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Chaque Jour les Écritures — Livre des Proverbes

 

 

 

Table des matières :

1     Proverbes 1:1-19

2     Proverbes 1:20-33

3     Proverbes 2:1-22

4     Proverbes 3:1-20

5     Proverbes 3:21-35

6     Proverbes 4:1-19

7     Proverbes 4:20-27; 5:1-14

8     Proverbes 6:1-19

9     Proverbes 6:20-35

10      Proverbes 7:1-27

11      Proverbes 8:1-21

12      Proverbes 8:22-36

13      Proverbes 9:1-18

14      Proverbes 10:1-15

15      Proverbes 10:16-32

16      Proverbes 11:1-17

17      Proverbes 11:18-31

18      Proverbes 12:1-16

19      Proverbes 12:17-28; 13:1-6

20      Proverbes 13:7-25

21      Proverbes 14:1-16

22      Proverbes 14:17-35

23      Proverbes 15:1-15

24      Proverbes 15:16-33

25      Proverbes 15:1-15

26      Proverbes 16:16-33

27      Proverbes 17:1-14

28      Proverbes 17:15-28

29      Proverbes 18:1-24

30      Proverbes 19:1-14

31      Proverbes 19:15-29

32      Proverbes 20:1-14

33      Proverbes 20:15-30

34      Proverbes 21:1-14

35      Proverbes 21:15-31

36      Proverbes 22:1-16

37      Proverbes 22:17-29

38      Proverbes 23:1-14

39      Proverbes 23:15-35

40      Proverbes 24:1-22

41      Proverbes 24:23-34

42      Proverbes 25:1-15

43      Proverbes 25:16-28

44      Proverbes 26:1-12

45      Proverbes 26:13-28

46      Proverbes 27:1-13

47      Proverbes 27:14-27

48      Proverbes 28:1-14

49      Proverbes 28:15-28

50      Proverbes 29:1-14

51      Proverbes 29:15-27

52      Proverbes 30:1-14

53      Proverbes 30:15-33

54      Proverbes 31:1-9

55      Proverbes 31:10-31

 

 

1                    Proverbes 1:1-19

Dieu s'est servi de Salomon, le plus sage parmi les plus sages (1 Rois 4:29...), pour nous donner «les Proverbes», ce livre de la Sagesse. Bien que s'adressant à tous, il est en quelque sorte dédicacé au jeune homme (v. 4). Oui, ce livre a été spécialement écrit pour toi, jeune ami croyant parvenu à l'âge de la réflexion et du jugement personnel. C'est le moment de ton orientation et des choix décisifs. À l'école de Dieu, où se poursuit ton éducation chrétienne sous l'autorité et l'exemple de tes parents (versets 7 à 9), les Proverbes constituent un de tes principaux «livres de classe». Il contient des définitions, des règles avec leurs applications, des exercices, des exemples à suivre, et d'autres à ne pas suivre. Mais la Sagesse (comme la Parole avec laquelle elle s'identifie), est en même temps une personne vivante qui enseigne et guide dans leur marche ceux qu'elle appelle ses fils.

Les Psaumes commençaient par la mise à part du fidèle (Psaume 1:1). Ici de même, la première instruction donnée au fils lui enjoint d'éviter «le chemin des pécheurs» qui chercheront à le séduire en l’invitant: «Viens avec nous» (v. 11). Elle lui montre où ce chemin conduit, et le met en garde: «mon fils, ne fais pas route avec eux» (v. 15; lire Éph. 5:11).

 

 

2                    Proverbes 1:20-33

La Sagesse s’est donné pour tâche l'éducation de ses fils, autrement dit de ses disciples. Mais elle se tourne également vers le dehors pour en inviter d'autres à le devenir. Dieu n'a pas donné sa Parole seulement pour l'instruction des croyants; elle est aussi l'Évangile de la grâce qui montre aux inconvertis le chemin du salut. Voyez la sagesse — et à travers elle le Seigneur Jésus — chercher diligemment les âmes, partout où elles se sont égarées, pour les inviter à revenir, et à se repentir. Nous connaissons, peut-être pour les avoir fréquentés avant notre conversion, ces «lieux bruyants» où le monde s'étourdit. La sagesse crie pour faire entendre sa voix au-dessus de tout ce brouhaha (comparer Jean 7:37 et 12:44). Et cette Parole, que Dieu fait annoncer partout, a un double effet: salut pour les uns, condamnation pour les autres (comp. Actes 17:32 à 34). Pour ceux, hélas nombreux, qui refusent d'écouter, la même voix qui aujourd'hui fait retentir les appels pressants de la grâce, un jour deviendra ironique et terrible (verset 26). Alors il sera trop tard (comparer verset 28 avec Amos 8:12). Mais pour ceux qui écoutent, ils habiteront en sécurité, sans crainte du jugement (verset 33). Ils seront au bénéfice de la promesse du v. 23: «Je ferai couler pour vous mon Esprit, je vous ferai savoir mes paroles».

 

 

3                    Proverbes 2:1-22

Avant de reprendre en main l'éducation de son fils, la Sagesse sonde ses dispositions. Est-il décidé à se laisser instruire pour trouver la connaissance de Dieu? (verset 5). Est-ce de bon gré qu'il se plie à la discipline de cette «école»? En effet, aucun enseignement n'est vraiment profitable s'il n'est accompagné du désir personnel d'acquérir cette connaissance, et du sentiment de son importance. Il arrive qu'un mauvais écolier devienne un bon élève à partir du moment où il a compris que son avenir dépend de son travail.

Voici donc la sagesse et l'intelligence qui s'offrent à nous. Dieu ne limite pas les dons de son Esprit (Jean 3:34). Mais en même temps nous avons à les poursuivre, à les rechercher activement par la prière (verset 3; comp. 1 Cor. 14:1). Les v. 1 à 4 invitent le croyant à un septuple effort. En effet, si notre cœur n'est pas fermement et personnellement engagé, la meilleure des éducations ne pourra pas nous préserver longtemps (comparer versets 10, 11; voir Daniel 1:8). Nous tendrons à nous aligner sur le milieu dans lequel nous nous trouverons, et nous serons donc à la merci des mauvaises influences (versets 12 à 22). Et le jour du départ de la maison paternelle risquera de marquer un tournant fatal. Car, ne l'oublions jamais, «les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs» (1 Corinthiens 15:33).

 

 

4                    Proverbes 3:1-20

Elles sont pour toi, jeune ami croyant, ces paroles pleines d'amour de ton Père céleste: «Mon fils, n'oublie pas...». Cette expression «mon fils» est répétée quatorze fois dans les ch. 1 à 7. L'apôtre, citant aux Hébreux les versets 11 et 12, sera obligé de leur dire: «Vous avez oublié l'exhortation qui s'adresse à vous comme à des fils». Pesons donc bien les avertissements de ces chapitres, en nous rappelant qui nous les adresse (Hébreux 12:5, 25).

La bonté et la vérité sont inséparables. Elles correspondent à la nature de ce Dieu d'amour et de lumière dont nous sommes les enfants. Serrons-les dans notre cœur (verset 3).

Ainsi que nous l'a montré le chapitre 2, il y a une intelligence à rechercher par la prière; celle par laquelle le Saint Esprit nous fait entrer dans les pensées de Dieu. Bienheureux celui qui l'obtient (verset 13). Par contre, il en est une autre dont il faut que je me méfie: ma propre intelligence (verset 5). Je ne puis en même temps m'appuyer sur elle et me confier en Dieu de tout mon cœur, suivre à la fois mes raisonnements... et les directions d'en haut. «Ne soyez pas sages à vos propres yeux», recommande Romains 12:16 reprenant notre v. 7.

Les bénédictions promises ici au disciple de la Sagesse sont des bénédictions terrestres. À plus forte raison le chrétien devrait-il réaliser ces exhortations, puisque son appel est céleste.

 

 

5                    Proverbes 3:21-35

Retenir les instructions de la Sagesse est nécessaire en premier lieu à la vie de mon âme. «L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole de Dieu» (Luc 4:4). Ce sera en même temps vis-à-vis des autres un ornement de la grâce (v. 22; ch. 1:9; 4:9). Ma marche s'en trouvera affermie de jour, et durant la nuit, je reposerai en sécurité. Mon sommeil sera doux (verset 24). D'où viennent les hésitations et les erreurs de jugement qui me font souvent broncher au cours de la journée? Les craintes et les tourments d'esprit qui viennent quelquefois m'assaillir même pendant la nuit? De ce que j'ai perdu de vue les enseignements du Seigneur, ainsi que la simple confiance en Lui (verset 26), pour raisonner selon mes propres pensées.

Dieu, qui connaît mon cœur égoïste, me rappelle ensuite ce que je dois à mon prochain (verset 27; Luc 6:30). Et Il attend de moi, parce que je suis son enfant, une entière droiture, l'absence de compromis dans mes actes, mes paroles et mes intentions. Douceur et débonnaireté sont des vertus dont le monde risque de profiter pour dépouiller le chrétien qui les manifeste. Mais celui-ci n’est jamais perdant. Dieu donne une plus grande grâce, comme nous le promet Jacques (4:6) en citant le verset 34?

 

 

6                    Proverbes 4:1-19

C'est dans sa famille que l'enfant de parents chrétiens commence à acquérir les rudiments de la sagesse selon Dieu. Contester, mépriser ou abandonner (verset 2) la «bonne doctrine» entendue à la maison, ce sont autant d'attitudes qui ne peuvent être bénies et le point de départ trop fréquent de vies perdues pour le témoignage (comparer verset 10 avec Exode 20:12).

«Le père fera connaître aux fils ta vérité» (Ésaïe 38:19). L'enseignement chrétien est à la responsabilité du chef de famille, qui transmet à ses enfants ce que lui-même a souvent reçu de ses propres parents (Ps. 78:4 à 6). Salomon, l'écrivain inspiré des Proverbes, se souvient sans doute des dernières paroles de son père David (verset 3; 1 Rois 2:1 à 3).

