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Chaque Jour les Écritures

 

 

Première Épître aux Corinthiens

 

 

 

Table des matières :

1     1 Corinthiens 1 v. 1 à 16

2     1 Corinthiens 1 v. 17 à 31

3     1 Corinthiens 2 v. 1 à 16

4     1 Corinthiens 3 v. 1 à 15

5     1 Corinthiens 3 v. 16 à 23 ; 4 v. 1 à 5

6     1 Corinthiens 4 v. 6 à 21

7     1 Corinthiens 5 v. 1 à 13

8     1 Corinthiens 6 v. 1 à 20

9     1 Corinthiens 7 v. 1 à 31

10       1 Corinthiens 7 v. 32 à 40 ; 8 v. 1 à 13

11       1 Corinthiens 9 v. 1 à 27

12       1 Corinthiens 10 v. 1 à 13

13       1 Corinthiens 10 v. 14 à 33 ; 11 v. 1

14       1 Corinthiens 11 v. 2 à 16

15       1 Corinthiens 11 v. 17 à 34

16       1 Corinthiens 12 v. 1 à 13

17       1 Corinthiens 12 v. 14 à 31

18       1 Corinthiens 13 v. 1 à 13

19       1 Corinthiens 14 v. 1 à 19

20       1 Corinthiens 14 v. 20 à 40

21       1 Corinthiens 15 v. 1 à 19

22       1 Corinthiens 15 v. 20 à 34

23       1 Corinthiens 15 v. 35 à 50

24       1 Corinthiens 15 v. 51 à 58 ; 16 v. 1 à 9

25       1 Corinthiens 16 v. 10 à 24

 

 

 

1                        1 Corinthiens 1 v. 1 à 16

 

Une assemblée nombreuse avait été formée à Corinthe par le ministère de Paul (Act. 18 v. 10). Et celui-ci, aussi fidèle pasteur que zélé évangéliste, continue à veiller sur elle avec sollicitude (comp. 2 Cor. 11 v. 28). Il écrit d'Éphèse cette première lettre qui s'adresse aussi à «tous ceux qui en tout lieu invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ» (v. 2). Si nous en faisons partie, elle est donc bien écrite pour nous.

Paul a reçu de Corinthe des nouvelles fâcheuses. Divers désordres étaient apparus dans cette assemblée. Mais avant d'aborder ces sujets pénibles, il rappelle à ces croyants leurs richesses spirituelles, attribuant celles-ci à la grâce de Dieu (v. 4, 5). Pour mesurer notre responsabilité et prendre plus au sérieux notre vie chrétienne, essayons quelquefois de faire le compte de nos inestimables privilèges. Et sachons-en remercier le Seigneur comme l'apôtre le fait ici.

Le premier reproche adressé à l'assemblée de Corinthe concerne leurs discordes, tendance qui nous guette aussi parfois! On y suivait l'homme (Paul, Apollos, Céphas et Christ en tant que docteur plus excellent que d'autres: Jean 3 v. 2), au lieu d'être unis dans la communion de «Jésus Christ, notre Seigneur», le Fils de Dieu (v. 9). Que celle-ci soit toujours notre part (1 Jean 1 v. 3)!

 

2                        1 Corinthiens 1 v. 17 à 31

 

Pour «nous qui obtenons le salut», la parole de la croix est la puissance de Dieu. Mais pour ceux qui n’ont pas la vie divine, elle n'est que folie. Tout ce que signifie la croix: la mort d'un juste exigée par la justice de Dieu, le pardon gratuit pour des pécheurs, la mise de côté de l'homme naturel, autant de vérités qui heurtent la raison humaine. Qu'on présente au contraire des miracles et des œuvres spectaculaires, un noble idéal accompagné d'une morale qui réclame des efforts… à la bonne heure, voilà le genre de religion qui ne choque personne! Eh bien, tous les sages, scribes, disputeurs, bref les esprits forts de ce siècle… et de tous les siècles, le v. 18 les range sous une commune et effrayante désignation: «ceux qui périssent».

C'est un fait que parmi les rachetés du Seigneur il y a peu de sages, de puissants, de nobles… (v. 26). Car il est plus difficile à ceux-ci de devenir «comme de petits enfants» (Matt. 18 v. 3; 11 v. 25). Pour se glorifier Dieu choisit ce qui est faible, vil, méprisé, et tels sont les chrétiens selon l'estime du monde. Mais qu'importe leur valeur propre puisqu'ils sont en Christ et que Lui est pour leur compte: puissance,… sagesse… et justice, et sainteté, et rédemption (v. 24, 30).

