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Chaque Jour les Écritures — Épître aux Galates

 

 

 

Table des matières :

1     Galates 1 v. 1 à 10

2     Galates 1 v. 11 à 24

3     Galates 2 v. 1 à 10

4     Galates 2 v. 11 à 21

5     Galates 3 v. 1 à 14

6     Galates 3 v. 15 à 29

7     Galates 4 v. 1 à 18

8     Galates 4 v. 19 à 31

9     Galates 5 v. 1 à 15

10      Galates 5 v. 16 à 26

11      Galates 6 v. 1 à 18

 

 

 

1                    Galates 1 v. 1 à 10

 

C'est une épître sévère que Paul adresse aux assemblées de la Galatie. Il lui fallait s'occuper, non plus d'un péché moral comme chez les Corinthiens, mais d'un mal doctrinal de la dernière gravité. Ces pauvres Galates, trompés par de faux docteurs, étaient en train d'abandonner la grâce, seul moyen de salut, pour revenir à la religion des œuvres. Paul affirme avec force le caractère absolu de la Vérité divine. Elle est une, elle est complète, elle est parfaite parce que la Vérité, c'est Christ (Jean 14 v. 6). On entend parfois des esprits forts soutenir — au fond pour justifier leur incrédulité — que chaque peuple a reçu sa propre révélation, la religion qui s'adapte le mieux à son caractère et à sa civilisation. Rien n'est plus faux! Il n'y a qu'un seul évangile; il proclame que «notre Seigneur Jésus Christ… s'est donné lui-même pour nos péchés». Quelle en est la conséquence? «En sorte, — poursuit l'apôtre — qu'il nous retirât du présent siècle mauvais…» (v. 4).

Le v. 10 nous rappelle une autre vérité capitale à savoir que le souci de plaire à des hommes nous fait perdre la qualité d'esclave de Christ. Est-ce à Lui d'abord, à Lui seul, que nous désirons plaire (1 Thess. 2 v. 4)?

 

2                    Galates 1 v. 11 à 24

 

Quel bonheur pour nous de pouvoir faire une entière confiance à la Parole de Dieu! Si l'évangile annoncé par Paul avait été selon l'homme, alors oui, les Galates auraient été fondés à accepter des compléments ou des modifications. Mais il n'en était rien. Et pour bien attester la source divine de son ministère, l'apôtre raconte de quelle façon extraordinaire il lui a été confié. C'est Dieu qui l'a mis à part (v. 15), Dieu qui a révélé son Fils en lui, Dieu encore qui l'a formé à Son école, sans maîtres humains, dans le désert d'Arabie. En outre, Christ l'avait directement appelé du haut du ciel (Act. 9).

Paul avant son chemin de Damas nous apprend qu'on peut être absolument sincère en étant absolument l'ennemi du Seigneur (Jean 16 v. 2). Mais combien elle lui était chère à présent cette assemblée de Dieu, autrefois persécutée par lui «outre mesure». Imitons ce dévouement pour le Seigneur et les siens, ce zèle pour annoncer la foi (v. 23)! Mais remarquons-le : avant de nous demander de parler à d'autres de son Fils, Dieu se plaît à le «révéler» en nous (v. 16). Il veut produire dans notre cœur l'incomparable connaissance de Christ pour qu'en découle notre témoignage (2 Cor. 4 v. 6).

 

3                    Galates 2 v. 1 à 10

 

Le récit que fait Paul des circonstances de son apostolat complète ce que nous en savons par le livre des Actes. Alors que le Seigneur avait confié à Pierre l'annonce de l'évangile aux Juifs, Paul avait été choisi pour prêcher le même évangile aux nations (v. 8). Sa rencontre avec les autres apôtres ne pouvait donc pas infirmer un appel reçu du Seigneur. Par contre, il prit tellement à cœur leur recommandation de se souvenir des pauvres que ce devait être indirectement la cause de son emprisonnement à Jérusalem (Act. 24 v. 17). Que nous enseignent ces relations des apôtres entre eux? Que nous devons estimer le service des autres, et veiller à ne pas dépasser le nôtre, mais l'accomplir sans défaillance et sans «avoir égard à l'apparence de l'homme» (v. 6).

