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Chaque Jour les Écritures

 

 

Épître aux Colossiens

 

 

 

Table des matières :

1     Colossiens 1 v. 1 à 11

2     Colossiens 1 v. 12 à 23

3     Colossiens 1 v. 24 à 29 ; 2 v. 1 à 5

4     Colossiens 2 v. 6 à 19

5     Colossiens 2 v. 20 à 23 ; 3 v. 1 à 7

6     Colossiens 3 v. 8 à 17

7     Colossiens 3 v. 18 à 25 ; 4 v. 1 à 6

8     Colossiens 4 v. 7 à 18

 

 

 

1                    Colossiens 1 v. 1 à 11

 

Cette lettre s'adresse à une assemblée que Paul n'avait jamais visitée (ch. 2 v. 1). Colosses semble avoir reçu l'évangile par le moyen d'Épaphras, serviteur de Dieu auquel est rendu ici (v. 7, 8) et au ch. 4 v. 12, 13 un témoignage remarquable. Selon son habitude, l'apôtre relève d'abord tout le bien possible chez les croyants auxquels il écrit. Inspirons-nous de son exemple. La foi, l'espérance et l'amour étaient le fruit triple et complet porté par l'évangile à Colosses (v. 4 et 5). Mais ce qui nourrit la foi, soutient l'espérance, réchauffe l'amour, c'est la connaissance de Dieu (v. 10). Aussi l'apôtre demande-t-il dans sa prière que les Colossiens en soient remplis. Il fallait que leur marche — et la nôtre — obéisse à un double motif. Vis-à-vis de ceux qui nous entourent: nous montrer dignes de Celui à qui nous déclarons appartenir. Et surtout vis-à-vis du Seigneur, si nous l'aimons: chercher à Lui plaire à tous égards. La gloire exerce sur nous un attrait puissant (v. 11). Mais pourquoi toute la force du Seigneur est-elle requise? Non pour tel combat spectaculaire, ni même ici pour annoncer l'évangile. Simplement pour nous donner de la patience et de la constance — avec joie. Victoires que nous avons l'occasion de remporter tous les jours!

 

2                    Colossiens 1 v. 12 à 23

 

Le vrai christianisme n'est pas une religion, un ensemble de vérités auxquelles on adhère. C'est la connaissance expérimentale de quelqu'un. Le christianisme, c'est Christ connu et vécu. Nous avons été mis en relation avec une personne incomparable: le Fils de l'amour du Père. Il nous a donné un lot dans la lumière, une place dans le royaume, la rédemption, la rémission des péchés, la paix, que Christ a faite par son propre sang (v. 20)… Mais ce qui fait la grandeur d'une telle œuvre, c'est la grandeur de Celui qui l'a accomplie. Et l'apôtre énumère comme d'une seule haleine les gloires de ce Bien-aimé: ce qu'Il est, ce qu'Il est devenu, ce qu'Il a fait de nous. Il affirme sa double primauté: sur l'univers créé et sur l'Assemblée, son double titre de Premier-né de toute la création (c'est-à-dire d'Héritier universel) et de Premier-né d'entre les morts. Par Lui la vie est sortie du néant en création. Et elle est aussi sortie du tombeau en rédemption. Il est le Créateur de toutes choses dans les cieux et sur la terre (v. 16). Il est le Réconciliateur de toutes choses sur la terre et dans les cieux (v. 20). Il est enfin le Dominateur qui doit tenir la première place en toutes choses. Dans les cieux, sur la terre et dans notre cœur (v. 18).

 

3                    Colossiens 1 v. 24 à 29 ; 2 v. 1 à 5

 

Serviteur de l'évangile (v. 23 fin), Paul l'était aussi de l'assemblée (v. 25). Au prix de bien des souffrances, il travaillait et combattait pour elle (v. 28, 29). Labeur, souffrances et guerre, sont les sens que prend pour lui le mot service (voir Nombres 4 v. 3 note). Il annonçait les mystères, cachés aux sages et aux intelligents, mais révélés au plus jeune croyant (v. 26; ch. 2 v. 2 fin; comp. Éph. 3).

