, ils désiraient être comme toutes les autres nations qui ne connaissaient pas l’Éternel et qui avaient un roi pour les conduire. L’homme aime toujours mieux avoir quelque chose de visible devant les yeux que de marcher par la foi en un Dieu qu’il ne voit pas.

Ensuite Samuel dit au peuple quel était le droit du royaume et l’écrivit dans un livre qui fut déposé devant l’Éternel. Tout a été fait dans un ordre parfait et Dieu même en a été le témoin. L’Éternel pourra-t-il répandre sa bénédiction sur son peuple par le moyen de ce roi ? La suite de l’histoire de Saül nous le fera savoir ; mais nous pouvons bien dire d’avance qu’il est écrit : « Maudit l’homme qui se confie en l’homme, et qui fait de la chair son bras, et dont le cœur se retire de l’Éternel » (Jérémie 17, 5). La chose ne s’est que trop réalisée dans la suite pour le pauvre peuple d’Israël. Malgré cela ceux dont l’Éternel avait touché le cœur suivirent et servirent le roi puisqu’il était l’élu de l’Éternel. De la même manière maintenant, nous avons à obéir à ceux que Dieu a élevés en dignité dans le monde, quels qu’ils soient, et à les servir. Ils sont les ministres de Dieu, et nous leur devons tout honneur.

 

 

38                  129ème leçon — 1 Samuel 11

 

Mes chers enfants. Le commencement du chap. 11 du premier livre de Samuel nous fait connaître les circonstances pénibles que traversait le peuple de Dieu dans ces temps-là. Nakhash, un Ammonite, campait contre Jabès de Galaad. En cherchant sur une carte vous trouverez sans trop de peine où se trouve cette ville qui est mentionnée plusieurs fois dans les Écritures. Elle se trouve de l’autre côté du Jourdain, au nord du torrent de Jabbok qui aussi est bien connu des lecteurs de la Parole de Dieu. Vous savez que les Ammonites étaient des descendants de Lot, le neveu d’Abraham. Plusieurs fois nous les trouvons en guerre avec le peuple d’Israël. Souvent les proches parents qui ne font pas partie du peuple de Dieu en sont les pires ennemis. Ne sachant pas se confier en Dieu pour leur délivrance, les hommes de Jabès demandèrent de faire une alliance avec Nakhash. L’incrédulité se prive de toute la puissance que Dieu met à la disposition des siens, et n’en reçoit qu’opprobre et humiliation, tandis que ceux qui se confient en Dieu ne seront jamais confus. Ce méchant descendant de Lot consent à faire alliance avec eux à la condition de leur crever à tous l’œil droit. Il trouvait sa satisfaction dans une telle cruauté en pensant qu’il y en aurait de l’opprobre sur tout le peuple de Dieu. C’est du reste ce que l’ennemi de nos âmes cherche à faire en tout temps, car, en mettant de l’opprobre sur le peuple de Dieu, il en met par conséquent sur Dieu lui-même. Si nous manquons de foi nous devenons les jouets de l’ennemi, et le résultat final en est de l’opprobre sur le Seigneur et sur les siens. Les ennemis du peuple de Dieu se réjouissent lorsqu’ils ont pu arriver au bout de leurs desseins et que les saints sont dans la confusion.

