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Chaque Jour les Écritures — Livre du prophète Michée

 

 

 

Table des matières :

1     Michée 1 v. 1 à 16

2     Michée 2 v. 1 à 13

3     Michée 3 v. 1 à 12

4     Michée 4 v. 1 à 13

5     Michée 5 v. 1 à 15

6     Michée 6 v. 1 à 16

7     Michée 7 v. 1 à 20

 

 

 

1                    Michée 1 v. 1 à 16

 

Michée est un contemporain d’Ésaïe, d’Osée, d’Amos. Il prophétise comme eux sous les règnes de Jotham, d’Achaz et d’Ézéchias. L’histoire lamentable d’Achaz, rapportée en 2 Rois 16, et celle des méchants rois d’Israël, justifient amplement les fortes paroles que l’Éternel prononce ici en prenant la terre entière à témoin. Il revendique sa sainteté, proclamant par ses jugements qu’Il n’a rien de commun avec les iniquités de Samarie et de Jérusalem.

À partir du v. 8, nous constatons combien Michée prend à coeur la souffrance de son peuple. «Ne le racontez pas dans Gath…», supplie-t-il (v. 10 ; 2 Sam. 1 v. 18, 20). Cette citation du «chant de l’Arc» rappelle que les ennemis du Seigneur, ici les Philistins, sont toujours prêts à se réjouir des manquements du peuple de Dieu, y trouvant une excuse facile à leurs propres péchés. C’est pourquoi, quand nous avons appris quelque chose de fâcheux au sujet d’un autre croyant, ne le racontons pas légèrement nous non plus. Il en résulterait du déshonneur pour l’Assemblée, donc pour le Nom du Seigneur.

Jusqu’au v. 16, nous assistons à la marche triomphante de l’Assyrien, justicier de l’Éternel. Le nom de chacune des villes envahies prend à cette occasion une signification tragique.

 

2                    Michée 2 v. 1 à 13

 

Le ch. 21 du 1º livre des Rois nous raconte comment l’impie Achab convoita l’héritage de Naboth puis s’en empara par violence et abus de pouvoir (voir Mich. 6 v. 16). Contre ceux qui méditent le mal (l’iniquité ; v. 1), l’Éternel médite le mal (le châtiment ; v. 3). Mais en contraste, soulignons la question du v. 7 : Mes paroles ne font-elles pas du bien à celui qui marche avec droiture ? Pouvons-nous répondre par expérience : Oui Seigneur, tes paroles font du bien ; elles sont la joie de mon coeur (Jér. 15 v. 16 ; Jean 6 v. 68) ?

«Ce n’est pas ici un lieu de repos», continue le prophète (v. 10). Et en effet le monde est si inquiet, si fiévreux que toute personne sincère doit en convenir : le vrai repos n’existe pas sur la terre. Dieu nous en donne ici la raison : c’est «à cause de la souillure…». Pas plus que Jésus n’a eu de lieu où reposer sa tête dans un monde ruiné par le péché, ses rachetés ne peuvent se sentir à l’aise au milieu de ce qui déshonore Dieu.

Quant à vous, qui n’auriez pas encore fait l’expérience que le monde ne peut pas donner la paix, sachez qu’il existe un lieu de repos pour l’âme fatiguée. Où le trouver ? Près de Jésus. «Venez à moi… invite le Sauveur, et moi, je vous donnerai du repos…» (Matt. 11 v. 28).

 

3                    Michée 3 v. 1 à 12

 

Déjà le ch. 2 mentionnait les mauvais prophètes. Comment les distinguait-on ? Ils cherchaient à faire taire les vrais serviteurs de Dieu tels que Michée et Ésaïe. Ils adaptaient leurs discours aux convoitises du peuple pour gagner sa faveur (comp. Rom. 16 v. 18). Ils flattaient les passions de leurs auditeurs (ch. 2 v. 11) et endormaient les âmes dans une fausse confiance. Pour comble, outre la popularité, ils en retiraient encore de l’argent (v. 11). Ils étaient d’une voracité insatiable et leurs mensonges étaient vendus fort cher (v. 5 ; És. 56 v. 11 ; Jér. 6 v. 13). Mais leur tâche était d’autant plus facile que le monde, d’une manière générale, pour couvrir ses mauvaises actions, ne demande qu’à «s’amasser des docteurs selon ses propres convoitises» (2 Tim. 4 v. 3). Voyez le roi Achab, déjà tristement cité hier : 400 prophètes le trompaient dans le sens de son désir : il les écoutait… tandis qu’il jetait en prison un autre Michée, seul à lui dire la vérité (1 Rois 22 ; 2 Chron. 18).

Le serviteur de Dieu est «plein de puissance par l’Esprit de l’Éternel» (état qui devrait nous caractériser tous : v. 8 ; Éph. 5 v. 18). Il avertit les responsables du peuple : les chefs, les princes. Jér. 26 v. 17 à 19 qui cite notre v. 12, nous apprend quel a été l’effet salutaire de cette prophétie.

