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Chaque Jour les Écritures

 

 

Livre du prophète Zacharie

 

 

 

Table des matières :

1     Zacharie 1 v. 1 à 17

2     Zacharie 1 v. 18 à 21 ; 2 v. 1 à 13

3     Zacharie 3 v. 1 à 10

4     Zacharie 4 v. 1 à 14

5     Zacharie 5 v. 1 à 11

6     Zacharie 6 v. 1 à 15

7     Zacharie 7 v. 1 à 14

8     Zacharie 8 v. 1 à 23

9     Zacharie 9 v. 1 à 17

10      Zacharie 10 v. 1 à 12

11      Zacharie 11 v. 1 à 17

12      Zacharie 12 v. 1 à 14

13      Zacharie 13 v. 1 à 9 ; 14 v. 1 à 5

14      Zacharie 14 v. 6 à 21

 

 

 

1                    Zacharie 1 v. 1 à 17

 

Zacharie est avec Aggée le porte-parole de l’Éternel auprès des fils de Juda remontés de la captivité (Esd. 5 v. 1). Quels sont les premiers mots que l’Éternel adresse à ce peuple par le moyen de son serviteur ? «Revenez à moi…». Il faut d’abord se repentir (Matt. 3 v. 2 ; 4 v. 17 ; Act. 2 v. 38). La promesse ne vient qu’ensuite : …«et je reviendrai à vous» (v. 3).

Les pères sont morts et avec eux les prophètes qui, tel Jérémie, les avaient fidèlement avertis. Mais les paroles divines, elles, n’ont pas passé ; elles se sont exécutées infailliblement (Matt. 24 v. 35). Les mauvaises voies et les mauvaises actions de Juda ont reçu leur châtiment, à savoir la captivité à Babylone (v. 12, fin). Puisse cette cruelle leçon profiter aux générations suivantes !

Du v. 7 jusqu’au ch. 6, le prophète rapporte une suite d’étranges visions. Elles ont pour thème général le gouvernement de Dieu par le moyen des nations (le cavalier et les chevaux) et, à l’arrière-plan, le rétablissement d’Israël (les myrtes, allusion à la fête des tabernacles et figure de la restauration qui suit la repentance). Car Dieu a toujours pour les siens dans l’épreuve et dans la faiblesse, «de bonnes paroles, des paroles de consolation» (v. 13). Elles sont aussi certaines et immuables que l’annonce de ses jugements.

 

2                    Zacharie 1 v. 18 à 21 ; 2 v. 1 à 13

 

Ces visions qui nous paraissent sans doute bien obscures ne l’étaient pas moins pour le jeune Zacharie. Mais comment fait celui-ci chaque fois que se pose une nouvelle énigme ? Il ne craint pas d’interroger son céleste compagnon. Suivons son exemple. Notre intérêt pour la Parole sera toujours agréable au Seigneur. Pour en comprendre les merveilles, demandons-Lui d’ouvrir notre intelligence (Ps. 119 v. 18 ; Luc 24 v. 45 ; 2 Tim. 2 v. 7).

Les cornes de la 2º vision correspondent aux chevaux de la première, c’est-à-dire aux grands empires des nations, vus ici sous leur caractère de puissance (comp. Dan. 8). Des ouvriers suscités par Dieu (tels que Cyrus) mettront fin à leur pouvoir.

La 3º vision a pour sujet la restauration de Jérusalem. Présentement désolée, avec ses murs en ruine, ses portes calcinées (Néh. 2 v. 13), la ville sera de nouveau habitée. Le Seigneur sera autour d’elle une muraille de feu, et ses pauvres dispersés s’y trouveront rassemblés en sécurité. L’amour de Dieu pour eux est si grand que celui qui les touche «touche la prunelle de son oeil» (voir Deut. 32 v. 10). Par-dessus tout, ils ont la promesse de la présence de l’Éternel en gloire au milieu d’eux (v. 5, 10, 11). Les mêmes privilèges sont aujourd’hui la part des enfants de Dieu.

