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Chaque Jour les Écritures

 

 

Seconde Épître à Timothée

 

 

 

Table des matières :

1     2 Timothée 1 v. 1 à 18

2     2 Timothée 2 v. 1 à 13

3     2 Timothée 2 v. 14 à 26

4     2 Timothée 3 v. 1 à 17

5     2 Timothée 4 v. 1 à 22

 

 

 

1                    2 Timothée 1 v. 1 à 18

 

Bien différente de la première, cette seconde épître s'ouvre sur un temps de ruine où l'apôtre prisonnier, terminant sa course, assiste au déclin rapide du témoignage auquel il avait tant travaillé. Mais Dieu s'est servi de ces progrès du mal, déjà visibles du temps des apôtres, pour nous donner cette épître qui nous montre le chemin à suivre et les ressources de la foi dans les «temps fâcheux» qui sont les nôtres aujourd'hui (ch. 3 v. 1). Courage, écrit Paul à son «enfant bien-aimé», ne te laisse pas effrayer. Ce que nous possédons est hors de la portée de l'Ennemi, gardé par la puissance de Dieu: Père, Fils et Saint Esprit. Celui-ci reste un esprit de puissance, d'amour, de conseil, et Il habite en nous (v. 14; Jean 14 v. 17 fin). Notre «Sauveur Jésus Christ» n'a pas changé. Sa victoire sur la mort est acquise pour l'éternité (v. 10). Tous les points d'appui extérieurs se sont écroulés, amenant la foi à ne se reposer que sur le Seigneur (v. 12; Ps. 62 v. 1). Ce n'est pas quand tout va bien mais quand tout va mal, que la fidélité de chacun est mise à l'épreuve (Phil. 2 v. 22). Dans l'adversité, le grand nombre s'était détourné de l'apôtre (v. 15), tandis qu'un frère dévoué, Onésiphore, l'avait cherché et visité dans sa prison. Il faisait partie de ces miséricordieux auxquels il sera fait miséricorde (v. 18; Matt. 5 v. 7 et 25 v. 36 fin).

 

2                    2 Timothée 2 v. 1 à 13

 

Fortifie-toi dans la grâce, recommande l'apôtre à son cher disciple. Lui-même avait appris ce secret de la bouche du Seigneur: «Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans l'infirmité…» (2 Cor. 12 v. 9). Trois exemples: celui du soldat, de l'athlète et du laboureur, illustrent le renoncement, l'obéissance et la patience du chrétien. Ce qui caractérise le bon soldat: il ne s'encombre pas d'un bagage inutile; il est discipliné afin de plaire à ses supérieurs; il sait que le métier de soldat comporte inévitablement des souffrances, des dangers, des coups à recevoir et que ceux-ci précèdent les citations, les médailles et les défilés des jours de gloire. Cette parole est certaine, toute l'Écriture la confirme: notre comportement actuel aura son éternelle contrepartie. Aujourd'hui les souffrances et la mort avec Christ; demain la vie avec Lui, le règne et la gloire éternelle. Chers amis croyants, Jésus Christ nous a enrôlés sous sa bannière. Hélas! Dans une armée, il peut se trouver des déserteurs qui renient leur drapeau et leur capitaine (v. 12 fin; Jude 4 fin). Il y a mille manières, même silencieuses, de trahir notre Chef. Que le désir d'avoir son approbation, secrète aujourd'hui, publique demain, fasse de nous de bons soldats, aptes à combattre le bon combat (ch. 4 v. 7, 8; 1 Tim. 6 v. 12).

 

3                    2 Timothée 2 v. 14 à 26

 

Quand tout va bien, que l'œuvre est prospère, l'ouvrier n'a aucun sujet d'avoir honte devant les hommes (voir ch. 1 v. 8, 12, 16 fin). Par contre quand le témoignage est en ruine, c'est un sentiment auquel nous échappons difficilement. Mais qu'importent les mépris du monde si nous sommes approuvés par Dieu (v. 15). Et ce chapitre nous trace une ligne de conduite qui nous permet en toute circonstance d'être sûrs de cette approbation. «Là où l'incrédulité et la corruption dominent, le chrétien fidèle se sépare. En rapport avec les individus, il se purifie; avec les convoitises, il les fuit; avec le bien, il le poursuit; avec les croyants, il les recherche, se joint à eux, et rend culte à Dieu avec eux» (H.R.). Dans la pratique, ces v. 19 à 22 ont conduit beaucoup d’enfants de Dieu à se retirer des divers systèmes religieux de la chrétienté et à s'assembler autour du Seigneur pour la louange.