Le livre des Actes confirme combien les premiers chrétiens d'origine juive avaient eu de peine à se détacher des ordonnances: circoncision et observance de la loi. Une conférence s'était tenue à Jérusalem pour régler ces questions (Act. 15). Mais Satan ne renonce pas volontiers à une arme dont il s'est déjà servi avec quelque succès. À leur tour, les Galates, bien que n'étant pas juifs, étaient tombés dans ce piège et Paul s'attache à en montrer le terrible danger.

 

4                    Galates 2 v. 11 à 21

 

En quoi ce retour à la loi était-il si grave? Pourquoi Paul le prend-il à ce point à cœur qu'il a été jusqu'à blâmer publiquement Pierre pour son attitude équivoque (v. 11 à 14)? Parce que le fait d'encourager les croyants à judaïser et à faire des œuvres revenait à dire que celle de Jésus n'était pas suffisante. C'est ce que semblent encore estimer d'innombrables chrétiens. Ils reconnaissent en principe la valeur expiatoire du sacrifice de Christ. Mais ils fondent en même temps leur salut sur leurs œuvres et sur la pratique de leur religion. Ils «font ce qu'ils peuvent», et comptent sur Dieu pour le reste. Répondons-leur avec le v. 16 «que l'homme n'est pas justifié sur le principe des œuvres… ni autrement que par la foi en Jésus Christ». Un moyen si simple? Oui, mais fourni par une Personne si grande! C'est le Fils de Dieu «qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi» (v. 20). Quelle est ma part dans cette œuvre? Celle qu'un mort peut avoir, c'est-à-dire aucune. Étant crucifié avec Christ, je suis délivré de la loi, «et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi…». Ami lecteur, aimé du Seigneur Jésus, ces déclarations triomphantes, peux-tu les prendre à ton propre compte en toute vérité?

 

5                    Galates 3 v. 1 à 14

 

Le plan général de l'épître peut se dégager ainsi: ch. 1 et 2: Témoignage personnel de l'apôtre; ch. 3 et 4: Doctrine du salut par la foi; ch. 5 et 6: Vie pratique du racheté sous la grâce.

Le cœur de Paul est bouleversé: son zèle pour la vérité se double de tout son amour pour ses pauvres Galates. Quel esprit d'égarement avait pu les envoûter, qu'ils aient à ce point oublié la grâce de Dieu? Hélas beaucoup de chrétiens leur ressemblent! Christ crucifié leur a été dépeint (v. 1). Ils ont cru en Lui et reçu par le Saint Esprit l'assurance du salut. Mais ils ne Lui ont pas fait confiance pour conduire leur vie chrétienne. Ayant commencé par l'Esprit, ils continuent par la chair (v. 3). Or pensez-vous qu'après nous avoir justifiés, Dieu puisse compter sur nous pour «achever son travail»? Non, et c'est pourquoi la même foi qui nous sauve est aussi celle dont nous avons besoin pour vivre (v. 11). La juste loi de Dieu, en revanche, ne pouvait que nous faire mourir, nous maudire, car nous étions incapables de l'accomplir. Il a fallu que Christ se substitue à nous sous cette malédiction. Pour nous en racheter, Il a payé le prix tout entier. Il a porté la malédiction de la loi quand Il a pris sur la croix la place que je méritais. Qu'Il en soit à jamais béni!

 

6                    Galates 3 v. 15 à 29

 

L'apôtre explique pourquoi la loi ne change rien aux promesses divines. Celles-ci lui sont antérieures et Dieu ne se dédit pas. Et surtout elles ont été faites à la semence d'Abraham, c'est-à-dire à Christ (v. 16). Rien ne saurait annuler ni contredire ce que Dieu garantit à son Bien-aimé — et à ceux qui lui appartiennent. «Pourquoi donc la loi?» (v. 19). On l'a comparée à un miroir. Elle me montre ma souillure morale, mais elle est aussi incapable de l'ôter qu'un miroir de me laver. Ce n'est pas là sa fonction. La loi ne fait que me convaincre de péché; elle est donc mon conducteur jusqu'à Christ (v. 24). Après quoi son rôle est terminé comme celui de l'instructeur qui a préparé son élève à monter dans une classe supérieure. Pénible école que celle de la loi! Elle m'apprend que je suis pécheur et elle ne me rend pas juste; que je suis mort et elle n'a pas le pouvoir de me faire vivre; que je suis sans force et elle ne m'en fournit aucune. Mais tout ce qui me manque je le trouve alors en Jésus.

