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Chaque Jour les Écritures

 

 

Épître aux Philippiens

 

 

 

Table des matières :

1     Philippiens 1 v. 1 à 18

2     Philippiens 1 v. 19 à 30

3     Philippiens 2 v. 1 à 11

4     Philippiens 2 v. 12 à 30

5     Philippiens 3 v. 1 à 11

6     Philippiens 3 v. 12 à 21

7     Philippiens 4 v. 1 à 9

8     Philippiens 4 v. 10 à 23

 

 

 

1                    Philippiens 1 v. 1 à 18

 

On a appelé cette épître le livre de l'expérience chrétienne. Expérience qui se résume en trois mots: Christ me suffit. Il est ma vie (ch. 1), mon modèle (ch. 2), mon but (ch. 3), ma force et ma joie (ch. 4). Paul ne parle ici ni en apôtre, ni en docteur; il n'est qu'un «esclave de Jésus Christ». Comment ferait-il valoir un titre plus élevé que celui qu'a pris son Maître (ch. 2 v. 7)? Du fond de sa prison à Rome, il écrit à ses chers Philippiens parmi lesquels nous connaissons Lydie et le geôlier (Act. 16). Sa «vive affection» pour eux se traduit par des prières (v. 8). Remarquez l'enchaînement des demandes: amour, vraie connaissance, discernement spirituel, marche pure et droite, fruit qui demeure (v. 9 à 11).

Puis il les rassure au sujet de son emprisonnement. Ce coup que l'Ennemi pensait porter à l'Évangile avait au contraire contribué à son avancement. L'opposition ouverte, calculée pour décourager les témoins du Seigneur, a généralement pour effet de les galvaniser.

Quelle est l'attitude de l'apôtre en apprenant que l'Évangile est parfois annoncé dans des conditions très discutables? Aucune impatience ni critique. Ni à l'inverse, un désir de s'y associer. Seulement une joie sincère de voir l'œuvre de Dieu s'accomplir quels qu'en soient les instruments.

 

2                    Philippiens 1 v. 19 à 30

 

Le cœur de l'homme est ainsi constitué qu'il ne supporte pas d'être vide. Il éprouve une faim que le monde, tel un vaste magasin, s'applique à satisfaire par une variété des denrées les plus désirables. Mais nous savons par expérience qu'un étalage si attirant soit-il avant notre repas, a cessé de nous tenter à deux heures de l'après-midi. Comparaison un peu familière, mais qui nous aide à retenir ceci: rien n'exerce plus d'attrait sur un cœur rempli de Jésus. Il en était ainsi du cher apôtre: Christ était son unique objet, sa seule raison de vivre. Qui oserait reprendre à son compte ce v. 21? Toutefois le progrès chrétien consiste à le réaliser toujours mieux. Christ suffisait à Paul pour vivre et pour mourir. Se plaçant devant cette alternative, comme l’a écrit quelqu’un, «il ne savait que choisir. En mourant il gagnait Christ, en vivant il servait Christ». L'amour pour les saints l'incline à rester plutôt.

La défense de l'évangile, comme tout combat, implique des souffrances (1 Thess. 2 v. 2 fin). Mais celles-ci sont un don de grâce du Seigneur au même titre que le salut, un privilège qu'Il accorde aux saints (v. 29). Au lieu de plaindre les chrétiens persécutés, ne devrions-nous pas plutôt les envier? Au moins prions pour eux. Nous prendrons part ainsi avec eux au combat pour la vérité.

 

3                    Philippiens 2 v. 1 à 11

 

