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Chaque Jour les Écritures — Livre de l’Apocalypse

 

 

 

Table des matières :

1     Apocalypse 1 v. 1 à 11

2     Apocalypse 1 v. 12 à 20

3     Apocalypse 2 v. 1 à 11

4     Apocalypse 2 v. 12 à 29

5     Apocalypse 3 v. 1 à 13

6     Apocalypse 3 v. 14 à 22

7     Apocalypse 4 v. 1 à 11

8     Apocalypse 5 v. 1 à 14

9     Apocalypse 6 v. 1 à 17

10          Apocalypse 7 v. 1 à 17

11          Apocalypse 8 v. 1 à 13

12          Apocalypse 9 v. 1 à 21

13          Apocalypse 10 v. 1 à 11 ; 11 v. 1 à 3

14          Apocalypse 11 v. 4 à 19

15          Apocalypse 12 v. 1 à 17

16          Apocalypse 12 v. 18 ; 13 v. 1 à 18

17          Apocalypse 14 v. 1 à 13

18          Apocalypse 14 v. 14 à 20 ; 15 v. 1 à 8

19          Apocalypse 16 v. 1 à 21

20          Apocalypse 17 v. 1 à 18

21          Apocalypse 18 v. 1 à 13

22          Apocalypse 18 v. 14 à 24

23          Apocalypse 19 v. 1 à 16

24          Apocalypse 19 v. 17 à 21 ; 20 v. 1 à 6

25          Apocalypse 20 v. 7 à 15

26          Apocalypse 21 v. 1 à 8

27          Apocalypse 21 v. 9 à 27

28          Apocalypse 22 v. 1 à 9

29          Apocalypse 22 v. 10 à 21

 

 

 

1                    Apocalypse 1 v. 1 à 11

 

L'Apocalypse est un livre difficile. Et pourtant que de motifs pour ne pas en négliger la lecture! 1º Il est la «révélation de Jésus Christ», notre cher Sauveur. 2º Cette révélation est faite par Lui à ses esclaves, parmi lesquels Jean l'évangéliste, exilé dans l'île de Patmos, est heureux de se compter. 3º Elle nous parle, non d'un avenir vague et lointain, mais de choses qui doivent arriver «bientôt». 4º Enfin n'oublions pas que la lecture sérieuse d'une portion de l'Écriture suffit à apporter une bénédiction à notre âme (v. 3) parce qu'elle est la Parole de Dieu. Il ne nous est pas demandé de la comprendre entièrement, mais de la garder (Luc 11 v. 28).

Dès qu'il est question des gloires de Jésus, l'adoration jaillit spontanément: «À Celui qui nous aime et qui nous a lavés…» (v. 5). Remarquons le temps des verbes: Il nous aime; son amour est toujours présent et invariable. Mais Il nous a lavés: c'est une œuvre accomplie, achevée, parfaite. Et remarquons aussi l'ordre de ces verbes: c'est parce qu'Il nous aime que Christ nous a lavés de nos péchés. Par contre, il fallait que nous le soyons pour être faits dès aujourd'hui «un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père» (ch. 5 v. 10; 20 v. 6 fin). Ce qu'il a fait de nous surpasse ce qu'il a fait pour nous.

 

2                    Apocalypse 1 v. 12 à 20

 

Le Fils de l'homme qui apparaît ici avec les attributs de la justice sainte et inflexible, est-ce l'humble Jésus des évangiles, notre Sauveur tendre et débonnaire? Autrefois Jean se penchait sur sa poitrine avec confiance (Jean 13 v. 25). Il tombe ici à ses pieds comme mort. Quel contraste!

Eh bien, il ne faut pas oublier ce côté de la gloire de Christ. Le Père a donné tout le jugement au Fils (Jean 5 v. 22); Il doit l'exercer plus tard contre ceux qui n'auront pas cru (ch. 19 et 20). Mais, dès maintenant, pendant que l'Église est sur la terre, Il prend connaissance de l'état de chacune de ses assemblées (les 7 lampes d'or qui doivent briller en son absence). Oui, le Seigneur peut tout pardonner. Il est mort et ressuscité pour nous donner le pardon et la vie (v. 18). Mais Il ne peut rien laisser passer. Ses yeux sont comme des flammes de feu (ch. 2 v. 18; 19 v. 12); rien ne Lui échappe.

Le v. 19 fournit le plan général du livre. 1º Les choses que tu as vues: cette apparition solennelle du Seigneur de gloire (ch. 1 v. 12…). 2º Les choses qui sont: l'histoire actuelle de l'Église responsable (ch. 2 et 3). 3º Les choses qui doivent arriver après celles-ci: les événements prophétiques qui s'accompliront après l’enlèvement de l’Église (ch. 4 à 22).

 

3                    Apocalypse 2 v. 1 à 11

 

Ces lettres aux sept assemblées d'Asie décrivent en autant de tableaux successifs l'histoire de la chrétienté responsable. Le Seigneur se présente à chacune de ces églises, fait un inventaire précis de ce qu'Il y trouve… et n'y trouve pas, exhorte et promet Sa récompense au vainqueur.