Malgré tout Dieu veillait sur son peuple et Il se servit de cette occasion pour que celui qu’Il avait choisi pour roi sur son peuple fût un moyen de délivrance dans sa main. Les hommes de Jabès envoyèrent à Guibha de Saül des messagers qui rapportèrent les paroles de Nakhash au peuple, et celui-ci se mit à pleurer. Vous savez que Dieu entend nos paroles et qu’Il n’est pas sourd à nos larmes. Lisez le v. 12 du Psaume 39, il est bien propre à encourager ceux qui prient et qui pleurent. Dans le prophète Ésaïe 38, 5, l’Éternel envoie dire à Ezéchias : « J’ai entendu ta prière, j’ai vu tes larmes ». Nous avons affaire à un Dieu qui est plein de compassion. Il est comme une tendre mère qui entend son enfant qui crie et qui pleure. N’y tenant plus, elle quitte tout pour aller au secours de son enfant bien-aimé, elle le délivre, l’entoure de ses bras et le console, comme ce même prophète disait : « Une femme oubliera-t-elle son nourrisson... ? Même celles-là oublieront ; ... mais moi je ne t’oublierai pas » (Ésaïe 49, 15). Dans vos peines, dans vos détresses, en présence de tous les dangers qui vous guettent, criez, pleurez même. N’a-t-il pas dit : « Bienheureux ceux qui mènent deuil, car c’est eux qui seront consolés » ? (Matt. 5, 4). L’Éternel a vu la détresse de son peuple et pour le délivrer Il va se servir du roi qu’Il lui a donné.

Saül emploie un étrange moyen pour rassembler le peuple pour la guerre : Il menace de mettre en pièces les bœufs de ceux qui ne sortiraient pas après lui. Au lieu de faire appel à leur amour pour leurs frères qui étaient dans la détresse, il se sert de la peur pour les faire agir. C’est un moyen qui peut être efficace pour des hommes du monde, mais qui ne manifeste nullement les caractères du Dieu d’amour. C’est la frayeur qui tombe sur le peuple et ils sortent comme un seul homme. Malgré tout Dieu est fidèle et Il opère une si grande délivrance en faveur des habitants de Jabès qu’il ne reste pas deux ennemis ensemble. Ceux qui ne furent pas tués furent dispersés. Ce fut un jour heureux pour ceux qui, peu de temps auparavant étaient dans une grande détresse. Après une si éclatante victoire, la royauté fut affermie et Samuel renouvela la royauté. Le peuple se réjouit, et il y eut de la reconnaissance envers l’Éternel, et ils lui offrirent des sacrifices de prospérités. Saül lui-même, dans toute cette circonstance, montra un esprit de bonté et de pardon. Nous avons déjà remarqué dans ce roi d’aimables dispositions. Malheureusement, dans la suite, il ne persévéra pas dans une telle voie. Il ne suffit pas de bien commencer, mais il faut aller jusqu’au bout. L’homme naturel peut bien aller un moment dans un chemin qui semble bon, mais s’il ne naît pas de nouveau, tôt ou tard, il succombera. C’est ce que nous verrons plus tard dans l’histoire de Saül.

 

 

39                  130ème leçon — 1 Samuel 12

 

Mes chers enfants. La royauté étant donc établie, le ministère de Samuel comme juge était en quelque sorte terminé au milieu du peuple d’Israël. Il parle encore une fois à ce peuple, au commencement du chap. 12, et il leur demande de témoigner devant l’Éternel et devant le roi qui venait d’être établi, si en quelque chose il avait manqué de fidélité dès sa jeunesse ; c’est-à-dire pendant une longue vie, puisqu’il était un vieillard. Le peuple reconnaît que jamais il ne leur a fait tort, qu’il ne leur a point fait de violence et qu’il n’a jamais pris de présent de leur main. L’Éternel en était témoin. C’est un beau témoignage rendu à la fidélité de ce juge dont je vous parle depuis longtemps. Nous l’avons vu jeune garçon servant l’Éternel ; il a continué son service fidèlement jusqu’à ses cheveux blancs. C’est un bel exemple que le Seigneur met devant vos yeux. Ne désirez-vous pas, chers enfants, lui ressembler ? Le secret pour cela, ou plutôt, les deux secrets, nous les avons déjà mentionnés au cours de nos entretiens. Premièrement, il ne laissait tomber en terre aucune des paroles de l’Éternel. Vous aussi, lisez cette bonne Parole, qu’elle soit votre seule et unique règle de conduite en tout temps et en toutes circonstances. Le second est une vie de prières continuelles. Vous vous souvenez que sa mère était une femme de prières. Lui aussi a profité de l’exemple qu’il a eu dans cette pieuse femme, et il a été un homme de prières et un grand homme de Dieu. Regardez vous-mêmes combien de fois nous le trouvons en prières dans le récit que Dieu nous donne de sa vie. Le psaume 99 aussi, v. 6, nous rappelle qu’il était un de ceux qui ont invoqué le nom de l’Éternel et qui ont crié à lui. La parole et la prière sont comme les deux grands ressorts qui font mouvoir toute la vie des fidèles croyants et des grands serviteurs de Dieu. Puissiez-vous vous en souvenir en tout temps.