 

3                    Zacharie 3 v. 1 à 10

 

Une nouvelle scène s’offre à Zacharie. Le sacrificateur Joshua — qui représente le peuple — se tient devant l’Ange de l’Éternel. Mais Satan est là aussi dans son rôle habituel d’accusateur (Apoc. 12 v. 10). Car les vêtements sales de Joshua sont une trop belle occasion pour ses attaques. L’Éternel avait donné des instructions si formelles pour la purification des sacrificateurs (par ex. Lév. 8 v. 6, 7 ; Nomb. 19 v. 7…) que se présenter devant Lui avec de la souillure, c’était encourir une condamnation certaine. Eh bien, nous l’avons lu, celui que l’adversaire se permet de toucher est comme la prunelle de l’oeil de Dieu (ch. 2 v. 8), «un tison sauvé du feu» (v. 2). Le pauvre accusé n’a rien à dire pour sa défense. Le Juge a Lui-même pourvu à tout. Mais sans pour cela tolérer la souillure ! «Regarde, — déclare-t-Il — j’ai fait passer de dessus toi ton iniquité, et je te revêts…» non seulement de vêtements propres, mais «d’habits de fête» (comp. Matt. 22 v. 12). Purifié, justifié, Joshua a désormais une double responsabilité : marcher dans les voies de l’Éternel et s’acquitter fidèlement de sa charge (v. 7).

Cher ami, pour goûter la grâce du Seigneur, il te faut avoir pris la même place que Joshua.

Les v. 8 à 10 introduisent le Messie (le Germe) régnant en justice sur un peuple purifié.

 

4                    Zacharie 4 v. 1 à 14

 

Par ses questions, Zacharie se range parmi les prophètes qui, selon 1 Pier. 1 v. 10, 11, sondaient diligemment leurs propres écrits. Ils y cherchaient Celui qui nous a été maintenant révélé dans ses souffrances et dans ses gloires (par ex. ch. 13 v. 5 à 7 et 6 v. 13). Que de figures de Christ nous avons dans ce chapitre ! Il est le vrai chandelier d’or, la lumière du monde (Jean 8 v. 12). Il est également le divin Zorobabel, garant de la bénédiction de son peuple. Au chap. 3 v. 9, Il était la pierre de fondation. Nous le voyons ici pierre de faîte, clé de voûte de l’édifice. Autrement dit, c’est Lui qui commence et qui achève en grâce l’oeuvre de la Maison de Dieu (Esd. 3 v. 10 ; 5 v. 15, 16).

Quant aux sept lampes du saint chandelier, nous aimons y voir les croyants (Apoc. 1 v. 20 fin). Eux aussi sont appelés «la lumière du monde» (lire Matt. 5 v. 14 à 16). Et cette lumière est alimentée par le Saint Esprit (l’huile), seule source divine pour l’activité du racheté. «Ni par force, ni par puissance, mais par mon Esprit», dit l’Éternel (Ps. 44 v. 3 à 8). Quand nous réalisons notre incapacité, Dieu se plaît à agir et à écarter toute «montagne» de notre chemin (v. 7 ; Matt. 17 v. 20). Ne méprisons donc pas le jour actuel «des petites choses» (v. 10) ; il peut être celui d’une grande foi et d’un grand dévouement.

 

5                    Zacharie 5 v. 1 à 11

 

Deux visions occupent ce court chapitre. La première nous montre, sous la forme de ce rouleau qui vole, la Parole de Dieu agissant pour mettre le mal en évidence. Héb. 4 v. 12, 13 confirme que cette Parole est vivante, opérante, pénétrante (elle entre ici de force dans les maisons ; v. 4)… À sa lumière toutes choses sont nues et découvertes ; elle discerne jusqu’aux pensées et aux intentions du coeur. Il faut nous laisser sonder par cette Parole.

Dans les v. 5 à 11, nous voyons voler un objet encore plus surprenant. C’est un épha, instrument de capacité (et souvent de fraude : Mich. 6 v. 10 ; Deut. 25 v. 14) au milieu duquel la Méchanceté assise a atteint sa pleine mesure. Elle correspond à ce «mystère d’iniquité» qui opère aujourd’hui déjà mais n’a pas encore été manifesté (le couvercle de plomb est encore sur l’épha — 2 Thess. 2 v. 7). Lorsqu’elle reprendra place à son lieu d’origine (Shinhar = Babylone, c’est-à-dire le monde), l’iniquité dans la personne de l’Antichrist y sera officiellement honorée comme un dieu. Quel contraste entre cette «maison» du v. 11, véritable temple du péché, et celle que Dieu fait bâtir pour demeurer Lui-même au milieu des siens (ch. 4 v. 9 et 6 v. 12) !

 

6                    Zacharie 6 v. 1 à 15

 

La huitième et dernière vision nous rappelle la première (ch. 1). À cette différence près qu’ici les chevaux sont attelés à des chars (les quatre empires) s’élançant d’entre les montagnes d’airain (la stabilité du gouvernement de Dieu). Sous l’image des chevaux vigoureux, on peut identifier Rome cherchant à étendre sa domination sur toute la terre (et Dieu s’en est servi pour que l’Évangile soit prêché à toute la terre habitée).