 

3                        1 Corinthiens 2 v. 1 à 16

 

Nous savons que, dans le monde, un don d'orateur, un certain brio, et des «paroles persuasives de sagesse» peuvent suffire à assurer le triomphe de presque n’importe quelle cause. Mais pour communiquer la foi, Dieu n'a pas l'emploi de ces capacités humaines ni des habiletés de la propagande (v. 4, 5). Paul, malgré son instruction, ne s'était pas fait remarquer à Corinthe par sa sagesse, sa culture ou son éloquence. Il aurait contredit son enseignement, car la croix de Christ qu'il annonçait signifie justement la fin de tout ce dont l'homme s'enorgueillit. Mais loin d'y perdre quoi que ce soit, le croyant a reçu à la fois les choses invisibles «librement données par Dieu» — et le moyen de les discerner et de se les approprier: le Saint Esprit, seul agent que Dieu emploie pour transmettre ses pensées (v. 12). À quoi peut servir un morceau de musique sans instrument pour l'interpréter, une cassette ou un disque sans l'appareil qui permet de l'écouter? Mais aussi quel serait l'effet du plus beau concert sur un auditoire composé de gens complètement sourds? De même le langage de l'Esprit est inintelligible à «l'homme animal». Par contre «celui qui est spirituel» peut recevoir les «choses spirituelles par des moyens spirituels» (v. 13 à 15).

 

4                        1 Corinthiens 3 v. 1 à 15

 

Absorbés par leurs divisions, les Corinthiens n'avaient fait aucun progrès. Ils ressemblaient à de mauvais écoliers se disputant à qui a le maître le plus savant ou la plus belle salle de classe. Paul leur déclare que s'occuper du serviteur plutôt que de son enseignement c'était de l'enfantillage, c'était être encore charnels (v. 3). Que de fois nous confondons la vérité avec celui qui la présente: Si par exemple nous écoutons tel serviteur de Dieu avec le parti-pris qu'il n'a rien à nous apporter, nous recevrons exactement ce que nous avons attendu.

Puis l'apôtre évoque la responsabilité de celui qui édifie. Dans l'œuvre de Dieu, vue comme un champ de culture ou comme un édifice, chaque ouvrier a une activité propre. Il peut apporter des matériaux (c'est-à-dire divers aspects de la vérité): édifier les âmes en leur présentant la justice de Dieu (l'or), la rédemption (l'argent), les gloires variées de Christ (les pierres précieuses). Mais sous l'apparence de beaucoup de volume, il peut aussi construire avec du bois, du foin, du chaume… travail qui ne résistera pas au feu. Oui, «que chacun considère comment» (non pas combien) il édifie sur ce fondement unique et impérissable: Jésus Christ.

 

5                        1 Corinthiens 3 v. 16 à 23 ; 4 v. 1 à 5

 

À côté de vrais ouvriers qui peuvent faire un mauvais travail (v. 15), il existe de faux serviteurs qui corrompent le temple de Dieu, ce temple qui est saint comme celui qui l’habite. Et nous aussi nous sommes saints, rappelle l’apôtre (v. 17). Que personne ne se fasse illusion ni sur ce qu'il est, ni sur ce qu'il fait (v. 18). La sagesse du monde est folie pour Dieu, la sagesse de Dieu folie pour le monde (v. 19). L'une et l'autre s'apprécient en fonction du but poursuivi. L'homme naturel considère avec pitié le chrétien qui, estime-t-il, sacrifice à un avenir vague et incertain les avantages et les plaisirs du moment présent. Eh bien! Puissions-nous tous être atteints de ce genre de folie! Que sont d'ailleurs les misérables vanités dont nous pourrions faire étalage à côté de ce que nous possédons? Toutes choses sont à nous, affirme Paul; et elles sont à nous parce que nous-mêmes sommes à Christ à qui tout appartient. Sous sa dépendance, nous pouvons disposer de tout pour son service. Mais ce qui importe d'abord c'est d'être «trouvé fidèle» (ch. 4 v. 2). Car chacun est un administrateur, petit ou grand, et chacun à ce titre recevra sa louange non de la part de son frère mais de la part de Celui qui lit dans les cœurs (v. 5; voir 2 Tim. 2 v. 15).

 

6                        1 Corinthiens 4 v. 6 à 21

 

La racine des querelles à Corinthe, qu'était-ce sinon l'orgueil (Prov. 13 v. 10)? Chacun faisait valoir ses dons spirituels et ses connaissances (ch. 1 v. 5), n'oubliant qu'une chose, c'est qu'il avait tout reçu par pure grâce. Pour rester humbles, souvenons-nous toujours de la question du v. 7: «qu'as-tu que tu n'aies reçu?».

