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Chaque Jour les Écritures — Seconde Épître de Pierre

 

 

 

Table des matières :

1     2 Pierre 1 v. 1 à 11

2     2 Pierre 1 v. 12 à 21

3     2 Pierre 2 v. 1 à 11

4     2 Pierre 2 v. 12 à 22

5     2 Pierre 3 v. 1 à 10

6     2 Pierre 3 v. 11 à 18

 

 

 

1                    2 Pierre 1 v. 1 à 11

 

Pierre commence cette seconde épître en rappelant aux chrétiens ce qu'ils ont reçu en partage: une foi de pareil prix (v. 1); «tout» ce qui regarde la vie et la piété (v. 3); enfin les «très grandes et précieuses promesses» (v. 4). Notre foi qui s'empare de ce que Dieu donne ne doit pas rester inactive. Il faut qu'elle s'accompagne de l'énergie qui est appelée la vertu, afin de parvenir à la connaissance (mot caractéristique de cette épître). En même temps, pour garder la pleine disposition de nos forces, la tempérance est indispensable; puis la patience qui sait persévérer dans l'effort. Dans ce «climat moral» se développeront nos relations 1º avec le Seigneur: la piété; 2º avec nos frères: l'affection fraternelle; 3º avec tous: l'amour. Ces sept compléments de la foi forment un tout, comme les maillons d'une chaîne. Leur absence entraîne des conséquences dramatiques dans la vie d'un chrétien: oisiveté, stérilité, myopie spirituelle. Il ne voit pas loin; sa foi ne sait plus distinguer à l'horizon la cité céleste, but du pèlerinage chrétien (comp. Héb. 11 v. 13…). Déjà les portails éternels se sont élevés pour Christ, le Roi de gloire (Ps. 24 v. 7 et 9). Que Lui-même nous accorde à sa suite une riche entrée dans son royaume éternel.

 

2                    2 Pierre 1 v. 12 à 21

 

Les vérités développées dans la 1º épître rappelaient les révélations du ch. 16 de Matthieu: les souffrances de Christ, l'édification de l'Assemblée, maison spirituelle bâtie sur le Roc. La 2º épître, elle, s'appuie sur le ch. 17 du même évangile annonçant les gloires qui suivent. Lors de la transfiguration, Pierre, Jacques et Jean contemplèrent Jésus dans «la gloire magnifique». Mais ils reçurent l'ordre de n'en parler à personne avant sa résurrection. Maintenant le temps de cette révélation est venu. Et Pierre qui était alors accablé de sommeil (Luc 9 v. 32) réveille les saints par le rappel de cette scène (v. 13; ch. 3 v. 1). Lui qui avait inconsidérément proposé de faire trois tentes s'apprête à présent à «déposer sa tente» terrestre dans l’espérance de jouir pour toujours, cette fois, de la présence de Christ, dans un corps glorieux (v. 14). Le Seigneur lui avait montré quand et de quelle mort il glorifierait Dieu (v. 14; Jean 21 v. 18, 19). Bientôt, frères et sœurs, nous serons à notre tour «témoins oculaires de sa majesté».

Tout au long des Écritures la lampe prophétique dirige son faisceau sur la gloire prochaine. Mais l'enfant de Dieu possède une lumière plus brillante encore. L'objet de son espérance vit en lui: Christ est l'Étoile du matin déjà levée dans son cœur (v. 19; Col. 1 v. 27 fin).

 

3                    2 Pierre 2 v. 1 à 11

 

Les sectes de perdition sont actuellement florissantes. Leur apparition est annoncée à l'avance pour que nous n'en soyons aujourd'hui ni étonnés ni découragés (v. 1). Elles font le trafic des âmes (v. 3; Apoc. 18 v. 13 fin).

Dans le 1º chapitre, la perspective de la gloire prochaine a été affirmée par un triple témoignage: la vision anticipée sur la sainte montagne; la prophétie; enfin l'Étoile splendide levée dans nos cœurs. De même la certitude du jugement qui va fondre sur le monde est attestée par trois exemples: le sort des anges déchus (Jude 6), le déluge (Matt. 24 v. 36…) et la fin de Sodome et de Gomorrhe (Jude 7). Mais au milieu d'une génération impie, le Seigneur distingue et délivre celui qui le craint (v. 9). Malgré sa mondanité, Lot était un juste. La parenthèse du v. 8 montre que Dieu enregistre chaque soupir des siens. Cependant Lot se serait épargné tous ces tourments s'il avait su, comme Abraham, apprécier le pays de la promesse. Une position fausse et équivoque devant les hommes est toujours une source de misères pour l'enfant de Dieu. Lot est le type d'un croyant sauvé comme à travers le feu (1 Cor. 3 v. 15). Il n'aura pas une riche entrée dans le royaume (ch. 1 v. 11). Que le Seigneur nous garde de lui ressembler!

