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Chaque Jour les Écritures — Livre du prophète Osée

 

 

 

Table des matières :

 

1     Osée 1 v. 1 à 11

2     Osée 2 v. 1 à 17

3     Osée 2 v. 18 à 23 ; 3 v. 1 à 5

4     Osée 4 v. 1 à 19

5     Osée 5 v. 1 à 15

6     Osée 6 v. 1 à 11

7     Osée 7 v. 1 à 16

8     Osée 8 v. 1 à 14

9     Osée 9 v. 1 à 17

10      Osée 10 v. 1 à 15

11      Osée 11 v. 1 à 11

12      Osée 12 v. 1 à 15

13      Osée 13 v. 1 à 16

14      Osée 14 v. 1 à 9

1                    Osée 1 v. 1 à 11

 

La prophétie d’Osée, contemporain d’Ésaïe, nous ramène aux temps du 2º livre des Rois, avant les transportations. Elle s’adresse principalement aux dix tribus (souvent appelées du nom d’Éphraïm, leur chef de file), lesquelles ont sombré dans l’idolâtrie plus vite que Juda. Souillé par ses idoles, infidèle à l’alliance avec son Dieu, Israël est représenté par la femme impure que le prophète est invité à prendre pour épouse. Le nom même de ses enfants signifie la condamnation (comp. És. 8 v. 1 à 4 — précisons que les verbes «se prostituer», ou «commettre la fornication», signifient dans ces chapitres abandonner Dieu et s’attacher à des idoles). Israël a lui-même brisé les relations l’unissant à l’Éternel. Toutefois le v. 10, cité par Paul aux Romains, nous apprend que la transgression d’Israël a eu une conséquence inattendue et merveilleuse : les croyants «non seulement d’entre les Juifs, mais aussi d’entre les nations» sont appelés désormais «fils du Dieu vivant» (Rom. 9 v. 24 à 26). Ce Dieu vivant devient un Père. La sentence «Lo-Ammi» prononcée sur Israël coupable a été suivie de l’appel d’un peuple céleste, une famille, jouissant avec son Dieu et Père d’une relation indissoluble, à laquelle même nos péchés ne peuvent porter atteinte (1 Pier. 2 v. 10).

 

2                    Osée 2 v. 1 à 17

 

La cause d’Israël est indéfendable (v. 2 ; comp. És. 1 v. 18). Après un réquisitoire accablant, Dieu prononce la sanction sur l’infidélité de ce peuple : «c’est pourquoi, voici, je vais fermer ton chemin…» (v. 6)… «c’est pourquoi je reprendrai mon blé…» (v. 9). «C’est pourquoi…» et on pourrait s’attendre à un châtiment plus sévère encore. Mais qu’annonce le v. 14 ? «C’est pourquoi, voici, moi, je l’attirerai, et je la mènerai au désert, et je lui parlerai au coeur». Incomparable grâce de Dieu ! Le péché des siens devient pour Lui l’occasion de déployer Son infinie miséricorde. Au lieu de chasser «l’épouse» ingrate et coupable, Il la prend par la main, et, seul à seul avec elle, s’adresse à elle de manière à toucher son coeur. Mais pourquoi mentionner cette sinistre vallée d’Acor ? N’évoquait-elle pas le péché d’Acan et ses conséquences désastreuses (Jos. 7 v. 26) ? Eh bien ! C’est elle que Dieu choisit pour en faire désormais «une porte d’espérance» (comp. És. 65 v. 10). Et moralement, il en est de même pour nous. La vallée du trouble, le lieu où nous avons affaire à Dieu au sujet de nos fautes passées, devient «une porte d’espérance». Ainsi Dieu nous montre que la jouissance de la communion avec Lui a pour point de départ nécessaire la confession de nos péchés.

 

3                    Osée 2 v. 18 à 23 ; 3 v. 1 à 5

 

Dans le style haché qui lui est propre, le prophète fait alterner sans transition la description du tragique état d’Israël, avec les promesses de restauration (v. 18 v. 23). La grâce de Dieu établira des liens nouveaux avec son peuple. Celui-ci ne sera plus esclave, comme cette femme achetée (ch. 3 v. 2), et ne dira plus «mon maître», mais «mon mari» (ch. 2 v. 16). «Je te fiancerai à moi», répète trois fois l’Éternel comme pour sceller son engagement (v. 19, 20). Tel l’anneau au doigt d’une jeune fiancée, cette promesse aurait dû parler au coeur du pauvre peuple, l’inciter à garder jalousement ses affections à l’Éternel (comp. Jér. 2 v. 2). Par analogie, nous pensons à l’Église qui devrait être toute pour Christ. «Je vous ai fiancés à un seul mari», dit Paul aux Corinthiens (2 Cor. 11 v. 2), révélant aussi en Éph. 5 v. 25 à 27 ce que Jésus a fait, ce qu’Il fait et ce qu’Il fera pour l’Assemblée.