À Éphèse en apparence tout allait le mieux possible (v. 2, 3). Mais c'est au cœur que le Seigneur regarde (Jér. 2 v. 2). Malheureusement Il n'y voit plus la réponse à son propre amour; Il a cessé d'y occuper la première place! Or si une rivière est coupée de sa source, les riverains près de l'embouchure ne le remarqueront pas aussitôt. Tant que l'eau s'écoulera, les rives resteront verdoyantes; on y verra quelque temps encore la même animation… Ah, chers amis, interrogeons-nous! Qu'en est-il, non de notre zèle, mais de nos affections pour Christ? Pour enrayer ce déclin, le Seigneur fidèle va user d'un remède étrange: l'épreuve. Il lâche la bride à la puissance de Satan. Après Éphèse (l'aimable) vient Smyrne qui signifie «l'amère». Ce fut le temps des martyrs sous les cruels empereurs romains (au 2º et 3º siècles). Alors, dans les arènes, devant les bêtes féroces, les chrétiens de Smyrne ont eu l'occasion de prouver leur amour pour leur Sauveur par une fidélité jusqu'à la mort.

 

4                    Apocalypse 2 v. 12 à 29

 

Pendant la période de Smyrne, dix grandes persécutions collectives n'ont pas eu raison de la foi chrétienne. Au contraire, comme l'a écrit quelqu'un, «le sang des martyrs est devenu la semence de l'Église». Alors Satan use d'une autre tactique, et c'est Pergame (v. 13). Ce que la violence n'a pu produire, la faveur des autorités va l'accomplir. Sous le règne de l'empereur Constantin en l'an 312, l'adoption du christianisme comme religion d'état, événement que beaucoup ont pu considérer comme un grand succès de la vérité, a favorisé le relâchement, la mondanité, l'introduction de doctrines étrangères (v. 14, 15).

Mais à Thyatire, église qui va jusqu'à la fin, le mal fait un pas de plus. Ce sont les ténèbres du Moyen-Age, comparées ici au sinistre règne d'Achab que sa femme Jésabel poussait à faire le mal (1 Rois 21 v. 25). L'Église s'est lassée d'être étrangère ici-bas. Elle a voulu régner. Et nous connaissons le rôle politique qu’elle a toujours désiré jouer. Eh bien, la domination que cette Église de Thyatire a recherchée avec tant d'arrogance est promise à ceux qu'elle a opprimés, torturés, brûlés sur les bûchers… mais qui sont les vrais vainqueurs. Ils régneront avec Celui qui vient comme l'Étoile du matin.

 

5                    Apocalypse 3 v. 1 à 13

 

Les siècles ont passé. Du milieu de Thyatire, Dieu suscite la Réforme, un puissant mouvement animé par son Esprit. Puis le déclin de nouveau fait son œuvre. La mort spirituelle envahit l'Église de Sardes. Souviens-toi,… repens-toi, lui est-il enjoint (v. 3; comp. ch. 2 v. 5, 16; 3 v. 19). Qui est ici le vainqueur? Celui qui n'a pas souillé ses vêtements. Connaissons-nous cette sorte de victoire pour rester pur? Le vainqueur de Sardes sera vêtu de vêtements blancs. Et contrairement au prétendu «nom de vivre» de son église, le sien ne sera jamais effacé du livre de vie.

Philadelphie (= amour des frères) est la fille du «Réveil» du 19° siècle. Ce qui la caractérise:

Peu de force! Mais le Seigneur tient ouverte pour elle la porte de l'évangile.

Fidélité à Sa Parole! Lui sera fidèle à Sa promesse: «Je viens bientôt».

Attachement à Son nom! Son nouveau nom sera leur part.

L'opprobre du monde? Il y répondra par son approbation publique : «Ils connaîtront que moi je t'ai aimé».

Nous sommes les héritiers responsables du témoignage de Philadelphie. Que le Seigneur nous donne d'en manifester les caractères, de ne pas perdre notre couronne! Car Lui éprouvera plus de joie à donner cette récompense que le vainqueur à la recevoir.

 

6                    Apocalypse 3 v. 14 à 22

 

Un dernier état caractérise la chrétienté. Ses traits, nous les reconnaissons aujourd'hui: satisfaction de soi-même, tiédeur indifférente, prétentions religieuses à tout posséder, à tout connaître (Deut. 8 v. 17; Os. 12 v. 9). «Je n'ai besoin de rien»: c'est ce que semblent dire aussi les chrétiens qui négligent la prière. Il manque à Laodicée trois choses essentielles — l'or: la vraie justice selon Dieu — les vêtements blancs: le témoignage pratique qui en résulte — un collyre: le discernement que donne le Saint Esprit. Mais il n'est pas trop tard pour que celui qui a des oreilles écoute! Le Seigneur donne successivement — un conseil: que chacun se hâte d'acquérir de Lui tout ce qui lui manque (comp. Matt. 25 v. 3) — un encouragement: ce sont ceux qu'Il aime que Christ reprend et châtie — une exhortation à être zélé, à se repentir — une promesse sans prix, celle du v. 20. Ceux qui auront reçu maintenant Jésus dans leur cœur, Lui à son tour les recevra dans son ciel, sur son trône (v. 21). Chers amis, c'est la fin de l'histoire de l'Église sur la terre. Mais si grand que soit le déclin, la présence du Seigneur peut encore être réalisée. Elle fait brûler le cœur d'une joie indicible, comme l'éprouvèrent deux disciples un soir inoubliable, lorsque Jésus entra pour rester avec eux (Luc 24 v. 29).

 

7                    Apocalypse 4 v. 1 à 11

 

Ici commence la troisième partie du livre, annoncée au ch. 1 v. 19. Bien entendu tous les détails de la vision sont à comprendre dans un sens symbolique. Il est certain que nous ne verrons au ciel aucun trône matériel; celui-ci est simplement l'emblème du gouvernement royal. Toutefois l'interprétation de ces symboles n'est nullement laissée à notre imagination; elle nous est donnée par la Bible elle-même dans d'autres passages (Nous conseillons l'aide du petit ouvrage: le Langage Symbolique de l'Apocalypse par H.R.).

