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Babylone — Apocalypse 17

 

Paul Finet

1     Les bienheureux dans l’Apocalypse

2     Apocalypse 1 à 4

3     Apocalypse 12 à 14

4     Babylone — Apocalypse 17

 

Les sous-titres ont été ajoutés par Bibliquest

 

1                        Les bienheureux dans l’Apocalypse

Nous avons besoin d’avoir recours à l’Esprit de Dieu pour comprendre sa Parole et particulièrement un livre difficile comme l’Apocalypse. Il faut d’abord que Dieu se révèle par son Esprit. Dieu se sert de l’intelligence de ses serviteurs pour communiquer Ses pensées, mais Il se sert aussi de gens illettrés. Nous les recevons aussi par l’Esprit de Dieu : Il a caché ces choses aux sages et aux intelligents et les a révélées aux petits enfants.

L’Apocalypse est un livre de jugements, solennel, très précieux pour la foi : combien de fois trouvons-nous l’expression « Bienheureux » dans ce livre ? Le Seigneur nous invite à partager un bonheur à nul autre pareil : 7 fois dans ce livre.

Bienheureux celui qui lit, celui qui entend la prophétie pour échapper aux choses du monde sur lequel le jugement de Dieu est suspendu. Considérons le jugement comme déjà survenu sur les choses qui nous entourent.

Bienheureux les morts qui meurent dans le Seigneur. C’est la position la meilleure qui soit : être avec Christ. Dieu va dégager un résidu fidèle du milieu de son peuple ; ceux-là auront le témoignage de Jésus, plusieurs donneront leur vie pour le Seigneur ; c’est pour eux qu’il est dit : « Bienheureux ceux qui meurent dans le Seigneur ». Au moment où le Seigneur va apparaître pour établir son règne lors de son Épiphanie, les morts de la période apocalyptique, les martyrs, ressuscitent à ce moment pour faire partie du royaume céleste de notre Seigneur Jésus Christ. Loin de faire une perte, ils ont fait un gain immense car ils sont ressuscités pour faire partie de ce royaume en gloire aux caractères célestes.

À la fin du livre, nous avons l’espérance bienheureuse de l’Église. « L’Esprit et l’épouse disent viens » et le Seigneur Lui-même répond : « Je viens bientôt ». Parfois nous disons : « Si le Seigneur tarde encore », ce n’est pas une expression juste car l’Écriture dit le contraire : « Il n’y a pas de retardement en ce qui concerne la promesse ». Il serait plus juste de dire : « Si le Seigneur patiente » car c’était déjà le dernier temps lorsque Jean a écrit ce livre. Que dire aujourd’hui ? Si nous sommes encore là, c’est bien en raison du fait que Dieu patiente, ne voulant pas qu’aucun périsse. Mais tout est prêt autour de nous pour la grande crise qui va s’ouvrir au cours de laquelle des acteurs jouent un rôle prépondérant, tels ceux dépeints dans le chapitre 17.

 

2                        Apocalypse 1 à 4

Tout d’abord, il faut dire qu’il y a trois parties différentes dans ce livre.

Chapitre 1, les choses que Jean a vues. La gloire du Seigneur, sujet qui épouvantera le monde, car personne ne pourra échapper devant Lui, juge des vivants et des morts. Tous auront la bouche fermée. Les hommes diront : cet homme a raison de prononcer un jugement contre moi, car j’ai été assez fou pour refuser sa grâce lorsqu’Il me l’offrait. Je suis sans excuse, condamné avec justice par celui qui a été le témoin fidèle, qui est le juge.

Chapitres 2 et 3, les choses qui sont. Sept lettres sont adressées à 7 assemblées d’Asie, distinctes, que le Seigneur a choisies de telle manière que leur état particulier corresponde à une période de l’histoire de l’Église toute entière. Laodicée représente le dernier état de l’Église professante que le Seigneur ne pourra plus supporter et va vomir de sa bouche. Depuis le commencement, l’Église à laquelle tant de privilèges ont été donnés, qui se trouvait assise dans les lieux célestes, tout a été gâté, et la fin de cette histoire, c’est Laodicée.