Dans ce chapitre 12 nous trouvons une autre grande leçon ; c’est que Samuel a agi avec vérité envers le peuple et leur a montré combien leur infidélité envers l’Éternel a été grande et combien leurs fautes ont été nombreuses. C’est ce qu’il fait dans les v. 6 à 17. Il leur rappelle ce que l’Éternel a fait pour eux depuis le jour où Il les a tirés du pays d’Égypte jusqu’à ce jour, et chaque fois ils ont été rebelles. Ce n’est pas dans le but de les accuser qu’il leur rappelle ces choses, mais dans le but de les avertir.

L’amour va avec la vérité. Certes Samuel aimait le peuple de Dieu, mais ce n’est pas vraiment aimer que de cacher la vérité et de ne pas avertir ceux qu’on aime quand ils font le mal ou quand ils sont en danger de le faire. Samuel était, en quelque sorte mis de côté puisque le peuple avait voulu un roi. Maintenant qu’ils l’avaient, ils allaient continuer de marcher dans l’obstination de leur mauvais cœur, ne faisant aucun cas de la loi de l’Éternel et servant les idoles. Samuel leur donne un solennel avertissement en leur faisant savoir que, s’ils n’écoutaient pas la voix de l’Éternel, ils périraient, eux et leur roi ; avertissement accompagné de tonnerres et de pluie au temps de la moisson des froments.

Une crainte salutaire est tombée sur le peuple à la vue de ces éléments déchaînés. Les fils d’Israël savaient bien que Samuel était un homme de prières puisqu’ils s’adressent à lui afin qu’il prie l’Éternel, son Dieu, en leur faveur. Cela les a amenés à reconnaître qu’ils ont péché. Malheureusement il arrive fréquemment que des personnes, sous le coup d’épreuves ou d’avertissements solennels, reconnaissent leur culpabilité, mais pour un temps seulement. L’épreuve finie, les difficultés ayant disparu, leur piété s’en va aussi. C’est bien ce qui a caractérisé ce pauvre peuple d’Israël. Le psalmiste dépeint leur manière d’agir : « Avec tout cela ils péchèrent encore, et ne crurent point par ses œuvres merveilleuses ; et il consuma leurs jours par la vanité, et leurs années par la frayeur. S’il les tuait, alors ils le recherchaient, et ils se retournaient, et cherchaient Dieu dès le matin ; et ils se souvenaient que Dieu était leur rocher, et Dieu, le Très-Haut, leur rédempteur ; mais ils le flattaient de leur bouche, et ils lui mentaient de leur langue » (Ps. 78, 32-36).

 

 

40                  131ème leçon — 1 Samuel 13:1-6

 