Nous avons déjà entendu un «fuis» et un «poursuis» dans la 1º épître (ch. 6 v. 11). Veuille le Seigneur graver ce v. 22 dans le cœur de tous les jeunes croyants. N'oublions cependant pas que, autant nous devons avoir de fermeté quant à la vérité et aux principes qui ne supportent aucun compromis, autant, quant aux personnes, nous avons à user de support et de douceur (v. 24, 25; Éph. 4 v. 2).

 

4                    2 Timothée 3 v. 1 à 17

 

Le sombre portrait moral des v. 2 à 5 ressemble à celui de Rom. 1 v. 28 à 32, à cette différence près qu'il ne dépeint pas ici des païens mais des gens qui se disent chrétiens. Et ce qui l'aggrave: la forme de la piété, l'hypocrisie, recouvre ces traits affreux d'un vernis trompeur. «Mais toi…», interrompt de nouveau l'apôtre (v. 10, 14; 4 v. 5). D'un côté ces gens immoraux «qui apprennent toujours et qui ne peuvent jamais parvenir à la connaissance de la vérité…» (v. 7). De l'autre ce jeune serviteur de Dieu, nourri dès l'enfance des «saintes lettres» sous l'influence d'une mère et d'une grand-mère pieuses (ch. 1 v. 5). Heureux ceux qui, dès leur jeune âge, ont été des lecteurs assidus de la Parole de Dieu! À eux, et à nous tous, s'adresse cette exhortation: «Demeure dans les choses que tu as apprises» (v. 14).

Le v. 16 établit la pleine inspiration de toutes les Écritures, en même temps que leur autorité pour enseigner, convaincre, corriger, instruire dans la justice. La Parole de Dieu nourrit et forme l'homme de Dieu. Timothée en était un, malgré sa jeunesse (v. 17; 1 Tim. 6 v. 11). Ce titre d'homme de Dieu est plus noble encore que ceux de soldat, d'ouvrier ou d'esclave du Seigneur (ch. 2 v. 3, 15, 24). Dieu nous montre ici comment on le devient. Qu'Il nous donne aussi le désir de l'être!

 

5                    2 Timothée 4 v. 1 à 22

 

Même si beaucoup détournent leurs oreilles de la vérité (v. 4), l'ouvrier du Seigneur ne doit pas moins prêcher, avertir, insister «en temps et hors de temps», convaincre, reprendre, exhorter…, bref accomplir pleinement son service (v. 2, 5). Paul en avait donné l'exemple. Sa course était achevée. Les sportifs savent qu'une compétition n'est jamais gagnée avant la ligne d'arrivée. Abandonner ou se laisser dépasser dans les derniers mètres, c'est avoir perdu toute la course… avec son prix. Et ces derniers pas sont souvent les plus difficiles. Le cher apôtre nous donne un aperçu émouvant des conditions finales de son combat et de sa course: la prison, le froid et la nudité (1 Cor. 4 v. 11; 2 Cor. 11 v. 27; ici il réclame son manteau: v. 13), la méchanceté et l'opposition des hommes (v. 14, 15), sa comparution devant César (Néron) en l'absence de tous ses amis (v. 16). Ceux-ci s'étaient dispersés. Démas l'avait même abandonné. On ne peut en même temps faire partie de ceux qui aiment le présent siècle (v. 10), et de ceux qui aiment l'apparition du Seigneur (v. 8). Et l'épître s'achève sur la suprême ressource en un temps de ruine: la grâce. C'était la salutation de l'apôtre (ch. 1 v. 2), c'est aussi son adieu (v. 22). Que cette grâce soit avec chacun de nous!