À cette occasion, remarquons les ressemblances entre l'épître aux Colossiens et celle aux Éphésiens. Mais tandis que dans cette dernière le chrétien est vu assis dans les lieux célestes en Christ (Éph. 2 v. 6), l'épître aux Colossiens le considère comme étant sur la terre, ayant Christ en lui: l'espérance de la gloire (v. 27). Quelle pensée! Celui «en qui toute la plénitude s'est plu à habiter», demeure Lui-même maintenant dans les cœurs des siens. On comprend qu'avant de mentionner les «discours spécieux» (v. 4) et les rêveries de l'esprit humain, l'apôtre commence par présenter les excellentes réalités chrétiennes comme pour les mettre en contraste. Oui vraiment, nous avons en Christ, «toutes les richesses de la pleine certitude d'intelligence» et «tous les trésors de la sagesse et de la connaissance» (v. 2, 3). Qu'irions-nous encore chercher en dehors de Lui?

 

4                    Colossiens 2 v. 6 à 19

 

S'occuper des gloires du Seigneur Jésus est le moyen d'être édifiés et enracinés en Lui (v. 7). Les racines d'un arbre lui assurent à la fois nourriture et stabilité (Prov. 12 v. 3). Si le chrétien n'est pas affermi dans la foi (ch. 1 v. 23), il risque d'être emporté «par tout vent de doctrine» (Éph. 4 v. 14; comp. Matt. 13 v. 21). Précisément des vents dangereux soufflaient à Colosses: la philosophie (v. 8), la tradition (note), le culte des anges (v. 18), les ordonnances religieuses (v. 22)… tout ce que le v. 8 appelle de vaines déceptions. Avec non moins d'imagination, doctrines et thèses sont inventées et foisonnent aujourd'hui. Craignons de prêter l'oreille à tout enseignement qui s'écarte de la Parole de Dieu. L'Ennemi de nos âmes, par les agents qu'il emploie, voudrait nous séduire (v. 4), faire de nous sa proie (v. 8), nous dépouiller (voir note), nous frustrer du prix du combat (v. 18). Or le grand combat a été livré et remporté par un Autre. La croix où Satan a cru un moment triompher a marqué sa défaite totale et publique (v. 15); il a lui-même été dépouillé de son armure et de ses biens (lire Luc 11 v. 21, 22). Ne supportons pas de nous laisser ravir, ou plutôt ravir au Seigneur, quoi que ce soit de ce qui Lui appartient.

 

5                    Colossiens 2 v. 20 à 23 ; 3 v. 1 à 7

 

Ce que nous devons faire ou ne pas faire découle de ce que nous sommes. Or notre double position vient d'être précisée (v. 12 et 13). 1º Nous sommes morts avec Christ (v. 20), morts aux éléments du monde; nous ne pouvons plus prendre pour règle de vie les principes qui régissent ce monde, avec leurs prétentions morales ou religieuses, et leur mesure souvent fausse du bien et du mal. 2º Nous sommes «ressuscités avec le Christ» (ch. 3 v. 1). Gens d'en haut, pensons aux choses d'en haut, appliquons les principes d'en haut dans nos circonstances les plus ordinaires.

Oui, vous êtes morts, confirme le v. 3 et la vie nouvelle, impérissable, que vous possédez à présent est «cachée avec le Christ en Dieu». «C'est pourquoi le monde ne nous connaît pas — c'est-à-dire ne peut pas nous comprendre — parce qu'il ne L'a pas connu» (1 Jean 3 v. 1). Mais quand Christ sera manifesté, alors tous sauront quel était notre secret.

Bien que notre vie soit au ciel, il nous reste sur la terre des «membres» moraux dangereux, autrement dit nos convoitises. Appliquons la mort à toutes ces coupables manifestations du vieil homme. À cause d'elles «la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance». À cause d'elles aussi cette colère est tombée sur notre parfait Substitut.

 

6                    Colossiens 3 v. 8 à 17

 

La dépouille du vieil homme se compose des tristes haillons désignés dans les v. 8 et 9: colère, malice, injures… Ayons honte de nous présenter ainsi. Revêtons plutôt le vêtement lumineux du nouvel homme dont Christ est le modèle parfait (v. 10). Ses ornements sont décrits: miséricorde… humilité, douceur, support, pardon… Par dessus tout, couvrons-nous de l'amour qui est sa nature même. C'est lui qui nous fera reconnaître comme disciples de Jésus (Jean 13 v. 35).