 

4                    2 Pierre 2 v. 12 à 22

 

Pour renverser la vérité telle que l'a établie le ch. 1, Satan emploie deux moyens toujours les mêmes: il s'acharne à la corrompre — c'est le ch. 2 — ou à la nier ouvertement, comme nous le verrons au ch. 3. Ses instruments pour égarer les âmes sont ici présentés sous leur jour véritable. Et quel portrait abominable et effrayant que celui de ces conducteurs religieux chez lesquels le mal moral va de pair avec le mal doctrinal (v. 12 à 17; Matt. 7 v. 15). Ces hommes qui promettent aux autres la liberté sont eux-mêmes esclaves de leurs passions et de leurs appétits les plus bas (v. 19). Car, parole sérieuse aussi pour le croyant, «on est esclave de celui par qui on est vaincu». Chacun de nous est-il libre, affranchi par le Seigneur (Jean 8 v. 34 à 36; És. 49 v. 24, 25)? Ou bien se trouve-t-il encore enlacé par une chaîne inavouable? Ce monde est captivant dans le sens littéral du mot. Comme un bourbier (v. 22 fin), il retient captif le pied de l'imprudent qui s'y aventure, en même temps qu'il salit l'âme (le v. 20 mentionne les souillures du monde).

La fin du chapitre dénonce l'illusion de ceux qu'un christianisme simplement social ou intellectuel a momentanément pu faire sortir de l'ornière du péché. Une réforme morale n'est pas une conversion.

 

5                    2 Pierre 3 v. 1 à 10

 

Pierre ne craint pas les répétitions. Il ne se lasse pas de rappeler les mêmes vérités à la mémoire des enfants de Dieu (v. 1; ch. 1 v. 12, 13; Phil. 3 v. 1; Jude 17). Ne nous lassons pas pour notre part de les relire et de les méditer. Pour la 3º fois, l'exemple du déluge revient sous la plume de l'apôtre. En contraste avec ceux qui ignorent volontairement tout avertissement (Éph. 4 v. 18), les bien-aimés du Seigneur ne doivent pas ignorer ses intentions. La «fin du monde», que beaucoup évoquent soit avec effroi soit avec légèreté, n'interviendra qu'au moment choisi par Lui. Le ciel et la terre «de maintenant» seront alors détruits. Seule la patience de Dieu, qui a en vue le salut des pécheurs, a jusqu'ici suspendu le jugement. Il ne veut pas qu'aucun périsse (Éz. 33 v. 11). Et cette patience s'exerce même en faveur des moqueurs qui la contestent et l'outragent. Mais l'humanité est engagée dans un «compte à rebours» implacable. Un instant viendra qui sera le dernier, où les promesses si souvent entendues se changeront soudain en réalités. Les événements auront fini par donner raison à l'espérance des enfants de Dieu, pour la confusion des moqueurs et des impies. Alors il sera trop tard pour «venir à la repentance» (fin du v. 9). C’est maintenant qu’il faut le faire.

 

6                    2 Pierre 3 v. 11 à 18

 

Ces dernières exhortations ne sont pas fondées comme les précédentes sur «les très grandes et précieuses promesses» (ch. 1 v. 4), mais sur l'instabilité de tout ce qui remplit la scène présente. Faisons quelquefois l'inventaire des biens terrestres auxquels nous tenons le plus, en écrivant au-dessous: «toutes ces choses devant donc se dissoudre…». Ainsi serons-nous gardés d'y mettre notre cœur. Combien le fait de savoir ces choses à l'avance devrait nous stimuler à une sainte conduite (encore un mot caractéristique de Pierre: voir 1º épître 1 v. 15, 17, 18; 2 v. 12; 3 v. 1, 2, 16) et à la piété. Rien ne pousse davantage à la séparation du monde et du mal que la pensée du retour imminent du Seigneur. Rien non plus n'incite autant à l'évangélisation, car sa venue marquera la fin de sa patience à salut (v. 15). Étudions-nous à être trouvés tels que Christ nous veut à son retour (v. 14; Phil. 1 v. 10), ayant fait quelque progrès dans la grâce et dans Sa connaissance (v. 18).

L'apôtre a accompli son service; il est prêt maintenant à «déposer sa tente». Et il nous donne rendez-vous dans ce jour d'éternité que notre foi salue et anticipe, en rendant gloire dès à présent à notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ.