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Chaque Jour les Écritures — Livre des Psaumes

 

 

 

Table des matières :

1     Psaume 1

2     Psaume 2

3     Psaume 3

4     Psaume 4

5     Psaume 5

6     Psaume 6

7     Psaume 7

8     Psaume 8

9     Psaume 9

10     Psaume 10 — Psaume 11

11     Psaume 11

12     Psaume 12

13     Psaume 13

14     Psaumes 14 et 15

15     Psaume 16

16     Psaume 17

17     Psaume 18:1 à 29

18     Psaume 18:30 à 50

19     Psaume 19

20     Psaume 20

21     Psaume 21

22     Psaume 22:1-21

23     Psaume 22:22-31

24     Psaume 23

25     Psaume 24

26     Psaume 25

27     Psaume 26

28     Psaume 27

29     Psaume 28

30     Psaume 29

31     Psaume 30

32     Psaume 31:1-14

33     Psaume 31:15-24

34     Psaume 32

35     Psaume 33

36     Psaume 34

37     Psaume 35:1-16

38     Psaume 35:17-28

39     Psaume 36

40     Psaume 37:1-22

41     Psaume 37:23-40

42     Psaume 38

43     Psaume 39

44     Psaume 40

45     Psaume 41

46     Psaume 42

47     Psaume 43

48     Psaume 44:1-8

49     Psaume 44:9-26

50     Psaume 45

51     Psaume 46

52     Psaume 47

53     Psaume 48

54     Psaume 49

55     Psaume 50

56     Psaume 51

57     Psaume 52

58     Psaume 53

59     Psaume 54

60     Psaume 55:1-11

61     Psaume 55:12-23

62     Psaume 56

63     Psaume 57

64     Psaume 58

65     Psaume 59

66     Psaume 60

67     Psaume 61

68     Psaume 62

69     Psaume 63

70     Psaume 64

71     Psaume 65

72     Psaume 66

73     Psaume 67

74     Psaume 68:1-14

75     Psaume 68:15-23

76     Psaume 68:24-35

77     Psaume 69:1-19

78     Psaume 69:20-36

79     Psaume 70

80     Psaume 71:1-16

81     Psaume 71:17-24

82     Psaume 72

83     Psaume 73:1-14

84     Psaume 73:15-28

85     Psaume 74

86     Psaume 75

87     Psaume 76

88     Psaume 77

89     Psaume 78:1-16

90     Psaume 78:17-39

91     Psaume 78:40-72

92     Psaume 79

93     Psaume 80

94     Psaume 81

95     Psaume 82

96     Psaume 83

97     Psaume 84

98     Psaume 85

99     Psaume 86

100     Psaume 87

101     Psaume 88

102     Psaume 89:1-14

103     Psaume 89:15-29

104     Psaume 89:30-52

105     Psaume 90

106     Psaume 91

107     Psaumes 92 et 93

108     Psaume 94

109     Psaume 95

110     Psaume 96

111     Psaume 97

112     Psaumes 98 et 99

113     Psaumes 100 et 101

114     Psaume 102:1-15

115     Psaume 102:16-28

116     Psaume 103

117     Psaume 104:1-18

118     Psaume 104:19-35

119     Psaume 105:1-22

120     Psaume 105:23-45

121     Psaume 106:1-23

122     Psaume 106:24-48

123     Psaume 107:1-22

124     Psaume 107:23-43

125     Psaume 108

126     Psaume 109:1-20

127     Psaume 109:21-31 et Psaume 110

128     Psaume 111

129     Psaume 112

130     Psaumes 113 et 114

131     Psaume 115

132     Psaume 116

133     Psaume 117 et 118:1-14

134     Psaume 118:15-29

135     Psaume 119:1-16

136     Psaume 119:17-40

137     Psaume 119:41-64

138     Psaume 119:65-88

139     Psaume 119:89-112

140     Psaume 119:113-136

141     Psaume 119:137-160

142     Psaume 119:161-176

143     Psaume 120 et 121

144     Psaumes 122 et 123

145     Psaumes 124 et 125

146     Psaumes 126 et 127

147     Psaumes 128 et 129

148     Psaumes 130 et 131

149     Psaume 132

150     Psaumes 133 et 134

151     Psaume 135

152     Psaume 136

153     Psaumes 137 et 138

154     Psaume 139

155     Psaume 140

156     Psaume 141 et 142

157     Psaume 143

158     Psaume 144

159     Psaume 145

160     Psaume 146

161     Psaume 147

162     Psaume 148

163     Psaumes 149 et 150

 

 

1                    Psaume 1

Les Psaumes, ou «louanges» ont été appelés parfois «le cœur des Écritures» parce que sous leur forme poétique ils expriment avant tout des sentiments. Sentiments qui seront ceux des fidèles Israélites pendant et après le règne de l'Antichrist: souffrance, angoisse, crainte... mais aussi confiance, joie, reconnaissance. Sentiments et affections du Seigneur Jésus entrant par avance en sympathie dans les afflictions de ce «résidu» juif. Enfin, sentiments que peuvent éprouver dans leurs circonstances les croyants de tous les temps.

Les premiers versets définissent les caractères des bienheureux qui peuvent chanter ces Psaumes. Et avant tout autre caractère, Dieu réclame celui de la mise à part, de la séparation du mal. Combien ce verset 1 a d'applications dans notre vie de tous les jours. Il est la condition indispensable pour jouir de la Parole (verset 2) et pour «porter du fruit» (verset 3; comparer Jérémie 17:7, 8; voir aussi Jean 15:5). L’arbre planté près des ruisseaux d’eaux représente le croyant enraciné en Christ, recevant de lui sa vigueur. Jésus, comme Homme, a réalisé parfaitement cette mise à part, ce plaisir dans la loi de l'Éternel et enfin cette plénitude de fruit porté à la gloire de Dieu.

 

 

2                    Psaume 2

Servant d'introduction à l'ensemble du livre, les deux premiers psaumes sont complémentaires. Ils constatent les deux grands péchés d’Israël qui a rejeté le double témoignage de Dieu à la nation: Désobéissance à Sa loi (Ps. 1) et reniement de Son Fils (Ps. 2).

Nous trouvons dans ce second Psaume les pensées de Dieu envers Celui qui est «son Oint» [= Messie] (verset 2), son Roi (verset 6), son Fils (versets 7, 12 cité en Actes 13:33). Dieu veillera à ce que Jésus soit honoré sur cette terre où Il a été méprisé. Jadis Hérode et Ponce Pilate, avec les nations et les peuples d'Israël, se sont assemblés contre Lui (voir Actes 4:25 à 28). Sa croix a porté cette inscription outrageante: «Jésus le Nazaréen, le roi des Juifs», comme pour dire à Dieu: Voilà ce que nous faisons de ton Roi. Mais dans un temps futur, lors de la révolte ouverte des nations, paraîtra le juste Roi que Dieu réserve à la terre (Psaume 89:27, 28). Ainsi, dès le début du livre des Psaumes, pour encourager le fidèle dans ses détresses, Dieu se présente (verset 6) comme dominant les événements et les conduisant à ce glorieux but final.

Retenons encore pour nous l'exhortation du verset 11 «Servez l'Éternel avec crainte» (verset 11). «Avec joie» dit aussi le Psaume 100:2. «De tout votre coeur» complète 1 Samuel 12: 20.

 

 

3                    Psaume 3

Beaucoup de psaumes ont été composés dans des circonstances spéciales qui en ont inspiré en partie le contenu. La fuite de David devant Absalom a été l'occasion dont Dieu s'est servi pour nous donner celui-ci (2 Samuel chapitre 15 à 18). Pendant que le fils indigne trame des complots contre son père, «le doux psalmiste d'Israël» (2 Samuel 23:1), au lieu de préparer sa défense, exprime dans un cantique sa confiance en son Dieu. Qu'importe le nombre des ennemis, du moment que l'Éternel s'est placé comme un «bouclier» protecteur entre ces «myriades du peuple» et son bien-aimé (comp. Gen. 15:1; Deut. 33:29). Aussi ce dernier peut-il jouir d'un doux sommeil au milieu des plus grands dangers, sachant que l'Éternel veille sur lui (verset 5). Un épisode de la vie du Seigneur illustre cette parfaite tranquillité: Pendant la tempête, alors que les vagues furieuses remplissaient déjà la nacelle, «il était, lui, à la poupe, dormant sur un oreiller» (Marc 4:37, 38). Voir aussi l’exemple de Pierre en prison: Hérode voulait le produire le lendemain, sans doute pour le faire mourir. Mais lui, loin de s'en tourmenter, dormait paisiblement au milieu de ses chaînes (Actes 12:6). Heureuse confiance! Que Dieu nous donne de la réaliser!

