[ Page principale | Nouveautés | La Bible | la Foi | Plan des sujets | Études AT | Études NT | Index auteurs + ouvrages + sujets | Centres d'intérêt ]

 

Chaque Jour les Écritures

 

 

Livre des Lamentations de Jérémie

 

 

 

Table des matières :

1       Lamentations de Jérémie 1 v. 1 à 11

2       Lamentations de Jérémie 1 v. 12 à 22

3       Lamentations de Jérémie 2 v. 1 à 10

4       Lamentations de Jérémie 2 v. 11 à 22

5       Lamentations de Jérémie 3 v. 1 à 24

6       Lamentations de Jérémie 3 v. 25 à 51

7       Lamentations de Jérémie 3 v. 52 à 66 ; 4 v. 1 à 6

8       Lamentations de Jérémie 4 v. 7 à 22

9       Lamentations de Jérémie 5 v. 1 à 22

 

 

1                    Lamentations de Jérémie 1 v. 1 à 11

 

Les Lamentations de Jérémie expriment la douleur du prophète devant les événements racontés par le dernier chapitre de son livre, c'est-à-dire la prise et la destruction de Jérusalem par l'armée de Nebucadnetsar. Mais, comme toute prophétie, la portée de celle-ci dépasse les circonstances qui en ont été l'occasion et l'Esprit nous conduit dans ces chapitres jusqu'au temps à venir de la «grande tribulation» par laquelle Israël devra passer.

Il est touchant de voir Jérémie, bien que personnellement non coupable, prendre la plus grande part à l'humiliation de Jérusalem et s'identifier avec le peuple qui est sous le jugement de Dieu. Les malheurs qu'il n'avait cessé d'annoncer, et auxquels le peuple n'avait pas voulu croire, sont maintenant arrivés. Un autre n'aurait pas manqué de dire: Je vous avais avertis! Si seulement vous m'aviez écouté! Le serviteur de Dieu ne cherche pas ainsi à triompher. Bien au contraire! Jérusalem qui ne trouve plus au jour de sa détresse personne qui lui aide (v. 7; Es. 51 v. 18, 19), personne qui la console (v. 2, 9, 17, 21) aura en Jérémie (type de Christ) le plus fidèle des amis, le plus fervent des intercesseurs (voir Prov. 17 v. 17).

 

2                    Lamentations de Jérémie 1 v. 12 à 22

 

«N'est-ce rien pour vous tous qui passez pas le chemin?» s'écrie Jérusalem du milieu de sa calamité (v. 12). Que de fois nous passons insensibles à côté de la souffrance d'autrui (v. 21)! Que d'occasions précieuses nous perdons d'exprimer un peu de sympathie! Demandons au Seigneur de nous donner des cœurs plus sensibles, mieux à même de comprendre les peines de ceux qui nous entourent et de leur apporter, de la part de Dieu, une consolation véritable. — Comment ne pas penser à la croix en présence de cette douleur sans égale infligée par la colère de Dieu (v. 12)? Mais Christ n'avait «rien fait qui ne se dût faire», alors que, par la bouche de Jérémie, Jérusalem reconnaît, comme le brigand, avoir pleinement mérité ce qui lui arrive (v. 18; Luc 23 v. 41). Il nous semble aussi voir la foule de «ceux qui passaient par là», devant le Sauveur crucifié (Matt. 27 v. 39). Il y avait parmi ces passants — et il y a encore aujourd'hui en présence de la croix — des gens hostiles, des moqueurs, mais surtout des indifférents. C'est à eux que cette question s'adresse. Cher ami, ces souffrances de Jésus étaient pour votre salut. Est-ce qu'elles vous laissent insensible? Est-ce que cela n'est rien pour vous?

 

3                    Lamentations de Jérémie 2 v. 1 à 10

 

Au ch. 1, les ennemis de Jérusalem étaient considérés comme responsables de ses malheurs. À partir de maintenant, tout ce qui est arrivé est vu comme l'œuvre du Seigneur et de lui seul. Sachons aussi reconnaître Celui qui nous discipline… quelquefois pour nous châtier, mais toujours pour nous bénir à la fin. Et au lieu de nous arrêter aux moyens dont Dieu se sert dans ce but: soucis de santé, d'argent, contrariétés survenant dans notre travail…, au lieu de chercher seulement à en être soulagés le plus tôt possible, humilions-nous sous la puissante main de Dieu et rejetons sur lui tout notre souci, car il a soin de nous (1 Pier. 5 v. 6, 7).