Pour contempler ces «choses qui doivent arriver bientôt» (après que l'Église aura été enlevée), l'apôtre est invité à monter dans le ciel. C'est toujours d'un point de vue céleste que le chrétien doit considérer les événements de la terre pour les voir dans leur juste perspective, avec Christ pour centre.

Selon la promesse faite à Philadelphie, les rachetés du Seigneur seront gardés de l'heure de l'épreuve. Au moment où celle-ci va commencer pour le monde (ch. 6), nous les voyons déjà rassemblés dans la gloire. Ils sont représentés par les 24 anciens qui se prosternent en jetant leurs couronnes devant le trône. Ils célèbrent le Dieu Créateur, mais au ch. 5, ils vont adorer le Dieu Rédempteur.

 

8                    Apocalypse 5 v. 1 à 14

 

Une question tient l'univers en suspens: «Qui est digne d'ouvrir le livre et d'en rompre les sceaux»? Autrement dit, qui exercera le jugement? Un seul le peut: celui qui est sans péché (comp. Jean 8 v. 7), ayant, par sa perfection même, vaincu Satan et le monde. Christ est ce «lion de la tribu de Juda», déjà désigné en Gen. 49 v. 9. Mais, aussitôt après, Il est vu sous l'apparence d'un Agneau comme immolé. Pour triompher de Satan, pour remplir le ciel d'une multitude de créatures heureuses et reconnaissantes, la croix de Jésus a été nécessaire. Et Son sacrifice est rappelé au cœur de tous les saints de la manière la plus touchante. Dans ce ciel où tout parle de puissance et de majesté, le souvenir permanent de l'abaissement de notre cher Sauveur présentera le plus saisissant contraste. Son humilité, sa douceur, sa dépendance, sa patience… toutes ces perfections morales que Jésus a manifestées ici-bas ne cesseront jamais d'être visibles, nous donnant pour l'éternité la mesure de son amour.

Alors, au cantique nouveau entonné par les saints glorifiés, répondra l'écho universel de toutes les sphères de la crétion. «Digne est l'Agneau» de recevoir — Richesse, honneur, force, pouvoir — Majesté, sagesse et puissance…» (Hymnes et cantiques nº 12).

 

9                    Apocalypse 6 v. 1 à 17

 

Si nous nous étonnons quelquefois de la sévérité des jugements de Dieu, c'est parce que nous ne savons pas monter (par la foi) dans le ciel. En entendant célébrer la parfaite sainteté de Dieu (ch. 4 v. 8), en contemplant dans l'Agneau immolé à la fois l'amour divin et le mépris de cet amour par l'homme révolté, nous pourrions comprendre combien le jugement est juste, mérité, nécessaire. Et nous vérifierions aussi que rien n'est le fait du hasard. Dieu a le contrôle de tout ce qui se passe sur la terre. Non seulement ses voies en jugement sont décrites d'avance dans ce livre symbolique (ch. 5 v. 1) mais chacune se produit au moment précis qu'Il a décrété, lorsque le sceau est rompu par l'Agneau. L'ouverture des quatre premiers sceaux fait surgir autant de cavaliers. Ils représentent respectivement la conquête territoriale, la guerre civile, la famine, les calamités mortelles qui se succèderont sur la terre (comp. v. 8 et Éz. 14 v. 21). Quand est rompu le 5º sceau, une compagnie de martyrs apparaît, implorant le Dieu souverain de leur rendre justice. Et le 6º sceau est comme la réponse à leur cri. Il suggère une terrible révolution; toutes les autorités établies sont renversées.

Combien ces mots sonnent étrangement ensemble: «la colère de l'Agneau» (v. 16; Ps. 2 v. 12).

 

10               Apocalypse 7 v. 1 à 17

 

Ce chapitre apparaît comme une parenthèse entre le 6º et le 7º sceau. Avant d'aller plus avant dans ses voies de jugement, Dieu met à part et scelle ceux qui Lui appartiennent. Un premier groupe (v. 4 à 8) est formé par des Juifs des différentes tribus. Il constitue ce résidu fidèle dont les Psaumes nous révèlent les sentiments. La seconde classe de personnes se compose d'une multitude d'entre les nations qui auront cru à l'évangile du royaume (v. 9…). En nous présentant dès maintenant ces fidèles, c'est comme si Dieu nous disait: ces châtiments ne sont pas pour eux; ils traverseront l'épreuve sous ma protection. De la même manière, pendant la nuit de la Pâque, les Israélites étaient distingués et mis à l'abri des coups de l'ange destructeur par le sang de l'Agneau (Ex. 12 v. 13). C'est dans ce sang que ces croyants venus de «la grande tribulation» auront lavé et blanchi leurs robes (v. 14). Leur salut ne sera pas assuré par un autre moyen que le nôtre: le précieux sang de Christ. Puis, le même Agneau qui les aura purifiés les paîtra, les protégera et les abreuvera aux fontaines de la vie (És. 49 v. 10). Dieu lui-même essuiera leurs larmes. Quelles promesses! Elles viennent d'avance les consoler en vue d'une détresse sans précédent!