Le v. 8 montre que, pour David, la bénédiction du peuple a plus de prix que sa propre sécurité. Israël est toujours le peuple de Dieu, quoiqu’en révolte contre Son oint.

 

 

4                    Psaume 4

Au Psaume 3 l'Éternel était la protection du fidèle; au Ps. 4 il est sa portion. L'homme pieux possède l'assurance que Dieu l'a choisi (verset 3; littéralement introduit dans sa faveur). Mais il se trouve encore au milieu d'un monde où règnent la vanité et le mensonge (verset 2) et il ne peut qu'y souffrir. «Qui me fera voir du bien?», voilà la question souvent posée dans un tel monde. Ce bien, nous ne le trouverons pas autour de nous, ni davantage en nous-même! Le seul bien véritable est celui que Dieu produit. Il nous en montre la parfaite expression dans la vie de son Fils, «l'homme pieux» par excellence, le seul dont on pouvait dire: «Il fait toutes choses bien» (Marc 7:37).

Dieu est la source de tout bien, mais aussi de toute vraie joie, «Tu as mis de la joie dans mon coeur» déclare le psalmiste (verset 7). Cette joie-là ne dépend pas de l'abondance des biens matériels comme le prouve la fin du verset (comp. Hab. 3:17, 18). Le même chapitre des Philippiens qui nous exhorte à nous réjouir toujours dans le Seigneur, nous rappelle qu'un croyant peut être heureux dans les privations aussi bien que dans l'abondance (Philippiens 4:4 et 12). La joie divine peut remplir l'âme, même au milieu de la détresse. Les circonstances ne l'affectent pas, précisément, parce qu'elle a sa source en Celui qui ne change pas (Héb. 13:8).

 

 

5                    Psaume 5

À la fin du Psaume 4 nous avons vu le croyant se coucher et s'endormir en paix. Nous le considérons ici à son réveil. La piété doit marquer tous les moments de notre vie, y compris ceux que nous passons seuls dans notre chambre. Deut. 6:7 nous invite à donner sa place à la parole de Dieu, le matin comme le soir, au dedans comme au dehors. Dès l'aube, toute première occupation de sa journée, la prière du psalmiste montait vers son Roi, vers son Dieu (Psaume 63:1). Imitons-le, chers amis croyants, avec d'autant plus d'empressement et de liberté que le Dieu auquel nous nous adressons est, en Jésus, notre Père. Au Ps. 4 la prière avait un caractère d’urgence et se réduisait à un simple cri (v. 1, 3). C’est assez pour que Dieu l’écoute. Mais ici, la requête est disposée, formulée de façon précise, après quoi le fidèle peut attendre paisiblement une réponse qu’il ne doit pas chercher à obtenir autrement.

Le sujet de la confiance en face des menées des méchants est poursuivi. Il est remarquable que le verset 9 qui s'applique aux ennemis, soit cité en Romains 3:13 pour qualifier tous les hommes, vous et moi compris. Cela s'explique par le chapitre 5, verset 10 de la même épître: nous étions tous des ennemis de Dieu quant à notre entendement, dans les mauvaises œuvres (voir aussi Col. 1:21).

 

 

6                    Psaume 6

Les épreuves du croyant sont parfois la conséquence directe de ses fautes. Il est alors sous le gouvernement de Dieu, qui le reprend et le châtie (verset 1; comp. Jér. 31:18). Ce fut le cas de David après la terrible affaire d'Urie le Héthien, et aussi après le dénombrement. Il ne peut plus alors être question de joie et de paix comme au Psaume 4, (versets 7, 8). Au lieu de méditer dans son cœur sur sa couche (Psaume 4:4), le coupable trempe son lit de larmes amères (verset 6). Sachant qu'il a mérité ce qui lui arrive, il est poursuivi par les regrets et par le sentiment d'avoir offensé Dieu. La crainte de la mort peut même s'emparer de son âme (verset 5). Il n'a plus l'heureuse liberté que donne une bonne conscience. Pourtant dans ce cas aussi Dieu peut être trouvé, car Il aime trop son racheté pour le laisser dans le désespoir; Il entend sa supplication et reçoit sa prière (verset 9). Ainsi qu’à Ézéchias, tourmenté sur son lit par la perspective de la mort, Il lui adresse cette parole consolante: «J'ai entendu ta prière, j'ai vu tes larmes... je te délivrerai...» (Ésaïe 38:5; comparer verset 5 avec Ésaïe 38:18). Oui, soudain David reçoit l'assurance que sa prière est exaucée. Les circonstances n'ont pas changé, mais déjà sa foi triomphe en espérance.

 

 

7                    Psaume 7

Pour comprendre les Psaumes et en particulier pour ne pas nous étonner de certaines paroles sévères au sujet des méchants, il est un fait qu'il ne faut jamais perdre de vue: Les croyants qui s'expriment ainsi ne font pas partie de l'Église. Les Psaumes s'appliquent prophétiquement à la période qui suivra son enlèvement. Certes, nous pouvons nous approprier beaucoup de précieux versets: Par exemple tous ceux qui expriment la confiance (voir verset 1), la souffrance devant l'injustice (verset 9), la louange (verset 17) et bien d'autres sentiments encore. Mais ce n'est pas le temps d'en appeler au jugement de Dieu comme il arrive dans les Psaumes (voir verset 6). Notre prière comme chrétiens n'est pas: «Punis-les, ô Dieu!» (Psaume 5:10); mais à l'école de notre Modèle divin nous apprenons à dire: «Père, pardonne-leur...» (Luc 23:34) ou comme Étienne, son disciple: «Seigneur, ne leur impute point ce péché» (Actes 7:60). Par contre, lorsque le temps de la grâce sera terminé, et que l’Antichrist opprimera le faible résidu fidèle, prier pour la destruction des méchants sera selon la pensée de Dieu (Luc 18:7). Car c'est ainsi seulement et après le jugement des impies que pourra s'établir le royaume terrestre du Fils de l'homme, dont va nous parler le Psaume 8.

 

 

8                    Psaume 8

Ce psaume commence par établir la petitesse de l'homme par rapport à la création, impression que chacun de nous a pu ressentir en contemplant par exemple la prodigieuse immensité d'un ciel étoilé! «Qu'est-ce que l'homme»? « Puis, ramenés à notre humble dimension, nous apprenons que, pourtant, Dieu avait en vue des choses magnifiques et glorieuses pour l'homme et par l'homme. Mais comment les réaliser avec un être pécheur et mortel? Impossible de couronner de gloire et d'honneur une créature plongée dans la misère et dans la corruption. Alors, ce que Dieu n'a pu faire ni pour ni par le premier Adam, il l'a accompli en Christ le second Homme. Oui, le Créateur s'est pour ainsi dire lui-même revêtu du corps qu'il avait créé. «Il a été fait un peu moindre que les anges». Hébr. 2:6 à 9, qui cite en les complétant nos v. 4 à 6, en donne le motif insondable: à cause de la mort qu'il a dû connaître. Et c'est dans cette nature humaine que le Fils a reçu la domination universelle. En lui l'homme retrouve plus que ce qu'Adam avait perdu (v. 5 à 8: 1 Cor. 15:27 ... ). Couronné de gloire et d'honneur, Christ, homme ressuscité, introduira d'autres hommes avec lui dans le ciel et leur fera partager sa gloire.