Jérusalem fait l'inventaire complet de son désastre. Son roi, ses sacrificateurs, ses prophètes sont captifs ou massacrés, ses cultes solennels abolis, ses murailles ruinées. Rien n'a été épargné, pas même les choses les plus saintes: l'autel et le sanctuaire ont été souillés (ch. 1 v. 10), dévastés, et les objets précieux emportés à Babylone. Oui, jusqu'à l'arche elle-même, «marchepied de Ses pieds» (v. 1; Ps. 132 v. 7) avec la loi qui y était contenue (v. 9; 1 Rois 8 v. 9)! Elle disparaît à jamais, preuve que Dieu rompait pour l'avenir toutes relations avec son peuple coupable.

 

4                    Lamentations de Jérémie 2 v. 11 à 22

 

Immense est la désolation du prophète devant le tableau des versets précédents. Ses larmes coulent, intarissables, en présence de cette ruine «grande comme la mer» (v. 13).

Jésus aussi a pleuré sur Jérusalem, sachant d'avance quelles allaient être pour la ville coupable les conséquences de Son rejet (Luc 19 v. 41…).

Si le roi, les princes, les sacrificateurs, les prophètes menteurs (v. 14) et la plus grande partie du peuple, ont mérité les coups qui sont tombés sur eux, nombreux sont ceux qui souffrent sans être directement responsables. Des bébés meurent de faim; des vieillards et de jeunes enfants tombent d'inanition dans les rues (v. 11, 19, 21). Cependant Jérémie ne soulève aucun pourquoi. Il se met lui-même «à la brèche» en faveur de ce peuple qu'il aime.

Les v. 15 et 16 nous présentent de nouveau «ceux qui passent par le chemin». Mais il ne s'agit plus seulement d'indifférence, comme au ch. 1 v. 12. Cette fois ce sont les hochements de tête, les grincements de dents, les regards éhontés, les insultes et le mépris. Jésus, sainte Victime, a connu pendant les heures de la croix toutes ces manifestations de la méchanceté des hommes (voir Ps. 22 v. 7, 8; 35 v. 21).

 

5                    Lamentations de Jérémie 3 v. 1 à 24

 

Avec le ch. 3 nous arrivons au cœur de ce petit livre et en même temps au fond de la détresse du prophète. Bien que n'étant pas coupable, Jérémie prend personnellement sur lui les iniquités de son peuple, de sorte que le châtiment est considéré comme tombant aussi sur lui seul: «Je suis l'homme qui ai vu l'affliction par la verge de sa fureur…» (v. 1). Il représente ainsi le Seigneur Jésus accomplissant l'expiation de nos péchés. Les souffrances endurées à la croix de la part de l'homme, et que nous rappellent les v. 14 et 30 (comp. respectivement Ps. 69 v. 12 et Es. 50 v. 6) ont été suivies pendant les trois heures de ténèbres des souffrances qui Lui ont été infligées par Dieu, quand Il le traita comme le péché devait l’être. Ces terribles expressions de sa colère ont toutes été la part du Sauveur (comp. v. 8 et Ps. 22 v. 2). Et pourtant sa confiance et son espérance n'ont pas manqué un instant; tandis que celles de Jérémie l'abandonnent (v. 18).

Mais, à partir du v. 21, l'affligé recherche le secours auprès de Celui même qui le frappe. Alors sa foi, soumise et confiante, lui fait trouver les merveilleuses compassions de l'Éternel, «nouvelles chaque matin» (v. 23).

 

6                    Lamentations de Jérémie 3 v. 25 à 51

 

Pour que l'épreuve ne nous conduise jamais à douter de l'amour de Dieu, le prophète s'empresse maintenant d'ajouter que «ce n'est pas volontiers qu'Il afflige et contriste les fils des hommes» (v. 33). À plus forte raison ceux qui sont ses rachetés! 1 Pier. 1 v. 6 confirme qu'il ne le fait que «pour un peu de temps» et seulement «si cela est nécessaire». Or l'épreuve est souvent nécessaire pour briser notre volonté propre quand nous l'avons laissée se développer. Voilà pourquoi il est bon à l'homme «de porter le joug dans sa jeunesse» (v. 27). S'appliquer à l'obéissance quand on est encore un enfant, apprendre la soumission dans la maison paternelle, c'est se préparer à accepter ensuite toute sa vie l'autorité du Seigneur.

L'épreuve est souvent aussi pour nous l'occasion d'un retour sur nous-mêmes: «Recherchons nos voies et scrutons-les…» (v. 40). Nous pourrons ainsi reconnaître avec l'auteur du Ps. 119: «Il est bon pour moi que j'aie été affligé» (v. 71).