 

11               Apocalypse 8 v. 1 à 13

 

Le 7º sceau s'ouvre par un court répit. Pendant que des anges se préparent à exécuter les jugements, un autre ange (Christ en personne) remplit les fonctions d'intercesseur (v. 3). En ce qu'Il a souffert Lui-même, le Seigneur Jésus est à même de sympathiser avec les croyants dans l'épreuve (Héb. 2 v. 18; 4 v. 15). Dans ces temps apocalyptiques, Il interviendra en faveur des fidèles de la grande tribulation (ceux du ch. 7). Et à leur tour les saints, déjà recueillis dans la gloire après avoir connu eux-mêmes sur la terre des fatigues et des peines, prendront un intérêt d'autant plus grand aux circonstances des croyants traversant cette période terrible. Ils seront ainsi sacrificateurs avec Christ, présentant à Dieu ces coupes d'or pleines de parfums qui sont les prières des saints (ch. 5 v. 8 fin).

Devancés par l'intercession, chacun des sept anges embouche sa redoutable trompette. La première donne le signal d'un jugement soudain atteignant les puissants en Occident (les arbres) et la prospérité universelle. La 2º correspond à l'irruption dans l'empire d'une grande puissance terrestre anarchique. La 3º et la 4º provoquent la chute et l'apostasie des autorités responsables, plongeant les hommes dans les plus profondes ténèbres morales.

 

12               Apocalypse 9 v. 1 à 21

 

Certains commentateurs ont donné de ces chapitres les interprétations les plus fantaisistes, s'efforçant en particulier de faire correspondre les prophéties avec des événements contemporains. Rappelons donc que toute cette troisième partie de la vision de Jean est future. Elle concerne seulement l'intervalle de quelques années séparant la venue du Seigneur pour chercher son Église, du commencement de son règne millénial.

La 5º trompette, ou premier malheur, libère de l'abîme un essaim d'effroyables sauterelles, instruments directs de Satan, qui infligent aux Juifs impies un tourment moral pire que la mort. À la 6º trompette apparaissent des chevaux fantastiques, crachant le feu, la fumée et le soufre, semant la mort sur leur passage. Leurs cavaliers portent des cuirasses (v. 9, 17), image de consciences endurcies (1 Tim. 4 v. 2). En même temps les aiguillons et les queues semblables à des scorpions (v. 10) ou à des serpents (v. 19) représentent les doctrines mensongères et empoisonnées, armes perfides dont Satan se servira plus que jamais (comp. És. 9 v. 15).

L'emploi d'une trompette pour annoncer ces jugements leur donne le caractère d'avertissements aux hommes. Mais si durs sont les cœurs que même ces désastres sans précédents ne les conduiront pas à la repentance (v. 20, 21).

 

13               Apocalypse 10 v. 1 à 11 ; 11 v. 1 à 3

 

Les ch. 10 et 11 v. 1 à 13 s'intercalent entre la 6º et la 7º trompette, de même que le ch. 7 formait une parenthèse entre le 6º et le 7º sceau. De nouveau, Christ paraît sous l'aspect d'«un autre ange», ici aussi accompagné de signes de grâce. La nuée dont Il s'enveloppe et les colonnes de feu sur lesquelles Il se tient rappellent les soins de Dieu envers Israël au désert (Ex. 13 v. 21, 22); l'arc en ciel (comp. ch. 4 v. 3) parle de l'alliance de Dieu avec la terre (Gen. 9 v. 13). Ses promesses sont ainsi indirectement rappelées. Mais Christ possède aussi les attributs de l'autorité: son visage est semblable au soleil, et Il revendique ses droits à posséder le monde. Il a dans sa main un petit livre ouvert représentant une courte période de la prophétie déjà révélée dans l'Ancien Testament. Il s'agit de la seconde «demi-semaine» de la grande tribulation (Dan. 9 v. 27), pendant laquelle Dieu reconnaît encore le temple, l'autel et «ceux qui y adorent». Détail remarquable, ces trois ans et demi sont évalués en mois (42) pour parler de l'oppression (ch. 11 v. 2), mais aussi en jours (1260) pour mesurer le témoignage d'un résidu fidèle. Dieu a compté chacun de ces jours et sait ce qu'il représente de courage et comporte de souffrances (Ps. 56 v. 8).

 

14               Apocalypse 11 v. 4 à 19

 

Les deux témoins figurent le témoignage suffisant et complet rendu par le résidu pieux pendant la tribulation finale. Ils se présentent avec les caractères d'Élie et de Moïse qui, tous deux, en des temps sombres de l'histoire d'Israël assumèrent aussi un témoignage selon Dieu. À la prière du premier, le ciel resta fermé pendant trois ans et demi (v. 6; Jac. 5 v. 17; comp. le v. 5 et 2 Rois 1 v. 10, 12). Le second reçut le pouvoir de changer les eaux en sang (la vie en mort: Ex. 7 v. 19) et de frapper la terre de toutes sortes de plaies. Ces fidèles seront mis à mort à Jérusalem par la «Bête romaine», consolés par la pensée qu'en ce lieu même, avant eux, «leur Seigneur a été crucifié» (Luc 13 v. 33, 34). Et leur martyre sera suivi d'une résurrection éclatante et publique pour la consternation de leurs persécuteurs.

Enfin sonne le malheur final. Avec lui deux choses sont venues: le règne du Seigneur (v. 15 fin) et aussi Sa colère (v. 18; Ps. 110 v. 5). Au ch. 6 v. 17, les hommes épouvantés croyaient que la colère de l'Agneau était arrivée. Mais elle a été retenue jusqu'au moment où Christ prend le gouvernement du monde. Alors le ciel éclate en chants de triomphe; les saints se prosternent et adorent: Celui qui a été crucifié (v. 8 fin), règne désormais aux siècles des siècles (Luc 1 v. 33).