De plus, s'enfler ainsi du vent de sa propre importance, c'était désirer autre chose que «Jésus Christ crucifié» (ch. 2 v. 2), c'était «régner» dès maintenant, alors qu'il est écrit: «si nous souffrons (c'est le présent) nous régnerons aussi avec lui» (2 Tim. 2 v. 12). Paul de son côté n'avait pas inversé les choses. Il acceptait volontiers de prendre place pour le moment présent avec «les balayures du monde, le rebut de tous»…, part dont bien peu de chrétiens savent se contenter. Mais, sachant qu'il y allait de leur vrai bonheur, il supplie ses chers Corinthiens de le suivre dans un tel chemin. Il était leur père spirituel (v. 15) et voulait qu'ils lui ressemblent comme des enfants ressemblent à leur père. Or, si ses avertissements n'étaient pas écoutés, il était prêt, lorsqu'il irait vers eux, à faire usage de «la verge», c'est-à-dire à les corriger sévèrement, devoir paternel dont il s'acquitterait pour le profit de ses «enfants bien-aimés» (v. 14).

 

7                        1 Corinthiens 5 v. 1 à 13

 

L'apôtre aborde maintenant un sujet bien pénible. Outre de divisions fâcheuses, il y avait dans l'assemblée à Corinthe un grave péché moral, lequel, bien que commis par un seul individu, souillait l'assemblée toute entière (comp. Jos. 7 v. 13…). Or ce ferment de mal, ce «levain», qui aurait dû plonger les Corinthiens dans le deuil et la confusion, n'empêchait pas leur «vanterie». C'est un peu comme si un homme atteint de lèpre feignait d'ignorer sa maladie et cachait ses plaies sous des habits magnifiques. Au nom du Seigneur, l'apôtre réclame la sincérité et la vérité (v. 8). Il n'hésite pas à mettre sans ménagement ce mal à découvert. Avant tout service et toute profession chrétienne, il faut que la conscience soit en ordre. Et la sainteté exige que les croyants, non seulement s'abstiennent du mal dans leurs propres voies, mais se tiennent séparés des personnes qui vivent dans le péché tout en se parant du titre d'enfants de Dieu (v. 11). Quel est le grand motif pour lequel, individuellement et comme assemblée, nous avons à nous garder de toute communion et de toute légèreté à l'égard du mal? Nullement notre supériorité sur d'autres, mais la valeur infinie du sacrifice qui a expié nos péchés (v. 7).

 

8                        1 Corinthiens 6 v. 1 à 20

 

Un autre désordre existait à Corinthe. Des frères avaient été jusqu'à porter leurs différends devant les tribunaux de ce monde. Triste témoignage vraiment! L'apôtre reprend aussi bien celui qui n'a pas supporté l'injustice que celui qui l'a commise. Puis il envisage les principaux vices courants parmi les païens et déclare solennellement qu'il n'est pas possible d'être sauvé tout en continuant à vivre dans l'iniquité. — Voilà ce que vous étiez, certains d'entre vous, conclut-il. Mais aussi, voilà ce que Dieu a fait: vous avez été lavés, sanctifiés, justifiés! Est-ce pour vous souiller de nouveau?

Le péché mis à part, rien ne m'est défendu… mais tout peut m'asservir si je n'y prends pas garde (v. 12). «Le mal n'est pas dans les choses, mais dans l'amour pour les choses qui est dans le cœur» (J.N.D., Notes sur Luc).

Les v. 13 à 20 concernent la pureté. Qu'ils soient tout spécialement gravés dans le cœur du jeune homme chrétien, plus exposé aux tentations charnelles. Son propre corps ne lui appartient plus. Dieu l'a racheté afin d'en faire pour Christ un membre de Son corps (v. 15) et pour le Saint Esprit un temple qui doit être saint comme l'est son Hôte divin (v. 19).

 

9                        1 Corinthiens 7 v. 1 à 31

 

Après avoir au ch. 6. 13 à 20 mis en garde le croyant contre l'impureté, l'apôtre en réponse à des questions posées lui parle au ch. 7 du chemin dans lequel il peut s'engager avec l'approbation du Seigneur: celui du mariage. Le jeune chrétien qui a pris garde à sa voie selon la Parole (Ps. 119 v. 9), devra plus que jamais continuer à s'attendre à lui pour cette décision capitale.

Des instructions sont données ensuite, soit par inspiration directe du Seigneur, soit par l'apôtre comme fruit de son expérience, pour aider ceux dont la situation de mariage peut être difficile : en particulier un frère ou une soeur ayant un conjoint incrédule. Notons bien que l'encouragement du v. 16 s'adresse à un croyant déjà marié lors de sa conversion et non à quelqu'un qui désobéirait à 2 Cor. 6. 14.

«Vous avez été achetés à prix», répète le v. 23 (ch. 6 v. 20). Ce que nous avons coûté de souffrances au Seigneur Jésus pour nous arracher à la puissance de Satan et du monde, est le grand motif pour ne pas nous y replacer. Pour le servir, le Seigneur veut des hommes et des femmes libres. Mais c'est lui qui a choisi les conditions dans lesquelles il veut que chacun le serve: pays, milieu social, relations de travail. Avant de décider n'importe quel changement, soyons sûrs que c'est bien selon sa volonté.

