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Chaque Jour les Écritures — Livre du prophète Nahum

 

 

 

Table des matières :

1     Nahum 1 v. 1 à 15

2     Nahum 2 v. 1 à 13

3     Nahum 3 v. 1 à 19

 

 

 

1                    Nahum 1 v. 1 à 15

 

Nahum paraît avoir été comme Jonas originaire de Galilée, Elkosh et Gath-Hépher (2 Rois 14 v. 25) s’y trouvaient l’une et l’autre. Preuve que les Juifs connaissaient mal leurs propres Écritures, quand ils affirmaient qu’aucun prophète n’était suscité de Galilée (Jean 7 v. 52). Autre point commun avec Jonas : cette prophétie concerne Ninive. «La grande ville», jadis épargnée à cause de sa repentance, était retournée à sa méchanceté. L’oeuvre que Dieu avait faite dans le coeur des parents ne s’était pas renouvelée dans celui des enfants. Et maintenant, après plus d’un siècle de patience (au lieu de 40 jours) ce Dieu lent à la colère (v. 3 ; Jon. 4 v. 2) confirme son jugement irrévocable. Quel contraste entre la manière dont l’Éternel, le même Dieu, se révèle à ses adversaires (v. 2…) et à ceux qui se confient en Lui (v. 7) ! Chacun de ces derniers est connu personnellement de Lui. Cher lecteur, en faites-vous partie (2 Tim. 2 v. 19) ?

En citant le v. 15 (voir aussi Es. 52 v. 7), Rom. 10 v. 15 l’applique à la bonne nouvelle par excellence, l’évangile de la grâce. Nous qui, aujourd’hui, nous déplaçons avec tant de facilité, avons-nous à coeur de propager la vérité ? D’annoncer le salut et la paix ? Considérons Jésus faisant à pied un long et fatigant voyage pour rencontrer la Samaritaine au puits de Sichar (Jean 4).

 

2                    Nahum 2 v. 1 à 13

 

Ninive, capitale du royaume d’Assyrie, semble avoir été fondée par Nimrod le rebelle peu de temps après le déluge (Gen. 10 v. 8 à 12). Animée du même esprit que ce «puissant chasseur devant l’Éternel», elle prenait son plaisir à faire la chasse aux nations comme à une proie (v. 11 à 13). Le livre de Dieu qui a consigné son orgueilleux commencement (le jour où elle exista ; v. 8), nous fait assister maintenant à sa fin subite. Contre «celui qui brise», Ninive est ironiquement mise en demeure de se défendre (v. 1). Mais «si l’Éternel ne garde la ville, celui qui la garde veille en vain» (Ps. 127 v. 1). On raconte qu’au cours du siège, le fleuve Tigre dont les eaux jusque-là isolaient et protégeaient la cité s’enfla par une crue subite (v. 6 et 8) et emporta une partie des remparts. Par cette brèche s’introduisirent les soldats implacables que nous voyons envahir les rues et les maisons pour le meurtre et le pillage (v. 3, 4, 8 à 10).

«La voix de tes messagers ne s’entendra plus», conclut le v. 13. Nous nous souvenons de ce Rab-Shaké, insolent porte-parole du roi d’Assyrie auprès d’Ézéchias (2 Rois 18 v. 19…). Ses menaces ne s’accomplirent jamais. Ainsi passera pour toujours le monde avec sa gloire, son arrogance, ses mépris et ses blasphèmes.

 

3                    Nahum 3 v. 1 à 19

 

Alors que l’histoire des hommes se complaît à décrire la grandeur assyrienne et demeure à peu près muette sur son effondrement, la Parole de Dieu consacre un livre à ce jour fatal. Répétons-le, la Bible n’est pas un manuel d’histoire. Les événements n’y sont rapportés qu’en fonction de leur relation avec Israël et sous leur aspect moral. Pour les historiens, Ninive affaiblie est tombée sous les coups d’une coalition de ses vassaux. Pour Dieu, le malheur est venu sur elle parce qu’elle était une ville de sang, toute pleine de fausseté, de violence et de rapine (v. 1). Récoltant ce qu’elle a semé, elle va connaître le sort qu’elle-même a fait subir à Thèbes un demi-siècle plus tôt (v. 8 à 10). «Qui la plaindra ?» (v. 7). Il en sera ainsi de l’égoïsme du monde. Ceux qui ne sont pas directement frappés s’accommodent facilement du désastre des autres. «D’où te chercherai-je des consolateurs ?» ajoute Nahum, dont le nom signifie précisément consolateur. Mais c’est le fidèle qui est consolé par la prophétie en apprenant que, malgré les apparences, Dieu gardera la haute main sur les événements du monde. Il fera travailler toutes choses à Sa propre gloire et au bien de ceux qui l’aiment (Rom. 8 v. 28).