 

15               Apocalypse 12 v. 1 à 17

 

Cette nouvelle division est introduite par le v. 19 du ch. 11. L'arche de l'alliance y apparaît en signe de grâce avant les jugements sur Israël. Ce peuple (mis en scène sous le symbole de la femme enceinte revêtue du soleil) étant celui qui devait donner naissance au Messie, excite à ce titre l'opposition furieuse de Satan, le grand dragon roux. Cette inimitié entre la descendance de la femme et «le serpent ancien» (v. 9), annoncée dès la chute, s'est poursuivie à travers toute la Bible (voir Gen. 3 v. 15; Ex. 1 v. 22; 2 Rois 11 v. 1; Matt. 2 v. 16…). En vain le diable a concentré ses efforts pour empêcher que, par la naissance et l'élévation du Seigneur Jésus, les plans de Dieu ne s'accomplissent. Christ et ses saints célestes — l'enfant enlevé vers Dieu — sont maintenant hors de son atteinte. De plus Satan sera bientôt précipité du ciel sur la terre (lire Luc 10 v. 18 et Rom. 16 v. 20), où sa rage impuissante se déchaînera contre le résidu d'Isarël. Ce qui caractérisera ce dernier: il gardera les commandements de Dieu (v. 17 fin). Quel a été pour Christ et quel est aujourd'hui pour nous, le secret de la force et de la victoire sur le Méchant? C'est la Parole de Dieu habitant dans le cœur (Ps. 17 v. 4; Matt. 4 v. 4; 1 Jean 2 v. 14 fin).

 

16               Apocalypse 12 v. 18 ; 13 v. 1 à 18

 

Jeté sur la terre, le diable met à profit le «peu de temps» qu'il a. Il se sert de deux instruments, deux «bêtes», terme qui implique l'absence de relations avec Dieu. La première (v. 1) correspond à l'empire romain reconstitué. Il réunira les caractères des trois précédents empires: rapidité du léopard (la Grèce), ténacité de l'ours (la Perse), voracité du lion (Babylone; voir Dan. 7 v. 4 à 6). Au désert, Jésus avait refusé les royaumes du monde. Satan en fait don à l'empereur romain et obtient ainsi l'hommage de la terre entière (v. 4; Luc 4 v. 5 à 8).

Quant à la seconde bête, elle est une contrefaçon de l'Agneau, mais son langage la trahit. C'est l'Antichrist, lequel exercera le pouvoir religieux, fera des miracles, soutiendra la première bête. Les multitudes d'hommes qu'il séduira seront marqués comme du bétail au nom de la «bête romaine». Ils sont appelés «ceux qui habitent sur la terre» (v. 8, 14; ch. 3 v. 10; 6 v. 10; 8 v. 13; 11 v. 10) parce qu'ils y ont leurs intérêts et toutes leurs aspirations. Combien cette classe de personnes est déjà nombreuse aujourd'hui! Le v. 6 mentionne en contraste «ceux qui habitent dans le ciel» (Phil. 3 v. 19, 20). Chrétiens, montrons «clairement», sans équivoque, où est notre habitation (Héb. 11 v. 14).

 

17               Apocalypse 14 v. 1 à 13

 

Après une parenthèse qui nous a présenté la trinité du mal — à savoir le dragon (ch. 12), la première et la seconde bête (ch. 13) — les sept visions du ch. 14 se raccordent à la 7º trompette non encore accomplie (ch. 11 v. 15). Mais avant d'intervenir à l'égard du mal, Dieu reconnaît et met à part un nouveau résidu de son peuple. Ces témoins ont résisté à la corruption générale. En contraste avec les masses qui portent sur leur front la marque de la bête (ch. 13 v. 16) le nom de l'Agneau est inscrit sur le leur (v. 1). Portons-nous sans honte le nom de notre Sauveur? Chacun autour de nous peut-il voir à qui nous appartenons?

Ces croyants sont «ceux qui suivent l'Agneau où qu'il aille» (v. 4; comp. Jean 1 v. 36, 37). L'ayant suivi dans l'opprobre et la souffrance, ils seront aussi ses compagnons dans le Royaume. Certains seront mis à mort par fidélité au Seigneur (comp. ch. 12 v. 11). Le v. 13 les console. Loin de perdre leur part au règne, ils sont appelés bienheureux. Et leurs œuvres les suivent (remarquons qu'elles ne les devancent pas; ce ne sont jamais les œuvres de quelqu'un qui lui ouvrent l'accès du ciel). Chers amis, nos privilèges chrétiens sont plus élevés encore. Voudrions-nous être trouvés moins fidèles que ces témoins des derniers jours?

 

18               Apocalypse 14 v. 14 à 20 ; 15 v. 1 à 8

 

Le Seigneur avait jadis annoncé à ses accusateurs: «Dorénavant vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance, et venant sur les nuées du ciel» (ch. 1 v. 7; Matt. 26 v. 64 et 24 v. 30). Le voici, ce Fils de l'homme, assis sur une nuée blanche. Jadis couronné d'épines, Il porte une couronne d'or; au lieu d'un roseau, Il tient une faucille tranchante. Celui que les hommes jugeaient est devenu le Juge des hommes. Et c'est à ce titre qu'Il ordonne la grande moisson de la terre, suivie de la redoutable vendange, l'une et l'autre annoncées depuis si longtemps (par ex. Joël 3 v. 13; Matt. 13 v. 30, 39).

Une dernière série de jugements (les coupes) va commencer avec le ch. 15. Mais cette fois encore, les saints qui auront à les traverser sont d'abord vus en sécurité (v. 2 à 4). Après quoi les sept anges chargés de l'exécution des plaies sortent du temple et reçoivent sept coupes pleines du courroux de Dieu (comp. Jér. 25 v. 15). Chers amis chrétiens, ce monde qui va être frappé, c'est celui que Dieu a tant aimé jusqu'à donner pour lui son Fils unique. Et les anges destructeurs n'ont pas encore reçu leur mission terrible. Celle qui nous appartient en attendant est toute autre: c'est d'y proclamer la grâce divine (2 Cor. 5 v. 20).