Le baptême est le signe public de la mise à part pour Christ, par sa mort. Vous qui avez été baptisés, êtes-vous réellement «fils de Dieu par la foi en Jésus Christ»? Avez-vous vraiment «revêtu Christ» (v. 26, 27)? Porter un uniforme auquel on n'a pas droit est une fraude et un abus de confiance.

 

7                    Galates 4 v. 1 à 18

 

Ainsi Dieu avait donné bien autre chose que la loi: des promesses inconditionnelles. Elles provenaient de son amour et de sa joie à bénir tant les nations que les Juifs. Mépriser un tel don, c'était mépriser son amour. Prétendre par exemple payer un cadeau que l'on reçoit, c'est offenser le donateur. Combien le cœur de Dieu s'afflige en particulier de voir tant de chrétiens oublier la liberté de l'Esprit pour substituer à celle-ci de pauvres et fastidieuses pratiques. Qu'est-ce que cela prouve? Que ces enfants de Dieu connaissent bien mal leur Père céleste. On comprend qu'un inconverti se contente de «faibles et misérables éléments» parce qu'il n'a rien de meilleur. «Mais maintenant — nous dit le v. 9 — ayant connu Dieu», et étant connus de lui (1 Cor. 8 v. 3), ne nous laissons plus asservir et ne tolérons rien qui soit indigne de Lui. Ayons pleine confiance en son amour.

Au v. 12 l'apôtre interrompt son exposé pour parler au cœur de ses Galates bien-aimés. Il sait remettre en mémoire leur bienveillance, leur dévouement pour lui. Hélas, les affections que l'absence refroidit sont de faibles affections. Les convictions qui se laissent entamer sitôt le départ du serviteur de Dieu sont de faibles convictions. Qu'en est-il de notre amour chrétien? Et qu'en est-il de notre foi?

 

8                    Galates 4 v. 19 à 31

 

L'apôtre est plein d'angoisse et de perplexité. Son patient travail est-il anéanti (v. 11)? Il se voit contraint de reprendre avec les Galates les premiers rudiments de l'évangile. Profitons-en pour les réapprendre avec eux. Car si Paul déplore de ne pouvoir enseigner de vive voix ses enfants spirituels (v. 20), nous en comprenons le motif: Dieu voulait nous donner cette lettre.

Pourtant, direz-vous, nous ne courons guère aujourd'hui le danger de nous replacer sous la loi. C'est mal nous connaître! Chaque fois que nous nous complaisons dans notre conduite avec l'impression que Dieu nous doit quelque chose, ce n'est ni plus ni moins que du légalisme. Chaque fois que nous prenons une résolution sans compter sur le Seigneur, chaque fois que nous nous comparons aux autres à notre avantage, nous montrons cet esprit de propre justice, ennemi déclaré de la grâce (comp. v. 29). Pour illustrer cette inimitié, Paul évoque les deux fils d'Abraham. Isaac, fils de la promesse, est seul à pouvoir hériter. Ismaël, enfant selon la chair, issu d'Agar l'esclave, n'a aucun droit aux richesses et aux bénédictions paternelles. Appartenons-nous tous à la Jérusalem d'en haut? Avec Abraham, Isaac, Jacob, sommes-nous «cohéritiers de la même promesse»: la Cité céleste (v. 26; Héb. 11 v. 9, 10, 16)?