Les v. 11 à 13 nous instruisent quant à la marche, les v. 14 à 19 quant au chemin. Le sentier des méchants nous est décrit pour que nous sachions l’éviter et nous engager fermement sur ce sentier des justes qui est comme la lumière resplendissante qui va croissant… jusqu'à ce que le plein jour soit établi». La sagesse est un domaine dans lequel on progresse petit à petit (comp. Luc 2:52). Ce qui n'est pas normal, c'est un arrêt dans cette croissance, dû à un mauvais état de conscience. Puisse ce verset 18 résumer la vie de chacun d'entre nous!

 

 

7                    Proverbes 4:20-27; 5:1-14

Tous les sens, tous les organes vitaux du croyant doivent demeurer sous le contrôle de la sagesse. Cette sagesse, cher ami chrétien, Dieu l'a mise à ta disposition (Jacques 1:5). Par elle, tu es responsable de surveiller ton oreille (verset 20), tes yeux (versets 21, 25), tes pieds (versets 26, 27; voir Psaume 119:101), tes pensées, tes lèvres (chapitre 5:2). Et, par-dessus tout, ton cœur, ce centre moteur qui gouverne l’être entier (v. 23). S’il est pris, c’en est fait de toi. Combien ont manqué leur vie, combien ont versé des larmes amères, pour avoir, au temps de leur jeunesse, laissé se développer en eux une affection qui n'était pas selon le Seigneur!

Si les lèvres sont la porte de sortie du cœur, les yeux en sont la principale porte d'entrée. Veille donc à ce que nos yeux regardent droit en avant. Qu'ils se fixent sur Jésus, but de la course de la foi (Hébreux 12:2)! De cette façon aucune convoitise ne pourra y trouver un accès complaisant.

Les v. 8 et suivants décrivent la misère de celui qui s’est laissé détourner par «l’étrangère»: il donne «ses années à l’homme cruel» (v. 9). Nous n’avons donné que trop de nos années à Satan avant notre conversion. Voudrions-nous retourner sous son emprise?

 

 

8                    Proverbes 6:1-19

Se porter caution c'est recommander quelqu'un en garantissant les engagements qu'il a contractés. En apparence cela part d'un bon sentiment. Mais Dieu a le cautionnement en horreur, d’abord parce qu'il traduit de la confiance en l'homme, ensuite parce qu’il dispose inconsidérément de l'avenir, qui n'appartient qu'à Lui seul (Jérémie 17:5; Jacques 4:13, 14).

Au paresseux, les versets 6 à 8 conseillent une visite à la fourmilière. Que de profitables leçons on peut apprendre auprès de ce petit peuple laborieux!: diligence, persévérance, prudence, ordre, entraide, libre discipline. Pas une ne reste inactive, et si le fardeau est trop lourd, une compagne accourt à son aide. Sachons observer les vivantes instructions que Dieu a disposées pour nous ici ou là dans sa création.

Nous avons déjà vu que tous les membres du croyant devaient être gardés et sanctifiés pour Dieu (chapitre 4:21 à 27; 5:1, 2). Les versets 12 à 19 nous montrent comment, chez l'homme naturel, ces mêmes membres sont mis au service du mal. Telle était aussi notre condition lorsque nous étions esclaves du péché. Mais Romains 6:18, 19 nous rappelle que nous avons été affranchis et nous exhorte fermement à livrer maintenant nos membres comme esclaves à la justice pour la sainteté.

 

 

9                    Proverbes 6:20-35

Dès le début du livre, immédiatement après la crainte de l'Éternel, un tout premier devoir a été rappelé au jeune chrétien: Écouter ses parents et leur obéir (chapitre 1:8, 9). Les versets 20 à 22 reviennent sur ce sujet important pour donner à l'enseignement du père et de la mère la même place que celle qu'attribue Deutéronome 11:18, 19 aux paroles de Dieu Lui-même. Obéir à ses parents, c'est donc obéir à Dieu. Chose non seulement «juste» (Éphésiens 6:1), mais aussi «agréable dans le Seigneur» (Colossiens 3:20). Que cette obéissance soit visible dans les maisons chrétiennes, et cela d'autant plus qu'elle décline beaucoup dans le monde d'aujourd'hui! (2 Timothée 3:2). À l'influence du foyer familial, s'oppose une fois de plus celle de la femme étrangère qui personnifie le péché (2:16; 5:3, 20; puis 7:5). Ne nous étonnons pas de ces mises en garde répétées. Nous savons par expérience que les tentations se renouvellent. Mais elles seront d'autant plus pressantes qu'elles rencontreront dans nos pensées ou dans nos habitudes de l'impureté non jugée.

La paresse, elle aussi, ouvre toutes grandes les portes de la convoitise charnelle, comme nous l'apprend l'histoire de David et de son affreux péché (2 Samuel 11).

 

 

10               Proverbes 7:1-27

Ce chapitre illustre de la façon la plus solennelle le danger que la femme étrangère fait courir au jeune fils de la sagesse. Il s'agit d'une véritable chasse à l'âme (comp. 6:26). À l'affût: cette femme impure, bruyante et sans retenue. Elle camoufle ses intentions perverses sous des dehors religieux (verset 14). Elle va, vient, guette sa proie avec la complicité de la nuit. Ses armes: des paroles doucereuses et le battement de ses paupières (ch. 2:16; 5:3; 6:25). Sa victime: un jeune homme léger, désoeuvré, vaincu d'avance parce qu'il n'a pas de volonté et qu'il est dominé par ses sens.

La scène est vite jouée: inconscient, stupide, «il est allé aussitôt après elle». Le piège de l’oiseleur — c’est-à-dire Satan — s’est aussitôt refermé (v. 23; Ps. 91:3). Trop tard! Plaisirs d'un moment, mais payés de quel prix! Car «il y va de sa vie»... et il ne le savait pas (verset 23). Avertis comme vous l’êtes, jeunes chrétiens, vous êtes plus responsables encore. Mais vous savez aussi où trouver la ressource: «Comment un jeune homme rendra-t-il pure sa voie? Ce sera en y prenant garde selon ta parole» (Psaume 119:9). Méditez l’exemple de Joseph et de sa ferme réponse en Gen. 39:9. Et, à l'heure du danger, criez à Celui qui est toujours «à même de secourir ceux qui sont tentés» (Hébreux 2:18).

 

 

11               Proverbes 8:1-21

Comme au chapitre 1, la Sagesse se tourne vers les perdus et fait retentir ses appels de grâce. Elle se poste cette fois sur les hauteurs, sur les chemins, aux portes de la ville, partout où le monde passe. Le carrefour (v. 2) est un endroit de la route où l'occasion se présente de changer de direction. C'est là que, dans la parabole, sont envoyés les serviteurs du roi, afin de chercher et de convier autant de gens qu'ils trouveront (Matthieu 22:9). Le chapitre 9 nous montrera que la Sagesse a elle aussi son festin préparé et qu'elle envoie ses servantes pour confirmer son invitation. Vous qui peut-être marchez encore sur le chemin large, répondez maintenant à la voix insistante qui vous appelle au carrefour. Cette voix est celle de Jésus, qui veut votre bonheur. Il fait entendre à ceux qui L'écoutent des choses excellentes, des paroles droites, claires, véritables (versets 6, 9). Il a en réserve des trésors qui n'ont rien de comparable avec l'or et l'argent de ce monde. Il fait hériter «les biens durables» (v. 18 note), «réels» (v. 21), les «biens à venir»... «meilleurs et permanents», comme les appellent aussi Hébreux 10:1 et 34. Combien est glorieux en vérité, «ce que Dieu a préparé pour ceux qui l' aiment» (1 Corinthiens 2:9; comparer versets 17 à 21).

 

 

12               Proverbes 8:22-36

«Ce que Dieu a préparé pour ceux qui l'aiment» a sa source en Christ. Il est, Lui, «la sagesse de Dieu en mystère, la sagesse cachée, laquelle Dieu avait préordonnée avant les siècles pour notre gloire» (1 Corinthiens 2:7, 9; voir aussi 1 Corinthiens 1:30). Les versets 22 à 31, nous font remonter le cours du temps au-delà du commencement des choses créées, aussi loin que peut aller notre pensée. Déjà la Sagesse était là, une Personne à côté de Dieu: le Fils avec le Père, dans une plénitude réciproque d'amour et de joie, pour concevoir, puis réaliser ensemble l'œuvre de la création. Mais de plus nous apprenons ici quelque chose d'extraordinaire: Avant que n'existe un seul homme, avant qu'il y ait seulement une terre pour le porter, avant même «le commencement de la poussière du monde», nous avons été, vous et moi, connus et aimés. «Mes délices étaient dans les fils des hommes», telle est la merveilleuse déclaration du Bien-aimé de Dieu, avant que le temps ne commence. Il ne voulait pas jouir seul de l'amour de son Père. Et toute l'œuvre qu'Il allait entreprendre avait ce grand dessein final: Introduire des hommes sauvés et parfaits dans son propre bonheur, à la gloire de Dieu son Père.

 

 

13               Proverbes 9:1-18

La Parole qui était «au commencement auprès de Dieu», qui «était Dieu», est descendue pour parler aux hommes et leur apporter la révélation du Père (sujet de l'Évangile de Jean). Ainsi en est-il de la Sagesse. Elle n'est pas restée «à côté» de l'Éternel. Elle a bâti sa maison au milieu des hommes (Jean 1:14 note), et les y invite: «Venez, mangez... buvez...» (comparer Jean 6:51). Elle rassasie d'abord; elle instruit ensuite. Jésus remplit le cœur avant de garnir l'esprit et la mémoire. Car si l'amour pour Lui ne précède pas la connaissance de «ses commandements», nous ne serons pas capables de les garder.

De plus l'instruction de la sagesse doit commencer par son commencement qui est la crainte de l'Éternel (verset 10): C'est le sentiment de l'autorité de celui qui dispense l'enseignement. On se tient avec respect devant Dieu en mesurant l'importance de chacune de ses paroles. Nous ne devrions pas lire autrement la Bible.