Mes chers enfants. Nous arrivons maintenant au chapitre 13 qui commence une nouvelle division de notre premier livre de Samuel et traite d’un nouveau sujet, savoir de la manière dont Saül s’acquitta de sa responsabilité de roi du peuple de Dieu. Avant d’entrer dans quelques détails sur ce sujet important, j’aimerais vous dire encore quelques mots de Samuel dont le service, comme juge en Israël, était terminé. Il ne montre aucune amertume à la pensée d’être ainsi mis de côté à cause de l’ingratitude du peuple envers lui. C’est un des beaux traits de la vie de cet homme de Dieu. Il acceptait de n’être rien, pourvu qu’il y eût de la bénédiction pour le peuple de Dieu. Même après avoir averti le peuple, il leur dit : « Quant à moi aussi, loin de moi que je pèche contre l’Éternel, que je cesse de prier pour vous ». Tant qu’il accomplissait son service de juge en faveur du peuple, il priait pour eux ; maintenant qu’il était mis de côté, il continuait ce précieux service d’intercesseur en leur faveur. À ses yeux, cesser de prier pour eux était un péché contre l’Éternel, car après tout ils étaient son peuple. Quel dévouement et quelle noble recherche du bien du peuple de Dieu ! Chers enfants, vous avez là un bel exemple devant les yeux. Il n’est pas nécessaire d’être âgé pour accomplir un tel service. Un enfant peut prier aussi bien qu’un vieillard.

Maintenant nous allons nous occuper de Saül. Le voici roi sur Israël, le peuple de Dieu, comme Samuel le lui avait annoncé lors de sa première rencontre avec lui. A-t-il conscience de la grandeur de la tâche qui lui incombe et de la responsabilité qui repose sur lui ? Va-t-il mettre en pratique tous les enseignements qu’il a reçus de ce précieux serviteur qui lui a enseigné tant de choses ? Rien ne nous le fait penser car, pour peu qu’il eût conscience de sa faiblesse, nous l’aurions vu en prières. Jamais nous ne le voyons sur ses genoux. Il n’avait donc pas pris exemple sur Samuel qui, si souvent, invoquait l’Éternel. Saül se choisit trois mille hommes, faisant ainsi de la chair son bras. Il n’avait pas compris ce que le prophète Jérémie a enseigné plus tard : « Maudit l’homme qui se confie en l’homme, et qui fait de la chair son bras » (Jér. 17, 5). Il les choisit lui-même au lieu de laisser l’Éternel lui choisir son armée. C’est sa propre sagesse qui le conduit, et il oublie que toute la sagesse de l’homme n’est que folie aux yeux de Dieu. Deux mille hommes sont avec lui sur la montagne de Béthel, et mille avec Jonathan, son fils, à Guibha de Benjamin. C’est la première fois que nous trouvons le nom de ce fils de Saül qui était un vrai homme de foi, et aussi, ainsi que nous le verrons dans la suite, une des plus nobles et sympathiques figures de ces temps-là.

Alors que Saül était ainsi avec son armée, voici que son fils, avec son unique millier, frappe les ennemis, Saül s’en attribue toute la gloire et, au son de la trompette, fait publier cette victoire par tout le pays. C’est souvent ce qui arrive : des hommes sans foi et sans puissance s’attribuent des choses que seule la foi peut opérer et s’en glorifient. Saül dit : « Que les Hébreux l’entendent ». Pourquoi ne dit-il pas « Israël » ? C’est que Saül ne voyait dans le peuple qu’une nation comme les autres nations qui l’entouraient. Les Philistins pouvaient dire : Les Hébreux, oubliant ou ne connaissant pas les glorieux privilèges du peuple d’Israël. Israël veut dire prince de Dieu. Ce mot Hébreu vient de Héber qui était un descendant de Sem, fils de Noé, et un des ancêtres d’Abraham. En disant Hébreu, Saül méconnaissait la foi glorieuse d’Abraham et la position élevée dans laquelle l’Éternel avait placé Jacob en l’appelant Israël et en faisant de sa postérité son peuple.

Saül pensait rassembler le peuple autour de lui en faisant ainsi publier la victoire de Jonathan. C’est ce qui eut lieu en effet. Mais aussi les ennemis se rassemblaient et combien ils sont nombreux ! Comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et trente mille chars, et six mille cavaliers. Que va faire le peuple en présence de tous ces ennemis ? Va-t-il invoquer l’Éternel ? Le roi qu’il s’est choisi le conduira-t-il à Celui qui seul peut le délivrer ? Non ! c’est la détresse et la débandade. Le peuple se cache dans les cavernes, dans les broussailles, dans les rochers, dans les lieux forts et dans les fosses. Ils avaient demandé un roi qui les conduisit dans leurs guerres. Maintenant qu’ils en avaient un, il ne leur était d’aucun secours en présence de leurs ennemis. Ni les uns ni les autres ne savaient se confier en l’Éternel.