La courte prophétie du ch. 3 décrit d’une manière frappante l’état actuel des fils d’Israël : ils n’ont plus ni roi ni culte, pas plus celui des idoles que celui de l’Éternel (v. 4). La maison d’Israël est vide, balayée et ornée, prête à l’accomplissement de Matt. 12 v. 45. Mais ensuite viendra sa repentance et son rétablissement dans la bénédiction divine par la bonté de l’Éternel (v. 5).

 

4                    Osée 4 v. 1 à 19

 

Les v. 1 et 2 nous rappellent Rom. 3 v. 9 à 19, passage dans lequel il n’est pas question seulement des Juifs, mais de tous les hommes. Israël a toutefois cette responsabilité supplémentaire, ayant «les oracles de Dieu», d’avoir volontairement rejeté la connaissance et oublié la loi (v. 6 ; Rom. 3 v. 2). Il s’est attaché aux idoles, «se soustrayant à son Dieu» (fin du v. 12). Chrétiens, cette dernière expression ne nous parle-t-elle pas ? Il existe mille manières et occasions de nous soustraire à l’autorité que le Seigneur doit avoir sur notre vie.

Quel va être cette fois le châtiment du misérable peuple ? Le plus terrible qui soit : l’abandon. Son état est incurable, sans espoir. Dieu renonce à le retenir et déclare : «J’oublierai tes fils» (v. 6). «Je ne punirai pas vos filles…» (v. 14) et plus loin : «Éphraïm s’est attaché aux idoles : laisse-le faire» (v. 17). Cependant ce tableau affreux de la corruption des dix tribus doit au moins servir d’avertissement à Juda. Guilgal avec Béthel (maison de Dieu), lieux de promesses et de bénédictions dans l’histoire d’Israël, sont devenus des centres d’iniquité, les capitales de la religion profane. L’Éternel enjoint solennellement à Juda de ne pas y monter (v. 15).

 

5                    Osée 5 v. 1 à 15

 

Le prophète s’adresse tout spécialement aux principaux d’Israël : les sacrificateurs, la maison du roi. Ceux qui auraient dû donner l’exemple ont été en piège au peuple (v. 1). Et le résultat est catastrophique : «Ils se sont enfoncés dans la corruption de l’apostasie» (v. 2). Au ch. 4 v. 15, l’Éternel avait conjuré Juda de ne pas imiter Éphraïm. En vain ! Sitôt après avoir annoncé la chute de ce dernier, le v. 5 ajoute : Juda aussi tombera avec eux. Quelle inconséquence et quel orgueil chez ces malheureux Israélites (v. 5) ! «Leurs méfaits ne leur permettent pas de retourner à leur Dieu» (v. 4). Pourtant, comme si de rien n’était, ils s’approchent de l’Éternel avec des sacrifices. Et ils ne le trouvent pas (v. 6), car c’est outrager Dieu que de prétendre accomplir un service religieux sans être d’abord en règle avec Lui au sujet de ses péchés. Éphraïm découvre sa maladie (v. 13). Mais, au lieu de s’adresser au grand Médecin en se reconnaissant coupable (v. 15), il se tourne vers l’Assyrie, le roi Jareb. Ainsi font beaucoup de personnes. Lorsque leur conscience les met mal à l’aise, plutôt que de s’humilier devant Dieu, elles vont chercher une aide et une diversion dans un monde qui ne peut les guérir.