Dans le monde une autre voix cherche à détourner les hommes: celle de la folie (et du péché)! Elle prend l'apparence de la Sagesse (comparer versets 4 et 16) et nous offre «de jouir pour un temps des délices du péché» (Héb. 11:25). Mais regardons de plus près le visage de ses invités: ce sont des morts. À son sinistre festin sont attablés des trépassés (v. 18; 2:18, 19).

 

 

14               Proverbes 10:1-15

À partir de ce chapitre, les Proverbes se présentent comme une suite de sentences successives inspirées par la Sagesse. Il n'est pas toujours facile d'en saisir l'ordre ni d'en dégager les pensées principales. Nous ne saurions trop conseiller l'aide de l'ouvrage: Étude sur les Proverbes de H.R. pour tirer de ce livre un plus grand profit. Faute de place, nous ne pourrons nous arrêter ici chaque jour que sur un petit nombre de versets.

Le premier sert d'introduction générale: «Un fils sage réjouit son père». Il se complète par le verset 24 du chapitre 23: «Le père du juste aura beaucoup de joie...» (voir aussi 15:20; 17:21, 25; 29:3). Pensons à la satisfaction de nos parents quand nous montrons ces caractères de justice et de sagesse selon Dieu. Mais élevons-nous en même temps plus haut pour admirer le Fils dont l'excellente sagesse faisait les délices continuelles de son Père. Non seulement dans l'éternité passée, mais aussi pendant son chemin sur la terre (chapitre 4:3; Matthieu 3:17; 17:5).

Les versets qui suivent nous montrent en détail de quelle manière un fils sage honore et réjouit son père: Justice pratique dans l'activité (versets 4, 5), dans la marche (verset 9), dans les paroles (versets 11, 13, 14), voilà ce qu'a manifesté Jésus, et ce qui a réjoui infiniment le cœur du Père (voir Jean 8:29).

 

 

15               Proverbes 10:16-32

C'est en particulier par son langage qu'un juste se fait reconnaître (comparer Matthieu 26:73). Est-ce que nous y prêtons assez d'attention? Absence de mots grossiers, de paroles inconvenantes ou folle (Éphésiens 4:29; 5:4). Si nous avons l'habitude de dire tout ce qui traverse notre esprit, c’est à nous que s’adressent les versets 19 et 20. Mais «la langue du juste est de l'argent choisi». Elle filtre les impuretés et ne laisse passer que ce qui a de la valeur. Le cœur du croyant contient deux sources qui s'écoulent par la même issue de nos lèvres (Jacques 3:9 à 11): La fontaine de vie (verset 11; comparer Jean 4:14), capable d'en repaître plusieurs (verset 21). Et la source impure de notre chair qui laisse sourdre toute mauvaise pensée (Matthieu 15:18, 19; voir aussi Prov. 12:18). L'enseignement de la Sagesse nous apprendra à parler comme à nous taire (lire la prière du Psaume 141:3).

Le sort du juste et celui de l'impie sont comparés dans les versets 24 à 30. Le méchant a une crainte (verset 24); ce n'est pas celle de l'Éternel, mais une terreur vague et superstitieuse, avec à l'arrière-plan la mort à laquelle il n'est pas préparé (Job 15:20, 21). Combien différente est la part du chrétien! Pour la vie présente, Dieu lui accorde ses justes désirs (verset 24). Et quant à l'avenir, son cœur est réjoui par une bienheureuse attente (verset 28).

 

 

16               Proverbes 11:1-17

Nous avons remarqué comment, dans presque chaque verset de ces chapitres, la part et le caractère du juste et du méchant sont mis en contraste. Eh bien! il en est ainsi dans la vie journalière de l'enfant de Dieu: Placé à côté des incrédules de ce monde, sa fidélité est appelée à faire ressortir leur iniquité et inversement. Il est droit et intègre au milieu de pervers, et d’impies.

Les versets 9 à 14 présentent plus particulièrement le côté de la vie en société. Le juste n'est pas appelé à vivre seul. Sa présence au milieu du monde qui l'observe est un témoignage rendu à celui-ci. L'épître à Tite nous avertit d'avoir à vivre justement... dans le présent siècle, afin d'orner comme les illustrations d’un livre «l'enseignement qui est de notre Dieu sauveur» (Tite 2:10 à 12).

«La sagesse est avec les hommes modestes» (verset 2). Le croyant qui se tient devant Dieu n'a jamais une haute opinion de lui-même. Le meilleur remède à l'orgueil est de penser à la grandeur du Seigneur Jésus. Cet orgueil qui s'accompagne de mépris pour le prochain est le contraire de l'intelligence (verset 12). Car cette dernière me fera toujours trouver des raisons pour estimer l'autre supérieur à moi-même (Philippiens 2:3).

 

 

17               Proverbes 11:18-31

La tendance de notre cœur égoïste est d'accaparer et de retenir plus qu'il ne faut (versets 24, 26). Mais lisons en Luc 6:38 ce que recommande le Seigneur Jésus. Le vrai moyen d'être béni soi-même est de s'occuper du bien des autres. Cela défie quelquefois la prudence et la sagesse humaine, mais Dieu n'a pas la même arithmétique que l'homme. Il renverse ses calculs et ses précautions. Et les richesses sont toujours un piège pour ceux qui s'y confient (verset 28; comparer Marc 10:24 et 1 Timothée 6:17, 18). «Riches en bonnes oeuvres» telle doit être notre ambition d'après ce dernier passage.

Pourtant il existe dans le monde une chose de la plus haute valeur, que nous sommes invités à rechercher et à gagner. Qu'y a-t-il de plus précieux qu'une âme? Pour acquérir la nôtre, le Seigneur a «vendu tout ce qu'il avait» (Matthieu 13:44 à 46). Oui, «le sage gagne les âmes» (verset 30). Heureux service, le savons-nous? C'était celui du disciple André (Jean 1:41 à 43); et ce peut être le nôtre aussi, quel que soit notre âge et notre degré de connaissance. Celui qui veut gagner une âme au Seigneur, de quoi a-t-il tout spécialement besoin? Précisément de cette sagesse prompte à saisir l'occasion (Éphésiens 5:15, 16). Et aussi de l'amour, habile à trouver le chemin du cœur (1 Cor. 9:19, 22).

 

 

18               Proverbes 12:1-16

Le juste est à présent considéré dans sa vie familiale: sa femme (verset 4), sa maison (verset 7), son serviteur (verset 9), sa bête (verset 10), son travail (verset 11 ... ). Où est-ce que la fidélité du croyant doit se montrer, si ce n'est d'abord dans ses relations domestiques et dans son travail de tous les jours?

Il ne faut pas confondre ces enseignements de la Sagesse avec ce que, dans le monde, on appelle la morale. Celle-ci est l'ensemble des règles de bonne conduite que les hommes se donnent à eux-mêmes; elles aussi s'expriment souvent sous forme de maximes. Certaines d'entre elles ont été empruntées au christianisme; d'autres sont inspirées par le bon sens ou par l'expérience de la vie en société. Mais la morale humaine ne fait pas intervenir Dieu. Tandis que nous avons ici des principes divins, communiqués par Dieu. Jacques 3:15 distingue la sagesse d'en haut d'avec la sagesse de ce siècle, terrestre, animale, diabolique, celle qui par exemple faisait parler Pierre en Matt. 16:22, obligeant le Seigneur à l’appeler «Satan».

Le verset 15 nous montre que l'homme est incapable de juger par lui-même si sa voie est droite ou ne l'est pas. Le monde est rempli de ces fous qui règlent leurs pas selon la morale humaine, plutôt que d'écouter le conseil de Dieu.

 

 

19               Proverbes 12:17-28; 13:1-6

«Qui surveille sa bouche, garde son âme» (chapitre 13:3). Ne nous étonnons donc pas de trouver dans les Proverbes autant de recommandations à propos de l'emploi de la langue. Il s'agit au verset 17 de la vérité. Un enfant de Dieu devrait être connu pour la dire, et toujours, quoi qu'il puisse lui en coûter (Éphésiens 4:25)! La lèvre véridique (verset 19) est le contraire des lèvres menteuses qui sont «en abomination à l'Éternel» (verset 22).

Le verset 25 nous suggère un autre usage de notre langue: Réjouir par une bonne parole ceux dont le cœur est abattu. La bonne parole par excellence, n'est-ce pas la bonne nouvelle de l'Évangile? Par elle je pourrai montrer le chemin à mon compagnon (verset 26).

Montrer le chemin, c'est montrer Jésus (Jean 14:6) par mes paroles et surtout par mes oeuvres! Lui était ce Fils sage qui écoute l'instruction du Père (ch. 13:1; Jean 8:49). Une seule pensée le dirigeait: «Moi je fais toujours les choses qui lui plaisent» (Jean 8:29, 49). Quel modèle Il nous propose, n'est-ce pas?

Nous retrouvons ici le paresseux avec son opposé le diligent (versets 24, 27 et chapitre 13:4). En négligeant de rôtir sa chasse (v. 27), le paresseux se prive de nourriture. Souvenons-nous qu’un effort  personnel est indispensable pour retenir et assimiler les vérités bibliques que nous avons pu lire ou entendre (notes prises et relues, versets appris par cœur, etc…). Ne soyons pas «paresseux à écouter» (Héb. 5:11).

 

 

20               Proverbes 13:7-25

«La lumière des justes est joyeuse...» (verset 9; comp. Ps. 97:11). La joie selon Dieu fait partie du témoignage des enfants de lumière. Un chrétien triste est souvent un triste chrétien. L'humeur maussade est comme un écran qui voile tout le rayonnement qu'un croyant pourrait avoir. En contraste, «la lampe des méchants s'éteindra» (v. 9; ch. 24:20). L'huile leur manque, comme aux vierges folles de la parabole (Matthieu 25:8), car la vie de l'Esprit est absente pour entretenir la lumière.