 

10                  1 Corinthiens 7 v. 32 à 40 ; 8 v. 1 à 13

 

Être sans inquiétude quant aux choses de la terre, avoir le coeur exclusivement occupé des intérêts du Seigneur en cherchant comment lui plaire, vaquer à son service sans distraction, oui, voilà l'avantage du serviteur de Dieu qui n'est pas marié par rapport à celui qui l'est. Mais il faut, comme Paul, avoir reçu cela comme une grâce.

Au ch. 8 Paul s'occupe des viandes de boucherie, souvent offertes sur les autels païens avant d'être vendues sur le marché. C'était pour plusieurs un problème de conscience (comp. Rom. 14). Dans nos pays cette question n'est plus actuelle mais ces exhortations s'appliquent à tous les cas où nous risquons de choquer un autre croyant: un frère pour lequel Christ est mort.

Que de choses les Corinthiens connaissaient! «Ne savez-vous pas…?», leur répète continuellement l'apôtre (voir ch. 6 v. 2, 3, 9, 15, 19…). Hélas! À quoi leur servait cette connaissance? Seulement à en tirer vanité. Et nous courons ce même danger, nous qui connaissons souvent tant de vérités par l'intelligence plutôt que par le cœur. Pour connaître «comme il faut connaître», il faut aimer Dieu (v. 3). Et l'aimer c'est mettre en pratique ce que l'on a le privilège de savoir (Jean 14 v. 21, 23).

L'exemple du laboureur revient fréquemment dans la Parole. Il souligne d'abord la fatigue liée au travail de la terre (Gen. 3 v. 17); puis l'espérance et la foi qui doivent animer l'agriculteur (v. 10; 2 Tim. 2 v. 6); enfin la patience avec laquelle il lui faut attendre «le fruit précieux de la terre» (Jac. 5 v. 7). Or les Corinthiens étaient «le labourage de Dieu» (ch. 3 v. 9) et le fidèle ouvrier du Seigneur y poursuivait ses travaux au prix du renoncement à bien des choses légitimes afin de ne mettre aucun obstacle à l'Évangile du Christ (que de choses moins légitimes entravent souvent notre service!). Paul effectuait présentement un pénible sarclage, arrachant en quelque sorte toutes les mauvaises herbes qui avaient poussé dans le champ de Corinthe.

 

11                  1 Corinthiens 9 v. 1 à 27

 

Enflés par leurs dons et leurs connaissances, certains hommes s'étaient attribués une place prépondérante dans l'assemblée de Corinthe. Et, comme s'élever soi-même conduit toujours à rabaisser les autres, ils en étaient venus à contester l'autorité de l'apôtre, c'est-à-dire celle de Dieu. Paul se trouve de ce fait obligé de justifier son ministère et sa conduite. Évangéliser était son devoir, reçu de la bouche du Seigneur, et il n'avait pas été désobéissant à la vision céleste (Act. 26 v. 17 à 19). L'apôtre se faisait le serviteur de tous afin de les gagner à l'évangile. Doit-on comprendre alors qu'il se prêtait à tous les compromis? Absolument pas! Comme Jésus lui-même au puits de Sichar, il savait trouver chaque âme sur son propre terrain et lui parler le langage qu'elle pouvait comprendre. Aux Juifs il présentait le Dieu d'Israël, leur responsabilité dans le rejet du Sauveur, Fils de David et la rémission des péchés (Act. 13 v. 38…). Aux Gentils idolâtres, il annonçait le Dieu unique, patient envers sa créature, ordonnant de se repentir (Act. 17 v. 22…). L'apôtre avait constamment devant les yeux le prix qui devait couronner ses efforts: toutes les âmes sauvées par son ministère (1 Thess. 2 v. 19; Phil. 4 v. 1). Tendu vers le but, il courait comme l'athlète dans le stade, disciplinant strictement son corps, ne pensant qu'à la victoire. Mais le champion sportif n'a devant lui qu'une gloire éphémère, des lauriers qui demain seront fanés (v. 25). Notre course chrétienne, elle, a pour enjeu une couronne inflétrissable. Courons chacun de manière à la remporter (v. 24).