Pour trouver le chemin de tous les cœurs, «gagner» un frère et apaiser un dissentiment, il n'existe qu'un secret: le renoncement à soi-même. C'est en contemplant et en adorant notre incomparable Modèle que nous pourrons l'apprendre. Selon ses propres paroles, «celui qui s'élève (lui-même) sera abaissé (par Dieu) et celui qui s'abaisse (lui-même) sera élevé» par Dieu (lire Luc 14 v. 11 et 18 v. 14). Deux histoires exactement opposées sont résumées dans cette courte phrase: celle du premier Adam désobéissant jusqu'à la mort, suivi de sa race ambitieuse et rebelle. Et celle du Christ Jésus qui, par amour, s'est dépouillé de sa gloire divine en s'anéantissant pour devenir un homme, puis s'est abaissé jusqu'à ne pouvoir descendre plus bas, jusqu'à la mort de la croix. La forme d'un homme, la condition d'un esclave, la mort ignominieuse d'un malfaiteur, telles sont les étapes de ce merveilleux sentier. Oui, Dieu, en toute justice, se devait de l'élever au plus haut des cieux, de l'honorer d'un nom souverain. C'est sous ce nom de Jésus, à la fois si glorieux et si doux, qu'Il prit pour obéir, servir, souffrir et mourir, qu'Il sera reconnu Seigneur et recevra l’hommage universel. Ami, quel est le prix de ce Nom pour ton cœur?

 

4                    Philippiens 2 v. 12 à 30

 

Modèle d'obéissance (v. 8), le Seigneur est en droit d'exiger la nôtre en toutes choses «sans murmures et sans raisonnements» (v. 14). L'absence de l'apôtre n'en dispensait nullement les Philippiens (v. 12). Au contraire, lui n'étant plus là pour s'occuper d'eux, ils avaient à veiller eux-mêmes à ne pas manquer leur carrière chrétienne.

Des luminaires ou étoiles (v. 15) sont des objets célestes, brillant dans la nuit, permettant aux hommes de s’orienter et indiquant l’heure. Tels sont les chrétiens dans la nuit de ce monde.

Le mot traduit par travailler a le sens précis de cultiver, implique donc une suite patiente d'opérations telles que l'arrachage des mauvaises herbes (pensées impures, pratiques malhonnêtes, mensonges etc.). Ce n'est pas avec nos propres forces que s'accomplit ce travail (v. 13). Même le vouloir, le désir, est produit en nous par le Seigneur. Mais aussi quel beau témoignage en résulte (v. 14 à 16).

Considérons dans ce chapitre les exemples de dévouement à commencer par le plus élevé, celui de Christ, puis de Paul associé aux Philippiens (v. 16, 17), celui de Timothée (v. 20) et enfin d'Épaphrodite (v. 25, 26, 30). En contraste, combien le v. 21 résonne tristement. À qui désirons-nous ressembler?

 

5                    Philippiens 3 v. 1 à 11

 

À côté d'hommes de Dieu comme Timothée et Épaphrodite qu'il fallait recevoir et honorer (ch. 2 v. 29; 1 Cor. 16 v. 15 à 18), il existait aussi de mauvais ouvriers dont on devait se garder. Ils prêchaient cette religion des œuvres qui fait confiance à la chair et se nourrit de la considération des hommes. Or justement si quelqu'un avait des titres humains à faire valoir, c'était bien Paul, Juif d'élite, tout ce qu'il y a de plus orthodoxe et zélé quant à la loi… Il aligne tous ces avantages, comme dans un grand livre de comptes, tire un trait au-dessous et inscrit «perte». De même qu'il suffit que le soleil se lève pour faire pâlir toutes les étoiles, un seul nom, celui de Christ glorifié, éclipse désormais dans son cœur toutes les pauvres vanités terrestres; elles sont «estimées» non seulement sans valeur mais ruineuses. Et ce n'est pas un grand sacrifice que de renoncer à des ordures! Que le Seigneur nous apprenne à nous dépouiller joyeusement, comme Bartimée jeta son manteau, de tout ce dont nous nous faisons encore une réputation et une justice. C'est à ce prix que nous pourrons «le connaître, Lui…» en entrant à sa suite dans son chemin de renoncement, de souffrances, de mort, mais aussi de résurrection (Matt. 16 v. 21, 24).