«Ce n'est que de l'orgueil que vient la querelle» (verset 10). Nous expliquons en général nos disputes par d'autres motifs. Tout au plus chacun saura-t-il discerner l'orgueil chez son adversaire. Eh bien! ce verset m'ouvre les yeux. Une querelle trahit mon propre orgueil: Je veux avoir raison; cela m'humilie de céder. Il suffira donc que je montre l'esprit de Christ pour faire aussitôt cesser le conflit et... au fond, remporter la victoire (Matt. 5:39, 40; Gen. 13:8, 9).

L'enseignement du sage est une fontaine de vie (verset 14). Écoutons donc ceux chez qui nous pouvons reconnaître cette sagesse d'en haut. Mais il est encore plus profitable de marcher avec eux (verset 20). Quelles sont nos fréquentations?

 

 

21               Proverbes 14:1-16

«La sagesse des femmes» est en rapport avec leur maison (verset 1). À notre siècle où la femme mariée cherche souvent à jouer un rôle dans tous les domaines, excepté celui de son propre foyer, il est opportun de souligner cet enseignement biblique (Tite 2:5). Ne faut-il pas toute sagesse divine pour l'éducation chrétienne des enfants? Même les tâches quotidiennes du ménage, lesquelles paraissent trop humbles et trop monotones à certaines, ont un grand prix pour le Seigneur.

Plusieurs versets établissent ce que Dieu appelle la folie. Il ne l'apprécie pas selon les mêmes points de vue que le monde (1 Corinthiens 1:19, 20). Un des caractères du fou est qu'il se moque du péché (verset 9). Or c'est en même temps mépriser la croix qui fut nécessaire pour ôter celui-ci; et il n'y a pas de plus grand outrage pour Dieu.

Le verset 13 définit la joie de l'incrédule en contraste avec celle du croyant (chapitre 13:9). L'espérance du chrétien maintient la joie dans son cœur même au travers de ses peines. Il peut être à la fois «attristé mais toujours joyeux» (2 Corinthiens 6:10). Alors qu'inversement pour le monde, «même dans le rire le cœur est triste...» (verset 13). Pauvre et sinistre joie que celle qui ne fait que masquer, un court moment, la perspective du terrible jugement à venir.

 

 

22               Proverbes 14:17-35

«L'homme prompt à la colère agit follement» (verset 17; comp. Eccl. 7:9). Au contraire «la lenteur à la colère est grande intelligence...» (verset 29; voir aussi Jacques 1:19) et c’est un caractère souvent attribué à Dieu Lui-même (Ex. 34:6; Nb. 14:18, etc…). Combien d'actes ou de paroles prononcées sur le coup de l'irritation qui sont ensuite amèrement regrettées! Plutôt qu'un «esprit impatient», montrons donc cette grande intelligence: faisons précéder l'explosion de notre colère d'un moment de réflexion (ou mieux, de prière). Nous constaterons plus d'une fois ensuite qu'il ne subsiste aucun motif valable à notre irritation. Celui qui sait qu’il a l’approbation de Dieu est capable de s’attendre paisiblement à Lui (comp. 1 Rois 22:24, 25).

«Bienheureux celui qui use de grâce envers les malheureux» (verset 21). Sous prétexte que les bonnes oeuvres sont sans valeur pour accomplir notre salut, nous pourrions être portés à les négliger. Or justement les enfants de Dieu sont invités «à être les premiers dans les bonnes œuvres» (Tite 3:14), sans toutefois perdre de vue que l'état des âmes passe avant les besoins matériels. Le verset 25 nous rappelle le Témoin par excellence... mais également ce qui doit caractériser tout témoignage fidèle: montrer aux âmes le chemin de la délivrance.

 

 

23               Proverbes 15:1-15

Le moyen d'apaiser notre propre colère, nous l'avons appris hier, c'est la patience et la prière. Voici à présent un remède à la colère des autres: Ce baume souverain s'appelle «une parole douce». La réponse humble et paisible de Gédéon aux hommes d’Éphraïm en Juges 8:1 à 3 a eu raison de leur irritation; et n’est-ce pas la moindre des victoires de cet homme de foi. À l'opposé, «une parole blessante» comme son nom l'indique, ouvre une blessure, qui est ensuite bien difficile à guérir.

Rapprochons les versets 5, 10 et 12 (ainsi que les versets 31, 32). Avoir égard à la répréhension et à la correction, permet de devenir avisé. C'est en tenir compte pour éviter de recommencer à mal faire. Le chapitre 13:24 (et Hébreux 12:6 par rapport à Dieu) nous a affirmé que des parents, contrairement aux apparences, montrent leur amour en disciplinant leurs enfants! Le secret pour accepter la répréhension est par conséquent de comprendre qu'elle est dictée par le vrai amour et qu'elle a en vue «notre profit». Ne soyons donc pas comme le moqueur, qui n'aime pas celui qui le reprend (verset 12).

«La prière des hommes droits lui est agréable» affirme le v. 8. La droiture est en effet l’absence de volonté propre, la pleine soumission à la pensée de Dieu, lequel pourra alors exaucer une telle prière (1 Jean 5:14, 15).

«Le cœur joyeux égaie le visage» (verset 13). La joie d'un enfant de Dieu doit pouvoir se lire sur sa figure. Et comment son cœur pourra-t-il être heureux et joyeux? En trouvant continuellement sa force et sa nourriture en Christ, objet de son bonheur. «Le cœur heureux est un festin continuel» (verset 15; comparer Jean 4:32).

 

 

24               Proverbes 15:16-33

Les versets 16 et 17 nous enseignent quelles sont les vraies valeurs ici-bas: la crainte de Dieu avec l'amour qui vient de Lui. «La piété avec le contentement est un grand gain — atteste l'apôtre —… ayant la nourriture et de quoi nous couvrir, nous serons satisfaits» (1 Timothée 6:6 à 8).

Soulignons le verset 23: «Une parole dite en son temps, combien elle est bonne!». Que de fois nous gardons le silence alors qu'il y aurait une parole à dire! Et c'est en général par manque de courage ou de dépendance du Saint Esprit (Matt. 10:19, 20). Mais quand, avec le secours du Seigneur, nous avons pu saisir l’occasion de parler de lui, nous expérimentons la première partie de ce verset: la joie vient remplir notre cœur.

Notre chapitre se termine sur ce proverbe tant de fois commenté par le Seigneur Jésus: «L'abaissement va devant la gloire» (voir Matthieu 18:4; 19:30; 20:27, 28; 23:11, 12 ... ). Mais Il ne s'est pas contenté de l'enseigner dans ses paroles. Qui jamais s'est abaissé comme Lui? Aussi nul ne sera non plus exalté davantage.

 

 

25               Proverbes 15:1-15

Rappelons que la plupart des pensées et maximes contenues dans ce livre des Proverbes ont entre elles des liens qu'il est important de rechercher et de dégager.

Les projets du cœur sont «à l'homme», déclare le verset 1. «Le cœur de l'homme se propose sa voie...» reprend le verset 9. Et ces projets, ces voies, peuvent paraître purs (verset 2) et droits (verset 25) à quiconque ne connaît pas son cœur et ne juge pas ses motifs. Par exemple une aumône, chose bonne en soi, peut être faite pour être vue par autrui (Matthieu 6:1). Mais Dieu, qui pèse les esprits et les cœurs (chapitre 21:2), discerne dans nos intentions telle voie de chagrin ou de mort (verset 25; Psaume 139:24). Suivons le conseil du versets 3 et remettons-Lui nos affaires, petites ou grandes (Job. 5:8). Le laisser agir, tracer nos voies, dicter nos paroles, c'est cela la dépendance, attitude qui plaît au Seigneur et assure notre sécurité.

Les versets 10 à 15 nous apprennent ce qui convient à des rois. À ce propos, souvenons-nous de la dignité à laquelle la grâce du Seigneur nous a fait accéder (Apocalypse 5:10). Noblesse oblige, dit-on quelquefois (comparer Ésaïe 32:8). La justice et la droiture doivent caractériser les cohéritiers du royaume.

 

 

26               Proverbes 16:16-33

Qu'on annonce la découverte de gisements d'or en un point du globe, et l'on verra en peu de semaines des villes entières s'y construire. Une publicité signalant un moyen facile de gagner de l'argent recevra d'innombrables réponses. En revanche, acquérir la sagesse ne suscite aucune compétition (comparer verset 16). Seul en connaît la valeur le disciple de Jésus qui prend garde à sa Parole (verset 20; Psaume 119:127). Le butin partagé avec les orgueilleux n'a pas d'attrait pour lui. Il se plaît avec les humbles et les débonnaires (verset 19).

C'est le cœur du sage qui rend sa bouche sensée (verset 23). L'amour lui dicte «les paroles agréables» et douces qui seront comme un baume pour les âmes malades.

En contraste avec l'homme droit (verset 17) et «sage de coeur» (verset 21), les versets 27 à 30 font le portrait de «l'homme de Bélial», «pervers», «violent». Il «creuse à la recherche du mal», colporte ce qu'il a découvert, sème des querelles, divise, entraîne à mal faire. Gardons-nous de ce compagnon dangereux et suivons dans ce monde le chemin des hommes droits qui oblige à beaucoup de prudence pour éviter le mal (verset 17; 2 Timothée 2:22). Méditons enfin le verset 32. La plus belle victoire qu'un homme puisse remporter consiste à maîtriser son propre esprit (en contraste avec chapitre 25:28).

 

 

27               Proverbes 17:1-14

La paix dans une maison a plus d'importance que toute forme de richesse et de prospérité (verset 1). Le verset 14 nous apprend comment débutent les querelles. On laisse échapper des paroles malheureuses «comme quand on laisse couler des eaux» (verset 14). Essayez ensuite de les rattraper! Mais quand la dispute a commencé et menace de s'échauffer, l'attitude sage, retenons-là, c'est de s'en aller. Il arrive aussi que, sans faire partie des querelleurs, on soit à l'origine d'une mésentente. Par exemple en répétant une chose au lieu de la couvrir (verset 9). «L'amour couvre toutes les transgressions» (chapitre 10:12; 1 Pierre 4:8). Taire les fautes d'un autre, ce n'est pas les excuser, au contraire, c'est en souffrir au point d'avoir honte de les répéter.