«Tu nous as faits la balayure et le rebut au milieu des peuples» (v. 45). Paul reprendra la même comparaison, mais non pour s'en plaindre (1 Cor. 4 v. 13). Le service de l'évangile et l'amour des saints lui permettaient d'accepter volontiers cette condition.

 

7                    Lamentations de Jérémie 3 v. 52 à 66 ; 4 v. 1 à 6

 

Nous nous souvenons de la fosse horrible dans laquelle Jérémie avait été jeté par ceux qui étaient «ses ennemis sans cause». Elle a inspiré les v. 52 et suivants et elle illustre les terreurs de la mort dans laquelle notre Sauveur, pour sa part, est entré réellement (voir aussi Jon. 2 v. 3).

Mais les v. 55 à 58 peuvent être l'expérience de quiconque gémit sous le poids de ses péchés et vient à réaliser ce que le Seigneur a fait pour lui.

Le ch. 4 met en contraste l'état actuel de Jérusalem avec ce qu'elle avait été précédemment. Au temps de sa prospérité, tout avait le plus brillant aspect. Les fils de Sion étaient estimés à l'égal de l'or fin. À l'égal seulement, remarquons-le, car lorsque l'épreuve a passé comme le feu de l'affineur, tout a été consumé, alors que l'or véritable y résiste victorieusement. Oui, il ne s'agissait, hélas! que d'un éclat trompeur. Souvenons-nous-en, c'est toujours l'épreuve qui fait tomber les apparences et manifeste le véritable état d'un cœur. La cruauté (v. 3), l'absence de toute piété (v. 4), l'égoïsme odieux conduisant aux actes les plus abominables (v. 10), voilà ce qui apparaît maintenant à nu chez ces habitants de Jérusalem. Dieu manifeste le fond de leur cœur, et le feu de son jugement ne laisse rien subsister de leur fausse piété.

 

8                    Lamentations de Jérémie 4 v. 7 à 22

 

La corruption en Israël a gagné jusqu'à ses nazaréens, c'est-à-dire ceux qui (comme les chrétiens aujourd'hui) doivent se distinguer par la pureté de leur conduite et leur entière séparation pour Dieu. Ils sont au comble de la déchéance. «On ne les connaît pas dans les rues» (v. 8). Rien ne les fait plus remarquer parmi les autres malheureux habitants de Jérusalem! Demandons-nous dans quelle mesure notre comportement au milieu du monde nous fait reconnaître comme étant véritablement mis à part pour le Seigneur.

Et quant à ceux qui étaient chargés de veiller sur le peuple, à savoir ses prophètes et ses sacrificateurs, ils avaient versé le sang des justes (v. 13)! Jérémie était bien placé pour le savoir (Jér. 26 v. 8). — «Notre fin est proche… notre fin est venue» disent les affligés du peuple (v. 18) après avoir inutilement attendu «un secours de vanité» et constaté que personne ne pouvait les sauver (v. 17). Eh bien! C'est le moment où Dieu déclare: «La peine de ton iniquité a pris fin» (comp. Es. 40 v. 1, 2). Ce sera le tour d'Edom de subir le châtiment. Il en est toujours ainsi. Quand il est devenu évident que rien ne peut nous venir en aide et que nous sommes au bout de nos propres forces, le moment est arrivé pour Dieu d'intervenir souverainement et de nous délivrer.

 

9                    Lamentations de Jérémie 5 v. 1 à 22

 

Dans une dernière complainte, le «résidu» du peuple fait la triste et humiliante description de son état sans rien cacher. Non seulement leurs pères (v. 7), mais eux-mêmes ont péché et en portent la peine (v. 16). C'est à ce point que doit en arriver aussi bien un inconverti que le croyant qui s'est laissé surprendre par une faute. Nous connaissons tous par expérience, il faut l'espérer, ce pénible travail de Dieu dans notre conscience, auquel notre orgueil fait trop souvent obstacle! Mais, à la différence des affligés de ce chapitre (v. 22), au moment où nous confessons nos péchés, nous savons que Dieu nous a déjà pardonné en vertu de l'œuvre de Christ.

Ces versets toutefois, comme d'ailleurs tout le livre, placent spécialement devant nous le côté du péché collectif. Et nous pensons au mal qui a aussi envahi l'Eglise comme un levain, à la mondanité, à la ruine qui en est résultée et dont les effets moraux sont aussi lamentables que le tableau de ce chapitre. Ah! Si nous avons le souci de la gloire du Seigneur, nous ne pourrons pas rester indifférents à un si désolant état de choses. Qu'il nous soit donné des cœurs véritablement humiliés, mais aussi confiants en un Dieu qui, lui, ne change jamais (v. 19).