 

19               Apocalypse 16 v. 1 à 21

 

Les sept coupes versées sur la terre rappellent les plaies sur l'Égypte: ulcère, eaux changées en sang, ténèbres, grenouilles, tonnerre, grêle et feu (voir Ex. 9 v. 23). Au lieu de repentance, ces calamités suscitent des blasphèmes (v. 9, 11, 21). Mais un triple témoignage est rendu au Dieu Juste, par la compagnie des vainqueurs (ch. 15 v. 3, 4), par l'ange des eaux (v. 5) et par l'autel lui-même (v. 7).

Les quatre premières plaies frappent respectivement les mêmes sphères que les quatre premières trompettes (ch. 8 v. 7 à 12). La 5º atteint le trône du chef romain. La 6º prépare «le combat du grand jour». Enfin, avec la dernière coupe retentit la grande voix venant du trône: «c'est fait». Combien elle diffère du cri qui a annoncé pour nous la fin de la colère de Dieu contre le péché, après que le Fils de Dieu ait bu sur la croix la coupe que nous avions méritée: «C'est accompli» (Jean 19 v. 30).

Ces événements solennels sont plus proches que nous ne pensons. «Puissions-nous ne jamais considérer le monde que comme une scène jugée, ayant conscience de l'effrayante colère à laquelle il ne peut échapper… Cela nous préservera d'être indifférents soit au mal qui est dans le monde, soit au jugement divin qui l'attend» (W.K.).

 

20               Apocalypse 17 v. 1 à 18

 

La dernière coupe comportait le jugement de Babylone (ch. 16 v. 19), sujet détaillé dans les ch. 17 et 18. Il s'agit de l'Église apostate, la grande chrétienté professante dont tous les vrais enfants de Dieu auront été retirés à la venue du Seigneur. Infidèle à Christ, elle s'est corrompue par des alliances impures avec le monde et ses idoles. Or, comme l'a dit quelqu'un: «la corruption de ce qu'il y a de meilleur est la pire des corruptions». Cette «prostituée» est «assise sur la bête», tirant sa force du pouvoir politique (v. 3). Alors que Jésus déclarait: «mon royaume n'est pas de ce monde», elle a revendiqué la domination terrestre (Jean 18 v. 36). Enfin et surtout, elle a persécuté et mis à mort les vrais saints (v. 6). À ce spectacle un étonnement profond a saisi l'apôtre. Est-ce là vraiment ce que deviendrait l'Église responsable? Oui, son histoire au cours des siècles ne l'a que trop confirmé déjà, en attendant sa forme finale qui est décrite ici. Mais les v. 16 et 17 nous apprennent comment périra cette «mère des abominations». Elle connaîtra le sort qu'elle a fait subir aux «témoins de Jésus», expression dans laquelle se discerne toute la tendresse du cœur de Dieu (v. 6; voir aussi ch. 2 v. 13).

 

21               Apocalypse 18 v. 1 à 13

 

On peut comparer ces visions à une série de diapositives projetant les mêmes tableaux ou événements sous des perspectives et des éclairages différents. L'effondrement de Babylone est considéré ici comme accompli directement par «le Seigneur Dieu» (v. 8, 20). Mais auparavant un commandement a retenti au v. 4: «Sortez du milieu d'elle, mon peuple» (comp. la prophétie de Jérémie contre la Babylone historique: ch. 51 v. 7, 8, 37, 45…). Cet appel se fait entendre déjà aujourd'hui: «Sortez du milieu d'eux et soyez séparés, dit le Seigneur…» (2 Cor. 6 v. 17). Chaque enfant de Dieu est invité à se séparer entièrement du monde religieux aux principes mélangés qui nous est présenté ici dans son état final (comp. Nomb. 16 v. 26). Certains nous accuseront de manquer d'amour, d'être étroits et imbus d'un esprit de supériorité. Mais l'essentiel est d'obéir au Seigneur.

Les v. 12 et 13 dressent la longue liste de «tout ce qui est dans le monde», étudié pour satisfaire aux multiples convoitises des hommes (1 Jean 2 v. 16, 17). Elle nomme en tête ce qui est le plus estimé: l'or, et se termine par ce qui a le moindre prix aux yeux de cette fausse Église… mais qui a tant de prix pour Dieu: les âmes des hommes.

 

22               Apocalypse 18 v. 14 à 24

 

Les lamentations des marchands (v. 11, 15…) nous rappellent les plaintes de Démétrius et des artisans d'Éphèse craignant de perdre le «grand profit» et le «bien-être» que leur procurait le culte de l'idole (Act. 19). Au fond, quelle différence y a-t-il entre la grande «Diane des Éphésiens» et «Babylone la grande», entre l'idolâtrie païenne et la corruption du christianisme? Elle ne peut qu'avoir du succès, la religion qui donne à l'homme tous les fruits du désir de son âme (v. 14), qui flatte les sens en endormant la conscience (v. 22; Dan. 3 v. 7), qui favorise le commerce et sert de prétexte à toutes sortes de réjouissances. Il suffit de voir au cours de la fin de l'année de quelle manière profane la naissance du Seigneur Jésus est célébrée par beaucoup.