L'homme intelligent est celui qui, pour faire des progrès (verset 10), sait tirer parti de tout enseignement, y compris la répréhension.

La foi dans le cœur du croyant est bien plus précieuse que l'or. Elle ne peut pas périr. Mais il est nécessaire que l'épreuve la purifie de tout alliage, afin qu'elle soit trouvée tourner à louange et à gloire et à honneur dans la révélation de Jésus Christ (v. 3; 1 Pierre 1:7). Dieu s’emploie à cette purification comme l’affineur de Mal. 3:3. Son travail purifie les siens de tout ce qui n’est pas compatible avec sa sainteté et il est de notre plus grand intérêt de le laisser faire (Job. 23:10).

 

 

28               Proverbes 17:15-28

«C'est vraiment une grande grâce de la part de Dieu que d'appliquer la sagesse divine à tous les détails de la vie de l'homme, au milieu de la confusion que le péché a produite» (J.N.D. Études sur la Parole, Proverbes). D'où notre responsabilité de mettre cette sagesse en pratique dans notre vie quotidienne! Elle nous est donnée pour être vécue, et l'homme intelligent la garde «en face» de lui (verset 24; Ecclésiaste 2:14). Le sot, au contraire, disperse son imagination au bout de la terre en chimères et vaines convoitises. Nous pensons à l'enfant prodigue dissipant follement les biens de son père dans un pays éloigné. Et quel chagrin un fils insensé cause à ses parents! (versets 21, 25). Imitons Salomon, l'auteur de ce livre qui avait su demander pour lui-même «un cœur intelligent qui comprenne» (1 Rois 3:9, note).

Celui qui se porte caution est un faux ami. Il se fie inconsidérément à son prochain et incite ce dernier à s'attendre à lui (verset 18; Jérémie 17:5). Le verset 17 par contre nous donne le moyen de reconnaître un ami véritable. C'est dans les difficultés qu'il se révèle, et que nous découvrons ce qu'est un frère. «L'ami aime en tout temps...». Qui mérite mieux ce nom que le Seigneur Jésus? (Jean 15:13). «Il est notre Ami suprême, dit le cantique...,    Son cœur seul jamais ne se lasse, — Immence amour!»

 

 

29               Proverbes 18:1-24

Se tenir à l'écart en vivant pour soi-même, c'est faire preuve d'égoïsme et souvent d'orgueil. Romains 15:1 à 3, en citant l'exemple du Seigneur Jésus, nous exhorte à ne pas rechercher ce qui plaît à nous-mêmes (comparer verset 1), mais ce qui plaît à notre prochain, «en vue du bien, pour l'édification». Or la langue constitue le moyen de communiquer avec ce prochain pour son bien ou pour son mal. La bouche peut être «la fontaine de la sagesse» (verset 4). Mais elle peut aussi faire jaillir des disputes (verset 6), des rapportages (verset 8), de la vantardise (verset 12; Jacques 3:5), des réponses précipitées (verset 13), des choses dures (verset 23)... Eh bien! ces tristes fruits de la chair seront mangés par celui-là même qui les a produits (versets 20, 21; Luc 6:38 fin). Ils lui vaudront des coups (verset 6), la ruine, un piège pour son âme (verset 7), la confusion (verset 13), la mort... (verset 21). Quel poison, quel arrière-goût amer est caché dans ces «friandises»! (verset 8).

Les versets 11 et 12 nous montrent un autre genre de folie: celle de l'homme hautain, qui met sa confiance dans l'incertitude des richesses et s'imagine être protégé par elles (lire Marc 10:24; 1 Tim. 6:17). Le juste, lui, n'a pas d'autre retraite que le nom de l'Éternel, plus puissant que la plus forte tour (verset 10; comparer Psaume 91: 2).

 

 

30               Proverbes 19:1-14

«Le manque de connaissance dans une âme n'est pas une bonne chose» (verset 2). Car cette âme se trouve évidemment exposée à tous les dangers qu'elle ignore. De plus, celui qui n'est pas retenu par les avertissements de la Parole risque d'agir ou de parler avec hâte et de broncher (c'est-à-dire de pécher; verset 2). Si nous aimons notre âme — et nous n'avons rien de plus précieux — faisons en sorte qu'elle soit instruite pour acquérir du sens (verset 8).

Plusieurs versets nous parlent du pauvre. La considération dont jouissent les hommes dans le monde est souvent proportionnelle à leur fortune. Les pauvres, même lorsqu'on les assiste, sont facilement méprisés (Jacques 2:6). Mais Dieu se souvient que son Fils a été «le Pauvre» ici-bas. Il prend en main la cause de ceux d'entre eux qui marchent dans l'intégrité (verset 1; chapitre 22:23) et Il leur ouvrira son ciel (Luc 14:21... et 16:22). «Les richesses font beaucoup d'amis» (verset 4; chapitre 14:20). Étranges amis, des ennemis plutôt, que ces compagnons flatteurs qui contribuent à la ruine de leur «victime» (chapitre 18:24)! Toutefois l'homme dépouillé et abandonné peut alors découvrir l'Ami qui lui reste. Jésus est Celui qui est «plus attaché qu'un frère».

 

 

31               Proverbes 19:15-29

La paresse, spécialement la paresse à écouter (Hébreux 5:11), a pour «l'âme négligente» encore bien des conséquences désastreuses (v. 15). Elle «fait tomber dans un profond sommeil» celui qui devrait veiller pour attendre le Seigneur (comparer Matthieu 25:5). Elle produit la faim de l'âme et la disette spirituelle (chapitre 20:13). Et, cher ami, si votre âme a faim, ne cherchez pas à la tromper avec «ce qui ne rassasie pas» (Ésaïe 55:2). Un seul aliment lui convient: la Parole de Dieu. Être nourri de Christ, vrai Pain du ciel, c'est selon le verset 23 l'assurance de n'être pas visité par le mal. À côté des paroles de la connaissance, il existe une instruction qui fait errer (v. 27; 1 Timothée 6:20, 21), fruit des pensées nombreuses du cœur de l'homme (v. 21). L'écouter, c'est dévier du chemin de l'obéissance, c'est donc avoir besoin de la correction (v. 18:25). Ne donnons pas seulement à ce mot le sens de châtiment, mais pensons au pilote qui corrige sa route et rectifie le cap de son appareil selon les indications de la tour de contrôle. Tel doit être sur nous l'effet de la correction du Seigneur: nous faire reprendre la bonne direction. Elle est le privilège du fils (v. 18; chapitre 13:24), et l'homme intelligent sait en profiter (v. 25; chapitre 9:8).

 

 

32               Proverbes 20:1-14

Le vin, qui représente dans la Parole la communion avec les joies du monde, conduit à la moquerie (verset l; lire Ésaïe 28:7 et 14).

Nombre de personnes qui n'hésitent pas à proclamer leur propre bonté (verset 6), leur moralité (versets 9: comparer 1 Jean 1:8, 10), prouvent qu'elles connaissent bien mal leur cœur naturel. Seul le nouvel homme (le juste) peut plaire à Dieu en marchant dans la fidélité et l'intégrité (verset 7). Rapprochons notre verset 10 de Deutéronome 25:13 à 16: «Tu n'auras pas dans ton sac deux poids différents, un grand et un petit... tu auras un poids exact et juste...». Dans la pratique cela correspond par exemple à ne pas juger ses propres fautes avec indulgence et celles d'autrui avec sévérité.

Ceci nous amène au verset 11. Si jeune que soit un chrétien, il est appelé à se faire connaître pour ce qu'il est. Moins par ses paroles que par sa conduite: elle doit être à la fois pure et droite, bannir toute attitude trouble et malsaine et toute forme de tricherie. Une telle conduite sera remarquée parce qu'elle tranchera sur le comportement équivoque ou malhonnête de beaucoup de camarades. Que le Seigneur nous aide à Lui rendre tous un courageux témoignage en prenant modèle sur la fidélité que Lui seul a parfaitement réalisée! (fin du verset 6).

 

 

33               Proverbes 20:15-30

On a comparé ce livre des Proverbes à un fil conducteur qui, «dans le labyrinthe de ce monde où un faux pas peut amener des résultats si amers, nous montre le chemin de la prudence et de la vie» (J.N.D.). Au milieu du désordre apparent des sentences, chacun peut trouver les instructions pratiques dont il a besoin pour éviter bien des pièges (verset 25). Mensonge, rapportage, paroles indignes contre ses parents, cupidité, esprit de vengeance, fraude, engagements non tenus...: pour être gardé de ces dangers, il est prudent de fuir la société de certaines personnes. «Ne te mêle pas avec le bavard», recommande le verset 19. En le fréquentant nous ne récolterons que médisances et calomnies, aucune édification. Et nos propres confidences seront colportées partout. En contraste, les lèvres de la connaissance sont comme un beau vase, mettant en valeur le bouquet des vérités présentées (verset 15; Éphésiens 4:29). Recherchons donc la compagnie de ceux qui peuvent nous communiquer les enseignements de la sagesse (comparer chapitre 8:11, 19); celle-ci a plus de prix que l'or périssable ou que beaucoup de rubis. «L'ornement des jeunes gens, c'est leur force...» (verset 29): une force qui a sa source dans le Seigneur et qui les rend capables de vaincre le méchant (Éphésiens 6:10; 1 Jean 2:14).

 

 

34               Proverbes 21:1-14

Beaucoup de personnes pensent être quittes envers Dieu en Lui offrant de temps en temps le «sacrifice» de quelques bonnes oeuvres. Elles prétendent se racheter d'une vie de péché en observant certaines formes religieuses. Fatale illusion! Une seule chose est agréable à l'Éternel: la pratique habituelle de ce qui est juste et droit (verset 3), mais elle n'est à la portée que du juste, c'est-à-dire de celui que Dieu a rendu tel en le justifiant. Jusqu'à sa conversion, tout homme est caractérisé par son méchant coeur. Ses désirs intimes sont tournés vers le mal; il est son propre centre et n'a ni réel amour pour le prochain (verset 10) ni véritable pitié pour le malheureux (verset 13). Ces sentiments peuvent être quelquefois contrefaits par l'amabilité charnelle, ou confondus avec une certaine sensibilité naturelle (un incroyant peut avoir «bon coeur» ou se signaler par sa droiture: verset 2). En fait le vrai bien n'a sa source qu'en Dieu et n'a eu son accomplissement parfait qu'en Christ. C'est à Lui que nous ramène le verset 12. Il a été le Juste par excellence (comparer Job 34:17) et à ce titre Lui seul a droit de juger (Jean 5:27 à 30). Il considère attentivement la maison du méchant et, si vraiment il n'y voit aucune repentance, Il la renversera dans le malheur (versets 12, Psaume 37:35-36).