Notre état intérieur n'est pas moins essentiel. En nous doivent demeurer: Christ qui est tout (v. 11, fin), sa paix (v. 15), sa Parole (v. 16). Ce n'est pas d'avoir la Bible à la maison ni même sur notre table de chevet qui nous fera le moindre bien. Le mets le plus fortifiant ne nourrit pas tant qu'il reste dans l'assiette. Il faut que la Parole habite en nous richement (Rom. 10 v. 8). Un autre moyen auquel nous ne pensons guère pour être enseignés et exhortés, ce sont les cantiques chantés de nos cœurs à Dieu (Ps. 119 v. 54). N'en privons ni Lui ni nous. Enfin pour chacune de nos paroles ou de nos actions, une double question nous servira de pierre de touche. Puis-je dire ou faire ceci au nom du Seigneur Jésus? Puis-je rendre grâces pour cela à Dieu le Père?

 

7                    Colossiens 3 v. 18 à 25 ; 4 v. 1 à 6

 

Le ch. 3 v. 10, 11 annulait toute différence entre les créatures de Dieu pour ne maintenir que la distinction fondamentale entre le vieil homme et le nouvel homme (comp. Gal. 3 v. 27, 28). Mais ici le chrétien, en qui coexistent ces deux natures, est envisagé dans ses relations avec les autres et en même temps avec le Seigneur. À la différence du reste de l'épître où nous avons affaire au Christ (notre vie), il est appelé ici le Seigneur, pour souligner ses droits et son autorité. Enfants, femmes, maris, employés ou maîtres, chacun à sa place et à sa manière, sert «le Seigneur Christ». Et vis-à-vis de «ceux de dehors», quelle doit être notre attitude? D'abord une marche sage, illustrant la vérité. Puis un langage plein de grâce et de fermeté, adapté aux occasions et à l'état de chacun. Enfin des prières (v. 3). Paul les sollicite pour lui-même. Et remarquons-le, ce n'est pas la porte de la prison qu'il voudrait voir s'ouvrir, mais celle de l'évangile.

Ces versets correspondent au ch. 5 v. 22 à 6 v. 9 de l'épître aux Éphésiens. «Dans ces deux passages — a dit quelqu’un — il est très beau de voir de quelle manière la doctrine divine entre dans tous les détails de la vie, et jette le parfum de sa perfection sur tous les devoirs et sur toutes les relations».

 

8                    Colossiens 4 v. 7 à 18

 

Paul, prisonnier à Rome, s'est servi du même fidèle messager, Tychique, pour porter ses deux lettres aux Éphésiens et aux Colossiens (Éph. 6 v. 21, 22). D'autres frères et hommes de Dieu participaient à ses travaux et partageaient ses sujets de prières: Épaphras qui, après avoir parlé du Seigneur aux Colossiens (ch. 1 v. 7), parlait d'eux au Seigneur (v. 12); Onésime, Aristarque, Marc, Luc… et aussi Démas, d'abord étroitement associé à l'œuvre, ici seulement nommé…

On se représente la confusion d'Archippe en entendant son nom dans la lettre lue devant l'Assemblée. Quel est ce service particulier qu'il avait reçu du Seigneur? Il suffit que lui l'ait su. Et si l'Esprit de Dieu ne le précise pas, c'est pour que chaque croyant puisse mettre son nom à la place de celui d'Archippe.

L’état désastreux de l'Assemblée de Laodicée décrit en Apoc. 3 v. 17, montre qu'elle n'a nullement tiré profit de cette lettre qui lui a été ensuite communiquée (v. 16). Elle est restée pauvre, ayant accumulé d'autres richesses et d'autres trésors que ceux du ch. 1 v. 27 et ch. 2 v. 2, 3. Elle est restée nue, n'ayant pas su se revêtir selon le ch. 3 v. 10, 12, 14… Que le Seigneur nous donne de tenir compte des avertissements de Sa Parole! Qu'elle habite en nous richement (ch. 3 v. 16)!