 

9                    Psaume 9

Sous leur aspect prophétique, les Ps. 9 et 10 sont étroitement liés. Le Ps. 9 met en scène l'ennemi du dehors: les nations coalisées contre Israël; le Ps. 10 introduit l'ennemi intérieur: les oppresseurs impies persécutant le résidu fidèle. Les menées des méchants ne sont que pour un temps limité. Leur nom sera effacé pour toujours (v. 5); leurs dévastations viendront à leur fin pour toujours (v. 6) et l'attente des débonnaires ne périra pas pour toujours (v. 18). En effet, c'est aussi pour toujours que l'Éternel est assis: «il a préparé son trône pour le jugement» (v. 7; Ps. 58:11). Il demandera alors compte du sang et des larmes des fidèles, versés sous toutes les économies. Il vengera l'opprimé (v. 9), les affligés dont il n'a pas oublié le cri (v. 12). Mais le grand chef d'accusation retenu contre l'humanité, suggéré par le titre du psaume, c'est la mort du Fils de Dieu (Muth Labben): l'outrage fait à Dieu par le monde en crucifiant son Bien-aimé. Un terrible châtiment est suspendu sur la race de ses meurtriers.

Dans la parabole des brebis et des boucs (Matth. 25:31) le Seigneur Jésus décrit le jugement des nations à l'aube de son Règne et annonce que chacun sera jugé selon ce qui lui aura été fait à lui-même.

 

10               Psaume 10 — Psaume 11

Les «temps de la détresse» décrits dans ces Ps. 9 (v. 9) et 10 (v. 1) seront effrayants. Convoitises, orgueil, incrédulité, perfidie, violence..., ces caractères qui existent dans le monde actuel donneront leur pleine mesure quand «celui qui retient» (le Saint Esprit) sera loin, aux jours de l'Antichrist dont ces versets nous font le portrait sinistre (voir 2 Thess. 2:7, 8). Mais contrairement aux pensées du méchant qui estime que Dieu «ne s'enquerra de rien» (v. 4. 13), tout ce qu'il fait en secret avec ruse et malice est découvert. Et tout ce qu'il dit «en son cœur» (v. 6, 11, 13) est publié par Celui qui sonde les coeurs (Luc 12:3). «Je ne serai pas ébranlé» est ici le langage de la folie (v. 6), mais peut aussi être celui de la foi (Ps. 62:6). La pensée que Dieu voit tout, encourage le fidèle éprouvé; le malheureux peut s'abandonner à Lui (v. 14). Et le v. 2 contient une autre vérité rassurante: le méchant se prendra toujours dans son propre filet (comp. Ps. 7:15; Ps. 9:16).

Le Ps. 9 s'achevait sur la pensée que les nations «ne sont que des hommes»; le Ps. 10 se termine en appelant le persécuteur: «l'homme qui est de la terre». Croyants, n'oublions jamais que nous sommes du ciel et de ce fait hors de l'atteinte du monde et de son prince

 

 

11               Psaume 11

Dieu maintient aujourd'hui dans le monde des autorités: gouvernements, magistrats, police... chargées d'y assurer l'ordre, la justice et la paix. Mais lors de la grande tribulation, tout ce qui contribue à la sécurité des hommes: les bases et les valeurs de la société («les fondements») sera renversé. La question du v. 3 mettra alors les justes à l'épreuve. Vont-ils céder à la tentation de fuir, comme l'oiseau s'envole pour échapper au danger? Non; leur confiance n'est pas dans un refuge terrestre (la montagne) mais en Celui qui est immuable parce que son trône est dans les cieux (v. 4). Amis, qu'en est-il de notre foi? Si le Seigneur devait nous ôter nos principaux points d'appui ici-bas: famille, amis, santé, biens matériels, pourrait-on voir en qui nous nous sommes confiés? Et si nous pensons aux fondements de la vérité, nous constatons qu'ils sont ébranlés de toutes parts dans la chrétienté. Que doit faire le juste? Se séparer de tout ce qui attaque et cherche à détruire les piliers de la vérité divine.

Le regard de Dieu sonde les fils des hommes (v. 5; Ps. 7:9; voir par ex. Luc 7:39, 40; Il:17; 22:61). Troublante et insupportable pensée pour «le méchant»! Heureux sentiment pour «le juste»! C'est pour son bien qu'il est ainsi scruté (Ps. 139:23, 24).

 

 

12               Psaume 12

Ce psaume traduit la souffrance d'une âme accablée par le sentiment de l'injustice qui l'entoure. David qui l'a composé avait eu mainte occasion de l'éprouver personnellement. La duplicité et la haine jalouse de Saül (1 Samuel 18:17...), les lâches intentions des habitants de Kehila (chapitre 23:12), la double trahison des Ziphiens (chapitre 23:19 et 26:1) et celle plus perfide encore de Doëg l'Édomite (chapitre 22:9-10), l'ingratitude méprisante de Nabal (chapitre 25:10-11), tout cela ne pouvait laisser David indifférent. Certes à chaque fois il a aussi pu faire l'expérience de la précieuse réponse divine: «Je mettrai en sûreté celui contre qui on souffle» (verset 5; comp. Ps. 10:5). Mais sa propre mesure de la vérité n'était pas parfaite (voir 1 Samuel 20:6; 21:2...). Tandis que la sainteté du Seigneur Jésus le rendait entièrement sensible à la fausseté et à la ruse de ses adversaires (dont Luc 20:20 nous donne un exemple). Plus un chrétien se tiendra dans la lumière, et plus il souffrira de l'atmosphère corrompue de ce monde. Combien alors sa pénible expérience de la langue menteuse, hypocrite et orgueilleuse des hommes (versets 2, 3) lui fera goûter par contraste la pureté et la valeur pratique des paroles de son Dieu (verset 6). «Ta parole est la vérité » (Jean 17:17; Ps. 119:140).

 

 

13               Psaume 13

De cette tribulation que traversera le résidu de Juda pendant les temps apocalyptiques, le Seigneur Jésus déclare qu'il n'y en a point eu de semblable depuis le commencement de la création... et qu'il n'y en aura jamais. Il ajoute qu'à cause des élus, Dieu a abrégé ces jours (Marc 13:20; voir aussi Romains 9:28). On peut donc comprendre ce cri angoissé: «Jusques à quand», quatre fois répété au début de ce psaume et aussi dans plusieurs autres. C'est pour y répondre que «le Seigneur fera une affaire abrégée sur la terre». Quoiqu'il ne puisse jamais connaître une pareille détresse selon la parole du Seigneur (Apocalypse 3:10), un chrétien peut se trouver plus ou moins longtemps dans le découragement et penser que Dieu l'oublie ou lui cache volontairement sa face (verset 1). Cela nous est peut-être arrivé. Comment sortir alors de ce sombre tunnel? Cessons d'abord de nous tourmenter et de consulter avec chagrin notre propre cœur (verset 2): il ne nous apportera aucune réponse, mais plutôt fatigue et angoisse (1 Sam. 27:1). Rappelons-nous plutôt cette exclamation triomphante: «Qui est-ce qui nous séparera de l'amour du Christ? Tribulation, ou détresse, ou persécution...» (Romains 8:35...). Le souvenir de sa bonté et de son salut, voilà le secret qui ranimera notre confiance et notre joie (verset 5).

 

 

14               Psaumes 14 et 15

Insensé vraiment, celui qui, devant tous les témoignages que Dieu a donnés de sa puissance et de son amour, ferme ses yeux, endurcit son cœur et déclare: Il n'y a point de Dieu (v. 1; Ps. 10:4; Jér. 5:12). Mais si tous les hommes ne sont pas des athées, tous sans exception sont dépourvus de la vraie intelligence. Car aucun ne recherche ce Dieu dont il reconnaît l'existence — à moins que Lui-même n'opère dans son coeur.

Il est affreux, ce tableau de l'humanité telle que Dieu peut la contempler des cieux. Mais ne l'oublions pas, cette race rebelle et corrompue, par nature, c'est celle à laquelle nous appartenons vous et moi.

Après la triste constatation du Psaume 14:... «Il n'y a personne qui fasse le bien...», le Psaume 15 peut à juste titre poser la question: «Qui séjournera dans ta tente...?» Le chapitre 3 des Romains, qui cite les versets 1 à 3 du Psaume 14, révèle ensuite la vérité glorieuse qui nous concerne: D'entre ces hommes, tous démontrés pécheurs, Dieu justifie gratuitement ceux qui croient (versets 10 à 12 et 22 à 26).

Les caractères de l'Israélite fidèle sont aussi ceux que la grâce doit produire chez un chrétien: Justice et vérité dans la marche, les actes et les paroles; bienveillance envers le prochain; appréciation du bien et du mal selon la mesure divine (lire És. 33:15, 16).