Les v. 9 à 15 nous présentent trois voyageurs venus de Babylone pour aider leurs frères par des dons et des encouragements. Les noms de ces hommes sont significatifs. Heldaï : endurant (nommé ensuite Hélem : la force), avec Tobija : l’Éternel est bon, et Jedahia : l’Éternel sait, sont reçus par Josias : l’Éternel supporte, appelé au v. 14 Hen (c’est-à-dire la grâce). Mais le personnage central est Joshua, autrement dit Jésus, Dieu Sauveur, dont Il est ici le type, car il réunit en sa personne la sacrificature et la royauté. Au jour de sa gloire le Seigneur attribuera aux siens ce que par pure grâce ils auront préparé pour Lui (Luc 19 v. 24 à 26). Ces couronnes qui toutes Lui reviennent (v. 11), il les décernera aux humbles fidèles qui l’auront honoré dans le temps où Il était méprisé (v. 14). En ferez-vous partie, pour pouvoir les mettre à ses pieds (Apoc. 4 v. 10) ?

 

7                    Zacharie 7 v. 1 à 14

 

Après le livre des visions (ch. 1 à 6), commence celui des oracles. Une démarche des habitants de Béthel pour savoir s’ils doivent continuer à jeûner et à se lamenter donne lieu à la première déclaration du prophète. Avant de répondre, il s’adresse à leur conscience (comp. Luc 13 v. 23, 24 ; 20 v. 2, 3, 22 à 25). Ce jeûne n’était-il pas plutôt de l’apitoiement sur leurs malheurs que le signe d’une véritable repentance ? Il deviendra même pour les Juifs hypocrites un moyen de se faire honorer, que Jésus dénoncera avec véhémence (Matt. 6 v. 16). Mais la sérieuse question du v. 5 semble être, chers amis, comme le doigt de Dieu pointé vers notre coeur, nous interrogeant sur le vrai motif de chacun de nos actes : «Est-ce réellement pour moi, pour moi… ?». Les formes de la piété ne peuvent pas Lui donner le change. En revanche rien ne Lui échappe de ce qui est fait par amour pour Lui. Il ne se trompe pas sur le geste de Marie : «elle a fait une bonne oeuvre envers moi», dit le Seigneur Jésus (Marc 8 v. 35 ; 14 v. 6).

Dieu qui est lumière et amour rappelle ses exigences de toujours : vérité et miséricorde (v. 9…). Ce qu’Il a trouvé, hélas : épaule revêche, oreilles appesanties, «coeur dur comme un diamant», explique et justifie son châtiment sévère.

 

8                    Zacharie 8 v. 1 à 23

 

«Ainsi dit l’Éternel…», précise inlassablement le prophète (v. 1, 3, 4, 6, 7, 9, 19, 20, 23). Lorsque nous lisons la Bible, ou que nous la citons à d’autres, ne perdons jamais de vue que c’est Dieu qui parle.

Les pauvres fils de Juda entendent des promesses qui correspondent à leur état actuel. Car leur Dieu ne les oubliera pas (Zacharie signifie d’ailleurs : Celui dont l’Éternel se souvient). Jérusalem inhabitée et désolée sera de nouveau peuplée et animée (Néh. 11 v. 1, 2). Et le premier à y revenir sera l’Éternel Lui-même (v. 3 ; voir ch. 1 v. 16). Avec Lui, la bénédiction reparaîtra, la crainte s’enfuira. Spirituellement, n’en est-il pas ainsi dans l’Assemblée ? La présence du Seigneur au milieu des siens leur garantit tout ce dont ils ont besoin.

Prenons pour nous l’exhortation du v. 16, répétée textuellement en Éph. 4 v. 25 : «Parlez la vérité chacun à son prochain». Et la fin du v. 19 insiste : «Aimez donc la vérité…».

À présent l’Éternel peut répondre à la délégation de Béthel au sujet des jours de jeûne (ch. 7 v. 2, 3) : ils deviendront des temps d’allégresse et de joie, d’heureuses assemblées (v. 19 ; accomplissement du Ps. 122). Pourraient-ils mener deuil, ceux qui jouissent de la présence de l’Époux au milieu d’eux (comp. Matt. 9 v. 14, 15) ?

 

9                    Zacharie 9 v. 1 à 17

 

Cet oracle concerne les peuples voisins d’Israël. Leur conduite avait été observée à leur insu, «car l’Éternel a l’oeil sur les hommes» (v. 1 et 8 fin). Oui, combien oublient ce saint regard et se comportent comme si le Seigneur ne les voyait pas !