«En elle a été trouvé le sang… des saints» (v. 24). Déjà dans la ville de Caïn, au commencement de la Bible, se trouvait maintes choses agréables… pendant que criait le sang d'Abel (comp. Gen. 4 v. 10 et 17…). Aujourd'hui le monde religieux se réjouit pendant que le vrai croyant souffre et s'afflige (Jean 16 v. 20). Demain retentiront les hélas! ici-bas, mais la joie du ciel y répondra (v. 20). Que Dieu nous donne de voir déjà par la foi toutes choses comme Lui les voit!

 

23               Apocalypse 19 v. 1 à 16

 

L'imposture de Babylone, sa prétention à être l'Église a été publiquement confondue. Maintenant le Seigneur présente sa vraie Épouse aux conviés du banquet céleste. Le ciel éclate en louanges car il contemple en elle l’étendue de la grâce et de la gloire de Dieu.

À la joie de l'Époux répondra celle de l'Épouse! Elle s’est préparée et sa parure consiste dans les actes justes des saints que Dieu leur a accordé d'accomplir quand ils étaient sur la terre. Mais les «conviés» aussi seront remplis de joie. Car «celui qui a l'Épouse est l'Époux, mais l'ami de l'Époux est tout réjoui à cause de la voix de l'Époux» (Jean 3 v. 29).

N'oublions pas, en attendant ce jour, que nous avons été «fiancés à un seul mari» pour être présentés au Christ «comme une vierge chaste» (2 Cor. 11 v. 2). Gardons-Lui toute la fraîcheur de nos affections.

Mais, s'il est le Bien-aimé de l'Église, pour le monde Il devient le grand Justicier. Sous le nom pris jadis pour manifester la grâce et la vérité, celui de «la Parole de Dieu», Il s'avance pour accomplir des «choses terribles» (Ps. 45; voir És. 59 v. 18; 63 v. 1 à 6).

Ami, quand et comment voulez-vous rencontrer Jésus? Maintenant comme un Sauveur, ou bientôt comme un Juge?

 

24               Apocalypse 19 v. 17 à 21 ; 20 v. 1 à 6

 

En contraste avec le «banquet des noces de l'Agneau», voici ce qui est appelé ironiquement le «grand souper de Dieu» (v. 17 fin; Ps. 2 v. 4, 5; Soph. 1 v. 7). L'affrontement final entre les armées du Fils de Dieu et celles du chef romain s'achèvera par un anéantissement général de ces dernières. Sans autre jugement, la bête et le faux prophète seront jetés vivants en enfer (comp. Nomb. 16 v. 33; Ps. 55 v. 15). Puis Dieu s'occupe de leur maître Satan. Le ch. 12 nous l'a montré précipité du ciel. Ici une chaîne et une clé symboliques mettent hors d'état de nuire le grand meurtrier. Enfin le v. 10 le montre, après les mille ans, rejoignant ses deux complices dans le lac de feu (Matt. 25 v. 41). On comprend donc qu'il n'y ait pas dans la Bible de livre que le diable redoute davantage que celui de l'Apocalypse. Pour en empêcher la lecture, il persuade même les croyants de son obscurité.

Satan lié, plus rien ne s'oppose dorénavant au règne glorieux du Seigneur. Nous avons pu constater que ce Règne, contrairement aux pensées de beaucoup, ne sera pas amené par une amélioration progressive du monde, mais par des jugements. Chers enfants de Dieu, Christ veut partager avec nous son autorité (Dan. 7 v. 18). Ne fraternisons pas aujourd'hui avec un monde que nous allons juger demain (1 Cor. 6 v. 2).

 

25               Apocalypse 20 v. 7 à 15

 

Mille ans de bénédiction n'auront pas changé le cœur de l'homme. Satan délié parviendra à soulever une ultime et gigantesque révolte des nations à laquelle Dieu répondra par un jugement sommaire et foudroyant. Maintenant sonne l'heure solennelle entre toutes: Héb. 9 v. 27 s'accomplit — mais aussi Jean 5 v. 24.

Tous les morts comparaissent devant le grand Juge. Il y a eu bien des différences entre eux pendant leur vie terrestre. Les uns ont été grands, honorés par leurs semblables (Luc 16 v. 19), les autres petits ou même au ban de la société (Luc 23 v. 39). Les voici tous réunis, sans plus de distinction, «car tous ont péché…» (Rom. 3 v. 23). Pour le prouver, des livres sont ouverts où chacun retrouve avec terreur toutes ses œuvres inscrites une à une (Ps. 28 v. 4). Et qui peut supporter la lecture, ne serait-ce que d'une seule page du livre de ses œuvres! Le livre de vie est ouvert aussi. Mais seulement pour confirmer que leurs noms ne s'y trouvent pas. Jetez-les dans les ténèbres de dehors — est la sentence du Juge suprême (Matt. 22 v. 12, 13). Ils y rejoignent Satan, devenant ses compagnons de misère pour un tourment sans espoir et sans fin…

Le croyant, lui, ne sera pas jugé selon ses œuvres, mais selon l'œuvre parfaite du Seigneur Jésus.