 

12                  1 Corinthiens 10 v. 1 à 13

 

À travers l'exemple d'Israël, Paul nous fait mesurer l'accablante responsabilité des chrétiens professants. Ils ont eu part extérieurement aux bénédictions spirituelles les plus excellentes: Christ, Son œuvre, Son Esprit, Sa Parole… (v. 3, 4). Mais Dieu ne peut prendre plaisir en la plupart d'entre eux parce que la foi leur manque (v. 5; Héb. 10 v. 38). Par l'histoire du peuple dans le désert, l’Esprit de Dieu nous donne un triste exemple de ce que nos cœurs sont capables de produire, même sous le manteau du christianisme: convoitises, idolâtrie, murmures… Il nous avertit solennellement de ce que méritent ces fruits de la chair — bien que la grâce agisse en faveur du croyant. Or ce mal qui est en puissance en nous, le Tentateur cherche à le faire apparaître par ses sollicitations, afin de nous faire tomber. Et ceci précisément au moment où nous pourrions nous croire debout par nos propres forces (v. 12). Mais «Dieu est fidèle»; quel encouragement d'y penser! Connaissant notre faiblesse, il ne permettra pas à Satan de nous tenter au delà de ce que chacun peut supporter (v. Job 1 v. 12; 2 v. 6). Il a préparé d'avance à l'épreuve une issue victorieuse (v. 13). Appuyons-nous sur ces promesses chaque fois que l'Ennemi se présente. Oui, Dieu est fidèle!

 

13                  1 Corinthiens 10 v. 14 à 33 ; 11 v. 1

 

La communion avec Dieu, part bénie du croyant, exclut toute participation avec l'idolâtrie sous ses formes les plus raffinées. D'une manière particulière, c'est à «la table du Seigneur» que la communion est exprimée. Ceux qui prennent part à la coupe et au pain sont en principe tous des rachetés du Seigneur sans être, il s'en faut de beaucoup, tous les rachetés du Seigneur. Cependant nous les voyons par la foi représentés dans le seul pain, signe visible qu'il y a un seul corps. Il exprime cette unité de l'Église que le monde religieux prétend vouloir réaliser… alors qu'elle existe déjà!

Si je ne cherche pas mon propre intérêt, que de moments deviennent disponibles pour les intérêts des autres, autrement dit pour ceux de Jésus Christ (comp. Phil. 2 v. 21)! Or chercher l'intérêt de mon frère, ce n'est pas seulement veiller à son bien-être; c'est également penser à sa conscience. C'est faire certaines choses pour lui et s'abstenir d'en faire d'autres. Ainsi serai-je amené à me poser toujours les mêmes questions: Dans l'occasion présente, ai-je la liberté de rendre grâces? Ce que je fais en ce moment, y compris simplement manger et boire (en contraste avec le v. 7), est-ce ou non pour la gloire de Dieu?

 

14                  1 Corinthiens 11 v. 2 à 16

 

Peu de portions de la Bible ont fait l'objet d'autant de contestations que les enseignements de ces chapitres (v. 16). Pourquoi l'apôtre — ou plutôt le Saint Esprit — s'occupe-t-il de questions en apparence aussi minimes que le fait pour une femme de porter une longue chevelure ou de se couvrir la tête en certains occasions? Il faut nous souvenir d'abord que notre christianisme ne consiste pas en quelques actions remarquables accomplies de temps à autre, mais qu'il est fait d'un ensemble de détails qui tissent notre vie quotidienne (Luc 16 v. 10). D'autre part, que Dieu est souverain et n'est pas tenu de nous donner la raison de tout ce qu'Il demande de nous dans sa Parole. Obéir sans discuter est la seule vraie obéissance. Aussi ces instructions sont-elles une sorte de test pour chaque femme ou jeune fille chrétienne. C'est comme si le Seigneur lui demandait: Feras-tu cela pour moi? Auras-tu à cœur de montrer par ce signe extérieur ta dépendance et ta soumission, ou bien feras-tu passer d'abord les exigences de la mode ou de la commodité?

Enfin, n'oublions pas ce fait solennel: le monde invisible des anges observe de quelle manière les croyants répondent à la pensée de Dieu (v. 10). Quel spectacle leur donnons-nous?

 

15                  1 Corinthiens 11 v. 17 à 34

 

Il y avait des partis à Corinthe. Même les réunions s'en ressentaient. Les riches faisaient honte aux pauvres et excitaient leur jalousie. Fait plus grave encore, la cène, confondue avec l'agape (le repas en commun), était prise indignement par beaucoup. C'est l'occasion pour l'apôtre de rappeler ce que le Seigneur lui a spécialement révélé. La cène est le saint souvenir d'un Christ qui s'est livré pour nous. Un souvenir qui certes parle au cœur de chaque participant, mais aussi qui proclame universellement ce fait capital: Celui qui est le Seigneur a dû mourir. Et, jusqu'à Son retour, nous sommes invités à annoncer cette mort du Seigneur dans le langage si grand et si simple qui nous a été enseigné.

Enfin ce mémorial parle à la conscience du croyant. Car la mort de Christ signifie la condamnation du péché. Prendre la cène sans s'être d'abord jugé expose donc (pour la terre) aux effets de cette condamnation. Ainsi s'expliquait la faiblesse de plusieurs à Corinthe (et peut-être parmi nous), la maladie, la mort même, qui avaient frappé certains (v. 30). Néanmoins la crainte ne doit pas nous tenir à l'écart (v. 28). Elle peut et doit s'accorder avec une réponse fervente à Celui qui a dit: «Faites ceci en mémoire de moi» (v. 24, 25).