 

 

Bonne Nouvelle 1945

41                   132ème leçon — 1 Samuel 13:7-23

 

Mes chers enfants. Lors de notre dernière leçon nous avons trouvé le peuple de Dieu dans la détresse et la plus profonde misère. Le roi qu’ils avaient demandé ne leur était d’aucun secours : ni lui, ni eux ne savaient se tourner du côté de l’Éternel qui seul pouvait les délivrer de toutes leurs détresses. Les voici sans ressources en présence des Philistins qui étaient leurs pires ennemis, et ils sont réduits à se cacher dans les lieux désolés de la terre. La différence entre eux et ceux qui ont affaire avec Dieu dans toutes leurs circonstances est grande. Pauvre Saül ! Dans cette extrémité, il se souvient que Samuel lui avait dit d’attendre à Guilgal pendant sept jours jusqu’à ce qu’il descende vers lui (chap. 10, 8), et qu’il lui ferait savoir ce qu’il aurait à faire. Il attend jusqu’au jour assigné, mais, voyant que le peuple se dispersait d’auprès de lui, il dit : « Amenez-moi l’holocauste et les sacrifices de prospérités ». Et le voici qui offre l’holocauste lui-même sans que l’homme de Dieu soit avec lui. Il montre ainsi son manque de confiance en la parole qu’il lui avait dite et par conséquent en la parole de l’Éternel dont Samuel était le porteur. Il a patienté un moment, mais il n’a pu soutenir l’épreuve jusqu’à la fin.

Comme il achevait d’offrir l’holocauste, voici Samuel qui arrive. Quelle confusion pour Saül ! « Qu’as-tu fait ? » lui dit Samuel. Saül avoue qu’il n’a pas fait la seule chose qu’il aurait dû faire en pareille circonstance : il n’a pas supplié l’Éternel. Quand nous sommes dans les difficultés, dans les peines, dans les détresses, notre ressource est toujours en Dieu lui-même, et c’est à Lui que nous avons à nous adresser en toute confiance : « Dieu est notre refuge et notre force, un secours dans les détresses, toujours facile à trouver », disait le psalmiste (Ps. 46, 1). Il est le Dieu des délivrances. Il entend nos cris et Il y répond dans la puissance d’un amour qui ne varie jamais.

Dans tout cela Saül a montré qu’il n’y avait aucune relation entre son âme et Dieu, et qu’il ne possédait pas cette foi de grand prix sans laquelle il est impossible de Lui plaire, et sans laquelle nous ne pouvons que nous égarer. « Tu as agi follement », lui dit Samuel, « tu n’as pas gardé le commandement de l’Éternel ». La conséquence désastreuse pour Saül en a été que son règne n’a pas subsisté et qu’un autre a été roi à sa place.

Nous avons là bien des enseignements pratiques. Premièrement je vous ferai remarquer, chers enfants, l’importance de la foi qui croit Dieu sur parole et qui agit en conséquence ; ensuite l’obéissance absolue en sa Parole, obéissance qui ne calcule, ni ne raisonne, mais qui simplement dit : Dieu a parlé, je dois obéir sans me préoccuper des conséquences et des résultats de ce que je ferai.