 

 

35               Proverbes 21:15-31

Pratiquer ce qui est juste et droit est non seulement chose agréable à l'Éternel (verset 3); c'est aussi une joie pour celui qui le fait (verset 15). Bien des gens s'imaginent qu'être chrétien est une pénible contrainte. C'est tout le contraire! Le croyant qui est en bon état spirituel trouve son bonheur dans l'obéissance au Seigneur et, à l'inverse, ce que le monde appelle joie n'a aucun attrait pour son cœur (verset 17). La demeure du sage renferme «un trésor désirable» (la Parole de Dieu mise en honneur) «et de l'huile» (la puissance du Saint Esprit: verset 20; comparer 1 Rois 17:16). Pour marcher dans un chemin de justice et de bonté (verset 21), le sage a besoin de cette nourriture. Il en retire la force spirituelle nécessaire pour vaincre et abattre celle de l'Adversaire (verset 22; Ecclésiaste 7:19). Mais, pas plus que sa force, sa sagesse n'a rien de commun avec celle de l'homme, laquelle ne peut subsister devant Dieu (verset 30; 1 Corinthiens 1:19). Soyons de ces vrais sages. Que les provisions de la Parole, les joies de l'Esprit ne manquent pas dans nos maisons et que nous y puisions notre force! Oui, que nul ne ressemble aux vierges folles de la parabole qui n'avaient pas d'huile dans leur lampe! (Matthieu 25).

 

 

36               Proverbes 22:1-16

De la même poussière l'Éternel a fait et le riche et le pauvre. Leur âme a la même valeur à ses yeux (chapitre 29:13; Job 31:15). La prospérité avec la puissance qui en découle (versets 7, 16) sont donc des choses bien éphémères, sans commune mesure avec celles qui ont des conséquences éternelles: «une bonne renommée», «la bonne grâce» (verset 1). La seule richesse à désirer est celle qu'avec la gloire et la vie, Dieu donnera aux débonnaires et à tous ceux qui Le craignent (verset 4; Matthieu 5:5). Les différences de fortune sur la terre ne devraient être que l'occasion pour les plus favorisés d'exercer leurs yeux, leur cœur et leur main (relire verset 9). Commencer par voir les besoins qui nous entourent, en être ému, enfin y répondre selon notre pouvoir, c'est agir comme notre cher Sauveur. «Jésus vit… fut ému de compassion… rompit les pains et les donna…» (Marc 6:34... 41).

Certains philosophes incrédules ont soutenu que l'enfant naît innocent et que c'est son milieu qui le corrompt. Le verset 15 affirme le contraire (comparer Genèse 8:21; Psaume 51:5). Mais le jeune garçon qui aura été élevé selon la règle de la Parole (verset 6) portera après sa conversion, pendant toute sa vie, les fruits de cette éducation.

 

 

37               Proverbes 22:17-29

Dans cette nouvelle division des Proverbes, la Sagesse cesse de s'exprimer en maximes balancées et reprend les exhortations directes comme dans les chapitres 1 à 9. Mais c'est peine perdue de parler à quelqu'un qui n'est pas attentif. Avant tout enseignement, le jeune disciple est donc invité à incliner son oreille, à appliquer son cœur aux «choses excellentes» (verset 20; comparer Philippiens 1:10), à en faire ses sujets de méditation et de conversation. Et quel est le but de cette instruction? En premier lieu, amener le disciple à placer sa confiance en un Dieu connu. Puis mettre à sa disposition une «sûre norme», autrement dit des certitudes auxquelles il sera en mesure de comparer, pour en faire justice, toute autre connaissance. Enfin l'inciter à propager lui-même «les paroles de vérité» (versets 17 à 21).

Les avertissements qui suivent ont un caractère négatif. Arrêtons-nous au verset 28: «Ne recule pas la borne ancienne que tes pères ont faite» (comparer chapitre 23:10). Beaucoup trouvent trop étroites les bases spirituelles sur lesquelles les croyants des générations précédentes ont vécu heureux et approuvés de Dieu. «Attention, Danger!», leur crie ce verset. D'ailleurs empiéter sur les divers domaines de ce monde, c'est fatalement négliger celui qui nous est réservé et où le Seigneur se trouve (comparer Psaume 16:6).

 

 

38               Proverbes 23:1-14

Les versets 1 à 6 mettent en garde contre les convoitises. Il est aussi dangereux de désirer les friandises des grands de ce monde (verset 3) que celles de l'homme qui a l'œil mauvais (verset 6; Psaume 141:verset 4 fin). On est ensuite lié à ceux dont on a recherché la faveur. Leur pain est trompeur. Le profit retiré sur le moment devient plus tard la source de beaucoup de misères. Les soucis sont inévitables quand on poursuit les biens terrestres. La prudence, telle que les hommes la comprennent, les pousse à se fatiguer pour les acquérir. Ils s'imaginent ainsi assurer leur avenir et celui de leurs enfants. Mais c'est un faux calcul! Ces richesses sont fugitives; «... certes elles se font des ailes» (verset 5; comparer Jacques 5:2); c'est pourquoi la Sagesse enjoint au disciple d'en finir avec sa propre prudence (verset 4). La vraie prudence consiste non à acquérir des richesses mais à employer pour autrui celles de notre Maître (Luc 16:8).

Le verset 13 nous rappelle la négligence de David dans l'éducation de ses enfants (voir 1 Rois 1:6). Une punition corporelle n'entraîne pas la mort. Au contraire, ne jamais y recourir peut avoir une issue fatale (2 Samuel 18:33). Délivrer notre âme du shéol: enjeu capital, en vérité! Oui, appliquons notre cœur à cette instruction (verset 12; comparer chapitre 22:15).

 

 

39               Proverbes 23:15-35

Devenu adulte, un jeune a-t-il encore à tenir compte de l'avis de ses parents? Certainement d'après le verset 22. Cela fait partie de l'honneur qui leur est dû et auquel l'âge ou la majorité ne change rien. C'est une joie pour des parents chrétiens, de voir chez leurs enfants, quand ils ont grandi, les fruits de leur éducation (versets 15, 16, 24: et quel relief prend ce verset 24, si nous l'appliquons à la joie que le Père a trouvée dans le Fils bien-aimé, le Juste et le Sage par excellence: Matthieu 3:17). Mais par-dessus tout, et avant même nos parents, le Seigneur a des droits sur nous. «Mon fils, donne-moi ton cœur», dit-Il à chacun (verset 26). Je ne te demande pas d'abord telle part de tes ressources ou de ton temps, mais tes affections. Le reste suivra. En me donnant ton cœur tout entier — dit Jésus — tu ne fais que me rendre ce qui m'appartient, car il est mon salaire, acquis si chèrement dans les heures de la croix. Les Macédoniens mentionnés par  Paul en 2 Cor. 8 s’étaient donnés eux-mêmes au Seigneur.

La fin du chapitre décrit l’inconscience tragique de celui que l'alcool abrutit. Il est vaincu par le vin (Ésaïe 28:1 fin), incapable de résister aux tentations charnelles (verset 33) et se ruine de toutes les manières (verset 21). Cher ami, que vas-tu faire de ton coeur?

 

 

40               Proverbes 24:1-22

Ceux qui font le mal peuvent être pour nous chrétiens des objets soit d'envie (verset 1) soit d'irritation (verset 19; Psaume 37:1). Or de tels sentiments prouvent seulement notre mauvais état spirituel. Que la vue des pauvres pécheurs suscite plutôt en nous la compassion et le zèle évangélique pour les avertir et les délivrer de la mort! (Ézéchiel 3:18; Actes 20:26). N'invoquons pas l'ignorance pour nous excuser de ne rien faire. «Celui qui pèse les cœurs» (verset 12; comparer chapitre 21:2) connaît nos vrais motifs: manque d'amour, crainte de l'opprobre, faiblesse de nos propres convictions.

Mais pourquoi les méchants ont-ils souvent la vie facile alors que les fidèles sont parfois péniblement éprouvés? La clé de cette énigme nous est fournie par un mot: l'avenir. «Il n'y a pas d'avenir pour l'inique» (verset 20), sa fin est la perdition vers laquelle il est mené sans résistance (comparer Psaume 73:17). Il trébuche pour tomber dans le malheur (verset 16). Par contre «il y a un avenir» (verset 14) pour celui qui a trouvé la Sagesse, cette Sagesse divine qui est Christ Lui-même (chapitre 8:22...). Et l'attente du croyant ne sera pas réduite à néant, car l'objet de cette attente est encore la même Personne: le Seigneur Jésus qui vient.

 

 

41               Proverbes 24:23-34

Cette courte division termine ce qui est appelé «les paroles des sages» (chapitre 22:17).

Quand les hommes cherchent à se rendre agréables à leurs semblables, c'est souvent aux dépens de la justice et de la vérité. L'homme de Dieu doit être irréprochable sous ces rapports (versets 23 à 25).