 

16                  1 Corinthiens 12 v. 1 à 13

 

Parlant des réunions d'assemblée, l'apôtre a donné la première place à la célébration de la cène (ch. 11 v. 20 à 34). Ensuite seulement, il traite des dons et services ayant en vue l'édification. N'oublions pas que le culte est de toutes les réunions la plus importante.

Paul rappelle à ces anciens idolâtres qu'ils étaient autrefois entraînés par les esprits sataniques (v. 2). Quel changement! À présent c'est l'Esprit de Dieu qui les dirige, opérant en eux «comme il Lui plaît» par les dons qu'Il leur distribue (v. 11). L'apôtre énumère ces dons, précisant qu'ils sont donnés en vue de l'utilité. Et pour illustrer à la fois l'unité de l'Église et la diversité des services, il prend l'exemple du corps humain: composé de beaucoup de membres et d'organes dont aucun ne peut fonctionner sans les autres, il constitue pourtant un organisme unique, conduit par une seule volonté, celle que la tête communique à chaque membre. Ainsi est le corps de Christ. S'il comporte beaucoup de membres (autant que de croyants), il est animé par un seul Esprit pour accomplir une seule volonté, celle du Seigneur qui est «le chef» (c'est-à-dire la Tête: Éph. 4 v. 15, 16). Nous n'avons donc à choisir ni notre activité (v. 11), ni la place où nous devons l'exercer (v. 18).

 

17                  1 Corinthiens 12 v. 14 à 31

 

Quel sujet d'émerveillement constitue sans chercher plus loin, le corps que nous «habitons»! «Je te célébrerai de ce que j'ai été fait d'une étrange et admirable manière», s'écrie David au Ps. 139 v. 14. Oui, quelle diversité et pourtant quelle harmonie dans cet ensemble complexe de membres et d'organes dont le plus infime a sa raison d'être et sa fonction propre! L'œil et le petit doigt, par exemple, ne peuvent pas se remplacer l'un l'autre. Mais le second permet d'ôter la poussière venue irriter le premier. Qu'un seul organe fonctionne insuffisamment ou d'une manière déréglée, le corps tout entier sera bientôt malade.

Tout ceci a son équivalent dans l'Église, corps de Christ, lequel n’est pas une organisation, mais un organisme vivant. «Les membres… qui paraissent être les plus faibles, sont nécessaires» (v. 22) et chacun doit se garder de mépriser soit sa propre fonction (v. 15, 16) soit celle des autres (v. 21). Une chrétienne âgée ou infirme, par ses prières, une parole à propos ou simplement par un réconfort matériel, soutiendra peut-être le zèle d'un évangéliste ou d'un pasteur. Ainsi, ce que chacun a reçu, qu'il l'emploie pour les autres comme un bon dispensateur de la grâce variée de Dieu (1 Pier. 4 v. 10).

 

18                  1 Corinthiens 13 v. 1 à 13

 

Après les différents membres du corps de Christ: pied, main, oreille, œil… au ch. 12, c'est comme si nous trouvions le cœur au ch. 13. Son rôle est d'animer et de réchauffer tous les autres organes. Remarquons que l'amour n'est pas un don parmi ceux du ch. 12 mais le mobile nécessaire à l'exercice de tous les dons. C'est un «chemin» ouvert à tous et qui conduit vers tous (ch. 12 v. 31). De même qu'un chemin est fait pour y marcher, l'amour ne se connaît vraiment que par l'expérience. C'est pourquoi ce chapitre merveilleux ne nous en donne aucune définition. Il dresse une liste — non limitative mais suffisante pour nous humilier profondément — de tout ce que l'amour fait et surtout de ce qu'il ne fait pas. Ce chemin a été celui de Christ ici-bas; et remarquons que son Nom peut être substitué au mot amour dans ce chapitre sans en changer le sens (voir 1 Jean 4 v. 8). Dans notre connaissance des choses encore invisibles, tout est partiel, indistinct, précaire. Mais bientôt nous verrons «face à face». Alors notre Sauveur, qui Lui nous a connus à fond, nous fera entrer dans l'entière connaissance de Lui-même (v. 12; Ps. 139 v. 1…). Et l'amour impérissable sera parfaitement et éternellement satisfait dans notre cœur et dans le Sien.