Le peuple était dans un pauvre état : il n’y avait plus que six cents hommes avec Saül. Où étaient les trois mille qu’il s’était choisi lui-même ? La plus grande partie, n’ayant pas plus de foi en l’Éternel que leur roi, s’était enfuie. La peur des ennemis leur avait fait abandonner le roi qu’ils avaient désiré et dans lequel ils s’étaient réjouis quand ils avaient crié : « Vive le roi ! » Voici le résultat de la confiance en l’homme. Seul un petit nombre restaient attachés au roi ; malgré tout, c’était l’Éternel qui l’avait établi sur eux, et ils lui devaient obéissance et fidélité. Jonathan était avec eux, et, bien différent de son père, il savait se confier en Dieu ; c’est lui qui allait être un instrument puissant dans sa main pour la délivrance du peuple. Si l’homme montre son incapacité, et il ne saurait faire autre chose, par contre la foi brille dans tout son éclat, lorsqu’en apparence tout lui est contraire. C’est ce que nous verrons dans la suite de notre récit.

Il y a une autre chose que j’aimerais vous faire remarquer : Les ennemis avaient réduit le peuple à l’impuissance en l’empêchant de forger des armes. Comment aller à la guerre sans cela ? Pour nous, deux armes puissantes et invincibles sont entre nos mains. Ne laissons pas nos ennemis nous les ravir. La première est la Parole de Dieu, qui est l’épée de l’Esprit. Elle est vivante et opérante, plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants ; elle pénètre jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles. Les épées des hommes apportent la mort là où elles pénètrent ; la nôtre produit la vie, la vie éternelle, dans les cœurs qu’elle transperce. Ne négligez pas la lecture de ce saint Livre afin de bien le connaître et de pouvoir vous en servir contre toutes les ruses de votre grand ennemi Satan. Vous savez que notre Seigneur s’est toujours servi de cette épée quand il a été tenté par ce redoutable adversaire. Il l’a vaincu simplement en disant : « Il est écrit... » « Il est encore écrit. » Battu sur toute la ligne, il a dû le laisser et s’en aller confus. La seconde arme est la prière. Par elle nous faisons intervenir Dieu dans nos circonstances. Qui peut résister à ce Dieu puissant quand Il intervient en notre faveur ? C’est ce que nous verrons dans le chapitre suivant.

 

 

42                  133ème leçon — 1 Samuel 14:1-15

 

Mes chers enfants. Vous vous souvenez que, lors de notre dernière leçon, nous avons vu le peuple de Dieu dans une grande détresse, caché qu’il était dans les cavernes, dans les broussailles, dans les rochers, dans les lieux forts et dans les fosses : un peuple sans armes en présence d’un redoutable adversaire. Sur eux était un roi sans puissance, sans ressources ; même son armée se débandait d’auprès de lui ; et, ce qui était le pire de tout, ce roi, sans foi, ne savait pas même crier au Dieu qui lui avait donné son trône et qui seul pouvait le délivrer. Voici le résultat de la folie du peuple qui avait voulu un roi comme les autres nations.

Par contre Jonathan, le fils de Saül, qui était un homme de foi, avait déjà remporté une victoire sur les ennemis. Cette victoire, loin de les abattre et de les humilier, n’avait eu pour résultat que de mettre la haine dans le cœur de ces ennemis, et les voici qui, de nouveau, rassemblent une armée nombreuse comme le sable qui est sur bord de la mer. La foi de Jonathan ne se laisse pas arrêter par de telles difficultés, au contraire, c’est pour elle une occasion de remporter de nouvelles victoires, ainsi que nous allons le voir dans le chap. 14 que nous lirons ensemble aujourd’hui.

Vous remarquez que, dans le commencement de ce chapitre, Jonathan est seul avec son jeune homme, celui qui portait ses armes. Celui-ci était un homme de foi comme son maître, un inconnu du monde ; nous ne savons pas même quel était son nom, mais soyons bien certains qu’il était bien connu de Dieu et que, dans un jour à venir, il aura une place glorieuse parmi ses grands hommes. C’était un précieux serviteur qui suivait son maître et qui lui obéissait sans raisonnement, même en présence de difficultés qui paraissaient insurmontables. Il pouvait lui dire : « Fais tout ce qui est dans ton cœur ; va où tu voudras, voici, je suis avec toi selon ton cœur » (v. 7). Heureux les jeunes qui possèdent en partage une foi de pareil prix et qui la montrent, non en faisant des choses qui brillent aux yeux des hommes, mais simplement dans l’obéissance à la parole de Dieu, en marchant dans le sentier de la foi. Je dis « sentier », car le chemin dans lequel les fidèles ont à marcher est toujours un chemin resserré et étroit ainsi que nous allons le voir. Vous savez, du reste, où conduit le chemin large. Lisez Matt. 7, 13-14 où nous voyons où aboutissent les deux chemins.