Le verset 27 rappelle au jeune croyant qu'avant de songer à fonder un foyer, il doit s'occuper d'en assurer les ressources, être en mesure de subvenir aux besoins des siens. «Après, bâtis ta maison». Mais pour un novice c'est risquer le désastre que de se lancer tout seul dans une construction. Le verset 3 de ce ch. 24 nous désigne en l'occurrence un architecte auquel nous pouvons faire entière confiance: c'est la Sagesse, c'est-à-dire le Seigneur (comparer Psaume 127:1). La vie du chrétien fidèle est faite d'équilibre. Laisser agir le Seigneur ne l'empêche pas d'être actif et diligent, car il a eu l'occasion d'observer à quelle déchéance conduit la paresse dans tous les domaines (versets 30 à 34). Cher ami, pour éviter la disette spirituelle de votre futur foyer, le verset 4 vous invite à remplir d'avance par la connaissance les chambres de votre mémoire. Et Dieu fera descendre dans votre cœur tous les biens précieux et agréables que vous aurez trouvés dans la Parole (Matthieu 13:52).

 

 

42               Proverbes 25:1-15

Ici commence la troisième partie du livre. Les serviteurs d'Ézéchias, ce roi qui fit ce qui est bon et droit et vrai,... agissant de tout son cœur dans la loi et dans les commandements (2 Chroniques 31:20-21), ont placé en tête ce qui concerne les rois: leur gloire (verset 2: qui n'est pas celle de 2 Chroniques 32:27), leur cœur (verset 3), leur trône (verset 5), ce qui convient en leur présence (verset 6). La plupart de ces proverbes font appel à des comparaisons poétiques qui nous aident à les comprendre et à les retenir. Les versets 8 à 10 nous invitent à agir avec prudence et discrétion envers notre prochain de peur d'être ensuite rendus confus. Les versets 11 à 15 traitent des paroles. Une parole à propos est un fruit de la justice divine (l'or) mais toujours associée à la grâce (l'argent). Même s'il s'agit d'une réprimande elle aura du prix pour l'oreille qui sait l'écouter (verset 12).

Le verset 13 nous rappelle ce que nous devons être: des messagers fidèles. «S'acquitter fidèlement du message que Dieu nous a confié est non seulement un rafraîchissement pour ceux qui le reçoivent, mais une satisfaction pour le cœur de Celui qui nous envoie. Y pensons-nous assez?» (H. R.).

 

 

43               Proverbes 25:16-28

Le miel est bon, mais si nous voulions en faire notre seule nourriture nous en serions vite dégoûtés. De même les affections naturelles: l'amitié, les joies de la famille... sont agréables et douces, mais elles ne doivent pas prendre trop de place, sous peine de tourner à l'égoïsme, d'amener à la satiété (versets 16, 27).

L'Évangile est la bonne nouvelle par excellence, eau vive pour les âmes altérées (comparer verset 25). Et chaque croyant est comme un canal par lequel cette eau fraîche de la grâce peut couler pour en abreuver d'autres (Jean 7:38). Mais attention! un peu de boue dans une fontaine suffit à rendre son eau imbuvable. Un manque de fermeté devant le méchant, un moment de relâchement, et voilà la source troublée et corrompue comme quand on remue le fond d'un ruisseau clair avec un bâton (verset 26).

Ne pas gouverner son esprit, c'est le livrer sans défense, telle une ville sans remparts, à tous les assauts ennemis (verset 28). Impatiences, ressentiments, jalousies, orgueil, doutes, convoitises... tous les bataillons des mauvaises pensées auront tôt fait de s'y donner rendez-vous. 1 Pierre 1:13 nous invite dans ce sens à ceindre les reins de notre entendement et à être sobres, autrement dit à contenir notre imagination.

 

 

44               Proverbes 26:1-12

Ce n'est pas la gloire mais les coups qui conviennent au sot pour lui faire prendre le chemin de la sagesse (versets 1 à 8). D'une façon générale, la discipline du Seigneur et la répréhension du juste nous font faire plus de progrès que les compliments ou les honneurs. Mais ne soyons pas sans intelligence, tels ces bêtes domestiques que seuls le fouet et la bride sont capables de faire obéir «quand ils ne veulent pas s'approcher de toi» (verset 3; Psaume 32:9). Combien il est en effet préférable d'acquérir la sagesse en nous laissant instruire par la Parole plutôt qu'en faisant des expériences pénibles!

L'exemple du prophète Michée devant Achab nous montre que les versets 4 et 5 ne se contredisent pas (1 Rois 22:13 à 28). En répondant au roi insensé selon sa folie (verset 15), Michée atteignait sa conscience, le mettait mal à l'aise. En lui répondant ensuite selon les pensées divines et non plus selon sa folie, l'homme de Dieu montrait clairement qu'il n'avait aucune part avec celle-ci (verset 17). Laissons-nous diriger nous aussi par l’Esprit de Dieu pour savoir, selon l’occasion, laquelle des deux réponses nous avons à faire au sot.

Une marche boiteuse, qu'il s'agisse du juste (chapitre 25:26) ou du sot (chapitre 26:7, 9) ôte toute force au témoignage verbal. Oui, veillons à ce que notre marche prépare l'Évangile de paix (Éphésiens 6:15).

 

 

45           Proverbes 26:13-28

Après le portrait du sot (versets 1 à 12), voici d'autres personnages également détestables. Le premier est le paresseux (versets 13 à 16) déjà souvent rencontré. Il prend prétexte de dangers ou de difficultés imaginaires pour se dérober à ses devoirs (verset 13) et néglige même de se nourrir (verset 15). «La porte tourne sur ses gonds» (verset 14); «elle effectue un mouvement de va-et-vient, mais reste à la même place. Demandons-nous si nous avons avancé plus qu'elle, si nous avons fait quelques progrès dans notre vie chrétienne!» (Messager Évangélique 1952 p. 201). Le paresseux se tourne sur son lit. On peut se remuer, s'agiter, sans fournir aucune activité.

Le querelleur est aussi dépeint (versets 17 à 21). Il est habile à attiser le feu des disputes. Mais le verset 17 a bien des applications. Prendre parti dans des conflits sociaux, syndicaux, politiques... expose un enfant de Dieu à de cruelles «morsures».

Viennent ensuite le rapporteur qui contribue lui aussi à alimenter les querelles (versets 20, 22), puis le fourbe déguisant la haine de son cœur sous des paroles aimables... (versets 23 à 25; ex. 2 Samuel 20:9-10; Jérémie 12:6). Jésus a eu affaire aux différentes formes de méchanceté et d'hypocrisie dénoncées dans ces versets (Matthieu 17:17; Psaume 38:12). Combien Il en a souffert!

 

 

46               Proverbes 27:1-13

Se glorifier du jour de demain (verset 1), c'est en disposer comme s'il nous appartenait: faire des projets fermes, contracter des engagements à terme, cautionner autrui (verset 13). Relisons ce que nous dit Jacques à ce sujet (chapitre 4:13 à 16). D'autre part ce verset 1 s'adresse tout spécialement à ceux qui remettent à plus tard la question de leur salut. 2 Corinthiens 6:2 leur répète avec insistance: «Voici c'est maintenant le jour du salut».

Il est doux de pouvoir compter sur un ami. Ses conseils affectueux viennent de son cœur et réjouissent le nôtre (verset 9). Mais l'ami véritable n'est pas celui qui nous dira toujours des paroles aimables. Au contraire, il saura prendre sur lui de nous adresser une réprimande, même si notre orgueil doit en être blessé (versets 5, 6). Tel est Jésus, l'Ami fidèle. Il nous aime trop pour nous ménager. Les chirurgiens sont souvent obligés d'ouvrir de larges plaies pour atteindre les organes internes et extirper le mal. Il en est de même dans le sens spirituel. «Les meurtrissures et les plaies nettoient le mal, et les coups, les profondeurs de l'âme» (chapitre 20:30). Oui, acceptons sans murmurer ces blessures nécessaires, en y reconnaissant la main douce et sûre de notre Ami suprême.

 

 

47               Proverbes 27:14-27

Ces versets traitent particulièrement de la vie domestique et de l'amitié. Soyons difficiles pour choisir un ami. Assurons-nous qu'il partage notre foi, que nous aurons la liberté de nous mettre à genoux ensemble, qu'il sera capable de ranimer notre visage (verset 17). Mais l'amitié n'est pas à sens unique. Et quand nous nous plaignons de manque d'amour chez les autres c'est toujours une preuve que nous en manifestons peu nous-mêmes. Car l'amour répond à l'amour (verset 19).

Le verset 20 nous rappelle que le caractère des yeux est d'être insatiables (1 Jean 2:16) — et le versets 22, que la folie est indissolublement liée à la nature humaine (voir aussi chapitre 22:15; Ecclésiaste 9:3; Romains 3:11). Aucune contrainte ne peut durablement l'en chasser. Constatation trop pessimiste? Malheureusement pas! L'homme est en état de révolte permanente contre son Créateur, il refuse la grâce offerte, il ne cesse d'agir à l'encontre de ses intérêts éternels..., et nous n'appellerions pas cela folie? Comment alors devenir sage? En recevant par Christ la vie divine.

Les versets 23 à 27 nous parlent de prévoyance humaine, de biens terrestres et d'une couronne périssable. Chrétiens, soyons prévoyants, mais pour nous assurer des biens durables (chapitre 8:18; Luc 12:33) et une couronne incorruptible (1 Corinthiens 9:25).

 

 

48               Proverbes 28:1-14

Le verset 1 rappelle les frayeurs annoncées comme châtiment sur Israël coupable (Lévitique 26:36 à 38). En général le comportement d'un homme dépend de l'état de sa conscience (verset 1). Est-elle mauvaise, il sera toujours inquiet, et verra des dangers partout. Est-elle bonne au contraire, il aura de l'assurance devant Dieu et les hommes (1 Jean 3:21; Genèse 3:8). Le verset 13 est capital. Il trace au pécheur le chemin de la repentance et du pardon. Il explique aussi pourquoi certains chrétiens ne font pas de progrès. Pour retrouver le chemin de la communion avec Dieu, il est indispensable de confesser ses fautes. Mais encore faut-il ensuite avec le secours du Seigneur les abandonner. Sinon la confession n'est pas faite avec droiture; on peut presque dire que c'est se moquer de Dieu.

En somme beaucoup plus de choses que nous ne pensons découlent de notre état moral. La vraie intelligence par exemple est la part de ceux qui cherchent l'Éternel. Ils comprennent tout (verset 5). Tandis qu'il y a des gens qui ne cessent de poser les mêmes questions, au fond parce que la personne de Christ a peu de valeur pour eux. Le verset 9 nous montre que l'obéissance à Dieu et l'exaucement des prières sont également liés (comparer Jean 15:7).