Dieu s’apprête ici à détruire la sagesse humaine et la force de Tyr, la fausse confiance d’Ékron, l’orgueil et les abominations des Philistins… Ainsi la voie sera ouverte au Messie venant annoncer la paix et dominer jusqu’aux bouts de la terre. Il est venu en effet, ce Roi «monté sur un âne…» ! (v. 9 ; Jean 12 v. 15). Mais son peuple ne l’a pas reçu, et, depuis près de deux mille ans la prophétie s’est en quelque sorte arrétée entre les v. 9 et 10. Elle reprendra bientôt son cours. Après de terribles jugements, le Roi reparaîtra dans toute sa majesté. Sa bonté, sa beauté seront admirées ensemble (v. 17). «Tu es plus beau que les fils des hommes ; la grâce est répandue sur tes lèvres…», proclame le cantique «composé au sujet du Roi» (Ps. 45 v. 2). Chose infiniment touchante, ses rachetés seront alors comme les pierres précieuses de sa couronne (v. 16 fin) : ils contribueront à cette beauté merveilleuse du Roi (És. 62 v. 3). En même temps le seul fait de leur présence avec Lui rendra témoignage à son ineffable bonté (Ps. 31 v. 19, 21).

 

10               Zacharie 10 v. 1 à 12

 

Le peuple juif déçu par ses idoles, trompé et opprimé par de méchants conducteurs, aura été longtemps comme un troupeau sans berger (v. 2 fin ; comp. Matt. 9 v. 36). Mais Dieu visitera cette «maison de Juda» d’où est issu le Christ, «la pierre angulaire» (v. 4). Il la fortifiera pour combattre avec elle. Il n’oubliera pas non plus la maison de Joseph, ceux d’Éphraïm (c’est-à-dire les dix tribus encore dispersées). Et Il les sauvera, les ramènera, les exaucera… (v. 6). Après tant de vaines consolations (v. 2), quelle joie remplira leur coeur (v. 7) !

Cher ami chrétien, le Seigneur a usé envers toi et moi d’une miséricorde plus grande encore. Qu’elle soit pour nous un continuel sujet de joie !

Tels le fils prodigue dans le «pays éloigné», revenant à lui-même en évoquant la maison paternelle, les réchappés d’Israël se souviendront de leur Dieu «dans les pays éloignés, et ils vivront… et ils reviendront…» (v. 9 ; Luc 15 v. 17). «Je les rassemblerai car je les ai rachetés», promet l’Éternel (v. 8, 10 ; Jean 11 v. 52). L’amour du Seigneur Jésus ne sera pleinement satisfait que par la présence des siens auprès de Lui. Avant de ramener son peuple terrestre au complet dans son pays, Il aura introduit ses chers rachetés dans la Maison de son Père où Il a préparé leur place (comp. Jean 14 v. 2).

 

11               Zacharie 11 v. 1 à 17

 

L’incendie des v. 1 à 3 annonce la colère contre le pays et contre le peuple à cause du crime dont celui-ci se rendra coupable à la croix.

Au v. 4, le prophète est invité à personnifier successivement le bon Berger (Christ) et le Berger insensé, c’est-à-dire l’Antichrist (v. 15 à 17). Jusqu’au v. 14 nous sommes transportés au temps des évangiles. Ces possesseurs, ces vendeurs, ces mauvais pasteurs du v. 5, ce sont respectivement les Romains et les chefs des Juifs, qu’ils soient politiques ou religieux. Jésus les qualifie de voleurs, de larrons, d’hommes à gages, de loups ravisseurs (Jean 10 v. 8, 12 ; Éz. 34). Lui, le bon Berger venait se substituer à eux et paître le peuple en lui apportant la gloire et l’unité nationale (les deux bâtons de berger nommés Beauté et Liens). Mais à l’exception de quelques «pauvres du troupeau» (v. 11 ; Luc 14 v. 21), ce peuple n’a pas compris Ses desseins d’amour. Les v. 12 et 13 si exactement accomplis, nous disent à quel prix dérisoire l’Éternel a été estimé (Matt. 26 v. 15). À quel prix estimons-nous le Seigneur Jésus ? Puis, sans transition, les v. 15 à 17 introduisent la domination encore future du «pasteur de néant» (Jean 5 v. 43). Car ce personnage satanique est suscité en châtiment sur «le troupeau de la tuerie» : le peuple coupable d’avoir rejeté son vrai Conducteur.