 

19                  1 Corinthiens 14 v. 1 à 19

 

Beaucoup se plaignent de la faiblesse actuelle due à l'absence de dons dans les assemblées. Mais désirent-ils ceux-ci avec ardeur comme le v. 1 les y invite? Le Seigneur s'est peut-être proposé de vous confier un tel don et attend pour le faire de lire en vous ce désir ardent. Demandez-le Lui… en même temps que l'humilité qui vous empêchera de vous glorifier de ce don; il n'est pas pour vous, mais pour l'Assemblée (v. 12). Les Corinthiens précisément se servaient de leurs dons pour leur propre gloire, et le plus grand désordre en était résulté. L'apôtre les ramène à une juste appréciation des choses en leur montrant que le don dont ils se vantaient le plus, celui des langues, était justement un des moins grands (v. 5). Le don de prophétie par contre était — et reste — particulièrement désirable. Il ne comporte plus comme autrefois la révélation de l'avenir, mais sert à édifier, à exhorter, à consoler…

Le v. 15 nous rappelle que, pour prier comme pour chanter, une participation de notre intelligence est nécessaire. Nous qui sommes souvent si distraits dans la présence du Seigneur, pensons à ce que nous exprimons devant Dieu; appliquons-nous à en méditer la profondeur. Mais que notre esprit soit conduit par le Saint Esprit.

 

20                  1 Corinthiens 14 v. 20 à 40

 

Le don des langues était accordé non pour édifier l'assemblée ni pour évangéliser, mais pour convaincre les incrédules juifs (ce peuple) que Dieu offrait la grâce aux nations (v. 21, 22). Démonstration qui n’est plus nécessaire aujourd’hui. Or «l'édification» est le mot-clé de ce chapitre, la pierre de touche à laquelle toute action doit être soumise: ce que je me propose de dire ou de faire, est-ce réellement pour le bien de mes frères (Éph. 4 v. 29)? D'ailleurs si j'ai en vue leur profit, j'y trouverai toujours en même temps une bénédiction pour moi-même. Si par contre je pense à mon intérêt ou à ma gloire, il s'ensuivra finalement une perte à la fois pour les autres et pour moi (ch. 3 v. 15).

Deux autres conditions président à la vie de l'assemblée: la bienséance et l'ordre (v. 40). Elles imposent des règles pratiques qui touchent au bon sens (v. 26 à 33) ou à l'ordre divin (v. 34, 35). L'apôtre ne voulait pas que les Corinthiens soient ignorants (ch. 12 v. 1). Toutefois si quelqu'un néglige de s'instruire dans ces sujets concernant l'Assemblée, eh bien! qu'il reste ignorant (v. 38). Dieu est un Dieu de paix (v. 33) et Il veut que l'Assemblée, répondant à ses propres caractères, soit le lieu où Il puisse amener des inconvertis qui y reconnaîtront Sa présence (v. 24, 25).

 

21                  1 Corinthiens 15 v. 1 à 19

 

Une grave question restait à régler: Quelques personnes à Corinthe niaient la résurrection. Paul démontre qu'on ne peut toucher à cette doctrine sans renverser tout l'édifice de la foi chrétienne. S'il n'y a pas de résurrection, Christ Lui-même n'est pas ressuscité; son œuvre n'a pas reçu l'approbation de Dieu; la mort demeure invaincue et nous sommes encore dans nos péchés. De ce fait, l'Évangile n'a plus aucun sens et notre foi a perdu tout appui. La vie de renoncement et de séparation du chrétien devient absurde, et de tous les hommes, il est le plus à plaindre puisqu'il perd à la fois la vie présente et l'éternité.

Dieu soit béni, il n'en est rien: «le Seigneur est réellement ressuscité» (Luc 24 v. 34). Mais devant l'importance de cette vérité, nous comprenons pourquoi Dieu a pris tant de soin pour l'établir. En premier lieu par les Écritures (v. 3, 4). Puis par des témoins irrécusables en raison de leur qualité: Céphas, Jacques, Paul lui-même (tout en s'en déclarant indigne); ou de leur nombre: environ cinq cents frères que l'on pouvait encore interroger. Et sans doute, plus d'un lecteurs, sans avoir encore vu le Seigneur Jésus de ses yeux, a expérimenté pour lui-même que son Sauveur est vivant (comp. Job 19 v. 25).

 

22                  1 Corinthiens 15 v. 20 à 34

 

Christ ressuscité n'a fait que devancer les croyants qui se sont «endormis». Ils ressusciteront à sa venue. Quant aux autres morts, ils ne seront «rendus vivants» que plus tard, pour comparaître devant le trône du jugement (Apoc. 20 v. 12). Et c'est alors seulement que tout sera définitivement soumis à Christ. Après quoi la pensée se perd dans les profondeurs de l'éternité bienheureuse où Dieu finalement sera tout en tous (v. 28).