 

 

49               Proverbes 28:15-28

Chercher à concilier le chemin large et facile de notre volonté propre et le chemin resserré de l'obéissance au Seigneur, c'est avoir une marche tortueuse et aboutir à une chute certaine (verset 18). Le but qu'un homme poursuit, que ce soit de s'enrichir (verset 20) ou simplement d'obtenir un morceau de pain (verset 21), est pour lui l'occasion (et l'excuse!) de mainte transgression. «La fin justifie les moyens», entend-on dire! Quel contraste avec l'Homme parfait! Au désert, il repoussait la suggestion du Tentateur de se procurer du pain autrement qu'en le recevant de son Père.

Les versets 22 à 27 montrent que la prudence des hommes aboutit dans divers domaines à de faux calculs: Il parait plus habile de flatter son prochain que de le reprendre si l'on veut gagner sa faveur. Eh bien! plus tard c'est l'inverse qui en résultera (verset 23). Avant de donner aux autres, le «bon sens» commande de s'assurer que soi-même on ne manquera de rien. Certains iront jusqu'à parler d'une «charité bien ordonnée»! Mais la promesse du verset 27 fait dépendre notre bien-être de notre libéralité. Dieu s'engage à subvenir aux besoins de ceux qui Lui auront donné ainsi une preuve à la fois d'amour et de confiance en Lui (Psaume 41:1 à 3).

 

 

50               Proverbes 29:1-14

Dans ce livre, le sage et l'insensé, le juste et le méchant, le pauvre et le riche, le roi et le serviteur, et bien d'autres personnages, sont considérés selon leurs relations réciproques et leurs responsabilité devant Dieu.

Les versets 1 et 2 se raccordent au chapitre 28. «L'homme qui, étant souvent repris, roidit son cou sera brisé subitement...». Si l'orgueil d'un homme n'est pas brisé, c'est lui-même qui le sera, soudainement et sans remède avec l'inique, l'homme de Bélial (chapitre 6:15). Tel fut le sort du Pharaon, de Saül, d'Absalom... Mais il est toujours grave, même pour un croyant, de mépriser la discipline du Seigneur (Héb, 12:5). «L'homme qui aime la sagesse est la joie de son père...» (v. 3). Vrai dans nos familles, ce verset s'applique à plus forte raison dans la famille de Dieu. C'est la joie du Père de voir ses enfants aimer la Sagesse, qui est une Jésus Christ (2 Jean 4; 3 Jean 4).

Plusieurs versets nous parlent de la justice. Elle est spécialement exigée du gouverneur ou du roi (versets 4, 12, 14). Mais tous ceux qui sont des justes (verset 7; c'est-à-dire justifiés par l'oeuvre de Christ) doivent prendre connaissance avec sympathie de la cause du pauvre.

Tous ces enseignements se rapportent spécialement à la vie en société.

 

 

51               Proverbes 29:15-27

«La verge et la répréhension donnent la sagesse...». La verge peut être soit employée au sens propre pour les enfants, ou prendre toutes les formes de la discipline du Seigneur envers les siens. Il n'y a pas de pire châtiment que d'être abandonné à soi-même (verset 15; Psaume 81:12).

La précipitation dans les paroles (verset 20), la colère (verset 22), l'orgueil (verset 23), sont à l'origine de bien des transgressions. Mais, en contraste avec le premier Adam, ce verset 23 porte nos regards sur Jésus. Son chemin d'humilité sans pareille a pour contrepartie la gloire suprême (comparer Philippiens 2:5 à 11).

Un autre piège est tendu par la crainte de l'homme; elle ne peut aller de pair avec la crainte de Dieu (verset 25). En voulant plaire aux hommes (ou ne pas leur déplaire), c'est au Seigneur qu'on cesse de plaire. Combien ont été entraînés au mal par de mauvais camarades auxquels ils n'avaient pas osé dire non! Si nous avons à prendre une position courageuse et que nous en redoutions les conséquences, confions-nous en Dieu; il nous élèvera «dans une haute retraite».

Enfin le verset 27 nous rappelle qu'il n'y a aucune communion entre la justice et l'iniquité... (2 Corinthiens 6:14-15). Que Dieu nous garde dans Sa communion!

 

 

52               Proverbes 30:1-14

Jusqu'ici Dieu a parlé par Salomon, le plus sage parmi les sages. Mais, comme pour montrer que Son Livre ne doit rien à l'intelligence humaine, Il se sert à présent d'Agur, un homme qui se reconnaît lui-même plus stupide que personne.

S'étant ainsi présenté (verset 2) et ayant confessé sa profonde ignorance, Agur commence par poser des questions fondamentales: qui est le Créateur; qui est son Fils; comment accéder au ciel? Pour y répondre, il a fallu que Dieu se révèle, descende Lui-même de ce ciel où l'homme ne pouvait monter et communique ses glorieux conseils dans sa Parole affinée (verset 5; comparer les questions du verset 4 avec Jean 3:13; Éphésiens 4:10; Marc 4:41; Luc 1:31-32).

Agur connaît son esprit limité, mais il sait aussi que son cœur est pervers et il adresse à Dieu une double prière: 1° Que la vanité (la recherche de soi, de la bonne opinion des hommes) et la parole de mensonge soient éloignées de lui. 2° Qu'il reste dépendant, car il mesure les dangers et de la richesse et de la pauvreté. Sages requêtes, dont nous pouvons nous inspirer!

Sans illusion sur lui-même, Agur connaît aussi les principes du monde: révolte, propre justice, orgueil, oppression (versets 11 à 14). Notre «génération» s'est-elle améliorée par rapport à la sienne?

 

 

53               Proverbes 30:15-33

Agur a observé et regroupé pour notre instruction des choses dangereuses ou odieuses, d'autres au contraire qui sont sages ou belles. La convoitise des yeux et celle de la chair réclament l'une et l'autre leur satisfaction: «Donne, donne»! Elles ont la même mère insatiable: la sangsue, c'est-à-dire cette soif de jouissance attachée à chaque homme pour dévorer sa vie (versets 15, 16). À ces convoitises s'ajoute l'orgueil (1 Jean 2:16). Il se manifeste de beaucoup de manières, mais le versets 17, bien sérieux à considérer par tous les jeunes, met spécialement l'accent sur le mépris de l'autorité et l'esprit d'indépendance. Parallèlement à ces principes du monde, les versets 18 et 19 évoquent les voies mystérieuses de Dieu en jugement ainsi qu'en amour. Les versets 21 à 23 énumèrent quatre choses détestables parce qu'elles renversent l'ordre établi par Dieu. Puis nous apprenons que la sagesse va de pair avec le sentiment de sa propre faiblesse, avec la prudence, la confiance, la communion, la petitesse (versets 24 à 28); tandis que la beauté est liée à la marche (versets 29 à 31). Que de leçons nous pouvons apprendre dans la compagnie d'un homme qui se déclare stupide mais que son humilité place précisément au rang des sages selon Dieu! (1 Corinthiens 1:26 à 29; 2:12-13; 8:2).

 

 

54               Proverbes 31:1-9

Qui était le roi Lemuel? Il n'est nommé nulle part ailleurs; tout ce que nous avons à connaître de ce jeune prince ce sont les recommandations de sa mère, ainsi que son nom qui signifie «voué à Dieu». «Quoi, fils de mes vœux», s'est écriée cette femme pieuse. De même qu'Anne son petit garçon Samuel, elle a consacré cet enfant à l'Éternel qui a tous les droits sur lui. À ce titre, elle s'est ensuite sentie responsable de l'instruire comme un vrai nazaréen. L'histoire d'Israël montre où un roi peut être entraîné par les femmes ou par la boisson (1 Rois 11; 16:8-9). Lemuel est mis en garde contre ces mauvais penchants (Ecclésiaste 10:17; Osée 4:11). Puis il reçoit des exhortations positives: il doit être le soutien de tous les déshérités, le porte-parole des muets! On peut trouver que c'est là un rôle bien effacé pour un roi. Mais ces instructions contiennent la substance du service religieux selon Jacques 1:27: se conserver pur du monde (de son étourdissement, de ses souillures) et s'occuper des affligés.

Le jeune Lemuel s'est souvenu mot pour mot de «l'oracle que sa mère lui enseigna». Si vous avez eu comme lui le privilège d'être élevé par une mère pieuse, prenez garde de ne jamais oublier l'enseignement de votre enfance (ch. 1:8; 6:20, 22).

 

 

55               Proverbes 31:10-31

Ce portrait admirable de la femme vertueuse nous montre comment la Sagesse (la vie même de Christ) peut et doit être mise en pratique dans tous les détails de l'existence quotidienne et familiale. Jeunes chrétiennes, que le Seigneur vous donne le désir de Lui plaire en ressemblant à cette femme «brave, honnête, vaillante» (voir note)! Ce qui la caractérise? elle est active, joyeuse, énergique, charitable, sage, bienveillante. Son domaine, c'est la maison (lire Tite 2:4-5); sa parure, la force et la dignité (versets 17, 25; comparer 1 Pierre 3:3 ... ); son but, honorer son mari, objet de son joyeux dévouement (verset 23), et produire du fruit pour lui (verset 16). Son secret enfin; il n'est révélé qu'au verset 30: elle craint l'Éternel. Oui vraiment, une épouse aussi accomplie, «qui la trouvera?». Une femme sage vient de l'Éternel, répond le chapitre 19:14. Ainsi vous, jeunes gens, ne vous fiez pas à un jugement hâtif, ni à des apparences. «La grâce est trompeuse...» et en a trompé beaucoup. Le charme passager d'un visage est loin d'être toujours le reflet des vraies qualités chrétiennes. Et n'oubliez pas en terminant ce livre l'exhortation du chapitre 4:23: «Garde ton cœur plus que tout ce que l'on garde...». Car il appartient d'abord au Seigneur.