À partir du chapitre 4, nous avons les choses qui doivent arriver après celles-ci. Chapitre 4 et 5, celles grandioses, préparatoires aux évènements qui commencent avec le chapitre 6, par l’ouverture des sceaux et nous arrivons au verset 19 du chapitre 11, le 7° ange qui sonne de la trompette. Il est dit au v.17 : « Nous te rendons grâce, Seigneur, Dieu, Tout puissant, Celui qui est et qui était … ». Ce sont des titres que le Seigneur possède dans l’A.T en relation avec son peuple terrestre.

Au chapitre 4 les animaux disent : « Saint, saint, saint, Seigneur, Dieu, Tout puissant, celui qui était, et qui est, et qui vient ». Nous sommes encore dans une scène préparatoire. Les attributs du gouvernement de Dieu Le glorifient dans ce sens qu’Il était, et qu’Il est, et qu’Il vient pour établir son règne. Mais ici (11:17), nous avons qu’Il était et qu’Il est, il n’y a plus besoin d’ajouter et qu’Il vient, car le règne est commencé, le Seigneur est descendu du ciel et le jugement des vivants a lieu au début du règne.

 

3                        Apocalypse 12 à 14

Chapitres 12, 13, 14 nous avons les grands acteurs qui vont jouer un rôle dans la crise qui s’ouvre et qui se termine lorsque le Seigneur apparaît dans toute sa gloire. Il y a 7 acteurs.

Le grand dragon roux. Ce personnage est à l’oeuvre depuis le commencement pour corrompre l’oeuvre de Dieu. C’est l’ennemi du Seigneur, et l’ennemi de l’homme. Il s’agit de Satan. La couleur, le roux, est en relation avec le péché qu’il introduit dans le monde, et la génisse rousse (Nomb. 19), le cheval roux (Zach. 1), nous parlent du jugement qui s’exerce sur le péché. C’est l’auteur du mal dans le monde.

Le fils mâle, la femme, sont Christ et Israël. Ce fils mâle qui est enlevé au ciel, c’est aussi une image atténuée de Christ et de l’Église qui sont enlevés au ciel. La femme : Israël au moment de la grande crise, qui sera préservé au milieu des nations et contre laquelle Satan va déployer tous ses efforts, les derniers qui lui seront donnés d’accomplir sur la scène lorsqu’il sera précipité sur la terre pour détruire la femme.

Les deux bêtes. La 1° qui monte de la mer est en relation avec la 4° bête extraordianire de Daniel 7. Elle comporte tous les caractères des trois premières qui l’ont précédée. Il s’agit de la bête qui était en scène lorsque le Seigneur est venu dans ce monde : l’empire romain qui s’est uni aux Juifs pour le condamner et le crucifier. Cette bête doit réapparaître sur la scène. Chapitre 17 verset 8, « La bête que tu as vue était, n’est pas, et va monter de l’abîme ».

Si nous pensons à l’autorité que Dieu a donnée aux hommes dans ce monde, les chefs d’État, les magistrats, toute autorité vient de Dieu, aucune n’a été donnée qui ne soit subordonnée à Dieu Lui-Même, si même c’est une autorité opposée à Lui. Déjà, dans l’épître aux Romains, les persécutions battaient leur plein, Néron était en scène, cet homme infâme brûlait des chrétiens comme des torches pour éclairer la ville de Rome : c’est dans ces jours là que l’Apôtre écrit qu’il nous faut être soumis aux autorités et que celui qui résiste à l’autorité résiste à Dieu qui l’a établie. La lutte politique avec des armes contre les autorités établies, même si elles sont des instruments de Satan, n’a pas été bénie par Dieu.

Ce monde est aux mains d’un usurpateur. Tout est bouleversé dans ce monde, tout est dans un désordre le plus complet. Comment voulez-vous que l’ordre règne ? Il faut un changement radical, il faut que le balai de la destruction balaye la scène. Il faut que le vase soit purifié par le feu avant que l’ordre vienne le remplir. Demain, le gouvernement et la justice seront soudés ensemble. Mais cette autorité, pour montrer qu’elle est d’origine satanique, monte de l’abîme. Nous savons que l’abîme, symboliquement, est l’endroit où se trouvent toutes les forces infernales. C’est le lieu du séjour de Satan et de ses agents. Cette bête tire son autorité de Satan lui-même pour jouer un rôle épouvantable. Cela se prépare de nos jours. Ce qui empêche encore, c’est la présence du St Esprit, 2 Thes. 2, Celui qui retient, et ce qui retient : la présence des croyants, sans doute, ils sont le sel de la terre. Mais quand le St Esprit sera retourné au ciel avec l’Église, ayant terminé le rassemblement et le travail qu’Il opère dans l’Église, tout ce qui est nécessaire à son édification, ce sera alors une marée de mal qui va tout submerger.