 

 

15               Psaume 16

Comme le montrent les citations qui en sont faites dans le livre des Actes (chapitre 2:25 à 28 et chapitre 13:35), ce psaume s'applique directement à l'Homme Christ Jésus. D'ailleurs, qui d'autre que Lui oserait déclarer: «Je me suis toujours proposé l'Éternel devant moi» (verset 8)? Nous Le contemplons ici, non comme le Sauveur (ce sera le Psaume 22), mais comme le Modèle, non comme le Fils de Dieu, mais comme l'Homme de foi. En tant que Fils de Dieu, Il n'a pas besoin d'être gardé (verset 1) et sa bonté se confond avec celle de Dieu Lui-même (verset 2; voir Marc 10:18). Mais la confiance, la dépendance, la patience, la foi, bref tous les sentiments que nous voyons briller dans ce psaume à l'égard d'un Dieu connu et honoré sont des sentiments humains. Pour les manifester en perfection, Christ est venu vivre sur la terre (et dans quelles conditions!) la vie d'un homme... mais d'un homme sans péché! Il nous apparaît soumis à Dieu, le Seigneur (v, 2); trouvant sa joie dans les croyants (verset 3); dans la part que le Père Lui a réservée (versets 5 et Hébreux 12:2); enfin dans l'Éternel Lui-même (versets 8, 9 et 11). Il est confiant jusqu'en la mort même (verset 10). Chemin merveilleux qui fit les délices de son Dieu! Chemin qu'Il nous a aussi frayé pour que nous y marchions sur ses traces!

 

 

16               Psaume 17

Au Ps. 16. nous avons admiré la confiance de l'homme parfait. Au Ps. 17 c'est sa justice qui est devant nous. Mais elle est aussi et d'abord devant Dieu qui y trouve une entière satisfaction. Les hommes ne peuvent voir que la marche de quelqu'un, mais Dieu va plus loin et considère les motifs qui règlent cette marche. Le Ps. 11:5 nous a appris que «L'Éternel sonde le juste...». Or voici le résultat de cet examen attentif du coeur de Jésus: «... Tu n'as rien trouvé: ma pensée ne va pas au delà de ma parole» (v. 3; comp. Jean 8:25). Modèle incomparable! Veillons à ce que nos pensées soient toujours en parfait accord avec nos paroles et réciproquement.

Apprenons d'autre part à connaître et à employer la Parole de Dieu comme Lui l'a fait. Il s'en est servi pour se garder de l'homme violent, de Satan lui-même (v. 4; Matth. 4:4, 7, 10).

Les v. 14 et 15 soulignent le contraste entre «les hommes de ce monde qui ont leur portion dans cette vie» et le juste (Christ, mais aussi le croyant) dont la part est céleste (Ps. 16. 5). Tout en souffrant maintenant pour la justice, il pense à la résurrection et à l'Objet de ses affections: «Je serai rassasié de ton image» (v. 15; comp. Ps. 16:11).

 

17               Psaume 18:1 à 29

Ce psaume constitue une grande prophétie embrassant la mort, la résurrection, l'exaltation, la victoire finale et la royauté du Messie. Les trois premiers versets fournissent le thème qui sera ensuite longuement développé, à savoir comment a été délivré «le serviteur de l'Éternel» (voir titre). Le Seigneur Jésus nous enseigne, par sa propre expérience, ce qu'est Dieu pour celui qui se confie en lui. «L'excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons» a été démontrée dans la résurrection de Christ, son ascension, la place qui lui est donnée au-dessus de tous ses ennemis (lire Éph. 1:19 à 21). Ce que Dieu a été pour Jésus à l'heure de sa détresse (v. 6), de sa calamité (v. 18), il l'est aussi pour nous; et les épreuves que nous traversons sont autant d'occasions de le connaître d'une manière nouvelle. Suis-je fatigué, languissant? Il est ma force. Ma foi vient-elle à chanceler? Il est mon Rocher. Un danger apparaît-il? Il est mon lieu fort, la haute retraite où je trouve un refuge assuré (Ps. 9:9). Suis-je aux prises avec l'Ennemi? Il est le bouclier qui me protège de ses coups. Pour Jésus, cette délivrance était la conséquence de sa justice (v. 19. 24), tandis qu'à nous elle est assurée à cause de notre relation avec lui.

 

18               Psaume 18:30 à 50

Le Seigneur Jésus se plaît à nous faire connaître son Dieu dont la voie est parfaite et dont la Parole est affinée (v. 30; Prov. 30:5). Dans la première partie du psaume, il nous a enseigné par son exemple à l'invoquer dans nos afflictions. Il nous apprend ici à nous appuyer sur lui pour la marche (v. 33, 36) et pour le combat (v. 34, 35, 39).

Savons-nous par expérience ce que c'est que de nous tenir debout sur nos lieux élevés? (comp. Habak. 3:19). D'un point culminant, on jouit d'une vue élargie et lointaine (voir És. 33:17). Considérons celle qui s'offre à nous en terminant ce psaume. Les regards se portent vers l'avenir, au moment où Dieu détruira les ennemis de son Fils. À l'horizon nous voyons poindre l'aurore de son règne. Il sera établi Prince sur son peuple Israël, mais aussi Chef des nations. Comme nous y invite un cantique: Contemplons ce grand Roi des rois, régnant en puissance sur tout l'univers et, par sa présence, brisant tous les fers. Il était nécessaire pour la gloire de Dieu que les nations le louent, et toutes le feront pendant le Règne. Mais dès aujourd'hui c'est notre privilège, tirés comme nous l'avons été du milieu des nations, de chanter des cantiques à la gloire de son nom (v. 49 cité en Rom. 15:9). Ne l'en privons pas.

 

19               Psaume 19

Dieu s'est révélé successivement par un double témoignage: Le premier est celui de sa création (v. 1 à 6), dont le langage silencieux, mais combien éloquent, fait connaître jusqu'au bout du monde sa puissance et sa sagesse (Act. 14:17). La course régulière et bienfaisante du soleil, versant sur toute la terre sa lumière et sa chaleur est une preuve constante de la bonté de Dieu envers toutes ses créatures (Ps. 136:8; Matth. 5:45).

Le second témoignage est celui de la Parole (v. 7 à 11). Sainte, juste, bonne, spirituelle, même s'il ne s'agissait que de la loi donnée à Israël (Rom. 7:12, 14), combien elle a plus de prix encore maintenant qu'elle est complète! Cette Parole excellente instruit le serviteur (v. 11) et atteint sa conscience (laquelle constitue au dedans de tout homme un troisième témoignage). Elle met en lumière tant les fautes cachées (commises par erreur: v. 12) que les péchés volontaires: la propre volonté, fruit de la fierté ou de l'orgueil (voir cette distinction en Nomb. 15:27 à 30).

Au début de l'épître aux Romains, le même triple témoignage de la création (ch. l:20), de la conscience (ch. 2:15) et de la loi (ch. 2:17 ...) est placé devant l'homme pour mettre en évidence son état et le conduire au salut.

 

20               Psaume 20

Dieu a donné au monde plus que les témoignages mentionnés dans le Ps. 19: un Témoin vivant, Jésus Christ. Le Ps. 16 v. 3 nous a montré l'homme parfait trouvant toutes ses délices dans les croyants, ces «saints» et ces «excellents» de la terre. Inversement dans ce Ps. 20 nous voyons Christ être le centre des intérêts et des affections des siens. À celui qui devra proclamer sur la croix: «Je crie de jour, mais tu ne réponds point» (Ps. 22:2) ils disent: «Que l'Éternel te réponde!... Que l'Éternel accomplisse toutes tes demandes!» (v. 1, 5). Puis la certitude de la foi: «Il lui répondra» (v. 6), à laquelle correspond le cri de délivrance du Ps. 22:21: «Tu m'as répondu...». Ensuite seulement les fidèles intercèdent pour eux-mêmes: «Que le roi nous réponde» (v. 9). Puissions-nous réaliser mieux nous aussi ce que furent pour Jésus son abandon puis sa délivrance et leurs glorieux résultats pour nous.

