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Baisser / reposer la tête

 

Briem Christian

Antworten auf Fragen zu biblischen Themen p.452

 

C’est par ces mots poignants que l’évangile selon Jean décrit la mort de Jésus, notre Seigneur et Sauveur :

 

«Et ayant baissé la tête, Il remit Son esprit» (Jean 19:30).

 

Nous ne nous intéresserons aujourd’hui qu’à la première partie de la phrase. Le mot grec pour ‘baisser’, ‘klíno’, figure sept fois dans l’ensemble du Nouveau Testament. Il est notamment utilisé pour parler de la fin d’un jour («le jour baisse» — Luc 9:12 ; 24:29), ainsi que pour les femmes au tombeau de Jésus, lorsque, par crainte des deux anges, elles «baissaient leur visage contre terre» (Luc 24:5).

Or, ce n’est bien sûr pas par hasard si la première et la dernière occurrence de ce mot dans les évangiles se rapportent l’une et l’autre en relation avec le Seigneur Jésus, et plus précisément avec la tête du Seigneur Jésus. Un scribe, ou docteur de la loi, s’était proposé pour Le suivre, probablement avec la pensée d’obtenir une bonne place auprès du Messie. Mais Christ déjà rejeté (c’est la première fois dans le Nouveau Testament qu’Il prend le titre de ‘Fils de l’homme’) ne peut offrir à cet homme une place ici sur terre, mais Il lui dit : «Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel des nids, mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer la tête» (Matt. 8:20), le mot ‘klino’ pour «reposer» étant le même que pour «baisser». Combien il est solennel que le roi d’Israël, malgré tout Son amour pour Son peuple terrestre, n’ait pas trouvé ici de place, pas même «un nid» ! Il avait fidèlement pourvu aux besoins de Sa créature, Lui, le Créateur et le conservateur de toutes choses. Mais lorsqu’Il fut ici sur terre, dans une grâce et un abaissement inconcevables, Il fut à cet égard plus pauvre qu’un oiseau, Il ne trouva pas de lieu où reposer Sa tête. C’est donc ici (Matt. 8:20) que nous rencontrons le mot ‘klíno’ pour la première fois.

Mais combien il est émouvant de voir le contexte de la dernière occurrence du mot dans le verset de Jean 19 (v.30) cité plus haut ! Le Seigneur Jésus est suspendu à la croix, élevé entre ciel et terre. Tout est déjà accompli, et le Fils de Dieu le confirme Lui-même : «Tout est accompli» ! Et c’est alors que se produit l’incroyable : «Il baissa (ou reposa — c’est ce qui est dit littéralement) la tête et remit Son esprit». Maintenant, Il avait enfin trouvé un lieu de repos pour Sa tête — dans la mort, sur le bois de la croix ! Seigneur adorable ! Combien Tu es devenu pauvre, afin que nous soyons enrichis par Ta pauvreté ! (2 Cor. 8:9).