Chapitre 12 verset 3 : Nous avons 7 têtes, 10 cornes, 7 diadèmes. Les 7 têtes sont le symbole de la perfection de l’intelligence. Satan ne connaît pas le coeur de l’homme, mais il a une expérience incomparable du coeur de l’homme et a tôt fait de savoir quelles sont les choses qui dominent, qui forment notre caractère à partir de ce que nous nourrissons dans notre coeur. Tout en étant caractérisé par cette intelligence, il va déléguer son pouvoir à la bête. Il va mettre ses diadèmes sur les cornes de la bête, c’est-à-dire sur les pouvoirs constitutifs qui vont se fédérer pour former cet ensemble qui s’appelle la bête.

C’est donc une trinité de mal. Satan, la 1° bête, et la 2° bête qui monte de la terre : l’Antichrist qui coordonne toutes les activités spirituelles de méchanceté.

À partir du verset 6 du chapitre 14 jusqu’à la fin, nous avons les voies de Dieu chronologiquement amenées dans cette crise finale. Nous avons un évènement capital, c’est le jugement de Babylone. Les 7 coupes se terminent par le jugement de Babylone sur laquelle la 7° va être versée, la plus terrible de toutes. Il verse cette coupe dans l’air, c’est-à-dire l’environnement dans lequel nous nous trouvons. Symboliquement, c’est l’organisation de la société qui nous permet de vivre ensemble grâce à nos activités, nos relations sociales. L’air est le symbole de la vie des peuples, rendue possible grâce à tout ce que les hommes ont organisé dans les diverses structures. Dans ces jours là, la coupe frappe l’air. Tout est disloqué de ce que les hommes ont établi pour leur bien-être.

 

4                        Babylone — Apocalypse 17

Chapitre 17, c’est le jugement du côté religieux de cet ensemble qui s’appelle Babylone. Chapitre 18, c’est le côté politique ou civil de ce système.

Que représente Babylone ? Dieu nous instruit sur tous les rouages de ce système. Pourquoi ? Pour que nous écoutions ce qu’Il nous dit : « Sortez du milieu d’elle afin que vous ne participiez pas à ses plaies, à ses péchés ». Dieu veut que nous nous séparions des péchés de Babylone. C’est une vérité très solennelle qui parle à chacun de nous. Tout ce qui lie au monde, tout ce qui a pour but d’associer Dieu au monde, c’est le principe de Babylone. Loin d’être séparée des nations, loin d’être une lumière pour le Seigneur dans ce monde, elle s’est associée au monde. C’est grave de rechercher, grâce au sentiment religieux du coeur de l’homme, la richesse, le pouvoir, la domination dans ce monde. C’est grave de s’associer au monde qui a crucifié le Seigneur, mais c’est encore bien plus grave de s’emparer de son nom pour dominer le monde, pour s’asseoir sur le monde, pour s’enrichir dans ce monde et avoir une place prépondérante. Il faut nous séparer de tout ce qui nous pousse à nous associer au monde quel qu’il soit, culturel, religieux (c’est celui-ci ou Satan excelle et réussit le mieux). Souvenez-vous des associations malheureuses de Josaphat.

Jean est tout étonné de voir devant lui une chose aussi extraordinaire : une bête qui porte sur elle une femme. C’est donc l’antichristianisme clairement indiqué. Une bête pleine de noms de blasphèmes associée pour un temps à une femme, représentant l’activité du diable sous son caractère de violence. Satan, le meurtrier, s’est incarné dans la bête. Son 2° caractère, menteur, est représenté par la femme. Il n’y a pas un atome que Dieu peut agréer dans ce système, il est l’opposé de l’Agneau et de son épouse. Cette femme est associée à une bête immonde, monstrueuse. Où faut-il aller pour voir ce système ?