«Ceux-ci font gloire de leurs chars, et ceux-là de leurs chevaux, mais nous, du nom de l'Éternel, notre Dieu» (v. 7). L'homme moderne met plus que jamais sa vanité dans ses puissants et rapides moyens de déplacement ainsi que dans bien d'autres choses. Mais la gloire du chrétien c'est d'appartenir à Christ et de porter son beau nom (Jacq. 2:7).

 

21               Psaume 21

Au Ps. 20 les fidèles s'étaient adressés à leur Roi. À présent ils parlent à l'Éternel de ce Roi (v. 1 à 7). Sujet qui plaît au coeur de Dieu! N'oublions pas que l'objet principal du culte chrétien est la présentation au Père de celui qui lui est infiniment agréable: son Fils Jésus Christ.

Les «bénédictions excellentes» qui sont maintenant les siennes prennent tout leur relief en regard des souffrances et des outrages qui furent sa part. Ainsi, à la couronne d'épines répond une couronne d'or fin; au partage de ses vêtements, la majesté et la magnificence dont Dieu l'a revêtu (Ps. 45:6 à 8); à la honte de la croix succède la gloire de sa résurrection (v. 4). Oui, celui qui fut fait malédiction pour nous, est mis pour bénédiction à toujours. Et celui dont Dieu, un moment, détourna son regard, est à nouveau rempli de joie par sa face (v. 6). On peut alors se demander pourquoi l'Esprit n'a pas interverti l'ordre des Ps. 21 et 22. N'est-ce pas précisément parce que Dieu a «prévenu» son Fils par ces bénédictions déjà préparées pour lui; il lui en a fait don par avance (comp. Jean 17:4, 5). Et aussi parce qu'il ne veut pas nous laisser aborder le sujet solennel de l'abandon de son Bien-aimé (Ps.22) sans nous avoir préalablement fait connaître ses gloires.

 

 

 

22               Psaume 22:1-21

Plus que toute autre portion des Écritures, celle-ci doit être abordée avec «des pieds déchaussés». Car elle contient le plus insondable des sujets: les sentiments et les prières de Christ pendant les heures de la croix. D'abord exposé à la méchanceté des hommes, souffrant pour la justice, Il connaît ensuite, durant trois heures de ténèbres impénétrables, l'abandon de son Dieu fort. Entièrement seul, l'Homme parfait traverse cette épreuve sans égale avec l'unique soutien intérieur de son amour incomparable. Et Il ne cesse pas un instant de se confier en Celui qui pour un moment ne peut Lui donner de réponse. Il proclame publiquement son opprobre et sa faiblesse (versets 1, 2, 6), mais sans rien qui ressemble à de l'impatience, à du désespoir ni à une réaction de défense.

À la croix l'homme a donné sa mesure entière; il a montré jusqu'où il était capable d'aller dans sa haine, sa violence, son cynisme, sa bassesse morale (versets 6 à 8, 12, 13, 16 à 18). Mais dans le même moment, Dieu a, Lui aussi, donné toute la mesure de ce qu'Il est: En justice parfaite contre le péché, en amour parfait envers le pécheur. La croix a tout magnifié. Ah! que cette contemplation de Jésus mourant pour nous, produise dans chacune de nos âmes, humiliation et reconnaissance, amour et adoration.

 

 

23               Psaume 22:22-31

La réponse parvient à Celui qui est «entre les cornes des buffles» (comparer versets 2 et 21). C'est la résurrection et en même temps la joie de la communion retrouvée. Mais, dans son amour, Christ a hâte que cette joie soit partagée. Aussi sa première pensée est-elle de faire connaître à «ses frères» la nouvelle relation dans laquelle son oeuvre les a placés, en leur parlant de son Père qui devient leur Père, de son Dieu qui devient leur Dieu (verset 22; Jean 20:17). Contrairement aux autres psaumes qui traitent des souffrances de Christ, il n'est pas question de jugement dans celui-ci. Jésus y porte les péchés, et par conséquent tout n'est que grâce et bénédiction. Bénédictions pour l'Assemblée (composée à ses débuts de disciples juifs: verset 22 cité en Hébreux 2:12); pour Israël restauré, appelé au verset 25 «la grande congrégation»; pour «toutes les familles des nations» sous le règne de mille ans (versets 27, 28); enfin pour tous ceux qui naîtront au cours de ce règne glorieux. Comme des ondes s'élargissent autour du centre où elles ont été provoquées, ainsi s'étendent à toute la création les conséquences merveilleuses de l'œuvre de la croix. Et nous comprenons alors quelque peu pourquoi Jésus fut abandonné (comparer verset 1).

 

 

24               Psaume 23

Le bon Berger a mis sa vie pour ses brebis (Ps. 22: Jean 10:11). Maintenant il va devant elles. Il les paît avec tendresse; elles ne manqueront de rien puisqu'il est là, responsable d'elles. Les brebis, ces créatures faibles et dépendantes qui nous représentent, font l'expérience journalière des soins du berger (És. 40:11 et 49:10). La simple reconnaissance constate: je n'ai manqué de rien (Luc 22:35), mais la foi affirme: je ne manquerai de rien (tout au moins de rien de ce qui est nécessaire à mon âme: c'est elle qui est restaurée — v. 3).

Le Seigneur Jésus me mène aux eaux paisibles, mais aussi dans des sentiers de justice; il le doit à son propre nom que je porte.

À partir du v. 4, la brebis s'adresse à lui directement: «Tu es avec moi...». Dans cette compagnie, même la vallée de l'ombre de la mort n'est plus redoutable. La houlette et le bâton de ce bon Berger me rassurent; il me protègera, y compris contre mes propres écarts. Je puis, sans être effrayé par la présence d'ennemis puissants, m'asseoir à la table royale où ma place a été préparée. Non pour une invitation occasionnelle, mais bien tous les jours de ma vie (comp. 2 Sam. 9:13). Et cela dans la maison du Dieu de bonté et de grâce — mon Père — chez qui je demeure par la foi, en attendant d'y habiter en réalité pour toujours.

 

 

25               Psaume 24

Au Ps. 22 nous trouvons un Sauveur. C'est le passé, la croix où tout commence. Le Ps. 23 correspond au présent: c'est d'un Berger que nous faisons l'expérience. Le Ps. 24, enfin, nous ouvre l'avenir: nous y admirons le Roi de gloire.

Tous ces psaumes sont de David, homme qui connut le rejet et la souffrance, mais qui fut aussi berger d'Israël (2 Sam. 5:2) et roi glorieux en Sion. Le Psaume 24 commence par l'affirmation des droits de l'Éternel sur la terre. La croix y fut dressée (Ps. 22). Elle est présentement une sombre vallée (Ps. 23). Mais bientôt l'Éternel y établira son trône. «Le monde et ceux qui l'habitent» devront alors reconnaître Celui à qui ils appartiennent et se soumettre à sa domination. Certains ne s'y décideront que sous l'effet de la contrainte, «en dissimulant», comme l'annonce le Ps. 18:44. En ce qui nous concerne, puissions-nous rendre dès aujourd'hui au Seigneur Jésus l'obéissance de l'amour. Pour avoir part au Royaume, les citoyens doivent en posséder les caractères (v. 3 à 6). Jésus les a promulgués dès le début de son ministère (comp. v. 4 avec Matth. 5:8). Il était le Roi, le Messie d'Israël. Mais son peuple l'a rejeté, aussi est-il sorti, portant sa croix (Jean 19:5 et 17). Contemplons-le maintenant entrant comme l'Éternel lui-même, le Roi de gloire, dans son règne de bénédiction.

 

 

26               Psaume 25

Les Psaume 16 à 24 nous ont spécialement occupés de Christ, le Messie. Le Psaume 25 commence une nouvelle série (Psaume 25 à 39) dans laquelle il est question du «résidu» et du fidèle en général. Il faut, dans la lecture des psaumes, faire attention aux astérisques * (version JND) qui signalent le commencement d'une série nouvelle et qui aussi, dans le texte, séparent les pensées principales. Ils nous aident dans ce Psaume 25 à remarquer deux prières: versets 4 à 7 et 16 à 22. Prenons tout spécialement à notre compte les demandes des versets 4 et 5 «... Fais-moi marcher dans ta vérité» (Ps. 43:3). C'était un grand sujet de joie pour l'apôtre Jean d'avoir trouvé dans la famille de «la dame élue» des enfants marchant dans la vérité (2 Jean 4).