 

6                    Osée 6 v. 1 à 11

 

Osée vient d’énoncer ce que Dieu attend pour guérir Israël : «qu’ils se reconnaissent coupables» (ch. 5 v. 15). N’est-il pas touchant de voir le prophète, aussitôt après, prendre en quelque sorte le peuple par la main et lui dire : «Venez, retournons à l’Éternel…» ? Celui qui a frappé bandera nos plaies. Un berger expliquait comment il lui avait fallu briser lui-même une patte à une brebis indocile, pour la rendre dépendante de lui et se l’attacher par ses soins. Le v. 4 reprend le portrait de l’état moral du peuple… et malheureusement celui de beaucoup de chrétiens. Combien ont eu une conversion pleine de promesses, auxquels ce reproche pourrait être adressé maintenant : «Votre piété est comme… la rosée qui s’en va de bonne heure» (v. 4 ; Apoc. 2 v. 4). Oh, que malgré les contacts desséchants avec ce monde, le Seigneur entretienne dans nos coeurs la fraîcheur de nos affections pour Lui ! Éphraïm et Juda apportaient en vain des bêtes pour les sacrifices (ch. 5 v. 6). L’Éternel leur répond : «J’ai aimé la bonté et non le sacrifice», (v. 6 que le Seigneur cite à deux reprises aux pharisiens : Matt. 9 v. 13 ; 12 v. 7). L’amour pour Christ et l’amour du prochain qui en découle est le seul mobile que Dieu reconnaisse à quelque service que ce soit (1 Cor. 13 v. 1 à 3).

 

7                    Osée 7 v. 1 à 16

 

«J’ai voulu guérir Israël…» (v. 1). «Et moi je voulais les racheter» (v. 13). Telle est aussi la pensée du Seigneur envers vous, ami encore inconverti. Mais il faut que votre désir réponde au sien (Jean 5 v. 6). Plus tard Jésus dira de même à Jérusalem : «J’ai voulu rassembler tes enfants… et vous ne l’avez pas voulu» (Luc 13 v. 34).

Nous avons déjà considéré l’état moral déplorable d’Israël sous les traits d’une femme adultère (ch. 2) et d’une génisse rétive (ch. 4 v. 16). Il est ici comparé successivement à une masse de pain levé (v. 4), à un gâteau qui n’a pas été retourné (v. 8), à une colombe niaise (v. 11), à un arc trompeur (v. 16). L’Éternel, sur un ton ironique, stigmatise à la fois son orgueil et son manque d’intelligence. Se mêler avec les étrangers a eu pour effet de consumer la force d’Éphraïm. Les «cheveux gris» (v. 9) sont le signe que l’énergie baisse… «Et il ne le sait pas». Sachons-le bien pour ce qui nous concerne : fraterniser avec le monde, sous quelque forme que ce soit, fait perdre au chrétien sa communion avec le Seigneur et lui retire donc, sans qu’il en ait conscience, toute énergie spirituelle. L’exemple de Samson le confirme de la manière la plus solennelle (Jug. 16, lire v. 19 et 20).

 

8                    Osée 8 v. 1 à 14

 

Annoncés par la trompette, les jugements fondront sur le peuple coupable (comp. Matt. 24 v. 28 et 31 ; Apoc. 8 v. 6…). Celui-ci aura beau protester : «Mon Dieu, nous te connaissons, nous, Israël…» (v. 2), il s’attirera cette réponse implacable : «Je vous dis : je ne vous connais pas» (Luc 13 v. 27). Matt. 7 v. 21 cite ces faux chrétiens qui s’écrient : «Seigneur, Seigneur !» sans s’être jamais souciés de la volonté divine. Ainsi les v. 2 à 4 soulignent la contradiction entre l’expression «mon Dieu» et l’esprit de complète indépendance manifesté par le peuple. Alors que jadis c’était Dieu qui désignait les rois et ordonnait tout ce qui concerne le culte, Israël avait lui-même choisi ses princes et jeté les bases d’une religion idolâtre (v. 4, 5, 11 ; 1 Rois 12 v. 20, 28 à 33). Aujourd’hui dans la chrétienté, chacun croit pouvoir décider de quelle manière il rendra culte, et il existe dans les sectes et les églises de quoi satisfaire à toutes les façons de voir.

Les fils d’Israël seront «comme un vase auquel on ne prend pas plaisir» (v. 8 ; És. 30 v. 14). «L’Éternel ne les a pas pour agréables» (v. 13). Puissions-nous être chacun «un vase à honneur, sanctifié, utile au maître, préparé pour toute bonne oeuvre»! Mais n’oublions pas les obligations de «quiconque prononce le nom du Seigneur» (2 Tim. 2 v. 19 à 22).