 

12               Zacharie 12 v. 1 à 14

 

Qui parle ici ? Celui qui a étendu les cieux, fondé la terre, formé au dedans de l’homme cette intelligence dont celui-ci est si fier (et qu’il emploie souvent si mal ; comp. És. 42 v. 5). Un tel Dieu n’aurait-Il pas la haute main sur les événements terrestres ? Les complots machinés par l’esprit qu’Il a Lui-même créé le prendraient-ils au dépourvu ? C’est impossible ! Et lorsque toutes les nations de la terre, aveuglées par la haine, s’assembleront pour assiéger Jérusalem, celle-ci sera pour elles comme une coupe empoisonnée, une pierre d’achoppement. Car «en ce jour-là», l’Éternel fortifiera victorieusement les chefs de Juda et les habitants de Jérusalem. Il agira par eux, mais Il agira aussi en eux. Dieu répandra sur son peuple humilié et repentant «un esprit de grâce et de supplications». Dans Celui qu’ils ont percé les Juifs reconnaîtront enfin leur Berger fidèle, l’Héritier du trône de David, le Fils unique de Dieu.

Amis chrétiens, s’il est vrai que le Seigneur se plaît à travailler par notre moyen, ne perdons pas de vue l’oeuvre qu’Il désire accomplir en nous. Elle consiste à nous placer toujours à nouveau devant la croix et ses conséquences. Et les v. 11 à 14 soulignent que chacun doit avoir eu personnellement affaire avec Dieu au sujet de son péché.

 

13               Zacharie 13 v. 1 à 9 ; 14 v. 1 à 5

 

Les regards d’Israël (et les nôtres) viennent de se porter sur la croix (ch. 12 v. 10). Le sang de Christ expie nos péchés, mais de son côté percé jaillit aussi une source d’eau vive. Elle évoque cette purification pratique que la Parole accomplit dans notre conscience (Ps. 51 v. 2, 7). En ce jour-là les idoles seront retranchées (Éz. 36 v. 25) ; les voix de mensonge se tairont. Alors le Bien-aimé racontera sa merveilleuse histoire : Venu ici-bas comme un homme, Il a pris la forme d’un esclave pour servir sa créature (comp. ch. 11 v. 12 et Ex. 21 v. 2 à 6). Il a été blessé chez ses propres amis (comp. Jean 20 v. 27). Il a été frappé par l’Éternel Lui-même.

«C’est pourquoi aussi Dieu l’a haut élevé…» continue Phil. 2 v. 9. Oui, bientôt ce même Seigneur se présentera au monde dans le resplendissement de sa puissance. Où aura lieu cette apparition ? À l’endroit d’où jadis Il quitta la terre, sur cette montagne des Oliviers qui se fendra sous ses pieds (ch. 14 v. 4 ; Act. 1 v. 11, 12).

Mais Il ne reviendra pas seul. «Et tous les saints avec toi», ajoute la fin du v. 5. Comme un cortège royal, Christ amènera ceux qu’Il aura d’abord ravis au ciel auprès de Lui. Le Nouveau Testament confirme cette prochaine et triomphante «venue de notre Seigneur Jésus avec tous ses saints» (1 Thess. 3 v. 13 ; Jude 14).

 

14               Zacharie 14 v. 6 à 21

 

C’est la fin du drame. Quand s’ouvrira le dernier acte, la situation aura été renversée par l’apparition soudaine du Seigneur de gloire. Le décor même aura changé. Un cataclysme inouï bouleversera la configuration du pays. Les peuples surpris en train de faire la guerre à Jérusalem… et à son Roi divin, se verront subitement frappés d’une horrible plaie. Dorénavant les nations au lieu de monter pour assiéger Jérusalem, devront y faire des pélerinages annuels pour se prosterner devant le Roi, l’Éternel (v. 16). Ceux qui n’obéiront pas seront privés de pluies. Mêmes les clochettes des chevaux — ces chevaux qui tiennent tant de place dans la prophétie de Zacharie — porteront en gravure cette inscription : «Sainteté à l’Éternel». Car toute la puissance de l’homme, symbolisée par le cheval, sera désormais sanctifiée pour Dieu. Que le Seigneur grave aussi sur nos coeurs ce signe de mise à part et de consécration pour Lui ! Et que rien n’y pénètre qui ne soit en harmonie avec cette devise : «Sainteté à l’Éternel». Ainsi serons-nous déjà en accord avec «ce jour-là», où Il sera publiquement «glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru» (2 Thess. 1 v. 10).