Mais comment marcher sans connaître le chemin et les sentiers? Dieu les enseigne; et voyez comme l'âme y progresse (versets 8 à 10 et 12). Toutefois une condition est requise: «Le secret de l'Éternel (en note: ses communications intimes) est pour ceux qui le craignent» (versets 12 et 14). Autrement dit, Dieu ne révèle ses pensées et ne fait comprendre sa Parole qu'à ceux qui sont disposés à s'y soumettre. Voilà sans doute pourquoi il y a beaucoup d'ignorance dans la chrétienté... et aussi souvent dans nos propres esprits.

 

 

27               Psaume 26

Au Psaume 25 le fidèle avait des péchés à confesser (versets 7, 11 et 18). Et sa prière était: «Fais-moi marcher dans ta vérité». Ici le ton change. Le croyant se tient devant Dieu avec bonne conscience (versets 1 et 2) et peut déclarer: «J'ai marché dans ta vérité» (verset 3). Il est un de ces bienheureux qui, selon le Psaume 1: 1, ne se sont pas associés à ceux qui font le mal (versets 4, 5). Une sainte occupation absorbe toutes ses pensées: celle des versets 6 et 7. Ayant lavé ses mains à la cuve d’airain, autrement dit s’étant jugé, il fait le tour de l'autel, considérant sous tous ses aspects l'œuvre de la croix et Celui qui fut le parfait Sacrifice. Sa bouche s’ouvre alors pour la louange et raconte «toutes les merveilles» opérées par la grâce (v. 7).

La vie chrétienne ne consiste pas seulement à se retirer de l'iniquité. S’étant purifié des vases à déshonneur, l'enfant de Dieu trouve ceux qui, avec lui, invoquent le Seigneur d'un cœur pur (2 Timothée 2:21, 22). Ici le fidèle qui a «haï la congrégation de ceux qui font le mal» (verset 5) jouit de la demeure de la gloire de Son Dieu et bénit l'Éternel «dans les congrégations» (verset 12). La présence du Seigneur Jésus dans le rassemblement des deux ou trois réunis en son Nom, est-elle une joie pour votre cœur (Matthieu 18:20)?

 

 

28               Psaume 27

Dans ce psaume brille toute la confiance du croyant en Celui qui est sa lumière, son salut, la force de sa vie (verset 1; comparer Psaume 18:27, 28, 29). L'épître aux Éphésiens le confirme: le Seigneur est à la fois la lumière et la force du chrétien (Éphésiens 5:14 et 6:10). Qui a réalisé cette confiance envers Dieu comme le Seigneur Jésus? De même que le Psaume 22 est celui de la croix, on a pu appeler celui-ci «le Psaume de Gethsémané». Le verset 2 évoque d'une manière saisissante cette foule, armée d'épées et de bâtons, qui s'avance sous la conduite de Judas pour s'emparer du Seigneur de gloire. À sa seule parole «C'est moi», ils reculent et tombent par terre (Jean 18:6).

C'est dans la maison de l'Éternel que le psalmiste cherche son refuge (versets 3 à 5; comparer 2 Rois 19:1 et 14), belle figure de la communion, «une chose» que nous avons à demander et à rechercher avant tout autre. Or cette communion n'est pas seulement pour l'heure de l'épreuve, mais pour «tous les jours de ma vie». Elle est «le climat» nécessaire pour discerner la beauté du Seigneur et faire des progrès dans sa connaissance.

Le dernier verset vient, comme une réponse d’en haut, apaiser toutes les alarmes du croyant: «Oui, attends-toi à l'Éternel».

 

 

29               Psaume 28

Les supplications que nous entendons dans ce psaume n'ont rien de comparable avec les prières confiantes qu'un chrétien peut aujourd'hui adresser à son Dieu et Père. Crainte de ne pas obtenir de réponse, effroi devant la mort, peur d'être entraîné avec les méchants, enfin, appel au jugement de ces derniers, tels sont ici les sentiments du fidèle Israélite des temps de la fin. Mais cette détresse intense ne peut que faire ressortir davantage la réponse qu'il reçoit et la joie qu'il en ressent (versets 6 à 9). «L'Éternel est ma force», déclare-t-il au verset 7. Et au v. 8: «L’Éternel est leur force». L’expérience est individuelle avant d’être collective.

On se rappelle un épisode de l'histoire de David, auteur de notre psaume. De retour à Tsiklag, après avoir failli combattre contre Israël aux côtés des Philistins, il trouve la ville incendiée et tous ses habitants emmenés en captivité; ses compagnons parlent de le lapider, il est dans une grande détresse. Et c’est alors qu’il «se fortifie en l'Éternel son Dieu» (1 Samuel 30:6). Faire comme lui l'expérience de notre entière faiblesse est quelquefois nécessaire pour réaliser que toute notre force est dans le Seigneur (2 Corinthiens 12:10).

Remarquons aussi que la réponse de Dieu produit la louange dans le cœur du croyant. Et n'oublions jamais de la Lui exprimer (Ésaïe 25:1)!

 

 

30               Psaume 29

Sous son aspect prophétique, ce psaume annonce le moment où les puissants de la terre auront à se soumettre à l'Éternel. La gloire et la force que l’homme s’attribue si volontiers appartiennent à Dieu seul. Et elles lui seront effectivement rendues lorsqu’il jugera bon d’élever la voix pour revendiquer ses droits (la voix de l’Éternel est mentionnée sept fois dans ce psaume). La domination des nations (ces «fils des forts») sur Israël prendra fin, car c'est à son peuple que le Seigneur donnera la force, quand Il s'assiéra pour roi à toujours (versets 10, 11).

N'est-elle pas puissante et magnifique, cette voix du Créateur que tous les hommes ont l'occasion d'entendre? Dieu leur parle à travers les phénomènes naturels: vent, tonnerre, avalanches ou tremblements de terre... qui frappent les âmes d'un sentiment de grandeur et d'effroi... généralement bien passager! Mais avant tout c'est par Jésus Christ, la Parole faite chair, que Dieu s'est adressé au monde (Jean 1:14 et 18:37). Ce fut la voix de la puissance divine «sur les grandes eaux» (verset 3), quand d'un mot Il arrêtait la tempête (Marc 4:39); mais aussi la voix «douce et subtile» (1 Rois 19:12) de l'amour, la voix du Bon Berger. Elle se fait entendre aujourd’hui encore dans sa Parole. Sachons l’écouter!

 

 

31               Psaume 30

De même que la seconde moitié du Psaume 22, les trois premiers versets de ce Psaume 30 peuvent être placés dans la bouche de Christ après sa résurrection. Celle-ci est toujours considérée dans les psaumes comme une délivrance opérée par Dieu (comparer Jean 10:18). «Un moment dans sa colère... une vie dans sa faveur...». Vrais du résidu d'Israël, les versets 1 à 5 sont propres à encourager tous les rachetés, en leur rappelant que s'ils ont à passer par une «légère tribulation d'un moment», celle-ci opère pour eux «un poids éternel de gloire» (2 Corinthiens 4:17). Aux larmes qui sont la part de beaucoup dans la sombre nuit de ce monde, succéderont bientôt les chants de joie, au matin du jour éternel. Mais dans la nuit même, au milieu des épreuves, celui qui connaît le Seigneur possède une joie intérieure qui lui permet de chanter (Ps. 42:8; Job 35:10). Il rend ainsi autour de lui le plus puissant des témoignages (Actes 16:24, 25).

Se décourager dans l'épreuve est un danger! À l’opposé, un croyant dans la prospérité risque de s'appuyer sur celle-ci (ma montagne, dit le Psalmiste), obligeant Dieu à en ébranler les fondements pour amener le fidèle à Le rechercher (versets 6 à 8). La prospérité dans le monde devient facilement un obstacle à la communion avec le Seigneur; il est alors avantageux que nous en soyons dépouillés. Quel est le moyen d'échapper à ces dangers? Regarder au-delà de la nuit présente, et plus haut que «notre Montagne»; considérer toutes choses dans la perspective de la bienheureuse éternité.