 

9                    Osée 9 v. 1 à 17

 

Les événements historiques qui correspondent à ces prophéties sont racontées dans les ch. 15 v. 8 à 17 v. 18 du 2º Livre des Rois. Les derniers souverains d’Israël avaient cru de bonne politique de s’appuyer alternativement sur l’Égypte et sur l’Assyrie (v. 3 ; comp. ch. 7 v. 11, 12 et 2 Rois 17 v. 4). Ce fut précisément leur perte. De leur côté, les réchappés de Jérusalem et de Juda cherchèrent refuge en Égypte (à Noph ou Moph), plutôt que de demeurer «dans le pays de l’Éternel» comme les en conjurait Jérémie (v. 6 ; Jér. 42 v. 10 et 19). Hélas, ne leur ressemblons-nous pas ? Que de fois, en présence d’une difficulté, nous recherchons de l’aide auprès des hommes plutôt qu’auprès du Seigneur (Ps. 60 v. 11). Éphraïm devait être privé de fils, demeurer stérile et sans fruit pour Dieu, comme le figuier que le Seigneur a maudit (v. 16 ; Marc 11 v. 12 à 14). Cette prophétie s’est accomplie par la dispersion actuelle des dix tribus jusqu’à leur rétablissement pour le règne de mille ans. Quant aux Juifs proprement dits (Juda et Benjamin), leur sort depuis le rejet du Messie est d’être «errants parmi les nations» (v. 17 ; Deut. 28 v. 64, 65). N’ayant pas connu le temps de leur «visitation» en grâce (Luc 19 v. 44 fin), ils devaient être visités par le jugement (v. 7).

 

10               Osée 10 v. 1 à 15

 

«Leur pain est pour eux-mêmes», constatait le ch. 9 v. 4. «Israël… porte du fruit pour lui-même», reprend notre v. 1. C’est l’occasion de nous demander à quel usage nous faisons servir ce que le Seigneur a pu nous confier : forces, intelligence, mémoire, loisirs, biens matériels… ? À son service, ou bien à la satisfaction de nos convoitises ?

Sur un ton sarcastique, les v. 5 à 8 commentent la disparition du veau d’or de Béthel, l’émoi des sacrificateurs idolâtres et celui du peuple, puis la destruction de Samarie et la fin de son dernier roi, qui porte lui aussi le nom d’Osée. Mais nous y trouvons en outre une allusion à la détresse d’Israël traversant la tribulation finale sans précédent. Le Seigneur allant à la croix citera la fin du v. 8 aux filles de Jérusalem (Luc 23 v. 30). «Des jours viennent…». «Ah ! N’était-il pas temps encore de semer en justice pour moissonner selon la piété, de défricher un terrain neuf, de recommencer une vie, produit d’une nouvelle naissance?…» (H.R.). Ce v. 12 s’adresse solennellement à tous ceux qui remettent à plus tard la question de leur salut : «C’est le temps pour chercher l’Éternel». Demain peut-être, vous ne le trouverez plus (lire És. 55 v. 6, 7).

 

11               Osée 11 v. 1 à 11

 

Le v. 1 est cité en Matt. 2 v. 15 à l’occasion du voyage en Égypte du petit enfant Jésus. Israël ayant entièrement manqué, Dieu lui substitue son Fils (comp. És. 49 v. 3). Lui recommencera l’histoire du peuple et, cette fois, entièrement à la gloire de Dieu.

Après avoir ainsi désigné mystérieusement Celui qui accomplira ses pensées de grâce et de salut, Dieu peut librement laisser parler son coeur. Le châtiment qu’Il a été obligé d’exercer a été encore plus douloureux pour Lui-même que pour le peuple. Ses compassions de Père se sont émues envers l’enfant rebelle. Il rappelle comment Il avait enseigné à Éphraïm à marcher, le prenant dans ses bras, lui donnant «doucement à manger» (ch. 2 v. 8). Il l’avait délivré de son esclavage et lié à Lui-même, mais par des liens d’amour. Qu’il est triste de voir Éphraïm inconscient à la fois de sa ruine morale (ch. 7 v. 9) et des soins de l’amour divin. «Ils ne savaient pas que je les guérissais» (v. 3).

Ami qui, peut-être, depuis plus ou moins longtemps vous êtes éloigné du Seigneur, sachez que depuis ce même temps Il s’occupe à vous restaurer. Sa miséricorde répond à votre misère. Ne vous touche-t-elle pas ? Laissez-vous attirer, ramener, par les cordes de Son amour.