Jonathan n’était donc pas avec son père dans ce moment et il ne lui fit pas connaître ce qu’il allait faire. La foi ne peut rester associée avec l’incrédulité, ni avoir affaire avec elle dans l’œuvre de Dieu : ce sont deux choses absolument incompatibles. Il vaut mieux, infiniment mieux, être seul avec Dieu que dans la compagnie des incrédules, même avec toute une armée. Pour Jonathan, voir les ennemis prospérer et le peuple de Dieu dans l’oppression et la souffrance, était une chose insupportable, aussi dit-il à son jeune homme : « Viens, et passons jusqu’au poste des Philistins qui est là, de l’autre côté ». Ignoré du peuple de Dieu et de son roi, il entreprend une œuvre qui pouvait paraître téméraire, même impossible. Mais la foi compte sur un Dieu qui sauve avec beaucoup ou peu de gens. Les Philistins s’étaient établis dans un poste qui paraissait imprenable. Deux rochers à pic en défendaient l’approche, et seul un passage resserré et abrupt pouvait conduire Jonathan vers eux. Ce chemin était si difficile à escalader qu’il fallait s’y agripper avec les mains et les pieds. Fallait-il donc s’y aventurer ? C’est Dieu qui va le leur dire, et cela par la bouche même de leurs ennemis ! Si les Philistins leur disaient de se tenir où ils étaient, c’était bien ; ils les attendraient sur place et ils pourraient les recevoir avec la puissance infinie du Dieu qui combattait pour eux et qui fait ce qu’Il veut dans les cieux et sur la terre. Si les ennemis leur disaient de monter vers eux, ce qui était encore plus dangereux, il n’y avait qu’à le faire, malgré le rude chemin par lequel il fallait s’approcher d’eux.

Mais comment donc Jonathan et son compagnon pouvaient-ils les combattre puisque même leurs mains étaient nécessaires pour escalader le rocher ? Soyez sans crainte, glorieux champions de la foi ! C’est Dieu qui combattra pour vous et vous verrez la délivrance qui vient de l’Éternel, les ennemis de son peuple ne sont devant lui que du chaume emporté par le vent. « Monte après moi », dit le valeureux Jonathan à son serviteur, « car l’Éternel les a livrés en la main d’Israël ». Parole merveilleuse. Il ne dit pas : l’Éternel les a livrés en mes mains, ce qui pourtant était le cas, mais en la main d’Israël. Dans sa victoire il reste associé au peuple de Dieu. Ce n’est pas sa propre personne qui est en jeu dans toute cette scène, mais bien le peuple bien-aimé de Dieu. Lui, Jonathan, n’était rien à ses propres yeux ; il ne voyait que le bien du peuple. La frayeur de Dieu est sur tous les ennemis. Où est Saül et son armée ? Loin du lieu de la victoire de la foi. Ainsi sont toujours les incrédules : ils ne voient, ni ne connaissent les merveilles du Dieu tout puissant.