 

 

32               Psaume 31:1-14

«En toi, Éternel, j'ai placé ma confiance», telle est à présent la ferme déclaration du fidèle (verset 1). Puis au verset 6: «Mais moi je me confierai en l'Éternel». Et encore à la fin de notre lecture: «Je me suis confié en toi». Au milieu de la tempête déchaînée par les hommes, il se cramponne à cette certitude. Son refuge, il l'a trouvé, non plus sur sa propre montagne (Psaume 30:7), mais en l'Éternel, son inébranlable Rocher (verset 3). «Sois pour moi un rocher...», dit-il au verset 2. Mais au verset 3: «Tu es mon rocher». Rien ne pourra jamais renverser une foi établie sur un tel fondement (Matthieu 7:25). Cher jeune ami, est-ce sur ce roc que vous avez bâti?

Or, il est un moment de l'existence où cette confiance est nécessaire plus qu'à tout autre. C'est le dernier, celui où il faut tout laisser pour passer par la mort. Dans ce sombre passage, aucun appui ne subsiste pour l'âme, sinon le Dieu en qui, maintenant et pour toujours, nous aurons placé notre foi (voir Proverbes 14:32). Considérons notre incomparable Modèle: Au moment de sa mort, Christ exprime cette confiance absolue par son ultime parole sur la croix, qui nous rappelle le verset 5: «Père! entre tes mains je remets mon esprit» (Luc 23:46, voir aussi v. 15).

 

 

33               Psaume 31:15-24

«Il y a un temps pour toute affaire, ... un temps de naître et un temps de mourir...; un temps de se lamenter et un temps de sauter de joie...» (Ecclésiaste 3:1 à 8). Mais tous nos temps sont dans la main de notre Dieu (Ps. 31:15). Il en a déterminé d'avance la succession et la durée, en particulier en ce qui concerne le temps de l'épreuve. Et n'oublions pas ce verset 15 chaque fois que nous faisons des projets (comparer Jacques 4:13 à 15).

À côté de la protection et de la délivrance, l'âme trouve auprès de l'Éternel quelque chose de plus précieux encore: une bonté grande (verset 19), admirable (verset 21); une bonté «mise en réserve» au profit de ceux qui craignent Dieu et qui se confient en Lui (Ps. 34:9). N’ayons pas peur d’épuiser cette réserve divine. Mais aussi comment répondre à une telle bonté? Le verset 23 nous l'enseigne: «Aimez l'Éternel, vous tous ses saints!». C’est «le grand et premier commandement» de la loi (Matthieu 22:37, 38). Mais il n'est pas pénible (voir 1 Jean 5:2 et 3). Car, comprendre la bonté du Seigneur, c'est déjà L'aimer! Oui, pour que l'amour envers Lui soit produit et entretenu dans notre cœur, soyons beaucoup occupés de son amour à Lui pour nous (1 Jean 4:19). «C’est de ton amour même, que notre amour vivra» — rappelle un cantique.

 

 

34               Psaume 32

Plus l'âme a d'abord gémi sous le poids de ses péchés, plus elle goûte ensuite le bonheur dont nous entretiennent les v. 1 et 2. Êtes-vous un de ces bienheureux? Sinon le v. 5 vous trace le chemin pour le devenir (comp. Luc 15:18). «Je n'ai pas couvert... , autrement dit tout confesser est le moyen indispensable pour que Dieu couvre mon péché (v. 1). Au contraire, si je cherche à le cacher, il faudra tôt ou tard que Dieu le mette en lumière (Matth. 10:26). C'est par le réveil de la conscience que commence le travail de Dieu. Il appesantit sa main jusqu'à ce que le pécheur soit amené à la repentance, aussitôt suivie du pardon. Ce dernier nous est présenté dans ces versets sous trois aspects: l'enlèvement d'un fardeau (v. 4), le recouvrement de la souillure (v. 1), l'annulation d'une dette (v. 2).

Puis vient la marche. Ne ressemblons pas à des bêtes de somme sans intelligence et qui de ce fait doivent être conduites par des contraintes extérieures. La bride et le mors sont l'image des moyens pénibles que Dieu est obligé d'employer quand nous ne voulons pas nous approcher de lui (v. 9; comp. Prov. 26:3). Combien il est préférable de nous laisser instruire (titre du psaume), enseigner, conseiller directement par la Parole et dans la communion avec le Seigneur.

 

 

35               Psaume 33

Le premier verset reprend la pensée finale du Ps. 32: Celui qui est devenu un juste par le pardon de ses péchés est invité à se réjouir et à louer l'Éternel. C'est la part et le devoir de tout croyant. Cependant ce psaume s'applique directement à l'Israël futur, quand le rejet de son Messie lui aura été pardonné. Sa louange aura trois grands thèmes: La fidélité de Dieu (v. 4 à 9): il est le créateur de toutes choses. La sagesse de Dieu (v. 10 à 17): il prend connaissance de tout et il gouverne les nations. La bonté de Dieu (v. 18 à 22): cette bonté s'exerce envers tous ceux qui se confient en lui. Le cantique nouveau (v. 3) est ici en rapport avec une terre nouvelle dont Dieu aura balayé l'injustice et qu'il aura remplie de sa bonté. Le conseil des nations, les desseins des peuples, auront été anéantis pour que s'achèvent les conseils éternels de Dieu et les desseins de son coeur (v. 10 et 11). Sa Parole a créé les cieux (comp. v. 6 et Hébr. 11:3). Elle nous régénère et opère en nous maintenant, en attendant de s'accomplir aussi dans un monde restauré. Dieu regarde des cieux et considère tous les habitants de la terre (v. 13, 14). Mais, selon sa promesse au Ps. 32:8, il suit tout particulièrement de son oeil vigilant ceux qui lui obéissent et qui s'attendent à son amour (v. 18 voir aussi Ps. 34:15).

 

 

36               Psaume 34

Pour nous montrer que toutes nos circonstances, y compris les plus humiliantes, peuvent nous conduire en définitive à bénir Dieu, l'Esprit s'est servi d'un épisode de l'histoire de David pour lui dicter les paroles de ce psaume (voir 1 Samuel 21:10 à 15). Imitons «cet affligé»: sachons comme lui magnifier toujours et partout le nom de notre Dieu.

Au v. 11 c'est comme si, tendrement, le Seigneur nous rassemblait autour de Lui et disait: «Venez, fils, écoutez-moi...». Il a une parole d'encouragement pour chacun. Celui qui est en danger, Il le rassure par les versets 7, 15 et 17 (voir Ésaïe 63:9). Un autre connaît-il des besoins matériels? Il répond à son souci par les versets 9 et 10. Quelqu'un traverse-t-il le deuil ou la peine? Il lui montre où trouver la consolation (verset 18). Son désir est de nous donner confiance en son Père pour que nous le louions avec Lui (verset 3). Goûtez, nous dit-Il, combien l'Éternel est bon (comparer 1 Pierre 2:3). Mais le Seigneur sait aussi que nous avons besoin de son exhortation: «Garde ta langue du mal... retire-toi du mal, et fais le bien;... cherche la paix et poursuis-la» (versets 13, 14; voir 1 Pierre 3:10 à 12). Pierre ne termine pas la citation du passage, car c’est aujourd’hui le jour de la grâce. Le jugement annoncé à la fin du psaume est encore à venir.

 

 

37               Psaume 35:1-16

L'Ange de l'Éternel qui «campe autour de ceux qui le craignent et les délivre» (Psaume 34:7), est appelé ici à chasser et à poursuivre les ennemis du juste (versets 5 et 6). «Après un temps de patience et de grâce infatigable, d’une grâce demeurée sans résultat, au lieu de se venger lui-même, le résidu s’en remettra à Dieu pour obtenir la délivrance» (JND). Cette délivrance du croyant juif s'accompagnera infailliblement du jugement des méchants.

Nous savons qu’en ce qui concerne les chrétiens, ce n'est pas par la destruction des injustes que s'accomplira leur délivrance, mais par leur propre enlèvement à la rencontre du Seigneur! Chrétiens et inconvertis ne resteront pas toujours ensemble. Quand le Seigneur viendra sur la nuée, les premiers seront retirés de la terre, et les autres y seront laissés pour la terrible «heure de l'épreuve»... (Apocalypse 3:10). Au contraire lors de Son apparition en gloire, les croyants de ce temps-là seront laissés pour le règne, alors que les méchants seront ôtés (Luc 17:34 à 36).