 

6                    Philippiens 3 v. 12 à 21

 

En général les hommes qui sur la terre réalisent quelque chose d'important sont ceux qu'habite une seule passion. Qu'il s'agisse de conquérir l’Everest, d'obtenir un prix Nobel ou de combattre un envahisseur, il se trouve toujours des hommes d'action prêts à tout sacrifier pour un grand dessein. Tel était Paul, depuis que Christ l'avait saisi (comp. Jér. 20 v. 7). Il se savait engagé dans la course chrétienne et, en athlète accompli, soutenait son effort sans détour ni regard en arrière, ne pensant qu'au prix final (lire 2 Tim. 4 v. 7). Eh bien, il s’offre à nous servir d’entraîneur, et nous invite à le suivre dans la même foulée (v. 17)! Oublions comme lui les choses qui sont derrière: nos succès dont nous tirerions vanité; nos échecs, parce que nous en serions découragés. Et tendons vers le but avec effort, car cette course «tous terrains» n'est certes pas une promenade. Elle est sérieuse et son enjeu capital.

Avoir ses pensées aux choses terrestres, quelle inconséquence pour qui a dans les cieux sa citoyenneté (v. 20). De quoi parlent deux compatriotes qui se rencontrent à l'étranger? Du pays! Nous aurons toujours un même sentiment (v. 15) si nous parlons entre chrétiens des joies de la cité céleste.

 

7                    Philippiens 4 v. 1 à 9

 

«Réjouissez-vous dans le Seigneur», insiste l'apôtre. Pourtant les causes de larmes ne lui manquent pas (voir ch. 3 v. 18). Une malheureuse discorde oppose deux sœurs: Évodie et Syntyche, et trouble l'Assemblée. Paul exhorte — ou plutôt supplie — chacune d'elles personnellement. Qu'elles apprennent — et nous aussi — la grande leçon du ch. 2 v. 2 (comp. Prov. 13 v. 10)! Notre douceur est-elle connue de nos frères et sœurs, de nos camarades? Combien de querelles cesseraient si nous avions conscience que le retour du Seigneur est imminent. Combien de soucis également! Par la prière, déchargeons nos cœurs de tout ce qui les tourmente. Pour être immédiatement exaucés? Pas nécessairement, mais pour que Dieu puisse y verser sa parfaite paix (v. 7). Mais comment éviter les mauvaises pensées? En cultivant les bonnes. Servons-nous du v. 8 comme d'un crible à plusieurs grilles. Ce qui occupe en ce moment mon esprit, est-ce vrai?… juste?… pur?… aimable?… édifiant?… Des pensées ainsi filtrées et épurées ne pourront se traduire qu'en actes de même nature (v. 9). Et quelle en sera la conséquence? Non plus seulement la paix de Dieu, mais le Dieu de paix en personne demeurant «chez nous» (Jean 14 v. 23).

 

8                    Philippiens 4 v. 10 à 23

 

Paul se souvient sans doute de sa première visite à Philippes, de la prison et des cantiques qu'il y chantait avec Silas (Act. 16 v. 24, 25). Prisonnier de nouveau, rien ne lui ôte sa joie parce que rien ne peut lui ôter Christ. Il en est de même de sa force. «Je puis toutes choses — dit-il, malgré ses chaînes — en Celui qui me fortifie» (comp. 2 Cor. 6 v. 10). Comme lui, nous apprenons à être contents quelles que soient les circonstances: succès ou difficultés, santé ou maladie, beau ou mauvais temps… si nous sommes «contents du Seigneur».

Bien que très pauvres, les Philippiens venaient, par les mains d'Épaphrodite, d'envoyer un nouveau secours à l'apôtre (lire 2 Cor. 8 v. 1 à 5). Celui-ci leur affirme selon sa propre expérience: «mon Dieu suppléera à tous vos besoins» — mais pas à toutes vos convoitises. Il engage la responsabilité de son Dieu, comme s'il endossait un chèque en blanc sachant disposer pour lui et ses amis d'un crédit illimité: rien de moins que «Ses richesses en gloire» (v. 19; Éph. 3 v. 16). Que Dieu nous donne d'expérimenter le secret du bienheureux apôtre: la pleine suffisance du Seigneur Jésus Christ! jusqu'à ce qu'enfin s'accomplisse le soupir du psaume: «Je verrai ta face… je serai rassasié de ton image» (Ps. 17 v. 15).