Ayant fermé cette parenthèse glorieuse (v. 20 à 28), l'apôtre montre comment le fait de croire ou de ne pas croire à la vie future détermine le comportement de tous les hommes… à commencer par le sien (v. 30 à 32). Combien y a-t-il de ces malheureux dont toute la religion tient en ces mots: «Mangeons et buvons, car demain nous mourrons» (v. 32)! Ils se persuadent que rien n'existe au delà de la tombe pour s'excuser de jouir sans frein de leur brève existence, «comme des bêtes sans raison, purement animales» (2 Pier. 2 v. 12). Quant au chrétien, sa foi devrait le tenir en éveil (v. 34), le préserver de s'associer à de dangereuses compagnies, l'empêcher de manger et de boire avec les ivrognes de ce monde (v. 33; Matt. 24 v. 49). Que la compagnie du Seigneur et des siens nous suffise jusqu'à Son retour!

 

23                  1 Corinthiens 15 v. 35 à 50

 

À quoi ressemblera le nouveau corps dont le croyant sera revêtu dans la gloire (v. 35)? La Bible ne satisfait jamais notre curiosité. «Insensé…» répond-elle à tous les efforts de notre imagination. Si je vous présente une graine inconnue, vous ne pouvez me dire quel genre de plante en sortira. De même, dans une chenille répugnante et terne, rien ne laisse deviner le papillon qui va se déployer chatoyant sous tous les jeux de la lumière. — Mais pour assister aux petits miracles de la germination ou de la métamorphose, il faut la mort de la graine et le sommeil de la chrysalide (comp. Jean 12 v. 24). Ainsi le racheté qui s'est «endormi» paraîtra revêtu d'un corps de résurrection. Quel avenir prodigieux est réservé à ce corps de poussière, simple enveloppe de l'âme! Il ressuscite «en incorruptibilité»: la mort n'a plus de pouvoir sur lui; «en gloire» et «en puissance»: sans plus d'infirmités ni de faiblesse; «corps spirituel»: définitivement débarrassé de la chair et de ses désirs, instrument parfait du Saint Esprit. Enfin, il sera semblable à celui de Christ ressuscité. N'avons-nous pas là déjà suffisamment de renseignements précieux sur notre état futur… et de raisons pour glorifier Dieu dès maintenant dans notre corps (ch. 6 v. 14, 20)?

 

24                  1 Corinthiens 15 v. 51 à 58 ; 16 v. 1 à 9

 

Cet exposé magistral de la doctrine de la résurrection ne serait pas complet sans une dernière révélation: tous les croyants ne passeront pas par le sommeil de la mort. Les vivants ne seront pas oubliés quand Jésus reviendra. «En un clin d'œil» aura lieu l'extraordinaire transformation qui rendra chacun propre à la présence de Dieu. De même que, dans la parabole, les invités aux noces royales devaient échanger leurs haillons contre la robe glorieuse (Matt. 22), morts et vivants revêtiront un corps incorruptible et immortel. Alors la victoire de Christ sur la mort, dont Il a donné la preuve dans sa propre résurrection, aura son accomplissement grandiose dans les siens. Eh bien! Comme toute vérité, ce «mystère» doit avoir une conséquence pratique dans la vie de chaque racheté. Notre espérance est «ferme» (Héb. 6 v. 19); soyons fermes nous aussi, «inébranlables, abondant toujours dans l'œuvre du Seigneur». Notre travail ne sera jamais vain s'il est fait «dans le Seigneur» (v. 58, réponse au v. 32). Si même aucun fruit n'est visible sur la terre, il y a une suite en résurrection.

Le ch. 16 fournit un exemple de service chrétien: la collecte au premier jour de la semaine. Elle a beaucoup d'importance pour le cœur de l'apôtre et pour celui du Seigneur.

 

25                  1 Corinthiens 16 v. 10 à 24

 

Ces versets contiennent: les dernières recommandations de l'apôtre, quelques nouvelles qu'il donne, enfin les salutations qu'il adresse à ses chers Corinthiens. Parmi eux, il se plaît à reconnaître des frères dévoués et dignes de respect: Stéphanas, Fortunat, Achaïque, et il les cite en exemple (1 Tim. 3 v. 13).

À ces croyants de Corinthe qui ne s'occupaient que des effets extérieurs et spectaculaires du christianisme, Paul a souligné successivement quels motifs devaient les faire agir: «Faites tout pour la gloire de Dieu» (ch. 10 v. 31). — «Que tout se fasse pour l'édification» (ch. 14 v. 26). — «Que toutes choses se fassent avec bienséance et avec ordre» (ch. 14 v. 10). — Enfin ici: «Que toutes choses parmi vous se fassent dans l'amour» (v. 14). C'est sur ce mot amour que Paul achève une épître pourtant si sévère (comp. 2 Cor. 7 v. 8). Sans tenir compte des partis qui existaient à Corinthe, il affirme: «Mon amour est avec vous tous dans le Christ Jésus». Toutefois, étant donné cette dernière condition, s'il y en avait qui n'aimaient pas le Seigneur, ils s'excluaient eux-mêmes de cette salutation et Sa venue prenait pour eux un caractère solennel. «Maranatha»! Le Seigneur vient. Puissions-nous l'attendre avec joie!