 

4                    Michée 4 v. 1 à 13

 

Quand l’incapacité de l’homme a été démontrée, le moment est venu pour Dieu de se manifester. Ayant établi que ce n’était «pas ici un lieu de repos», l’Éternel peut nous entretenir de son propre repos. Beaucoup d’efforts sont déployés aujourd’hui en faveur de la paix. Ils résultent dans le meilleur cas d’une illusion aussi naïve qu’elle est généreuse — dans le pire, d’une confiance coupable dans l’homme, — et toujours de l’ignorance de la Parole de Dieu. Aussi ces efforts sont-ils finalement voués à l’échec. Le monde jouira de la paix seulement lorsque Dieu la lui aura donnée. Et quand le fera-t-Il ? Pas avant que Ses droits n’aient été reconnus. Mais alors quel changement ! Toutes les idoles seront balayées. L’admiration pour les oeuvres de l’homme fera place à la gloire rendue à Dieu. Tous les peuples, d’un seul mouvement, Lui rendront hommage, chercheront auprès de Lui la sagesse et la connaissance. Chrétiens, nous avons le privilège de le faire dès à présent. «Montons» à ce lieu où le Seigneur a promis sa présence. «Il nous instruira de ses voies», est-il ajouté. Quelle perte nous faisons si nous négligeons les réunions où la Parole est expliquée, méditée. Mais n’oublions pas ce qui doit en résulter : «et nous marcherons dans ses sentiers» (v. 2 ; Jac. 1 v. 22).

 

5                    Michée 5 v. 1 à 15

 

Dieu vient de parler du rétablissement d’Israël et des événements guerriers qui l’accompagneront (ch. 4). Il nomme à présent Celui qui sera à la fois le dominateur et l’instrument de la délivrance. En Christ, Dieu accomplira tous ses conseils. Celui «duquel les origines ont été… dès les jours d’éternité», devait naître à Bethléhem, petite bourgade de Juda (voir Matt. 2 v. 3 à 6). Et Lui, le Juge d’Israël, serait frappé par son propre peuple aveugle et criminel (v. 1 ; És. 50 v. 6). On comprend alors avec quels sentiments Dieu peut annoncer sa gloire à venir et déclarer : … maintenant il sera grand… et lui sera la paix. Expressions douces également au coeur de chaque racheté !

En même temps que du Seigneur Jésus, ce chapitre nous parle : 1º d’Israël — la délivrance et la bénédiction du résidu sont liées à la majesté du nom de l’Éternel. 2º de l’Assyrien, l’ennemi de la fin. Ce dernier rencontrera pour sa perte le Berger de Jacob dont la charge n’est pas seulement de nourrir son troupeau (v. 4), mais de prendre sa défense. Enfin le mal sous toutes ses formes sera extirpé du pays (v. 10 à 15). La purification opérée par le roi Josias nous en donne une image (2 Chron. 34 v. 3 à 7).

 

6                    Michée 6 v. 1 à 16

 

Un nouvel appel à écouter (1 v. 2 ; 3 v. 1) ouvre la 3º division du livre. Écoutons bien nous aussi ce que dit, ce que réclame, le Dieu souverain auquel est due l’obéissance universelle. Se satisfait-Il de formes religieuses ? En aucune manière ! «Qu’est-ce que l’Éternel recherche de ta part, sinon que tu fasses ce qui est droit, que tu aimes la bonté, et que tu marches humblement avec ton Dieu ?» (v. 8). Ce programme n’a pas varié depuis les jours de Moïse (lire Deut. 10 v. 12). Il est simple et n’a rien d’exaltant aux yeux des hommes ! Pourtant il ne consiste en rien moins qu’à marcher «d’une manière digne de Dieu». Lui est lumière : pratiquons la droiture ; Il est amour : exerçons la bonté.

«En quoi t’ai-je lassé ? Réponds-moi !» interroge l’Éternel au v. 3 (comp. És. 43 v. 22). Poignante question ! Depuis l’Égypte, toutes les voies de Dieu à l’égard des siens n’ont été que grâce. Quelque chose a-t-il manqué de Sa part envers eux comme envers nous ? Non ; il faut le reconnaître : la cause de notre relâchement est toujours en nous, jamais en Lui.

«Écoutez la verge…», recommande enfin l’Éternel au v. 9. Oui, cette verge parle ; elle a une voix pour notre conscience. Sachons y faire attention ! Le Seigneur ne veut que notre bonheur (Apoc. 3 v. 19).

 

7                    Michée 7 v. 1 à 20

 

«Malheur à moi» s’écrie le prophète, qui réalise à la fois sa propre misère et celle de son peuple. En généralisant, nous pouvons voir ici l’expérience amère que l’homme fait de lui-même. Il découvre qu’il n’y a en lui ni ressource ni fruit (v. 1), qu’il ne peut davantage s’appuyer sur les autorités ni sur les grands d’ici-bas («le meilleur d’entre eux est comme une ronce…» ; v. 4 ; Ps. 118 v. 9) ; enfin que ses plus proches le décevront aussi s’il se repose sur eux. Expérience pénible mais expérience nécessaire ! L’avons-nous faite ? Sommes-nous convaincus que Christ seul est digne de notre pleine confiance ? «Il n’a pas de gens droits parmi les hommes» (v. 2). Mais ce que nous ne trouvons ni en nous ni dans les autres, nous le trouvons en Lui (v. 7).

Le Seigneur Jésus cite le v. 6 pour décrire les conséquences de sa venue (Matt. 10 v. 34 à 36). Elle met chacun à l’épreuve, et vérifie que celui qui n’est pas avec Lui est contre Lui (Luc 11 v. 23). De quel côté sommes-nous ?

Ce livre s’achève sur les certitudes et les promesses de la grâce. «Tu jetteras tous leurs péchés dans les profondeurs de la mer» (v. 19). Quel bonheur de savoir nos péchés à jamais ensevelis ! En vérité, Seigneur, «qui est un Dieu comme toi ?» (v. 18).