 

26               Apocalypse 21 v. 1 à 8

 

La page est tournée. L'histoire de la première création a pris fin. L'éternité de gloire commence où Dieu sera «entouré de créatures bénies rendues capables de le connaître et de le comprendre… dans la jouissance de leur propre bonheur, quand le temps ne sera plus» (Introduction à la Bible JND, p. 1). Alors la mer (symbole de la confusion et de la séparation des peuples) aura cessé d'exister. Tous les rachetés seront arrivés au port, c’est-à-dire au ciel. Mais Dieu ne nous révèle guère ce que nous y trouverons ; Il nous dit plutôt pour notre consolation ce que nous n’y trouverons plus : Dans ce monde nouveau, la mort sera abolie (1 Cor. 15 v. 26, 54); il n'y aura plus de nuit ni de malédiction (v. 25; ch. 22 v. 3, 5); plus de deuil, de cri ni de peine, toutes ces conséquences du péché auront pris fin car l'habitation de Dieu sera pour toujours avec les hommes (v. 3, 4). Et ceux qui seront restés dehors? Leur part sera la seconde mort, les ténèbres, les pleurs du remords dans un éternel éloignement de la présence du Dieu saint. Là seront les incrédules; mais aussi les timides: ceux qui n'auront jamais voulu se décider franchement pour Christ. Et également les menteurs et les hypocrites. Ami, permettez-nous pour la dernière fois de vous poser cette question: Où serez-vous pendant l'éternité?

 

27               Apocalypse 21 v. 9 à 27

 

Après avoir entrouvert le voile sur l'état éternel (v. 1 à 8), l'Esprit revient en arrière à la période du règne de Christ. Il nous présente une ville qui n'est plus Rome ou Babylone mais la sainte Jérusalem, «l'Épouse, la femme de l'Agneau». Toute cette description est symbolique. Nos sens actuels ne peuvent percevoir ni nos esprits concevoir ce qui appartient à la nouvelle création (1 Cor. 13 v. 12). Comment expliquer par exemple à un aveugle de naissance ce que c'est que les couleurs? Aussi Dieu prend-Il ce qu'il y a de plus beau et de plus rare sur la terre: l'or, les pierres précieuses, pour nous donner quelque notion de ce que nous réserve le ciel. Le luminaire et la muraille de jaspe (v. 11, 18) nous parlent de la manifestation des gloires de Christ dans et par l'Église (ch. 4 v. 3). Celle-ci est illuminée par la lumière brillant dans la lampe: la gloire de Dieu «concentrée» dans l'Agneau (v. 23). À son tour, la sainte cité diffuse cette divine lumière au profit de la terre milléniale (v. 24). C'est ce que suggère Jean 17 v. 22: «la gloire que tu m'as donnée, moi, je la leur ai donnée… moi en eux et toi en moi; afin… que le monde connaisse…».

Et comment entrerait-il «aucune chose souillée» dans le lieu où le Seigneur habite (v. 27; lire 2 Cor. 7 v. 1)?

 

28               Apocalypse 22 v. 1 à 9

 

Les v. 1 à 5 complètent la vision de la sainte Cité pendant le millénium. Et nous remarquons combien la première et la dernière page de la Bible se ressemblent. L'Écriture commence et s'achève par un paradis, un fleuve, un arbre de vie… Mais, comme l'a écrit quelqu'un, la fin est plus belle que le commencement, l'oméga plus grandiose que l'alpha, le paradis futur n'est pas l'ancien retrouvé, c'est «le paradis de Dieu» (ch. 2 v. 7) avec la présence éternelle de l'Agneau qui mourut pour nous. Y auront accès uniquement des pécheurs sauvés par grâce, des hommes tels que le brigand converti (Luc 23 v. 43). Et quelle sera l'occupation de ses habitants? Ils serviront leur Seigneur (v. 3; ch. 7 v. 15); ils règneront avec Lui (v. 5 fin; Dan. 7 v. 27). Mais ce qui aura plus de prix pour eux que tous les royaumes: «ils verront sa face…» (v. 4; Ps. 17 v. 15).

D'ordinaire un esclave «ne sait pas ce que son Maître fait» (Jean 15 v. 15). Jésus, Lui, ne cache rien à ses esclaves, devenus ses amis, des «choses qui doivent arriver bientôt» (v. 6). N'est-il pas étrange alors que nous entrions souvent si peu dans ces merveilles qui nous concernent (1 Cor. 2 v. 9)? N'est-il pas surtout triste que nous ne prenions pas plus d'intérêt à ce que le Père a préparé pour la gloire et la joie de son Fils (Jean 14 v. 28 fin)?

 

29               Apocalypse 22 v. 10 à 21

 

Pour Daniel et le peuple juif, la prophétie était scellée jusqu'à son futur accomplissement (Dan. 12 v. 9). Pour le chrétien, elle n'est plus cachée (v. 10). Toute la Bible lui est donnée pour être comprise et crue. Que le Seigneur nous aide à la sonder toujours plus profondément (Jean 5 v. 39). Qu'Il nous trouve à son retour parmi ceux qui gardent sa Parole et qui ne renient pas son Nom (ch. 3 v. 8). Ce nom incomparable de Jésus, ce nom de son humanité, nous est rappelé encore une fois par Lui-même: «Moi Jésus», je suis «l'Étoile brillante du matin», Celui qui vient (v. 16). Nous n'attendons pas un événement mais quelqu’un que nous connaissons et que nous aimons.

«Viens»! À ce désir, éveillé par l'Esprit, répond sa promesse: «Je viens bientôt» (v. 7, 12, 20); puis de nouveau l'écho des affections de l'Épouse: «Amen, viens Seigneur Jésus».

Nous avons été convertis pour le servir: inviter ceux qui ont soif, ceux qui veulent (v. 17)… et pour l'attendre. Mais le Seigneur sait que, pour ceci comme pour cela, nous avons besoin de toute sa grâce (v. 21). C’est pourquoi l’Esprit de Dieu ferme ce livre de jugement et la parole de Dieu tout entière sur cette promesse de a grâce. Elle est la ressource parfaite et suffisante qui nous gardera «jusqu'à ce qu'Il vienne» (1 Cor. 11 v. 26 fin).