 

12               Osée 12 v. 1 à 15

 

Éphraïm est dans les mêmes dispositions que plus tard l’assemblée de Laodicée. Il prononce la même parole satisfaite : «Je me suis enrichi…» (v. 9 ; Apoc. 3 v. 17). Mais ce n’est pas à la prospérité extérieure que Dieu regarde. Moralement ce peuple est malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, comme l’est maintenant pour Dieu la chrétienté professante. Par son mensonge, sa fraude, sa mondanité et sa confiance en l’homme, Éphraïm a tout fait pour provoquer la colère de l’Éternel qui lui rendra ses mépris (v. 15 ; Deut. 28 v. 37). Toutefois pour montrer que la voie de la repentance est encore ouverte, Dieu se sert de l’histoire de Jacob, qui fut un rusé calculateur, le supplanteur de son frère. Mais le patriarche avait un jour rencontré Dieu à Péniel, lutté avec Lui et triomphé, non «par sa force» mais par ses larmes et ses supplications. Plus tard à Béthel, après avoir purifié sa maison, il avait appris à Le connaître par son nom de Dieu Tout-puissant (Gen. 32 v. 24… ; 35). Crier au Seigneur, s’humilier, ôter les dieux étrangers, c’est ce qu’a fait Jacob et ce que n’a pas fait Éphraïm. C’est ce que nous ne devrions pas manquer de faire, prenant sur nous le v. 7 : «Toi, retourne à ton Dieu, garde la piété et le jugement, et attends-toi à ton Dieu, continuellement» (comp. És. 31 v. 6).

 

13               Osée 13 v. 1 à 16

 

«Rien de plus touchant dans la bouche de Dieu que ce mélange de reproches, de tendresse, d’appels à revenir à des moments plus heureux. Mais tout a été en vain ; Dieu a dû juger et avoir recours à sa grâce souveraine, qui amènera Israël à la repentance et à Lui» (J.N.D.). «Il n’y a pas de Sauveur hors moi», dit l’Éternel. Éphraïm devra s’en convaincre après avoir vainement attendu sa délivrance de ses rois et de ses juges (v. 10). «Il n’y a de salut en aucun autre», confirme Act. 4 v. 12, en parlant du nom de Jésus.

Dieu a connu son peuple dans le désert. Israël marchait alors après Lui dans un pays non semé (v. 5 ; Jér. 2 v. 2). Tant qu’il n’avait, comme a dit quelqu’un, que Dieu et le sable, il lui fallait bien compter pas après pas sur l’Éternel. Tandis que la prospérité avec le rassasiement contribuèrent plus tard à son éloignement coupable (v. 6 ; Deut. 32 v. 15, 18). Il en est souvent ainsi hélas ! dans la vie du chrétien. Dès qu’il pense ne plus avoir à compter sur le Seigneur pour ses besoins de chaque jour, il est en danger de s’enorgueillir et d’oublier le Dieu dont il dépend.

1 Cor. 15 v. 55 fait écho au cri de victoire du v. 14. À partir de la promesse touchant la délivrance finale d’Israël, l’Esprit élève nos regards vers la résurrection et sur Celui qui vainquit la mort.

 

14               Osée 14 v. 1 à 9

 

En conclusion du long débat de l’Éternel avec son peuple, un merveilleux dialogue s’engage. L’Esprit dicte à Israël les paroles de la repentance : v. 2 et 3. Dieu, qui est attentif au premier mouvement de retour (comp. Luc 15 v. 20), promet aussitôt : «Je guérirai leur abandon de moi» (v. 4). Abandonner le Seigneur est en effet la plus grave des maladies : elle atteint l’âme. «Je les aimerai librement», ajoute l’Éternel. Ses affections pourront alors s’exprimer sans obstacle par les plus riches bénédictions (v. 5 à 7). Et comment y répondra Éphraïm ? En répudiant toute relation avec les idoles (v. 8). L’amour de son Dieu lui suffira dorénavant.

En est-il ainsi de Jésus pour nous ? Comme dit un cantique, «s’Il veut que notre coeur l’aime, — Sans partage ni détour, — C’est qu’Il est d’abord lui-même, — Immuable en son amour». Et si nous demeurons dans son amour, Il se plaira à produire du fruit par notre moyen (v. 8 fin ; Jean 15 v. 8 à 10).

Ainsi se termine cette prophétie d’Osée dont le nom même était une promesse puisqu’il signifie délivrance. Si nous avons pu nous reconnaître plus d’une fois sous les traits d’Éphraïm, prenons pour nous les avertissements solennels qu’il reçoit. «Qui est sage ?…». N’est-ce pas celui qui, en tout temps, comprend les pensées de Dieu et qui marche dans ses voies (v. 9) ?