Quelle ingratitude que celle de l'homme naturel! David en parle par expérience, lui qui l'a si souvent éprouvée (versets 12 à 15). Mais Christ a connu et ressenti cette ingratitude combien plus profondément. «Ils m'ont rendu le mal pour le bien, et la haine pour mon amour» (verset 12; Psaume 109:5).

 

 

38               Psaume 35:17-28

Si nous n'avons guère affaire comme le fidèle de ce psaume à la méchanceté des hommes, n'oublions pas que la persécution a été, et est encore aujourd'hui, la part de beaucoup de chrétiens. Combien nous pouvons être reconnaissants que la liberté de conscience et de rassemblement continue de nous être accordée dans notre pays! Célébrer le Seigneur au milieu de son peuple de rachetés est le juste désir du croyant (verset 18). Apprécions-nous ce privilège, nous qui le possédons encore?

En Jean 15:25, Jésus se réfère à cette haine sans cause dont Il a été l'objet (verset 19). Sans cause certes!... et pourtant la haine du monde contre Christ et les siens ne doit pas nous étonner (1 Jean 3:13). C'est celle que Satan inspire aux hommes contre Celui qui l'a vaincu. Peut-on imaginer plus affreux sentiments que ceux des versets 21, 25, 26? Peu d'expressions sont aussi fortes pour mettre à nu dans toute leur horreur les profondeurs de méchanceté du cœur humain: Joie perverse de voir souffrir un innocent… qui était le Fils de Dieu venu pour sauver les hommes. «Ha, ha! notre œil l’a vu» — s’écrient les moqueurs (v. 21). «Tout œil le verra, et ceux qui l’ont percé» annonce Apoc. 1:7 — non plus sur la croix, mais dans toute sa gloire judiciaire.

 

 

39               Psaume 36

Comparons la fin du verset 4 avec l'exhortation de Romains 12:9: «Ayez en horreur le mal». Non seulement l'homme du monde est indifférent au péché (car le juger serait se condamner lui-même), mais il s'en amuse et en fait les thèmes favoris de sa littérature et de ses spectacles. En même temps cette insensibilité au mal l'amène à se vanter et à «se flatter à ses propres yeux», même en présence de l'iniquité la plus criante (verset 2; Rom. 3:18; Deut. 29:19). Obligés que nous sommes de vivre dans une telle atmosphère, notre conscience de chrétiens risque à la longue de s'émousser. Mais nous aurons toujours le péché en horreur si nous nous souvenons de la croix et du terrible prix qui dut y être payé pour l'abolir. La bonté de Dieu est dans les cieux, hors d'atteinte des desseins des méchants (verset 5 et 7). Et en même temps elle s'étend comme des ailes protectrices pour abriter les fils des hommes (voir Psaume 17:8). Hélas, tels les habitants de Jérusalem au temps du Seigneur, beaucoup ne veulent pas du refuge ainsi offert (Matthieu 23:37).

La source de la vie et la lumière divine, associées dans le versets 9, nous reportent à Christ, la Parole, dont il est écrit: «En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes» (Jean 1:4).

 

 

40               Psaume 37:1-22

Le Psaume 37 n'est pas, comme la plupart des précédents, une prière du fidèle au sujet des méchants qui le tourmentent. C'est au contraire la réponse d’en haut qui lui parvient. Elle ne lui apporte pas encore la délivrance attendue, mais bien les précieuses ressources et instructions nécessaires pour faire face au mal qui l'environne. Et que de fois nous faisons cette expérience! En réponse à notre prière, au lieu d'enlever notre épreuve, le Seigneur nous donne ce qu'il faut pour la traverser. Selon la promesse du Psaume 32:8: «Je t'instruirai, et je t'enseignerai;... je te conseillerai...», nous reconnaissons la voix du tendre Maître. Il a Lui-même mis en pratique les instructions qu'Il donne ici. Et, connaissant nos pauvres cœurs, Il sait bien que la vue du mal autour de nous peut y produire deux sentiments fâcheux: l'irritation et la jalousie (versets 1, 7 et 8; Prov. 24:1, 19). D'où ces exhortations qu'il nous faudrait lire souvent: Ne t'irrite pas (3 fois); confie-toi; pratique le bien; remets ta voie sur l'Éternel; demeure tranquille,... Riches promesses aussi, qui y sont liées!: «Il te donnera les demandes de ton cœur...; Lui, il agira». Laissons-Le seul agir! Bientôt le Dieu de paix brisera Satan sous nos pieds (comparer versets 10, 17, 20 avec Romains 16:20).

 

 

41               Psaume 37:23-40

«Par l'Éternel les pas de l'homme sont affermis» (verset 23). L'indépendance nous caractérise par nature. Reconnaître que nous avons besoin de Dieu pour chaque pas de notre vie quotidienne est une évidence que nous n'admettons pas toujours. N'attendons pas d'avoir fait de nombreuses chutes pour en être convaincus et pour accepter le secours du Seigneur.

Il est question dans ce psaume du juste (ou des justes). C'est le nom donné au résidu juif fidèle; celui-ci possédera le pays (versets 9, 11, 22, 29, 34) après le retranchement des méchants, affirmé lui aussi à cinq reprises (versets 9, 22, 28, 34, 38). L'enfant de Dieu aujourd'hui a le droit de porter le même titre (Romains 5:19). Comment un juste se fait-il reconnaître? Il use de grâce et donne (verset 21). Sa bouche profère la sagesse, et sa langue parle la droiture; la loi de son Dieu est dans son cœur (versets 30, 31). Amour, sagesse, vérité, attachement à la Parole, tous ces traits peuvent-ils se remarquer dans notre marche de chaque jour? En retour, comptons sur la force, l'aide et la délivrance de Dieu (versets 39, 40). Que le juste soit abandonné est en effet inconcevable (verset 25). Et pourtant nous savons qu'il dut en être ainsi du «Juste par excellence» (Job 34:17; Psaume 22:1).

 

 

42               Psaume 38

L'instruction du Ps. 37 semble avoir été comprise. Le fidèle ne réclame plus le retranchement des méchants, qui lui a été expressément promis. Au lieu de s'irriter à cause de ceux qui font le mal, il sent profondément son propre péché (v. 3 à 5). En même temps il réalise qu'il est dans la main de Dieu qui le reprend et le châtie. Et c'est à Lui qu'il s'attend (v. 15). Il ne lui appartient pas de répondre lui-même à ceux qui le persécutent; encore moins de se venger. «Toi tu répondras, Seigneur, mon Dieu!» Nous reconnaissons là les enseignements du Nouveau Testament: «Ne rendant à personne mal pour mal...; ne vous vengeant pas vous-mêmes, bien-aimés; ... moi je rendrai, dit le Seigneur» (Rom. 12:16, 19). La seule réponse que nous sommes en droit de donner au mal qui nous est fait, c'est... le bien; à l'inverse de ces «ennemis» (v. 19), de ces «adversaires» qui «rendent le mal pour le bien» (v. 20). Et leur surprenant motif nous est ici dévoilé: «... parce que je poursuis ce qui est bon». La jalousie, le désir pervers de supprimer ce qui soulignait, par contraste, leur propre méchanceté, tels sont les affreux sentiments qui ont conduit les hommes à mettre à mort le Saint et le juste (Jean 10:32 , lire aussi 1 Jean 3:12).

 

 

43               Psaume 39

Pour refréner la volonté propre d'un croyant, Dieu doit parfois se servir de la bride et du mors (Ps. 32:9). L'Esprit impose silence à la nature pour faire porter des fruits à la vie nouvelle et la faire parler (v. 1).

Nous qui avons tant de peine à nous taire, en particulier quand il nous est fait du tort, pensons à l'exemple parfait de l'Agneau qui n'a pas ouvert sa bouche (v. 9; Ps. 38:13: És. 53:7; 1 Pier. 2:23).

«Tu m'as donné des jours comme la largeur d'une main...» (v. 5). Brève existence... et cependant si follement gaspillée par tant de personnes en vaine agitation pour amasser des biens terrestres! (v. 6: Eccl. 2:21 à 23).