 

9                    Galates 5 v. 1 à 15

 

L'homme a toujours considéré la liberté comme le plus précieux de tous les biens. Mais où peut-il la goûter vraiment? Pauvre esclave de ses passions, il naît et meurt avec des chaînes rivées à son cœur. Seul Jésus Christ peut l'affranchir (v. 1; Jean 8 v. 36). Se pose alors une autre question: quel usage le racheté du Seigneur va-t-il faire de sa liberté? Se remettra-t-il délibérément sous le joug rigoureux de la loi (v. 1)? Attitude aussi insolite que si un forçat libéré exprimait le désir de retourner au bagne! En usera-t-il alors «comme d'une occasion pour la chair» (v. 13)? Ce serait faire le chemin inverse des Thessaloniciens, repasser du service de Dieu à la tyrannie des idoles du monde (ch. 4 v. 8, 9; Luc 11 v. 26; 1 Thess. 1 v. 9). Non, cette liberté si chèrement payée par son Sauveur à la croix, le chrétien l'emploiera à servir son prochain. Et finalement c'est ainsi qu'il accomplira la loi puisque celle-ci se résume en une seule parole (v. 14) ou même en un seul mot: l'amour. «Celui qui aime les autres a accompli la loi» (Rom. 13 v. 8, 9). Il accomplit aussi le commandement du Seigneur Jésus dont le dernier et plus cher désir est que nous nous aimions les uns les autres comme Lui nous a aimés (Jean 13 v. 34; 15 v. 12, 17).

 

10               Galates 5 v. 16 à 26

 

Le Seigneur explique comment reconnaître si une œuvre est de la chair ou si elle est de l'Esprit (lire Matt. 7 v. 16 à 20; Jean 3 v. 6). «Un bon arbre ne peut pas produire de mauvais fruits». Ceux des v. 19 à 21 ne peuvent donc procéder que de l'arbre mauvais: la chair. Or elle est encore en chacun de nous avec les mêmes redoutables possibilités. Mais, si nous sommes «du Christ» (v. 24), en nous demeure aussi un autre pouvoir agissant: le Saint Esprit. Il nous fait vivre (v. 25) et Il nous fait marcher (v. 16, 25); Il s'oppose à la chair (v. 17); Il nous conduit (v. 18); Il amène à maturité son propre fruit, impossible à confondre avec un autre, grappe précieuse dont le v. 22 énumère les neuf «grains» exquis: amour, joie, paix… Hélas! Un arbre peut rester stérile si toute sa force se gaspille en rejetons inutiles jaillis de son pied. Que fait alors le jardinier? Il coupe ces rejetons pour que la sève circule à nouveau abondamment dans les rameaux greffés. C'est la portée du v. 24. «Ceux qui sont du Christ» ont crucifié la chair à leur conversion. Ils se sont soumis par la foi à la sentence de mort sur toute leur nature (l'arbre sauvage a été coupé pour être greffé). Désormais ils ont à en juger les manifestations: passions et convoitises. «Si nous vivons par l'Esprit, marchons aussi par l'Esprit» (v. 25).

 

11               Galates 6 v. 1 à 18

 

Ce ch. 6 nous apprend comment agir envers un frère en chute — sans perdre de vue notre propre responsabilité (v. 1), envers ceux qui sont accablés par des fardeaux (v. 2), envers «ceux de la maison de la foi», et envers tous, en faisant le bien (v. 10). Présentement nous semons, en vue de moissonner «au temps propre». Or un principe est évident: la récolte sera inévitablement de la même nature que la semence. Seul un fou pourrait s'attendre à recueillir le blé là où il a planté des chardons. La chair engendre toujours la corruption, tandis que le fruit de l'Esprit germe pour la vie éternelle (v. 8; ch. 5 v. 22; comp. Os. 8 v. 7; 10 v. 13). C'est donc maintenant qu'il faut choisir; plus tard tout regret sera vain.

Le chrétien a déjà été déclaré mort à la loi (ch. 2 v. 19) et mort à la chair (ch. 5 v. 24). Il est ici reconnu mort au monde et réciproquement (v. 14). Désormais le monde n'a pas plus de droits sur moi que moi je n'en ai sur lui. Entre lui et moi se dresse une infranchissable barrière, et c'est «la croix de notre Seigneur Jésus Christ», ma délivrance et ma gloire. D'un côté «une nouvelle création», de l'autre «rien» que Dieu reconnaisse (v. 15). Puissions-nous être d'accord avec Lui en principe et en pratique.