 

 

43                  134ème leçon — 1 Sam. 14:16

 

Mes chers enfants. Voici donc Jonathan et son serviteur qui ont remporté une grande victoire. Les sentinelles de Saül regardèrent et virent la multitude des ennemis qui s’en allaient et s’entretuaient. Ignorant ce qui s’était passé, Saül montre son incapacité en présence de la victoire comme il l’avait montrée en présence des ennemis. Non seulement cela, mais, aussi, il est une entrave aux résultats définitifs de la victoire. Il montre ici comme toujours ce qu’est la chair lorsqu’elle s’ingère dans les choses de Dieu et veut s’associer à son œuvre dans le monde. Peut-être ne comprenez-vous pas bien ce que veut dire ce mot « la chair ». Lisez à ce sujet le chap. 8 de l’épître aux Romains ; là vous trouverez plusieurs fois ce mot en contraste avec « l’Esprit ». Dieu appelle la chair, la mauvaise nature qui est dans l’homme à cause de sa désobéissance à la volonté de Dieu. Adam avait été créé innocent, ne connaissant pas le mal ; dans le paradis terrestre il était capable de jouir de Dieu, son créateur, et de tout ce que ce Dieu plein de bonté avait mis à sa disposition ; mais, ayant écouté la voix de l’ennemi, qui l’a trompé, l’homme est devenu pécheur, aimant le mal, craignant Dieu, le haïssant et s’éloignant de Lui de plus en plus. Ses pensées sont obscurcies et il ne sait discerner, ni ce qui est bon, ni ce qui est agréable à Dieu. Sa nature est mauvaise et incurable. C’est cette nature, mauvaise qui est appelée la chair. Elle peut avoir une belle apparence, comme c’était le cas chez Saül ; mais, malgré cette apparence, il était toujours opposé aux pensées de Dieu. C’est pourquoi il est dit que « la pensée de la chair est inimitié contre Dieu, car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, car aussi elle ne le peut pas. Et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu (Rom. 8, 6-7). C’est pourquoi aussi le Seigneur dit à Nicodème : « Il faut être né de nouveau ». Pourtant Nicodème était un docteur de la loi, et, par conséquent, un homme très religieux (Jean 3, 1-10). Malgré tous ses privilèges, il lui fallait une nouvelle nature, une nouvelle vie pour pouvoir entrer dans le royaume. Il lui fallait être né de nouveau. Cette nouvelle vie s’acquiert par la foi au Seigneur Jésus. Lisez le v. 16 de ce chap. 3 de Jean et vous y verrez que celui qui croit a la vie éternelle. Il est donc né de nouveau puisqu’il possède une vie qu’il n’avait pas auparavant. Chers enfants, avez-vous la vie éternelle ? Êtes-vous nés de nouveau ? C’est une des questions des plus solennelles. Pour en avoir la certitude, il ne faut pas regarder au dedans de soi, mais croire simplement ce que Dieu dit. Croyez-vous au Seigneur Jésus ? Oui ! Eh bien ! vous avez la vie éternelle, vous êtes nés de nouveau. C’est Dieu qui le dit ; le Dieu qui ne peut mentir le déclare dans sa Parole. Cette vie nouvelle aime Dieu, se réjouit en Lui, le sert et Lui obéit, Lui est agréable. Ceux qui la possèdent ne sont plus dans la chair, mais dans l’Esprit, car c’est le Saint Esprit qui produit cette vie par le moyen de la parole qui opère en puissance dans le cœur et la conscience de l’homme qui est né de nouveau. J’aime à penser que vous croyez simplement ces choses. C’est par la foi qu’on les possède. Or « la foi est de ce qu’on entend, et ce qu’on entend par la parole de Dieu » (Rom. 10, 17).

 

Vous voyez la différence bien marquée entre Saül et Jonathan. Le premier, malgré ses aimables qualités, n’agissait jamais avec Dieu ; il était un homme dans la chair. Jonathan, son fils, au contraire, était un homme de foi. Il faisait intervenir Dieu dans ses actes et Dieu lui manifestait ses pensées et déployait en lui sa puissance. Il était un instrument de bénédiction pour le peuple de Dieu, ainsi que nous l’avons déjà vu deux fois. Nous aurons l’occasion plus tard de voir de nouvelles manifestations de sa foi.