Ici, nous sommes ramenés à Babylone (non pas la Babylone historique qui a été détruite par Cyrus És. 13:17), mais c’est un système mondain religieux. Qui est aujourd’hui Babylone ? C’est donc une fausse Église en relation avec l’empire romain reconstitué, jusqu’au temps où l’Antichrist ne pourra plus supporter ce qui est encore de Dieu dans cette femme impie. Même ce qui n’est plus que superficiel ne pourra pas être supporté par l’Antichrist, et c’est à son instigation que cette femme est jetée par terre, brûlée au feu par ceux avec lesquels elle a commis fornication, c’est-à-dire avec lesquels elle a recherché dans ce monde les plaisirs, grâce à la richesse et au pouvoir qu’elle s’est arrogés.

Au verset 13, il est question du vin de sa fornication (la fornication est toujours de l’idolâtrie). La femme est assise, bien établie, à son aise, elle est vêtue de pourpre, d’écarlate, parée d’or, de pierres précieuses et de perles. La pourpre, il n’y a pas de couleur comme celle-là qui ne mette l’homme en évidence, surtout sur le plan religieux. Toute la pompe de cette fausse Église sollicitant tous les sens de l’homme par son architecture, par sa grandeur, par ses habits sacerdotaux, pontificaux, sollicitant même l’odorat (l’encens qu’elle brûle).

Qui est cette femme ? C’est le système romain qui est dépeint ici. Vous ne trouvez pas dans l’Église protestante cette recherche de la grandeur et de la richesse.

Au verset 6 : « Je suis la femme enivrée du sans des saints, du sang des témoins de Jésus ». Le sang des saints qui a coulé dans toute l’histoire de cette femme et le sang des témoins qui seront sur la scène demain. Qui a fait couler le sang des saints, employant la Parole de Dieu ? Le prêtre, devant un grand auditoire disait autrefois :

« Qui se lèvera pour moi, contre les méchants

Qui se tiendra pour moi contre les ouvriers d’iniquité

Il faut chacun dénoncer les ouvriers d’iniquité,

Chacun est tenu de dénoncer les méchants qui lisent la Parole de Dieu malgré la défense de l’Église ».

Les croyants qui lisaient la Parole de Dieu étaient jetés dans des geôles infectes et mouraient sur des bûchers.

Cette femme est assise sur la bête romaine, l’Église romaine porte bien ce nom. L’Église protestante, dans sa plus grande partie n’est pas l’empire romain, ce n’est qu’une minorité.

Les 7 têtes sont 7 montagnes. On sait bien que la ville aux 7 collines, c’est Rome.

Les civilisations se sont succédées dans ce monde, mais pas cette femme. Elle était, elle n’est pas, et elle sera présente. Sous Domitien l’empereur romain, la bête était. Aujourd’hui, elle n’est pas, mais demain elle sera. Il y aura de nouveau une bête impériale avec 10 cornes. Demain, il y aura encore 10 pouvoirs qui vont se souder pour mettre en commun toutes leurs ressources pour faire la guerre au Seigneur. Ces 10 rois reçoivent le pouvoir pour une heure. Il est très difficile, aux pays d’Europe de s’unir parfaitement, chacun tient à son autonomie et n’accepte pas facilement de déléguer une partie de sa souveraineté, mais demain, Dieu mettra cette pensée pour une heure dans leur coeur. Leur pouvoir, leur puissance, leur royaume, ils vont les donner à la bête. Le pouvoir politique, la puissance économique et militaire, et le royaume est leur territoire. Demain, il n’y aura plus de citoyens nationaux, mais tous seront englobés dans ce système. Ces 7 montagnes représentent à la fois quelque chose de Babylone et aussi de l’empire romain reconstitué. Il y avait eu 5 formes de gouvernement révolus du temps de Jean. La 8° tient son autorité de Satan : « Sortant de l’abîme », et quant à sa nature, elle est impériale. Ceux-ci combattront contre l’Agneau, mais l’Agneau les vaincra, car il est Seigneur des seigneurs.

Quel est le caractère de ceux qui accompagnent le Seigneur dans cette grande bataille et qui jettent par terre et brûlent au feu le système le plus puissant qui soit jamais trouvé dans ce monde tant au point de vue économique que militaire ? Ceux-ci sont appelés élus et fidèles, il s’agit de croyants. Ce caractère de fidélité dépend de nous.